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 Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière

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Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière Vide
MessageSujet: Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière   Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière EmptyVen 27 Mai - 13:39

Premier verset : Tout ce qui est, l'est à travers l'Ombre. Toute existence est équilibre et l'Ombre en est la forme la plus parfaite. Ceux qui servent l'Ombre, servent le bien de toute l'existence.

C'est fou les trucs étranges qui lui revenaient en mémoire dans les situations de stress. Poursuivi par trois mastodontes ― peut-être même des Objets ― qui avaient très clairement l'intention de lui faire passer un sale quart d'heure, voire de le renvoyer à l'ombre, Kaname se rappelait tout à coup qu'il était Prêtre et qu'il connaissait les Ecritures de l'Ombre plus ou moins par cœur. Pourtant, le moment n'était pas vraiment propice aux réflexions théologiques. Il était plus que temps de se reconcentrer sur la situation. D'autant plus qu'il commençait à fatiguer et que le plus véloce de ses poursuivants allait presque l'attraper.
Il se stoppa net et profita de son élan pour pivoter sur lui-même et envoyer un violent coup de pied sur son assaillant. Au départ, il visait l'estomac, espérant l’assommer, mais il n'était pas vraiment un spécialiste des articles martiaux : son pied atterrit sous le menton de l'homme, et sa tête se propulsa violemment en arrière. Le craquement qui suivit arracha un sourire de satisfaction au prêtre : pas besoin d'être un expert en combat rapproché, il suffisait d'avoir une chance de tous les diables. Plus que deux.

Troisième verset : Les changements comportent leur part de danger. Un danger pour l'équilibre et l'existence.

Tu m'étonnes qu'ils comportent une part de danger. La prochaine fois, Kaname se tiendrait à ses habitudes. Ça paraissait pourtant être une bonne idée au départ, de cambrioler ces types.Quand il avait appris qu'une bande de malfrats spécialisés dans la prostitution et originaires de Gells venait de s'établir dans le quartier est, il avait bondi sur place. Il devait absolument se renseigner.
Petit problème : en ce moment, les informateurs se faisaient rares. La Garde impériale et l'Inquisition faisaient un peu trop bien son boulot au goût de Kaname. Et les informateurs qui restaient préféraient se concentrer sur les informations les plus lucratives : celles qui concernaient la noblesse, les esclaves ou les grands pontes de l'Église. Plus personne pour se renseigner à l'ancienne et infiltrer les bandes organisées. Alors obtenir des informations sur une bande de mafieux fraîchement débarquée d'une province du trou du cul du monde, ça devenait encore plus rare que de trouver une perle dans une bouse de vache.

Tu parles d'une idée pourrie. Il avait eu cette révélation grandiose : personne ne pouvait lui fournir des informations intéressantes ? Tant pis ! Il les trouverait lui-même ! Après tout, ce n'était pas la première fois qu'il fouillait dans les affaires de quelqu'un. Il avait donc récupéré une tenue discrète, un foulard noir pour se couvrir le visage, et un petit poignard en cas de gros problèmes. L'ombre était une arme mortelle mais en cas d'utilisation, elle criait « JE SUIS UN PRÊTRE ! » et à partir de là, c'était bien trop simple de remonter jusqu'à lui. Alors que sinon … qui irait soupçonner un prêtre ?
Il avait attendu la nuit. Il savait qu'aujourd'hui, le grand chef serait parti : il y avait une grande vente aux enchères d'esclaves sur le marché noir. Un proxénète ne manquerait jamais une occasion pareille … Et si le chef sortait, une bonne partie des gros bras l'accompagnerait.
S'introduire dans le bâtiment avait été un jeu d'enfant. Depuis le temps, il avait appris à être discret … Et pour être honnête, Kaname était du genre à passer inaperçu. Il se glissait telle une ombre ― ha ha ha ! ― dans les couloirs. Pas difficile de trouver le bureau du patron : c'était la seule porte devant laquelle traînait en permanence un lascar. Ensuite, il fallait trouver un moyen de détourner son attention. Pas très difficile, mais assez risqué : Kaname se lança dans une succession de mouvements très lents pour utiliser l'ombre afin de faire claquer une porte. Tandis que le garde, intrigué, se dirigeait vers la source du bruit, le prêtre se dirigeait à pas feutrés vers le bureau et s'introduisait sans bruit dans la pièce.

Le bureau était étrangement ordonné. C'était inhabituel. Pour Kaname, ça n'était pas vraiment une bonne nouvelle : les bureaux désordonnés sont ceux où l'on peut trouver des papiers importants qui traînent. Une rapide inspection des étagères et de la surface de travail confirma ses craintes : il n'y avait rien d'exploitable. Dans un coin de la pièce, un coffre traînait, mais l'imposante serrure lui faisait penser qu'il ne serait pas aisé de vérifier son contenu. Il s'y attaquerait plus tard : pas la peine de risquer d'être bruyant et d'attirer l'attention du garde avant d'avoir fouillé tout le reste.
Il commencerait donc par les tiroirs. Il tira le premier vers lui et entendit un bruit étrange, comme un fil tendu que l'on aurait pincé. En effet, dans l'obscurité, il n'avait pas vu le fil attaché au tiroir et qui allait jusqu'à … jusqu'à où ? Un bruit de vase brisé lui apprit cela. Eh putain de merde, un piège ! Forcément, un tiroir non verrouillé, c'était louche.
Plus le temps d'être discret : Kaname empoigna le fauteuil et lança sur la fenêtre. Au même moment, le garde entrait en trombe dans la pièce. Le prêtre bondit, et se retrouva dans le jardin, avec trois gros bras aux fesses. Putain de mauvaise idée.

Cinquième verset : N'ayez aucune crainte, face à la mort. Dixième verset : Le sang des fidèles peut être versé.

Et le voilà qui courait à toute allure pour échapper à ses poursuivants. Aucune crainte face à la mort ? Kaname se rappelait maintenant qu'il n'avait jamais eu la foi. Il avait peur de la mort, et n'avait PAS DU TOUT envie que son sang soit versé.

Il devait prendre une décision, là, maintenant, tout de suite. S'il continuait à courir, il ne s'en sortirait pas. Où était-il ? Il ne savait pas trop, il avait perdu ses repères durant sa course. Mais il voyait à quelques dizaines de mètres l'entrée des égouts. Parfait, ici personne ne le verrait.

Il esquissa un geste rapide. Une dizaine d'ombres en forme de pointes grosses comme un pouce surgirent du sol pour empaler le deuxième homme. C'était une de ses attaques préférées : il adorait faire prendre à ses ombres des formes d'armes perforantes. Une fois que les ombres se retirèrent, l'homme s'effondra à terre, vomissant du sang, agonisant. Kaname avait réussi à perforer plusieurs organes vitaux dont au moins le cœur et les poumons.
Mais il en restait encore un. Où était-il passé ? Il ne le voyait plus. Le prêtre dégaina son poignard et se mit en garde. Il avait beau scruter les environs, il ne l'apercevait nulle part. Il était parti ? Impossible. Si c'était le cas, Kaname était vraiment dans la merde jusqu'au cou : ce type-là l'avait vu utiliser l'ombre. Le prêtre reculait petit à petit vers les égouts.

Soudain, il sentit un mouvement d'air dans son dos. Une vieille habitude remontant plusieurs années le fit plonger sur le côté. Bien lui en prit : le coup de poignard de son agresseur se contenta de déchirer sa chemise dans le dos.

- Crève, sale prêtre de mes deux !

Pas tout de suite, petit con. Pas avant toi en tout cas. S'ensuivit un corps à corps particulièrement confus, et le gros bras prit rapidement le dessus. Avant de comprendre ce qui lui arrivait, Kaname se retrouva projeté à plusieurs mètres dans les égouts. Une douleur violente à la jambe l'empêcha de se relever : il avait dû se prendre un coup de poignard au cours de la mêlée. Son propre poignard avait voltigé hors de sa portée ― quelle merde !

- Répandre le sang des infidèles est votre devoir, dixième verset, murmura Kaname.

C'était sans doute lui, l'infidèle, l'incroyant. Lui, le faux prêtre qui n'avait jamais eu la foi. A quelques pas de lui, l'homme soulevait une pierre grosse comme sa tête. Kaname, il est temps pour toi d'avoir une super idée pour te tirer de cette chiasse.
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Minako
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Minako

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MessageSujet: Re: Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière   Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière EmptySam 28 Mai - 21:23

Il faisait nuit. Des rats vaquaient à leurs occupations à l'entrée des égouts lorsqu'il aperçurent des humains il s'enfuirent dans les ténèbres du conduit. Le plus costaud des deux hurla quelque chose avant d'engager un combat féroce avec le plus petit. Il y eut un éclat une lame d'acier qui vole loin du combat, surement après que l'un des mâle soit désarmé. Puis le bruit mat d'un corps qui atterrit au sol . L'agresseur soulevait un pierre énorme capable de briser les os si elle était lancée assez fort.
L'agressé lacha un murmure.

«Car aucun honneur ne sera plus grand pour vous que celui d'avoir été l'incarnation de la vengeance sacrée ! » Répondit Minako d'une voix forte, ce qui fit sursauter le grand homme.

Celui-ci se retourna, la pierre toujours à bout de bras au dessus de sa tête, et plissa les yeux pour trouver d'où venait la voix de femme. Que cet être soit humain ou objet sa vision nocturne laissait à désirer, et ce qu'il vit fut les deux lanternes fantomatiques qui servait de pupilles à l'hybride félin. L'espace d'un instant la créature dégénérée se demanda ce qu'elle fichait ici. En pleine nuit, poignard au poing, prête à bondir pour commettre un meurtre de plus sous les yeux de Mathilde, restée vingts mètre plus loin prêt du cadavre abattu par l'art des ombres. Ce fut le verset 4 qui répondit à ces interrogations :

« Nous sommes le bras vengeur de l'Ombre et le bouclier de ses fidèles. »

L'homme de main profita de ce nouvel éclat de voix pour situer l'hybride et lancer la pierre dans sa direction. Il espérait surement atteindre ce gêneur pour ensuite se concentrer sur le prêtre. C'est l'instant précis qu'attendait Minako pour fondre sur sa proie. Elle usa de sa puissance d'hybride pour esquiver le roc et bondir. Dans la lueur approximative de la lune l'humain ne décela qu'un mouvement approximatif. La vision nocturne faisait défaut aux deux adversaires, cependant l'ouïe extrêmement fine de la jeune femme fit la différence. Elle le situait très bien, ce petit coeur battant à tout rompre, l'air qui passait dans la trachée afin lorsque le souffle se calmait pour que son propriétaire puisse se concentrer. Un instant de lucidité bien trop tardif. L'hybride atterrit de tout son poids sur l'humain, il vacilla sous l'assaut. Avant qu'il ne se rendent compte que la créature lui plantait ses griffes dans les chairs, la lame d'un poignard lui transperçait la trachée et se nichait profondément dans sa gorge. La carotide fut sectionnée net. Le cadavre bascula en arrière et s'affala rudement avec la créature dégénérée toujours solidement agrippée. Minako ne bougea pas un muscle jusqu'à ce que le coeur de sa proie est n'émette plus aucune pulsation. Du sang chaud coulait abondamment sur les mains fermement refermée sur le manche du poignard. L'hybride soupira, et se rappela pourquoi elle venait d'étaler un mâle deux fois plus épais qu'elle.

Elle porta son regard sur le prêtre. Sans son uniforme rien ne laissait penser que s'en était un. Si il n'avait pas utilisé sa magie Minako aurait surement passer son chemin pour retourner au bureau dans l'espoir d'y trouver ou d'y entendre quelque chose. Ce qui l'intéressait était le marchant d'esclave. Il était la raison pour laquelle elle se trouvait sur les toits de la bâtisse lorsque le jeune homme avait brisé la vitre et pris la fuite. Oui elle était là. Tapie dans les ombres d'un cheminée qui crachait une légère fumée à l'odeur de bois brulé. (Mathilde jouait discrètement à compter les tuiles du toit pour s'occuper.) Elle voulait connaître le nom de du ou des fournisseurs, retrouver un indice un nom qui l'aiderait à mieux situer le laboratoire d'où elle s'était échappée il y a des mois de ça. Même sa précieuse petite soeur demeurait coite à ce sujet bien qu'elle lui est montrer le chemin pour s'échapper. Si elle réussissait à remonter jusqu'au laboratoire, à force d'observation elle espérait naïvement réussir à tomber sur ceux qui alimentait en humain cette usine à amnésie. Comprendre d'où venaient les humains qui finissaient comme elle. Car des hybrides de tous poils et toutes écailles elle en croisait dans les rues, à suivre et obéir docilement à une créature dont elles pouvaient se débarrasser d'un tournemain. Pourquoi eux et pas les autres ? Pourquoi elle ? Un prêtre l'avait vendue elle en était sûre, mais pour quelle(s) raison(s) ? Comprendre, se souvenir, retrouver les responsable de sa transformation. Tels étaient ses objectifs. Ses motivations qui avaient fait quelles suivait les agissements de ce marchand depuis plusieurs jours. Depuis les toits, toujours, dans les rues on la remarque trop vite en plein jour. Un cri, un sursaut de terreur ou une crise de douleur donnait tout de suite l'alerte à un garde. Pour l'instant cela n'avait rien donner, mis à part que le marchand possédait des objets assez bien bâtis qu'il réservait à la garde de son domaine.

Soudainement une vitre avait volé en éclat, un voleur était sorti de sa cachette et trois mâle humains faits tout en muscles avaient pris sa suite. Minako avait jugé inutile de rendre maintenant dans le bureau, les sbires étaient sur le pieds de guerre elle se serait faite prendre stupidement. En attendant que les choses se calment l'hybride avait plutôt pris le parti de vérifier si le dit-voleur avait emporté quelque chose d'utile. Elle avait donc suivit la cavalcade depuis les hauteurs sans intervenir. Cet humain c'était débarrassé d'un de ses trois poursuivants avec une facilité déconcertante. Puis d'un deuxième avec une technique qui ne laissait aucun doute sur l'ordre auquel il appartenait. C'était un prêtre. Un prêtre poursuivit par des hérétiques. Un prêtre qui avait fouillé l'antre d'un marchand d'esclaves, l'une des plus grandes hérésie aux yeux de l'église car issue de la science. Quand ils arrivèrent à l'entrée des égouts, l'hybride s'était approché du cadavre encore chaud assassiné par des ombres tranchantes. Cela avait été étrange d'entendre les chairs se déchirer, le sang gicler sans pour autant que « l'arme », elle n'en émette un seul. Puis les bruits du combats l'avaient tirée de sa contemplation. Elle vit une lueur indiqué qu'un poignard avait volé loin de son propriétaire. Quelques secondes plus tard une pierre énorme menaçait de s'abattre sur le prêtre !

« C'est aux sages prêtres, fidèles à l'Ombre et à l'Empire, de trouver l'équilibre entre les défauts et les qualités. C'est leur tâche sacrée que d'orienter les faiblesses afin qu'elles deviennent des forces. Ainsi aucune cruauté ne sera trop grande pour les traitres et les hérétiques. Dit le Verset dix-sept des saintes écritures. »

Alors Minako n'avait pas réfléchi d'avantage. Elle dit à sa sœur de ne pas bouger. Un galop à quatre pattes pour se saisir de la lame abandonnée et elle attira l'attention de l'homme de main. La suite vous la connaissez. L'homme git à présent dans une marre de sang avec une hybride chat sur son torse qui maintenait un poignard dans les tréfonds de sa gorge. Elle se redressa lentement en abandonnant la lame dans le cadavre. Elle pencha la tête sur le côté pour écouter plus attentivement les sons provenant du prêtre. Il semblait avoir eut une grosse frayeur mais rien de grave pour sa santé.

« Tout va bien mon seigneur ?  Souhaitez vous du secours ?»

Elle s'approcha à pas feutrés. L'éternelle question fuir ou tuer la taraudait toujours. A laquelle s'en ajoutait d'autres : Le prêtre à la peau sombre qu'elle avait rencontré à la cathédrale il y a plusieurs mois de cela avait il ébruité autour de lui sa venue dans le lieu sacré. ? Etait-il possible que cet homme connaisse le prêtre sans visage de ses souvenirs ? Non ne pas y penser ! Ne pas penser à ce traitre ! Plus elle tentait de sortir ce visage flou de son esprit plus les refléxions de l'hybride se focalisait dessus. Il ne manquait pas grand chose pour que la douleur se réveille. Ne pas glisser sur ce terrain trompeur de la mise au point de l'image. Ne pas …


«  Argh ! »

Trop tard. Minako prit sa tête entre ses mains et se retint de hurler. La douleur revenait, cette sensation d'avoir un couteau planter dans le crâne et que quelqu'un remue l'armes dans la plaie. La seule envie qui vous traversait par une pareille douleur était de vous laisser noyer ou tuer pour que ça s'arrête. La fillette imaginaire désobéît et accourût auprès de son aînée.

*Minako, je suis là regarde, Minako ? *

« Non ! Retourne là bas ! C'est dangereux ici ! Je ne sais pas si c'est un allié ou non alors éloigne toi ! »

Tonna l'hybride dégénérée en secouant sa tête toujours entre ses mains. Faisant voler les boucles blondes désordonnée qui couvrait son crâne. Elle tenta de faire un effort sur elle même et se tourna vers le prêtre. Il fallait faire bonne figure devant un prêtre. On le lui a tellement répété dans le passé. Elle essaya un sourire pieux mais n'obtint qu'une grimace de douleur. *Concentre toi sur autre chose » lui criait la voix lointaine de Mathilde. Ce fut un peu de sang tiède qui coula de ses doigts à sa joue qui l'aida à trouver une information grâce à laquelle diminuer la douleur. Elle venait de tuer un homme pour sauver un prêtre. Prêtre qu'elle avait suivit depuis l'antre d'un marchant d'esclave pour avoir en savoir plus sur le laboratoire. Oui voilà.

«  Si je puis me permettre … Khhhh, mon seigneur, que fait un homme d'é... d'église comme vous dans le nid de ces rats hérétiques ? »

Cela avait été laborieux avec ce mal qui pulsait derrière son front mais l'essentiel y était. Tout en parlant elle s'était aussi efforcer de maintenir ses yeux luminescents sur l'homme blessé. Ses jambes cédèrent et elle tomba à genoux devant celui qu'elle venait de sauvé. Ses mains semblaient vissées à ses cheveux et en même temps animée par des démons car elle ne cessaient trembler. Vite qu'il réponde et sa tête puisse se focaliser sur autre chose, sinon elle ne tiendrait plus. Elle tenterait de le tuer aussi pour ne plus avoir mal.
 
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MessageSujet: Re: Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière   Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière EmptyDim 29 Mai - 14:41

Kaname retint son souffle, observant l'homme soulever la pierre au-dessus de sa tête. Sa seule chance était de bouger rapidement au moment où il lancerait la pierre. Le prêtre se prépara mentalement, prenant appui sur son bras pour rouler sur lui-même au moment fatidique.
Enfin c'est ce qu'il aurait fait s'il n'y avait pas eu une voix étrange qui avait crié : «Car aucun honneur ne sera plus grand pour vous que celui d'avoir été l'incarnation de la vengeance sacrée ! »

L'agresseur perdit sa concentration et Kaname en profita pour s'éloigner et tenter d'aller récupérer son poignard. Pas facile quand on a une jambe qui saigne et qu'on doit ramper. A la réflexion, ça n'était pas très malin, parce que si le mastodonte derrière lui lançait sa pierre, il aurait eu bien du mal à l'éviter.
A ce moment précis, Kaname n'avait pas exactement réalisé que le cri venait d'une autre personne. Les seuls à connaître les versets de l'Ombre étaient les membres de l'Église, lesquels contrairement à lui, traînaient rarement dans les égouts la nuit. Peu importe sa provenance, ce contretemps jouait largement en sa faveur. Mais lorsque le quatrième verset retentit, Kaname se sentit désorienté … mais pas autant que son assaillant qui fut attaqué par une espèce de grosse bestiole ressemblant à un félin géant. L'obscurité n'aidait pas pour distinguer ce qu'était cette créature, mais Kaname ne se sentait nullement rassuré, en particulier parce qu'il venait de s'apercevoir que son poignard avait disparu.
Un éclat de lune sur le métal de lame le renseigna rapidement sur sa localisation : dans la gorge de l'homme qui tentait de l'abattre une seconde plus tôt. A ses côtés, une créature inhumaine et abjecte qui arracha un frisson de peur et de dégoût au prêtre : un hybride. Visiblement, cet hybride-là avait été croisé avec un chat. Kaname sentit son cœur se soulever tandis qu'il essayait désespérément d'assembler les morceaux dans sa tête. Cette … chose qui venait de le sauver … connaissait les versets. C'était tout simplement absolument rigoureusement impossible.

Cette chose était de toute évidence une esclave. Allait-elle l'attaquer ? Peu probable : si elle l'avait voulu, elle l'aurait certainement déjà fait avant qu'il n'ait eu le temps de réagir. L'idée qu'elle aurait pu ― et qu'elle pouvait toujours ― l'expédier ad patres sans qu'il ne puisse faire grand-chose pour se défendre agaçait profondément Kaname. Où était son maître ? Nul part : les seuls êtres vivants à cent mètres à la ronde étaient eux deux, hormis bien sûr toute la vermine habituelle des égouts. Était-ce son maître qui lui avait inculqué les versets ? Kaname avait du mal à imaginer un prêtre possédant un hybride … même s'il avait entendu que les mœurs des plus hautes strates de l'Église avaient tendance à se relâcher. Quand bien même, tout cela était incroyable.
La créature s'approchait doucement de lui. Elle ne semblait pas vouloir lui faire de mal, mais son horreur naturelle pour ces êtres modifiés incitait Kaname à ne souhaiter qu'une chose : qu'elle s'éloigne.

« Tout va bien mon seigneur ?  Souhaitez vous du secours ?»

Nouvelles paroles, nouvelles interrogations. D'abord, il était désormais très clair que la créature était là pour l'aider, et ce parce qu'il était un prêtre ― impossible qu'elle l'ait appelé « mon seigneur » parce qu'elle le prenait pour un noble, pas avec sa dégaine. Et étant donné qu'il n'avait pas son uniforme, elle le savait prêtre parce qu'elle l'avait vu utiliser les ombres. Ou peut-être parce qu'il avait prononcé une partie du dixième verset ? Un choix s'imposait et vite : devait-il la tuer pour dissimuler son identité ? En avait-il les moyens ? Toutes ces réflexions étaient si rapides qu'il peinait à formuler une réponse à la question de la Chose.

- Tout … Je suis … Du secours … Blessé ? Je vais …

… pas bien. Son regard se posa sur sa jambe. Le sang coulait, mais la blessure n'avait pas l'air très inquiétante. Son foulard était tombé de son visage dans la course-poursuite ; il s'en servit pour couvrir la blessure et arrêter l'hémorragie. Au moins, il savait que le tissu était à peu près propre : ça lui éviterait sans doute une infection. Mais à part ça, il allait globalement et étonnamment bien. Les quelques bleus qui devaient parsemés son corps s'en iraient vite.
Ce qui n'était pas le cas de sa sauveuse. Elle gémissait, la tête entre ses mains difformes et griffues. Manquait plus que ça, une crise de nerfs. Peut-être parce qu'elle avait passé trop de temps sans son maître : quelqu'un lui avait dit un jour que si les esclaves passaient trop de temps sans maître, ils allaient de plus en plus mal.
Mieux valait mettre cette crise à profit. Kaname alla retirer son poignard de la gorge de l'agresseur désormais refroidi, tout en faisant de son mieux pour éviter le sang qui giclait. Bien sûr, toute l'opération ne se faisait pas sans mal et sans difficulté à cause de sa jambe, mais il avait vu pire. Plus douloureux en tout cas. En attendant, l'hybride semblait aller de plus en plus mal.

« Non ! Retourne là bas ! C'est dangereux ici ! Je ne sais pas si c'est un allié ou non alors éloigne toi ! »

Ah ben génial ! Déjà, elle ne lui faisait pas confiance ― ça, c'était compréhensible dans le fond ― mais en plus, ils étaient deux ! Le prêtre tenta vainement d'apercevoir à qui parlait la Créature. Son compagnon devait être rudement bien caché, parce que Kaname ne voyait rien du tout. Ce qui pouvait être interprété comme une bonne nouvelle : s'il se cachait, c'est qu'il avait peur, et s'il avait peur, c'est qu'il ne pouvait pas se défendre. Il ou elle ne représentait donc pas un danger pour l'instant, et qui sait ? Dans le pire des cas, Kaname pourrait peut-être même s'en servir comme otage.
La Bête regardait curieusement, et un rictus déformait son visage. C'était quoi ? Un sourire ? Une grimace de douleur ? Une menace ? Cela horrifiait Kaname qui recula contre le mur. Sa chemise tomba en lambeaux devant lui : les coups de poignard avaient eu raison d'elle, et c'était un vrai miracle qu'elle ait tenu jusque là. Et Kaname de se coller un peu plus contre le mur dans l'espoir que la Bête n'aperçoive pas ses cicatrices. Les vieilles habitudes ont la vie dure. La Bestiole continuait de le fixer et semblait vouloir lui dire quelque chose.

«  Si je puis me permettre … Khhhh, mon seigneur, que fait un homme d'é... d'église comme vous dans le nid de ces rats hérétiques ? »

Il n'était pas sûr que ce soit exactement les mots qu'elle avait prononcés, mais en gros, il avait saisi un détail important : elle savait où il s'était rendu cette nuit. En revanche, elle ignorait qui il était et pourquoi il avait fait ça. Et comme de toute façon, il n'avait pas vraiment la possibilité de s'enfuir, il allait devoir inventer un mensonge très convaincant.
Puisque cette hybride semblait respecter les hommes d'église, ça paraissait être une bonne idée de jouer sur ce terrain-là. Bon, en même temps, sa dernière bonne idée l'avait amené ici …

- Je … Je suis … en mission pour l'Église.

Plus vague, tu meurs. Mais lui parler semblait faire du bien à la créature. Il fallait donc continuer. Une histoire commença à prendre forme dans sa tête. Non attends … S'il inventait quelque chose de trop détaillé, cela poserait problème. Plus il y a de détails, plus il était difficile de se rappeler un mensonge. Sans oublier que cela devenait plus simple de vérifier si c'était vrai …

- Tu m'as sauvé et je t'en remercie, mais … je ne sais pas si je peux t'en dire plus. Même si tu as l'air de respecter l'Ombre et ses représentants … Puis-je te faire confiance malgré ta … condition …?

Il essayait de prendre le ton de son prêtre supérieur. Cet homme savait prendre un air profond et pieux. Kaname se demandait vaguement de quoi il avait l'air, lui, en prononçant ses paroles ... L'air convaincant, espérait-il.

- Qui es-tu ? Et qui est celui qui t'accompagne ?

Une autre question lui brûlait les lèvres. Il n'osait pas la poser, mais il le devait. Pourtant, demander de but en blanc « Où est ton maître ? », ça risquait de mal passer. Tâchons d'être plus subtil.

- Avec ton ami … Vous vivez … seuls ?
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Minako
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MessageSujet: Re: Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière   Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière EmptyLun 13 Juin - 10:02

Ce prêtre était en mission pour l'église. Tout le monde savait que science et église se tiraient dans les pattes, au point de chercher à en avoir un coup d'avance sur l'autre en matière de marché d'esclaves ? L'église ignorait peut être tout du fonctionnement du marché ? Voulait-elle confirmer ou infirmer des rumeurs ? Minako s'était accrochée à cette information comme un homme proche de la noyade se cramponnait à une bouée de sauvetage. Petit à petit les tremblements de ses mains s'atténuèrent puis disparurent. L'hybride releva doucement la tête et leva un regard chargé de respect pour le prêtre. Pas tous étaient des traîtres. Elle voulait y croire. Oui, ses yeux luminescent se pendirent aux lèvres de l'humain.

-Tu m'as sauvé et je t'en remercie, mais … je ne sais pas si je peux t'en dire plus. Même si tu as l'air de respecter l'Ombre et ses représentants … Puis-je te faire confiance malgré ta … condition …?

Sa condition que voulait-il entendre par là ? Elle n'était pas une femme d'église ,soit, mais de là à parler de condition particulière... L'hybride pencha la tête sur le côté, lentement, comme si ca tête était trop lourde pour bouger plus rapidement. Ses pupilles fendues se relevèrent pour croiser le regard du prêtre. Il regardait ses oreilles, ses mains à quatre doigts. Elle était une hybride et cet humain dévoué à l'Ombre voyait en elle une hérésie. Un objet de la science créer pour des buts hérétiques et peu honorables. Les oreilles de Minako s'affaissèrent un peu. C'est vrai elle courait après une mémoire humaine alors qu'elle ne l'était plus vraiment. Pourtant si elle en apprenait plus sur cette mission pour l'église, si elle l'aidait dans cette mission elle pourrait peut être récolter les informations qu'elle venait chercher en guettant ce marchand d'esclave !

- Qui es-tu ? Et qui est celui qui t'accompagne ?

Il avait cette voix qu'avaient tous les prêtres. Ce ton dans la voix qui vous mettait en confiance qui vous rappelait qu'il avait accès à une entité pour qui vous êtiez un tout petit rien. Alors la créature ne s'était pas tout à fait méfiée, elle sourît doucement. C'était familier et agréable. Les prêtres n'étaient peut être pas tous des traître n'est ce pas ? Pourquoi transformeraient-ils une de leur précieuses brebis dévouées en une hérésie qu'ils maudissent ?

« Je suis Minako, et celui, ou plutôt celle, qui m'accompagne est quelqu'un de précieux. Nous sommes digne de confiance mon seigneur. Je suis sûre que nos buts peuvent cohabiter, nous ne serons pas un obstacle pour vôtre mission. »

Oui Pourquoi ?

- Avec ton ami … Vous vivez … seuls ?

« La réponse n'est-elle pas évidente mon seigneur ? »

C'était sortit tout seul. Pourquoi veut-il savoir précisément cela. Et pas « qui est ton maître ? » ou « es-tu en mission pour ton maître ? » Le regard de Minako se troubla, elle se releva. Elle tituba un instant et se stabilisa sur ses pieds. Elle posa une mains sur l'épaule de sa petite soeur demeurée auprès d'elle. L'hybride avait vu ses semblables dans ishtar, dans toute la capitale il n'existait pas une créature de son genre sans un maître qui lui donna des ordres. Le seul endroit où elle avait vu des hybrides qui n'avait pas de propriétaires c'était au laboratoire. Avec les scientifiques. Cet enfer souterrain d'où elles s'étaient enfuies. Minako se considérait comme libre, elle l'était, elle n'avait pas un humain à qui elle doivent obéir sans discuter. Elle jugeait être son propre maître. Cependant la question lui avait parue subitement...glissante. Bondir au coup de l'humain blesser pour lui apprendre qu'elle n'avait pas de maître et ne comptait ne jamais en avoir ne semblait pas être une bonne option. Que dire alors ? Les yeux de la créature se durcirent. Que faire ?

*Fait attention Minako. Il est blessé. Les animaux blessés sont toujours plus dangereux, ils n'ont rien à perdre...*

«  Le sang des fidèles peut être versé. Verset 10 des Ecriture de l'Ombre.»

Murmura le félin en observant le liquide sombre et luisant qui coulait au pied de l'humain. La lumière nocturne s'accrochait faiblement sur les petits éclats de sang qui teintaient peu à peu le sol. Minako ramena son attention sur le prêtre tassé contre le mur.

«Votre jambe mon seigneur, vous ne pourrez retourner là bas si vous perdez vôtre sang ainsi. Souhaitez vous que j'aille quérir un soigneur ? »
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MessageSujet: Re: Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière   Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière EmptyLun 13 Juin - 12:57

Spoiler:
 

Kaname avait beau scruté l'obscurité, il ne voyait personne. Ni le maître de ce chat de gouttière, ni son compagnon ― ou plutôt sa compagne, puisque l''hybride lui avait précisé qu'il s'agissait d'une femme. C'était tellement étrange … et l'esclave aussi était étrange. Une hypothèse se forma doucement dans l'esprit du prêtre. Se pourrait-il que privée de son maître, l'esclave soit devenue un peu folle et qu'elle ait inventé une amie imaginaire ? Il ne s'y connaissait pas plus que ça en matière d'esclaves, mais il savait que s'ils étaient privés de maître pendant un trop long moment, il arrivait de drôle de choses …

Tout cela était bon, très bon pour Kaname. Cette créature avait dû apprendre plein de choses ! Si elle avait été l'esclave d'un noble, surtout … Et quand bien même, elle avait l'air de traîner dans les parages depuis suffisamment longtemps pour savoir se débrouiller. Et elle connaissait la bande de malfrats à qui Kaname était allé rendre une petite visite ! Aucun de ses informateurs n'avait été susceptible de détenir autant d'informations, et surtout des informations aussi intéressantes ! Si jamais il arrivait à lui faire cracher tout ce qu'elle savait, il pourrait … Non. Non, ça n'était pas une bonne stratégie. L'esclave lui était venue en aide, elle l'avait traité avec respect. Dans l'avenir, il pourrait être avoir à nouveau besoin de son aide … Il fallait qu'il la traite avec douceur …

«  Le sang des fidèles peut être versé. Verset 10 des Ecriture de l'Ombre.»

Kaname suivit son regard. Oui, il continuait à saigner. Et si le sang des fidèles pouvait être versé, il tenait quand même à en garder suffisamment pour survivre. Sa compresse n'était pas très efficace ; en même temps, difficile de faire mieux avec un bout de tissu … Faute de mieux, le prêtre ressera l'écharpe autour de sa jambe et fit un autre nœud. Avec ça, ça devrait tenir quelques heures … Et puis de toute façon, la blessure ne mettait pas sa vie en danger, même si les gouttes de sang qui s'échouaient à terre allaient colorer à tout jamais la pierre.
Plus inquiétant, son sang semblait intéresser le chat … Elle n'allait pas lui sauter dessus au moins ? Parce que vu la situation, Kaname n'était pas sûr de s'en sortir dans un corps-à-corps …

«Votre jambe mon seigneur, vous ne pourrez retourner là bas si vous perdez vôtre sang ainsi. Souhaitez vous que j'aille quérir un soigneur ? »

Le prêtre écarquilla les yeux et les mots surgirent tous seuls de sa bouche :

- Non, surtout pas !

Il se mordit la lèvre. Il avait parlé un peu trop fort, et il s'était montré un peu trop brusque. Il ne voulait surtout pas effrayer sa nouvelle future amie et informatrice. Il reprit un ton plus bas :

- Excuse-moi, je ne voulais pas être aussi … abrupt. C'est juste que … je ne fais pas confiance aux médecins, ils sont tous dérangés et pervers. Les prêtres ne savent peut-être pas soigner toutes les maladies, mais ils s'en sortent bien quand même. Et eux ne chercheront pas à te trifouiller les organes et t'ouvrir le ventre juste pour voir ce qu'il y a dedans. Et puis … personne ne doit savoir que je suis là parce que …

Il rentrait dans le vif du sujet. D'abord, un énième coup d'oeil pour s'assurer que personne d'autre ne pouvait les voir ou les entendre ― mais il fallait reconnaître que rares étaient ceux qui arpentaient ces rues à cette heure de la nuit. Puis une grande inspiration. Il prenait un gros risque en parlant à l'hybride, et son mensonge avait intérêt à être crédible. Mais il mentait depuis l'âge de douze ans, n'était-il pas devenu un expert en la matière ?

- Il existe dans l'Église plusieurs courants. Certains sont favorables à la situation actuelle, certains souhaitent même encourager les scientifiques et leur venir en aide … et d'autres voient d'un très mauvais œil les atrocités commises au nom de la Science. Parmi eux, certains sont partisans de méthodes plus … radicales. J'en fais partie, ou plutôt … j'espère en faire partie. C'est un cercle très fermé, et chacun protège son identité, et on se méfie des nouveaux venus : ça n'est pas très légal, si tu vois ce que je veux dire. Notre but ultime est de mettre fin à l'esclavage. Oh, je sais ce que tu penses, c'est plutôt utopique, mais pour l'instant, on veut surtout empêcher de nouvelles victimes.

Parler de victime devant elle … Elle était une victime, elle aussi. Victime de la folie de certains hommes qui s'étaient pris pour des dieux … Enfin, Kaname n'avait rien en particulier contre les médecins, mais l'idée qu'ils créent des aberrations comme les esclaves … wouh, ça lui faisait froid dans le dos.

- Cette nuit … c'était un test pour moi. Je devais en apprendre plus sur ces marchands. Je devais montrer que j'étais digne d'entrer dans ce cercle, non seulement pour mes convictions, mais aussi pour mes capacités. Mais j'ai lamentablement échoué … Je ne suis même pas sûr que ces gens fassent du trafic d'esclave.

Il tapa du poing sur le sol, mimant une colère qu'il n'avait aucun mal à feindre pour la bonne raison qu'il était réellement énervé. Ce soir, il s'était planté en beauté.
Maintenant, il ne restait plus qu'à savoir si cette histoire de cercle de prêtres un peu extrêmistes allait convaincre sa nouvelle rencontre …
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MessageSujet: Re: Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière   Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière EmptyLun 13 Juin - 20:16

Autant dire que les actions de l'humain avaient un effet pour le moins paradoxal sur l'hybride. Elle l'intéressaient autant qu'elle éveillait sa méfiance. Minako ne savait vers quel côté s'orienter. Devait-elle vraiment le croire ? Il avait d'abord hurlé son refus de voir un soigneur. Sa voix avait tonné au creux des oreilles du félin, c'était presque si elle n'avait pas eut des acouphènes tant son ouïe fine était tendue vers le verbe du prêtre. Puis il s'était mis à parler à expliquer cette soi-disant mission pour l'église. Bizarrement elle comprenait ce qu'il voulait dire, les scientifiques n'ont jamais été digne de confiance. C'était eux qui l'avait transformée en hybride, mais surtout c'était un prêtre qui l'avait vendue.

Minako l'écouta avec une grande attention. Des prêtres qui voulaient faire disparaître l'esclave, revendiquaient la liberté des non humains. C'était impossible. Utopique comme il le disait lui même. Comment arrêté une machinerie aussi bien huilée ?! Pourtant il faisait mention de prêtre qui favorisaient l'état en place. Celui qui l'avait livrée en était-il ? Il semblait vouloir aider. Aller dans le même sens que son but et même au delà. Le yeux de l'hybride s'animèrent d'une flamme nouvelle. Plus le discours du prêtre avançait plus l'adolescente voulait y croire.

N'était-ce pas égoïste de seulement retrouvé sa mémoire ? De « seulement » vouloir retrouvé son passé ? Elle n'était pas la seule dans cet état. Tout ceux qui étaient sortis de ce laboratoire aujourd'hui n'était que des esclaves, elle était libre. Non c'était trop beau. Et si,des deux, l'animal blessé c'était elle ? N'était-ce pas elle qui n'avait pas grand chose à perdre ? Si elle avait beaucoup à perdre. A commencer par Mathilde qui la suivait partout, a commencer par les maigre souvenirs qui lui restait.

A force de tourner à des « et si » Minako se perdit complètement dans ses réflexions. Son regard s'était fait vague. Elle avait vaguement ressembler à un pantin dont on détendait les fils. Elle fut sortie de cet état par le discours du prêtre dont la colère le rendit plus ardent dans son propos.

- Cette nuit … c'était un test pour moi. Je devais en apprendre plus sur ces marchands. Je devais montrer que j'étais digne d'entrer dans ce cercle, non seulement pour mes convictions, mais aussi pour mes capacités. Mais j'ai lamentablement échoué … Je ne suis même pas sûr que ces gens fassent du trafic d'esclave.

Autant dire que le prêtre avait tirer sur la corde sensible de Minako. Naïve petite Minako dont la mémoire était trop floue pour se rappeler qu'elle se faisait avoir une fois encore par un prêtre. Ou plutôt elle voulait occulter ce fait, qu'un prêtre l'avait trahie par le passé et qu'un autre pouvait faire de même, pour ne pas réveiller la douleur. Un prêtre, elle venait d'aider un prêtre par réflexe et maintenant elle allait encore lui venir en aide. Enfin elle le croyait.

« Dans ce cas je peux vous confirmer que vous visitiez bien l'entre d'un marchand d'esclaves. Je n'ai rien pu apprendre de plus sur eux. »

Oui il s'en était mêlé trop tôt peut être ? Si il ne s'était montrer n'avait fouiller ce bureau peut être qu'à leur qu'il est elle saurait un nom qui lui permettrait de remonter jusqu'à des fournisseurs de chair ? Ce fut à son tour d'être en colère. Après tout ce n'était qu'un prêtre. Il aurait put se sauver grâce à son art de l'Ombre et elle en saurait d'avantage sur ce qui se tramait. Maintenant que l'alarme avait été donnée, ces types allaient se montrer beaucoup trop prudents et elle n'en apprendrait rien !

« Cependant grâce à vous je n'apprendrais rien de plus. » Lui dit-elle d'une voix sèche.

Elle s'approcha et lui tendit une de ses mains griffues pour l'aider à se relever. Si il accepterais cette main elle l'aiderai à marcher en passant son bras d'humain par dessus sa nuque d'hybride.

« Il n'y aura plus rien ce soir, mon seigneur, je vous ramène dans votre demeure avant qu'il ne comprenne que ces hérétiques ont retrouvé l'équilibre, si vous le souhaitez. Dans tous les cas je ne reste pas ici.»

Mathilde était restée un peu en arrière et jetait un regard noir remplis de méfiance vers ce prêtre. Elle gardait ses petits poings appuyé contre son coeur. La fillette n'aimait pas les prêtres, ils étaient tous des menteurs, et elle avait peur que Minako ne tombe encore dans un piège. Il ne fallait pas qu'elle en oublie leur but, à elles deux : Rentrer.
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MessageSujet: Re: Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière   Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière EmptyMar 14 Juin - 20:17

Spoiler:
 

Du coin de l'œil, Kaname observait l'effet que ses paroles avaient sur Minako. Il sentait en elle à la fois l'espoir que pouvait susciter de tels propos, et la méfiance que chacun a, en particulier ceux qui ont longtemps vécu dans la rue, envers les belles promesses.
Il sentait tout de même qu'il avait réussi à mettre en confiance la créature : elle lui avait même dévoilé l'information qu'il voulait confirmer sur les marchands d'esclaves. Bon, c'était loin d'être une information capitale, et il aurait pu facilement la vérifier autrement, mais c'était une première « collaboration » … A vrai dire, son idée marchait un peu moins bien que prévu, mais il avait eu les yeux plus gros que le ventre. Il devait d'abord gagner pour de bon la confiance de l'hybride.

Il comprit qu'il était allé un peu vite quand l'hybride se renfrogna. Il comprit aussi que ce jour-là, il n'avait pas été le seul à venir chercher des renseignements chez cette bande de malfrats … et d'après le ton que la femme chat avait adopté, elle le rendait responsable de son échec à elle aussi. Ce qui n'était pas vraiment faux d'ailleurs … Kaname accusa le coup. Il accepta l'aide de l'hybride pour se relever, dissimulant sa répulsion naturelle. Ça n'était pas le moment de se la mettre encore plus à dos, elle devait être suffisamment agacée pour ça …

« Il n'y aura plus rien ce soir, mon seigneur, je vous ramène dans votre demeure avant qu'il ne comprenne que ces hérétiques ont retrouvé l'équilibre, si vous le souhaitez. Dans tous les cas je ne reste pas ici.»

Bien, au moins, elle continuait à lui parler et à le respecter en tant que prêtre, même s'il avait perdu toute crédibilité en tant que cambrioleur. Bah, il fallait bien une première à tout ! Il acquiesça à ses propos, lui montrant par un sourire sa reconnaissance.
Clopin-clopant, ils marchèrent un long moment en silance, jusqu'à l'orée des bas-fond. Le prêtre se sentait épuisé, mais il faisait de son mieux pour ne pas trop s'appuyer sur la femme-chat. Au bout de quelques kilomètres, il s'affranchit même de l'aide de l'hybride. Il marchait désormais seul, même s'il faisait un peu la grimace et qu'il trébuchait parfois. Mais la jeune femme était toujours là pour le rattraper.

Arrivés à quelques kilomètres du quartier du prêtre, Kaname s'arrêta. S'ils allaient plus loin, ils risquaient d'être repérés, et le prêtre avait ôté son petit déguisement … Si on le voyait, la jambe blessée et le reste du corps pas mal amoché, à se balader avec une hybride, son image lisse allait en prendre un sacré coup.

- Mieux vaut qu'on se sépare ici. Avant qu'on nous remarque … on n'est pas très discrets.

Silence gênant … C'était le moment des adieux, non ? Mais Kaname n'avait pas vraiment envie d'abandonner là sa nouvelle amie, tout hybride qu'elle était. Il avait désespérément envie d'en savoir plus sur elle … Il devait trouver un moyen de la retenir. Ou la revoir. Il savait que cette femme-chat possédait des informations terriblement intéressantes, et qu'elle était même en mesure d'en obtenir d'autres, au vu des talents qu'elle lui avait montré ce soir.

- Ecoute … Bientôt, je deviendrai officiellement prêtre et j'aurai ma propre église. Tu ne devrais pas rester dans les rues comme ça … Si tu veux, dès que j'aurai mon église, tu pourras y venir discrètement. Tu aurais un endroit où dormir, de la nourriture, et même de quoi te laver. Penses-y.

Et puis … Il allait prendre un gros risque, mais le jeu en valait la chandelle.

- Pardon pour le désastre de cette soirée. Je reviendrai dans une semaine là où on s'est rencontrés … Si tu ne veux pas prendre le risque qu'on se revoit, je te laisserais juste un message. Au fait … je m'appelle Kaname.

Il tendit sa main à l'hybride. Il n'avait pas plus envie que ça de serrer une main qui n'avait pas cinq doigts, mais dans un cas pareil, il était prêt à faire une exception à toutes ces habitudes.
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MessageSujet: Re: Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière   Un prêtre, trois bandits et un chat de gouttière EmptyDim 19 Juin - 20:47

Spoiler:
 


Le prêtre accepta la mains ensanglantée qu'elle lui tendait. Avant de vraiment aider l'humain à marcher elle avait brièvement essuyer le sang de ses mains sur son pantalon. Il est vrai qu'elle n'avait eut l'occasion d'approcher Dame hygiène aussi souvent que le voudrait la morale. Le fait qu'elle soit recherchée et doivent fuir le plus possible ses contemporains n'aidaient pas à améliorer cet état de fait. Elle l'aida ainsi à rejoindre le quartier religieux. Aucun des deux ne pipait mot Il n'y avait que le bruit de leurs pas dans qui résonnaient dans les rues. Minako demeura silencieuse car elle se concentrait. Ou plutôt, elle se déconcentrait volontairement. Les prêtres faisait trop facilement référence à l'épisode du prêtre sans visage et si elle glisse sur se terrain il était certains qu'elle achèverait celui qui se trainait à côté d'elle. Alors elle tendait l'oreille, écoutait les bruits de la nuit, les pas au loin lorsqu'il y en avait, les ultra-sons des chauve-souris qui rebondissaient contre les murs, les déplacements des rats dans le noir, le crépitement des torches accrochées sur les murs, les murmures suspicieux de Mathilde également. Cette dernière n'avait pas lâché la main de sa grande sœur de tout le trajet. Elle la serra d'avantage lorsque l'humain tenta de marcher seul. Après deux ou trois pieds qui ne répondait pas correctement et promettait un chute certaine à l'homme d'église si la créature ne le soutenait pas, il réussit à se déplacer seul.

L'hybride devint légèrement nerveuse lorsqu'ils quittèrent la sécurité relative des bas fonds. Son état de nervosité s'accentua à l'entrée du quartier religieux. Qui dit Église dit inquisition. En y regardant à deux fois le prêtre aussi semblait mal à l'aise. Le fait d'être vu avec une hérésie ambulante peut être ? Même à une heure pareille ? Oui car il annonce qu'il est temps de se séparer. Temps mieux. Minako ne demande que ça, retourner dans les bas fond crasseux loin de ses souvenirs. Moins elle voyait les prêtres mieux elle se portait. L'hybride acquiesça et fait même un pas en arrière pour voir si il allait ajouter quoi que ce soit. Le silence s'éternisait. Elle se détourna de l'apprenti voleur et commençait à s'éloigner.

-Ecoute … Bientôt, je deviendrai officiellement prêtre et j'aurai ma propre église. Tu ne devrais pas rester dans les rues comme ça … Si tu veux, dès que j'aurai mon église, tu pourras y venir discrètement. Tu aurais un endroit où dormir, de la nourriture, et même de quoi te laver. Penses-y.

La créature se figea. Un mauvais sort qui aurait pour but de la statufier n'aurait pas fait mieux. Qu'est ce qu'il venait de dire là ? Après le discours utopiste, voilà qu'il lui offrait carrément le gite et le couvert. Enfin un futur gite par ce que ce prêtre semblait pas encore tout à fait prêtre. Pas vraiment un voleur, pas vraiment encore un prêtre.. Jamais deux sans trois. C'est quoi le troisième pas vraiment ? Minako coula un regard vers sa petite soeur. Elle lui faisait de grands « non » de la tête avec des yeux brillants d'inquiétude. Cette peur des prêtres qui les tenaillaient était assez forte. Bien que plutôt dans la soirée elle avait réagit comme par instinct. Nul ne s'attaque à un homme d'église c'est viscéral. Enfin, « nul » était un bien grand mot, car la terreur de la douleur était plus forte encore et cela atténuait grandement ce genre de réflexes. Oui elle y penserait, elle y pensait déjà d'ailleurs. Une offre pareille... Minute, venant d'un prêtre, sachant qu'elle avait l'inquisition aux trousses ça sentait le traquenard ! A moins que le troisième pas vraiment soit « pas vraiment au courant qu'un hybride - évadé d'on ne sait où - recherché par la garde impériale et l'inquisition se tienne devant lui » ? Elle se tourna à moitié, le corps de profil et la tête orientée vers l'homme. Bien que ses iris fantomatiques indiquaient une suspicion évidente, il avait toute son attention.

- Pardon pour le désastre de cette soirée. Je reviendrai dans une semaine là où on s'est rencontrés … Si tu ne veux pas prendre le risque qu'on se revoit, je te laisserais juste un message. Au fait … je m'appelle Kaname.

Elle baissa son regard pour réfléchir quelques secondes, trouver les mots juste pour répondre. Elle avait envie de disparaître de sa vue et de s'enfuir loin de cet humain mais son offre, dans l'optique ou ce n'était pas un piège... Mathilde aurait un endroit ou dormir digne de ce nom, il n'y aurait plus grand chose à craindre la nuit, et si les choses se gâtent en ville à cause d'une de ses crises elle pourrait semer les gardes et se réfugier là bas.

« Je réfléchirais à vôtre offre, seigneur. »

Elle charge sa petite soeur sur son dos en prévision de l'escapade sur les toits qui permettent son retour aux bas fond.

« Je me nomme Minako et ma soeur qui est là se nomme Mathilde. Que l'Ombre vous guide vers l'Equilibre mon seigneur.»

Après cela, elle partit au pas de course et bifurqua au premier angle d'une rue étroite. L'hybride bondit sur un mur, s'agrippa à une corniche et s'élança vers la toiture qui surplombait le mur opposé. Une fois perchée elle tendit l'oreille pour suivre le pas claudiquant de Kaname. Lorsqu'il fut trop loin pour l'ouïe de la créature, elle reprit sa course sur les tuiles amoncelées aux sommets des bâtiments.
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