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 Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]

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MessageSujet: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Sam 26 Mar - 19:36

Je suis à une soirée mondaine.
Va y, savoure le sens de cette phrase, c'est horrible hein ? C'est parce que je suis comte, des fois j'suis obligé d'y aller... enfin jusque là j'me suis débrouillé pour y échapper. C'est tout simplement abominable. Avant de venir, je pensais être un mec avec des qualités, qui méritait d'exister et tout, maintenant j'en doute. Un million de difficultés se sont posées tout au long du repas, et c'est pas fini ! Maintenant on fume des cigares ou je sais pas quoi, et c'est encore pire parce que j'ai même pas l'excuse de manger pour pas parler.

Quel immonde tas de chacals vicieux ! Tu te souviens quand au début, j'ai dit qu'il fallait que je fréquente des gens pour que ma fille se retrouve pas seule au monde une fois grande ? Putain mais quel voeu de merde ! Qui voudrait trainer avec des gens comme ça ? Ils se moquent de moi à mots couverts, parce que je bite pas un mot sur deux et que je rigole pas quand ils font de l'humour de bourge, parce que je comprends pas. J'aime bien les blagues pourtant à la base, et puis parler aussi, mais j'ai pas tellement l'occasion d'exercer, entre les prêtres qui font la gueule et les nobles prétentieux... j'me sens un peu seul.

Evidemment, y a la lumière de ma vie tout ça, elle parle et tout, c'est super mais... elle grandit. Tu sais, elle a six ans maintenant, elle ne veut plus se marier avec moi, et elle peut jouer avec d'autres enfants. Là en ce moment elle s'amuse à dominer les autres petits bourges psychologiquement et à leur faire faire n'importe quoi. Comme toute gamine pourrie gâtée, elle est absolument sûre de sa toute puissance et ça la rend redoutable. Plus tard elle leur mettra la branlée de leurs beaux jours, ça leur apprendra à être riches et prétentieux ! En attendant je fume une cigarette en regardant le sol d'un oeil torve sous le prétexte fallacieux de « surveiller les enfants ». C'est vrai quoi, pendant que le comte de bidule et le baron de machin vont copuler dans les chambres, faut bien quelqu'un pour surveiller que la marmaille finisse pas les fonds de verre non ? Bon normalement c'est plus ou moins les majordomes qui font ça ou je sais pas quoi, mais ça me donne un truc à faire c'est bien.

Mais tu te rends compte ? Inanna a moins besoin de moi ! C'est affreux ! A une époque, je me baladais avec toute la nuit dans mes bras pour qu'elle dorme, et maintenant là pouf comme ça, elle peut jouer avec des enfants plusieurs heures et manger à une table loin de moi, et la terre n'explose pas. C'est horrible, j'me sens comme un espèce de papier d'emballage utilisé, je sers à rien ! Ouais, c'est vrai que le but des enfants, c'est que ça devienne autonome, mais si ça pouvait être... je sais pas moi, à quarante ans, ça serait parfait. Et je suis plus le mec le plus important de la terre, elle veut se marier avec la petite voisine, la fille d'un baron X ou Y. C'est n'importe quoi ! Ouais je sais, les enfants ont des amoureux et tout, et c'est censé être mignon, mais ça l'est pas ! J'aimais bien moi finalement, pas dormir pour la tenir dans mes bras et me balader partout dans la maison avec.
Enfin comme elle a pas trente ans non plus, elle vient me voir de temps en temps pour quêter mon approbation et me raconter comment elle passe une merveilleuse soirée. Bah kiffe donc, moi je m'ennuie à crever et j'peux pas partir avant la fin, veinarde va. Moi à son âge j'avais pas le droit de jouer comme ça.

Mais, au moment où je crois mourir totalement d'ennui, je touche le fin fond de l'horreur avec un mec plutôt jeune et totalement bourré qui vient d'assoir dans le fauteuil à coté de moi. Il commence à me parler de façon décousue mais je capte au bout d'un moment qu'il veut en fait qu'on aille dans une chambre ou je sais pas où. En général, être humilié une soirée entière nuit pas mal à ma libido donc je l'envoie chier, mais ça l'empêche pas de me pincer les fesses quand je me lève pour partir. Oh super. En plus avec ces saloperies de fringues, j'me sens pas de lui foutre une beigne. Bah ouais, bon j'suis habillé en noir parce que je suis prêtre, avec la robe et tout, mais j'ai une saloperie de baudrier pour faire martial – genre à la base c'était pour accrocher une épée tu vois – mais au final ça fait juste une saloperie de grosse ceinture en cuir décoré de merde qui m'écrase le ventre et les côtes par en dessous si j'ai le malheur de m'assoir. Pareil pour les autres pièces en cuir de mon costume de clown, je crois que le but était de souligner que j'suis musclé et tout, mais au final je crois que j'ai pas l'air très fin à passer les doigts tout le temps sous le baudrier pour me faire une petite place pour respirer. Enfin t'auras compris que c'est un des larbins dans ma baraque qui a choisi mes fringues et pas moi, parce qu'ils sont plus au jus de ces trucs là que moi.

Mais devine qui je vois ? Suzume ! Enfin au début je l'ai pas reconnu... parce qu'elle est en robe. Ouais, moi aussi je croyais que le fait qu'elle ait des attribues féminins, c'était une légende urbaine aussi. C'est un truc de ouf ! Mais comme je t'ai dit, se faire moquer, ça calme carrément la libido.
Enfin du coup j'me précipite dessus, parce que c'est la seule personne que je connais ici.

- Bonjour !

Je crois que mon salut était trop enthousiaste, peu importe. Quelqu'un à qui parler ! Merci mon dieu.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 27 Mar - 10:24

Ouais. Une soirée mondaine. Suzume se retrouvait coincée à une soirée. Encore une. Quoi que cette fois-ci était très différente de sa première rencontre avec le monde mondain: la première fois l'idée avait surtout été de jouer les gardes du corps, cette fois-ci elle servait surtout de yeux et d'oreilles pour l'Église, même si officiellement elle était invitée pour... La "représenter" dirons nous. Ah! Elle est belle la représentation! Suzume était aussi à l'aise en robe longue et mondaine qu'une personne avec un balai dans les fesses, elle avait l'impression d'être gênée dans ses mouvements à cause des jupons qu'il y avait en dessous... Sans parler du corset. Le repas avait été un calvaire et maintenant, il fallait qu'elle s'immisce dans les discutions, ce qui n'était pas chose simple quand on était nouvelle dans ce monde...

A part cela, c'était vraiment une soirée somptueuse, bien qu'encore une fois il y avait bien trop de lumière et, que la richesse était étalée partout, comme si l'aristocrate hôte avait voulu prouver sa grandeur et sa fortune en une seule soirée. C'était peut-être le cas, mais il avait décidé de bousiller les rétines de la prêtresse au passage, elle le savait. De la musique, encore et toujours, des danses, des groupes parlants et, parfois même complotant. C'était très beau et, même si elle n'avait vu jusque-là que deux soirées mondaines, elle pouvait deviner sans mal que celle-là était beaucoup plus importante que la précédente, bien que toujours aussi peu à son gout.
Pour ce qui était des gens... Les gens parlaient beaucoup, c'est vrai, mais les choses étaient bien souvent sous-entendues. Il fallait décrypter chaque sourire, chaque regard, chaque simple geste de tête. Le plus important était souvent caché sous des paroles simples et à double sens et, la gamine avait encore beaucoup à apprendre pour réellement y comprendre quelques choses de toutes ces conversations d'apparences sans intérêt. Surtout que n'ayant aucun titre de noblesse, elle ne pouvait pas se permettre de se frotter à n'importe qui d'après ce qu'elle avait compris. Peut-être qu'au final elle aurait dû accepter le marché de son père...
Pour ce qui était des discutions, elle qui ne parlait jamais se contenta du strict minimum, sans fioriture ou enjolivement inutile. Mais ce n'était pas important, elle était jolie, c'était tout ce qu'on lui demandait d'être pour le moment, son avis ne comptait pas. Cependant, Suzume se sentait un peu perdue dans ce nid de crabe, mais savait qu'il faudrait un jour ou l'autre s'y faire. Elle était bien habillée, c'était un bon début.

Vous devinerez sans mal que Suzume ne s'était pas vêtue ainsi toute seule et de bon gréé. Cependant, elle ne voulait pas passer pour une plouc dans la mondanité, parce que l'image, c'est méga important parait-il. Alors, elle était partie un jour acheter quelques robes dans une boutique de la ville... Dior, ou un truc du genre. La vendeuse était atypique, mais le produit de qualité, aussi Suzu avait décidée d'en faire sa référence, n'ayant pas la volonté d'en chercher une autre, puis la vendeuse l'aimait bien, quand on y connait rien en mode, c'est bien quand la patronne t'aime bien, parce que ça t'évite de te retrouver avec des vêtements qui craignent sans que t'en sache rien. C'est pour cela qu'elle était vêtue d'une charmante robe longue et noir, mais avec rien de réellement choquant. Pas de décotée exubérant ou d'autres trucs affriolants. Elle était encore un peu jeune pour ça, et avait donc plus opté pour le charmant voir le « presque mignon », ce qui allait bien pour une jeune fille, plus en tout cas que l'affriolant ou le séduisant...
Par contre, elle portait corset pour accentuer ses courbes, ce qui lui donnait l'impression de défaillir à chaque pas. Paraissait-il que les femmes de la Haute en portaient, sauf que Suzume ne voyait pas à quoi ça lui servait, tout son entrainement lui donnait déjà une silhouette fine et agréable contrairement à d'autres qui passaient leurs journées à se goinfrer. Comment une femme pouvait mettre volontairement cet objet de torture infâme et cruel? Ombre, elle n'avait presque rien mangée à cause de ça, et garder un visage de glace était devenu compliqué avec ce bordel l'asphyxiant doucement, deux fois déjà elle avait cru s'évanouir et avait été obligée d'aller se poser dans un des fauteuils de la pièce.

Quelqu'un voulait sa mort, elle en était certaine. Voilà plus d'une heure qu'elle s'imaginait l'enlever, absolument pas habituée à devoir ainsi se faire souffrir volontairement pour se donner une taille n'étant pas la sienne. Pourquoi avait-elle besoin de ça alors qu'elle était déjà aussi fine qu'une brindille ? Si c'était pour paraitre plus noble, bah ils pouvaient se torcher avec leur air noble, Suzu était issu du bas monde et l'assumait parfaitement ! ... Elle pouvait enlever son corset maintenant que c'était dit ?
Ombre, il lui fallait de l'air, et vite. Un serviteur trouva bon de venir la faire chier à ce moment-là, en lui proposant des boissons et même des amuse-gueules. Elle avait la tête de quelqu'un cherchant à se remplir l'estomac pour étouffer un peu plus. D'un regard meurtrier, elle le fit fuir sans qu'il ne demande son reste, le menaçant de mille morts s'il restait un instant de plus, le tout d'un regard... Mince, peut-être aurait-il était plus sage de lui demander de l'amener jusqu'au balcon, elle ne savait même pas si ses capacités respiratoires allaient lui permettre d'aller jusqu'à la fenêtre seule, et sans tomber dans les pommes surtout...

C'est d'ailleurs à ce moment-là que quelqu'un qu'elle ne s'était pas du tout attendue à voir ici trouva bon de venir vers elle, tout enjoué lui semblait-elle. Ombre soit remerciée, c'était Zélig... Mais que faisait-il ici ? Lui aussi il servait d'espion ? Non en fait elle en avait rien à faire, il tombait pile au bon moment à vrai dire. Elle voulait de l'air et très vite, et puisqu'il était de l'Église, elle n'eut aucun scrupule à bafouer les politesses avec lui, oubliant les révérences et la compagnie. Attrapant son bras de ses deux mains semblables soudainement à deux araignées s'accrochant à leurs proies, elle le regarda droit dans les yeux, le visage bien plus pâle qu'à son habitude, disant d'un air grave.

Allons... Dehors... Maintenant.

Ouais, c'était le plus urgent ou elle allait vraiment finir par mourir, il faisait trop chaud dans cette pièce, et elle commençait à avoir des sueurs froides. Elle n'eut même pas la volonté de rembarrer le prêtre ou lui demander ce qu'il faisait là. Elle voulait juste respirer, aussi le conduis-t-elle sans lui demander son avis vers une des fenêtres qui menait sur un petit balcon où déjà un petit groupe discutait à voix basses. C'est à peine si elle chercha à les écouter, trop occupée à apprécier l'air de la nuit qui lui changeait de la chaleur étouffante de la pièce. Elle aurait donné cher pour pouvoir enlever son corset et prendre un bon bol d'air. Mais non, elle fit donc avec. Doucement son esprit se fit plus clair et elle se rappela qu'elle tenait toujours le bras de l'autre en crispant ses mains. Ah. D'un coup elle le lâcha, comme si de rien n'était, posant ses mains sur la balustrade. Il ne pouvait pas comprendre, il ne connaissait pas l'horreur de ces abominables objets de torture, lui.

Bonsoir, prêtre Zélig... Que faites-vous là ?

Ouais, c'était direct et toujours aussi froid, mais comme dit plus haut, Suzu ne faisait pas dans les fioritures, elle n'y connaissait rien... Mais au moins elle faisait un effort pour avoir un semblant de conversation avec la première personne de la soirée qui lui était familière, et même s'il n'était absolument pas le prêtre qu'elle appréciait le plus au monde pour diverses raisons, il n'en était pas moins agréable de voir quelqu'un qu'on connaissait, juste histoire de ce dire qu'on est pas seule dans cette galère.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 27 Mar - 11:40

J'avoue que des prêtresses sur le point de crever d'asphyxie me tombent rarement dans les bras, mais j'me suis pas laissé démonté et j'me fait gentiment conduire à la fenêtre, surtout que moi aussi j'avais le ventre écrasé, du coup on faisait un beau duo de gens qui cherchent à respirer normalement.
J'ai capté assez vite qu'elle portait un corset en fait, me semblait bien que ces hanches étaient trop surnaturelles – j'ai eu le temps de me dire ça en détaillant sa robe, en faisant style que mon regard s'attarde pas aux endroits stratégiques. Ça fait bizarre de se dire que quelqu'un qu'on aime pas est drôlement jolie... enfin qu'on aime pas, pas vraiment en fait, c'est surtout elle qui me déteste, moi j'suis plutôt prêt à faire feu de tout bois, vu que j'ai pas d'amis.

Enfin note que s'être accroché à mon bras comme un mollusque à son rocher et avoir défailli sur moi a pas du tout démonté la gamine, vu que deux secondes après elle me demande ce que je fait là avec le ton qui veut plutôt dire « mais comment as tu osé ramener ton gros cul ici espèce de connard déficient ? ». Aaaah, ça m'avait pas manqué dis donc ! Comme elle méprise bien, on dirait qu'elle a fait ça toute sa vie ! Tout de suite, y a pas à dire, ça fait de la chaleur dans la conversation, la sérénité s'installe !

- Bin j'suis comte depuis pas longtemps, alors on m'invite et tout et j'suis obligé de venir là.

Oh putain longue phrase ! Je reprends mon souffle, j'aurais pas dû manger. A la base, ce ventre rentrait presque dans mon uniforme de con, et j'ose pas enlever le baudrier, sinon j'ai peur que tout se casse la gueule part terre et que je me retrouve à poil où je sais pas quoi...

- Et toi ?

Ouais moi j'tutoie t'as vu, j'suis un ouf malade de la tête, tutoyer Suzume, c'est comme tutoyer un tigre enragé ou je sais pas quoi, c'est pour ceux qu'on pas peur, qu'en on une paire grosse comme ça.
Et même, va y on est des fous, regarde moi ce courage sans borne :

- C'est le corset hein ? Petit blanc. Bah j'ai déjà parlé à une femme dans ma vie hein... j'sais ce que c'est ce machin là.

Oh mon dieu oh mon dieu j'ai parlé des sous-vêtements de Suzume ! Là, normalement, un morceau d'iceberg me tombe dessus pour la venger ou je sais pas quoi.
Mais avant que quiconque ait pu ouvrir la bouche, avant la pluie de morceaux de glace géant ou je sais pas, un événement totalement prévisible se produisit : Inanna vit que quelqu'un osait parler à sa propriété personnelle sans passer par son biais et ne plus être le centre d'attention du monde était tout à fait scandaleux. Elle lança donc une frappe chirurgicale sonore.

- PAPAAAAAAA !

Puis me fonça dessus à la vitesse d'un boulet de canon pour se jeter dans mes jambes. Elle fit une révérence adorable vers la forme en robe. Ensuite je la pris dans mes bras et elle regarda Suzume en suçant son pouce pour faire mignon – et puis c'était une adulte qui faisait peur quand même. Moi j'avais pris une position plus tendue, parce que j'aimais pas quand des prêtres se trouvaient près de ma progéniture, surtout quand ceux ci estimaient qu'elle représentait un motif de haute trahison. J'avais l'air moins sympa.

- Vous êtes qui madame ?
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 27 Mar - 15:55

Il était comte. Il était comte ! Ça, franchement elle n'aurait jamais pu le deviner toute seule, c'était tellement... Incroyable. Lui aussi c'était un de ces bourges avec leurs sourires hypocrites et... Non ça n'allait pas, l'information "Zélig" et "noble" n'allaient absolument pas ensemble !... C'était peut-être pour ça qu'il était dans l'Église, il n'avait jamais été fait pour être noble mais prêtre, et vu ses capacités de maitrise de l'ombre, ça se tenait. Comme quoi, il y en a qui naissaient pour parader en beaux habits, et il y en a d'autres qui naissaient pour jouer avec l'Ombre, genre eux deux quoi. Ils avaient l'air fin dans leurs vêtements: on avait l'impression que d'un instant l'une allait s'évanouir et l'autre rejeter son repas. Charmant duo, en effet.

Enfin bon, devant cette nouvelle Suzume ne trouva rien d'autre à faire que regarder Zélig septique, n'arrivant toujours pas à ingérer le fait qu'il soit noble. Déjà qu'elle avait du mal avec le fait qu'il soit père, alors là... Enfin bon, elle hocha quand même de la tête pour la forme. Évidemment il lui demanda ce qu'elle faisait là à son tour, et en plus il la tutoyait, encore et toujours. Vous devinerez sans mal que Suzume n'allait pas lui répondre qu'elle était la de son plein gré, juste pour le plaisir de se sentir étouffer avec ce corset qui lui meurtrissait la cage thoracique.

L'Église.

Puis c'est tout. Il n'y avait pas plus clair non ? Suzume, elle, elle n'avait pas un titre de noblesse pour expliquer sa présence ici, mais une demande de ses supérieurs par contre. Ce n'était pas mieux remarque, elle aurait donné cher pour quitter la soirée, juste pour le plaisir d'enlever ce corset qui l'obsédait. Elle avait l'impression que tout, absolument Tout son esprit était concentré sur la sensation d'étouffement qui la prenait, alors qu'elle s'imaginait différents moyens d'enlever son clavaire. Jamais elle n'avait autant appréciée l'air frais d'une soirée. Mais ce qu'elle aurait apprécié encore plus c'était d'en finir et rentrer au monastère. Marre de jouer les filles sociables.

Soudainement, quelque chose d'incroyable se produisit. Tellement incroyable qu'il figea Suzume sur place, interdite, alors que... Zélig était en train de lui parler sous-vêtements. Je ne sais pas s'il était possible de faire une scène plus singulière. Zélig, habillé en noble, avec un baudrier; Suzume, habillé comme elle pouvait, avec un horrible de corset, en train de parler de sous-vêtement, l'air de rien. Elle ne savait même plus si elle devait se vexer ou avouer que c'était l'horreur...
Cependant avant qu'elle n'ait à répondre une autre chose incroyable arriva : une chose toute petite et toute mignonne venait de tuer les oreilles de toutes les personnes présentes de sa gracieuse voix stridente de gamine de six ans. Ne s'y étant pas attendue, Suzume sursauta avant de voir une chose courir vers son père : Zélig.
Elle avait la fille de Zélig sous les yeux ! La même pour qui il avait trahi l'Église. La légendaire gosse, juste devant elle. Et pourtant, aussi charmante soit-elle, elle lui semblait... Banale. Je veux dire, Suzume s'était presque attendue à voir l'incarnation même de tout ce qu'il y a de beau, mignon, adorable, et affable chez un enfant pour qu'un prêtre ose trahir sa "mère" spirituelle pour elle... Bah non. Même pas. Encore un mythe qui se brisait alors que le père prenait sa progéniture en main, et que la prêtresse ne la lâchait pas de ses yeux, abasourdie intérieurement.
En plus l'arrivée de la petite mit vite Suzu mal à l'aise. Elle n'y connait rien au gosse, il faut répondre à sa question ? Et il faut répondre à qui, au père ou à la petite ? Ça pense normalement à cet âge ? C'est capable de bien comprendre ce qu'on dit ? Son enfance lui semblait si lointaine qu'elle n'y connaissait plus rien, de ce qu'elle se souvenait c'était vers cet âge qu'elle avait rejoint l'Église, mais à l'époque elle ne s'exprimait pas, alors ça réglait tout problème social qu'on peut rencontrer jeune.

Hésitante, son regard alla de la petite, au père, puis de nouveau à la petite, pour retourner au père... En plus avec l'arrivée du rejeton, Zélig c'était braqué d'un coup, comme méfiant devant une réaction de Suzu. Pourquoi ? Elle n'avait pas pu faire quelque chose de mal, puisqu'elle n'avait pas encore réagit... Réfléchissant un instant, elle ne trouva pas. Ce n'était pas comme si elle allait tuer une gosse, comme ça, devant tout le monde, juste pour s'amuser un peu. En plus elle n'avait rien contre ce petit bout de Zélig, contre son père oui : c'était un traitre, un idiot et une personne ne méritant pas d'être autant bénit par l'Ombre. Mais elle, ce n'était qu'une enfant ayant héritée d'un père... Peu banal.
En plus il fallait qu'elle réponde là ? Par où commencer, que dire ? Dans le doute, elle improvisa...

Je m'appelle Suzume... Je... Travail avec votre père...

Ouais, enfin à l'occasion seulement...
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 27 Mar - 18:43

J'ai bien raison de me méfier, Suzume regarde ma fille comme si c'était un poney bleu bluo qui clignote ou je sais pas, genre les enfants c'est trop surprenant. Si ma fille était pas à portée d'audition, j'aurais dit un truc du style « hey ouais, je sais comment on fait les enfants », mais comme j'ose supposer que Inanna, elle, ne sait pas, bah je ferme ma boîte à caca. J'en suis pas encore à faire des blagues de cul devant ma fille, puis Suzume risque de me tuer du regard si je le fait en plus...

- Ah tu tues les hérétiques de l'Empire pas gentils ? Moi j'ai un ours il s'appelle Emile l'Inquisiteur ours et il tue les hérétiques aussi, mais pas tout le temps des fois il fait une dinette avec les autres ours - oui moi aussi je me demande quand est ce qu'elle respire – mais j'ai pas d'ours bleu comme toi et c'est joli tes cheveux.

Voilà, c'était la prose magnifique d'Inanna, applaudissez, merci merci.... bon elle a six ans, tu peux pas lui demander de tenir un discours cohérent non plus quoi. Puis c'est très important les ours en peluche, suffit de voir sa chambre, t'as de quoi monter une armée. Bon, évidemment, les ours bleu font défaut, mais sinon le reste ça va. Il me semble même en avoir vu un multicolore. Enfin du coup elle va m'en réclamer un bleu... pfff. Puis pourquoi elle a appelé son ours favoris Emile et pas Zélig hein ? Bon, elle croit que je m'appelle « papa », certes, mais elle aurait pu l'appeler papa ! Elle a aucun ours qui s'appelle papa ! Quand je te dis que je sers plus à rien.
Je regarde en bas et oh ! Plein de monde dans le jardin, y a même un bassin avec une fontaine en forme de cygne pour vomir dedans ! C'est super les fêtes de bourge, vive la résidence je sais pas quoi ! Elle est en l'honneur de quoi déjà ? Je sais même plus, l'anniversaire d'un vieux duc important, je crois. Les autres nobles nous matent bizarre, sans doute parce qu'on a l'air sur le point de dégueuler et que je tiens ma fille dans mes bras au lieu de la filer à un larbin, comme tout le monde.

- Ouais enfin pour reprendre ce que je disais, j'suis pas noble depuis longtemps parce qu'avant j'étais illégitime, mais tout le monde est cané du coup y a plus que moi, mais c'est pour ça que je fais tâche.

Oui effectivement elle s'en fout, mais si je laisse Inanna faire la conversation, il va se passer de grands malheurs dans le pauvre cerveau de Suzume, qui n'en demandait sans doute pas tant. Je la fais chier nan ? Hein, mens pas, je l'emmerde grave. Bah... un de plus, j'ai envie de dire. Regarde les autres nobles, dès que j'ai ouvert la bouche, ils ont eu l'air trop saoulé. Je regarde mes pieds, j'me sens super inférieur au milieu de tous ces gens.
Puis Inanna se dit qu'on se fait bien chier quand même, alors qu'on a un mec disposé à faire n'importe quoi sous la main, c'est quand même idiot de pas en profiter. Elle a son nouveau jeu du moment, dont on a usé et abusé du haut du dernier étage de la résidence de feu mon frère... erm, j'vous préviens, c'est d'une connerie brutale.

- Papa papa ! Fais le suicide !

Attention, je vais détruire toute vie sociale future en moins de trois secondes.

- Blaaaarg ! Je souuuuuffre ! Les petits fours étaient trop dégueeuuuu ! Arrrrrg !

Puis je me jette dans le vide via le balcon après une scène théâtrale de toute beauté. J'entends des hurlements, puis je me réceptionne en délicatesse avec l'ombre. Je n'entends point de vivats, mais plutôt des cris indignés face à ma sombre connerie de m'être jeté dans le vide avec une petite fille dans les bras - la fameuse petite fille applaudit d'ailleurs.
J'espère que Suzume va faire pareil, ça serait drôle.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 27 Mar - 20:00

He beh, comment elle parlait cette petite ! Un moulin parole. C'était assez surprenant pour Suzume qui, à tout casser, disait cent à cent cinquante mots en une journée. Elle eut l'impression, l'espace d'un instant, d'être soudainement ensevelie sous les paroles alors qu'elle lui racontait des choses sans queue ni tête, dont elle comprenait qu'une partie. À ce qu'elle saisit y avait une histoire d'ours en peluche inquisiteur avec l'inquisiteur Paole aux commandes ? Pourquoi il n'y avait pas d'ours Uriel dans ce cas ? Elle avait un ours Zélig? Sans compter que ces mêmes inquisiteurs ours faisaient de la dinette, mais qu'elle n'en avait pas avec le même bleu que les cheveux de la prêtresse. Un mal de crane pointa le bout de son nez.
Alors qu'elle cherchait le rapport entre la première et la dernière information, elle remarqua autre chose : il disait à sa petite qu'ils tuaient les hérétiques ? Bah voyons... Suzume se demanda un instant ce qu'elle aurait dit en sachant que son papa chéri avait trahi l'empire en sauvant un « hérétique de l'Empire pas gentil ». Ouais, ça revenait toujours sur le tapis, mais c'était tellement gros.

Franchement Suzume avait beau réfléchir, elle ne voyait pas vraiment quoi répondre à ça. Est-ce qu'il fallait qu'elle réponde déjà ? Ça en valait vraiment la peine ? Par chance Zélig trouva bon de reprendre la parole histoire d'empêcher son rejetons de continuer à faire naitre un millier de questions dans l'esprit, déjà embrumé par le manque d'oxygène, de Suzume. Ainsi, lui aussi était un bâtard... Et il était devenu noble car toute sa famille était morte ? Pratique, mais ça n'aurait pas marché pour Suzume, au mieux elle aurait pu devenir baronne, mais puisque son père était lui-même devenu marquis grâce à son mariage, même en tuant tout le monde elle n'aurait rien. En plus c'était un Objet maintenant, alors si lui-même ne savait plus qui il était... Et puis, à quoi ça lui servirait, un titre ?
Au final Suzume et Zélig avaient surement beaucoup en commun, mais les préjugés de la gamine l'empêchaient d'avoir une quelconque sympathie pour lui. C'était un traitre bordel, il avait trahi l'Église ! L'équilibre ! Le monde ! L'Ombre même !... Bon, elle exagérait un peu, peut-être, mais tout de même, c'était quelque chose de grave, une chose grave, cependant sa position privilégiée l'avait protégé de toute réelle sentence. Il était toujours en vie là où beaucoup d'autres seraient morts. Était-ce... De la jalousie au final ?

Mais là encore Suzume n'eut rien à répondre devant l'explication de Zélig, et voulant sauvegarder son pauvre souffle qui mourrait sous la puissance du corset démoniaque, elle se contenta d'hocher de la tête, essayant de reste le plus calme possible pour ne pas manquer d'air.
Mais là, la gosse elle reprit la parole pour... Pour demander à son père de se suicider ?! Ah ouais ? Rien de que ça ?! Et le pire, c'est que l'instant d'après, sous les yeux ébahit de la jeune fille, il sauta dans le vide en se plaignant d'un mal de ventre dû aux petits fours. En fait elle savait très bien qu'il ne craignait rien, c'était un prêtre, puissant en plus et tout ce qui va avec, ouais mais... Mais bordel ce n'était pas le moment de faire ça ! Par l'ombre toute puissante, il voulait choquer toute la noblesse ? Déjà que c'était compliqué de se faire une place, là c'est bon, tout était fini, il est grillé à jamais.

Qu'il est con...

Murmura-t-elle sans y croire vraiment, s'étant penchée pour les voir tous les deux en bas, écoutant les nobles choqués par une telle attitude derrière elle alors que la musique venait de s'arrêter. Malgré tout, elle fut amusée de voir les aristocrates réagir ainsi. Pour eux, une chute d'une telle taille c'est la mort. Pour un prêtre, juste une habitude, un jeu, voir même une banalité dans certain cas. Pourquoi faire partie de leurs petits cercles fermés quand l'Ombre nous donnait le pouvoir d'être différent ? Tant que Suzume n'aura pas de réponse à cette question, surement restera-t-elle aussi peu enclin à aimer les bourges.

Bon, ce n'est pas tout ça, mais elle n'allait pas rester toute seule en haut. Surtout que maintenant qu'il n'était plus ici, c'est elle qu'on regardait, comme si on lui reprochait, à elle, sa connerie à lui. Un comble ! Même l'Église s'en lavait les mains de sa connerie ! Soupirant doucement, elle en eut assez, elle étouffait, en bas il y avait du monde, c'est vrai, mais bien moins de lumière, c'était plus feutré... Enfin maintenant tout le monde regardait Zélig et la musique c'était arrêté, mais sinon, tout allait pour le mieux. Puis en bas il devait faire encore plus frais, donc plus d'air à respirer. Son esprit cherchait encore et toujours un moyen de ne pas mourir étouffé.
Secouant doucement la tête, elle passa la balustrade avec souplesse mais délicatesse, histoire de ne pas abimer sa robe hors de prix à laquelle elle tenait, comme toutes les jeunes filles surement. Les réceptions d'ombres, elle maîtrisait aussi, alors c'est sans mal qu'elle se posa à côté de lui. À cause de ça il eut encore des hurlements quand elle sauta, mais des regards offusqués aussi : parce que le détail qu'elle avait zappée la Suzu, c'est qu'une robe, quand on tombe, ça se relève... Elle voulait de nouveau sa tenue de prêtresse combattante...

Vous connaissez la « discrétion » ? Enfin bon, marchons un peu...

Ouais, le principe de l'Église c'était quand même d'être dans l'ombre des choses et laisser les autres à l'avant. Maintenant, tout le monde les regardait. Déjà qu'ils avaient l'air de faire tache dans le décor tout à l'heure, là, c'était pire.Tant pis, ce qui est fait n'est plus à faire, autant continuer, au point où ils en étaient...
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 27 Mar - 22:16

Bon, j'avoue, pendant la chute de Suzume, j'ai cherché à discerner ses sous-vêtements, mais un abus de jupons m'en a empêché. Réflexe crétin. Enfin tout à mes observations, j'lui ai pas offert mon bras et tout pour qu'elle puisse retrouver la terre ferme confortablement... de toute, je sais pas faire ça, offrir les bras. L'expression n'est pas très parlante en matière d'image, mais je suppose que ça consiste pas à offrir des bras humains. Où est ce qu'on les trouverait ?

Enfin la scène est cool, Inanna est en train d'applaudir ces superbes jets d'adrénaline qui l'ont traversés, et moi j'suis content aussi. Enfin évidemment Suzume est blasée... putain mais rien la fait rire ! C'était drôle bordel ! Drôle ! Rire ? Nan, pas rire, elle continue d'essayer de me tuer avec ses yeux... j'vais prendre ça pour un encouragement à faire mieux. Encore plus foutre la merde. Pauvre fête de bourges !

- Bah... c'était drôle.

Okay, marchons, mais j'ai peur qu'elle claque, vu sa tête. Je prends ma fille par la main et puis j'la suis. Il y a des bourges qui profitent de la fraicheur du soir – enfin ils se remettent de leurs émotions là – et encore des trucs à manger. Puis un joli et énorme bassin ornemental avec des cygnes au milieu qui crachent de l'eau. Bizarrement, Inanna n'a pas parlé depuis plus de trente secondes, c'est louche. Peut être le calme avant la tempête ?

- C'était trop trop bien !

Ah bah j'me disais aussi qu'il y avait quelque chose de pourri au royaume du Danemark.

- C'est trop trop bien de sauter dans le vide, mais pas autant que le poney !

Sur ces sages paroles, Inanna se tut et regarda autour d'elle en suçant son pouce, son autre main dans la mienne. Je crois que Suzume et moi avons un petit blanc mental en manipulant mentalement les avantages comparatifs et absolus du poney et du suicide simulé. On peut dire qu'elle fait fermer sa gueule à tout le monde quoi.
Les nobles continuent de nous regarder, c'est vrai que moi j'arrive pas à affecter l'air méprisant et séduisant en même temps... hum... j'ai l'impression d'être entourés de panthères. Et moi je fais le caniche, tremblant, ridicule. Ils sont plus beaux et plus intelligents que moi, je le sais, c'est terrible ça. Si encore je pouvais être con et prétentieux...ça m'éviterait au moins de connaître la cruelle vérité.

Enfin non, y en a que j'intéresse pour autre chose qu'une occasion d'imiter les singes, je sens comme une grande claque au cul, c'est même un combo puisque Suzume en profite aussi.

- Vos sauts étaient de toute beauté ! … ça vous dit de monter à l'étage ?

C'est le gars de tout à l'heure ! Tu sais, celui tout bourré qui m'a pincé les fesses ? Apparemment, les nanas le rebutent pas non plus. Bon, évidemment, sauter d'un étage est beaucoup plus inconvenant que de me toucher les fesses, c'est logique un noble, tu vois bien la crème de la société à l'action là. Putain de libineux.
Du coup j'lui mets une droite.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Lun 28 Mar - 21:55

Il avait raison, c'était drôle de sauter dans le vide, juste pour le plaisir de sentir l'adrénaline, c'était génial, enivrant grisant... Mais pas drôle pour le commun des nobles, parce que pour eux c'était mortel un saut comme celui-là. Alors, ils n'auraient peut-être pas dû faire ça devant eux, ce n'était pas bien d'utiliser l'ombre pour des futilités disait la bonne conscience de Suzume. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle leva les yeux au ciel quand il lui affirma que c'était drôle. Oui, mais non.
En tout cas, cette soirée allait mal finir. Tout ça pour quoi ? Parce qu'ils s'étaient rencontrés. S'ils étaient restés chacun dans leurs coins, l'un serait mort d'ennui, et l'autre d'asphyxie et tout le monde aurait été heureux dans le meilleur des mondes, les nobles auraient continué à s'empiffrer tranquillement tout en copulant dans les coins sombres. Mais là non, toute la soirée allait prendre un sale tournant à cause d'eux, déjà qu'avec leurs suicides improvisé, l'atmosphère avait baissé un d'un cran, la suite allait faire ravage aussi. Ces deux-là n'étaient pas sortables, et encore moins ensemble.

Quoi qu'il en soit, pour l'instant tout allait encore approximativement bien, la petite parlait d'un de poney et de sauter dans le vide, comparant les deux, et en disant même que le poney c'était mieux... S'en suivi un silence durant lequel Suzume chercha à voir le rapport entre sauter dans le vide et monter sur un cheval, mais très vite elle abandonna, n'étant jamais montée à poney. La logique des gosses ça ne se comprend pas, on ferme sa bouche devant et puis c'est tout.
M'enfin si cela c'était arrêté à là, à la limite la soirée aurait pu bien se finir. Sauf qu'un aristocrate trouva bon de venir les embêter, le tout en plaçant malencontreusement ses mains aux mauvais endroits. Suzume sursauta même, c'est pour dire à quel point elle n'y était pas habituée. Sauf qu'avec le petit bon que son cœur fit, son rythme cardiaque accéléra, et donc sa difficulté à respirer aussi. Et dire qu'elle faisait des efforts depuis tout à l'heure pour survivre, et lui, en trois secondes il venait de tout foutre en l'air. Des envies de meurtre la prirent. Tous ceux qui n'ont jamais porté de corset ne peuvent pas comprendre. Se retournant avec la sérieuse idée de lui en mettre une, elle n'eut rien le temps de faire que Zélig était déjà dessus. Ce qui laissa un instant Suzume pantoise. Bah oui, il semblait tellement mal à l'aise avec les nobles qu'elle s'était pas attendue à le voir sauter sur un... Mais le problème c'est qu'il était bien ivre le noble, et qu'à ce niveau-là, la douleur tu ne la ressent plus trop hélas. Aussi la droite ne suffit pas à le mettre K.O., dommage, pourtant Zélig, question force physique, il n'était pas en manque... Une fois décuvé, cet homme aurait sérieusement très mal...

Pour la première fois de sa petite vie, Suzume découvrit quelque chose d'incroyable et de proprement innée chez la plupart des femmes, mais de tout nouveau chez elle : l'instinct maternel ! Si si, mais comme elle ne savait pas encore ce que c'était, elle interpréta ça comme un élan de protection. Son premier réflexe fut donc d'éloigner un peu la petite dont elle ne connaissait pas le nom (puisqu'elle n'avait pas trouvée bon de se présenter), histoire qu'il ne lui arrive rien pendant que papa et le noble se chamaillaient gentiment entre adultes...

Restez un instant ici... Votre père a à faire... Et moi aussi.

Fit-elle avec un semblant de sourire, se voulant rassurante, mais bon, une petite qui aimait sauter dans le vide ne devait pas vraiment avoir peur d'un petit combat entres grands, hein ? 'Fin Suzume, elle par contre, elle était bien remontée : sa première soirée officielle, et elle avait passé son temps à essayer de ne pas étouffer. Tout ça pour quoi ? Pour qu'un noble vienne les faire chier à la fin, se croyant tout permit simplement à cause de son titre, de son rang. Foutaise ! Il veut jouer à ça, d'accord ! Ni une, ni deux, elle aussi décida de passer ses nerfs sur lui. Mais n'ayant pas la force physique de Zélig, elle utilisa au mieux l'ombre des lieux, malgré l'obscurité qui amoindrissait la force de son coup, une chance pour lui. C'était joli l'utilisation de l'ombre dans une robe de bal, joli, mais incommodant, surtout avec le corset qui vous prenait doucement tout votre souffle... Suzume crut étouffer pour de bon, mais elle fit une très jolie prestation en échange. Et donc, elle mit un coup de poing d'ombre dans le ventre du noble, qui alla voler dans la fontaine auprès de laquelle le petit duo se trouvait à force de marcher. Tant mieux, qu'il se noie dans l'eau glacée, ça le dégrisera un peu.

Vous devinez sans mal que sur le moment, sous le coup de l'agacement, l'impulsivité, Suzume ne pensa pas trop à ce qu'elle venait de faire. Elle avait agi par réflexe, comme trop souvent, sauf que là ce n'était pas un hérétique en face mais bel et bien un noble. C'est quand de nouveau des cris lui virent aux oreilles qu'elle réalisa. Mince, elle venait peut-être de faire une bêtise... ? La foule commençait à se rapprocher maintenant, s'agglutinant aux fenêtres et la musique c'était même de nouveau arrêté à l'intérieur...

Prêtre Zélig... Je pense, qu'il serait bon de partir... Mais maintenant quoi.

Fit-elle le plus calmement de monde, parce que paniquer l'aurait fait s'étouffer (génial les corsets pour apprendre la maitrise de ses émotions). Enfin le calme n'était qu'apparent, car intérieurement, elle réfléchissait déjà à ce qu'allait créer cette histoire, et surtout, à comment s'en sortir... Bah, c'était qu'une petite histoire non ? Allez, demain midi plus personne n'en parlera...
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Lun 4 Avr - 18:06

Ouais, j'me suis senti vachement agressé, en fait, d'où le coup de poing. Enfin après j'ai secoué la main et massé mes phalanges, parce que ça fait mal quand même. Pendant ce temps, Suzume a eu la présence d'esprit d'éloigner ma fille et d'éjecter le malotru dans la fontaine. Dans le fond, même si elle a un balais dans le derche, c'est quelqu'un de bien en fait ? Quoi que ça puisse vouloir dire concernant un prêtre.

Elle suggéra également qu'on décarre nos miches de là, ce que je trouvais tout à fait judicieux. Bon, la fête est finie, j'ai mis un pain à un noble... oh là là. 'tète que sa famille allait m'affronter en duel ou un truc comme ça, ce qui serait très drôle – mais pas pour le gars. Ma fille avait remis son pouce dans sa bouche, ce qui dénotait un grand trouble intérieur. Je regrettais soudain de pas avoir arrangé tout ça à l'amiable, d'avoir fait le con tout du long au lieu de périr d'ennui. Pourquoi il avait fallu que je fasse le guignol ? Il y avait des façons tellement plus maline de m'en sortir, genre j'aurais pu dire qu'elle se sentait pas bien – ou moi – pour partir plus tôt sans y laisser des plumes sociales. Je regardais Suzume, si elle avait pas été là, je me serais sans doute senti trop intimidé pour faire le con comme ça, mais j'allais pas lui en vouloir parce que moi je m'ennuyais au milieu de gens intelligents...

- Ouais ta raison, on va être vraiment dans la – regard attentif de ma fille vers son papa qui va pas tarder à dire une connerie – panade.

Donc du coup on prend la tangente. Enfin moi je la prends, Suzume elle, elle étouffe sur place au bout de pas loin. Après un bref débat intérieur à base de convenances mal maitrisées, je la soutiens pour marcher. Je crois qu'elle a trop serré son truc là nan ? Comment c'est possible de porter volontairement un truc qui oppresse autant, même pour faire joli ? Enfin j'dis ça mais j'ai la moitié de la peau qui est partie à cause de ce foutu truc ventral là, alors j'ferais mieux de fermer ma gueule.

- Eh beh, j'suis bien content d'avoir une b... – c'est dingue comme les enfants ont un regard intense parfois – enfin d'être un garçon quoi.

Arrivé hors de vue, je la pose. Histoire qu'elle reprenne son souffle, et puis j'ai peur de la vexer aussi. Suzume, c'est pas quelqu'un qui aime bien être porté je pense, et surtout pas par moi. P'tète un p'tit mec tout blanc et blond, ou par personne en fait. Mais pas par moi, je touche pas les nanas moi, j'les porte pas parce que leur corset est trop serré et tout, j'ai pas le profil quoi. Ou juste les folles médecins qui trainent dans les cimetières. Et les filles de ferme – oui, la mère de Inanna était fille de ferme, c'est effectivement très cliché – quand j'étais jeune et pas noble. Voilà voilà.

- Eh beh... bah respire un coup et tout. J'crois qu'ils vont pas venir... enfin j'vais recevoir p'tète une lettre imbitable demain genre « gni gni gni Zélig Faoiltiarna sur le pré à l'aube gna gna gna ».

- C'est qui Zélig Faoiltiarna ?

- C'est moi.

- Ah non toi c'est papa !

- Ah oui pardon.

Oui je sais, un numéro comique à nous tout seul. Inanna a l'air contente, son monde nullement troublé que je puisse être un être humain comme les autres avec un nom et tout. Et tu as vu comme elle l'a bien prononcé d'un coup ? Je t'ai dit que c'était une merveille d'intelligence et tout, en toute modestie.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Lun 11 Avr - 15:24

/hj/C'pas super

Quel fiasco...

C'est tout ce qu'elle trouva à dire, alors que Zélig la laissa reprendre son souffle, devenu laborieux avec tout ça, ce qui l'agaça encore plus, elle qui d'habitude était bien plus endurante que ça. Cette robe était un handicape. Dans le fond, Suzume était bien contente dans le fond que Zélig est pris l'initiative de l'aider, car aussi humiliant que ce soit, elle n'aurait pas pu courir bien loin avec son corset qui lui meurtrissait les hanches. Cependant, elle n'aimait pas ça. Que ce soir Zélig ou quelqu'un d'autre n'aurait rien changé, Suzume était de ces filles qui ne supportent pas être faible devant les autres ou de devoir se reposer sur quelqu'un, trop fière pour s'avouer justement que parfois, avoir un peu d'aide, ce n'est pas une honte. Elle aurait eu l'air bien gourde s'il était parti sans elle, la laissant étouffer sur place, non ? Aussi ne fit-elle aucune remarque, se contentant d'un bref signe de tête pour le remercier, regardant la petite fille un instant. Décidément, elle ne devait pas s'ennuyer avec un père pareil... Mais... Qu'est-ce que ça faisait d'avoir un père ?
D'un geste lasse, elle enleva la sorte de fleur décorative qui lui tenait les cheveux plus ou moins attachés. La mascarade n'avait plus besoin d'être, elle pouvait arrêter de jouer les filles maintenant qu'ils étaient si loin de la mondanité... D'un rapide coup de main, elle remit ses cheveux dans leur carré habituel, enlevant même ses gants qu'elle fit disparaitre sans la moindre gêne dans son léger décoté. Quoi ? Elle n'avait aucune réelle féminité pour se déranger de quelques détails du genre. Puis Où vouliez-vous qu'elle les mette? Il fallait vraiment qu'elle commande des robes avec des poches, sans corset à mettre et offrant une plus grande facilité de mouvement... Une robe faite pour une prêtresse en somme...

Bah... Malgré l'échec total qu'est cette soirée... On s'est plutôt bien amusés...

Ouais, nan mais dit comme ça, on pourrait croire qu'elle se moquait de Zélig ou un truc du genre, puisque que son visage est toujours aussi froid. Mais c'était faux. Même si elle est un peu désoeuvrée de voir sa première soirée (aussi) mal finir, mais elle s'est plutôt bien amusée entre le saut du balcon et la tête des nobles. Elle a même pu utiliser l'ombre, et ça, c'était bien. Aussi s'accorda-t-elle un micro sourire n'ayant rien à voir avec ceux enfantin et joyeux de la petite à quelques pas de là. Le sien était tellement retenu qu'on aurait pu se demande si elle n'allait pas avoir des courbatures avec tout ça.

Si cela se règle en duel je suis certaine que vous vaincrez, ce n'est pas inquiétant. Espérons juste que rien de tout cela n'arrivera aux oreilles de l'Église...

Ouais, ils n'avaient pas besoin de savoir que Zélig et Suzume avaient bousillés une soirée coté juste par leurs délicatesses habituelles. C'est vrai, ils étaient plutôt loin maintenant, bien assez pour faire tomber les masques. Parfait ! Avant même qu'ils décident quoi faire, Suzume trouva quelque chose de plus important à demander. Il fallait qu'elle demande quelque chose qu'elle n'aurait jamais cru, même dans ses idées les plus bizarres, demander à Zélig.

Prêtre Z... Elle se retint, ayant compris que la petite ne voyait pas son père sous ce nom... Hum, voulez-vous bien détacher ma robe et défaire ce corset ? Ils se défont tous les deux par derrière. S'il vous plait...

Fit-elle en lui tournant le dos pour lui montrer l'ouverture, espérant qu'il accepterait, s'étant même montrée polie pour l'occasion. Si elle gardait un instant de plus ce corset aussi serré, elle ne répondait plus de rien. Oui, il y avait aussi une petite, mais elle ne lui demandait pas non plus de la déshabiller, juste d'ouvrir et de desserrer histoire qu'elle puisse au moins espérer respirer de nouveau. Et puis, ne lui avait-il pas dit au début de leur soirée qu'il s'y connaissait en corset ? Ça tombait à pic...

N'empêche, qu'aller-t-il faire maintenant ? Tout le monde rentre chez lui et personne ne parle de tout cela, en espérant en s'endormant que demain matin que tout aura disparu? À Suzume, cette idée plaisait bien. Après tout, vu le taux d'alcoolémie de l'homme, il y avait de grande chance qu'il ne se souvienne de rien au reveil... Par contre, les autres invités... Peut-être que son ignorance de la chose lui montait le chou, mais elle était inquiète au fond, malgré les paroles de Zélig. En fait elle s'en fichait d'un duel et compagnie, tout ce qu'elle voulait, c'était ne pas être en tort, ou qu'au moins au Clergé personne n'en parle. Si toute retombait sur Zélig, tant mieux. Honnêtement, qu'en avait-elle à faire ?
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 17 Avr - 18:38

Suzume la fille enleva la fleur qu'elle avait dans les cheveux pour redevenir Suzume la prêtresse mal fagotée. Peut être que ça lui pesait. Peut être qu'elle m'en voudrais d'avoir foutu en l'air une soirée où elle avait porté sa première robe de princesse et tout. Peut être qu'elle s'en fout.
Enfin je pense que c'était important, je pense qu'on devient pas prêtre aussi jeune si sa naissance a pas dérangé quelqu'un, et peut être qu'elle se demande ce que ça ferait si elle était née du bon coté des draps... enfin tu vas dire que j'extrapole sur mon propre cas, c'est sans doute vrai. Peut être que ses parents sont des laitiers super sympa mais qu'elle a manifesté le don, voilà. J'devrais arrêter de penser, en plus c'est à moitié triste et tout.

Quand elle parle, je hausse des épaules. J'vois pas tellement un noble gavé d'alcool me défier en duel en fait, stratégiquement c'est mieux de s'attaquer à un petit vieux de un mètre cinquante, et puis j'suis prêtre, ça impose le respect t'as vu. Essayer d'me buter, c'est un peu un crachat à la gueule de l'Eglise. Ça se fait pas. Boarf, ils vont sans doute plus m'inviter, voilà tout. Pour ce que ça m'emmerde, hein. Je jette un coup d'oeil à ma fille, par contre elle peut être que plus tard elle va se prendre des « tu sais que ton père c'était un gros con ? » et moi je serais sans doute mort ou j'aurais complètement perdu la boule – je peux pas imaginer qu'on puisse être en bonne santé à plus de trente cinq ans, c'est dire comme j'envisage sereinement l'avenir.

- Boarf, ils vont plus m'inviter, voilà tout. Tu défies pas en duel un mec qui fait deux têtes de plus que toi, et qui est prêtre par dessus le marché. Et puis t'inquiètes, un gonze du clergé qui pète un câble, ça arrive touuuuut le temps.

Regarde Emile, j'suis sûr qu'il a eu des millions d'incidents diplomatiques dans sa vie, et d'un autre gabarit qu'un malheureux pain dans la gueule.

Et puis là dessus, Suzume veut que je lui desserre son corset, rien que ça. C'est vrai que ça serait plus pratique et tout ça, elle arrêterait d'étouffer et ça serait sans doute plus confortable, mais la demande me surprend quand même. J'dois avoir l'esprit moins pragmatique, mais tripoter Suzume quoi ! C'est pas possible, pour me demander un truc comme ça, elle doit me voir comme une vieille copine qui mouille plus pour rien ni personne mais qui a une passion des fringues.

- OK.

J'arrête de me perdre en digressions intérieures et j'vais pour délasser tout ça. C'est d'un compliqué monstre, et savoir comment s'ouvre tout ce bordel monopolise toutes mes facultés mentales. Ça doit être dur de s'habiller, puis quand je tombe sur le corset, je ne m'étonne plus qu'elle n'arrive pas à respirer ! J'ai dû tirer comme un bourrins pour défaire les noeuds. Puis j'ai les mains qui tremblent, un peu. Mon cerveau me lance tout seul une brève image de Suzume dans une situation compromettante, ça dure une seconde, et ça me donne des frissons dans le ventre – pas plus bas. J'ai aperçu un centimètre de peau en relâchant le bordel sans l'enlever – sinon on aurait Suzume torse nu. Putain de bordel. Pendant une demi-seconde, j'ai eu un temps de battement, il n'y avait plus que moi, mes doigts, et la peau de Suzume à portée de main.

Je pense soudain à Emile – alors là oui, plus aucun risque de bander du coup – qui serait plutôt du genre à se servir en buffet gratuit. J'aime bien voir Emile comme un anti-moi. Et puis Uriel aussi. J'pense qui va essayer de taper dedans, ça serait tellement lui. Puis elle est mignonne Suzume, normal. Ça fait bizarre, en voyant son corset, t'as l'idée soudaine qu'elle a l'équipement féminin standard, ça surprend. J'me demande si Uriel est déjà passé ou pas, je devrais pas penser ce genre de trucs... elle est jeune quoi. Et jolie. Je secoue la tête.

- Bah voilà. Ça va mieux ?

Je referme la robe et tout, j'suis un peu gêné, mal à l'aise quoi. Puis j'vois ma fille et tout ça et ça me remet les idées en place.

- Euh.... on rentre ?
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Lun 2 Mai - 2:09

Respirer. Suzume en avait presque oublié le sens. C'est fou comme elle se sentait bien soudainement, comme si le monde était devenu d'un coup un peu meilleur en une seconde. La première chose qu'elle fit fut de prendre une bonne respiration, sentant avec joie l'intégralité de ses poumons se remplir d'oxygène. Bon dieu que ça faisait du bien, elle aurait presque bénit Zélig de savoir défaire ces corsets de malheur, mais devant l'air un peu gêné qu'il affichait quand elle se retourna, elle s'abstint de tout commentaire, se mordant la lèvre, à son tour mal à l'aise. Mince, elle avait encore oubliée qu'on commençait à la voir comme une femme maintenant. Une femme ça ne demande pas qu'on lui ouvre sa robe, ce n'est pas faux.
Ça pouvait paraitre con, mais Suzume, elle l'oubliait très souvent et très vite qu'elle n'était plus une enfant et qu'on la regardait différemment, maintenant. On oublie vite ce genre de détail quand, pour soit, il est évidemment que personne ne peut, d'une quelconque façon, éprouver des choses qui nous dépasse puisqu'elles nous rentent inconnues: Quand quelqu'un lui dit qu'elle est jolie, Suzume regarde la personne avec un air surpris, comme si on venait de lui dire qu'Uriel s'était baladé hier soir en rose fuchsia, pour le fun. C'était tellement... Bizarre. C'est ça, bizarre. Bizarre car elle n'avait pas l'impression elle d'être belle ou séduisante comme ces femmes qu'ils avaient vu dans la soirée qu'ils venaient de fuir. Elle n'était qu'une prêtresse non ? Un poignard qu'on met sous le cou de ceux qui peuvent devenir un problème. Une arme qu'on utilise sans remord. Rien de plus. Rien de moins. On s'oublie vite dans ces conditions.

Bien mieux, Merci bien.

Elle aussi fut gênée, mais cela ne se traduisait pas de la même façon chez elle, mais plutôt par quelques tics, raison pour laquelle elle passa une main dans ses cheveux comme pour gratter l'arrière de sa tête, ou peut-être pour remettre ses cheveux en place ? Qu'importe, en tout cas, elle cessa pour une fois de fixer son interlocuteur dans les yeux, et détourna le regard pour croiser deux prunelles qui ne la quittaient, eux.
Inanna.
Avec toute cette histoire Suzume en aurait presque oubliée la gamine qui la fixait en suçant son pouce tranquillement. Elle lui rappelait elle quand elle était plus jeune... Enfin bon, Suzume ne suçait pas son pouce petite, elle se contentait d'empiler tout ce qui lui tomait sous la main (ça la prenait encore quand elle réfléchissait), et petite Suzume ne parlait pas autant que la gosse (et ça n'a pas changé), mais elle fixait déjà les personnes, enfant, avec une insistance très gênante. Malgré qu'on lui ait dit un nombre de fois incalculable d'arrêter, aujourd'hui encore elle le faisait. Au final même en grandissant elle avait gardé beaucoup de son caractère d'enfant, la froideur et le mépris en plus cependant. Et pour le coup elle avait quelqu'un qui lui rendait son regard, mais qui n'avait absolument rien de glacial ou méprisant. Juste curieux et... Malicieux ?

Oui, je pense qu'il est préférable de s'arrêter là. Bonne nuit à vous Prêtre Zélig.

Fit-elle en s'inclinant un minimum, politesse et tout ça, voyez. Puis, se détournant, elle s'apprêta à partir. Mais quelque chose de totalement imprévue l'en empêcha. Des pleurs. Surprise de les entendre venir de derrière elle, elle se retourna soudainement pour voir Inanna piquer une crise. Immédiatement Zélig la prit dans ses bras, mais ça ne semblait pas être la raison de son caprice.

Je veux que la madame aux cheveux bleus elle reste !

Réussit-elle à décrypter entre les soubresauts et les larmes. Alors ça, c'était plutôt inattendu... Que faire ? Suzume se retrouvait un peu désappointée. Une partie d'elle en avait strictement rien à faire et n'avait qu'une envie : rentrer, enlever ses chaussures qui lui meurtrissaient les pieds, et dormir. Mais d'un autre côté... Zélig venait de lui rendre un service en lui desserrant son corset, elle pouvait bien lui en rendre un à son tour, non ? Le coté gamine totalement égoïste avait envie de répondre non, c'est son problème, sa gosse, pas la sienne. Mais, par chance pour tout le monde, il ne prit pas le dessus. Non parce que d'un autre coté voir cette petite pleurer la paniquait, ça la rendait presque... Triste ? Non pas autant que ça, mais disons qu'un sentiment de tristesse planait en elle. C'est triste un gosse qui pleure, et chiant aussi, sans compter que ça tue les oreilles. Et puis il faut toujours rendre ce qu'on doit aux autres, pour ne jamais rien leur devoir.
Penchant la tête sur le côté elle hésita un instant. Vu l'heure, la miniature de Zélig n'allait pas veiller longtemps, Suzume n'avait qu'à les raccompagner, attendre que la petite dorme, puis rentrer au Monastère. Son plan semblait impeccable. Elle lança un regard entendu à Zélig, enfin, pour elle en tout cas.

Bon, dans ce cas, je pense qu'il est préférable que je vienne avec vous...

À peine la réponse fut-elle donnée, que déjà les larmes s'évaporèrent toutes seules. Bonne comédienne la gamine... Un instant Suzume se demanda quand même à quoi pouvait bien ressembler la maison de Zélig, et tout ce qui lui venait en tête lui semblait improbable... Par contre, elle imaginait des ours en peluche faisant dix fois la taille de la gamine trainant dans toute la maison, sans compter les poneys se baladant librement dans l'habitation avec de gros nœuds roses ou bleus autour du cou, et des tresses dans la crinière. Oui, parfois l'imagination de Suzume partait en vrille.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Lun 2 Mai - 14:40

Voilà, quelques fois je l'avoue, j'ai des pensées bizarres. Cruelles même.
Quand j'ai vu ma fille se mettre à pleurer à cause du départ de Suzume, j'ai eu la brève et claire vision de moi la saisissant par les pieds pour la foutre dans le fleuve. Et je continuerais ma route, ça serait un putain de soulagement. Je déteste quand elle pleure, parce qu'il faut interrompre tout processus en cours pour que cela cesse. C'est le bruit de la galère. Oh putain, comme ça serait bon, ma fille dans l'eau, elle crierai plus, et je pourrais aller me promener dans les bois l'esprit vide. Et puis je foutrais toute l'Eglise dans le fleuve aussi, et tout ce qui s'y rattache, et puis mon titre à la con que j'ai rien fait au monde pour l'avoir. Je serais le fils de personne, le père non plus, le prêtre encore moins, et j'irais cul nu dans les bois élever des poules. De temps en temps j'irais fumer des clopes en face du fleuve en souriant bêtement, et je retournerais me gratter les couilles.

Mais évidemment je l'ai pas fait, mais imagine la scène quoi, au ralenti, avec de la musique en fond. Je prendrais ma fille par la taille, elle crierai de peur – mais on entendrait que la petite musique, ça ferait moins tragique comme ça – et elle finirait à la flotte. Je prendrais Suzume après, et ses fringues à la con qui la rendent magnifique, et hop elle prendrait un bain aussi – elle aurait une tête affolée, ça changerai, ça serait comique. Et j'enlèverais mon costume de prêtre pour le foutre à l'eau aussi, et je leur tendrais mes majeurs en tirant la langue. Puis j'me casserais.

Mais j'l'ai pas fait, j'ai pris ma fille dans les bras en voyant pas comment la consoler là, du tac au tac – elle va sans doute hurler pendant cinq minutes, puis se fatiguer, et moi aussi par la même occasion. Heureusement Suzume a sauvé les meubles en proposant de rester. C'est très bien ça. Dans son cœur se niche quelque part, loin, de la compassion. J'comprends, c'est pas évident quand on est prêtre, personnellement j'ai tendance à calculer mentalement la quantité de sang que doit avoir le moindre clodo qui passe, pour savoir combien de temps j'attendrais entre le moment où je lui ouvrirais la gorge et celui où je pourrais faire un pantin. Enfin elle aurait très bien pu se tirer la gamine, mais c'est l'effet Inanna ça, j'ai créé un monstre !

- Ah euh... cool merci.

Ouais, enfin elle a raison sur quelques points. D'une, la petite s'endormira sans doute en trois secondes et demi, de deux sa chambre est effectivement une débauche d'ours en peluche et le poney s'est bien retrouvé avec un ruban à un moment. Qui a pas fait long feu, vu qu'il aime bien se rouler par terre.
Ensuite on marche en silence vers chez nous – c'est pas très très loin – et Inanna – que j'ai reposé par terre – cherche bien fort ce qui a pu motiver son caprice. En effet, il faut bien dire quelque chose à la dame aux cheveux bleus, maintenant qu'on l'a empêché de rentrer chez elle.

- Dis, pourquoi tu as l'air triste ?

Et là, facepalm, c'est-à-dire que je portais ma main à mon visage pour le cacher tellement j'étais dans la désolation la plus complète. Paraît que c'est la magie des enfants de pointer du doigt les trucs que les adultes, ces vilains sans imagination ni fantaisie, gardent pour eux. Que Suzume est un peu inexpressive par exemple.

- Mais non elle a pas l'air triste.

- Mais si !

- Non.

Après elle a plus rien dit ! T'as vu ça cette autorité de folie ? C'est des trucs comme ça qui t'illuminent la soirée tu vois ? Et puis on est arrivé à la baraque – je t'avais dit que c'était pas loin, je fais jamais milles bornes à pied avec une petite fille tu vois. J'fais signe à Suzume pour rentrer, et je réfléchis aux procédures à suivre. Bon, coucher Inanna, ouais et euh... proposer du boire à Suzume ? Ouais, il paraît que ça se fait. Putain de convenance que je connais pas. En fait, vu qu'elle est pas noble, j'crois que j'suis censé la virer à coup de pompe dans l'oignon dehors... mais après Inanna va se remettre à pleurer.

- Pitié tu veux bien attendre qu'elle dorme avant de partir ? Pitié pitié pitié. Ouais sinon...tu veux du thé ? Ou du café ? Ou plus fort ? … enfin j'vais faire chauffer de l'eau.

Ce qui me propose une saine distraction pour pas penser qu'il y a une prêtresse gênée dans mon entrée. Je me précipite dans la cuisine sur la droite pour aller chercher du Chateau-Lapompe pour la foutre dans la bouilloire sur la cheminée*. Si elle veut du cognac et pas de mon eau pourrie, je m'en fous, j'me prends du café. Puis j'mettrais du Whisky dedans. Oh putain oui.
Pendant ce temps j'entends des bruits de pied se précipitant dans sa chambre... elle va dormir ? Ah non, les pieds redescendent.

- REGAAAARDE C'EST EMILE L'OURS INQUISITEUR !

Ouais, voilà encore de la distraction saine. Faut que j'aille la coucher, avant d'aller me faire une vasectomie – je sais pas pourquoi, quand je me lance ce genre de remarque mentale, j'imagine toujours des rires pré-enregistrés qui se ferait entendre après.
Je vais donc choper ma progéniture sous le bras – vives protestations – et j'lui explique que c'est l'heure de dormir. J'la laisse s'habiller dans sa chambre – oh, elle est assez grande hein – en fumant une cigarette en essayant de pas penser à Suzume perdue dans ma grande baraque, que j'ai laissé toute seule parce que j'allais pas l'emmener assister au coucher de la petite. Même moi j'y assiste pas, elle est trop grande pour ça, enfin je crois.
Une fois que chemise de nuit et enfant sont en parfaite compatibilité, je la fous au lit. Tu m'diras, une bonniche aurait pu s'en charger, mais d'une, quand on commence à laisser les bonniches tout faire, on se retrouve avec un gamin de dix huit ans qu'on connait pas – enfin je crois – et de deux, les pauvres doivent être rentrées chez elles pour dormir un peu, j'vais pas les chercher par la peau du derche pour faire bouillir de l'eau et coucher une gamine, quand même ! … ouais je sais, j'ai pas encore l'esprit très très noble, j'te rappellerais quand j'en serais à demander à un mec de me torcher, t'inquiète.
Je redescends.

- 'tain quand tu fais pas tout comme d'habitude avec les chiards, après c'est le bordel partout.

J'ai tenu quelques heures sans jurer, faut que je me rattrape. Et puis je vois pas trop de quoi parler sinon, Suzume et moi, j'crois qu'on est pas très loisir & philosophie, du coup faut bien trouver de quoi causer. Bruit de bouilloire qui siffle.

- Ah ouais, le café avec du whisky dedans.... oh putain ça y est je radote tout seul.

Ouais, l'eau bout et je radote. Du coup j'vais la chercher et sans réfléchir j'en fais deux doses bien serrées, alors que j'ai même pas écouté la réponse de Suzume tout à l'heure. Si ça se trouve, elle en veut pas, de l'Irish Coffee, mais j'fais pas gaffe, mon cerveau est dans les choux là. En plus j'lui ai fait un bol quoi, ça fait beaucoup de Whisky dans du café pour une si frêle jeune fille.

- Ouais bah... voilà. Avec un peu de chance elle se relèvera pas.

Bien sûr, j'ai oublié qu'elle avait pris son ours favoris en bas et qu'elle allait redescendre, fatalement. Tu vois pourquoi Suzume il faut pas faire d'enfants ? Après ça donne des longs bordels rien que pour faire chauffer de l'eau.


* Bah j'suppose qu'ils ont pas le gaz de ville hein. Ni le panneau solaire sur le toit pour la bouilloire électrique. Ni la mini-centrale nucléaire dans le jardin.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Sam 6 Aoû - 0:30

Suzume ne trouvait pas la réponse à la question qui tournait dans sa tête : Pourquoi avait-elle décidée de les raccompagner ? Par pitié pour Zélig dépité devant les pleures de sa gamine, alors qu'il devait être, tout comme elle, fatigué de cette journée (enfin, surtout par la soirée) ? Par pure curiosité pour savoir à quoi pouvait ressembler la maison d'un noble ayant une salle de travail où traîne souvent des macabés ? Peut-être pour que cette soirée persiste un peu plus longtemps ? Ou alors par... Compassion (elle qui ne savait même pas que ça existait)? Allez savoir, elle-même avait du mal à se comprendre parfois, il y avait comme un trou béant entre ses envies et ses actes. Ce qu'elle voulait plus que tout, c'était servir l'Ombre, l'équilibre, et toute la clique. Et pourtant, elle faisait parfois des choses sans même avoir conscience de les vouloir. Tout comme elle ne pouvait s'empêcher de fixer cette petite fille encore et encore, comme si elle était intriguée par cette gamine, voir même fascinée... Peut-être Jalouse ? Non, c'était insensé, on ne peut pas être jalouse de ce qu'on ne connaît pas. Suzume avait rejoint l'Église dès ses plus jeunes années, elle ignorait totalement ce que c'était d'avoir un père. D'avoir une famille. L’Église était sa famille se disait-elle, l'Ombre était leur mère à tous... De bien belle parole, qui ne n'empêchait pas Suzume de continuer à fixer cette gamine. Bizarrement, l'enfant fit de même, et finit même par poser une question alors que tout le monde marchait en silence depuis bien deux minutes.

Ah, la cruelle franchise des gosses.
Suzume, triste ? Quelle drôle d'idée, pour être triste, il faudrait déjà se permettre de montrer ses émotions. Que devait-elle répondre, c'était la première fois qu'on lui disait ça, en traitre en plus, alors qu'elle ne s'y attendait pas. Par chance, elle n'eut rien besoin de dire que déjà le père et la fille partaient dans un débat stérile à coup de « oui » et « non » auquel Suzume ne préféra pas se mêler. Si la prêtresse avait eu le moindre sens de l'humour, elle aurait trouvé l'ensemble comique : c'est vrai, ils étaient marrant tous les deux comme père et fille à se chamailler ainsi. Elle ne pouvait même pas sourire tendrement en les regardants faire, car elle n'avait aucune idée de ce que ça pouvait être un lien père/fille, il n'y avait donc rien d'attendrissant à ses yeux dans ce tableau, point.
Après tout, son père à elle avait essayé de la tuer. Suzume en avait donc conclu que les parents n'aimaient pas leurs enfants, et n'ayant plus sa mère pour la faire changer d'avis, elle en était venue à se dire que ce genre de lien était futile, pire, qu'il affaiblissait les gens, au point qu'elle était contente de ne pas avoir une famille. La religion était sa seule famille. L'Église sa maison. À jamais.
Haussant des épaules devant la remarque de la gosse, elle préféra oublier. Comme bien souvent quand elle n'arrivait pas à comprendre quelque chose, elle se contentait de l'ignorer. Pourquoi l'avis d'une gamine aurait une quelconque importance pour elle ?

Arrivée devant la maison (graaaande maison), Suzume resta hésitante un instant, regardant Zélig. Elle n'était pas noble (en théorie si, à 50%), elle ne pouvait donc pas rentrer comme ça chez lui, et même s'il l'invitait, il y avait un certain protocole à respecter. Protocole dont Suzume ignorait tout. Elle ne pouvait pas et apprendre la manipulation des ombres, devenir une assassin hors pair et connaître tout ce qui concernait la « Haute » par la même occasion. Cependant, vu que le prêtre trouva bon de la supplier de rester pour que la gosse ne pleure pas à nouveau, Suzume dodelina doucement de la tête, puis se laissa entraîner dans la maison sans un mot. Elle n'avait pas vraiment envie de lui dire non, ne voyant pas l'utilité de refuser, et puis, elle n'aurait pas dit non à un petit thé... Histoire de se détendre quoi... Bah elle entre, donc.
Mais après... Eh bien elle resta debout dans l'entrée, ne sachant ni ou aller, ni que faire... Surtout que la petite venait de disparaître en courant dans les escaliers et que Zélig avait lui aussi trouvait bon de disparaître... Ils n'étaient pas de la même famille pour rien eux.
Bon. Puisqu'on la laissait la toute seule, Suzume décida de partir à l'exploration. Mais avant... Posant sa main sur le mur pour prendre appui, elle enleva ses hauts talons qui, bien qu'ils lui offraient quelques centimètres avantageux, lui blessaient les pieds avec le sadisme d'un inquisiteur. Qu'importe qu'elle abime ses bas à marcher ainsi pied nu, et tant pis aussi pour la politesse et le reste, comme si elle en avait quelque chose à faire de la politesse alors que le noble en face d'elle c'était Zelig (lui noble, non mais on aura tout vu). Marchant dans les couloirs sans un bruit, la jeune fille fut bien contente d'être de nouveau silencieuse, bien que sa robe continuait à la gêner dans ses déplacements. Son Royaume pour sa robe courte de prêtresse...

Si Suzume maîtrisait le déplacement silencieux, il était certain que ce n'était pas le cas de la môme de Zelig, car celle-ci fit plus de bruit qu'un terroriste en salle de torture avant d’apparaître, toute fière, pour lui mettre son ours en peluche blanc (qu'elle lui colla à deux centimètres du visage en levant les bras). Suzume n'avait pas encore eu le privilège de rencontrer le baron, mais elle était certaine qu'il était bien moins mignon... De fil en aiguille l'ours arriva dans ses mains sans lui demander son avis, et Suzume se retrouva à fixer la chose sans vraiment savoir quoi en faire...
Par chance, Zélig arriva pour sauver l'adolescente, amenant avec lui sa miniature (pour la coucher, et tout ce qui va avec). Et donc pour la énième fois la prêtresse se retrouva abandonnée comme une chaussette sur le carrelage. Dans une maison inconnue, en plus... Bah tant pis : ne pas se laisser démonter. Suzume décida donc de continuer sa visite. Cette maison était étrangement banale pour une maison de prêtre, bien qu'un peu vide par rapport à celles d'autres nobles que la prêtresse avait eu l'honneur de visiter.

Bien vite, Suzume arriva au Salon, et à défaut d'avoir autre chose à faire qu'examiner le tout, elle décida de s’asseoir, posant l'ours en peluche juste à côté, bien assis dans le canapé. Ah ! Zelig venait de réapparaître, jurant comme un charpentier en parlant de sa gosse. Et Suzume ne trouvant rien à répondre (toujours aussi peu bavarde), se contenta de le fixer, le regardant traverser la pièce pour se rendre dans la cuisine. Hum, c'était peut-être le bon moment pour lui dire qu'elle voulait du thé, non ? Bah elle n'en eut pas le temps que déjà il disparaissait tel un courant d'air... Pour peu, Suzume se serait presque sentie serieusement agacée de le voir disparaître autant de fois en si peu de temps depuis qu'ils étaient ici.

Et c'est ainsi que Suzume se retrouva avec un bol de café imbibé d'alcool dans les mains. Elle qui n'avait jamais bu jusqu'à aujourd'hui, allait rouler sous la table avec tout ça. Regardant la chose aussi fixement que si cela avait été un terroriste prêt à attaquer, elle hésita à dire à Zelig qu'elle préférait de loin un simple thé. Mais... Mais son amour propre qui la poussait à toujours vouloir jouer les jeunes filles dix fois plus mûre que les autres refusa de se plaindre... Allez, ça ne devait pas être aussi imbuvable que ça... Après un soupire silencieux, elle y trempa les lèvres... Et du se retenir de faire une grimace. Ce n'était vraiment pas bon le café, encore plus avec de l'alcool, et sans sucre. Fermant les yeux, elle se força à prendre une gorgée qui ne prit pas longtemps à lui monter à la tête, lui brûlant doublement la gorge au passage... Allez, plus vite elle en finirait avec ce bol, et plus vite... Elle pourrait partir ? Oh oui, partir, quelle douce idée. Mais pour l'instant il fallait faire la conversation. Aussi, Suzume trouva bon de continuer la discussion sur la petite, parce qu'honnêtement, elle n'avait rien d'autre à dire.

Elle ne manque pas d'énergie... Pensez-vous la faire rejoindre la prêtrise par la suite ? Si elle a votre talent, ce serait une bonne chose pour l’Église.

Bah quoi ? Comment vouliez-vous qu'elle devine que c'était le pire cauchemar du prêtre alors que pour elle c'était l'honneur de toute une vie de devenir prêtre. D'après Suzume, on rêvait tous de devenir prêtre, évidemment. Et en plus, elle faisait un compliment à Zélig, que demander de plus ?
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Sam 6 Aoû - 16:09

A dire vrai, je n'ai pas songé que Suzume puisse être gênée à ce point là d'être chez moi. En fait, je ne pense pas à grande chose, comme le fait qu'abandonner des gens gênés dans son salon, c'est pas très gentil, mais ça a jamais été tellement mon truc de penser à ce genre de chose, j'suis un peu trop bah... bourrin – c'est le mot – pour que ça m'effleure. Donc je bois une gorgée de mon bol en regardant Suzume par dessus sans me douter de sa méfiance, ou de sa gêne, ou de son je-sais-pas-quoi. Ce qui est bien avec moi, c'est que quand je sis quelqu'un du même rang que moi, je me prends pas trop le chou, c'est juste quand je me sens clairement en infériorité sur certains plans que ça va plus. Comme avec Uriel, qui cumule à le fois le fait d'être plus intelligent que moi et mon seul supérieur – enfin je pense, personne d'autre m'ordonne des trucs.

Je me rallume ensuite une cigarette, on reste un petit moment dans le silence, ni elle ni moi ne sommes capables d'entretenir des conversations vides de sens comme les vrais nobles, alors on dit rien. Moi ça me dérange pas, j'aime bien apprécier la chaleur de la cheminée dans mon dos et celle de l'alcool dans mon ventre. J'acquiessait mollement les paroles de Suzume à propos de l'énergie de ma fille, c'est vrai qu'elle en avait plein, c'était crevant. Là tu vois, on fait style elle va dormir, mais à tous les coups elle va pas, là elle doit chercher une bonne raison de descendre me casser les couilles. Un verre d'eau par exemple, n'importe quoi.

Puis ensuite Suzume me déclare comme une évidence que Inanna pourrait bien rejoindre la prêtrise. De surprise, je m'étouffe avec mon café et je tousse. Oui, c'est assez caricatural.

- Oh bah non, je l'aime bien.

Ça me semble une évidence : on met un enfant chez les prêtres quand on en veut pas. C'était mon cas à moi après tout, donc je généralise. Et puis même si c'était potentiellement une aussi bonne prêtresse que moi, j'le ferais pas non plus. J'veux bien être salement fanatique tant que tu voudras, hors de question de donner ma gosse à la religion. Et puis je sais pas quel noviciat a eu Suzume, mais le mien était pas très cool. Enfin on ne parle pas de ces choses là entre prêtre, question de pudeur.
Mais face à son air surpris, je me sens obligé de m'expliquer.

- Bah j'sais pas, moi on m'a collé à l'Église à cinq ans parce que je suis un gros bâtard, j'en ai chié, j'ai pas envie que ma gamine subisse la même chose dis. Enfin ouais, j'suis comte depuis pas long, effectivement, mais juste parce tout le reste est cané ou trop consanguin et infécond.

Ouais t'as vu, j'parle de l'état des spermatozoïdes de ma famille paternelle, c'est la classe. Enfin les miens vont bien apparemment, et j'suis bien le seul.

- Enfin ça m'fait marrer, ils se sont cassé le cul à bien se reproduire entre eux comme un élevage de chien blonds et blancs là, et c'est un gros fils de pute noir avec sa gamine pas plus légitime qui héritent de la boutique.

Ouais parce que ça se voit pas, mais mon père est blanc. Enfin j'tiens surtout de ma mère pour ces choses là, de toute évidence, même si j'ai le teint plus pâle probablement. Moi j'dirais « chocolat » ou un truc comme ça, même si ça fait un peu chien. Enfin file moi un nuancier, plutôt.
Je regarde dans le vague en songeant combien ma position est précaire point de vue noblesse. En fait, par définition, je n'ai strictement aucune légitimité, et ma fille encore moins que moi. Il faudrait la marier à un petit connard bien bien légitime et PEUT ÊTRE que ses futurs enfants seraient pas trop souillé point de vue sanguin, même si il resterait des gros accrocs dans la tapisserie familiale.

- Ouais enfin, t'es entrée dans les ordres volontairement toi ?! C'est sûr que c'est mieux comme situation que les gars qui triment toute leurs vies les deux pieds dans la bouse, mais c'est pas une sinécure non plus quoi.

Comme si ça pouvait être possible. Je reprends une gorgée de café et tire un peu sur ma cigarette, songeur.


Dernière édition par Zélig Faoiltiarna le Sam 6 Aoû - 16:10, édité 1 fois (Raison : Uriel pue du cul.)
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Sam 6 Aoû - 18:32

Suzume ne comprenait plus rien. Pourquoi Zelig disait aimer sa fille et ne pas vouloir la faire devenir prêtresse ? Parce qu’être une noble passant sa vie dans les orgies et les complots était mieux ? Soit il y avait quelque chose dans cette phrase de franchement pas normal, soit la boisson montait à la tête beaucoup plus vite qu'elle l'aurait pensée. Heureusement, devant l'air surpris (enfin, on parle de Suzume là) de la jeune fille, Zélig eut la bonne idée d'expliquer son point de vue (quand il eut fini de s'étouffer) alors qu'elle continuait à boire le café en silence, essayant de faire de son mieux pour ne pas grimacer alors que l'alcool commençait doucement à faire un feu confortable dans son estomac, une sensation nouvelle, et un peu désagréable...

Oui, ce qu'il disait ce tenait. Mais Suzume était un peu surprise d'apprendre que lui aussi était un bâtard qu'on avait mis à l'Église pour s’en débarrasser, parce que, il avait un titre de noble maintenant. Ils avaient, peut-être, plus en commun qu'elle le pensait, et pourtant, n'avaient absolument pas la même vision de l'Église.
Suzume aussi en avait bavée pendant son noviciat, surtout au début, après, elle s'était renfermée sur elle-même, elle s'était endurcie, pour ne devenir celle qu'elle était aujourd'hui. De plus, son obéissance exemplaire lui avait valu de ne jamais s’attirer les foudres de ses professeurs. Ne se consacrant plus qu'à l'Ombre, elle avait trouvé là un moyen de supporter ce que d'autre, comme Zelig, avait mal vécu. Le noviciat n'était pas forcement une partie de plaisir, et beaucoup finissait bien souvent cassé à la fin. Ne devenait prêtre uniquement les plus forts, c’était la façon de faire de l’Église de l’Ombre. Seul le talent de Suzume lui avait permis un chemin plus agréable. Ça, et sa mauvaise habitude à vouloir toujours s'entrainer seule, pour progresser encore plus vite. Zelig et elle avait en gros commencé de la même façon, la suite avait juste était un peu différente.
Sauf que Suzume, elle ne deviendrait jamais noble, parce que, de toute façon son père était marié à une noble dont l'héritage ce faisait toujours de mère en fille, même s'il l'avait reconnu, elle n'aurait rien eu, et c’est alors la femme qui aurait trouvé un moyen de la faire disparaitre. Sa seule solution donc ne se trouvait pas dans les liens du sang, mais belle et bien dans l'Église. Devenir Haut prêtresse? Peut-être...

Sans un mot toujours, elle écouta la suite de discours de Zélig. Elle ne savait pas trop si c'était « marrant » que ce soit le bâtard de la famille qui hérite de tout, mais à vrai dire, elle s'en fichait. Les nobles étaient des choses sans intérêt pour elle, bien qu'elle se doutait, qu'un jour ou l'autre, il lui faudrait impérativement revoir son jugement au risque de se faire balayer. Il n'est jamais bon de sous-estimer les nobles et leurs puissances...
Dans sa tête, Suzume imaginait le père de Zelig en homme blanc comme la lune avec des cheveux tout blond. Et des yeux bleus, tiens, pour couronner le tout. Regardant le prêtre, elle fut d'accord pour dire qu'il faisait tache dans le tableau, surtout quand on imaginait la femme de son époux tout aussi blanche. Pour sa part, c'était tout le contraire, pour avoir vu son père avant d’en faire un esclave, Suzume reconnaissait sans mal être son portrait craché. Et c'était bien là le problème. Si elle avait eu la peau et les cheveux aussi noire que Zelig, elle ne serait jamais rentrée dans l'Église, parce qu’il n’y aurait rien eu à cacher. Encore une fois, s'ils avaient bien quelques points communs, par la suite, tous les séparait. C'était ces quelques points qui faisaient de Suzume une fanatique, Et qui empêchait Zelig de faire rentrer sa fille en noviciat.

Sans un bruit, Suzume replia sa jambe sous elle, puis ramena l’autre à elle, passant son bras libre autour et posant sa tête sur son genou. Ce n'était vraiment pas une façon de s'asseoir pour une dame, mais bon, la dame en question c'était Suzume, tout s'expliquait. Laissant Zelig poursuivre, elle continua à boire par petite gorgée timide du café. Finalement ce n'était pas si mauvais, mais sans alcool ça aurait été mieux, ce dernier continuait d’ailleurs sournoisement son chemin dans l’organisme pur de la jeune fille. À une vitesse fulgurante.

Suzume n'avait jamais parlée de son histoire. À personne. Parce qu'elle n'en avait jamais ressenti l'envie, et parce que personne ne lui avait demandé jamais demandé... Quand on rentre dans l'Église on laisse tout derrière, non ? Mais à croire que l'alcool la rendait plus bavard, il la faisait se sentir un peu mieux. Un peu seulement. Suzume ne savait pas trop pourquoi elle avouait à Zélig ce qu'elle n'avait jamais dit à personne. Peut-être parce qu'il pouvait la comprendre? Peut-être, mais là encore, c'était vite dit...

Je ne suis pas née du bon côté du drap moi non plus, et mon père a essayé de me tuer quand il vu sa bêtise. Donc non, je ne suis pas rentrée dans le clergé de ma propre volonté, mais est-ce vraiment important? Vous savez, si je n'étais pas devenue prêtresse, je ne serais pas là pour en parler, je pense. Je ne regrette rien, servir l'Ombre est une bénédiction. J’ai donc donnée ma vie pour l'Église sans une once de regret.

Même si elle ne souriait jamais, et ne s'amusait pas vraiment comme les filles de son âge, elle était réellement fière d'être prêtresse, de tuer les hérétiques, de servir Uriel. De servir l’Ombre. C'était un peu sa façon à elle de lui être redevable pour lui avoir donné les moyens, le talent, la force nécessaire pour se protéger, et qui plus est, pour avoir un rêve : quoi de mieux pour la servir que de devenir Haut prêtresse?
C'était, pour elle, la seule solution. La seule récompense possible.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Sam 6 Aoû - 21:50

J'appris avec étonnement que l'histoire de Suzume était assez proche de la mienne. Bon, sauf l'histoire de l'infanticide et tout, mais ça démontre bien ce que je dis : l'Église, c'est pas pour les gens qu'on aime. Dont on veut se débarrasser sans les tuer, oui, mais on ne souhaite généralement pas ça à un proche. J'écoutais Suzume en tétant sur ma cigarette. Elle parle avec sincérité, l'Église c'est sa vie tout ça, tu vois le topo. C'est la mienne aussi, mais si je suis assez pieux, je crois que je ne donnerais pas ma mort comme ça pour Elle. A vrai dire, j'ai toujours quelques réserves qui subsistent, comme ne pas donner ma fille à l'Église, un choix qui paraît plutôt évident pourtant. En fait, je ne sais pas ce que je veux qu'elle fasse plus tard, et à la longue, je me dis qu'elle fera le choix elle même, même si ce n'est pas l'usage. Disons que ça me débarrasse de la corvée de choisir une destinée pour quelqu'un, j'aurais pas choisi pour moi, je choisirai pas pour elle, c'est parfait. Enfin en tant que fille de noble, c'est assez aisé, normalement elle devrait se marier, pondre et éventuellement faire quelque chose à coté comme de la broderie et picoler – c'est l'image que j'ai des loisirs de noble. Évidemment c'est pas ce que je lui souhaite, mais c'est hélas le plus probable.

Je regarde mon café d'un air las, la joue appuyée contre mon poing et la cigarette entre deux doigts. C'est pas marrant. Enfin je suis ravi que Suzume y trouve son compte. Je lape un peu de café, j'aime bien le goût moi.

- Bah... j'sais pas, j'aurais bien aimé apprendre à lire par exemple, mais comme c'était pas la priorité de l'Église ce genre de truc, j'suis passé à l'as. Enfin je connais les Écritures par cœur du coup, mais j'aurais p'ète été disons... moins faible de la soupière.

Bah oui, si j'avais été légitime, j'aurais eu un précepteur et tout du coup, qui aurait bien perdu son temps à m'apprendre à lire et tout ce genre de connerie, et j'bloquerai p'tète moins sur des mots à la con parce que j'aurais plus de vocabulaire. Par exemple, je croirais pas que l'humilité, c'est quand y a de l'eau qui s'infiltre dans le mur. Puis c'est dur de vivre avec l'idée qu'on est con comme une pelle aussi, il faut bien le dire. Donc contrairement à Suzume, des regrets j'en ai, mais je suis plus vieux, j'ai eu plus de temps pour m'apercevoir qu'il me manquait des trucs.

- Et puis bon... c'est une chose de donner sa vie à soi, mais donner celle de quelqu'un qu'on aime bien, c'est plus compliqué. J'supporterais pas qu'elle ait mal, mais si moi j'en chie c'est mon problème, c'est admis quoi. Enfin déjà j'aurais dû la buter ou m'en débarrasser parce qu'elle me vole du temps que je pourrais consacrer à l'Église alors bon... d'un autre coté, si elle avait pas existé, j'aurais pas trouvé mon sort à moi là, tu sais le truc avec les pantins d'ombre et tout. J'espère que ça compense.

Ouais parce que je ne suis pas un sale hérétique non plus, même si contrairement à Uriel et à Suzume je pose des limites. Parce que Inanna, contrairement à moi et à tous les pégus de la terre, c'est fragile, ça tient à pas grand chose. Ma disparition même pourrait la broyer, et je te parle pas du reste, et la petite fille qui hurle à travers la maison disparaitrait pour toujours. Ça me serait insupportable. Et c'est dur aussi, d'avoir une vie à charge, plus dur que de s'occuper de la sienne à soi, parce que j'ai pas le droit de la détruire. Je frotte mes avant-bras à travers le tissus de mes fringues.

- PAPAAAAAAAAAAA ! Il est où mon ours ?

Je sursaute face à l'appel – les nerfs tu vois – et je me demande où est cet ours, juste pour faire cesser le hurlement qui traverse la grande baraque. Où je l'ai vu la dernière fois ? Ah oui ! C'est Suzume qui l'avait.

- Tu l'as posé où ?
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 7 Aoû - 10:54

Le discours du prêtre surpris Suzume suffisamment pour que ses yeux s'arrondissent (un peu) sous la surprise. Comprenez la, elle qui voyait Zelig comme un traître complètement idiot, mais doté d'un talent non négligeable pour la maitrise de l'ombre (bien incapable de bien faire quelque chose), elle le voyait soudainement, comme un traître, toujours doté de talent, sans doute possible, mais peut-être moins con qu'elle s'efforçait de le croire. Certes, sa façon de parler était vraiment spéciale, mais la forme ne changeait rien au fond, ce qu'il disait était vrai. Venant de la bouche de n'importe quel autre prêtre Suzume s'en serait complètement fichue. Venant de Zélig, elle écoutait, intriguée.

Ah, la bonne humeur n'était plus à l'ordre du jour depuis que la petite avait disparue. Peut-être parce qu'elle était la seule dans cette histoire à être encore assez innocente pour se réjouir de tout? Peut-être. Toujours est-il que la conversation était sombre, tout comme leurs regards qui s'attardaient ici et là, laissant de long silence entre chaque réponse. L'Église. Elle régissait leur vie, et même maintenant, alors qu'ils étaient loin d'elle, son ombre planait comme un non-dit, comme une chose dont on aurait voulue se détacher, et qui pourtant était vitale. La vie de Suzume dépendait d'elle. Pourtant... Pourtant, elle comprenait, aussi étrange que ça puisse paraître, ce que voulait dire Zélig. Devenir prêtre avait ses bons et ses mauvais côtés. Pour certains il y avait plus de bons côtés, comme pour Suzume. Pour d'autre, il y avait tant de mauvais côtés qu'il devenait difficile de voir le bon dans tout ça. C'était peut-être le cas de Zelig. Après tout, elle n'en savait rien.

"Toute existence est équilibre..."

"Et l'Ombre en est la forme la plus parfaite". Il connaissait sûrement ce début de Verset tout aussi bien qu'elle, mais elle avait trouvée bon de le citer, car il représentait bien ce que venait de dire Zélig. Il avait eu une enfant, qu'il avait gardé. À cause de ça il n'avait pas pu servir l'Ombre correctement (pour ne pas dire qu'il avait trahi tout le monde), mais grâce à cela, une magie ancestrale de leurs ancêtres était revenue. Était-ce une bonne chose ? Que la réponse soit oui ou non, cela n'empêchait pas l'équilibre de se faire. Un bien pour un mal. Ou un mal pour un bien. Comment ne pouvait-on pas croire en la grandeur de l'Ombre quand on voyait à quel point elle dirigeait les moindres petites choses de ce monde. Ce constat ne fit qu'enflammer la haine silencieuse de Suzume pour les hérétiques.

Tout comme Zelig, Suzume sursauta (de surprise, pour sa part) en entendant la voix de l'enfant s'élever dans un cri. Que ce passait-il encore? N'allait-elle donc jamais dormir cette petite ? Mais oui, c'est vrai qu'elle avait oublié son ours blanc, Émile l'inquisiteur, qu'elle lui avait mis dans les pattes de la prêtresse avant que son père ne la fasse disparaître, laissant Suzume avec un ours en peluche pour la première fois de sa vie.
Devant la question de Zélig, Suzume se contenta de tourner la tête à gauche, pour regarder l'Ours, silencieusement assis sur le canapé (sur lequel elle s'était elle-même installée). Comment avait-il fait pour ne pas remarquer cette tache blanche? Prenant l peluche à deux mains, Suzume se leva avec une agilité quelque peu amochée par la boisson qui lui tournait doucement la tête. cependant, elle resta debout et droite, c'était l'essentiel, l’honneur était sauf. Bientôt la petite déboula dans le salon, regardant un instant son papa et Suzume, avant de tendre les bras pour récupérer son ours. À tous les coups, vu la tonne de peluche qu'elle devait avoir, cela avait juste été une excuse pour venir voir ce qui se passait en bas. C'était bien connu (sauf de Suzume), les gosses adoraient revenir veiller quand on leur disait de se coucher... D'ailleurs Inanna sembla même prête à faire des histoires pour ne pas retourner au lit, mais l'énorme bâillement qu'elle étouffa sembla la dissuader de rester, il était bien tard pour une si petite fille. Souhaitant bonne nuit, elle disparue, ours en mains.
Retournant à la place qui était la sienne, Suzume garda le silence. Il n'était pas vraiment désagréable, et puis, la chaleur du feu plus celle de l'alcool l'assommait un peu trop pour qu'elle pense à autre que « le calme, c'était drôlement bien ». Loin des soirées mondaines trop lumineuse, des corset qui asphyxies et des talons qui torturent...
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 7 Aoû - 15:10

Après mon petit monologue, Suzume cita des Écritures. Ça tombait à pic, enfin en général toujours avec Elles, mais là c'est pertinent. J'y avais jamais pensé, comme quoi l'Ombre, c'est trop fort, l'équilibre ça s'applique vraiment partout, on y pense jamais assez. Pour le temps que Inanna me vole, il y a de l'autre coté de la balance la puissance qu'elle m'a permis d'acquérir, ça excuse peut être son existence ? J'aimerais bien, j'me sens pas tellement l'âme un hérétique. Je t'ai dit, je veux faire au mieux, j'suis pas spécialement tire-au-flan, mais je n'arrive pas à faire n'importe quoi non plus. Des limites. Ça fait de moi un trou du cul comme les petits terroristes qui n'ont rien compris ? Et encore, j'leur en veux pas tant que ça d'exister – de kidnapper ma fille, si – parce que je suis pas très branché haine vengeresse, j'veux juste pratiquer les ombres moi.

- Comme quoi, l'équilibre c'est pas que la lumière et l'obscurité hein. Enfin j'espère que ça fait de moi un moindre trou du cul. Ça m'ferait chier d'être un hérétique alors que j'passe ma vie à m'ouvrir à en ressembler à un champ à peine labouré pour faire plaisir.

Je rajuste machinalement le volumineux bracelet de force sur mon bras gauche. J'ai toujours tendance à toucher cette zone là quand je parle de prix à payer/de mutilation/de sang/de destruction. C'est vrai que niveau cicatrices, je suis pas un petit joueur, mais je me balade rarement à poil en public, alors Suzume peut pas voir. M'étonnerais qu'elle le veuille, d'ailleurs – oh ça va hein, quand tu baises une fois l'an, y a prescription quand tu imagines coucher avec tout le monde, elle est pas dans ma tête.

Enfin elle file la peluche à ma fille, j'avais pas vu qu'elle l'avait posé en... position assise. Sur le canapé. Comme si c'était une vraie personne. C'est vrai qu'elle est jeune, moi j'aurais tendance à la foutre en bordel, voire mettre des coups de pied dedans, mais elle s'appelle Émile la peluche hein.

- Oooh c'est mignon, t'as mis la peluche assise sur le canap' !

Après cette remarque, je me lève en abandonnant café et mégot de clope pour suivre Inanna. Tu crois sincèrement qu'elle va se coucher toute seule ?

- Excuse moi, faut que je vérifie qu'elle en profite pas pour aller dans mon lit en scred.

Je cours pour rejoindre l'escalier, et de là où Suzume est, elle peut entendre « HEP JEUNE FILLE PAS PAR LA ! ». Ouais parce que les combines pour dormir avec moi, j'les connais hein. Enfin je peux pas résister au coup du cauchemar nocturne au milieu de la nuit, avec les larmes et tout. J'te dis, la vasectomie, c'est LA solution. Une fois enfant et lit réunis, je reviens dans la cuisine. Je prends une grosse gorgée de café... ouh là, c'est vrai que c'est bien dosé.

- Putain, tous les soirs c'est la même merde. Les enfants, ça fait chier quand c'est là et quand c'est pas là aussi. Tu r'veux du café-Whisky ?
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 7 Aoû - 18:25

C'est vrai, quand on donnait autant à l'Église, il était peut-être normal de pouvoir se permettre de faire une aussi grosse connerie que trahir l’Église pour une morveuse. En temps normal, Suzume aurait dit non, criant à l'hérétique, mais bon, l'alcool rendait ses pensées plus simples, plus lisses, elles allaient à l'essentiel, ce qui lui permettait de voir les choses sous un autre angle. Elle n'ignora rien du geste de Zelig vers son bracelet de force. Pour avoir vu les deux seuls magiciens de sang de l'église en action, elle savait très bien comment ça marchait, et sans avoir vu le corps de Zelig, elle l'avait suffisamment questionnée pour deviner que tout n'était pas tout rose cette histoire. Combien de fois, comme bien centaine de fois avait-il fait ce rituel pour créer des pantins ? Tout comme pour la magie du sang, quel était le prix à payer pour une magie si puissante ? Oui, l'Équilibre est partout, certains ont tendance à l'oublier, c'est tout. Suzume non. Et c'est bien pour cela, que même si la magie du sang l'intriguait au plus haut point, pour l'instant elle attendait avant de l'étudier en profondeur. Elle attendait de voir quel serait le dû à payer pour que la balance retrouve son équilibre. Cependant, elle ne répondit rien à tout cela. Que dire ? Certes, il n'était pas un hérétique, mais Suzume ne savait pas vraiment si le dire servait à quelque chose. Le silence resta alors que la gamine apparaissait.

Mignon ? Ah ? Vraiment ? Devant cette remarque, Suzume ne sut pas vraiment comment réagir. À vrai dire, elle l'avait mis assis parce que... Bah parce que ça pouvait l'être, et que c'était mal de jeter n'importe où les affaires des autres. Ah oui, dans le fond, la prêtresse était presque polie avec les autres, surtout quand elle attachait un intérêt particulier à quelqu'un. Comme Inanna. Ou Zelig. Sinon, le reste du temps, elle se contentait d'ignorer tout ce qui bougeait et n'était pas hérétique ou religieux.

Dans les vitrines, c'est comme ça qu'ils les posent...

Fit-elle pour expliquer la raison, essayant de se défendre contre le « mignon ». C'était nul d'être mignon. Suzume était très mignonne d'apparence à ce qu'elle avait compris, avec sa bouille d'adolescente, mais sa froideur spectaculaire pour une si jeune fille ne refroidissait toute personne ayant la mauvaise idée de lui dire. On n'est pas mignon quand on est prêtre. Suzume voulait être intimidante, froide, et toute la clique. MAIS, pas mignonne...
Zelig expliqua qu'il devait vérifier que sa gosse partait bien dans le bon lien. Suzume acquiesça, puis reprit une gorgée de l'amère boisson. Ça donnait vraiment un effet bizarre... Comme... Comme si son esprit était plus lent et endormie. Elle ne savait pas trop si c'était une bonne chose, mais elle arrivait encore à garder un visage plutôt neutre, c'était une bonne chose. Elle se permit un sourire quand elle entendit le père rappeler la gamine à l'ordre, puisque de toute façon, personne ne la voyait sourire.
Écoutant Zelig se plaindre depuis la cuisine que c'était à même chose à chaque fois, Suzume se décida à finir son bol de café, sentant pour de bon l'alcool lui monter à la tête. Manifestement, l'alcool restait assez neutre chez elle, elle se sentait plus molle et son esprit prenait un temps pour réfléchir, mais elle ne riait pas pour rien, ni ne pleurait sans raison. Et étrangement, ça n'avait rien de choquant pour un iceberg. Peut-être qu'avec une dose plus forte...

Ah, les enfants. Suzume ne se voyait pas mère. Elle avait sûrement l'instinct maternelle, certes, mais quand on vise le titre de Haute prêtresse, on ne fait pas la connerie de se créer une faiblesse aussi énorme qu'un mouflet. Autant mettre une pancarte dans les mains du gosse avec écrit « tuez-moi, dans d'horrible souffrance, s'il vous plait ». Si elle donnait naissance à un enfant, elle finirait forcement par le perdre, et à part de la souffrance, elle n'y gagnerait rien. C'était dur et cruel, mais avait-elle vraiment le choix ? Quand on s'offre à l'Église, on ne le fait pas à moitié.
Regardant son bol vide, elle hésita quant à la réponse à donner. Une partie d'elle en aurait bien repris, l'autre pensait clairement que ce n'était pas une très bonne idée. Dans le doute, autant se resservir, puis boire seulement si l'envie vient... Quoi que, c'est mal de gaspiller, et le café froid, c'est infect...

Pourquoi pas...

Cela n'était, franchement, pas la meilleure idée du siècle.


Dernière édition par Suzume Zhang-Jian le Dim 7 Aoû - 19:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 7 Aoû - 19:18

Donc je la ressers. Je fais chauffer encore de l'eau parce que le Whisky tout seul, ça fait trop pochtron je trouve, puis j'aime bien le café. Enfin ça m'empêche pas d'avaler une lampée pendant que l'eau chauffe et de tendre la bouteille à Suzume. Ensuite je lui file son Irish Coffee en bol trop dosé – bah j'ai dosé pareil que pour moi. Je jure devant ce que tu veux que mon intention n'était pas de lui bourrer la gueule, mais tu me connais depuis le temps, j'suis un chouilla trop con pour calculer que quand on donne la même dose à une très jeune femme pas très grosse et à une armoire à glace avec du muscle pour imbiber les dégâts, bah ça donne du vilain. Donc on discute là tranquille, mais je commence à calculer qu'elle comate un peu et avale de plus en plus d'alcool. Ah bah c'est ça le Whisky hein, t'en avales, et tu calcules plus au bout d'un moment que t'en avales. Mais siiii, tu sais ! « Un verre en appelle un autre », tout ça. Au début, tu trouves ça fort et dégueu, et puis tu calcules plus rien et tu finis deux bouteilles à deux. Et ouais. Enfin le phénomène m'a frappé aussi, parce que je bois pas si souvent que ça. Puis je parle et je fume, ce qui me distrait de ma propre consommation d'alcool. Au final on abandonne l'idée du café avec le Whisky et on le boit tout seul à la bouteille et on commence à rigoler un peu fort. Enfin moi surtout, mais parce que je rigole facilement en général. Suzume elle te regarde, stoïque, genre iceberg avec des seins quoi. Mais j'ai déjà fait cette comparaison, suis un peu ! Donc on parle aussi en vidant les bouteilles, ça se fait pas en cinq minutes hein, et je raconte ma vie surtout en fait. On parle aussi de magie, de prêtres qu'on a connu, ou qu'elle a pas connu mais qui étaient rigolo (« mais si, le vieux Machine à la fin, je te jure qu'il pissait dans la cathédrale en racontant partout que c'était sa maison de campagne »). Puis on a joué au Caps. Alors si tu sais pas, le principe, c'est de placer un bouchon sur la bouteille que t'es en train de boire, sur le goulot, à l'envers, en équilibre – je rappelle qu'on en est à deux bouteilles de Whisky - et si l'autre arrive à la dégommer, tu bois une gorgée. La version prêtre, c'est qu'une fois un certain taux d'alcoolémie atteint, tu triches avec la manipulation des ombres et tu finis par te lancer les bouchons à la gueule pour jouer jusqu'à ce qu'il en ait un de paumer sous un meuble. Donc là on a joué à « j'ai jamais » - puis on devait finir les bouteilles hein, on a plus les bouchons – version prêtre. De toute façon, j'allais pas parler de cul avec une adolescente, donc c'est version prêtre avec les questions facile du style « j'ai jamais tué quelqu'un » - là tout le monde à bu – jusqu'aux plus difficiles « j'ai jamais trébuché sur une flaque de sang comme un con après avoir tué quelqu'un » - et là j'ai bu tout seul. Mais au final, on était au milieu de la nuit, complètement bourré – y a pas beaucoup de « j'ai jamais » où je bois pas – et avec des bouteilles vides. Je titube péniblement jusqu'au garde-manger en gueulant que j'ai la dalle. La fameuse dalle de quatre heures du matin ! J'arrive avec du pain et du sauciflard et je trébuche dans une flaque de Whisky par terre – à ça, ça devait arriver, fatalement. Depuis le sol, je pointe Suzume du doigt. Mais c'est pas précis.

- Ah mais ça, alors là hein, mais te mets pas à rigoler ! PARCE QU'IL A DU RESPECT A AVOIR ! MERDE ! GENRE TU TOMBES JAMAIS DANS DU WHISKY TOI ! … et si c'est comme ça j'te file pas mon pain !

C'est en escaladant péniblement une chaise que je me relève pour m'assoir dessus, et j'me sers à manger avec du Whisky plein les fesses. Et comme j'suis pas chacal, j'en file quand même un peu à Suzume. J'vais pas exécuter une menace aussi terrible que de priver quelqu'un de bouffer alors que je bouffe sous ses yeux quand même !
Ensuite je joue au con en lançant une boulette de pain en l'air pour la rattraper au vol avec ma bouche. Pas un franc succès, vu que je me casse la gueule de ma chaise.

- MAIS J'AI DIT QUOI SUR LE RESPECT ? J'AI DIT QUOI ? Merde hein !
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Dim 7 Aoû - 21:18

Même sous la torture, même sous peine d'être destitué de son rôle de prêtresse, même si on jurait de dire d'elle était la pire des hérétiques de tout Ishtar en cas de refus, Suzume ne parlerait jamais de cette soirée à qui que ce soit. Hors de question qu'on apprenne qu'elle avait été plus ronde qu'une queue de pelle un jour. D'ailleurs, plus jamais on ne la prendra à boire, mais vu qu'elle ne fera cette promesse que demain matin au réveil avec une gueule de bois faramineuse, autant continuer. De toute façon son esprit comateux n'était plus en état de dire non.

Bon, la suite n'est franchement pas racontable, et c'est une chance qu'il n'y avait absolument personne d'autres dans ce foutu manoir qui soit du clergé pour voir Suzume complètement cuite. Ah mais, vraiment : soûle de chez soûle. Si au début elle s'était contentée de comater gentiment avec trop de gramme d'alcool dans le sang, avec le deuxième cafés, elle avait commencée à être bien chaude, en tout cas suffisamment pour s'achever toute seule avec la bouteille tout court, autant dire qu'elle avait largement passé la limite entre la personne éméché et bourré les deux pieds joints. Ses pensées n'avaient plus grand-chose de rationnelle, et sans vraiment s'en rendre compte, elle continua à descendre la bouteille (autant la finir, ce serait du gâchis). C'est donc dans la joie de l'alcool que la conversation continua, Suzume se retrouvant même à ricaner quand Zélig lui racontait les fresques des prêtres qu'elle n'avait pas connus. Elle joua même aux jeux caps. Bon, tout ça partit en cacahuète total, avec une triche si flagrante que les bouchons finirent par disparaître de la circulation à coup d'ombre franchement pas discrète. S'en suivi un autre jeu qui laissa Suzume dans un triste état. Faut dire aussi, jouer au jeu « j'ai jamais », version prêtre, ça ne pardonne pas quand on passe son temps à tuer les hérétiques. Et même si Suzume avait pris quelques verres de moins que Zélig, elle était sûrement tout aussi bourrée que lui, voir même plus, mais sûrement pas moins.

Et c'est ainsi que la bouteille se vida toute seule. Et c'est aussi ainsi qu'ils passèrent la soirée à boire et qu'à la fin, elle finit étalée dans le canapé, à ricaner toute seule en repensant (vaguement) ce qu'avait bien pu raconter Zelig pendant la soirée (il parlait pas mal, lui). Se mettant avec beaucoup de mal en position assise, laissant même sa tête partir en arrière, elle éclata de rire en voyant le prêtre se ramasser dans une flaque de whisky (comment elle était arrivée là celle-là ?), alors qu'il essayait vainement de la pointer du doigt. Sa remarque ne fit qu'accentuer son fou rire. Ça devait être le premier qu'elle avait depuis son enfance. C'était franchement bizarre venant d'elle, sans pour autant être désagréable. L'alcool rendait tout tellement plus simple. Pourquoi se fatiguer à tout garder pour soi ? Autant rire, danser, chanter ! Ouais, c'est ça, dansons. Comme les gens au bal.
Se levant bien trop vite, Suzume partie dangereusement sur la droite et du se rattraper à la table basse (enfin elle s'étala dessus quoi), ne perdant rien de son fou rire pour autant. Ouais, bon, finalement, ce n'était peut-être pas une bonne idée de danser (pourtant il y a trois secondes ça semblait la meilleure du monde). En riant toujours, la jeune fille décida de rester assise par terre, avec sa robe c'était trop classe. S'agrippant quand même à la table pour la forme, et prenant la nourriture que lui passait Zelig (aux troisièmes essais, les deux premiers, la main partie un peu trop à droite), Suzume essaya tant bien que mal de se dire qu'il fallait être sérieuse de nouveau, même si, manifestement, tout le reste de son corps n'était pas d'accord.
Après quoi Zelig trouva bon de jouer à essayer d'attraper les boulettes de pain au vol, ce qui lui valut une deuxième chute, qui relança le fou-rire de Suzume, qui, n'en pouvant plus, se laissa tomber en arrière pour rencontrer le canapé (elle l'avait oublié celui-là) alors que Zélig continuait à lui dire d'arrêter de rire, pour une histoire de respect à la con dont elle ne comprenait plus rien. C’était tellement inutile.

T'façon, le respect surufait.... Ou Surfait... J'sais plus. On s'en fout tu vois, c'pas important. Tu comprends ? C'important de comprendre pour tout. Surtout la suite.

Ça n'avait aucun sens réel, et elle se mettait à tutoyer Zelig comme s'ils étaient potes depuis toujours, mais au moins elle avait réussi à articuler une phrase entre un rire et deux bouchées de pain.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Lun 8 Aoû - 7:47

Elle me parle, on sent bien qu'elle est bien imbibé, mais à ce stade là, plus de comparaison entre nous possible, on est torché-fini-mort. C'est tout. Enfin on s'en fout, j'ai rien compris de toute façon, mais il ne m'est pas venu à l'idée que ça soit la phrase qui soit incompréhensible, mais plutôt un défaut de vocabulaire de ma part. J'en étais désolé. Et je suis toujours allongé sur le dos sur le sol aussi.

- Nan mais nan... nan mais écoute. J'ai rien compris. BAH OUI JE SAIS PAS CE QUE ÇA VEUT DIRE SURFAIT ! Et alors ? … OUAIS JE CON COMME UN MEUBLE, PAS DE QUOI EN CHIER DU SABLE ! … bah j'le sais bien quand même, que j'ai l'air con avec mon argot de merde et quand je pige rien à faire nawak avec l'Église.

Je regarde un moment le plafond, pendant que l'autre là, elle rigole comme un bossu. Ça fait bizarre de voir Suzume rire, je crois bien que c'est la première fois que j'la vois faire. Il lui aura fallu donc deux bouteilles pour en arriver là. J'peux pas m'empêcher de songer que bourrer la gueule d'une ado quand on est un homme de trente ans, c'est quand même très douteux. Mais j'lui veux rien ! J'le jure sur la tête de euh... d'un truc vachement important !

- Bon, écoute là... ban mais écoute sérieux quoi ! Ouvre bien tes esgourdes : j't'ai pas bourré la gueule staté... stratro... enfin j'en ai pas fait exprès quoi. Parce que sinon, j'me serais pas bourré aussi, ça serait pas malin. BAH J'BOIS PAS SOUVENT ! J'AI LE DROIT DE PAS MAITRISER ! … bah j'ai pas d'amis pour boire avec aussi faut dire. « Gna gna gna Zélig bête, Zélig singe, Zélig casse toi ». Rien à foutre. J'SUIS PAS UN PUTAIN DE SINGE ! … déjà j'ai vachement moins de poils, d'une, alors hein, et puis j'ai pas la gueule en ovale avec des sourcils 'achement pronéminent... prométi... 'achement gros quoi. T'AS DEJA VU UN SINGE ? … bah moi oui. Chez un scientifique ou chais plus quoi, même qu'il s'appelait Popi. Y f'sait des tours et des bruits de singe. Bon, OKAY IL AVAIT UN PELAGE NOIR, MAIS Y A PLUSIEURS SORTE DE SINGES ! ATTENTION ! Y EN A DES ROUX AUSSI ! ALORS HEIN ! HEIN ! EST CE QUE JE TRAITE LES ROUX DE SINGE MOI ?

Après ce monologue éméché et à moitié hurlé – je hurle beaucoup quand je suis bourré, heureusement que les enfants ça a le sommeil lourd - je note que j'ai encore un bout de pain dans la main. Donc, dans une volonté de rattraper ma bourde de tout à l'heure je lance à nouveau une boulette de pain en l'air pour la rattraper avec ma bouche. En appuyant sur mes pieds pour me faire glisser, j'y arrive ! ET VLAN CONNASSE ADMIRE LA PUISSANCE ! Je me lève et je me mets à hurler « wouhouuu » en levant les bras en signe de victoire et à courir partout dans le rez-de-chaussée et en défonçant des meubles comme un sale buldozer – adieu vase et guéridon. J'enlève même ma tunique, restant en pantalon et je me jette à genoux en hurlant. Ensuite, je m'accroche à une mezzanine avec les bras en sautant. Bah oui, dans le hall principal, y a le grand escalier et on voit deux couloirs qui partent de part et d'autre du-dit escalier avec des portes dedans, et les couloirs sont en mezzanine, comme quoi ça donne une impression de plus d'espace comme ça. C'est vrai que ça rend le plafond vachement haut. Donc, pendu à bout de bras à la rambarde d'un couloir lattéral, j'entreprends de me hisser façon Lara Croft pour aller là dessus. Pour quoi foutre ? Je sais pas, je passe ma jambe à califourchon par dessus la barrière. Une fois assis dessus, je me demande ce que je fous là, et pourquoi j'abandonne Suzume. Donc je redescends par l'escalier – faudrait pas me faire mal tout seul quand même – et je retourne trouver Suzume en hurlant et torse nu. Un vrai ado. Ah ça, on peut pas dire que j'suis vieux dans ma tête.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Mar 9 Aoû - 0:44

Et là, la révélation. Non, vraiment, Suzume savait enfin pourquoi elle n'arrivait pas à se mettre debout et pourquoi elle avait tant envie de s'allonger par terre et ne plus bouger. C'était le sol, cet espèce de pourri, qui profitait soudainement qu'elle soit un peu moins nette pour se décider à bouger. Oui, parfaitement, le sol bougeait, il bougeait tellement que Suzume n'arrivait pas à se mettre debout. La terre avait une dent contre elle, forcement ! Pfff, s'il croyait qu'il suffisait de ça pour la vaincre, c'était la sous-estimer: elle pouvait très bien avancer à quatre pattes ! Aha, il ne s'y attendait pas à celle-là, hein ? Il faudra plus qu'un sol farceur et une bouteille pour vaincre la grande Suzume.
...Enfin, pour l'instant, elle était bien, là, la tête posée contre la table à écouter le monologue de Zélig. Enfin, « écouter », c'était un bien grand mot. À tout casser, elle avait dû en capter la moitié, ce qui ne l'empêcha pas de pouffer comme une quiche. À croire qu'elle ne savait plus rien faire que cela, rire. Cependant, bientôt, deux problèmes de taille la coupèrent dans son fou-rire alors que le prêtre arrivait à l'explication de pourquoi du comment il avait déjà vu un signe : Elle avait affreusement mal aux côtes, c'était magistrale, chaque rire lui faisait encore plus mal en plus, surtout qu'elle n'était pas habituée à rire. En plus, le gros problème des fous rires, c'était la reprise de respiration. Limite si elle n'était pas en train d'étouffer sur la table entre essayer de respirer et de rire en même temps. Elle savait même plus pourquoi elle riait, mais en tout cas elle continuait, au point d'en mourir, peut-être. Ah, il est rare de mourir à sa première (et dernière) bourrade, mais bon, si elle ne trouvait pas vite un moyen de reprendre sa respiration, c'était mal parti. D'abord, le corset, maintenant, l'alcool. Ils s'étaient tous ligués pour qu'elle meurt d'asphyxie ou quoi ?
Se forçant à retrouver un semblant de sérieux, elle reprit e l'oxygène à renfort de grandes respirations, alors que Zélig essayait de gober une boulette de pain à nouveau, se poussant avec les pieds pour y arriver. Fatalement, cette scène la fit de nouveau éclater de rire alors qu'il se levait en poussant un cri de victoire, comme s'il venait de battre Lao en personne. Après ça, bah... bah il se casse. Et elle, elle souffre. Ombre qu'elle a mal. Au moins la disparition soudaine du prêtre à l'utilité de calmer son rire.

Par l'Ombre, arrêtes de-de-de disparaître! ReviiiieeeeEEEEeeeenns. T'es pas un singe. REVIENS j'te dis ! Zéliiiigeuuuh, roh zut!

Non ? Bon. Elle ne sait pas ce qu'il faisait, mais il ne semblait pas avoir entendu son ordre qu'elle avait essayé de crier. Bon, c'était le moment de tester sa toute dernière technique mise au point. Ramper pour aller jusqu'à la porte ! Mais après quelques secondes, elle eut le bon sens de se dire qu'elle allait salir sa robe. En plus, c'était trop long. Non, elle avait la solution : autant utiliser un voyage avec l'ombre et tout ça. Voyage ombreux qui, forcément, vu la bonne quantité d'alcool dans son sang, rata magistralement, et Suzume se prit donc le mur dans un bruit sourd qui résonna à travers les murs du manoir. Être prêtresse quand on est bourrée, ce n'est pas un cadeau. Heureusement, l'alcool a ses qualités, Suzume ne ressentait que vaguement la douleur qui lui promettait, au lendemain, une belle bosse avec, surement, un bleu par-dessus.

AAaaïeuuh...

Fit-elle, avec seulement trois secondes de retard, la demoiselle commença enfin à ressentir une vague douleur qui lui fit se mettre une main sur le front, alors que Zélig revenait enfin, hurlant et torse nu. Ah ouais, c'était une superbe de victoire contre la boulette de pain, il fallait dire. Et puis, il était vachement fort d'ainsi tenir debout malgré le sol qui tanguait. Ça devait être la maitrise. En tout cas, Suzume, elle, elle en avait marre, ça tournait encore plus maintenant qu'elle s'était plombée la tête contre le mur, elle se sentait si lasse... Aussi, de position assise, elle se laissa tomber en arrière, rencontrant de nouveau le sol avec un bruit qui laissait sous-entendre qu'une autre bosse serait attendue le lendemain matin.

Zélig, sérieusement, faut faire quelque chose, c'est la fin mooonde. Et pire, je n'ai jamais vu de singe...

Fit-elle, les bras en croix, regardant Zélig à sa gauche avant de tourner son regarde vers le plafond qui avait décidé de prendre exemple sur le sol. Le salopard.
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MessageSujet: Re: Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé, [PV Suzume]   Mar 9 Aoû - 20:06

Et puis là, c'est vraiment parti en sucette dans le genre pas marrant. L'alcool a fini son ascension fatale dans nos organismes, et Suzume a commencé à plus arriver à marcher, en fait elle était allongée à se plaindre. C'était la première étape d'un circuit infernal qui allait l'amener au redoutable vomi. En effet, le vomi de la cuite est particulier, parce que ton corps t'estimant empoisonné, il revient régulièrement de cinq heure du matin jusqu'à midi, et un rien peut le déclencher. Comme une pièce qui tourne. Je commençais moi même à me sentir pas très frais. En fait, le mieux, c'est que j'arrête de parler de vomi parce que ça donne à mon estomac de mauvaises idées.

- Mais laissez moi tranquille tous avec vos singes ! JE SUIS PAS UN PUTAIN DE SINGE ! Bah voilà, t'en verras jamais du coup, ah ah, PARCE QUE J'AI PÄS DE SINGE CHEZ MOI. J'ai du Whisky, c'est déjà pas mal. ALORS FAUT ARRÊTER DE ME REMETTRE TOUTES LES SAUCES SUR LE TAPIS ! Ah euh merde... PAS LES SINGES SUR LE TAPIS... et la sauce... qu'est ce qu'elle fout là la sauce ? Ah oui : ALORS ON REMETS PAS LES SINGES SUR LE TAPIS A TOUTES LES SAUCES !

J'estime être victime de harcèlement singier, tout ceux que je croise me parlent des putain de singes, me comparent à un singe ou me traitent de singe. Ou me disent que j'ai la peau de la même couleur que la merde aussi, c'est charmant, enfin dans l'ensemble c'est des gens qui ont un grave problème avec la mélanine, parce que sinon ils me traiteront de con. Y en a comme ça, j'ai jamais compris. Regarde Merde de Crémier, il veut me voler ma peau ! C'est vrai qu'être albinos, c'est moche.
Je m'allonge à coté de Suzume par terre sur le dos, les bras croisés derrière la tête. Ça va peut être calmer la nausée.

- Nan mais tout ça parce que... pfff. Nan mais regarde Émile Paole, chais pu si y m'a traité de singe ou pas lui, mais c'pareil. C'pas ma faute à moi si il est tout blanc et que c'est moche, j'lui ai pas mangé sa mélanine si ?

Puis après je me crispais un peu parce que j'avais vraiment la nausée. Plus l'énergie de parler de singe, c'était rigolo pourtant. Donc je regarde le plafond tourner aussi, et ça me rend vraiment malade.

- Papa ?

Je me relève brutalement à cet appel tel Lassie Chien Fidèle, mais lui n'a certainement pas dû retenir un rôt dans la crainte qu'il soit suivi de morceaux de pain et d'alcool pré-digéré.

- Pourquoi tu cries en bas ? Je me suis réveillée.

Elle me regarde avec les yeux encore bouffis par le sommeil, en train de serrer son ours favori contre elle. Ça coupe le souffle des choses mignonnes comme ça. Je me lève pour la prendre dans mes bras, mais ces élans d'affection à l'éthanol l'ennuient assez vite et elle me repousse brutalement au bout d'un moment. Puis elle pose quelque chose près du cadavre de Suzume que je n'avais pas vu auparavant.

- Et j'ai apporté une peluche de singe à la dame aux cheveux bleus, puisqu'elle en a jamais vu.

Puis elle s'en va et retourne se coucher. Elle est toute adorable, mais je n'aime pas la voir de dos en train de s'éloigner de moi, ça m'angoisse. Et puis comme des fois t'as l'alcool triste, j'ai de l'eau sur le visage, parce qu'il y a tellement de choses peu plaisantes qui peuvent l'éloigner de moi !

- Elle est mignonne hein ? Et puis un jour elle va.. elle va... elle va mourir et... et...

Et je commence à balbutier des trucs incohérents et par conséquent incompréhensible sur le sujet. J'essaye d'expliquer des sentiments compliqués avec des phrases courtes et des mots simples, j'échoue. Comment dire qu'elle est trop petite, trop fragile, qu'un rien la ferait disparaître et que pour l'instant je suis son seul rempart contre le danger et que c'est pas fameux ? Je suis lancé, en roue libre là, je peux tenir deux bonnes heures là dessus. L'alcool m'enlève le recul et ne me laisse que la crainte pure. Je fais une crise d'angoisse, je n'arrive plus à respirer, je mords mon poing, ma vision se parsème de petits points noirs et finalement je me mets à genoux pour vomir copieusement en jet, histoire que tout le monde ait à manger.
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