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 Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]

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MessageSujet: Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]   Jeu 1 Aoû - 8:41

Comme je t'ai déjà expliqué, Nemesio m'a demandé de garder le secret sur la magie du Sang mieux que je ne le fait habituellement. Je suis à peu près sûr aussi de t'avoir raconté un million de fois comme ça me possède quand je pratique. Plus du tout la même perception de la réalité. T'as dû aussi comprendre que le fait de parler à mes petits collègues prêtres me terrifie, la plupart du temps. J'évite l'exercice au maximum. Et là je reste pas mal au monastère à rien faire d'autre que de la magie, parce que le monde extérieur est terrifiant, et je traîne ma gueule de flippé un peu partout dans les couloirs sans décrocher plus d'une phrase cohérente par semaine – si il m'arrive de parler, c'est que je suis sous l'effet du Sang, donc que ça va être un poil sybillin de me comprendre. Va garder ton calme quand un grand con au regard halluciné sort des trucs du style « tout est rouge » ou « tes règles m'intéressent pas, c'est pas du vrai sang » sans aucun contexte. Quelle idée de me croiser quand je ressors des salles d'entraînement secrètes de la prison, aussi.
Y en a forcément eu un pour appeler un toubib en se disant que j'étais définitivement fêlé de la théière.

Le médecin a été très patient, j'ai réussi à lui expliquer que j'étais juste un peu con, mais conscient de la réalité, en bafouillant presque pas. Le fait que je sois pas en train de fixer sa jugulaire palpitante en bavant a sans doute aidé - heureusement qu'il est venu dans un bon jour. Du coup il m'a donné des médoc' pour « calmer l'anxiété » (mais je sais pas ce que ça veut dire) et ça m'a rien fait mis à part me donner l'impression que mon cerveau baignait dans du coton et qu'un oiseau m'avait tartiné la langue avec sa propre merde. Le médecin est revenu m'en donner d'autres, et là j'ai passé trois jours à dormir. Après il a envoyé un coursier m'en envoyer encore d'autres avec plein de jolies couleurs, mais il savait pas lire et moi j'ai essuyé un échec critique au milieu du mot « benzodiazépine », alors j'ai pris une dose au pif et il a fallu faire revenir le toubib parce que je courais partout dans le monastère en hurlant « les prêtres lisent dans ma tête avec leurs pouvoirs secreeeets », vêtu seulement de mon futal et d'une botte pas lacée au pied gauche. Je m'en souviens pas, mais la bosse que j'ai chopé en dévalant les escaliers en mode luge fait une bonne preuve pour confirmer les récits ultérieurs de l'événement – courir avec une seule botte est une mauvaise idée -, surtout couplé avec le vomi séché dans mes cheveux. Vu ma taille, c'est difficile de calculer la dose qu'il me faut, apparemment, j'ai pas trop compris. Rendu à ce stade, je voulais plus trop qu'on me donne des trucs, évidemment, mais il a insisté. Ça serait dommage que je vois plus ma fille parce que j'ose plus sortir dehors hein ? Et je pourrais avoir des conversation presque intelligibles avec mes collègues si seulement je passais pas ma vie à me chier dessus hein ? La vie serait plus belle, tout ça. J'y crois pas trop, mais j'ai pas eu le courage de dire non trop fort.

Du coup il a encore envoyé un coursier. Enfin une coursière – si on dit comme ça, mais tous les noms de boulot mis au féminin sonnent un peu comme « pute », je sais pas pourquoi. Maigrichonne, les cheveux usés et blonds. Quand elle est arrivée dans ma chambre j'étais en train de lire un livre assis sur mon lit trop petit, sans mots compliqués, pour m'entraîner. Un truc sur les simples et leurs usages, même si j'ai jamais vu de la sauge de ma vie – enfin j'en ai sans doute vu sans reconnaître. Heureusement y a plein d'illustrations pour reposer les yeux.
J'ai su que la nana venait du toubib parce qu'elle portait une boite, et que l'autre connard qui m'a apporté les précédents médoc' en avait une du même type. Y a l'adresse et le nom du médecin imprimé dessus, j'le sais vu que j'ai du déchiffrer ça la dernière fois en suivant les lignes avec mon doigt. Je sais plus lire sans mon doigt.

Je regarde la nana par en dessous d'un air méfiant. J'espère qu'elle sait lire, j'ai pas envie de me balader avec mon slip sur la tête à travers la ville en hurlant des trucs incohérents, ça va encore me faire des problèmes et on va m'engueuler. Je dis rien parce que je suis en train de flipper à propos de ce qu'il y a dans la boîte et que ça bloque la zone de mon cerveau dédié à la parole.
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MessageSujet: Re: Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]   Jeu 1 Aoû - 16:42

La fille courait et ne s'arrêtait pas, comme si sa vie en dépendait. Dans la vie d'un coureur, il y avait différentes sortes de courses. Les petites – souvent un courrier pas très important, lambda, une liste ou quelque chose du genre. Les grosses, soit de gros colis ou des lettres refermant des secrets d'état. Celles-là étaient scellées et il ne valait mieux pas les ouvrir. La course qu'elle était chargée d'assurer aujourd'hui n'était ni petite, ni grosse. Il s'agissait de médicament, elle devait juste s'assurer qu'ils soient livrer à la bonne personne au bon moment, tels étaient les ordres de son responsable.

Les rues d'Ishtar étaient remplies de monde. Vivantes, grouillantes, les badauds criaient, les mégères discutaient entre elle...et elle, comme un insecte, elle se faufilait entre eux tous comme si sa destinée était de livrer ce colis. Avant de partir, elle l'avait pesé, estimé le temps du trajet avec, les rues qu'elle prendrait. Elle avait salué les différentes personnes, puis, elle avait tout mis dans un sac qu'elle avait accroché sur son dos, était partie comme une fusée. Quand Lewe Obrian courait, elle courait vite, seuls les personnes en travers de son chemin auraient pu compromettre sa mission...direction le Monastère.

Après quelques minutes de courses, la jeune fille s'arrêta, freinant brutalement. Il faut qu'elle contacte un certain Zélig Faoiltiarna, qu'il lui signe un papier. Il ne devrait pas être très dur à reconnaître, il vient de Khorofa... Jusqu'à présent, elle n'avait pas trop fréquenté ce milieu, malgré ses visites assidues de la cathédrale. Du coup, elle va jusqu'au lieu qu'on lui a indiqué, tourna à droite, encore à droite, et puis à gauche. Les coursiers devaient avoir une bonne mémoire et un sens de l'orientation solide pour le devenir. Ceux qui se perdaient dans la ville ne faisaient pas long feu, mais elle, elle se débrouilla plutôt bien. Cinq minutes plus tard, à peine, elle le trouva, lui tendit le colis.

Faoiltiarna était un grand noir, un géant. De sa petite taille, elle le regardait au levant la tête, se demandant à quoi bon pouvait lui servir ces médicaments....curiosité mal placée, certainement. Sa chambre, elle était presque vide, tout le contraire de la sienne où elle avait bien pu amasser beaucoup d'objets différents. Tous ceux qui entraient disaient que c'était le « dépotoir » d'Ishtar, bizarrement...Lewe fit un sourire pour donner bonne impression, tentant de deviner ce que le prêtre en face de lui pensait.

« Sous le Ciel et sous le soleil, monsieur le prêtre. »

Conformément à ce que toute son apparence pouvait clamer, sa voix était aigüe, et elle portait. Elle continuait de le regarder en souriant, enlevant le sac dans son dos et commençant à déballer ce qu'il y avait à l'intérieur. Son sourire s'éteignit lorsqu'elle constata que le principal des herbes présentes dans la boîte était destinées à endormir son client...et même à l'endormir très profondément. Pourquoi devait-il dormir ? D'habitude, on ne fait pas dormir un prêtre, non ? Sa curiosité était mise à l'épreuve.

Une lettre était jointe au colis, qu'elle passa à Zélig. Elle lui tendait également le papier où il devait signer..

« Une signature pour le reçu du colis, s'vous plaît ! Je ne sais pas ce qu'il y a marqué sur la lettre, je l'ai pas lue, mais faites gaffe avec les herbes, ça peut être fatal à si haute dose, pour un gros animal, quoi. Si vous voulez, j'peux vous conseiller d'autres médecins qui font plus dans la médecine douce ! »

Elle sourit, pour elle, il était tout à fait normal de vouloir aider un autre être humain, surtout que celui-ci était un prêtre, et que ceux-là l'avait toujours aidée, dans son enfance et au-delà.

« Je peux m'asseoir et manger un truc, s'il vous plaît ? »

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MessageSujet: Re: Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]   Jeu 1 Aoû - 17:56

La messagère me dit bonjour avec un sourire éclatant. J'avais oublié combien ça pouvait être joli, une fille qui sourit franchement. J'ai beau examiner son visage, je vois pas une once de mépris ou de peur, juste un grand sourire avec des cheveux blonds au dessus. Je me détends. Difficile de rester méfiant avec une bouille pareille en face. Et elle me fait le salut traditionnel, en plus. Une grosse part de la population s'emmerde pas avec ça, surtout avec moi. Entre prêtre, si tu parles pas à une grosse huile ça fait très... zélé. Trop. Elle elle a l'air dans son petit monde joyeux ou voir un représentant de la fonction spirituelle fait toujours plaisir. Elle n'a pas d'accent particulièrement identifiable, mais je suppose qu'elle vient de province. En province, le prêtre du bled c'est quelqu'un de sympa. Dans la Capitale ils ont moins bonne réputation, généralement, parce qu'ils ont plus de pouvoir à gérer. En général c'est les ambitieux qui veulent une église dans la ville d'Ishtar, vu que c'est là que tout se passe. En province t'as les illuminés. Moi c'est spécial, évidemment.

Elle ouvrit le colis pour m'en donner le contenu. Son sourire s'éteignit un peu en le voyant, d'ailleurs, le contenu. J'imagine que ce putain de toubib m'a encore envoyé de quoi tuer un troupeau d'éléphant en une seule prise. J'y jette un coup d'oeil aussi, mais c'est des putain d'herbes séchés, et j'ai beau être en train de lire un traité de botanique j'y reconnais rien du tout. Mais j'appréhende déjà.

La nénette m'explique la marche à suivre, c'est à dire que je dois signer, lire une lettre et faire gaffe à ce que j'avale. Voilà qui est tout à fait rassurant. Je pose ce que j'étais en train de laborieusement lire depuis la fin de ma séance d'entraînement de l'après-midi. Je suppose qu'on attend de moi que je dise des trucs, et elle a l'air toute gentille je voudrais pas lui faire peur d'une façon ou d'une autre. Pendant que je me perds à savoir quoi dire, elle tend elle même une perche en me demandant si il y a à manger. Excellente idée.

Ah oui euh bien sûr, prends la chaise là. Je lui tends la chaise où je mets habituellement mes pieds pour dormir depuis mes seize ans, l'époque où ma croissance est devenue invivable. J'dois avoir des biscuits quelque part, mais je peux chercher un repas plus consistant si tu veux.

Je sors le coffre de dessous mon lit avec empressement. C'est vrai qu'elle est pas grosse, et maintenant que la famine s'est un peu tassé j'aurais pas trop de mal à trouver un bol de ragoût, ou autre chose. Je connais pas le menu de ce soir. J'ouvre le coffre, ou s'entasse quelques affaires à moi et pas mal de souvenirs à ma fille. Ses plus vieux jouets, des dessins qu'elle m'a fait, ce genre. Y a aussi une bague que m'a offert sa mère, des trucs comme ça. Je la mets pas, je la mérite pas.
J'arrive à choper une boîte de sablé, acheté à la base pour Inanna, mais comme elle n'a aucune raison de venir dans ma cellule... Je le tends à la jeune fille, mais prêt à courir dans la cuisine aller chercher plus de bouffe. Et il faudrait de l'eau aussi ! J'ai une cuvette dans ma chambre, mais peut être qu'elle voudra pas boire l'eau que je bois.
Et il faut que je lui demande un truc :

- Mais euh... je voudrais te demander un truc, 'fin si ça vous dérange pas mais... 'fin t'es p'tète fatiguée et tout et tout... 'fin je pourrais me débrouiller tout seul au pire mais... tu pourrais pas me lire la lettre ? Je lis vraiment pas très bien... 'fin je fais surtout de la magie, et tout, et puis savoir lire ça demande vachement d'intelligence, je sais pas, 'fin ouais je suis prêtre et tout j'devrais mais... mais bon. La dernière fois j'ai pris une quantité au pif ça a été un gros merdier.

Et puis comme de toute façon c'est foutu j'ai l'air con, j'enchaine :

- Et c'est quoi une médecine douce ?
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MessageSujet: Re: Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]   Ven 2 Aoû - 14:16

Le grand homme lui avait proposé de s'asseoir et lui demandant même si elle voulait qu'il lui pas quelque chose à manger. Le sourire de Lewe revint : elle en était sûre, il ne fallait pas juger les gens selon les apparences, ce n'était pas parce que ce monsieur était grand et imposant qu'il voulait du mal au peuple. L'informatrice s'assit sur la chaise, son sac sur les genoux, ne sachant pas trop ce qu'elle devait faire pour aider. D'habitude, les clients se contentaient de signer et puis faisaient comme si eux n'existaient plus. Du coup, elle prenait un peu ses aises, mais pas trop, enlevant son veston de coursière et le posant sur le dossier de la chaise : elle avait moins chaud comme cela.

Elle observait le plus patiemment du monde le grand noir qui s'agitait pour lui trouver à bouffer, commençant à ouvrir son sac et à en sortir un saucisson. C'était un truc de sa province, mais comme l'homme voulait lui offrir des biscuits, elle voulait bien partager. Elle sourit lorsque Zélig lui demanda si elle pouvait lui lire la lettre, et renonça aussitôt à lui dire qu'elle ne savait pas lire, même si c'était ce qu'elle disait à la majorité des clients. Les puissants confient plutôt leur courrier à un ignorant plutôt qu'à quelqu'un qui arrive à déchiffrer les petits caractères. Lewe écouta attentivement ce que Zélig lui disait, inscrivant chacun de ces détails dans sa mémoire – qui sait, ça pourrait toujours lui servir pour plus tard. Et puis elle se leva, prit la lettre à deux mains et se lire à lire.

« Monsieur Faoiltiarna,
La messagère devrait vous livrer un colis de médicaments puissants contre votre mal. Comme convenu, nous allons augmenter votre dose d'une supplémentaire. Il ne devrait pas y avoir d'effet second sur votre santé, étant donné que vous êtes doué d'une constitution extraordinaire.
 
»

Elle s'interrompit, laissant le temps à Zélig de digérer tout ce qui était dit : en effet, quelqu'un voulait sans doute le guérir en lui imposant le sommeil. Elle se demandait qui c'était, pour qu'un prêtre comme Faoiltiarna l'accepte...et puis il avait l'air bien, là, pourquoi il devait se droguer à ce point ?

« Ensuite, il y a les prescriptions et les doses pour les médicaments, vous savez lire les chiffres ? »

Elle posa la feuille sur ce qui ressemblait à un bureau et ouvrit le saucisson, sentant son ventre faire des siennes. Avec des sablés et un saucisson, il y avait de quoi faire un bon festin, non ? Elle regardait toute cette bouffe avec appétit, comme si elle n'avait pas mangé depuis des mois, mais sa constitution était telle qu'elle pouvait se bâfrer des tonnes de nourritures sans grossir d'un pet. Elle se saisit de son couteau de poche et commença à couper la viande, prenant appui sur le bureau.

« La médecine douce, c'est quelqu'un, vous allez lui parler et ça va vous soulager, et puis aussi il utilise beaucoup d'encens pour aider les gens. J'en ai jamais fait mais des copains si et ça les a aidés. Je sais qu'il y en a un du côté du marché, à Ishtar. Vous voulez du sauciflard de Fintasy ? Il est à l'âne ! Servez-vous ! »

Lewe se rassit sur la chaise, prenant un sablé et le dégustant. C'était bon, elle aurait bien eu envie de vider la boîte en entier, mais chaque chose en son temps, ça n'aurait pas été très poli. Son hôte n'aurait sûrement pas beaucoup apprécié. Alors elle mangeait petit bout par petit bout, un peu comme une souris, d'ailleurs. En même temps, elle regardait le logement vétuste de Zélig, se demandant s'il sortait, si c'était facile de vivre là-dedans.

« Désolée, c'est indiscret mais...vous êtes malade ? Vous avez quoi ? »
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MessageSujet: Re: Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]   Dim 4 Aoû - 6:47

Quoi ? Une dose supplémentaire ? Le toubib à le culot de dire que mon format m'empêche de mourir d'overdose. Certes c'est difficile de m'enfoncer assez de plantes dans le gosier pour que je claque, mais pour voir des grosses bestioles courir le long des murs je suis parfaitement équipé. Enfin ça c'est le delirium tremens, mais tu vois l'idée. Ou alors je vais encore dormir plus longtemps qu'un humain normal ne le devrait, et me réveiller avec l'impression que ma langue est enduite de merde et un mal de crâne à réveiller un mort. La gamine me demande si je sais lire les chiffres, c'est le cas si ils sont pas trop long. C'est plutôt compter qui me pose vite problème, j'ai tendance à y aller avec trop d'enthousiasme et sauter des nombres, et à partir de quarante ça devient vite le bordel. Je te parle pas des pièges comme « soixante dix » et au delà, où il faut penser à reprendre des chiffres du début et les coller derrière la dizaine. Et additionner les sommes sur les pièces ça devient vite le bordel, j'ai jamais assez de doigt. Heureusement, le toubib doit avoir l'habitude des teubés dans mon genre parce que les doses – que je lis par dessus l'épaule de la messagère - c'est des p'tits chiffres avec des dessins de cuillères à coté. Même moi je comprends ce que ça veut dire, faut foutre des cuillères à café dans un mug de flotte chaude et laisser mariner. C'était pareil les autres fois. Comme du thé avec un goût de merde, très amer avec des feuilles entre les dents à la fin.

Ouais, ça va.

Ensuite, la blonde me raconte ce que c'est la médecine douce et me propose du saucisson. Je retiens surtout le saucisson, vu que mon estomac est un trou noir jamais satisfait. La médecine douce est accueillie dans mon cerveau avec moins d'enthousiasme, faut dire que je comprends pas le concept. Pour moi, un bon toubib c'est celui qui te découpe des morceaux et qui te file des produits qui décapent les neurones. C'est hors de ma compréhension que la parole puisse avoir des effets thérapeutiques. A mon avis, ce gars là se fait des couilles en or avec du pigeonnage en règle. Comment parler pourrait soigner ? Tout le monde parle tout le temps, et ça a pas l'air d'arranger quoique ce soit. Ou alors il y a quelque chose dans l'encens. Par contre, avec du sauciflard, on sait où on va. Il est putain de bon, j'pensais pas qu'on puisse faire quelque chose d'aussi bien avec un âne, c'est plein de goût. Je prends aussi un sablé, maintenant que je suis lancé. Les deux sont pas tellement fait pour aller ensemble, mais j'crois pas qu'il y ait beaucoup de gourmet dans cette pièce, juste des gens qui ont la dalle.

- Ah ouais... sinon il est putain de bon, le saucisson !

J'ellipse l'histoire du toubib à qui il faut parler, je veux pas vexer la jeune fille, elle a l'air sympathique. Ou alors c'est une très bonne actrice, mais ma méfiance s'étend pas jusqu'aux gamines aussi épaisses que des biscottes qui me sourient. Mais elle peut pas comprendre. C'est déjà difficile moralement que je doive faire appel à un toubib de l'extérieur pour les monstres dans ma tête, raconter en plus ma vie comme une grosse chochotte à un inconnu payer pour ça heurte ma petite sensibilité. Le plus fort commande, tout ça, et c'est très inscris dans l'éducation que j'ai reçu qu'il est de mauvais goût d'éclater en sanglot, d'avoir des crises existentielles et globalement de se faire bouffer par sa propre tête. Évidemment, la gamine me demande pourquoi j'ai besoin de prendre des médoc' pour m'assommer tout seul, maintenant qu'on est un peu copine. Je ne peux pas lui répondre la vérité exacte.

- Pour euh... je cherche une formulation qui ne laissera pas le peu de fierté qu'il me reste en miette. Rester calme, voilà. Hors de cette cellule j'ai tendance à... perdre les pédales quoi. Et faut absolument que je sorte pour voir ma fille, manger, ce genre de chose. Et c'est très, très important que je reste calme.

Je peux pas lui expliquer que tout le monde – moi le premier – a très peur de ce que je peux faire en état d'énervement important. Car j'ai une solution très simple pour résoudre tous les problèmes d'angoisse d'un seul coup, et tu la connais. C'est très facile pour moi de passer d'un état à l'autre, c'est plutôt de ne pas faire absolument n'importe quoi qui pose problème. J'ai réussi à faire rentrer dans la tête de la bête l'idée que servir l'Eglise est une très bonne idée, mais elle utilise ses propres moyens pour ça. En général ça implique que la moitié de l'Empire devrait perdre la vie. Heureusement qu'elle est trop conne – ou trop intelligente - pour se dire « hey, moi meilleur sorcier de l'ombre vivant = moi devenir Haut-Prêtre », sinon j'aurais nettement moins d'espérance de vie. Même moi je sais qu'il suffit pas de pouvoir détruire les murs d'un mouvement de poignet pour être un bon dirigeant. Je veux Suzume Haute-Prêtresse et rester dans l'ombre, assez loin de tout ça. Mais faut mieux changer de sujet et détourner la jeune fille de mes petits euh... problèmes émotionnels.

- Sinon c'est bien d'être messagère ? Rencontrer des gens intéressants, tout ça ?

J'me classe pas dans les gens intéressants, même si je pratique une magie unique au monde. 'suffit de voir ma chambre pour constater que j'ai pas trop de passe-temps intéressants dans la vie, mis à part faire de la magie. Ça me coûterait pas grand chose de mettre un tableau au mur ou un meuble qui n'était pas déjà là dedans par défaut. Jamais fait. Il y a juste des graffitis que j'ai gravé dans la chaux du mur quand j'étais adolescent, et un vase de fleur posé par terre, sans fleur. Ça devait être là depuis le départ. Je crois que quelqu'un a pris la guérite sur laquelle il était posé à la base, il y a longtemps, j'me souviens plus. Et puis une copie des versets, poussiéreuse et très abîmée, mais ça c'est présent dans toutes les cellules par défaut.
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MessageSujet: Re: Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]   Mar 6 Aoû - 15:55

Il n'a pas l'air très intéressé par le docteur qui fait parler, ou encore tout cas, il ne veut pas trop en parler. Oh, Lewe, elle comprend, elle aussi, elle a pris son ami pour un fou, lorsqu'il lui a dit cela. Lewe se tint donc tranquille, là, assise sur cette chaise qu'elle trouvait un peu bancale, mais sur laquelle elle ne ferait aucune remarque.

Et c'est vrai qu'il est bon, son saucisson, surtout que c'est de l'artisanal. Elle regardait Zélig en hochant la tête, la bouche pleine, confirmant ce qu'il disait. Le saucisson, elle avait toujours aimé cela ; petite, elle en chapardait même alors qu'il séchait. Celui-ci, on lui avait donné à son départ. Il n'était peut-être pas super frais, mais un saucisson, ça sèche, et il n'avait jamais été trop au chaud. Elle mit une rondelle de plus dans sa bouche, contente de voir que le goût des sablés et celui du saucisson s'accordait bien. Bizarrement, ses goûts en matière de cuisine avaient toujours été remis en question par tous ceux qu'elle avait rencontrés : on se demandait bien pourquoi.

« Oh, je vois... », elle mâcha, histoire de faire paraître ses propos de manière un peu intelligible, « Vous êtes p'tete agoraphobe. J'avais un pote qui était comme ça, il voulait pas sortir de chez lui. Mais dans ce cas, c'est pas la peine de s'assommer avec des mauvais médicaments, ils vont vous faire mourir lentement, vous savez ? »

Elle ne connaissait pas vraiment ce genre de maladie, mais le seul remède, ça avait l'air de rester enfermé chez moi et de ne pas en bouger. Si Zélig l'était, et bien il ne fallait pas qu'il touche à ces médicaments, parce que cela ne ferait qu'aggraver son problème...il avait une fille, avait-il dit. Quelle âge avait-elle ? Maintenant qu'elle y pensait, elle ne connaissait pas l'âge de son client. Sachant qu'en moyenne, un enfant était conçu à 20 ans, il devait avoir dans...les 35, non ?

« Vous ne voulez pas que je lui écrive et envoie une lettre sous votre dictée ? Elle sait lire ? Peut-être qu'elle aimerait bien venir vous voir ici, si vous êtes malade... »

Pour tout dire, Lewe hésitait même à prendre les plantes et les brûler. Elle n'aimait pas trop ce genre de médecins qui se servaient de la crédulité des gens pour les droguer. Mais elle ne connaissait que Zélig depuis quelques minutes, et tout ce qu'ils avaient partagé, c'était un saucisson et des sablés. Elle lui laisserait donc certainement des conseils, mais ne toucherait pas à la drogue. Elle n'avait pas assez de cartes en main pour savoir ce qu'il se passait vraiment – pourquoi vouloir droguer un mec qui fait de l'agoraphobie ? Tout celui lui paraissait tellement ridicule qu'elle était de plus en plus curieuse.

« Ha ouais...je connais pleins de gens sur Ishtar, maintenant, mais parfois, c'est un peu dangereux. Parfois, certains clients ont peur qu'on sache leurs secrets, alors je dis que je ne sais pas lire, même si je n'aime pas mentir. Ça les rassure. Il y a pas mal de gens à qui on doit lire les lettres, et puis...et puis voilà, c'est très différent tous les jours, mais au moins, je suis sûre de pas mourir de faim parce que j'ai du boulot. »

Ha, ça, c'était sûr. La différence avec le métier d'informateur seul, c'était que maintenant, elle était payé pour ses commissions. Elle savait que le métier qu'elle exerçait en cachette était dangereux, et récemment, même, on avait appris que le corps d'un de ses anciens collègues avait été retrouvé près de l'hôpital des bas-fonds. Même de rien, ce genre d'incident arrivait plus souvent qu'on pourrait le croire. Elle ne connaissait pas ce type, mais le milieu n'avait pas l'air de le regretter...

« Et vous, c'est comment, surtout depuis que...son Excellence est...décédé ? »
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MessageSujet: Re: Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]   Ven 23 Aoû - 13:24

[HJ/ J'avais pas d'idée !]

La jeune fille m'explique avec beaucoup de tact que les médicaments qu'on me dit d'avaler impérativement vont me faire mourir dans d'atroces souffrances. C'est dur à encaisser, je décide donc de l'ignorer. Je sais pas si je préfère mourir empoisonné ou mis à mort par l'inquisition pour cause de tuer tout le monde sous une apparence démoniaque, en fait. Le choix est plutôt difficile. La première option n'implique pas que je tue plein de gens au hasard, aussi, c'est toujours ça de sauvé. Quoique tuer des gens, je m'en fous un peu en fait. J'ai toujours fait ça, c'est désagréable les premières fois, mais comme on te dit que c'est bien, ça passe. J'y pense pas trop, ça va de soi, même si il y a encore quelques scènes qui sont pénibles. Comme vomir des morceaux identifiables, c'est assez nouveau vu que avant je mangeais pas des gens, donc ça déstabilise. Je vois ça comme ça. Heureusement je me souviens pas trop de mes phases les plus gore.
Bref, je peux difficilement expliquer à la gamine que parler, c'est bien gentil, mais qu'il me faut une solution plus expéditive. Parler n'atténue pas le besoin de bouffer les gens. En fait j'ai jamais essayé de discuter avec les victimes avant, pour prévenir ou quoi, mais je doute que ça soit efficace. « Attention je ressens le très fort besoin de vous vider de votre essence magique », ça sonne pas comme un discours rationnel que les gens écouterons. Même avec de l'encens.

Lewe me perd en parlant d'agoraphobie, par contre. Pour moi une maladie c'est quand il y a du sang, ou du pus, des vieux, des morceaux qui manquent, voire des gens morts. Pour le reste, j'appelle ça « être con ». De nos jours, les toubibs font des pilules anti-connerie et il se trouve qu'elles font dormir. Ça me va, dans l'effet c'est efficace. C'est mieux que raconter les secrets de l'Eglise à un gadjo qui vit près du Marché, même si l'encens donne un peu de cachet à l'affaire. Nemesio m'a dit que j'avais pas le droit d'en parler.
La jeune fille me propose ensuite d'écrire une lettre à Inanna pour moi et de lui envoyer. Je me mords la langue sans faire exprès. Putain, ça part d'une bonne intention mais elle propose vraiment le truc qui fait chier, en fait. Je peux pas envoyer une putain de messagère laïque chez les novices de l'Inquisition. C'est secret. Enfin pas tellement mais pas à ce point là non plus. Je me ferais engueuler pour un coup comme ça. On est même pas censé dire qu'ils existent, à la base, alors envoyer quelqu'un qui est pas dans les ordres chez eux, non.

- C'est pas possible, elle est... elle habite trop loin. Dans une autre province. Long voyage et tout. Puis je me dis que c'est pas logique que je vive hyper loin de ma famille, dans mon mensonge là, mais j'me rappelle que je suis prêtre et que sur le papier quand on prononce nos vœux l'Eglise passe toujours avant la famille. C'est pas spécialement interdit d'en avoir, mais tu peux rarement vivre avec et tout, ça dépend de ton boulot. Et si t'as de la thune aussi. Du coup j'peux bien avoir une gamine qui vit super loin que je vois une fois l'an, c'est un peu connard mais logique.
Bon... là que j'y pense, c'est vrai que je suis un mauvais père. J'ai eu de la thune, mais comme je sais rien gérer Inanna peut pas compter sur la richesse quand je serais mort. Et c'est la bâtarde d'un bâtard. Et de plus elle est intelligente tout ça, mais elle sait rien faire d'utile. Pour gagner sa vie j'entends. C'est pas trop sa faute, si elle avait été gamine de fermier ou je sais pas quoi elle aurait appris un boulot et tout. Du coup elle fait ce que je fais, c'est logique. Mais faut mieux pas en parler et écouter la suite en mangeant un biscuit. Ouais, j'aurais aimé qu'elle puisse rien glander jusqu'à ses vingt ans mais c'est comme ça. Regarde Lewe là, elle doit bosser depuis longtemps non ? Vu sa gueule. Elle a l'ai d'avoir moins de vingt ans pourtant. Je sais pas trop. Elle me déconcentre de ma datation en me posant encore une question gênante. Parler de la mort du Haut-Prêtre, c'est compliqué, à cause de l'histoire d'absence de remplaçant et tout. Faudrait pas critiquer accidentellement l'Empereur de pas laisser l'Eglise nommer un nouveau Haut-Prêtre, ça ferait sale. Ou révéler des trucs secrets comme un gros crétin.

- Hm bah euh... c'est triste pour nous, et tout. Surtout qu'on en a plus depuis un moment là, ça rend certains trucs compliqués, faut un chef et tout. Mais je m'y connais pas pour ces trucs là, je suis pas du tout là dedans, regarde ma main y a pas de bague et tout. Je suis même pas vraiment prêtre.

Ce qui est vrai, mais je suis pas réellement novice non plus. Des novices adultes, ça existe, c'est l'autre nom pour « serviteur ». Mais ça fait un bail que j'ai pas touché à un bac à lessive ou changé des bougies. Faut que je me fasse remarquer le moins possible à cause de la magie. En l'occurrence ça me fait passer pour un gros cassos, mais j'ai l'habitude de m'en sortir sans la moindre espèce de dignité.

- Puis j'étais parti dans un monastère dans une autre province jusqu'à y a un mois.

C'est presque vrai, j'y suis parti juste après, mais ça fait un bon alibi pour rien connaître d'intéressant sur le sujet. Mais mentir je suis pas spécialiste. Ça me met mal à l'aise.
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MessageSujet: Re: Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]   Ven 20 Sep - 17:27

C'était triste pour sa fille. Ses parents adoptifs à elle aussi se trouvaient loin, très très loin. Elle ne les avait pas vus depuis des années mais leur écrivait une lettre de temps en temps. Fintasy, c'était abordable pour un messager, après tout. Elle se demandait quel âge exactement avait la fille de Zélig. Peut-être était-elle aussi âgée qu'elle, après tout, Zélig devant avoir entre 30 et 40 ans. Elle n'était pas de ces personnes très physionomistes, qui parviennent à deviner l'âge d'une personne rien qu'en observant leur visage. Mais très bien : Lewe hocha la tête, lui souriant. Ici, elle était bien, elle avait des biscuits, ils avaient leur saucisson. C'était une bonne petite pause avant de rentamer une dure journée qui n'était pas prête de se finir.

Elle écouta le plus tranquillement du monde les explications de Zélig, concernant la mort d'Uriel d'Arken et son remplacement. Elle avait entendu deux ou trois trucs pas jolies jolies sur ce gars-là, mais habituellement, elle ne se fiait pas aux rumeurs entendues dans les bars. On disait, on chuchotait que d'Arken avait fait des choses pas vraiment chouettes pour quelqu'un d'aussi respectueux que lui. On disait aussi que les jeunes garçons prêtres ou pas prêtres qui étaient un peu jolis pouvaient passer par son bureau. Qu'il les aimait bien. Lewe n'était pas sotte, elle savait ce que cela signifiait...et puis si ces jeunes hommes étaient volontaires, feu de Haut Prêtre pouvait faire ce que bon lui semblait. Il n'était pas prêtre, en effet, comme en attestait l'absence de bague au doigt. Zélig Faoiltiarna semblait pourtant être assez influent et n'était pas un nouveau venu. Pourquoi ? Une bonne question à demander...après tout, elle avait l'air d'une jolie fille candide et il n'était pas écrit sur son front qu'elle était une informatrice.

« Un autre monastère ? »

Il y avait des choses qu'elle n'arrivait pas bien à comprendre...Il n'y avait que les Hauts Prêtres qui pouvaient ordonner des gens prêtres ? Mais alors ? Et les prêtres qui étaient en province et qui ne s'étaient jamais déplacés jusqu'à la capitale – du moins c'était ce qu'elle croyait ! Comment faisaient-ils, eux ? Elle regarda Zélig d'un air suspicieux, avant de couper une tranche de saucisson, de nouveau, et de la mâchouiller, recommençant à l'observer de la même manière. L'homme noir semblait musclé, imposant. Elle se demandait pourquoi quelqu'un tel que lui n'était pas prêtre. Il logeait ici, alors avait-il un rôle en particulier ? Mieux valait y aller avec prudence...poser des questions sur l'Église et son fonctionnement n'était jamais trop recommandé. Et comme on le disait dans le milieu, moins vous en saviez, mieux vous vous portiez.

« Mais...en fait...vous avez déjà rencontré l'Ancien Haut-Prêtre ? Moi, je l'ai aperçu, une fois, de loin, lors de l'exécution de ce terroriste...comment s'appelait-il, déjà ? Oh oui, Mist. L'Ombre n'ait pas son âme. Il était...il m'a impressionné, j'en suis restée pantoise. »

C'était un bon saucisson bien fait. Sa chair était tendre, la graisse fondait dans sa bouche. Avec un peu de pain et de beurre, ça aurait été vraiment parfait, mais ils n'avaient que des gâteaux, alors elle se servit, mit la viande sur une des galettes et mordit tout d'un coup. Cela lui fit un peu bizarre, mais ce n'était vraiment pas dégueulasse.

« Ils n'ont pas voulu vous nommer prêtre ? Je croyais que tous ceux qui logeaient au monastère l'étaient...et puis, vous me semblez un peu trop âgé pour être un simple novice... »

Si elle avait su qu'elle tomberait sur un type aussi..mystérieux, elle aurait acheté deux ou trois bonnes bouteilles de rouge. Ça déliait les langues des plus courageux et donnait une force dont on ne se sentait pas capable en temps normal. Parce que mine de rien, Lewe était en train de jouer à un jeu dangereux, là, auquel mains informateurs se seraient cassés les dents.
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Ne jamais se fier à un chien aux sourcils oranges. [PV Lewe]

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