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 J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]

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MessageSujet: J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]   Mar 26 Avr - 0:08

L'homme aux cheveux roses émit un long frisson. Il y était, dans le théâtre de tous les agissements de la cour impériale. Curieusement, contrairement à la plupart de ses collègues scientifiques, il aimait se retrouver ici et observer, inlassablement, les visages des nobles aux alentours, cerner dans les moindres détails leurs expressions. Parfois, il allait même jusqu'à guetter les serviteurs dévoués à l'Empereur. C'était assez jouissif, cette appréhension de leur part, ce trait, ces grimaces voulant dire en réalité : vais-je rater tout ce que je vais entreprendre ? Non, il ne faut pas que je le vexe, que je renverse ce verre sur lui ! Et que ferai-je si jamais cela arrive ? Ils vont me torturer, me...Bref, l'imagination du scientifique était très prolifique lorsqu'il s'agissait d'imaginer ce que les domestiques pouvaient penser. Il rit. S'il était venu aujourd'hui, c'était pour rencontrer l'Empereur en personne et s'incliner devant lui pour les besoins de ces expériences. Il était prêt à tout, même à renier sa fierté pour les besoins de la science ; oh, Karl Ulsperger était véritablement un être à part qui aimait la science plus que lui-même.

Ces derniers temps, il avait pris l'initiative de faire une série d'expériences plutôt coûteuses, mais qui pourraient apporter beaucoup à l'Empire. Que voulez-vous, pour le bien-être de celui-ci, il fallait bien quelques petites victimes, et en l'occurrence, beaucoup de petites victimes mutilées et vidées de tout leur sang. Son ambition, cette fois-ci, était d'aider la médecine. Pendant sa carrière, il avait réussi à accoler à de simple êtres humains des morceaux animaux, effacer leur mémoire de manière à ce qu'ils ne se souviennent plus jamais de leur rencontre. Maintenant, il comptait faire quelques expérimentations avec le sang ; pourquoi certains patients pourraient-ils dans d'affreuses souffrances lorsqu'il tentait de les réapprovisionner en sang ? Pour l'instant, à force d'expériences, il avait réussi à classer les patients qui supportaient le sang des autres, mais c'était étrange. Les autres ne supportaient parfois pas l'expérience et mourraient. Karl Ulsperger comptait bien séparer ces différents groupes afin d'en étudier les spécificités de plus prêt...mais combien il y en avait-il ? Comment les reconnaître, chez un individu lambda ? Ces questions l'empêchaient de dormir depuis quelques jours et il devait impérativement demander à l'Empereur d'autres prisonniers, afin d'avancer dans ces recherches encore infructueuses.

Le manque de sommeil ne l'avait empêché de se laver pour autant. Non, il reconnaissait que hier, énervé, il avait un peu trop mutilé le dernier patient reçu dans ses bureaux mais...il ne se maîtrisait plus. Celui-ci avait subi, de son vivant, les pires humiliations qu'un être humain pouvait subir ; puis, une fois mort, les pires qu'un cadavre pouvait subir également. Ulsperger n'était pas vraiment un être très net, et une fois énervé, il ne valait mieux pas se retrouver à la tête de la file d'attente des patients qu'il recyclait au fur et à mesure.

Il était sûr et certain que l'Empereur accepterait sa demande, mais il préférait toujours se déplacer en personne au lieu d'envoyer un courrier qui n'arriverait peut-être jamais, bloqué par l'arrogance de quelques personnes n'aimant point trop la science et tous les méfaits qu'elle pouvait causer à l'Église. Oh. Lui était pour la Science, et pouvait tout faire pour que celle-ci triomphe ; il retroussa ses lèvres et émit un petit rire digne d'un vrai psychopathe. Il n'aimait pas ces gens de l'Église, soit, mais étant donné qu'ils détenaient une partie du pouvoir, même maintenant que l'Empereur avait été couronné, il était forcé à collaborer avec eux et sourire de toutes ses dents – blanches – devant le visage d'Uriel d'Arken. Ah, cet homme. Si petit et pourtant, tellement vivace lorsqu'il s'agissait de défendre le royaume. S'il en avait la force, Karl Ulsperger l'aurait déjà forcé à s'allonger sur l'une de ces tables froides et attaché de lanières de cuir afin de voir un peu ce qu'il avait dans le ventre, au sens propre.

« Hé hé hé... »

Cette image lui plaisait incroyablement et lui faisait de l'effet, si bien qu'il fut obligé de contenir la bave qui commençait à couler. Si incroyable que cela puisse être, par contre, le jeune Ezhekiel ne lui faisait point cet effet-là ; sans nul doute parce que lui, l'écoutait et subventionnait sans souci ses projets les plus fous. Oui, si Karl voulait qu'Uriel soit à ses genoux, sur cette table d'opération, c'était tout simplement pour lui faire avouer qu'il était inférieur à lui, que la Science avait plus d'importance que les croyances qui l'animait. Il était fou, très exactement ; mais un fou diablement intelligent qui commençait à avoir de plus en plus de pouvoir. Beaucoup de ses découvertes s'avéraient exactes, et lors des prochaines conquêtes de l'Empereur, les soldats pourraient avoir plus de chances de rester en vie plus longtemps, ou être mieux guéris une fois blessés. Que de vies sauvés pour quelques martyrs dont tout le monde se foutait.

« Uriel d'Arken. »

Il venait de voir cette silhouette qui venait à sa rencontre. Et s'il tentait de l'obtenir, lui ? Aujourd'hui n'était pas une si bonne idée, il attendrait d'avoir forgé quelques pièges et d'avoir récupéré de ses nuits perdues.

« Un ex-régent tel que vous n'est-il pas censé remplir la paperasse de l'Église qu'il commande ? À moins que vous ne puissiez me renseigner sur le fait que monsieur l'Empereur dorme ou non ? »

Il s'adressa à lui comme à un domestique, malgré le fait qu'il respecte toujours son rang. Oui, il méprisait véritablement cet homme opposé à la Science.
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MessageSujet: Re: J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]   Ven 29 Avr - 10:05

Il y a encore peu de temps tout-puissant Régent, Uriel D'Arken était revenu à la place qu'il occupait avant son accession au pouvoir. Haut Prêtre (déjà pas mal, dans l'absolu) et donc Ministre à la Cour, conseiller et amant du Saint Empereur, il était néanmoins redevenu égal de beaucoup de personnes. Si Genesio Demichellis était la personne la plus haut gradée de la Capitale, il était aussi le premier à suivre les règles ce qui le désavantageait face au sorcier, commandeur des croyants. Du coup, et même si cela ne le réjouissait pas tous les jours, un équilibre était en place. Un équilibre dont Ezhekiel se portait garant, comme tout bon Empereur. Mais une chose était certaine : les deux chefs des forces armées (magiques ou non) d'Ishtar ne monopolisaient pas les faveurs de du Seigneur du monde. Bien au contraire.

Il existait des gens que certains ancêtres d'Ezhekiel auraient brûlés vifs en place publique. Aujourd'hui... Aujourd'hui ils se promenaient dans les couloirs du Palais Impérial, demeure sacrée des Walhgren, en toute impunité. Pire encore, ils étaient les bienvenus, car ils fascinaient le jeune monarque. Régulièrement, Uriel faisait part de son mécontentement et, aussi régulièrement, il se heurtait à un refus poli de la part de son élève. Qui était-il d'ailleurs pour s'opposer à la volonté du tout-puissant ? Personne. Il appelait cela des "conseils". Et ils traitaient pour beaucoup de la place de la Science dans le monde moderne. Elle devait être la plus petite, et le plus à l'écart, possible. Si un certain secret entourait les laboratoires tels qu'Exodum, l'importance accordée à ces blasphèmes était de plus en plus grande.

Parcourant les couloirs du Palais, où nul ne pouvait l'arrêter ou lui interdire le passage, le dernier marquis D'Arken vit au loin une silhouette sur laquelle il n'y avait aucune erreur : le blasphémateur en chef, l'un des directeurs d'Exodum : Karl Ulsperger. Apparemment un génie de la Science, très certainement un grand malade mental (pourtant, chez les ecclésiastiques ça ne dérangeait en rien le Haut Prêtre) et aussi l'un de ces satanés clowns, venant séduire Ezhekiel avec ses idées malsaines. Une abomination, malgré le fait qu'il soit encore (sauf preuve du contraire) humain. S'arrêtant à une distance respectable, le Haut Prêtre, serra un poing dans son dos, tentant de canaliser sa colère. Pour le moment, il y arrivait assez bien.


"Sous le ciel et sous le soleil, Docteur. Sa Majesté se repose en ce moment de ses entraînements matinaux. N'étant pas admis dans ses appartements, vous perdez votre temps. Quant à mes affaires, qu'elles le restent."

Uriel articulait assez bien, pour quelqu'un qui serrait les dents. En théorie, il pourrait déchirer Karl en mille morceaux d'un geste de la main. Cela dit... Les ordres d'Ezhekiel étaient clairs. Il ne le pouvait pas. Cela dit, il n'a pas menti au scientifique : Ezhekiel s'entraînait sans relâche pour mieux maîtriser ses pouvoirs et il n'avait aucune chance de le voir avant le soir. Uriel, en tant que magicien de l'Empire et mentor du monarque, pouvait bien entendu s'inviter auprès de lui à n'importe quel moment. Mais il n'allait pas le faire. On peut dire, sans mentir, que sa religion le lui interdisait.

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MessageSujet: Re: J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]   Sam 30 Avr - 15:46

Entendant la salutation officielle officielle en vigueur chez les gens de l'Ombre, le bon docteur leva la main, comme si tout cela n'était qu'une pacotille, puis, ricana. Ce petit être blond lui paraissait de plus en plus merveilleux. Oh, il savait qu'il devrait s'arrêter au bout d'un certain temps et plus que tout, qu'il n'était autorisé à cracher sur le dos de l'Église, combien même mettre le Haut Prêtre dans un état d'exaspération assez haut le satisferait au plus au point. Bien sûr qu'il savait qu'il ne pouvait entrer dans les appartements de l'Empereur sans y avoir été invité au préalable ; il n'était pas encore assez puissant pour cela, mais quand bientôt la confiance que lui accordait Ezhekiel Ier serait à son paroxysme, Ulsperger n'hésiterait pas à user du pouvoir qu'il lui donnera. Il ne cherchera pas pour autant à ridiculiser Uriel d'Arken : cela, non, il est intelligent et il ne savait que trop bien que le haut-prêtre avait été le précepteur de l'Empereur et qu'il serait très dur de le discréditer auprès de lui.

En revanche, une petite disparition pourrait passer comme une lettre à travers le dessous d'une porte. Il faudrait organiser les quelques détails, bien sûr, et puis la disparition d'un grand ponte de l'Église ne passait pas inaperçue, mais on s'en foutait, après tout ? Actuellement, un futur haut-prêtre était en train d'être formé – même sûrement – dans le but de remplacer celui-ci en cas de mort prématuré. Dans toutes les générations, la loi du plus fort avait toujours régné et...il faudrait donc qu'il organise tout ce branle-bas de combat.

« Enchanté également, Monsieur le Haut-Prêtre ! »

Il se rapprocha de lui de façon à être le plus proche possible ; normalement, l'autre ne le démolirait pas : après tout, n'avait-il pas les faveurs d'Ezhekiel Ier ? Il accomplit une espèce de révérence respectueuse, avant de baisser sa tête pour regarder le petit homme dans les yeux.

« Et sinon, puisque Monsieur l'Empereur n'est prêt à me recevoir, peut-être pourriez-vous me tenir compagnie ? Voyez-vous, un dilemme absolument monstrueux vient s'abattre sur ma personne. Je suis actuellement à cours de patients et...j'ai cru entendre que vous, ecclésiastiques, ne savez pas que faire des quelques hérétiques qui vous tombent dessus et que parfois, n'avez que trop de prisonniers au sein de vos geôles. Quel dommage, surtout lorsque l'on sait que celles-ci se font de plus en plus trouer par de petits rats ! »


Il ne faisait mention là que des quelques allées et venues qui avaient causé la mort d'un des plus puissants inquisiteurs de l'Église, et par la même occasion, de l'évasion de ce terroriste qui avait osé menacé l'Empereur. Si quelqu'un avait déplacé ce vaurien dans ses laboratoires depuis longtemps, il n'aurait jamais eu la chance de sortir en vie de tout ce bazar et l'Empereur n'aurait pas été aussi menacé qu'il l'était actuellement.

Karl avait commencé à se baisser sa tête de plus en plus vers la bouche du Haut-Prêtre, de façon à ce que celle-ci arrive à quelques millimètres de la sienne, son souffle chatouillant ses lèvres. Qu'il était petit, cet homme. Une fois qu'il l'aurait sous la main, il pouvait être sûr qu'avant l'expérience fatidique, il lui rallongerait les jambes de quelques centimètres. Voire même tout de suite. Peut-être finalement que cet homme complexait sur ce point et désirait forcer un peu la forme humaine que l'Ombre avait pu lui donner ?

« Oh, Monsieur d'Arken, soyez sûr que je et tous les scientifiques de l'Exodum serions vous en être gré. En échange, nous pourrions même faire quelque chose pour vos jambes. Vous savez...augmenter cette taille, du moins, seulement si vous le désirez ! »

Ulsperger ne rit pas, tenant à garder un minimum de crédibilité face à son interlocuteur. On verrait bien lequel tiendrait le plus longtemps et aurait le plus de force mentale face à l'autre.
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MessageSujet: Re: J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]   Lun 9 Mai - 19:03

L'homme aux cheveux affreusement rosâtres était vraiment grand. Très grand. Par rapport à Uriel surtout, mais dans l'absolu aussi. Sans être un véritable proche de l'Empereur, il était le bienvenu ici et le Haut Prêtre se raccrochait à sa foi inébranlable en la perfection de la famille impériale pour ne pas douter des jugements d'Ezhekiel. Le jeune monarque ne pouvait donner d'arguments plus convaincants que "je veux", mais cela suffisait au dernier marquis D'Arken. Difficilement, mais il pouvait s'en contenter. Par contre... Il ne fallait pas jouer avec l'Eglise.

Karl semblait s'en rendre compte. Son manque de politesse et d'exactitude dans les formules pouvait encore passer. Il préservait un semblant hypocrite de respect, quelque chose qu'on apprend vite, à côtoyer des nobles. Le Docteur avait beau ne pas être de cette bonne éducation (du moins sa façon de s'exprimer trahissait un malade mental, issu du peuple), il savait jusqu'où il pouvait s'aventurer. Bon, il se rapprochait dangereusement, mais Uriel n'avait aucune crainte, mise à part celle de se retrouver contraint de prendre un bain, afin de se nettoyer de cette présence impure. Il y avait par contre très peu de chances que le scientifique se jette sur lui pour l'assassiner pour nul-ne-sait-quoi faire d'autre, à moins qu'il veuille mourir. Uriel n'attendait que ça : un cas honnête de légitime défense. Si encore le Duc-Commandant pouvait le provoquer en duel. Il pourrait le faire taire une fois pour toutes...

Ne nous égarons pas en vaines fantaisies. Personne n'était assez fous pour affronter Uriel D'Arken en combat singulier, sauf l'Empereur lui-même, son élève et Seigneur de toute chose. La proposition de Karl ne surprit pas son interlocuteur. Après tout, c'était bien connu que le grand-père d'Ezhekiel (paix à son âme) avait fait exprès de légaliser la Science, contre les conseils de l'Eglise. Il le fit entre autres pour balayer les opposants et fournir au reste du peuple une main-d'oeuvre obéissante. Un pari réussi, mais l'ecclésiastique trouvait que la Science se répandait comme un monstre gluant lâché sur le monde, sans aucun contrôle. Cela dit... Vider une partie de la prison... Tentant, même si les prêtres trouvent, eux-aussi, des occupations à leurs victimes. Zélig seul est capable de décimer pas mal de monde en quelques jours. Uriel s’entraîne à la manipulation du sang, lui aussi. Prochainement, un entraînement similaire devrait démarrer pour d'autres... Les prisonniers, il n'y en avait point en trop. Surtout depuis que la Garde impériale ne permettait plus de tels châtiments pour d'autres crimes que les religieux.

Alors s'il voulait jouer aux propositions foireuses, Uriel pouvait faire de même : sa taille ne le complexait pas. Il était beau et conscient de l'être. Séduisant et usant de cela à souhait. Sa force était nulle, mais il ne s'appuyait que sur sa magie, seule ressource qui ne le décevait jamais. Souriant, moins dégoûté, Uriel leva la main droite, faisant sentir sa présence à Ulsperger. Il ne contrôlait pas encore son sang, mais faisait comme s'il avait déjà posé sa main dessus, sans s'en emparer. Il ne fit qu'arrêter la progression de l'infâme hérétique vers lui. Ricanant légèrement, le blond glissa sa langue en-dehors de sa bouche, sa pointe effleurant les lèvres de son interlocuteur.


"Voyez-vous... J'ai certes un grand nombre de corps en vie à vous donner... Mais j'en ai moi-même besoin, comme vous pouvez le constater sur vous-même. Alors... Soyez donc plus convaincant et moins ridicule."

Secouant la tête, Uriel recula. Pas question de s'adonner aux plaisirs physiques avec cet homme, même si ses traits n'avaient rien de monstrueux. Au contraire, il était agréable à voir, si on ignorait son identité et ses occupations... Qu'il fasse donc preuve d'imagination, ce grand "savant" et qu'il persuade le petit homme de lui céder des prisonniers.

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MessageSujet: Re: J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]   Ven 13 Mai - 20:22

La présence d'Uriel au plus près de lui ne fit que plus l'exciter. Il ne fit que ricaner lorsque celui-ci leva la main, comme s'il tentait d'utiliser l'Ombre ou quelconque autre artifice dans le but de contrôler sa présence en ces lieux. Rien n'y ferait, Karl n'était pas fou au point d'attaquer directement cet homme, mais il savait également que celui-ci n'avait le droit de le toucher. Du moins officiellement. Un drôle de jeu qui tenait un peu du poker, à savoir lequel d'entre eux deux prendrait la mouche le plus vite et serait victime d'une pulsion violente. Pour le moment, aucun gagnant n'avait été désigné, les deux hommes semblaient être de ceux qui manipulent et savent garder le contrôle de leur émotions. Pour Karl, cela n'était rien de plus qu'un jeu. Un jeu amusant, divertissant au possible, qui l'excitait comme ce n'était pas permis, mais un jeu tout de même. Après tout, le but, s'il le gagnait, était tout de même d'avoir son petit corps à disposition dans l'Exodum. Bon, cet enjeu n'était pas dit officiellement, mais à travers le comportement, les gestes d'Ulsperger, d'Arken, si sa cervelle n'était pas faite de pain de mie, devrait bien vite le comprendre.

Le bout de sa langue tandis qu'il prononça ces quelques paroles incisives, son regard qui ne trahissait aucune faiblesse. Cela acheva d'exciter le scientifique, qui s mit carrément à bander, pleinement immergé dans les paroles sortant de cette bouche. Oh, il pouvait imaginer mille supplices que cet être subirait, et enfin il pourrait vérifier si les veines des nobles étaient si bleues que cela. Malheureusement, il s'éloigna de lui de quelques pas ; Karl ricana à nouveau, fier de son petit jeu et n'ayant pas du tout l'impression d'être ridicule.

« Nous menons en ce moment des expériences, au sein des laboratoires de l'Exodum, qui ont pour but de soigner, dans le futur, le plus de membres de l'Église et de soldats possible, lors des prochaines grandes invasions de l'Empire. Nous avons découvert tout un système de greffe d'organe et d'échange de sang qui ne fonctionne que selon certaines personnes...Cependant, lorsque nous greffons ou donnons du sang d'une personne à une autre, nous échouons parfois. Nous avons alors décidé de les répartir en différents groupes et de voir si les tests marchent ou non. Les patients meurent si nous ne réussissons pas alors...Ceci est plutôt définitif. Voilà en quoi vos prisonniers nous serons utile, Monsieur. »

Il s'était arrêté de sourire, sérieux comme tout. Ses recherches étaient pour le moins sérieuses, et il devait veiller à ne pas faire fourcher sa langue, même si expliquer des principes scientifiques au plus haut ponte de l'Église relevait d'un spectacle comique. À se demander s'il ne gaspillait pas de la salive pour rien. Il ne s'approcha pas plus d'Uriel, puis, tout d'un coup, comme dans un mauvais spectacle de marionnettes, le trait qui barrait sa bouche se transforma en arc et il rit. Imaginer ces nouveaux patients sur le billard, tremblotants de peur et le suppliant de ne pas faire d'opération n'améliorait pas l'état d'excitation dans lequel il se trouvait. Pour un peu, il se serait de nouveau frotté contre Uriel comme un chien marque son territoire. Non, l'autre pourrait prendre cela comme une menace, ce n'était pas vraiment une bonne idée.

« Vous êtes très intelligent, Monsieur. Il serait dommage que vous preniez la mauvaise décision à cause d'opinions très subjectives. »
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MessageSujet: Re: J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]   Mar 17 Mai - 19:34

Il est facile de voir la folie de l'autre, c'est la sienne qu'on ne remarque pas. Uriel D'Arken était sans aucun doute gravement atteint, plus encore dans sa tête que dans le corps. Mais en ce moment particulièrement, il ne s’apercevait que du fait que son interlocuteur était complètement malade. S'il pouvait entendre la pensée qui comparait l'Ombre à un artifice, il y aurait un cadavre cloué au plafond par des ombres. Le seul artifice ici était bien la science : nouvelle arrivée dans la culture d'Ishtar, prétendant pouvoir accomplir des miracles plus imposants que ceux de l'Eglise. Le jeune coeur de l'Empereur était séduit par toutes ces fantaisies ridicules, comme un enfant au cirque.

Mais cela n'allait pas durer. De son côté, Uriel faisait de son mieux pour que ses pouvoirs à lui, et ceux de ses prêtres, puissent plaire à sa Majesté. Leur but n'était-il pas de servir l'Empereur ? Le servir équivalait à servir l'Ombre. La légitimité de l'Eglise s'appuyait sur sa force et sur son ancienneté. Allez dire à une organisation aussi vieille qu'Ishtar et sa puissance qu'elle n'a rien à faire là. Les conséquences seraient faciles à prévoir. Souriant avec complaisance, face au représentant (sinon son homologue) de l'Autre religion, naissante à peine, Uriel sortit une petite dague, qu'il avait prit pour habitude de porter avec lui. S'ouvrant l'avant-bras gauche, il grimaça légèrement, avant de ranger la lame. Le liquide écarlate, chargé de puissance coula de la plaie, tâchant les vêtements blancs et immaculés jusqu'à présent.

Ayant contemplé cette scène, pour le moins excitante, Uriel fit un lent geste, avec la main qui venait de le blesse. Son sang recula, obéissant à sa volonté. La peau se ressouda, sans laisser de trace. Devant ce petit prodige, le Haut Prêtre sourit, satisfait et commenta les faits pour Karl :


"On vous dit progressiste et moi conservateur, Docteur." Ce dernier mot sonnait comme une insulte, alors qu'il s'agissait d'un titre plutôt prestigieux en plus. "Pourtant, c'est vous qui avez du retard sur moi. Sachez également qu'il y a peu d'honneurs qui soient plus grands que celui de mourir pour notre Empereur. Et pour ce qui est de mes fidèles, je préfère les voir périr et partager leur sort que d'en livrer un seul à vos... soins. Allez donc vous entretenir avec le Duc-Commandant et laissez-moi en paix."

Un petit geste sur le côté, au prix d'un effort tout de même important, mais laissant Uriel impassible, et Karl se vit collé au mur. Son propre sang le retenait et l'empêchait. Passant devant lui, et lui offrant une vision généreuse sur sa chevelure blonde, Uriel fit une dernière remarque :

"Contrairement aux apparences, vous n'êtes pas... de taille."

L'ecclésiastique était déjà à une dizaine de pas de là, lorsqu'il relâcha finalement le scientifique.


[Ce n'est pas terrible. Désolé. Tu peux décider si Tu veux ou non continuer :-)]

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MessageSujet: Re: J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]   Mer 31 Aoû - 20:54

Spoiler:
 

Ulsperger s'arrêta quelques instants de respirer, observant la plaie précédemment ouverte se refermer. Que ? Comment ? Un tel phénomène n'était pour l'instant pas physiquement connu ! Jusqu'à quel point l'Ombre était-elle soit-disant capable de fabriquer ces miracles ? Ou bien s'agissait-il d'une toute nouvelle forme de particule – oui, ce mot sonnait bien, il trouvait – qui, quand on savait la dompter, était capable de miracle ? Si seulement... si seulement il pouvait réaliser des expériences sur des ecclésiastiques...Malheureusement, Uriel d'Arken semblait déjà ne pas vouloir lui céder deux ou trois cadavres, alors quelques uns de ses disciples, pensez-vous ! C'était tout bonnement improbable. Il faudrait alors qu'il cherchât directement à enlever, le plus discrètement possible, un élève de l'Ombre.

Il sourit comme si la découverte qu'il venait de faire était tout bonnement passionnante : non, il n'avait plus besoin d'Uriel d'Arken. Certes, l'envie de lui passer dessus était toujours aussi forte, mais désormais, il avait un autre but, une idée qu'il devait tester. L'Ombre. Un de ses prochains défis qui, si cela se trouvait, révolutionnerait ce siècle. Si cela se trouvait, dans les prochains siècles, on se souviendrait de lui comme de l'homme qui avait fait changé la face des chose. Il savait que l'autre Camp était aussi fou – fanatique – et obstiné que lui. Ce ne serait pas facile, mais il y arriverait : pour l'odeur du sang sur son scalpel, pour l'éclat de génie (ou de folie) dans ses yeux lorsqu'il se regardait dans une glace. Et enfin pour son bon plaisir et son amour de la science. Tout a une explication logique, seuls les peureux et les superstitieux croient au reste.

« Ha... ! »

Uriel d'Arken coupa court ses pensées. L'Ombre...ou plutôt les particules de matière, comme il choisirait de les appeler, le collèrent contre le mur. Aurait-il pu à cet instant précis le tuer, et déclencher – même s'il en doutait fortement – un conflit plus fort qu'il ne l'était entre scientifiques et religieux ? Sur le coup, Karl Ulsperger se souvint des rumeurs : que cet homme était plutôt faible, physiquement, et qu'il mourrait probablement bientôt. Ce serait drôle, de le pousser à bout et de voir où était ses limites ? Oh, Ulsperger ne ferait jamais cette expérience lui-même : il savait également que le Cas était bien trop dangereux, et que la situation risquait de lui échapper. Ce serait donc à voir plus tard...

« Mhh... C'est vrai, je...je suis pas de taille...Je vais travailler là-dessus... »

Et il tomba, le Haut prêtre ayant relâché les Ombres. Sur ce, Karl Ulsperger, remettant ses cheveux en arrière le salua de manière un peu ridicule, se baissant outrageusement.

« Que son Excellence pardonne mes paroles...Elle doit comprendre que je passe ma vie à servir l'Empereur et que pour rien au monde, je n'arrêterai de le servir. »

Quasi menace, surtout venant de la bouche de quelqu'un si opposé à l'Église tel que lui. Tandis qu'Uriel d'Arken s'éloignait de lui, le scientifique partit dans la direction opposée, toujours à la recherche de son Empereur. Uriel d'Arken entendrait bientôt de nouveau parler de lui, c'était évident. Mais réussirait-il à gagner le défi qu'il s'était lancé, ou bien le haut prêtre lui couperait-il les ailes alors qu'il serait sur le chemin de la réussite ? Un rire fourbe s'échappa de sa bouche.

Il verrait l'Empereur un autre jour. Pour la gloire de Son règne, il avait du travail.
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MessageSujet: Re: J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]   

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J'aime les cerveaux humains. [pv Uriel]

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