Partagez | 
 

 Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
† Prêtre †

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 464
♦ Messages : 599
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : Grab your dick and double click !
♦ Protecteur : L'Eglise.
♦ Date d'inscription : 10/06/2010
♦ Age : 25

MessageSujet: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Sam 26 Mar - 19:36

Rappel du premier message :

Je suis à une soirée mondaine.
Va y, savoure le sens de cette phrase, c'est horrible hein ? C'est parce que je suis comte, des fois j'suis obligé d'y aller... enfin jusque là j'me suis débrouillé pour y échapper. C'est tout simplement abominable. Avant de venir, je pensais être un mec avec des qualités, qui méritait d'exister et tout, maintenant j'en doute. Un million de difficultés se sont posées tout au long du repas, et c'est pas fini ! Maintenant on fume des cigares ou je sais pas quoi, et c'est encore pire parce que j'ai même pas l'excuse de manger pour pas parler.

Quel immonde tas de chacals vicieux ! Tu te souviens quand au début, j'ai dit qu'il fallait que je fréquente des gens pour que ma fille se retrouve pas seule au monde une fois grande ? Putain mais quel voeu de merde ! Qui voudrait trainer avec des gens comme ça ? Ils se moquent de moi à mots couverts, parce que je bite pas un mot sur deux et que je rigole pas quand ils font de l'humour de bourge, parce que je comprends pas. J'aime bien les blagues pourtant à la base, et puis parler aussi, mais j'ai pas tellement l'occasion d'exercer, entre les prêtres qui font la gueule et les nobles prétentieux... j'me sens un peu seul.

Evidemment, y a la lumière de ma vie tout ça, elle parle et tout, c'est super mais... elle grandit. Tu sais, elle a six ans maintenant, elle ne veut plus se marier avec moi, et elle peut jouer avec d'autres enfants. Là en ce moment elle s'amuse à dominer les autres petits bourges psychologiquement et à leur faire faire n'importe quoi. Comme toute gamine pourrie gâtée, elle est absolument sûre de sa toute puissance et ça la rend redoutable. Plus tard elle leur mettra la branlée de leurs beaux jours, ça leur apprendra à être riches et prétentieux ! En attendant je fume une cigarette en regardant le sol d'un oeil torve sous le prétexte fallacieux de « surveiller les enfants ». C'est vrai quoi, pendant que le comte de bidule et le baron de machin vont copuler dans les chambres, faut bien quelqu'un pour surveiller que la marmaille finisse pas les fonds de verre non ? Bon normalement c'est plus ou moins les majordomes qui font ça ou je sais pas quoi, mais ça me donne un truc à faire c'est bien.

Mais tu te rends compte ? Inanna a moins besoin de moi ! C'est affreux ! A une époque, je me baladais avec toute la nuit dans mes bras pour qu'elle dorme, et maintenant là pouf comme ça, elle peut jouer avec des enfants plusieurs heures et manger à une table loin de moi, et la terre n'explose pas. C'est horrible, j'me sens comme un espèce de papier d'emballage utilisé, je sers à rien ! Ouais, c'est vrai que le but des enfants, c'est que ça devienne autonome, mais si ça pouvait être... je sais pas moi, à quarante ans, ça serait parfait. Et je suis plus le mec le plus important de la terre, elle veut se marier avec la petite voisine, la fille d'un baron X ou Y. C'est n'importe quoi ! Ouais je sais, les enfants ont des amoureux et tout, et c'est censé être mignon, mais ça l'est pas ! J'aimais bien moi finalement, pas dormir pour la tenir dans mes bras et me balader partout dans la maison avec.
Enfin comme elle a pas trente ans non plus, elle vient me voir de temps en temps pour quêter mon approbation et me raconter comment elle passe une merveilleuse soirée. Bah kiffe donc, moi je m'ennuie à crever et j'peux pas partir avant la fin, veinarde va. Moi à son âge j'avais pas le droit de jouer comme ça.

Mais, au moment où je crois mourir totalement d'ennui, je touche le fin fond de l'horreur avec un mec plutôt jeune et totalement bourré qui vient d'assoir dans le fauteuil à coté de moi. Il commence à me parler de façon décousue mais je capte au bout d'un moment qu'il veut en fait qu'on aille dans une chambre ou je sais pas où. En général, être humilié une soirée entière nuit pas mal à ma libido donc je l'envoie chier, mais ça l'empêche pas de me pincer les fesses quand je me lève pour partir. Oh super. En plus avec ces saloperies de fringues, j'me sens pas de lui foutre une beigne. Bah ouais, bon j'suis habillé en noir parce que je suis prêtre, avec la robe et tout, mais j'ai une saloperie de baudrier pour faire martial – genre à la base c'était pour accrocher une épée tu vois – mais au final ça fait juste une saloperie de grosse ceinture en cuir décoré de merde qui m'écrase le ventre et les côtes par en dessous si j'ai le malheur de m'assoir. Pareil pour les autres pièces en cuir de mon costume de clown, je crois que le but était de souligner que j'suis musclé et tout, mais au final je crois que j'ai pas l'air très fin à passer les doigts tout le temps sous le baudrier pour me faire une petite place pour respirer. Enfin t'auras compris que c'est un des larbins dans ma baraque qui a choisi mes fringues et pas moi, parce qu'ils sont plus au jus de ces trucs là que moi.

Mais devine qui je vois ? Suzume ! Enfin au début je l'ai pas reconnu... parce qu'elle est en robe. Ouais, moi aussi je croyais que le fait qu'elle ait des attribues féminins, c'était une légende urbaine aussi. C'est un truc de ouf ! Mais comme je t'ai dit, se faire moquer, ça calme carrément la libido.
Enfin du coup j'me précipite dessus, parce que c'est la seule personne que je connais ici.

- Bonjour !

Je crois que mon salut était trop enthousiaste, peu importe. Quelqu'un à qui parler ! Merci mon dieu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

AuteurMessage
† Prêtresse †

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 76
♦ Messages : 268
♦ Âge du perso' : 18
♦ Fiche : Moineau
♦ Protecteur : L'Ombre
♦ Date d'inscription : 29/01/2011
♦ Age : 26

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Mer 10 Aoû - 1:54

Spoiler:
 

Allongée par terre, à la limite de l'agonie, Suzume sentait bien que dans son ventre, quelque chose protestait violemment contre tout cet alcool. Elle qui ne buvait jamais, se finir une bouteille pour sa première fois n'était peut-être pas la meilleure idée. C'était une certitude, demain elle en voudrait à Zelig... Et ce sol qui continuait de bouger ! Et ce plafond qui n'en faisait qu'à sa tête ! Comatant légèrement, elle n'écouta que très lointainement ce que lui racontait Zelig. Il avait une fanatisassions pour les singes, c'est tout ce qu'elle retenait. Et la sauce, aussi, manifestement.
Puis, après voir gueulé un bon moment, le prêtre finit par s'allonger au côté de Suzume, qui pour sa part, était partie dans un tripe quelque peu grotesque à imaginer une créature assez bizarre pour ressembler à Zelig. Elle ne savait même pas lequel était le plus à plaindre, Zelig ou l'animal ? Non, c'était important : il fallait qu'elle voie un singe. Très bien, c'était décidé. Dès qu'elle réussissait à se mettre debout (dix minutes, tout au plus), elle partirait pour un pays lointain, un pays avec des singes. Ouais, ça ne devait pas être trop dur, un bateau à prendre peut-être, deux trois mois de voyage, peut-être... En fait elle n'en savait rien, Suzume n'avait jamais pris le bateau. Depuis son arrivée dans la capitale, elle n'était jamais partie ou que ce soit, et même son arrivée ici lui semblait floue. Elle n'était pas le genre de prêtresse qu'on envoyait en mission à l'autre bout du monde, mais plutôt celle que le Haut prêtre envoyait pour faire disparaître les gêneurs, ou ceux qui parlaient trop. Efficace, rapide, et plus discrète que certains inquisiteurs qui adoraient étaler du sang tout partout, elle n'avait donc rien à faire sur un bateau pour partir à Pétaouchnock...Oh, aller, si elle insistait un peu, elle était certaine que Uriel la laisserait partir un mois ou deux. Puis voir des Singes, c'est important quand même. Voyager à travers le monde aussi.
Et c'est ainsi qu'un nouveau sourire vint fleurir sur ses lèvres alors qu'elle imaginait des contrés lointaine et rendu clairement bizarre par l'abus d'alcool, avec des créatures bizarres et noir volantes dans le ciel.

Ah... Paole... Lui c'est un ours tout blanc en peluche, ce n'est pas mieux tu sais. C'est peut-être même un compliment chez les ours.

Fit-elle d'une voix légèrement agonisante. Ça, c'était de la réplique constructive et très utile. Mais oui, pourquoi se plaindre d'être traité de singe par une peluche blanche toute mignonne ? À la limite, on la jette au feu puis on en parle plus. C'est ça, Zélig n'avait qu'à gentiment demander à sa petite fille de se séparer de sa peluche, et tout irait pour le mieux. Plus de singe. Plus d'ours. Et plus de voyage au bout du monde. Plus rien. Plus rien à part l'Ombre ! Ce serait drôlement bien, non ?
C'était peut-être faux, mais a jeune fille avait clairement l'impression que ses pensées étaient quelque peu embrouillées...

Suzume entendit soudainement une petite voix appeler son père, et levant la tête pour surveiller que ce n'était pas un rêve, elle remarqua en effet la petite Inanna qui ne devait strictement rien comprendre à ce qui se passait. Suzume se serait bien levé pour... Bah elle ne savait pas pourquoi, mais elle se serait bien levé, mais sa tête tournait trop pour qu'elle s'y risque, déjà qu'elle faisait de gros efforts pour ne pas laisser le mal dans son ventre s'agrandir jusqu'à devenir insupportable.
Regardant vaguement la scène, la prêtresse vit la petite fille s'approcher de sa dépouille (au niveau d'agonie où se trouvait Suzume, on pouvait clairement l'appeler comme ça), posant une jolie petite peluche maronne en forme d'animaux que Suzume ne connaissait pas. Alors, c'était cela un singe. Prenant la peluche à deux mains, elle la leva pour l'avoir au niveau des yeux. Cette peluche lui souriait. Ah, si si. Se tournant vers la petite fille avant qu'elle ne disparaisse, la prêtresse murmura un petit merci, avant de retourner dans la contemplation de la peluche, comme si c'était la plus grande chose au monde. Pire, comme si l'Ombre en personne venait de s'incarner devant elle. Immédiatement, elle chercha la ressemblance avec Zélig... À part la couleur...
Réussissant enfin à se mettre en position assise quand Zelig avoua sa peur à haute voix, Suzume se contenta simplement de le regarder. N'importe qui aurait pu penser qu'elle était sobre tant son expression était semblable à celle habituelle. Elle écouta sans vraiment comprendre les balbutiassions du prêtre qui finit par laisser sa peur le submerger au point d'en faire une crise.
Juste avant de vomir ses tripes par terre.
Charmant.

Ce n'était pas très beau le mélange alcool, pains plus les quelques petits fours mangés à la soirée, et Suzume, qui du se faire violence pour ne pas vomir elle aussi devant ce spectacle, détourna vite fait les yeux. Ravalant avec difficulté son envie en mettant une main devant sa bouche, elle ne s'éloigna cependant pas. Bien que complètement ivre morte, de vieux réflexes restaient. Elle savait qu'une personne vomissant pouvait s'arrêter de respirer, bref, c'était dangereux. Le laisser seul aurait donc été une connerie. Et si c'était lui au final qui mourrait et pas sa gosse ? Attention, il fait ce qu'il veut de sa vie, mais pas quand Suzume était présente. Pas question d'avoir la mort d'un prêtre sur le dos.
Malgré son alcoolémie élevé, Suzume réagit assez vite pour ce coup-là, pour le nombre de fois où la Prêtresse Esperance était revenue ivre d'on ne sait où, elle savait ce qu'elle devait faire. À peu près. Utilisant encore une fois son voyage des ombres foireux (c'était toujours plus rapide qu'à quatre pattes), elle arriva, avec quelques centimètres d'erreur, jusqu'à un commode ou se trouvait, par-dessus, un bol décoratif* avec des trucs dedans (des fleurs séchées), vous savez, le genre de truc décoratif qui au final ne sert à rien. Bah Suzu, elle, elle venait de lui trouver une utilité à cette chose.
Même si Zélig avait déjà largement commencé à se vider, autant essayer de minimiser les dégâts, au risque qu'elle vomisse aussi. Avec un deuxième voyage qui réussit plutôt pas mal si on exclut le fait que sa robe trempa légèrement dans la chose nauséabonde, elle réussit à poser le bol où il fallait avant de se mettre à côté de Zélig pour lui tapoter dans le dos, tout en s'y appuyant involontairement pour pas tomber en arrière (ou avant) . Elle ne savait pas si vraiment ça aidait, mais bon, puisque tout le monde le faisait.

Parait qu'c'est mieux dehors que dedans...

Fit-elle simplement. Du moins, c'est ce que lui avait toujours dit Espérance, après avoir vomi la moitié de son estomac. Prenant la peluche Singe de l'autre main, Suzume se la mit devant le nez pour empêcher l'odeur du vomi de l'inciter à faire de même. Déjà que le bruit ne l'aidait pas. Cependant, elle tient bon. Ses collaborations avec les inquisiteurs y étant pour quelque chose. Il faut dire que la vue des corps éventrés, désarticulés et torturés des prisons de l'inquisition lui faisait un sacré entraînement. Tout comme l'odeur de la mort qui planait là-bas à chaque fois qu'elle y déposait une nouvelle tête...
*Et je m'en fous, s'il y en avait pas, bah maintenant si.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
† Prêtre †

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 464
♦ Messages : 599
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : Grab your dick and double click !
♦ Protecteur : L'Eglise.
♦ Date d'inscription : 10/06/2010
♦ Age : 25

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Jeu 11 Aoû - 17:19

Je voulais expliquer à Suzume que j'étais désolé, que je me sentais pas bien physiquement là, et que je n'avais pas tant l'habitude de boire autant que ça malgré mon air de rugbyman alcoolique, mais j'ai pas pu dire tout ça parce que les spasmes du vomissement accaparaient assez mes capacités physiques. Tout au plus un petit « bleurg » de temps en temps ? On dirait un gamin qui boit pour la première fois, j'aurais vraiment dû me faire des amis à un moment, je serais pas passé à coté d'expériences intéressantes comme la gestion de son taux d'alcoolémie.

Au moment où je me suis mis à vomir, ma fille m'est totalement sortie de l'esprit, ce n'était qu'un délire imbibé d'éthanol après tout, même si ça avait le goût du vrai. Mon inquiétude la plus viscérale ressortie brute de décoffrage disons. Suzume me mit très gentiment un pot moche sous la bouche pour que je puisse viser à coté tout à loisir – vu le débit, un seau aurait été plus indiqué. M'en fous, c'est pas moi qui nettoie, j'ai déjà assez à faire avec ma merde intérieure déjà, j'vais pas en plus me rajouter du vomi alors que je paye des gens pour ça. Enfin bref, je vomis, et je me sens bien malheureux, les spasmes me font pleurer en plus, c'est vraiment pas beau à voir. Je continue même d'en avoir alors que mon estomac est vide, j'ai l'impression que je vais me retourner comme un gant. Une fois le flot étanché et la quiche faite, je m'éloigne péniblement pour me rouler en boule entre le seau d'eau propre et la poubelle, et je me berce en espérant que ça diminue les nausées. Pas très efficace.

- 'me sens pas bien.

Râh, et j'en ai jusque dans les cheveux ! En songeant à l'espèce de merdier impénétrable que j'ai sur la tête et qui est sans doute peuplée de formes de vie peu ragoûtantes, je me lève précipitamment pour vomir à nouveau dans la poubelle, je me sens vraiment pas bien. Ça dure moins longtemps, mais c'est plus douloureux.
Je me recouche, et je vomis encore quelques nouvelles fois dans cette foutue poubelle jusqu'à m'endormir.

Je me réveille plus tard, la flaque de vomi a disparue – merci les larbins – et je suis couché torse nu dans mon lit. Je devais vraiment être comme une merde pour qu'on m'ait déplacé sans me réveiller. Suzume est à coté de moi, elle respire encore... hum... bonne nouvelle, elle est pas morte pendant son sommeil dans ses vomissures, mais elle devait pas être fraiche non plus pour qu'on ait pu la déplacer sans qu'elle tente de tuer tout le monde, c'est une prêtresse après tout. Et pas la moindre.
Je me lève pour aller à la salle de bain, avec la nausée, mal au ventre, tout et je croise en chemin Inanna qui suce son pouce. Suce. De la salive.
Je cours vomir douloureusement un peu de bile dans les toilettes.

- PAPA ?! Tu es en train de mourir ?

- Non mon lapin, j'ai juste été stupide. Tu veux bien parler moins fort ?

Je me masse les tempes, les souvenirs de la soirée de la veille me reviennent. « Stupide » est un mot un peu faible, Suzume doit vraiment me prendre pour le roi des cons maintenant. Bah bravo. Je vois l'intendante qui arrive, la bouche pincée. Ça doit vouloir dire que c'est elle qui a nettoyé le vomi, quoique je la vois mal faire ça. Je crois que intendante, c'est un haut grade chez les grouillots, quoique j'y connaisse rien hein.

- Désolé hein.

- Monsieur aurait au moins pu avoir l'obligeance de s'imbiber dans quelques bouges où il a ses habitudes. Il est déjà difficile de faire tourner une maison de cette taille sans avoir à ramasser monsieur dans ses propres vomissures avec une gourgandine des bas-fonds. L'ancien monsieur ne se serait jamais permis !

Tu vois mon autre problème dans la vie ? C'est que la plupart des larbins sont mieux nés que moi, et ils le savent. Regarde, « gourgandine », je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je suis presque sûr que c'est une insulte. Et il est très difficile d'imposer le respect quand on est à genoux devant les chiottes avec de la bile plein la figure.

- Oh bah l'ancien monsieur, je l'emmerde hein, c'est bon, j'me suis excusé là, ça arrive !

- Dans les bordels de Khofora, sans nul doute. Ici, nous avons l'habitude d'autres prestiges. Monsieur a sans doute la chance de tenir son excellent goût de sa mère. C'est ainsi que la déviance vient avilir le meilleur sang.

Nan mais... est ce que tu as compris un seul traite mot là ? Mis à part qu'elle me traite de fils de pute. C'est vrai que cette vieille gouine m'a vu quand j'étais minot, avec mon père vivant et toute la clique, ça a dû la choquer, je sais pas. J'ose pas la virer parce qu'elle sait mieux que moi ce que je suis censé faire – pas boire apparemment, ou pas pour vomir après. Je comprends pas, elle aime bien la petite par contre, alors que seul son grand père est noble. Peut être parce qu'elle est petite. Je sais aussi qu'elle désapprouve ma bisexualité parce que ça fait pute, ma couleur de peau parce que c'est pas celle de mon père, mon métier parce qu'il n'est pas élégant et la puissance de mes pouvoirs parce que je ne la mérite pas. Et d'habitude, comme dit plus haut, je moufte pas. De toute façon je comprends jamais la moitié de ce qu'elle dit.
Mais là j'ai une gueule de bois abominable.

- ET MONSIEUR IL TE DIT D'ALLER TE FAIRE ENCULER ET DE DECARER DE SA SALLE DE BAIN, ET SI T'ES PAS CONTENTE C'EST LE MÊME TARIF, TU PEUX MÊME ALLER DETERRER MON PERE POUR LUI DIRE DE PAS S'ENFILER DES PUTES, ET J'TE FILE MÊME UNE PUTAIN DE PEEEEEEELLE !

Et là je claque la porte de la salle de bain bien comme il faut – j'entends au travers « oh ! Devant l'enfant ! » - et je me prends un bain, j'aime bien faire trempette, même que je le fais tous les jours même si ça sert à rien. Les larbins prévoient toujours de l'eau chaude, je sais pas comment ils font. Mes dread se gorgent d'eau et pèsent plus lourd, et ça me donne un putain de mal de crâne et l'air con avec la tête rejetée en arrière. Ouais attends, « gourgandine », ça veut dire pute...
Elle a pris Suzume pour une pute ? Oh mon dieu, qu'est ce qu'ils vont lui faire ?


Dernière édition par Zélig Faoiltiarna le Jeu 11 Aoû - 17:20, édité 2 fois (Raison : TA GUEUUUUUUUUUUULE !)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
† Prêtresse †

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 76
♦ Messages : 268
♦ Âge du perso' : 18
♦ Fiche : Moineau
♦ Protecteur : L'Ombre
♦ Date d'inscription : 29/01/2011
♦ Age : 26

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Ven 12 Aoû - 7:08

Vraiment ? Il ne se sentait pas bien ? Bah tiens, Suzume ne l'aurait pas devinée alors qu'il vomissait ses tripes par terre. Elle aurait bien aimé tout rejeter elle aussi, peut-être qu'elle se serait alors sentie un peu mieux, mais à chaque fois que l'envie se faisait trop forte elle se forçait à se reprendre. Si les deux se mettaient à vomir, Cela aurait été classe, hein ? Deux de ses plus puissants prêtres se noyant dans leurs vomis, super, Uriel sera super content en apprenant ça. Donc non, elle ne pouvait pas. Laissant Zélig se vider un peu partout jusqu'à ce qu'il rejoigne la poubelle, Suzume comata un instant avant de se décider de rejoindre le canapé a quatre pattes. Enfin, elle y arriva presque, tandis que Zelig se roulait dans un coin pour dormir. Elle réussit tout au mieux à poser sa tête et un bras sur le canapé, mais se hisser lui demandant trop d'effort, et n'ayant plus l'énergie nécessaire pour tester un voyage de l'ombre foireux, elle resta comme ça, s'endormant comme une masse. L'alcool amenuisant ses réflexes de tueuse, elle n'égorgea personne quand elle sentie qu'on la bougeait, a demie consciente. Honnêtement, elle aurait voulue, on ne touchait pas à Suzume comme ça, cependant, son esprit ne marchait pas correctement, il pensait à des choses, sans pour autant que cela ait de réel rapport avec ce qui se passait. Dans un éclair de lucidité, elle se dit même qu'elle aurait dû les envoyer valser à coup d'ombre, mais déjà elle sentait qu'on venait de la poser dans quelque chose de moelleux. Ne se sentant pas en danger et ayant de toute façon bien trop envie de dormir pour se forcer à réagir, elle sombra de nouveau dans un sommeil sans rêve.

Quand elle s'éveilla, ses yeux prirent un certain temps à s'habituer à la lumière pourtant faible de la pièce... Ce n'était pas sa chambre au monastère ça, ce lit était trop grand, et ce n'était pas son odeur qui était dedans, sans compter la légère odeur de vomi qui flottait dans l'air... Ou était-elle ? Dans un mouvement rapide (trop), elle leva la tête pour se retrouver assise, se voulant aux aguets. Une bien mauvaise idée qui la fit retomber aussi sec en arrière. Ombre toute puissante, sa tête allait exploser! Et son corps lui faisait un mal de chien. Qu'avait-elle bien pu faire hier pour être dans cet état ? Réfléchissant un long moment, elle se rappela au bout d'un temps qu'elle avait participé à une réception... De noble, ah oui c'est vrai qu'elle une jolie robe sur elle (bien que salement amoché)... Soirée où... Où elle avait croisée Zelig. Ombre! Voila, elle se rappelait. Ils avaient bu comme des trous. Et fini ivre mort dans lui nuit. Dans un gémissement plaintif, Suzume regretta ce qui s'était passé la veille. N'y avait-il pas moyen de tout effacer ? Non ? Bon. Elle vivra avec, alors...
Avec un soupire, la prêtresse passa une main dans ses cheveux pour les enlever de devant ses yeux, essayant de les rendre moins en pagaille. Elle étouffa un gémissement de surprise en touchant la bosse qu'elle avait sur le front. Comment elle s'était faite ça ?

La porte grinça légèrement, agaçant un peu plus la jeune fille qui aurait donné cher pour que le silence soit total dans cette maison. À croire que le moindre bruit n'était que la pour agrandir son mal de crane. Suzume découvrait pour la première fois les joies de la gueule de bois ! Une petite fille apparue, courant avant de sauter sur le lit. C'était qui elle déjà ? Ah oui, la fille de Zelig. Suzume la regarda un instant de son regard rendu légèrement blasée par son mal de tête. Que lui voulait-elle ?

Dis, pourquoi t'es dans le lit de papa madame ?

Alors, là, si elle savait! Il fallut cependant quelques secondes pour qu'elle réagisse devant ce fait... Prise d'une soudaine peur, elle surveilla bien que tous ses vêtements étaient là, sous le regard intrigué d'une gamine de six ans suçant son pousse sans comprendre. Oui, il ne manquait rien, tout était presque en place. La prêtresse ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement. Il n'aurait manqué que cela pour qu'elle se jette dans le fleuve comme une grande ensuite. Finalement, elle ignora la question de la gamine et se leva, avec un peu de mal tout de même, tant sa tête lui semblait lourde et ses membres en coton.
C'est là qu'une deuxième personne entra, et celle-là était bien moins sympathique que la petite Inanna, la bouche pincée, le regard noir. Suzume se demanda vaguement ce que lui voulait cette vielle femme, alors qu'elle s'occupait de remettre un peu d'ordre dans sa robe et ses jolis cheveux bleus. Bon, il fallait avouer qu'avec ses fringues froissés et ses cheveux emmêlés, Suzume perdait quand même pas mal de prestance, malgré son regard à faire geler un soleil sur place.
Et l'autre commença à lui faire des remontrances comme si... Comme si, je ne sais pas, elle n'était pas une prêtresse, mais quelque chose de beaucoup moins respectable. D'accord, elle n'était pas noble, mais on ne parlait pas à une prêtresse comme on parlait à la première prostitué du coin. Il était ou le respect à ceux qui servent l'Ombre, là? Bref, ni une, ni deux, Suzume s'énerva à force d'écouter cette femme l'insulter de la sorte. Sauf qu'il y avait une petite fille... Avec un soupire clairement d'agacement, elle snoba complètement la vielle et se tourna vers la petite fille, tout en tournant la bague d'argent à son annulaire avec son pouce, pour rester calme.

Dite moi, où est votre père ?

À la salle de bain, bien je vais te montrer.

Lui prenant sa main de la petite sienne libre, tout en suçant toujours son pousse de l'autre, Inanna amena Suzume dans le couloir. L'autre pimbêche voulue les suivre pour dire à la petite fille ne pas approcher une femme de si petite vertu (qui a-t-il de plus vertueux qu'une vierge, hein ?) mais Suzume lui claqua la porte au nez en utilisant discrètement l'ombre de cette dernière. Si cette vielle venait encore lui faire une remarque, elle ne promettait rien.
S'arrêtant devant une porte, la gamine reprit donc la parole.

Papaaaaaaa, la dame aux cheveux bleus elle veut te voiiiir !

Oh non, je peux attendre, je voulais juste dire qu...

Qu'il fallait mieux que l'autre vielle ne vienne pas encore l'embêter, ou Suzume ne répondait plus de rien. Mais à ce moment-là, Inanna se tourna vers elle pour lui dire qu'elle allait chercher sa peluche, avant de disparaître dans les couloirs... Suzume n'allait pas la suivre, c'était un coup à se paumer. Autant elle arrivait sans mal à s'y retrouver dans le monastère ou la cathédrale (bien que beaucoup plus grands) pour avoir grandie dedans, autant ici, ce n'était même pas certaine qu'elle retrouverait la sortie seule... Haussant des épaules, elle allait finir sa phrase quand quelque chose la coupa, à nouveau.

Une voix furieusement sec fit tourner le regard de la prêtresse alors que l'autre intendante réapparaissait, n'ayant probablement pas bien prit de se prendre une porte dans la figure. Si, en temps normal, la patience de Suzume était presque infinie, là, avec son mal de crane et son envie de retourner se coucher dans le noir le plus total, elle se retrouvait largement diminué. Voir même inexistante. Vous ai-je déjà dis qu'il n'était clairement mauvais d'énerver Suzume ? Aussi, quand l'autre recommença à lui ordonner de partir parce que la maison n'était pas un bordel (pour résumer), le point critique fut atteint. D'un mouvement rapide, Suzume utilisa la première ombre qu'elle trouva (la sienne), et la projeta sur la vielle, ce qui l'envoya rencontrer violemment le mur dans un bruit sourd, la coupant en plein milieu de sa phrase des plus désagréables. Oh, ce n'était pas bien méchant hein puisqu'elle était encore vivante, elle devait être juste bien sonné et avoir plusieurs bleus, mais bon, insulter une prêtresse aussi... Suzume se trouvait bien gentille de l'avoir laissée faire à deux reprise... Au moins, cela eut le bon sens de faire taire la vielle femme alors qu'elle regardait Suzume avec un mélange de surprise, de douleur et d'offuscation. Ah, bah oui madame, on n'insultait pas une prêtresse sans prendre des risques... Zélig n'avait pas dû lui faire faire se manger des murs souvent. Et pourtant elle avait dû le mériter plus d'une fois. Ce prêtre était trop leste, et Suzume, pas assez, aujourd'hui.

Vous en avez assez dit. Il n'est pas une seule insulte que vous m'ayez épargné. Maintenant, laissez-moi, madame, je vous prie.

Fit Suzume d'une voix calme, bien qu'assez polaire pour faire comprendre qu'elle n'hésiterait pas à recommencer si elle lui faisait encore la moindre remarque. Elle avait bien de la chance que ce n'était pas autorisé d’abîmer les affaires d'autrui...
Tout cela agaçait prodigieusement Suzume. Cette femme, le soleil, le bruit, la journée qui s'annonçait difficile... Elle serait bien partie à l'instant, mais elle ne pouvait clairement pas se balader dans cette tenue dehors...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
† Prêtre †

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 464
♦ Messages : 599
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : Grab your dick and double click !
♦ Protecteur : L'Eglise.
♦ Date d'inscription : 10/06/2010
♦ Age : 25

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 14 Aoû - 10:17

Je m'en fous, je reste dans la salle de bain. J'avais le droit à une tétrachiée de baignoire XXL pour moi tout seul, et j'adorais être dedans. Pourvu que je me penche en avant, je pouvais avoir de l'eau chaude jusque sous les yeux, et ça ça tuait tout. Je pensais avoir plus de temps devant moi, Suzume devait encore dormir non ? J'avais le droit incontestable de rester dans ma baignoire préférée.
Je me mis en apnée avant de plonger totalement dans l'eau presque trop chaude, ça me détend, ça dissipe la gueule de bois, et accessoirement ça m'empêche d'entendre Inanna me hurler que la dame aux cheveux bleus attend devant la porte. Si les circonstances avaient été différentes, j'me serait bien branlé un petit coup, ça fait longtemps – en vieillissant, on ressent moins l'envie de se tripoter le zizi en continue, c'est bien ça – mais la présence de Suzume me dérange. Comme si j'allais lui manquer de respect en me touchant à trois pièces d'elle. Déjà que j'avais eu du mal à me faire à l'idée qu'une fois père, j'avais le droit de faire l'amour... une jeune prêtresse qui dort chez moi et ça me bloque complètement. Comme quoi je suis un peu Sainte Nitouche aussi.
Quand mes poumons crient grâce, je remonte à la surface. Je tiens plutôt longtemps. Puis cette baignoire est tellement grande, je pourrais limite faire quelques mouvements de brasse dedans, c'est mon truc favoris dans cette maison, mieux que de dormir au monastère où tout est taillé pour nain. En effet, j'ai vécu environ vingt cinq ans dans la même chambre, quand je suis arrivé, je me souviens comme elle m'avait paru grande ! Puis avec le recul, je me dis qu'en fait en tendant les bras, je touchais deux murs en général. Mais j'm'en foutais ! Ça me dérangeait même pas de mettre une chaise au bout du lit pour pas avoir les pieds qui pendent dans le vide quand je suis allongé dedans. C'est pas que l'intendant du monastère soit spécialement pingre, c'est que je réclamais pas. Puis j'avais une position bâtarde dans l'Église, je ne suis pas ordonné prêtre, techniquement je suis toujours novice mais... c'est juste pour pas avoir les responsabilités d'un prêtre, pour pouvoir juste pratiquer la magie. Contrairement à Suzume, je n'ai pas d'anneau autour du doigt.

Puis là j'ai entendu des cris et des bruits d'objet brisés. Je suis sorti précipitamment de la baignoire, sans savoir d'où ça provenait ni ce que c'était. Craignant que l'origine du bruit soit Inanna qui se blessait, j'ouvris la porte pour voir, près à sauter sur le vil manant qui aurait égratigné ma fille, l'air tout colère. Ah, Suzume avait visiblement envoyé l'autre grosse gouine dans le décor, et pas de trace d'Inanna dans le coin. Tout va bien alors.
Ça ne m'a pas empêché de rentrer dans la salle de bain précipitamment en claquant la porte une fois sûr que tout danger était écarté, parce que j'étais en tenu bah... pour prendre un bain quoi. Je fermais les yeux en songeant que si je n'en parlais plus jamais et que je n'y consacrait pas la moindre pensée, tout ça disparaitrait. Notamment les regards surpris de la vieille et de Suzume.

Un peu en colère parce que mon bain avait été du coup écourté, j'enfilais rapidement des fringues après m'être séché. Il fallait que je donne l'ordre de changer l'eau, si Suzume voulait se laver aussi – je suppose que oui. Il faudrait que je lui trouve des fringues aussi. C'est dommage, une si jolie robe... enfin je suis sûr que ça se rattrape. Mais elle doit m'en vouloir, j'en étais un peu triste. Je m'assis sur le rebord de la baignoire, le futal encore sur les chevilles pour me frotter le visage. Je regrettais, j'étais vraiment insortable, j'avais honte. Des sentiments qui ne siéent* certes pas à un prêtre, mais j'en ai rien à foutre là. Qu'est ce que Uriel ferait à ma place ? Déjà il picolerait pas jusqu'à vomir partout, ensuite il aurait viré Suzume cul nue dans la rue après l'avoir retournée sans même lui demander son prénom. Non, bon, j'veux bien manquer de classe alors, tant pis, j'arriverais jamais à avoir un comportement comme ça.

J'ai fini d'enfiler mes fringues, puis je me suis « coiffé », c'est à dire que l'élastique n'existant pas encore, j'me suis contenté de faire tenir mes cheveux en queue de cheval avec des baguettes. Sinon j'ressemble à une espèce de bête sauvage avec des dread partout dans la figure et c'est pas très pratique. Je sors ensuite de la salle de bain en ayant l'air le plus neutre possible.

- Ouais euh... Machine ! Change l'eau s'teu plaît.

Machine c'est un larbin qui est venu voir l'origine du boucan, comme ça ça lui apprendra à être curieux. Enfin à un moment, il faut bien que je fasse face à Suzume, mais en fin de compte je préfère regarder très fixement mon pied droit en me tripotant les doigts.

- Si tu veux te laver enfin voilà quoi et puis je peux demander à Machine de faire laver ta robe si tu veux enfin c'est comme tu veux enfin j'insinue pas que t'es sale et tout mais t'as p'tète envie de te laver quand même enfin voilà quoi.

C'est difficile de faire face à Iceberg-Woman quand on est pas saoul et qu'on a fait que des conneries.

* Ouais, c'est le pluriel à la troisième personne de « sied », merci Google.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
† Prêtresse †

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 76
♦ Messages : 268
♦ Âge du perso' : 18
♦ Fiche : Moineau
♦ Protecteur : L'Ombre
♦ Date d'inscription : 29/01/2011
♦ Age : 26

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 14 Aoû - 19:11

Bon. La suite des évènements était facile à imaginer... Suzume allait surement passer son mal de crane en foutant une raclé à la vielle pour qu'elle lui fiche la paix pour le reste de la journée. Non, elle n'allait pas la tuer, mais elle hésitait franchement à lui mettre une autre ombre dans la figure pour la lancer à l'autre bout du couloir, et ainsi être certaine d'avoir la tranquillité... Allez, tout au plus, que risquait la vielle dame à part un ou deux os cassés ? Et ce n'était pas cher payé pour avoir ainsi manqué de respect à une prêtresse, il n'y avait pas besoin d'être une lumière pour le savoir. Levant la main dans la ferme attention de récidiver alors que l'autre se trouvait toujours au sol, muette de surprise (ou de douleur, qui sait), Suzume fut cependant arrêtée net dans son élan par le bruit d'une porte qui s'ouvrait. Tournant la tête d'un coup (en même temps que l'intendante), la prêtresse s'attendit à tout, sauf à voir un Zélig nu comme un vers qui semblait sérieusement en colère. Une colère qui descendit bien vite quand il comprit ce qui se passait.
Aussi vite que la porte s'était ouverte, elle se referma. Le tout ayant duré, tout au plus, cinq ou dix secondes. Honnêtement, Suzume resta bloquée dans sa position, la main en l'air prête à attaquer, la tête tournée vers la porte, les yeux grands comme des soucoupes, et une légère rougeur pointant sur ses pommettes blanches... Elle venait de voir un homme nu, c'était légitime, pour une adolescente dans son genre.
Clignant deux (ou trois) fois des yeux, elle baissa la main, ayant perdue son agacement, ce dernier ayant fondu comme neige au soleil devant la surprise. Si l'intrusion de Zélig avait été à la hauteur de sa stupidité et totalement vide de sens, elle avait au moins le mérite d'avoir calmé les choses. Se relevant sans que Suzume ne fasse vraiment attention à elle, l'intendante présenta des excuses, qui semblèrent lui arracher la gorge, à la prêtresse, même si, cette dernière, encore en train fixer la porte et ayant encore du mal à en revenir, ne l'écoutait pas. D'ailleurs la femme fit une remarque que trop peu avenante sur le maître de maison, mais là encore, Suzume l'ignora, n'en ayant rien à faire.

Dis madame, pourquoi tu fais cette tête là ?

A nouveau, Suzume du cligner quelques fois des yeux avant de secouer la tête et réussir à cesser de faire les gros yeux en regardant cette porte close. Baissant le regarde, elle vit de nouveau la petite chose qui servait de fille à Zélig l'examiner sous tous les angles, sa peluche d'ours blanc dans les mains. Que voulez-vous qu'elle réponde à ça ? « Oh, ce n'est rien, c'est simplement parce que je viens de voir ton père nu et que j'ai due, tout au plus, voire deux hommes nus dans ma vie ». Sans compter qu'en plus, elle avait du mal à s'y faire? Sa difficulté à s'en remettre était plutôt dû à une trop grande pudeur et chasteté, chose assez ironique, pour une prêtresse qui tuait à tour de bras, avouons-le. En plus c'était Zélig qu'elle avait vu, ce n'était pas comme si elle avait vu... Bref, quelqu'un d'autre quoi.

Pour... rien d'important...

Fit-elle simplement, cessant de regarder la porte pour suivre la petite du regard, alors qu'elle allait voir l'intendante, qui semblait l'apprécier. Que cela soit réciproque ou non, Suzume s'en fichait royalement. Toute cette histoire ne la regardait pas, pour le peu de chance qu'il y avait que Zélig l'invite de nouveau ici après cette nuit, elle n'allait pas non plus s'intéresser au lien d'une gosse avec la maisonnée... ?

Enfin, le maitre des lieux sorti de nouveau de la salle de bain, vêtu et coiffé cette fois, au grand soulagement de Suzume qui garda elle aussi un visage le plus neutre possible, maintenant que la surprise était passée... Enfin, un peu, car il fallait avouer qu'elle avait du mal à fixer le visage de Zélig, se sentant prête à rougir si elle le faisait, ce qui aurait été vraiment idiot et qui casserait son image de glaçon. Ombre! Des gens nus, ce n'est rien, c'était idiot de s'empourprer pour ça et de rester stoïque devant un cadavre écartelé... Oui,mais tant pis. Par chance, Zélig était plus occupé à regarder son pied droit qu'elle, et elle n'eut donc pas à se casser la tête pour éviter son regard avec subtilité.
C'était, ceci dit, très aimable à lui de lui proposer de prendre un bain et de faire laver sa robe, même si elle doutait pouvoir rentrer avec discrètement... Et puis, elle aurait préféré quelque chose de plus simple à porter, en ayant marre du corset... Elle voulait tant sa robe de prêtresse... Il faudrait que Mademoiselle Lys trouve un moyen de faire une robe pouvant se porter avec une tunique en dessous... Au cas où. Oui, c'était complètement stupide comme idée, mais encore une fois Suzume aimait donner de l'utilité à ce qui n'était pas forcement agréable. Tel qu'une robe de soirée.

Euh... Oui, je veux bien... Pour les deux... Merci de proposer, prêtre Zélig.

Et en plus, elle se mettait elle aussi à hésiter en parlant. Ou allait le monde ? Se donnant des claques mentales, elle se força à reprendre de la contenance. Ce n'est pas parce qu'elle était une adolescente qu'elle devait agir comme tel ! Pourtant, à chaque fois qu'elle regardait Zélig, l'image du corps nu et couvert de nombreuses cicatrices lui revenaient en tête, accentuant son malaise. Aller, avec un peu d'effort, elle finirait par réussir à supprimer l'image de sa tête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
† Prêtre †

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 464
♦ Messages : 599
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : Grab your dick and double click !
♦ Protecteur : L'Eglise.
♦ Date d'inscription : 10/06/2010
♦ Age : 25

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Lun 15 Aoû - 9:29

J'étais beaucoup moins perturbé que Suzume par les gens nus, en fait ce n'était pas du tout ça qui me gênait – l'incident était sorti de mon esprit – mais plutôt le fait d'avoir trop bu, raconté n'importe quoi et fait trop boire Suzume. Je pensais qu'elle m'en voulait pour ça. Le fait qu'elle m'ait vu nu et bien... j'avais un corps, comme tout monde, j'habitais dedans j'en avais fait mon deuil – et puis à vrai dire j'en étais plutôt content – et la possibilité que parfois je sois nu, ça arrivait. C'était un accident, j'étais sorti de la salle de bain sans réfléchir, mais faire picoler une jeune fille par contre...

C'était une sorte d'accident regrettable là aussi, mais le comble, c'est que je m'étais bien amusé. J'veux, on avait bu, j'avais monologué, on avait joué à des jeux à boire, j'avais bien ri, voilà quoi, pour moi c'était une bonne soirée – nonobstant le moment où je vomis. Suzume m'en voulait sans doute à mort par contre, je la regarde pas là, mais peut être qu'elle imagine me planter des aiguilles dans les yeux ou un truc comme ça. Ou pire, peut être qu'en se réveillant ce matin et se découvrant dans mon lit, elle avait pensé que j'lui avais fait des trucs sans sa permission en profitant d'un moment de faiblesse/d'évanouissement. Là elle aurait des bons motifs d'être colère, sauf que j'lui avais rien fait, d'une part je viole pas les gens, j'aime pas, d'autre part j'étais moi même trop bourré pour faire pire invasion qu'une pichenette. Puis elle est jolie et elle a la moitié de mon âge, soyons sérieux, je baise que des gros déchets moi.

Des larbins arrivèrent avec de gros seaux d'eau chaude et je les entendis vider l'eau sale dans une canalisation qui menait au fleuve. Nous n'en étions pas très loin, mais ces canalisations restaient un luxe exceptionnel. Je me souviens de l'époque où je vidais et faisais chauffer moi même l'eau de mon bain... c'est loin. Et puis à vrai dire, en l'absence de canalisation, les gens vont plutôt dans les bains publics. Y en avait un réservé aux prêtres, mais j'étais pas fan bizarrement de me retrouver au milieu d'un tas de pervers nus. Quel homme fleur bleue tout de même.

Bah ouais mais faut que je te trouve des fringues en attendant aussi... mais des fringues pour femme, j'en ai pas tellement en stock.

Sauf pour Mini-Moi évidemment, mais niveau taille ça le ferait pas. Elle pourrait en porter à moi effectivement, mais je sais pas, ça serait... bizarre. Disons trop intime, j'peux pas lui faire porter mon slip comme ça. Puis ça me donnerait de vilaines pensées de voir une tunique à moi flotter sur elle, et elle voudrait sûrement pas. Puis je veux pas non plus. Comme ça c'est bien. Bon enfin je verrais quand ils auront fini de tracter l'eau, là je sèche niveau idée.

- Et puis sinon désolé pour hier je... enfin moi j'me suis bien marré et tout, mais tu m'en veux p'tète je sais pas, enfin j't'ai pas faire boire intentionnellement pour faire de la merde. Enfin voilà quoi.

J'aime bien conclure mes percutantes répliques par des « enfin voilà quoi », je trouve que ça donne un cachet littéraire inestimable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
† Prêtresse †

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 76
♦ Messages : 268
♦ Âge du perso' : 18
♦ Fiche : Moineau
♦ Protecteur : L'Ombre
♦ Date d'inscription : 29/01/2011
♦ Age : 26

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Mer 17 Aoû - 11:52

Ce n'était pas très étonnant que Zélig n'ait pas de vêtement pour femme... En fait si jamais il lui avait parlé d'une femme quelconque vivant avec lui, la prêtresse aurait, pour de bon, pensé être dans une dimension parallèle. Qu'il est un gosse, d'accord, mais la femme qui va avec... C'était... Bizarre à imaginer. Ce n'était pas vraiment par méchanceté qu'elle pensait ça (par mépris? Un peu, peut-être), mais parce que c'était vraiment l'impression qu'elle avait. Quelle femme pourrait vivre avec un prêtre ? Quoi que, elle parlait peut-être un peu vite, il devait sûrement y en avoir... Quelle bêtise! Ça devait être une sensation bizarre de savoir que, quoi qu'il arrive, on serait toujours secondaire aux yeux de la personne qu'on aime, et qu'en plus, cette union ne sera jamais officialisée par le mariage... C’était un choix de vie...
Quoi qu'il en soit, et sa part, Suzume n'était pas assez féminine pour se vexer de porter des vêtements d'hommes. Par contre, porter une autre couleur que le noir, ça, ça pourrait facilement la vexer. Elle qui ne portait que le noir de l'Église depuis sa tendre enfance, si elle se promenait soudainement en rose fushia, cela pourrait choquer. Bien sûr, question vêtement, Suzume aurait préférée de loin une tunique longue ou une robe de prêtresse (bien que, ces dernières, souvent trop longues, n'étaient portées par la jeune fille qu'à l'intérieur du monastère)... Allez, au pire, elle porterait cela juste le temps de rentrer au monastère se changer. Tant qu'il lui trouvait quelque chose, c'était déjà bien.

Ça m'est égal, tant que c'est noir, tout me va. Ne vous inquiétez pas.

De toute façon, elle n'avait pas la tête à chipoter vu le mal de crane qui refaisait surface, maintenant sa surprise passée et sa gêne doucement en train de s'enfuir (tant qu'elle ne le regardait pas, ça allait). Menant sa main à l'une de ses tempes, elle la massa légèrement en espérant que ça passerait bien assez vite. Suzume, une fois de mauvaise humeur, pouvait facilement s'énerver sur tout ce qui bougeait et lui adressait la parole, son excellence en moins, bien sûr. Si sa patience en temps normal était considérable, sa gueule de bois réussissait à la rendre très proche de zéro, top même, raison pour laquelle l'intendant s'était prise sans autre forme de procès le mur. D'ailleurs toute personne lui adressant la parole aujourd'hui était susceptible de se prendre un mur... Dès qu'elle rentrait, elle irait dormir. Oui, c'est ça, dormir était surement la solution. C’était surtout plus prudent...

D'ailleurs, aborder de nouveau le sujet d'hier n'était peut-être pas la meilleure idée qu'avait eue Zélig. Alors qu'elle faisait tout pour oublier cette soirée... Certes, sur le moment, elle avait trouvée ça amusant, mais la gueule de bois qu'elle se tirait maintenant et l'odeur de vomis incrustée à sa robe lui rappelait comment tout ça avait fini. Mal. Assez mal pour qu'elle en veuille à Zélig, ne voulant pas s'avouer que c'était surtout à cause de sa bêtise. Si elle avait simplement refusé de boire le café gorgé d'alcool, si elle avait demandé un simple thé, rien de tout ça ne serait arrivé. Mais non, puisqu'elle n'avait pas envie d'assumer une partie des responsabilités, elle remettait tout sur le dos de Zélig. S'il n'avait pas mis autant d'alcool, ils n'en seraient pas là.

Ce qui est fait est fait. Il ne sert à rien de continuer d'en parler.

Ce contenta-t-elle de répondre avec sa froideur et sa dureté retrouvées. C'était une façon assez détourné d'avouer que, oui, elle lui en voulait et que, oui, il était préférable que cette histoire ne s'ébruite pas... Enfin, Zélig ne croulait pas sous les amis, il y avait donc peu de chance qu'il en parle à qui que ce soit, et puisqu'elle-même n'était pas la plus sociale des prêtresses...

Si vous voulez bien m'excuser, je vous abandonne un instant...

Fit-elle avec une légère révérence assez sec, avant de disparaître dans la salle de bain, les larbins de Zélig en ayant fini avec le changement d'eau. Elle en garda une avec elle quelques instants pour l'aider à défaire sa robe, son corset, et toutes autres choses qu'elle ne pouvait élever seule (pourquoi les femmes aimaient tant porter des choses qu'elles ne pouvaient enlever seules?), puis s'enfonça dans l'eau chaude sans plus de cérémonie, essayant de se détendre et d'oublier ce mal de crane qui lui donnait juste envie de s'enterrer sous terre... Maudit soit Zélig...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
† Prêtre †

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 464
♦ Messages : 599
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : Grab your dick and double click !
♦ Protecteur : L'Eglise.
♦ Date d'inscription : 10/06/2010
♦ Age : 25

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Jeu 18 Aoû - 9:44

Oui enfin des fringues noires pour femme, j'en ai pas plus que le reste hein. Et puis tiens, elle me re-vouvoie maintenant. Ça me fait bizarre, moi je tutoie tout le monde parce que j'suis pas bien sûr de maitriser la conjugaison de la seconde personne du pluriel à tous les temps, j'ai pas l'habitude qu'on marque son respect envers moi comme ça. Surtout que Suzume, elle me respecte pas du tout, elle doit plutôt me mépriser je pense, se juger supérieure à moi. Enfin c'est comme ça que j'interprète son expression froide et tout, et n'ayant pas habituellement une confiance en soi exubérante, je prends un peu tout pour moi.

Donc Suzume continue de me toiser – comme quoi une petite ado face à un homme de quatre-vingt quinze kilos n'est pas forcément intimidée. Puis à propos de mes excuses, balance une phrase toute faite pour me signifier que certes, j'étais vraiment un con, et que le mieux c'était d'éviter le sujet pour ne pas froisser les sensibilités, que le mal était fait et que je n'avais plus qu'à mourir de honte dans une poubelle. Enfin après j'ai traduit hein. Le ton froid et tout.
Donc je me sentais comme si je m'appelais Cindy, que j'avais onze ans et demi et que pour la première fois de ma vie j'ai ramené une grande de cinquième à la maison pour jouer aux Barbie – ô gloire ô consécration – et qu'après le goûter après avoir bien joué avec moi celle ci décrète que j'étais vraiment trop immature de jouer encore à la poupée à mon âge, que elle lisait déjà Rock One parce que c'était une grande et que en plus en sortant des toilettes elle avait marché sans faire exprès sur Stacy ma Barbie préférée. Bref, un rude coup à l'ego et le sentiment qu'on serait seul pour toujours dans tout l'univers parce qu'on est trop un déchet à coté de l'élégance et du bon goût des grandes de cinquième et qu'on atteindra jamais un tel niveau. Le seul truc qui est dommage, c'est que je suis un homme de trente deux ans quoi...

Donc je fis la seule chose faisable : essayer de conserver une miette de dignité. Je fixais donc la pointe de ma botte en espérant que ça suffise à donner le change... non, j'avais vraiment l'air gêné, n'importe comment j'étais trop expansif de toute façon, pas très doué pour cacher mes sentiments. Donc elle va prendre sa douche et moi je m'en vais chercher des fringues dans le cul des vaches. Finalement j'opte pour une robe de novice que je ne mets plus depuis longtemps, de fait. Pas par mesquinerie du tout, mais parce que c'est facile à enfiler et très neutre – le faste, ça vient après, quand t'es confirmé, mais tant que t'es une merdouille qui change les bougies dans la cathédrale, t'es habillé comme tel. Je pose donc ça devant la porte et vais dans la cuisine me servir un café et nourrir Stacy qui attend assise sur sa chaise depuis un moment. Je lui file du pain avec de la confiture et du beurre dessus – ça me prend un moment de couper tout bien en petites bouchées adaptées pour une mâchoire plein de dents de lait en voie de disparition – puis j'attends... je sais pas quoi. Une fois fringuée dignement, Suzume rentrera sans doute au monastère, et il faudrait que j'y aille aussi d'ailleurs, jusqu'à preuve du contraire, j'y travaille.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
† Prêtresse †

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 76
♦ Messages : 268
♦ Âge du perso' : 18
♦ Fiche : Moineau
♦ Protecteur : L'Ombre
♦ Date d'inscription : 29/01/2011
♦ Age : 26

MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Ven 19 Aoû - 14:25

Qui aurait cru qu'un bain puisse être aussi agréable. En général, Suzume évitait d'y perdre son temps pendant trois ans, déjà parce qu'elle n'aimait pas les salles d'eaux du monastère, mais aussi parce qu'elle avait des choses biens plus importante à faire dans la vie que laisser l'eau lui friper la peau. Oui, mais cette fois-ci elle profita de cette occasion pour faire un peu le tri dans toute cette histoire et savoir où elle en était. Pour résumer le tout, elle avait assommé un noble avec l'aide de Zelig, choqué la moitié d'une réception, bu jusqu'à être ivre morte, pour finir dans le lit de Zélig le lendemain matin, avec la tête aussi grosse qu'une pastèque. Bien, bieeeen... Il fallait qu'elle parte, maintenant.

Secouant la tête avec agacement devant ses propres bêtises de la veille, Suzume sortit de l'eau et se sécha sommairement, prenant à peine la peine de sécher ses cheveux. Il lui avait semblé entendre quelqu'un poser quelque chose devant la porte. L'ouvrant un tout petit peu, elle y découvrit une tenue de novice. Parfait, c'était simple à porter et ne la gênerait pas dans ses déplacements. Elle avait, de toute façon, pas vraiment la tête à s'offusquer pour ça, c'était déjà bien qu'elle n'ait pas à avoir à porter de nouveau sa longue robe, qui, bien que très jolie, était loin d'être pratique... Et puis Suzume se serait sentie bizarre à se balader en ville avec. Pour les nobles et autres bourgeois, c'était peut-être quelque chose d'habituelle, mais pour sa part, Suzume n'y était clairement pas habitué.
N'ayant personne pour l'aider à remettre le corset, à le laissa, bien contente de s'en débarrasser. Ils n'avaient qu'à le bruler, elle préférait de loin mourir pour hérésie que reporter ça un jour. En plus la robe de novice était trop grande pour elle, mais qu'importe, elle n'avait pas envie de se plaindre, mais juste partir.
Pliant sa robe, Suzume la donna au premier domestique qu'elle trouva en sortant de la salle de bain (le même qui était occupé à ranger le couloir). Ce serait bien qu'ils la sauvent, sinon, Suzume aurait encore plus de mal à pardonner à Zélig. Cette robe lui avait couté cher, et puis, c'était sa première comme ça. Elle l'aimait bien, Miss Dior elle-même l'avait aidé à la choisir...

Remettant ses cheveux en place d'une main désinvolte, la jeune fille avança en silence dans la maison, ayant de toute façon laissée ses chaussures à l'entrée. Suzume avait pensée, pendant un instant, partir sans dire au revoir (après tout, ce n'était que Zélig), mais se ravisa, se rappelant de la gosse. Oh, allez, ça lui prendrait une minute tout au plus. Demandant encore une fois de l'aide à un domestique, elle arriva dans la salle a mangé sans grand encombre.

Je vais vous laisser. Bonne journée prêtre Zélig. À vous aussi, Mademoiselle Faoiltiarna. Et... merci pour votre hospitalité.

Fit-elle avec une très légère révérence polie, avant de faire demi-tour tout aussi vite, étant pressé de quitter cette maison et oublier toute cette soirée. Plus jamais on ne la prendrait à boire... ou à être avec Zélig, bien sûr...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Empire Ishtar ::  :: Ѧ Quartier Magna Ѧ :: Résidences-