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 Where the light shivers offshore [Lao]

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MessageSujet: Where the light shivers offshore [Lao]   Dim 14 Avr - 15:37

Du temps. Étrangement, Suzume avait l'impression d'en avoir systématiquement trop et pas assez. Les choses s'aggravaient à une vitesse folle, l'Église se divisant un peu plus, jour après jour, sans qu'elle ne puisse rien y faire. Cette impuissance la mettait en rage, mais ironiquement, elle ne pouvait en vouloir à la personne responsable de cette division. Une situation compliquée. Devait-elle approuver l'empereur ou continuer à souhaiter le partage des pouvoirs? Tout ce qui la rapprochait des Inquisiteurs ne trouvait rien à redire de la situation, et tout ce qui faisait d'elle une prêtresse la pressait de tout faire pour que les choses reviennent à la normale. L'inquisition ne devait s'éloigner de l'Église. Ils ne pouvaient ainsi se diviser! Ishtar avait besoin d'un empereur et d'un Haut-prêtre, pas des deux en la même et unique personne.
Du moins, c'est ainsi que Suzume voyait les choses. Ce qui ne l'empêchait pas d'hésiter. Qu'est-ce qui lui prouvait qu'elle était dans le vrai? Et si finalement Ezhekiel faisait un meilleur Haut prêtre qu'elle? Cela n'était pas à exclure, contrairement à elle, il avait été éduqué toute sa vie pour gouverner et contrôler... Des doutes. Elle était rongée par eux, et cela l'agaçait au plus haut point. Plus que personne, Suzume n'avait plus le droit d'être faible, de quelques manières que ce soit.

Un soupir. Un seul, avant que la prêtresse ne pose sa tête contre sa main, son coude reposant déjà sur l'accoudoir du fauteuil d'un magnifique tissu bleu roi sur lequel elle était assise depuis bien une heure maintenant, dont la couleur allait de paire avec ses cheveux bleus réajustés en chignon. Combien devait coûter ce simple fauteuil? Suzume avait peut-être du s'en soucier à son arrivée à la cour, mais les mois avaient eu raison de ses inquiétudes, faisant disparaître ses questions dans l'accoutumance à l'opulence de bien et de richesses. Tout était ''trop'', là-bas. Mais le palais ne l'étonnait plus. Elle avait décidé de le voir comme normal, pour un palais. Il était beau, magnifique, mais elle s'y était fait. Il faisait partie de ses habitudes, comme le verre en cristal entre ses doigts si fin, qu'elle fit rouler un instant avant de l'amener de nouveau à ses lèvres, buvant sans plaisir un alcool trop fort, mais ayant le mérite de taire ses craintes. Elle était trop jeune pour tout ce que son rôle l'obligeait à faire, et pourtant, elle avait conscience que personne d'autre ne le ferait à sa place. Étrange paradoxe.

- J'ai l'impression qu'une saison entière nous sépare déjà de la dernière fois que l'Empereur nous à fait grâce de sa présence. Moi qui le trouvais déjà peu présent, j'ai désormais l'impression d'être gouverné par un fantôme. Fit une voix légèrement trop aiguë, à quelques pas, derrière Suzume.

- Allons Marguerite, cessez d'être mauvaise langue. La réprimanda une seconde voix.

- Elle a raison, rajouta une troisième, mais je doute que ce soit une mauvaise chose. Je suis toujours mal à l'aise en sa présence. Il est devenu si... Imprévisible depuis l'incident.

- Allons, taisez-vous, enfin, les murs ont des oreilles. Vous feriez moins les fières s'ils décidaient sur un coup de tête de vous congédier dans votre campagne et puis n'oubliez pas qu'il a aussi...

Suzume n'entendit pas la suite de la discussion, les trois bourgeoises s'éloignant à petit pas vers l'autre côtés de la grande salle, tandis que pensivement, la prêtresse finissait son verre d'une traite au mot ''incident'', avant de le poser sur la petite table à sa gauche, regardant un instant le second fauteuil, jumeau au sien, posé de l'autre côté de la table. Il était rare que quelqu'un s'y pose. Si Suzume s'était fait une place à la cour, certes, mais sa compagnie n'etait pas encore la plus agréable qui soit. Qui plus est, elle n'en restait pas moins une prêtresse, bien peu encline au commérage et autres racontars, qui pourtant l'intéressait d'une oreille discrète. Cependant, le fait qu'ils ne cessaient de se recouper et se ressembler avait fini par émousser sa curiosité, la rendant encore moins désireuse de s'en informer. Pourtant, sa présence ici était indispensable, si elle voulait reformer le culte de l'empereur, et si elle voulait se trouver des alliées, les nobles, aussi agaçant soient-ils, étaient indispensables à cela. Uriel lui avait bien fait comprendre autrefois, Suzume avait alors pensée pouvoir faire sans. En pensant à son mentor, la prêtresse se mit à tiquer, inévitablement, faisant signe à un serviteur de lui amener un autre verre. Elle aurait dû être plus soucieuse d'écouter ses conseils et reproches sur l'aristocratie, à l'époque. Il avait tant et tant de choses qu'elle aurait voulu écouter et apprendre de lui, aujourd'hui.
Plus que jamais, son absence lui pesait.
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MessageSujet: Re: Where the light shivers offshore [Lao]   Dim 28 Avr - 18:41

Avoir l'Empereur lui-même sur le dos n'était pas la même chose qu'Uriel sur le dos. Avec ce dernier, c'était les inquisiteurs qui étaient une vraie menace et la garde impériale regardait que de temps à autre. Par contre avec l'Empereur, c'était les inquisiteurs ET la garde, voire même certains filous de philosophes. Il était difficile de battre ses confrères tout de même quand, il y a quelques mois, on ne formait qu'un pour se défendre. La richesse et la reconnaissance aveugle plus d'un. Le suis-je ?

Je ne sais pas.

Par contre je sais qu'en être dépourvu peut rendre certaines personnes presque l'ombre d'eux-mêmes. Et aujourd'hui j'allais en rencontrer une. Au palais impérial même. Par contre pour y entrer incognito et toujours parler incognito, il me fallait un déguisement. Pas celle de la femme -je n'avais pas la carrure décidément - ni celui du vieux - je ne désirais pas m'agacer avec les voix-. J'optais donc pour une toute autre tactique. Je garderais mes tenues de noble et je mettrais un "masque". Avoir une moitié de face légèrement brûlé était en soi une tactique. On s'attendait à un Lao qui se cache nan, pas à un Lao qui met un déguisement si visible. Et puis c'était bien connu, les gens regardaient que très peu les faces brûlées.

J'usais donc de quelques connaissances pour qu'elles puissent me doter de ce masque de la manière la plus réaliste possible. Et ce fut vraiment réaliste. Même moi je m'y trompais presque. Par contre il ne fallait pas y toucher car là, on s'apercevrait de toute la supercherie.

J'ajoutais également une perruque dont les cheveux lisses étaient d'un noir d'encre et longs jusqu'aux hanches attachés en queue de cheval et mit une tenue typique de la province de Lo-Thyn. Voilà un déguisement parfait. En effet des parties de corps brûlées au Lo-Thyn étaient monnaie courante - en raison de leurs nombreuses inventions explosives - et par conséquent, dès qu'on apercevra mon accoutrement, les gens ne verront que du feu. Par contre, espérons que celle que je rencontre aura cette cervelle de moineau, qu'elle sera parfaitement bluffée par mon maquillage et ne cherchera pas anguille sous roche via des milliers de question. Enfin, j'avais préparé toutes les réponses à toutes les questions éventuelles sur ma prétendue vie à Lo-Thyn. Normalement je ne risquais pas de m'embourber.

Stressé moi ? Il fallait l'avouer que je l'étais. Après tout, c'était la première fois que j'allais rencontrer l'héritière d'Uriel : Suzume. Et on racontait des choses à son sujet ... Du haut de ses 18 ans, ou 19 ?, elle s'était faite un nom. DU moins en technique d'ombres, espérons qu'elle reste une petite gamine perdue en pleine croissance et en plein chamboulement existentielle et autre.

Espérons. Non. Prions l'Ombre.

Un carrosse me mène au palais et je passe, comme je m'y attendais, sans problème la garde qui surveille l'entrée. Ils avaient très vite évité de regarder ma fausse face brûlée tout en exprimant haut et fort leur dégoût. Charmant. M'enfin, je me fichais d'eux. Celle que je voulais était au palais comme toujours, sûrement à exiger qu'un haut prêtre, ou une haute prêtresse, soit désigné. Je n'étais plus très sourd et j'avais vent de rumeurs et autres - remercions les domestiques du palais !- de ce palais, au point de pouvoir presque dresser différents emplois du temps. Il n'y avait plus grand nombre, les gardes se relayaient toujours au même rythme et les rares visiteurs se faisaient insistants, se montraient têtus ... et surtout répétitifs dans leurs habitudes.

Etaient-ils conscients ou pas ? Là était la question.

J'entrais dans la salle des fêtes, jeta un coup d'œil tout autour et la vit. Elle était assise, seule, à réfléchir profondément. Elle était vraiment mignonne ... Uriel l'avait-il goûté ? Une pensée peu scrupuleuse me diriez-vous mais le Haut Prêtre, du moins l'ex, avait une réputation sulfureuse dû à son goût prononcé pour toutes jolies choses. Je me flatte d'avoir été un de ses désirs même, ce qui prouve que je suis charmant. Cela flatte l'orgueil mine de rien.

Je m'approche tranquillement . Les pas silencieux ou les effets surprises étaient peine perdue avec une guerrière farouche. Autant y aller franco.

- Puis-je m'asseoir Madame, le temps que l'on m'appelle ? Enfin ... si l'on m'appelle pour une entrevue avec quelqu'un.

Les visiteurs se pressaient mais on les recevait rarement immédiatement et l'attente était à prévoir, souvent une longue attente.

J'attendis qu'elle fasse un signe ou autre. J'étais poli j'avoue mais si elle refusait, je n'hésiterais pas à me montrer rude ou vraiment collant. J'aurais ce siège à ses côtés et je lui parlerais, qu'elle le veuille ou non.
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