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 Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]

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MessageSujet: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Mer 23 Mar - 20:02

Une soirée. Aucune usine n'avait le rendement comparable à celui de la noblesse. Cette dernière fabriquait plus de ragots que les autres de clous et on donnait plusieurs bals et réceptions par jour. Pas trop, pour qu'on puisse se rendre partout, où on le voulait, même si parfois il fallait prendre congé à un endroit, pour arriver en retard dans un autre. Certains devaient faire des choix et avoir la bonté d'accorder leur présence à un seul organisateur. Uriel D'Arken était de ces gens-là. Paradoxalement, maintenant qu'il n'avait qu'une seule charge au lieux de deux, il était devenu également moins demandé. Cela dit, il fallait vraiment être le dernier des derniers pour être marquis et n'avoir aucune invitation à une soirée quelconque. Sans oublier le fait que le Haut Prêtre, comme tous ses prédécesseurs, était encore et toujours un ministre à la Cour impériale. Sans doute le plus dangereux, le plus redouté.

Mais ses nombreux exploits charnels, son apparence agréable et le verbe qu'il maniait avec habilité compensaient les effets des rumeurs qui couraient sur son Églises, les crimes de celle-ci et la folie du petit blond. A côtés de ses amants et maitresses, effectifs ou potentiels, il y avait bien entendu les intéressés, assoiffés de plus d'influence et peut-être d'une invitation au Palais de l'Empereur lui-même. Bref.

Avec tout ça, nous arrivons à la soirée. Une soirée banale. Plusieurs dizaines d'aristocrates et quelques artistes qui mangeait, buvaient et discutaient, flânant d'un buffet à un autre, de l'immense terrasse et de ses jardins éclairés par les torches, par la salle de bal, où un petit orchestre se produisait avec un succès acceptable. La phrase magique, sur les invitations, disait : "Appartements d'amis disponibles, pour visiteurs venus de trop." Toute personne ayant déjà été à ce genre de réceptions comprenait vite : "Chers amis, vous pouvez vous saouler à votre guise et ensuite (ou avant/pendant) copuler comme bon vous semblera. Le maître des lieux vous souhaite une bonne baise." Car évidemment, aucun invité de venait du fin fond du Nördlichesländer. Au contraire, toutes les personnes présentes avaient un endroit (parfois plusieurs), où loger à la Capitale.

Ainsi donc, le marquis, tiré à quatre épingles (mais toujours avec une nette dominance du blanc immaculé), bien entendu, évoluait avec aisance, parmi ses semblables adressant des sourires, baisant des mains, s'arrêtant pour discuter ou porter un petit quelque chose à sa bouche. La plupart du temps, il s'agissait de son verre (vin rouge) ou d'un de ces délicieux amuses bouches. En ce moment, cependant c'était le bout de son pouce, un tic qui se manifestait parfois, sans qu'il ne puisse être contrôlé. Dans un instant de calme, D'Arken observait un tableau au mur, juste au-dessus du buffet. Il représentait un paysage, sans doute du Loreleï, la province des eaux. L'œuvre d'un mètre et demi sur trois surprenait par la quantité de détails, représentés avec beaucoup de soin. Une voix féminine sortit Uriel de ses rêveries.


- Monsieur le marquis, je voulais vous présenter quelqu'un...

L'intéressé se retourna, sortant son doigt de sa bouche, un sourire charmant aux lèvres. On ne croirait pas qu'il passait pas mal de temps à découler les gens et à les torturer pour une divergence d'opinions. Il prit la main de la personne qui s'adressa à lui et y déposa un baiser délicat. L'autre main de la dame était serrée sur le bras d'un jeune homme qu'elle semblait avoir tiré avec elle à travers toute la pièce.

"Madame la baronne ! Quelle joie de vous revoir, après toutes ces semaines... Enchanté... Monsieur... ?"

Le jeune homme était grand, plus grand qu'Uriel ce qui n'était pas un exploit en soi. Et il était vraiment... Adorable à voir. Mais ce qui figea le visage du Haut Prêtre, c'étaient les yeux de cet homme. Il aurait juré les avoir déjà vu et ne les quittait pas, même au moment, où la baronne continua à lui parler de quelque chose... Sans doute faisait-elle les présentations.

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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Jeu 24 Mar - 17:46

J’aimais l’Art, les spectacles, les bâtiments dont l’architecture est époustouflante, les places publiques où une foule se grouillait, les lieux vides et calmes… mais Ombre savait à quel point je haïssais ces soirées mondaines. Certes c’était un excellent moyen pour élargir son réseau social, nouer des contacts intéressants et même faire part de mes idées. Malheureusement j’adoptais une attitude discrète et évitait de me lancer dans un débat politique enflammé sans que je ne sois totalement fixé par la situation. J’ai demandé à quelques amis, à des informateurs véreux ou non –à savoir- et il ne me restait plus qu’à vérifier, à être totalement fixé d’où ma présence dans cette résidence, habillé en dandy – un jeune noble oisif et pleine de grâces et charmes- dans les bras d’une baronne, la « reine » de la soirée.

Sans se soucier si oui ou non je la suivais, elle me présenta à plusieurs autres nobles. Je souriais, je participais à aux discussions malgré que j’en sois arraché par cette femme et ne me plaignait pas malgré ma fatigue. Mes pieds se sentaient à l’étroit dans les chaussures noires vernies et brillantes après cette longue marche, ma tenue emprisonnait impitoyablement la chaleur et heureusement que j’avais mis un peu de poudre blanche autrement mon teint blafard serait vite aussi rouge qu’une tomate mûre.
Finalement on s’arrêta, la baronne vit au loin quelqu’un avec qui elle avait à parler en privé apparemment. Je me permis donc de respirer, pris un verre de vin rouge – la seule boisson disponible dans l’immédiat- et y gouta. Tout d’abord je fis tournoyer très doucement le verre entre mes doigts pour que le liquide écarlate tourbillonne un peu, respira sa délicate odeur et me décida à la boire mais pas comme en une fois. Il fallait maintenant que j’en prenne une petite gorgée avant de la boire comme n’importe quelle boisson. Finalement ce vin me plut et je me décidais définitivement à le boire.
J’essayais par la même occasion de desserrer le foulard beige autour de mon cou. Ma tenue n’avait comme couleurs que le beige et le noir. A l’ouïe cela peut paraître étrange voir banal, mais j’ai su bien accorder les matières, les formes et la manière de les porter pour paraître soigné et extrêmement élégant. Il fallait que j’assume mon rôle de noble oisif qui passe ses journées à lire et à s’occuper de ses petits ongles. Mon manteau ainsi que mon haut-de-forme avaient été confié à un domestique et je n’avais gardé qu’une canne faite dans un bois résistant, bien poli et luisant.

Le portier annonça l’arrivée « d’Uriel D’Arken ». Malgré la musique de fond, j’avais parfaitement entendu ce nom et étrangement plus distinctement que celui des autres invités. Un sourire au coin naquit sur mes lèvres. Mon véritable but était enfin là, dans ses étoffes blanches. Je n’étais pas venu à la soirée parce que je m’ennuyais ou ce genre de choses –je trouve toujours quelque chose pour m’occuper sans aller à une soirée pareille -, non j’étais ici, à taîner derrière une baronne pour ce cher Uriel. J’espérais obtenir des informations de sa part ou encore qu’il confirme les miennes et si ce n’était pas le cas, alors je testerais mon adversaire. En deux-trois mois il pouvait s’en passer des choses.

J’allais m’approcher, prendre le tableau en excuse pour engager une discussion mais il a fallu que la baronne se souvienne de moi et m’emmène rencontrer d’autres aristocrates. Enfin, elle a eu la présence d’esprit de se diriger vers le blond, l’interpeller et me présenter. C’était une bonne chose à priori si elle voulait bien dire le nom et prénom que je m’étais assigné pour l’occasion, ce qu’elle ne fit pas.

- De même monsieur le Marquis. Je me présente : Léandre Lacroix.


Je fis une révérence, rien de biens pompeux ni de trop négligé. Le juste milieu en somme. La baronne partie, préoccupée à accueillir autrui.
Je jetais un coup d’œil rapide à la toile. Le peintre était talentueux mais j’avoue ne pas reconnaître précisément la province représentée. Il y avait beaucoup de sources d’eau, peut-être le Loreleï. Enfin je n’avais pas supporté une noble pour regarder un tableau.

Je me sentais mal d’un coup, épié dangereusement. Je regardais Uriel qui me fixait. M’avait-il découvert ? Impossible. J’étais un vieillard dans la partie de go qu’on avait joué, mes yeux pourraient me trahir un peu mais ce n’était qu’un détail. Mes déguisements étaient presque infaillibles et mes mensonges difficiles à discerner.

- Vous me fixez marquis. Mon visage a-t-il une imperfection ?

Je lui fis un large sourire sans révéler mes dents, c’était si peu élégant avec cet émail en vue, et me rendis compte que j’étais plus grand que lui. C’est vrai j’étais un vieux voûté lors de notre première rencontre et ce détail m’avait donc échappé.
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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Jeu 24 Mar - 18:51

Adorable, vraiment... Uriel émergea de sa contemplation de ces yeux magnifiques, juste à temps pour entendre le nom de son vis à vis, alors que la baronne prenait congé d'eux pour aller piailler ailleurs. Grâce soit rendue à l'Empereur. Uriel doutait que l'Ombre en tant que telle intervienne dans la vie courante des gens. Mais ceux qui avaient le Tout-Puissant de leur côté avaient de la chance. Toujours. Ezhekiel était relativement de bonne humeur, aux dernières nouvelles. Le fait qu'il se retrouve aussi rapidement "seul" avec cet inconnu lui plaisait. Un inconnu oui. Il en connaissait le nom, bien entendu. Mais ce dernier ne lui disait absolument rien. Après tout, ce n'était pas surprenant. S'il était un héritier banal, sans terre (et donc avec un titre purement honorifique et une montagne d'or), il n'était qu'un individu dans la foule de beaux jeunes hommes de la Capitale. En plus, il y avait une énorme probabilité pour que Léandre soit un noble d'une autre Province, où Uriel ne connaissait que les grands noms... En fait, il pourrait même être duc et ne pas être très connu ici.

Surtout par ce petit blond, éduqué, mais n'ayant jamais quitté la Province Centrale pour aller plus loin qu'à Semini... Alors autant vous dire qu'il n'est jamais sorti d'Ishtar. Pas le temps, pas de possibilité. Religion, pouvoir, travail, entrainement, servitude,... Il ne se plaignait pas, n'allez pas croire ça. Cependant, il se fit prendre à fixer, intrigué, son interlocuteur, ce qui n'était pas le comble de la politesse. Alors, il secoua la tête, détourna le regard et le reporta sur la personne en face de lui avant de sourire :


"Au contraire, il est sublime."

Uriel avait baissé d'un ton. Une seconde fois, il était en train de se faire avoir par Lao. A chaque fois, le jeu fonctionnait. Cet homme était magnétique. Son apparence (pourtant si ordinaire en un lieu pareil) était attirante et il avait une sorte d'aura qui fascinait le Haut Prêtre. Un autre pourrait s'en retrouver hypnotisé, lui, il regardait Lao d'un œil plus expert, mais néanmoins curieux de voir autant de force dans un seul être. Cette fois, il attribua volontiers son impression à cet effet que les héritiers de titres faisaient souvent : celui de lire dans les pensées et manipuler les cerveaux des gens. Voilà une chose qui semblait parfaitement normale, tout noble savait faire ça. A moins d'avoir abandonné ses dons mentaux pour un autre type d'entrainement, comme Uriel le fit à l'âge de quinze ans.

Aujourd'hui, ses ecclésiastiques le proclamaient le plus puissant des magiciens (les philosophes n'étaient pas des magiciens, officiellement, mais les hérétiques). S'il savait qu'il avait justement son prétendu égal (sinon supérieur) en face de lui, le petit homme aux yeux de glace n'hésiterait pas à mettre le manoir à feu et à sang pour un combat à commencement immédiat. Mais au lieu de cela, il se disait déjà que l'autre allait probablement lui parler de la pluie et du beau temps, avant d'aller se trouver une victime bien imbibée d'alcool pour passer la nuit avec elle. C'était la façon de procéder de la plupart des jeunes nobles et Uriel ne faisait pas exception à la règle. Au temps, où il travaillait sous les ordres de son prédécesseur, comme maintenant, alors qu'il avait le double de la majorité... Toujours souriant, charmant et poli, mais reprenant un ton moins "confidentiel" et plus détendu, il reprit la parole :


"Il me semble que nous nous retrouvons seuls, monsieur. Connaissant notre hôtesse, vous avez eu droit à de nombreuses présentations, ainsi j'ose vous proposer de rester un peu, immobile, en ma compagnie. Qu'en-dites vous ? A moins que vous ne préfériez que nous partions à la recherche de sièges confortables... Il m'a semblé en avoir vu en bordure des jardins... A vous de voir..."

L'ex-Régent était là pour se divertir. Il n'avait pas besoin de faire de la politique à un évènement aussi banal. Alors il voulait boire, manger et discuter avec légèreté. En plus, la vue qui s'offrait à lui était bien belle. Autant en profiter. Entre deux gorgées de vin, il casa une autre question :

"Puis-je vous demander d'où venez-vous, monsieur ?"

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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Sam 26 Mar - 19:58

La réponse d’Uriel me fit sourire, j’aurais presque ri mais je me retins. Il ne manquerait plus qu’il se froisse et s’éloigne définitivement de moi, ce qui réduirait à néant toute la patiente que j’avais déployé ce soir. Je ne le connaissais pas particulièrement bien, je savais seulement qu’il était un puissant sorcier, un haut prêtre et qui avait été le régent et le précepteur de l’Empereur. En clair, il avait une influence non négligeable sur la scène politique. Mes connaissances sur ce personnage s’arrêtaient là et c’était peut-être mon erreur.

En effet il faudrait que je sème mon idée de monarchie constitutionnelle dans les salons, parmi le peuple… mais avec l’inquisition ainsi que les gardes à mes trousses, j’étais très limité dans mes gestes et paroles. Je ne pouvais rien prévoir et à chaque fois j’avais le droit à de mauvaises surprises. De plus si je ne gardais pas un œil sur Uriel et sa progression dans sa maitrise des ombres ainsi que ses décisions au sein du Sénat, je serais rapidement dépassé par cet ecclésiaste. Vous l’aurez compris, si je voulais des informations de sa part, il me faut être son « ami de confiance ».

D’ailleurs notre relation démarrait sur de bonnes bases apparemment grâce à mon « sublime » visage. La réputation que ce prêtre s’était façonné était donc vraie, c’est-à-dire qu’il aimait séduire femmes et hommes sans distinction. J’avoue que je ne voulais pas partager un lit avec lui. Je ne suis pas homophobe et respecte le choix de chacun, mais je ne me voyais pas caresser par un homme… j’étais un tantinet plus traditionnel.

J’écoutais donc le blond patiemment, avec ce sourire charmant- Je sens que je vais avoir droit à des courbatures- et réfléchis à sa proposition. Il avait deviné juste, la baronne m’avait présenté à tant de gens que mes pieds en souffrent encore et je n’étais pas contre de rester immobile, voire m’asseoir.

- Vous connaissez très bien la baronne, monsieur le marquis… ou votre Excellence et j’avoue que s’asseoir est une bonne idée.

Pour les titres à employé, j’hésitais beaucoup. C’était un problème lorsqu’une personne accumulait les fonctions comme le Haut Prêtre Uriel. Il me demanda d’où je venais. Excellente question. Je n’en savais strictement rien, la seule province dont je me souvienne petit était le Khini Lao.
Je bus dans mon verre avant de répondre, cela me permettait également de réfléchir à la réponse posément sans me presser.

- Je viens d’Uberhal.

Cette province était au nord. J’y suis allé quelque fois et j’avoue que le château-fort du duc m’impressionne autant. C’est l’une des provinces que j’admire et apprécie malgré son climat rude et froid. Son paysage me manquait soudain, décidément j’étais assez étrange pour vouloir visiter une province aussi glaciale. Par contre j’avais un mal fou pour ma maîtrise de la terre là bas, en effet les sols étaient gelés et il fallait déployer deux fois plus d’énergie pour faire émerger une quelconque bâtisse. C’était le seul inconvénient.

- Dirigeons-nous vers les jardins si vous voulez bien.

Allez Uriel, suis-moi, parle-moi, ne me déçois pas pour cette soirée. Et je t’indique de main ganté le chemin à suivre, et j’ose posa l’autre main sur ton coude pour t’inciter gentiment à avancer. Rien de méchant, ni d’insolent…c’était courtois. Je parie que j’aurais été un bon diplomate manipulateur si mes idées n’allaient pas à l’encontre de l’Empereur et ses partisans.


Dernière édition par Lao le Dim 27 Mar - 19:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Dim 27 Mar - 18:34

Sublime, oui... Uriel ne quittait son interlocuteur des yeux que pour vérifier qu'il marche dans la bonne direction et qu'aucun obstacle ne se dresse sur leur chemin. Si la beauté, indéniable, de Léandre y était nettement pour quelque chose, mais l'aura de et homme intriguait vraiment le Haut Prêtre. Ce dernier rit d'ailleurs de l'hésitation que l'autre eut, face à ses deux titres encore actuels. Le petit blond fit un geste de la main, demandant à Lacroix de négliger ce genre de détails et l'appuya par ses propos :

"Cela n'a aucune importance, mon jeune ami. Je suis certain que le titre hérité de mon père suffira, je ne suis pas venu ici pour renforcer la foi de tous ces gens..."

Parler d'un titre 'hérité' était un sacré euphémisme. C'était son grand frère qui hérita du marquisat D'Arken. Uriel, à peine son ainé décédé, souhaita un repos éternel à l'âme de celui-ci, avant d'arracher les possessions terrestres de la famille à sa sœur et le mari de celle-ci. De même, lorsqu'il parlait d'ami à Léandre, il voulait plutôt dire qu'il l'appréciait, voilà tout. Devenir ami avec le Haut Prêtre, sans le séduire était une manœuvre difficile, surtout que ce jeune noble y parvenait très bien. Uriel sacrifierai tout amour à l'Empire et à l’Église, sans hésiter. Mais un amant habile pourrait lui arracher des informations...

Quant à la baronne, oui, le blond aux yeux bleus la connaissait (pas très bien mais) assez pour savoir qu'il y avaient des personnes bien moins pénibles que celle-ci au monde. Marcher et trouver quelque siège pour s'y installer en paix, avec le charmant jeune homme, semblait être une idée ravissante, d'autant plus que l'ex-Régent interprétait le comportement de celui-ci à sa façon. Précisément, il voyait dans son empressement et son invitation à s'éloigner de la salle et de la foule un quelconque projet ayant pour but la séduction et, dans le prolongement de celle-ci une volonté très nette de finir la nuit à deux, dans l'une de ces fameuses chambres pour les invités incapables de rentrer chez eux. En ce qui concernait l'ecclésiastique, cela ne posait aucun problème. Au contraire.

Il disait donc venir d'Überlhal ?Intéressant. A première vue, on ne dirait pas. Le peuple de cette Province éloignée avait pour réputation d'être beau, sculpté dans la roche et la glace. Léandre était... Mignon. Pour peux, on aimerait lui pincer la joue et la secouer un peu en souriant bêtement et en proférant des 'titititititis' de grand-mère. Cette idée ne vint certes pas à Uriel, mais son esprit n'était pas loin de la concrétiser. Toujours est-il que le prêtre suivit le jeune aristocrate (quel était son titre encore ?... 'monsieur' devra suffire...).


"Avec joie, il y fera sans doute plus calme... Il faut avouer que le bruit finit par être lassant..."

Ils purent enfin respirer de l'air frais. Deux autres couples discutaient à voix basse. Uriel se laissa entrainer en bas de l'escalier de marbre, vers les jardins, éclairés par une multitude de torches, plantées dans la terre des pelouses. Elles dessinaient les contours des allées. Tout était donc prévu pour les hautes classes sociales voulant se divertir, fut-ce dans l'herbe, au clair de lune. A ce propos, une lune à moitié pleine ressortit des nuages pour les observer de son œil brillant, mi-clos. Le teint fantomatique d'Uriel s'en retrouva renforcé, lui accordant une beauté plus spectrale encore. Son sourire avait quelque chose de... malveillant, pervers, mais aussi séduisant. Son regard bleu se reporta encore sur son interlocuteur, alors que les deux hommes s'enfonçaient dans la végétation silencieuse :

"Nous voici seuls, monsieur..." - Cela fut dit non sans allusion au fait qu'ils pourraient faire tout ce qui leur semblerait bon. - "Peut-être, y a-t-il quelque chose que je pourrais faire pour un visiteur fatigué dans notre belle Cité ?"


Oui, Léandre... Tu as peut-être envie de te détendre dans les bras de ton pire ennemi ? Il va te masser les épaules, que Tu sois bien à l'aise...

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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Lun 28 Mar - 6:41

Uriel me suivit sans poser plus de questions. Certes il pouvait être « hypnotisé » par ma « beauté » - qui n’était qu’artifice d’ailleurs- mais ce n’était pas une raison pour qu’il soit si inconscient. Je m’étais attendu quand même à un homme un minimum méfiant or ce n’était pas le cas. En effet on dirait qu’il serait capable de me donner toutes les informations que je désire à condition que je plie aux moindres désirs de son « Excellence ».
A son ton, ces sous-entendus dont j’avais également le secret à une époque, ne laissait aucun doute planait. Il pensait réellement que je voulais être seul avec lui – c’était vrai-, me détendre dans ses bras et avoir droit à ses baisers – ce qui n’était pas le cas-. J’avoue que je n’avais pas pensé à cette perspective en m’écartant de la soirée et il ne me faut pas le blâmer car je ne me montrais plus comme avant dans ce genre de soirée. Des erreurs d’apprentis pouvaient arriver, c’était les désgrements d’un retour dans ce monde après une longue absence. Maintenant je devais repousser ses avances sans le froisser. Un véritable défi. Décidément Uriel, quoi que je fasse, tu trouveras toujours un moyen pour me piéger ou encore me faire un « échec » et non un « échec et mat ».

J’aurais peut-être pu me détendre grâce à ce petit massage mais ton sourire te donnait des allures malsains, de pervers et Ombre savait à quel point je n’aimais pas ce genre d’humain. Ca sent l’hypocrisie, le vice et le crime de loin et les rumeurs qui courraient à ton sujet ne m’aidaient pas à te remonter dans mon estime.
Silencieux, je parcourus des yeux cette étendue verdâtre. Certains coins étaient plongés dans les ténèbres alors que d’autres étaient éclairés par les faibles rayons de la demi-lune. Puis mon regard glissa vers la bâtisse où la musique et les boissons circulaient.

- J’ai fréquenté quelques soirées et salons, et j’avoue que je suis étonné. C’est la première que je me présente à une soirée sans un philosophe. En arrivant à la Capitale, je pensais naïvement que l’un d’eux pouvait être ce Lao… mais il semblerait qu’il ne soit qu’une légende.

Lao…mon prénom, mon nom et mes origines à la fois. Mon mentor avait trouvé là une formule « 3 en 1 » et je m’interrogeais de temps en temps s’il avait un but précis en me nommant seulement « Lao » ou s’il l’avait fait par pur paresse. Cette dernière hypothèse m’étonnerait car il n’était pas le genre d’homme à dormir dans les bras de Morphée à pas d’heure ou encore à fuir ses responsabilités. Au contraire c’était un homme de parole, en qui on pouvait avoir confiance malgré la rigidité de son caractère.

Pourquoi fais-je référence à ma personne ? Je voulais tout simplement voir sa réaction face à mon prénom. JE ne paraissais pas étrange pour autant. Je me faisais passer pour un jeune dandy et tout le monde savait à quel point les dandys aimaient discuter de ce genre de choses et imaginer de telles situations. S’il s’énervait, et j’espérais que ce ne soit pas le cas, je changerais alors à regret de sujet et m’attaquera à un autre. S’il continuait à me faire des avances, je les refuserais. Qui sait, il pourra être frustré et voudra-t-il alors revoir ardemment son grand ennemi ? Quelle situation ironique tout de même. S’il savait que j’étais Lao, la soirée deviendrait rapidement un bain de sang non ?
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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Lun 28 Mar - 10:09

Oui... Si ce jeune homme adorable croyait que l'ecclésiastique lui faisait des avances, il n'avait encore rien vu. La réputation d'Uriel était similaire à celle de Lao. Elle était connue de tous. Les deux hommes avaient d'autres points communs, ainsi que des différences qui les opposaient. A deux, ils pourraient probablement accomplir des miracles (chacun en faisait déjà de son côté). Mais la naissance, le parcours et les caractères des deux étaient trop antagonistes... Néanmoins, si grand séducteur soit-il, Uriel reçut une douche froide, entendant ce nom en trois lettres...

Trois malheureuses lettres. Un nom, une obsession. Une section de l'Inquisition, menée par Émile Paole, un des plus fous 'frères et sœurs' armés, traquait Lao sans repos. Certes, on avait dit qu'il quitta la ville pendant un temps pour y revenir. Certes, le Baron sanguinaire fut occupé par sa mission de protection de la Princesse Azhran Nocturnae, ainsi que par la satisfaction d'une multitude d'autres caprices (parfois sexuels) d'Uriel D'Arken, son seul maître (de gré ou de force). Mais les deux psychopathes, et leurs larbins à leur suite, étaient obnubilés par le défi que représentait ce personnage. Le trouver... Le Haut Prêtre voulait se mesurer à lui en duel, voir si la puissance de la terre puisse défier celle de l'Ombre. Jusqu'à présent, les philosophes ne trouvèrent que la mort, au mieux l'humiliation, face au marquis D'Arken. L'inquisiteur ne pouvait supporter qu'une proie lui échappe, qu'elle se joue de lui et de ses talents de chasseur.

En attendant, l'un était impatient, l'autre frustré. Les paroles de Léandre furent donc suivies d'un nouveau silence. On pouvait presque entendre Uriel grincer des dents, son sourire était figé. Il prit une profonde inspiration, expira, inspira encore et parla à nouveau avec autant de désinvolture qu'auparavant.


"En effet, je crains que cela ne soit bien naïf de votre part... Lao plus de noms que tous les gens présents ici et n'a pas pour habitude de se présenter en tant que tel. Quant à l'absence de ses semblables parmi nous, je prendrai cela comme une preuve de bon gout de la part de notre généreuse hôtesse."

Ce n'était pas vraiment du dégout dans sa voix. Pas de la haine non plus. Un peu des deux ? Oui, il devait aussi y avoir une esquisse de plaisanterie (surtout si on tenait compte du fait que la baronne était une personne dont le gout pouvait être discuté, parfois) qu'un autre croyant, même pas forcément fanatique, relèverait sans doute. Parce qu'Uriel n'avait rien contre les philosophes (souvenez-vous de ses exploits avec Heinrich von Markus), tant qu'ils restaient silencieux et ne tentaient pas de faire concurrence à l’Église ou propager des idées anti-impériales. Ces conditions respectées, ils pouvaient exister, sans être ennuyés. C'est comme cela que Marius de l'Ombrage a survécu aussi longtemps, traqué surtout par sa propre famille, mais n'était pas fiché comme criminel d'importance. Maintenant, c'était une autre affaire...

Une lueur scintilla dans les yeux d'Uriel, alors que son sourire se déformait légèrement. Pendant trois secondes peut-être, sa langue quitta la bouche pour venir caresser brièvement la lèvre supérieure. Le sujet de conversation, choisi par Lacroix, n'était pas le plus réussi, mais il intriguait le Haut Prêtre. Un espoir fou lui traversa l'esprit : et si ce jeune homme savait quelque chose ? Non... Voyons, il venait d'arriver, d'une Province, où il pourrait savoir quelque chose au sujet de... de la duchesse van Lähre, par exemple ! Oui... Voilà un sujet plus intéressant...


"Néanmoins, cher ami, si vous parvenez à rencontrer cet individu, n'hésitez donc pas à m'en faire part. Je suis moi-même... impatient de faire sa connaissance. Mais dites-moi... Vous venez d'Überhal... Comment se porte donc sa seigneurie, le Duc-Gouverneur ? La... disgrâce de sa fille est-elle déjà parvenue jusqu'à lui ?"

Et voilà. Il ne pourrait sans doute rien apprendre sur son 'adversaire' de ce jeune homme. Mais des nouvelles fraiches, concernant la situation familiale d'une autre de ses ennemies (car avec Eleanor van Lähre, il ne s'agissait plus de rivalité et de jeu au chat et à la souris), ça pouvait être plus intéressant...

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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Mar 29 Mar - 18:43

Uriel ne m’appréciait pas et je l’avais coupé dans son élan avec mon prénom. Son sourire se figea totalement, comme si ses lèvres hésitaient entre afficher une moue de mauvais augure ou une grimace qui détruirait toute l’harmonie de son visage, éclairé par notre belle lune. Même sa respiration était moins naturelle, comme s’il la contrôlait pour pouvoir garder un certain calme. Il ne m’aimait donc pas ce cher monsieur d’Arken qui, pourtant, était en train de me courtiser. Certes je me faisais passer pour Léandre Lacroix, fils d’une veuve vieille et sourde ayant une petite fortune à Uberhale, mais… je m’attendais à ce qu’il soit méfiant, qu’il pressente. Ce n’était pas le cas, ainsi mon déguisement fonctionnait à merveille, brouillant les pistes et créant de nouvelles encore plus fausses et illusoires que les précédentes.

L’ex-Régent semblait avoir repris « contrôle de lui-même » et m’expliquait que ce n’était pas dans mes habitudes de me présenter dans ce genre de soirée. Ah bon ? Un court instant, une folle idée me vint à l’idée : Lui avouer de but en blanc que j’étais Lao. Me croirait-il avec un « Je suis Lao » ? Bien évidemment que non, mais je ne donne pas chair de ma peau pour la suite. Il pourrait me traquer et découvrir la vérité… ce qui n’était pas imaginable pour l’instant. Une rencontre Uriel et Lao débouchera à un combat forcément ce que je ne voulais pas. D’une part je trouvais futile ce genre de chose, d’ailleurs un souverain devrait utiliser plus sa cervelle plutôt que sa maitrise d’un quelconque élément. D’autre part je n’avais pas encore récupéré assez de force et m’écroulerais de fatigue au bout de deux ou trois mouvements un peu complexes.

- Vous sous-entendez donc Lao n’est pas une légende mais quelqu’un de réel ? Je viens d’apprendre quelque chose… excusez-moi pour cette indiscrétion. J’avoue aimer les légendes. J’espère que ma compagnie ne vous importune pas marquis.

J’abaissais volontairement d’un ton ma voix, comme pour me « soumettre » à son Excellence, lui montrer mon obéissance à lui et parallèlement à l’Eglise. Malgré mon aversion pour cet homme – ses années de Régence ne m’ont pas réellement plu j’avoue- il fallait que je joue à la perfection mon rôle de dandy fidèle à l’Ombre et respectueux envers ses prêtres et ses décisions, même les plus arbitraires.
Quant à « Lao et des informations », je pris comme excuse une adoration pour les légendes et leurs grands héros. J’espère que cela suffira pour que le blond exclue l’idée d’un quelconque lien entre le dandy que j’étais et mon identité.

C’était mauvais. Pourquoi les yeux d’Uriel s’animaient soudainement et passait sa langue sur ses fines lèvres ? Avais-je laissé échapper un mot qui aurait pu me trahir ? Impossible, je choisissais avec soins mes mots et évitais de faire le rapprochement entre moi Lao, et le Lao recherché par Uriel et ses inquisiteurs. La nuance est assez subtile, je m’y perds presque moi-même.
Je retins un soupir de soulagement. Les nouvelles du Duc-Gouverneur étaient sûrement la cause de cette énergie subite et dérangeante. Encore une fois j’avais la nette impression d’être pris comme un rat… Qu’étais-je censé répondre maintenant ? Je n’étais pas Uberhale et je ne savais pas, jusqu’à cet instant, que sa fille avait été disgracié ni les raisons de ce déshonneur.

- Sa seigneurie se porte bien pour son âge. Quant à la disgrâce de sa fille… je vous avoue que je ne sais pas. J’ai quitté ma province il y a trois-quatre mois et j’ai voyagé dans tout l’Empire avant de me rendre à la Capitale. Décidément… je ne vous apporte rien d’utile. Je me sens honteux.

Je n’allais pas m’excuser une énième fois. Je pense avoir prononcé ce mot plusieurs fois dans cette soirée à l’attention d’Uriel. De plus ce genre d’attitude « Excusez-moi ! Excusez-moi ! » Devenait rapidement lassant pour les deux partis.

En tout cas, je devais réfléchir à un moyen pour ne plus être seul avec Uriel. S’il continuait à me faire des avances, ca allait être difficile de le repousser sans blesser sa fierté de séducteur et lier une quelconque amitié avec. Si je ruinais cette soirée, j’aurais alors à tout recommencer avec plus de précautions et plus de tact… Une idée qui ne plaisait absolument pas. Il faut que je trouve un moyen de l’intéressé pour qu’il puisse faire à nouveau appel à moi un de ces jours. Il fallait que je suive fidèlement la maxime «garde toujours tes amis près de toi et tes ennemis, encore plus près ». Mine de rien ce n’était pas un mauvais conseil, au contraire, c’était futé.

Autrement j'aurais voulu connaitre la raison de cette disgrâce mais ca aurait été imprudent de ma part. Après tout, j'étais censé être à la Capitale depuis quelques temps et donc être au courant de tout événement capital.
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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Mar 29 Mar - 22:20

Sans doute, s'il venait à apprendre qu'il conversait avec celui que les rumeurs plaçaient au-dessus de lui dans la maîtrise de la magie, Uriel avalerait sa langue de surprise et bien des problèmes se résoudraient d'eux-mêmes. Enfin... a condition qu'on considère la disparition du Haut Prêtre comme quelque chose de bénéfique. Difficile à dire, en vérité, si l’Église sous le contrôle d'un autre serait plus ou moins néfaste pour le monde et les libre-penseurs ? Car Uriel D'Arken incarnait un Ordre. Un ordre soumis à des lois, notamment à celle de l'Empereur. Ezhekiel exerçait son autorité sur le ministre qui lui servit de mentor et l'empêchait de mettre la Capitale à feu et à sang, à la recherche d'hérétiques. Sans lui, l'immense organisation religieuse serait affaiblie... Mais son successeur pourrait être bien plus dangereux que lui. Dans sa folie, le marquis était prévisible. Au moins, assez pour qu'on sache quel comportement il adoptera dans telle ou telle situation.

Et là, il n'était pas soupçonneux pour un sou. Son interlocuteur était très certainement charmant, noble, bien éduqué, bien qu'assez provincial et peu renseigné... Rien d'exceptionnel si on oubliait son visage (et ses yeux !) et les délicieuses formes de celui-ci. Et ça, Uriel n'y arriverait probablement pas, même pour une montagne d'or et d'argent. Ce visage (et ces yeux, bon sang !) l'attiraient. Il ne comprenait pas encore que c'était de la magie qu'il sentait et non un charme plus 'séducteur', comme il se l'imaginait. Mais cela n'avait aucune importance. De son côté, il n'avait pas envie de laisser échapper ce damoiseau, et surtout pas le vexer ou lui faire croire qu'il ne lui plait pas... Ce serait un mensonge bien trop gros pour passer, de toute manière. Le Haut Prêtre se rattrapa donc bien vite :


"Oh, mais ce n'est rien. Ne vous en faites pas... Et votre présence m'est agréable, n'ayez crainte."

Oh oui, elle lui était agréable. Uriel se retenait encore, il n'entreprenait rien, surtout que sa curiosité n'était pas encore satisfaite, quant aux nouvelles d'Überhal. Ce qui le dérangeait c'était le manque total d'actions dans le sens du lit (ou un autre endroit permettant de faire ce que le petit blond avait en tête) de la part de Léandre. Après tout, pourquoi voulait-il les écarter de la fête, si ce n'est pour s'adonner à quelque plaisirs ? Qu'attendait-il donc pour LUI faire des avances ? A moins qu'il n'ait un sujet de conversation quelconque qui ne soit pas encore dévoilé et qui mériterait qu'on le traite, loin des oreilles ô combien indiscrètes de l'aristocratie ici présente.

Au niveau d'informations sur Eleanor et sa relation actuelle avec son père, le Duc van Lähre, ce fut la déception, bien que l'ecclésiastique n'en voulait pas à son interlocuteur. Il était quasi impossible que Toelhin ignore le fait que sa fille ait perdu beaucoup de points auprès de l'Empereur et la Cour, constituée de lèche-bottes pour la plupart de ses membres. La grande question, à laquelle Uriel espérait une réponse était : Comment a-t-il réagit ? Tant la fidélité à l'Empire qu'à sa fille étaient envisageable. S'il voulait éviter les dégâts, il ferait mieux de rappeler Eleanor... Mais s'il voulait se lancer dans un combat pour laver son honneur et aussi faire face aux accusateurs de sa fille... Il lui faudrait faire un pari risqué et affronter le camp d'Uriel D'Arken et d'Azhran Nocturnae... Une manœuvre politique délicate, même pour un politicien de cette envergure et de cette position, pratiquement intouchable, au fond.

Cela dit, il fallait relancer la conversation sur un autre sujet. Méditant ses paroles, Uriel fit un signe à Léandre : celui de ne pas s'en faire. Après tout, ce n'était pas la faute du jeune homme s'il avait la possibilité et les moyens de voyager. A ce propos-là, le Haut Prêtre eut une idée. Une idée qui arrangeait ses affaires (celles qui tournent autour du lit, bien entendu) et aussi, à son insu, celles de son interlocuteur, superbement déguisé...


"Je suis curieux, vous m'excuserez, mais je veux bien faire. Dites-moi encore, mon ami, avez-vous de la famille à la Capitale ? Si jamais vous êtes en proie à l'ennui ou avez besoin d'un soutien quelconque, n'hésitez jamais à m'en faire part... Les portes de ma demeure s'ouvriront sans doute pour vous..."

Il accompagna ses paroles d'un sourire plus naturel, plus chaleureux (dans la mesure du possible, bien entendu). En effet, il était naturel pour lui d'être le protecteur de l'un ou l'autre jeune noble ou ecclésiastique. Qui sait ? Peut-être présentera-t-il Léandre à la Cour et à Ezhekiel ? Oui, l'idée n'était pas mauvaise. Et les portes du Palais épiscopal ce n'était pas rien... Par contre, c'était une histoire de lame à double tranchant. Le Quartier Général de l'ennemi pourrait être une mine d'informations... Et un piège mortel voire sexuel, ce qui semblait plus probable en ce moment...

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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Jeu 31 Mar - 7:31

Je savais que je m’étais jetée dans la gueule du loup et quoi que je dise ou fasse n’aura pas l’effet que je souhaitais. Il suffisait de le regarder pour comprendre qu’il attendait autre chose qu’une simple amitié de ma part, malheureusement ce n’était pas dans mes principes d’utiliser mon corps comme atout ou comme « passe partout ».
La nature nous avait dôté d’une raison et il nous incombait à chacun de l’utiliser comme il se devait. Le corps était juste un support pour que nous puissons marcher, manger, dormir… survivre. Il ne servait qu’à tenir debout et à concrétiser nos pensées, par exemple on désirait courir et sentir l’air fouetter notre visage, alors il fallait courir en forçant sur les jambes et leurs muscles. Le cerveau ne pouvait pas faire avancer toute seule toute cette masse de chair. Il ne pouvait qu’être un support en cas de fatigue, en effet on a toujours moins froid quand on pense à un feu agréable… l’illusion n’était là que pour masquer les difficultés physiques. Mais ce n’était qu’une apparence, une chimère, car il y aura toujours ces difficultés techniques.
Dans mon cas, ma difficulté technique serait de partager des moments intimes avec le Haut Prêtre.

Il n’était pas moche et à bien y regarder, il était élégant et séduisant. Quant à sa peau blanche, elle prouvait sa haute place dans la hiérarchie ainsi que sa naissance dans la noblesse. Ses yeux et ses paroles trahissaient peu sa véritable nature et personne ne pourrait croire, en le voyant, que c’était un homme qui torturait sans scrupule et avec un malin plaisir un être humain. La noblesse pourrait voir en lui, au pire des cas, un simple homme qui aime les plaisirs de la chair. Plaisir qui serait, à priori, son seul vice. Mais moi je le connaissais assez à travers les témoignages des rares survivants des Inquisiteurs, du moins pour son caractère impitoyable. Avait-il des qualités humaines ? Une question forte intéressante.

Je réfléchissais de cette manière, tout en écoutant les discours de ce cher homme. Sincèrement cette voix pouvait induir en erreur plus d’un et ces airs intelligents, d’homme rangé et correct politiquement, accentuait cette effet de « bon homme ». Il n’avait pas besoin d’un déguisement car sa nature était en elle-même un déguisement.

Il me fit signe de ne pas m’en faire beaucoup trop… Je voudrais bien mais comment se relaxer sachant qu’il pourrait me tuer à l’instant où il me démasquerait ? Rirez-vous avec votre bourreau ? Au contraire, vous resterez méfiant et crispé… heureusement je n’étais pas droit comme un piqué et mes paroles n’étaient pas incompréhensible à cause d’un bégaiement. Je me maîtrisais mais au fond je craignais que tout parte en fumée… que tout soit à recommencer.
Maintenant il me demandait si j’avais de la famille dans la Capitale… officiellement non, j’étais orphelin, officieusement non plus car j’étais encore orphelin. En fait j’empruntais l’identité d’un petit-fils «disparu » d’une vieille femme noble aveugle et à moitié sourd qui envoie de temps en temps de l’argent dans sa modeste demeure dans la Capitale. Je récupère ses sous qu’en cas de besoin, le reste du temps je renvois ou le donne aux enfants de rue avec qui j’ai l’habitude de passer un peu de temps. C’était peut-être honteux mais je ne me sentais pas coupable. Dès que je la visitais en Léandre, elle était heureuse et semblait revivre en sortant de son exil personnel. Je ne regrettais pas et continuerais ce jeu éternellement s’il le fallait.

- Je n’ai pas de famille dans la Capitale. Je n’ai qu’une grand-mère âgée qui vit à Uberhale, qui y est très attaché d’ailleurs. Sinon je serais très honoré Marquis de me présenter un jour dans votre demeure.

C’était une bonne chose mais également dangereuse. Dans son terrain, j’aurais à faire plus attention car à tout moment ces murs pourraient être ma prison. Quoique… quel mur pouvait m’arrêter ? Aucun tant que c’était fait avec de la pierre… tant qu’il y avait de cette matière autour de moi, j’étais sauf.

- Savez-vous Marquis que je remercie beaucoup notre hôtesse de m’avoir présenté à vous ? On ne me dit que du bien de votre personne et j’avoue avoir été impatient de connaître ce grand homme qui a su assumer comme il se devait son rôle de Régent et de Haut Prêtre. On peut dire que je ne suis pas déçu. Même pour l’Attentat Au Sénat, vous avez été courageux apparemment. Dommage que j’étais dans une toute autre province et n’est entendu que e vague écho de loin.


Il pouvait voir cela comme des avances s’il le voulait mais pour ma part je ne flattais que son ego pour qu’il ne regrette pas cette invitation. Je me demande juste comment cette soirée allait finir. Quant à cet attentat… ca je pouvais très bien en être un pauvre ignorant. La noblesse changeait si vite de sujet de discussions et la modifiait si bien à son goût que le plus lâche devenait le plus courageux et inversement.

- Sinon… je crois qu’un souper… ou encore des sucreries vont être distribué en même temps que l’orchestre jouera une belle partition. Désirez-vous y goûter ? Ecouter ?

En fait… je n’en savais rien. Je cherchais juste un moyen de ne plus rester tête à tête avec d’Arken, car je craignais qu’il prenne le dessus dans cette affaire et Ombre savait à quel point je n’aimais pas « perdre » si lâchement. Il m’était déjà assez difficile de me plier ainsi alors autant gagner cette partie.
Enfin j’avais eu ce que je voulais non : un début d’amitié. Je verrais comment la tourner en mon avantage sans me contredire. Si je pouvais évidemment.
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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Jeu 31 Mar - 16:29

La difficulté technique d'Uriel était, ce n'était pas dur à voir d'ailleurs, sa petite taille, doublée d'une faible constitution physique. Le Haut Prêtre, passant son temps à s’entraîner, avait beaucoup de mal à gagner en musculature, sans parler de l'utilisation assez fréquente de la magie du sang qui l'épuisait et corrompait son organisme, déjà affaiblie. L'exception à la règle : les plaisirs charnels. Uriel D'Arken avait une réputation, et il l'entretenait avec soin. Quelque soit l'effort nécessaire, il pouvait le déployer, quitte à s'effondrer et à s'endormir juste après avoir fait jouir son partenaire (et avoir lui-même satisfait ses envie). La tension redescendue, son énergie le quittait et il rejoignait le monde des rêves en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Sauf, bien entendu, s'il était en forme ou encore particulièrement stimulé. Otto et Ulrich comptaient parmi des amants avec lesquels le Haut Prêtre ne s'ennuyait jamais... Vraiment jamais.

S'il le voulait, Léandre, avec son aura, pouvait prendre une place similaire dans la vie d'Uriel. Le fait qu'il n'en fasse rien dans ce sens intriguait l'ex-Régent. Le jeune aristocrate n'avait pas l'air timide pourtant... Peut-être n'avait-il aucune expérience avec les hommes et il fallait l'aider ? Le petit blond ne le savait pas, même s'il était bien curieux de connaitre la réponse à sa question. La peau de son interlocuteur avait l'air si douce... L'envie de le toucher était forte, mais quelque chose finit par le distraire de son projet, avant que celui-ci ne se concrétise en geste.

Des compliments.

Des flatteries, ce serait plus exact et plus proche de la vérité. Croyez-vous que notre cher Haut-Prêtre serait capable de résister à ce genre de choses, de la part d'un si beau jeune homme ? Bien sûr que non. Malgré tout, il resserra son sourire, comme pour paraître modeste. Même si d'une part il considérait tout ce qu'il faisait comme son devoir et n'hésiterait pas à donner sa vie pour l'Ombre ou pour l'Empire, il n'était pas peu fier de ses exploits personnels. Que quelqu'un les reconnaisse n'était jamais désagréable à entendre, même lorsqu'il était évident que l'interlocuteur en rajoutait un peu. Malgré le fait que sa fierté était sur le point de le faire exploser, il sut l'enrayer, pour préserver une certaine image de lui-même, en pensant aux efforts que tout ceci nécessitait. Uriel était las, malade et vraiment trop occupé pour gérer l'Empire et l'Eglise en même temps. Le couronnement d'Ezhekiel Ier fut un soulagement. Pour lui et pour ses opposants, à la fois.

"Ne prêtez donc pas attention à tout ce qui se dit... Je ne suis qu'un homme. Et je vous confie ceci : la lassitude me gagnait, pour ne pas parler d'épuisement. Tout ce que j'ai fait, je ne l'ai fait que pour notre Saint Empire et son souverain."

Plus il avançait dans ses paroles, plus il était proche de la vérité. Uriel aimait prêter attention aux rumeurs, pour ensuite les trier. Il se prenait pour bien plus qu'un simple humain, bien qu'il était le premier à reconnaître la supériorité absolue de l'Empereur. Sa fatigue était indéniable, de même que son dévouement à la cause impériale.

La proposition de Léandre fut intéressante... Une lueur passa comme un éclair dans les yeux bleus, alors que les lèvres, fines et pâles, reprenaient les paroles de l'imposteur, si beau et doué :


"Des sucreries, dites-vous ?"

Une allusion de plus, à l'actif du prêtre qui d'ailleurs faillit rire... Mais son interlocuteur, si séduisant soit-il, ne semblait pas s'amuser des mêmes choses. Alors, il décida de se plier à la volonté de Lacroix et le suivre jusqu'à la demeure de la baronne. Peut-être fallait-il laisser encore du temps à ce jeune homme ? En tout cas, Uriel se promit qu'il n'allait pas le lâcher, avant de le faire sien... Au lit, du moins, le reste ne l'intéressait pas vraiment. Cela dit... Si même la noblesse d'Überhal se retournait contre la duchesse Eleanor... Ce serait beau à voir. Bref...

"Ma foi... Faisons donc selon vos désirs, mon ami..."

L'ex-Régent suivit donc son nouvel "ami" sur le chemin du retour, se jurant encore qu'il allait le revoir. Et bientôt, de préférence...

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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   Sam 2 Avr - 23:45

Sincèrement Uriel, j’avais du mal à croire en tes paroles. Comment te croire après tant d’années de chasses à l’hérétique acharnées, des sorts découverts, des combats gagnés, tant de tortures menées par ta personne ? Encore je n’ai cité ici que quelques hauts faits de ta personne que j’ai pu entendre dans les rues de la Capitale, dans les salons des nobles ou des rares survivants à tes « punitions ».
Uriel, ce que toi et moi avons pu accomplir jusqu’à maintenant, ce ne sont pas de simples hommes ou femmes qui l’auraient pu faire. Loin de me vanter, je disais une vérité dure ou pas selon les points de vue. Qui avait ta maitrise ? Qui avait ma maitrise parmi les philosophes ? Actuellement je connaissais peu de personnes qui pouvaient nous égaler dans notre domaine et aucune dans mon cas. En effet les philosophes actuels étaient au début de leur apprentissage pour la maitrise de la terre et peu semblait intéressé à la pousser loin.
Il m’arrivait de me demander pourquoi c’était moi qui avais la maîtrise la plus poussée sachant que j’étais assez fuyard et pacifique –peut-être même le premier dans le classement-. Peut-être que mon mentor basait sa théorie de la paix sur la peur qu’exerçait un corps sur un autre ? En effet oserez-vous attaquer un plus fort que vous, et même vous le faisiez quelle était le pourcentage réussite de cette attaque ? Zéro ou proche de zéro ? Il pouvait être si étrange …il avait dû déteindre sur moi car mes amis me qualifiaient de « fous » à agir sans « but » à priori. Ce n’était pas le cas, j’avais un but… seulement difficile à voir. Il faut creuser, toujours plus avec moi.

Bien entendu tu prenais en excuse ta fidélité en l’Empereur et ta foi en l’Eglise. Pourtant… pourquoi étions-nous si opposés alors ? Je n’étais pas contre la place qu’occupait l’Empereur et je voyais bien son importance pour le peuple d’Ishtar, quant à l’Eglise je respectais ses dogmes comme celui de l’Equilibre. A priori on n’avait pas à être ennemis… mais là où nos deux esprits étaient en opposition était cette histoire de politique. Tu avais une vision étroite et conservateur par conséquent toutes tes actions étaient bénéfiques à l’Eglise en particulier et non au peuple en général, alors que moi je voyais plus large avec une politique sans le mélange de la foi, un Empereur avec un pouvoir un peu plus faible et des hommes et femmes choisis par le peuple qui décideraient des lois. Je voulais œuvrer pour le peuple et non pour l’Eglise. C’était là notre conflit je pense. Autre chose pouvait s’y mêler mais je ne l’avais pas encore décelé alors.

Apparemment le mot « Sucrerie » t’as fait réagir. Je n’ai pas compris si tu faisais là une allusion… Décidément j’avais encore beaucoup de chemin à parcourir avant de cerner ta personnalité. Là je ne voyais que la surface, les bords, accessibles à tout le monde. Pour ma part je désirais plus mais allait-il être possible aisément ? Seul l’avenir nous le dira je pense.

Je me levais donc et me dirigeais à nouveau vers la demeure. Je me permis de respirer un peu… je n’avais pas eu à repousser une autre avance. D’ailleurs il valait mieux pour moi de partir, l’ambiance s’électrifiait et je le sentais. Je n’avais plus de rôles à jouer ici, par conséquent il était temps pour que le rideau tombe pour ma scène.

- Marquis, il est temps pour moi de partir et j’espère vous revoir très bientôt. Si jamais vous désirez me voir, venez donc à la demeure des Lacroix, elle est certes modeste mais je vous accueillerais comme il se doit...du moins je le souhaite. Passez une bonne soirée.

Pour l’instant j’avais accompli ma première étape : Faire ta connaissance dans les bons thermes et lier une amitié, certes superficielle mais qui pouvait bien s’approfondir.
Je m’inclinais et me dirigeais vers la porte, le dos tourné à Uriel, je me permis un sourire au coin… bon sang je l’avais retenu durant toute la conversation pour ne pas que le blond me démasque ou l’interprète mal.

Pour notre prochaine rencontre il me fallait me montrer plus créatif afin de te garder, de t’intéresser pour autre chose que mon visage ou mon corps.

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MessageSujet: Re: Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]   

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Que serait donc la vie sans plaisir ? [PV Lao <3]

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