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 Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]

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MessageSujet: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Jeu 19 Juil - 14:12

Sedna attendait sa mutation avec impatience et appréhension. Après un an passé à servir en périphérie de la capitale, elle retournait à la caserne centrale, où, forcément, il se passerait plus de choses.

Alors bien sûr, c'était plus facilement l'occasion de monter en grade, et donc de servir sous les ordres directs du duc-commandant, le rêve de Tanazârt. Mais c'était aussi repartir de zéro, puisque personne ne la connaîtrait là-bas, et plonger dans "le grand bain" des intrigues politiques, religieuses et terroristes.

Parce-que, pour être tout à fait franc, là où elle servait auparavant était un coin plus que tranquille, et elle avait passé plus de temps à recoudre des petites blessures de ses camarades qui avaient dérapé sur un pavé en poursuivant un voleur de pommes qu'à faire elle-même usage de ses talents au combat.

L'ancienne guérisseuse marchait d'un pas rapide sous la pluie froide et battante de la capitale. Elle durait depuis deux jours sans interruption, et, en bonne originaire d'Ayena, l'hirondelle ne s'y habituerait jamais vraiment.

Elle resserra ses maigres effets personnels dans une tentative un peu misérable de les préserver de l'humidité. Etant avant tout une nomade, Sedna n'avait pas l'habitude de s'encombrer d'objets qui ne lui étaient pas directement utiles; quelques vêtements civils achetés sur place en plus de sa tenue militaire qu'elle portait au grand complet sur ses épaules, une besace qui contenait quelques potions et onguents basiques et du matériel pour donner les premiers soins, c'est-à-dire tout ce qui lui restait de connaissances médicales qui étaient toujours valables à la capitale, sa bourse, du matériel pour écrire, ses papiers de transfert ....et sa petite armurerie personnelle.

L'héritière des Amestan n'avait pas vraiment apprit à se battre dans sa tribu d'origine, à part, un peu, à mains nues et dans le cadre de la lutte propre aux nomades et qui était une sorte de sport national. Mais l'entraînement militaire avait remédié à cela, et même un peu trop bien, puisqu'elle n'arrivait toujours pas à trouver son arme de prédilection.

Ainsi, elle portait, en plus de la matraque règlementaire des gardes, et dont elle était une des seules représentantes à user de façon régulière, des chaînes de combat, une petite arbalète avec sa recharge de carreaux, une courte et épaisse dague crantée pour les combats dans les lieux confinés, et, la plus impressionnante de toutes, une énorme hallebarde qui faisait s'écarter les gens sur son passage.

Elle s'arrêta un instant devant la caserne centrale pour la contempler, la trouvant bien moins accueillante sous la pluie que la première fois qu'elle y était entrée.

"Je suis de retour à la maison" , songea-t-elle en remettant une tresse de cheveux trempés qui dépassait de sa capuche rabattue. En ce moment, ils étaient intégralement tressés et bruns-rouges. Elle devait régulièrement changer de tête pour ne pas se faire repérer par ses poursuivants, qui continuaient à hanter ses cauchemars. La découverte d'un salon à Ishtar qui avait trouvé un moyen de rendre les cheveux de n'importe quelle couleur ou presque avait été une bénédiction. On ne disposait pas de ces moyens à Ayena.

Tripotant un unique crochet noir qui pendait à son oreille droite, elle entra dans la cour et, bientôt, se trouva devant les quartiers de sa nouvelle unité. Elle inspira un grand coup. La pluie redoublait, alors que la soldate pensait cela impossible, et le temps virait dangereusement à l'orage. Il fallait vraiment qu'elle y aille.

Elle toqua à la porte quand elle vit le premier éclair, mais le tonnerre lui cacha une éventuelle réponse et elle entra sans plus attendre, se jugeant suffisamment mouillée comme ça. Sa silhouette se découpa dans l'ouverture de la porte alors qu'elle faisait, sans le vouloir, une entrée des plus théâtrales qui soit, l'orage commençant juste quand elle arrivait, avec son armure de plaques, sa cape d'hiver de la garde dégoulinante au capuchon rabattu et sa hallebarde dépassant du tout.
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Jeu 19 Juil - 15:17

    L’orage… un des chauds et lourds orages d’été… la pluie tombait dru sur le sol, faisant s’élever la chaleur de la terre sous la forme de trainées de poussières qui hantaient les rues désertes alors que les gens rentraient chez eux pour s’abriter de ce déluge. Peu étaient assez brave pour défier la nature depuis deux jours, ceux qui sortaient sous cette pluie battante ne le faisait que par nécessité, surtout que l’orage et les éclairs faisaient peur.

    Kyle retourna à ses vieux souvenirs, les orages à Frickwitch n’avaient pas la même saveur. Dans les profondes forêts où il chassait jadis avec sa famille, la canopée était parfois si dense qu’elle formait une protection naturelle, alors, la pluie ruisselait sur les branche et s’écoulaient en longs filets qui donnaient à la forêt une dimension belle et poétique. Mais parfois, la foudre frappait un arbre de grande taille, l’ouvrant en deux et le laissant tomber lourdement au sol en entrainant ses frères dans son sillage…

    Mais ce temps et ses souvenirs, il ne les retrouvera pas. Il n’était plus à Frickwitch maintenant, il était à la capitale impériale, au cœur même d’Ishtar, ici, nul arbre pour former un abri naturel, il fallait profiter de la moindre protection fournie par les bâtiments. Et pour un garde, il n’y avait pas de repos, même par jour d’orage. Mais au moins ce temps pourri leur rendait-il la vie plus calme. Personne ne sortait, même les criminelles préféraient rester à l’abri, c’était comme si le temps s’arrêtait la durée de l’orage. Même Aoi, pourtant la surexcitée de service était amorphe au possible. Ce qu’ils risquaient de pire était de glisser sur un pavé mouillé ou de la boue et de se casser quelque chose. Ce fut ainsi que furent rythmé les patrouilles pendant deux jours, autant dire, rien de bien folichon et le genre de truc qui vous donnait vraiment d’être payé à rien foutre…

    Kyle donna l’ordre à son petit groupe de rentrée une fois la patrouille terminée. Tout le monde accueilli le retour avec joie et chacun alla vaquer à ses occupations, ce qui se résumait souvent à aller se sécher ou prendre un bain. Kyle avait regagné ses quartiers, histoire de se débarrasser de sa cape de cuir qui était dégoulinante d’eau, mais heureusement, elle avait rempli son office. Même si, malgré tout, il avait encore les mains et les cheveux humides, signes qu’il venait de dehors.

    Un soldat vint lui porter une lettre, elle émanait d’un capitaine, une missive avec un ordre, celui de prendre dans son unité un garde venu d’un avant-poste périphérique et qui revenait à la caserne centrale, à croire qu’après Aoi, on l’avait collé à ce poste, à se demander si sa promotion était vraiment une chance finalement.

    Soupirant sans même avoir le temps d’enlever ses bottes, il se rendit dans une espèce de petit bureau qui était utilisé par les sous-officiers comme lui pour faire leur paperasse. Personne d’autre dedans pour le moment, il était seul. On toqua à la porte et lorsqu’il dit qu’on pouvait entrer, sa voix se perdit dans le tonnerre. Une silhouette entra rapidement, plutôt grande, totalement encapuchonnée et armée de pied en cape, le parfait petit soldat en somme.

    Et bien, je suppose que j’ai devant moi le nouveau soldat affilié à mon unité ? Sergent Kyle Lightarrow et toi tu es…

    Se rendant compte qu’il n’avait pas retenu le nom, il regarda de nouveau l’ordre de mission lui expliquant qu’il accueillait quelqu’un d’autre dans son unité.

    Sedna Equinox, c’est bien ça ?
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Jeu 19 Juil - 19:23

[HRP : je répond directement, Aoi arrivera au moment où elle le jugera opportun je pense ^^' ]

La soldate aux allures de soldat détailla du regard la pièce et son occupant, notant les différences avec celles de son ancien sergent. Celui-ci, qui se présenta comme étant Kyle Lightarrow, était svelte et plutôt jeune, peut-être à peine plus âgé qu'elle, avec des cheveux aussi longs que les siens et d'une couleur qui la fascina. D'après son nom, il devait être originaire de Frickwitch, Steefeal ou Ishtar, et selon sa carrure il devait utiliser des armes à distance. Et dire qu'il y a un an, elle ne connaissait même pas le nom de toutes les provinces....

De sa voix rocailleuse qui participait tant à ce qu'on se méprenne sur son sexe, elle donna raison au sergent :

-C'est bien moi. Enchanté de servir sous vos ordres.

La réponse était concise. Autant Sedna était un vrai moulin à parole lorsqu'elle était en civil, autant le port de l'armure semblait lui couper le sifflet. Et puis, elle était tout de même assez mal à l'aise, un sentiment dont elle n'avait vraiment pas l'habitude.


Fourrageant dans sa besace, elle en sorti un papier un peu humide, mais conservé avec soin, qu'elle tendit à son nouveau chef :

-Voilà mon ordre de mutation.

Il devait en avoir reçu un double, disant qu'elle était affectée ici jusqu'à nouvel ordre ou problème majeur. Suivait également une note interne de son ancien sergent avec des remarques sur sa personne, son comportement et ses habiletés, mais ceci, la nomade n'en savait rien.

De toutes façons, il n'y avait pas grand-chose à dire sur elle. Les débuts de sa formation avaient été catastrophiques, c'était même la raison pour laquelle on l'avait affecté en périphérie, avec un sergent expérimenté, là où elle ne pourrait pas faire trop de dégâts, mais depuis qu'elle avait prit son service elle avait été exemplaire. Silencieuse, efficace, discrète, un peu trop zélée et avec une mauvaise connaissance de qui elle pouvait ou non arrêter, mais aucun incident diplomatique n'avait été à déplorer jusqu'à maintenant. De toutes façons, si ça avait été le cas, elle ne serait pas ici pour en parler aujourd'hui. Peut-être une note prévenait-elle qu'elle n'enlevait presque jamais sa cape et qu'il ne fallait pas se formaliser de la voir garder le capuchon rabattu.

Elle fit justement une entorse à cette habitude, par respect pour son supérieur et parce-qu'il fallait bien qu'au moins une personne de son équipe sache à quoi elle ressemble. Et puis, elle ne voulait pas tremper tout l'intérieur de la caserne et la fourrure qui doublait sa cape avait prit l'eau au niveau des ouvertures et gouttait partout.

Elle enleva donc sa cape fourrée militaire, révélant ses armes en intégralité, et du même coup son visage. Avec ses cheveux tressés comme les guerriers du sud sur son crâne et son armure d'Homme (il n'existait pas de modèle féminin des armures de plaques, étant la première femme à pouvoir les porter) difficile de la prendre pour une femme. Ses traits étaient certes féminins, mais taillés au burin, ce qui donnait l'impression d'un guerrier aux traits singulièrement fins par rapport à sa carrure plutôt que d'une femme travestie.

Elle ne s'en plaignait pas, bien au contraire, car ses poursuivants recherchaient une femme. Plus on la prenait pour un homme, meilleure était sa protection.

La fugitive plia sa cape sur son bras et demanda :

-Pourrais-je savoir où je vais vivre ? J'aimerais mettre mes affaires à sécher.

Elle se demanda si il y aurait un test d'aptitudes au combat. Il y en avait eu un à sa première affectation. Il n'avait rien d'officiel, mais beaucoup de sergents aimaient juger par eux-même à qui ils avaient à faire.
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Jeu 19 Juil - 20:11

    Si du côté de la jeune femme, elle arrivait à faire un rapprochement entre le nom et l’origine, ce n’était pas le cas de Kyle qui n’arrivait pas à dire d’où pouvait sortir un tel nom de famille. « Equinox », ce n’est pas commun, s’il apprenait que c’était un faux nom, il n’en serait pas surpris. Mais bon, n’étaient pas rares les gens qui rentraient dans la garde pour changer de vie, lui-même en était un exemple. La forme encapuchonnée lui répondit d’une voix étrange, un peu rocailleuse mais avec tout de même une forme de douceur, il hésitait entre la femme enrouée et le jeune homme qui avait mal mué.

    Ravie de t’accueillir, j’espère que ton voyage s’est bien passé, surtout avec le ciel qui a décidé de vomir dessus depuis deux jours…

    Pour ce qui était de l’accueil chaleureux, c’était raté, surtout que le nouveau soldat semblait tout sauf à l’aise… ce dernier lui donna son ordre de mutation, Kyle le compara au sien pour avoir confirmation du transfert du bon transfert et il ne lut que diagonalement la seconde feuille qui était la recommandation de son ancien sergent. Généralement, ces papelards étaient tous les mêmes, c’est pourquoi il ne fit pas tout de suite l’une des dernière phrase à la fin qui de la lettre qui disait « je vous confie cette jeune femme pleine de potentiel ». Donc du coup, il ne savait toujours pas à qui il avait à faire.

    Mets-toi donc à l’aise.

    Histoire qu’elle se débarrasse de sa cape alourdie par la pluie. En dessous, armure en plaque et tout un attirail d’arme, ce qui renvoyait à l’image du petit bleu peu expérimenté et qui n’avait ni arme de prédilection ni spécialité, à la différence de Kyle qui avait axé son combat sur l’arc ou de Aoi avec sa lance traditionnelle et son armure de cuir. Il détailla son visage, entouré de tresse d’un brun-rouge étrange. Et pour le coup, il se trouva perplexe. En fait, sans s’en rendre compte, il s’était approché d’elle et la dévisageait à quelques centimètres. En fait, il était incapable de dire si c’était un homme ou une femme et ça le gênait. Elle avait une carrure et un visage coupé à la serpe mais d’un autre côté, ses traits présentaient cette douceur typiquement féminine. Donc, beau gosse androgyne et garçon manqué au sens physique du terme. Trop poli, il n’osa pas poser la question et s’éloigna d’elle, revenant sur terre à sa question.

    Et bien, certains peuvent se prendre des logements en ville s’ils le souhaitent mais beaucoup préfèrent la commodité de la vie en caserne au frais de la garde. Notre unité à un dortoir commun, je t’y emmène, après, nous ferons un petit tour des lieux.

    Le sergent prit les devants et guida la jeune femme jusqu’au dortoir de son unité, du moins, celui pour homme, il y en avait bien un pour femme mais Aoi était la seule à l’occuper du fait de son statut de seule femme de l’unité.

    Debout les amphibiens ! Un petit nouveau dans la bande, venez dire bonjour.

    Les quelques soldats de l’unité s’approchèrent donc et se présentèrent à la nouvelle venue. Un seul d’entre eux resta perplexe.

    Heu chef ? Cette personne va vivre avec nous ? Ici ?

    Y’a assez de place pour tout le monde aux dernières nouvelles.

    Non, mais je veux dire… une femme ?

    Tout le monde le regarda avec des yeux ronds, y comprit son chef.

    J’admets pour le côté androgyne mais tout de même…

    Non non chef ! Je suis catégorique, c’est une femme ! Vous croyez qu’on me gruge facilement, je suis un pro pour les repérer à des lieux à la ronde.

    Sale vicelard…

    Pour le coup, Kyle rejeta un coup d’œil à la lettre de son confrère de la périphérie et tomba sur la fameuse phrase « je vous confie cette jeune femme pleine de potentiel ».

    Ha merde ! Mais c’est qu’il a raison ce con en plus ! Tu aurais pu préciser Sedna.

    Bon elle n’est pas super féminine mais on va s’en accommoder si elle reste avec nous.

    Kyle ne dit rien, il se contenta d’un regard lourd de reproche et un peu blasé.

    Ho non…

    Ho si… 20 !

    Mais il fait un temps de merde !

    21 ! Au trot !

    Je vous déteste ! Je vous déteeeeeeeeeeeeeeeste !

    Dit-il en partant courir pour ces vingt et un tour de terrain, sa grande spécialité à celui-là, on début on l’appelait victime, maintenant, on appelait le soldat Ronon Dex par le surnom affectif du « coureur ». Sur ce, Kyle referma la porte au nez des autres soldats et reprit la parole un peu gêné…

    Bon, je crois que je vais plutôt te mettre dans le dortoir avec Aoi…



[HRP : tu peux continuer à rep, aoi saura quand s'incruster^^]
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Ven 20 Juil - 9:47

C'était une erreur d'enlever la cape. Sedna n'aimait pas se retrouver dévisagée comme une bête de foire, et son physique le lui valait assez souvent, malheureusement. Ceci dit, son sergent ne semblait pas avoir de mauvaises intentions, juste... perplexe. Elle le laissa faire sans s'en formaliser plus que nécessaire.

Lorsqu'il lui proposa de lui montrer les dortoirs, elle approuva l'idée d'un hochement de tête. Elle connaissait bien les locaux de la caserne centrale pour y être resté tout le long de son entraînement, mais les locaux réservés aux unités en service, elle ne les avait jamais vus. Et puis, lorsqu'elle aurait prit possession de ses quartiers, elle pourrait mettre son autre cape, celle qui était sèche et plus légère. Elle pourrait également poser ses armes, à part la dague, qu'elle gardait toujours sur elle en cas d'imprévus, et la matraque de la garde si jamais on lui demandait de partir en mission à l'improviste.

Venant d'une petite caserne dans laquelle il n'y avait qu'un seul dortoir, bien évidemment mixte, la nomade en fuite ne releva pas quand elle vit des hommes dans la pièce que Kyle lui désigna.

Elle essaya de retenir les prénoms de la demi-douzaine d'hommes présents du premier coup, se présentant à son tour :

- Sedna Equinox, à votre service, enchantée de vous rencontrer.


Ce dût être sa voix qui alerta le dernier soldat, Ronon Dex si elle se souvenait bien, que quelque chose clochait. S'en suivit une scène cocasse sur fond de quiproquos théâtral.

Elle rit franchement en voyant la tête du soldat se décomposer à l'entente de sa sanction et nota mentalement de ne pas trop titiller son supérieur si elle ne voulait pas subir le même sort.

Elle répondit d'une voix plus légère qu'à l'accoutumé à la remarque de ce dernier :

- Vous êtes moins longs à la détente que mon ancienne unité, mis à part mon ancien sergent ils pensent encore que j'étais un homme... et lui a mit quatre bons mois avant de comprendre que ce n'était pas une faute sur mes papiers.

Certaines choses dans la vie nous font comprendre à quel point le formatage des idées pouvait avoir un impact important sur notre façon de voir la réalité. Sedna en était un parfait exemple : tant qu'on la prenait pour un homme, on ne voyait pas en quoi elle pouvait avoir quoi que ce soit de féminin, à part peut-être l'absence de pilosité sur la face, et encore, c'était courant chez les originaires d'Ayena. Du moment qu'on connaissait son véritable sexe, on se demandait même pourquoi on avait pu la prendre pour un homme, tant ça nous semblait évident tout à coup qu'elle était une femme, vêtements d'homme ou non.

Bien sûr, la principale concernée n'en savait strictement rien. En même temps, elle, elle connaissait son sexe depuis la naissance. Et, dans sa province natale, personne ne s'était jamais trompé.

Elle sorti de la pièce à la suite du blond pour se diriger vers le dortoir des femmes. Il était identique à celui des hommes, à ceci près qu'il était désert. Et que, visiblement, une seule place était occupée. Elle prit le lit en face de ce dernier, y déposa en tas toutes ses affaires, alla étendre sa cape pour la faire sécher proprement, rangea un peu mieux ses armes contre le mur, mis à part les deux qu'elle gardait en permanence (et avec lesquelles elle était la moins douée) et sorti sa cape en tissu de son sac qu'elle enfila d'un mouvement d'habituée en revenant vers son supérieur. Elle rabattait le capuchon lorsqu'elle arriva à sa hauteur.

-Excusez-moi, je n'aime pas trop montrer mon visage quand ce n'est pas nécessaire.
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Ven 20 Juil - 19:17

    Pluie. Pluie. Tonnerre. Fesses. Orage. Pluie. Merde. Pluie. Orage. Tonnerre. Fesses. Tonnerre. Lumière. Fesses, oh : Visaaaaaaage. Genesiooooooooo !
    Là, dans un des placards muraux du dortoir féminin, placard que j’ai dûment réaménagé en un petit lieu parfait pour ma passion, je me tenais lovée dans une couverture : un oreiller contre ma poitrine. La porte entrouverte permettait aux éclairs de l’extérieur d’éclairer l’intérieur de mon sommaire petit habitacle. Il faut dire que voilà...deux jours qu’il pleut ! Deux PUTAIN de jour qu’il PLEUT ! L’Ombre elle avait une atroce envie de pisser merde ? Elle ne pouvait pas se retenir, genre, faire dix minutes par jour jusqu’à ce que la quantité soit la même ?!
    A cause de cette conne de flotte, moi, ça fait DEUX JOURS que je n’ai pas vu mon Amour, ma Force, ma Passion ardente. Deux jours sans apercevoir la moindre parcelle de chair du Duc-Commandant. Adieu fessier ferme qui me tire un air rêveur et un soupir d’extase. Adieu visage sérieux qui me fait rougir et frissonner de désir. Adieu ma vie de femme amoureuse...RENDEZ MOI LE SOLEIL ET MON AMOUR PISSEUR DE MERDE !

    Et le comble, le pire, c’est qu’en plus : c’est un complot ! Oh oui, un fichu complot. Un impitoyable. Finalement, le sergent doit être de mèche avec les grognasses qui me jalousent. Pourquoi ? Car malgré cette absence de source d’énergie, malgré ce temps à me faire me morfondre et qui me laisserait morte jour après jour...il a fallu qu’on fasse des rondes !
    Oh oui. Pas de repos pour la Garde qu’ils disent tous ! Mais moi, là, je devrais être aux côtés de mon Genesio d’amour, à lui tenir chaud de part le froid de cette pluie.
    Me lover contre lui, dans son bain. Caresser ses pectoraux du bout de mes doigts, embrasser ses lèvres avec avidité. Laisser glisser une main, toujours plus bas, avant d’activer ce bon vieux glaive qu’il doit probablement avoir. Oups : je bave.

    Soupirant, fortement, mon regard se faisait tantôt vide...lorsqu’aucun éclair n’éclairait l’autel que j’avais érigé en l’honneur de mon futur Epoux. Il fait dire que j’ai eu du mal à trouver un peintre acceptant de me faire un portrait du Duc, mais aussi, une vue très détaillé de derrière.
    Cela ne vaut pas l’original, mais au moins, quant un fugace instant de lumière se pose dessus...mon regard passe du vide au rêveur. Et ma gorge sèche, se fait plus humide par un effet de désir certain. Ma survie tiens du miracle : non...de cet autel !
    J’ai encore les cheveux trempés de la dernière ronde...et sous ma couverture, je suis nue. Je rêve de la suite...laissant parfois se balader mes mains plus bas quand j’aperçois ce fessier parfait. Aaaaaah...mon Chéri...je deviendrai Aoi Demichellis ! Oh Ouiiii !

    Hein ? C’est quoi ce bruit ? Putain, encore Ronon qui veut me mater à la sortie de la douche : j’en suis sûre ! C’est qu’un vicieux le coureur...oh fait, pourquoi on le surnomme comme ça déjà ?
    Ah ! Je confonds ! Le pervers, c’est l’ancien et pas Ronon...mais c’est toujours Ronon qui court pour les autres. L’est un peu con lui.
    Bref. Tendant l’oreille, j’entends des bruits...je sors ? Maieuuuuh...je suis bien dans mon placard moi ! Finalement, retirant mes mains, faisant fit de ma tenue, ou absence de tenue, j’ai ouvert la porte de mon placard. Là, je sors et m’étire et observe la silhouette. Je tourne la tête d’un côté : oh...Sergent !


    « Sergent ! Je ne savais pas que vous aimiez venir dans le dortoir des filles. Je vous manquais ? »

    J’avais un petit sourire amusé, alors que j’allumais une bougie laissant voir mon autel de vénération, d’îdole, et ma nudité. Mais ça, c’est accesoire.
    Je remarquais l’autre silhouette. Hum...je crois l’avoir déjà vu dans l’autre coin paumé de la capitale, où j’ai faillit mourir de ne pas avoir mon essence vitale. Fronçant des sourcils, je me suis avancée à grand pas avant de tater son fessier avec fermeté et de lâcher un « Huuuum » soucieux.


    « Pourquoi un homme ici ? Et puis, son fessier ne vaut pas celui du Commandant. Oh non...Personne ne le vauuuuuut. »

    Un soupire d’extase vint à finir mes mots...alors que j’avais les deux mains contre mes joues un peu rougie : tant par mes actes avant leur arrivée que par ce que j’imaginais. Miam.
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Ven 20 Juil - 19:54

    L’erreur était largement excusable, il fallait dire que Sedna ne faisait spécifiquement rien pour paraitre féminine. Certes, elle était grande, de constitution solide avec une voix sèche mais ca ne pouvait pas dire qu’on ne pouvait rien faire, suffisait de travailler la tenue car c’était sûr qu’entre l’armure en plaque et le sac à patate sur le dos en permanence, à moins d’avoir l’œil de ce pervers de Ronon qui avait deviné le pot-aux-roses, peut-être que ca venait aussi du fait qu’il avait une partie de ses origines en Ayena… Quoiqu’il en soit, il en fut bon pour quelques tours de terrain sous temps pourris et Kyle parut gêné à la remarque de sa nouvelle subordonnée qui le prenait avec une certaine philosophie.

    J’aurais bien fini par m’en rendre compte, tu ne peux pas garder en permanence ton armure, ça finirait bien par se voir, doit quand même y avoir quelques formes là-dessous.

    Bon, c’était sûr que si elle rentrait sous une armure en plaque de modèle standard sans donner l’impression de suffoquer, on pouvait en déduire qu’elle était loin d’avoir une poitrine opulente mais ici, ça finirait par se voir. Et finalement, il se décida à l’emmener dans le dortoir féminin, occupé par la seul Aoi pour le moment, ça lui ferait de la compagnie… quoiqu’il se demandait si c’était plus méchant encore pour Sedna que de la laisser avec les mecs un peu pervers… Elle fit une remarque sur sa cape et il eut un sourire bienveillant envers elle.

    Ecoutes, je ne sais pas comment ça marche d’où tu viens mais ici tu n’as pas de honte à avoir d’être à la fois soldat et femme. Ici, on se fiche pas mal du sexe tant que les compétences suivent. Le seul truc que tu crains, ce sont quelques tentatives de drague malhabiles mais à part ça… donc assumes-toi un peu, n’hésites pas à laisser à la trappe ton sac à patate et essaie d’être féminine si l’envie t’en prend. Après tout, Aoi y arrive bien elle et c’est un excellent soldat… bon, d’accord, elle est un peu spéciale mais une fois qu’on a passé ses petits travers, c’est un bon soldat.

    Oui, car Kyle ignorait tout de Sedna, il pensait simplement avoir à faire à une femme qui avait du mal à assumer sa féminité. Puis, en parlant d’Aoi, quelle surprise de la voir sortir d’un placard, à poil et dans le dit-placard, on pouvait voir… Par l’ombre, elle avait carrément installé un putain d’autel à la gloire du duc-commandant ! Ca connerie frisait l’hérésie à cette quiche !

    Si encore Aoi… si encore… Et par l’Ombre, je t’ai déjà dis dix fois d’arrêter de te trimballer à poil !

    Entre une qui assumait plus que totalement sa féminité et une autre pas du tout, ça risquait de ne pas être triste mais avec un peu de chance, sans doute Aoi arriverait à rendre plus joyeuse la nouvelle arrivante… ou pas… voilà qu’elle commençait déjà sa tactique préféré du « je vous pelote le cul pour faire connaissance, mais en toute amitié ». Kyle s’était saisi d’un éventail en papier, il en avait toujours un sous la main quand Aoi était dans les parages. Il s’était glissé derrière elle et dans un bruit méchant, l’objet s’abattit sur le crâne de l’intéressée, tentative désespéré d’y faire rentrer quelque chose.

    De un, tu vas t’habiller ! De deux, c’est une nouvelle qui rejoint l’unité à partir d’aujourd’hui ! De trois, arrêtes de tâter le cul de tout le monde, sale fétichiste perverse ! Et de quatre, si je l’amène à ce dortoir, c’est parce que c’est une femme sombre nouille !

    Mais bon, ça, il ne pouvait pas lui en vouloir, tout le monde semblait faire cette erreur, seulement, ça lui donnait un prétexte de plus pour engueuler Aoi et ça, en ce moment, ça n’avait pas de prix…

    Bon, Sedna, je te présente Aoi Tomoé, membre de notre unité, tu vas vivre ici avec elle dorénavant. Aoi ! Je compte sur toi pour l’aider à prendre ses marques et évites de l’emmerder avec tes travers je te prie.

    Voilà qui était dit, même si elle ne l’écoutait pas, Aoi Tomoe n’écoutait PERSONNE ! Mais au moins, mettait-elle de l’ambiance…
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Sam 21 Juil - 11:43

Sedna allait revenir à la hauteur du sergent lorsqu'une voix retenti derrière elle. Elle pensait pourtant que l'autre occupante du dortoir était absente ! Prestement, elle termina de rabattre son capuchon sur sa tête, faisant fi des commentaires de Kyle. Non seulement elle n'aimait pas montrer son visage, de peur d'être reconnue, mais surtout, elle avait du mal à s'acclimater à la fraicheur et à l'humidité de la capitale, elle qui venait d'une des provinces les plus chaudes et sèche du continent.

Elle se retourna pour faire face à la dénommée Aoi, ouvrant la bouche pour se présenter... et oublia de la refermer. Elle ne s'était pas attendue à trouver le dortoir occupé, mais ce n'était rien à-côté de la surprise de voir une femme nue venir vers elle pour... lui tâter le derrière ? Au-travers de l'armure de plaques en plus ? Et sans sembler s'en formaliser ?

-Euh... hmm... je... connais de réputation Aoi Tomoe... on était dans la même garnison avant son transfert... on ne s'était jamais vraiment croisée av... Mais, c'est bien une peinture du seigneur Genesio Demichellis que je vois là ! Comment avez-vous fais pour l'obtenir ? Je n'ai jamais réussi à en trouver ! Oh, par l'ombre....

La seconde partie de son discours avait presque été hurlée, une lueur de pure vénération dans le regard. Pour le coup, la nomade oublia tout le reste, y compris de faire remarquer à la soldate que c'était une armure de plaque qu'elle venait de tripoter. C'était d'ailleurs bien dommage, car la tête de l'archer devait valoir son pesant d'or au moment où il dû réalisé que c'était la deuxième tarée complètement dingue du duc-commandant qu'on lui mettait sur les bras.

-Mais, pourquoi est-il de dos ? Je veux dire, je me juge indigne de le regarder directement, mais, si c'est une peinture, c'est bon, non ?

Ah, pauvre et innocente Sedna qui n'osait même pas l'approcher par crainte de blasphémer, et se contentait de idolâtrer à distance.... ne parlons pas de le toucher... Si sa camarade avait à craindre qu'on veuille lui piquer le duc, ce n'était pas de l'ancienne guérisseuse en fuite qu'elle devait se méfier. Et encore heureux, sinon, toute cette histoire aurait put se finir en bain de sang.

Après s'être profondément inclinée devant la peinture, une prouesse qui prouvait que son armure de plaque était de grande qualité et très bien entretenue au niveau des articulations, la nouvelle recrue reprit ses esprits et son professionnalisme et s'excusa auprès de son supérieur :

-Je suis sincèrement désolée, monsieur, je rêve de servir sous les ordres du duc-commandant depuis mon arrivée à la capitale. Cela ne se reproduira plus.

"Enfin, plus de façon aussi visible" , compléta-t-elle en pensée, avant de reprendre à haute voix, à l'adresse de la manieuse de la lance cette fois-ci :

-Sedna Equinox, enchantée de te rencontrer en chaire et en os, tu as une sacrée réputation dans mon ancienne caserne, j'espère que notre cohabitation se passera bien !

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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Sam 21 Juil - 12:25

    Je ne comprenais vraiment pas ce qu'un homme foutait là. Non mais sérieux, avec sa tenue, aucune fille ne peut porter ça ! Tu les fout où tes nibards ? Tu les coupes ? Non sérieux, à moins d'être archère -et encore tu n'en coupe qu'un- tu ne vas pas détruire ton arme de prédilection pour faire fasse aux crétins baveux du genre masculin ! Et puis, c'est aussi une arme pour qu'enfin je puisse devenir la femme du Commandant,
    Oh oui, quant de ses doigts il aura tâter la marchandise, il verra combien la fermeté de mes seins, associée à la douceur de ma peau, est la combinaison la mieux fichu de l'Empire en terme de lolos !
    Bref...Tous ça avant que je ne cligne des yeux fasse à ce qui ressemblait à un blocage de la part du Sergent. Il me fait quoi ? De l'hyperventilation ? Non...Cela ne ressemble pas à ça. Alors, quoi donc ?


    « Oh, désolée ! J'avais oublié que vous étiez un peu coincé Sergent ! »

    Ben quoi ? Je dis vrai, comme l'atteste la franchise et l'innocence de mes propos acompagné d'un sourire doux. Enfin...Jusqu'à ce que je me prenne des coups de ce fichu éventail de papier. Maieuuuuh ! C'est de la maltraitance ! Et le premier qui ajoute « animale » après le mot « maltraitance » je l'excise !
    Me frottant la main sur le haut du crâne, j'eus une p'tite moue qui me rendrait craquante au premier mâle venu...alors que je ne me donnerai qu'à mon Mâle Unique. Mon Héro Suprême. Le futur Sang de ma futur Chair. Bref, l'Homme de ma Vie.


    « Tsss...Si on ne peut même plus faire ce qu'on veut dans son dortoir... »

    Je ne pouvais que rouspeter, alors que je me dirigeais vers le coffre au pieds de mon lit, là où je trouverai une tenue.
    Donc, c'est une fille ? Détaillant ma vis à vis, tout en attrapant une liquette, j'attendais ses réactions. Elle était dans mon ancienne garnison ? Oh ! Me souviens cette tenue, oui...Oups, je croyais que c'était un homme !
    Alors que je pensais enfiler ma liquette, sa réaction me statufia. Je l'ai regardé, cette petite ingénue, devant mon autel de vénération. J'allais clairement péter un plomb, voyant là une concurrente mais...lorsqu'elle me demanda pourquoi de dos, j'eus un sourcil levé avant d'avoir un grand sourire. Elle se sent indigne ? Bien, parfait !! Qu'elle continue de penser comme ça, de rester dans l'Ombre ! Elle ne me le piquera pas.

    Ma liquette en main, ignorant complètement le sergent pour le coup, je me suis dirigé vers ma nouvelle « amie ». Là, tout sourire, j'ai ajouté :


    « Voyons, très chère ! Le Commandant est sacré. Le regarder de dos est la seule chose permise, même en peinture... »

    Je vais devoir garder pour moi la peinture du visage dans le coin inférieur gauche, qui est encore hors de sa vue. Et puis, elle semble ignorer la jouissance de mater ce fessier fort et puissant ! Aaaah ! Je voudrais tant finir ce que j'avais commencé avant leur arriver. Dans mon placard, face à mon autel, mes doigts glissant lentement vers mes lèvres du bas....L'extase était siiiii proche !
    Enfin, j'avais posé mes mains sur ses épaules en disant cela, dans une accolade proche de celui d'une aînée à une de ses cadettes du même club.

    C'est alors qu'elle sembla reprendre pieds à la profession, me faisant lâcher un soupir. Toujour nue, ma liquette en main, j'ai passé ma main dans mes cheveux avant de me pencher vers l'intérieur de mon placard, pendant que la petiote elle parlait au sergent.
    Moi, je me contentais de récupérer le portrait du visage du Duc, en douce. Je l'ai d'ailleurs glisser dans la couverture, que j'ai prise et poser sur mon lit...Ceci, avant d'enfin enfiler la liquette qui tombait pile sous mes fesses. Je suis habillée : non ?

    C'est alors que la jeunette se retourna vers moi, et se présenta. Avec un grand sourire, je vins lui serrer la main, et lui répondre :


    « Enchantée Sedna ! Moi aussi...J'espère que tout ira pour le mieux entre nous deux...Enfin, pas de raisons de s'inquiéter, sauf si tu penses te rapprocher un peu trop du Commandant. Mais, il n'y a pas de risques n'est-ce pas ? »

    Qui a dit que sur la fin, mon sourire est un peu forcé ?
    Par contre, elle a pas une belle gueule n'est-ce pas ? Ceci expliquerait la cape...et comment elle peut entrer dans cette armure stupidement lourde...En tout cas, comme ça, aucune chance qu'elle ne me vole mon Gégé d'Amour à MOI !
    Me retournant vers le Sergent, je demandais :


    « Avec qui elle sera en équipe cette petite ? Loin du Duc, n'est-ce pas ? Il serait dommage qu'elle s'en brûle les yeux...non ? Pas plus qu'une vue arrière innocente. »
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Sam 21 Juil - 13:26

    Il la tuerait… oui, un jour… il la buterait… cette sombre conne du Yijing, déjà une femme qui combat avec une lance et n’a aucune pudeur, c’est plein de sous-entendus… Toutes les conneries possibles, elle les lui ferait, se promener à poil, dresser un autel au duc-commandant. Rien à foutre, le jour où elle se ferait violer à force de faire la conne, se promener en petite tenue ou tâter des culs, il ne viendrait pas l’aider, histoire que ca lui mette enfin du plomb dans le crâne. Et dire que ça pouvait être un excellent soldat quand elle faisait l’effort… Petite provocation de trop, il se mit derrière elle et lui attrapa le poignet avant de la serrer dos contre lui histoire de lui parler à voix basse.

    Continues comme ça Aoi, je t’attrape, je te colle au mur et je te viole jusqu’à épuisement, on verra qui est le plus coincé…

    Bien sûr, quand on connaissait Kyle, on savait très bien qu’il ne le ferait jamais mais avec Aoi qui le poussait à bout, il se permettait des réflexions encore jamais vu. Mais au lieu de la violer sur place, il se contenta d’un coup d’éventail sur le crâne pour la ramener à la réalité, lui faisant faire la moue comme une gamine adorable. Comment pouvait-on être la fois la pire conne de la caserne, un soldat compétent et un fantasme sur patte ? Cette fille cumulait trop de choses… Finalement, Sedna rompit les conneries en disant la connaitre de la même caserne et connaitre sa réputation, le tout, avant de se rendre compte qu’il y avait un portrait géant du duc-commandant dans le placard et de partir elle-même en admiration.

    Ha non ! Pas encore ! J’ai déjà une fangirl, j’en ai pas besoin d’une deuxième !

    Sedna fit ensuite une remarque sur le fait que la peinture le représentait de dos, chose à laquelle Aoi répondit d’une façon qui aurait pu passer pour noble mais c’était sans compter Kyle qui n’allait pas se gêner pour la renvoyer dans les cordes.

    Non, la vraie raison est beaucoup plus terre-à-terre. Vois-tu, en plus d’être en vénération devant le duc-commandant, Aoi est une sale perverse fétichiste qui aime les fessiers et juge les gens sur ce seul critère, une peinture de dos était donc le meilleur moyen d’avoir une vue en permanence sur le cul du patron.

    Même lui, il était capable de deviner un truc aussi gros, Aoi devrait vraiment arrêter de prendre les gens pour des cons. D’ailleurs, il attrapa le poignet d’Aoi pour mettre sa main en évidence.

    Et si j’en crois les petits reflets que j’ai perçu sur ta main tout à l’heure et l’odeur qu’il y a encore dessus, j’ai une TRES bonne idée de ce que tu étais en train de faire dans ce placard…

    Qui a dit que la cyprine ne laissait pas de trace, surtout qu’avec une fille comme Aoi, la simple évocation du nom du duc-commandant devait la transformer en fontaine. Par la suite, ce fut Sedna qui eut un mot malheureux. Kyle s’amusait à tapoter son épaule, assez fort avec l’armure et un grand sourire crispé.

    Mais je comprends parfaitement ma belle Sedna. C’est tout à fait normal, le duc-commandant est un homme très compétent et juste… Moi je ne suis qu’un petit sergent à côté… après tout, c’est pas comme s’il m’avait lui-même promu et qu’il me faisait confiance pour vous guider au combat… rien du tout… au prochain mot malheureux, tu feras toi aussi vingt tour de terrain… le tout habillée avec une jolie robe et des couettes…

    Qui a dit qu’il ne pouvait pas être un petit peu connard parfois ? La présence d’Aoi jouait beaucoup là-dessus, elle avait l’art d’amener sa patience au niveau du zéro absolu. Par la suite, après s’être rhabillée, enfin, façon de parler, Aoi demanda avec qui elle allait faire équipe. Kyle la regarda avec un sourire carnassier qui en disait long…

    Et bien… avec toi je crois. Je suis sûr que vous allez être suuuuuuuuuuuuper copines !

    Et avec un peu de chance, Aoi pousserait Sedna à être un petit peu plus féminine…
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Sam 21 Juil - 15:27

Sedna était assez dépourvue en matière d'éducation sexuelle, entre autres car elle était devenue très jeune une guérisseuse et que ce rôle s'accompagnait d'un vœu de chasteté très strict. Lorsqu'on était la seule capable de guérir les malades et les blessés de sa tribu, devoir s'arrêter durant plusieurs mois car on était enceinte était assez mal vu.

Pas qu'elle soit totalement ignorante, loin de là, il fallait bien trouver l'argent pour monter à la capitale, mais pour elle le sexe était loin d'être une priorité, et elle vivait très bien sans. Ainsi, une grande partie de la scène devant ses yeux fut totalement en-dehors de sa compréhension. De toutes façons, il ne fallait pas être au moins deux pour ce genre de choses ?

Par contre, un simple petit bout de phrase en apparence inoffensif entraîna chez elle une réaction totalement imprévue. Un morceau de phrase qui impliquait sa coiffure.

"Des couettes ? Comment il sait que c'est ce que je portais en permanence avant ma fuite ? Il est avec eux ? Non, c'est pas possible, il vient du nord. Une coïncidence. J'espère que c'est une coïncidence. Merde, je crois pas aux coïncidences."

Elle tiqua fortement mais se retint de se mettre en position de combat. Il n'était clairement pas d'Ayena, et encore moins de sa tribu. Et les siens ne voulaient pas se mélanger à ceux d'Ishtar, donc ils n'iraient pas engager d'autres personnes. Elle se contenta de planter son regard dans le sien.

Bizarrement, plus traces de la gentille Sedna un peu renfermée et garçon manqué. Dans ses yeux d'un vert olive opaque dérangeant, on voyait la lueur farouche de l'animal sauvage qui se sent en danger, le fameux mélange de crainte et d'agressivité qu'elle n'avait pas ressenti depuis des mois.

-Aucun problème pour moi sergent, n'importe quel coéquipier me va.

Le ton était aussi avenant qu'à l'accoutumée, même si la voix était particulièrement rauque. La nomade n'avait pas menti : peut lui importait ses compagnons, elle s'entendait bien avec tout le monde, sauf cas exceptionnel. Et puis, elle avait l'air adorable, cette Aoi...

Une chose importante à savoir avec Tanazârt était qu'elle était parfaitement incapable de comprendre l'ironie et le cynisme, et, d'une manière générale, tous les sentiments de ses vis-à-vis. L'empathie, elle pensait se rappelait que ça s'appelait, et bien elle en était parfaitement dépourvue.

Ainsi, elle n'avait compris ni que la soldate du Yijing se foutait royalement de sa gueule, ni que son supérieur avait été blessé par sa remarque. Parfois, ça posait quelques problèmes de compréhension. Et encore, elle s'était améliorée dernièrement. Pour donner une idée de ce que ça pouvait donner avant.
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Ven 27 Juil - 13:13

    Aie aie aie ! Mais putain, ça fait mal une clé de bras non mais oh ! D’ailleurs, j’allais lui signaler mais les mots que le sergent me sorti me firent le regarder les yeux ronds. Clignant des yeux à deux, trois reprises, je ne pus retenir mes mots :

    « Mais vos fesses ne deviendront jamais aussi bien que celle du Commandant vous savez...alors, je ne vois pas l’utilité. Par contre, si j’ai les yeux bandés, je pense que je pourrais imaginer que vous êtes le Commandant. Mais vous avez de drôle de penchants Sergent ! »

    Hein ? Mais si, j’ai tout compris à la situation voyons !
    Enfin bref, lorsque j’ai appris pour les tendances passionnelles de l’autre greluche, j’avoue que la réaction du Sergent me fait rire. Bah, j’ai du respect pour mes supérieurs, vu que je rigole dans ma petite tête seulement.
    Néanmoins, je lui ai bien mis en tête tous ce que je voulais, et elle ne semble pas s’en formaliser en deçà de ce que j’ai raconté : parfait !

    Mais voilà, encore une fois le sergent fout tout à la flotte ! Trempée mes fringues n’avaient pas suffit, il a fallut qu’il me choppe et dénonce le fait que je me faisais plaisir. Goujat !
    M’empourprant, je me suis retournée et lui ai foutu une gifle ! Ah non, on ne commente pas le fait que je me caressais nom de non ! Cela ne se fait pas envers une Lady !


    « Non mais, je ne me permettrais pas de commenter le fait que vous vous astiquez le manche en solitaire alors, je vous pris de respecter le fait qu’une femme puisse être en manque, surtout seule dans un dortoir. Humpf ! »

    Je suis...vexée. Humiliée même.
    J’ai en complètement oublié que je lui ai demandé qui l’autre elle aura en équipière. Occupée que je suis à maugréer contre son manque de délicatesse. Il y a des sujets sensibles pour toutes personnes non mais !
    C’est alors que je perçu le fait qu’elle ferait équipe avec moi, et que ça ne la gênerait pas. J’y pense...La détaillant, je remarquais qu’elle semblait moins à l’aise soudainement, plus réservée. Ah ah ! Elle n’a pas aimé le geste du Sergent à mon égard, j’en suis sûre ! C’est une chic fille elle ! Elle a raison d’être ainsi avec le Sergent ! Il ne comprend rien à l’esprit féminin celui-là...tsss...Je devrai lui rédiger un guide.


    « En effet, je pense qu’on va bien s’entendre ! Excellente idée Sergent...mieux que de m’envoyer en patrouille sous la flotte en manque. »

    Je marquais une pause, m’avançant vers ma collègue et partenaire. Là, tout sourire, je lançais le truc explosif :

    « Dit-moi, Sedna...tu as des vues sur le Commandant ? Non car bon, tu vois, les filles qui veulent se marier avec j’aurais un peu de mal à les supporter. C’est un affront au culte que je lui porte. Donc voilà. Oh et, sinon, tu aimes manger quoi le matin ? »

    Ben quoi ? Faut faire connaissance, non ?
    Et puis...j’avoue que je tente d’ignorer le sergent pour ne pas montrer que je suis toujours vexée.

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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Dim 29 Juil - 10:25

    Aoi était conne, très conne parfois, désespérément conne la plupart du temps. Et comme toutes les cruches obsessionnelles compulsives, elle ne comprenait que ce qui l’arrangeait. Même la provocation de Kyle qui aurait pu avoir plusieurs suites lui tira la réaction la plus conne possible. Et devant tant de conneries, ce fut plus fort que lui, il ne put s’empêcher de lui coller un bon coup de baffeur sur la tête. Maltraitance sur animaux diraient certains… par la suite, il n’eut aucune pitié à détruire tout le mythe d’Aoi, ces explications très recherchés sur la position du duc-commandant sur le tableau qu’elle en avait histoire d’expliquer la véritable raison d’une vue de dos, raison parfaitement crue et salasse comme en témoignaient les activités auxquelles se livraient la jeune femme dans son placard. Activités qu’il dévoila au grand jour, histoire qu’une petite session de honte ne remette du plomb et de l’humilité dans le crâne de la jeune femme. Mais, bien sûr, ce fut à ce moment-là qu’elle se décida à agir en femme presque normal, limite la pauvre petite midinette vierge effarouchée, lui collant une baffe avant de lui faire un commentaire déplacé à son tour sur d’éventuels activités solitaires auxquelles il se livrerait.

    Dis donc, on est dans l’insubordination envers supérieurs là.

    Et sans prévenir, il lui colla un bon petit coup de pied dans le tibia, réaction gamine mais Ô combien jouissive avec elle. Et il n’allait pas s’arrêter là.

    Et pour ta gouverne, je n’ai nullement besoin d’aller m’astiquer le manche en solitaire comme tu dis. Si j’ai des envies, je me trouve une partenaire disposée à partager un moment agréable. Tandis que toi, n’ayant d’yeux que pour le duc-commandant, tu n’aurais certainement jamais mieux comme relation que de la touchette dans un placard devant un portrait de lui.

    Et paf ! On achève bien les chevaux à terre. Et pendant ce temps-là, Sedna ? Et bien, à part les regarder avec l’air bien cruche de la fillette qui n’a rien comprit, elle ne s’était permis qu’un commentaire sur le duc-commandant, lequel tira à Kyle une blague qui lui fit faire les yeux sombres.

    Ho ! Pas la peine de me faire ce regard pour une simple blague. Détends-toi un peu, comment je pourrais deviner que tu n’arrives absolument pas à assumer ta féminité ?

    Non, parce que Kyle, ne connaissait absolument rien à son histoire ses poursuivants ou autre, pour elle, c’était juste une espèce de garçon manqué qui n’assumait absolument pas d’être une femme. Et tiens, pour se venger des deux cruches, il les ferait faire équipe ensemble. Sedna semblait s’en fiche royalement et Aoi le toisa d’un commentaire à la con comme elle savait si bien les faire avant de l’ignorer dans les grandes règles. Cette fois c’était trop, la coupe était pleine. Il attrapa Aoi, la fit tomber à plat ventre sur son lit et se sur elle à califourchon pour la bloquer avant de lui attrape fermement une cheville.

    Je crois, soldat Tomoe, que vous avez besoin qu’on vous réapprenne la discipline et le respect au supérieur, un châtiment s’impose donc.

    Et là, sans aucune pitié, il se mit à la chatouiller la plante du pied, la tenant bien pour qu’elle ne lui échappe pas. Ca a l’air très con sur le papier mais les chatouilles peuvent être une horrible tortures si on les pratique bien…
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Dim 29 Juil - 12:18

Sincèrement, Sedna ne comprenait rien de la scène qu'elle avait sous les yeux.

Pas qu'elle soit d'une bêtise crasse, elle n'était certes pas réputée pour sa vivacité d'esprit mais elle était loin d'être totalement stupide. Seulement, la scène qu'elle avait sous les yeux était tellement à des lieux de ce qu'elle connaissait que tout ceci dépassait totalement son entendement.

Heureusement, elle était dotée d'une redoutable capacité d'adaptation, c'était justement ce qui lui avait permis d'arriver là où elle était actuellement. Et donc, d'être restée en vie.

Bon, résumons la situation :

D'un côté, Aoi Tomoe la prenait à parti pour la protéger, mais elle lui posait des questions gênantes sur le duc-commandant et elle semblait assez menaçante quand elle en parlait.

De l'autre, après lui avoir fait une remarque qui n'avait aucun rapport avec ce qu'il avait dit et fait auparavant, le sergent semblait l'avoir totalement oublié pour se concentrer sur sa subordonnée. Apparemment, il s'était méprit sur la raison de sa réaction. Donc il ne représentait pas une menace, il s'agissait juste d'un quiproquo.


Un soulagement pour l'ancienne guérisseuse.

Au final, le sergent avait immobilisé Aoi et la chatouillait. Ils devaient être plutôt proches... leur façon de faire ressemblait aux jeux qu'elle avait avec les autres gamins de son clan lorsqu'elle était jeune. Ne sachant pas en faveur de qui se prononcer ni quoi faire, et bien consciente qu'elle ne comprenait pas tout ce qu'il se passait, Tanazârt s'étira, fit craquer sa nuque d'un côté, puis de l'autre, et se dirigea vers la sortie tout en essayant de répondre à tout ce qu'on lui disait sans en oublier :

Je n'ai pas de "vues sur le commandant", comme tu dis, Aoi, je veux simplement le servir et le protéger. Je mange de tout, je ne suis pas difficile sur la nourriture, par contre en boisson je ne bois que du thé et seulement celui que je prépare. Et j'ai un sacré appétit.

le thé dont elle parlait était celui d'Ayena, servi froid et sucré. Dans sa patrie d'origine, elle y rajoutait des herbes diverses pour en faire un thé médicinal, plus facile à faire avaler aux patients récalcitrants. Ici, elle le prenait uniquement pour le goût. Elle buvait aussi du lait de chèvre, mais elle n'arrivait pas à en trouver ici.

Sinon, commandant, je crois qu'il y a eu méprise. Ce n'est pas un problème de féminité, cette coiffure en particulier me rappelle des... mauvais souvenirs.

Aucun besoin de s'étendre sur le sujet. Plus le nombre de personnes au courant de son passé était réduit, mieux c'était. Par contre, elle ne comprenait toujours pas le sens du mot "féminité". Est-ce que ça désignait le fait d'être une bonne épouse ? Par l'Ombre, elle n'avait même pas de fiancé... et on ne pouvait pas dire qu'ils se bousculaient au portillon pour avoir sa main, ce qui l'arrangeait plutôt.

Bon, et bien, puisque vous êtes occupé, sergent, je vais vous laisser et explorer les locaux par moi-même... pouvez-vous m'indiquer la salle d'eau s'il vous plaît ? Un bain ne serait pas de refus...
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Dim 5 Aoû - 18:31

    Je dénonce là une forme aigüe d’injustice ! Je ne fais pas d’insubordination d’abord, car je suis en repos ! Là, présentement, j’étais en repos donc, dans le droit d’être une civile comme une autre. Et puis, c’est lui qui a commencé à parler de mes activités extra-professionnelles, non mais oh !
    Mais je ne peux que me plaindre mentalement, car après le coup dans le tibia, le fait qu’on se soit disputé comme des mioches en culottes courtes, il a fallut qu’il me stoppe dans mes questions à ma p’tite nouvelle à croquer ! Même si je n’ai pas put réellement voir sa gueule depuis le début...
    Et là, je ris à gorge déployée, lui ordonnant d’arrêter de façon peu crédible, alors que soudainement, je crois que Sedna nous parle.
    J’halète...le Sergent a enfin cessé de me martyriser. D’ailleurs, je lui murmure, en reprenant mon souffle :


    « Sadique... »

    C’est d’une oreille que j’ai écouté ma nouvelle partenaire. M’étirant, faisant craquer quelques os après tout ça...non sans fusiller du regard le fautif, je retiens très bien le fait qu’elle n’a pas de vue sur le Commandant. D’ailleurs, je lui fais un énorme sourire à ces mots.

    « Nickel alors ! Oh et...je te ferais découvrir un bon restau pas cher alors. On pourra mieux parler comme ça...enfin...lorsque l’homme de la pièce nous donnera des vrais jours de repos. »

    Je me suis redressée, quittant le lit complètement. Là, je commence à réunir quelques unes de mes affaires...des nécessaires de toilettes que je mets dans un baquet. Pourquoi ? Simple...je sens la sueur, je mouille encore un peu alors bon.
    Et puis...l’orage se calme dehors, je l’entends. Je referme mon placard adoré, non sans un soupir d’aise. Je l’aise la choupinette parler au sergent de cette nébuleuse histoire de couettes.
    C’est alors qu’elle en vient à parler de visite des lieux. A ce qu’elle dit, je regarde le sergent et ajoute.


    « Moi, je file aux Sources ! Alors...vous pouvez toujours lui montrer sergent. Vous pourrez sympathiser comme ça, non ? »

    Ni une, ni deux...je ne ferais pas fi de mon grave sous-entendu alors que j’enfile un pantalon et attrape ma bourse.
    Je suis déjà prés de la porte, et je me tiens à distance de mon Sergent...enfilant rapidement mes chaussures, je vois que la pluie a cessé dehors. Alors, je fais une étreinte au truc en plaque, fait un rapide coucou à mon supérieur non sans avoir un grand sourire et ajoute :


    « Amusez-vous bien, hein. Et pas de bêtise vous voulez...les murs sont peu épais dans la salle d’eau. On peut facilement savoir ce qui s’y passe depuis une autre cabine ou une autre salle d’eau. Sur ce, je vous laisse ! »

    Et c’est en sifflotant, évitant de potentielles attaques, que j’ai quitté les lieux. Non mais, sérieux...j’en ai pris assez pour mon grade aujourd’hui. Et puis, l’orage semble s’atténuer : je dois en profiter pardi !
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Mer 15 Aoû - 13:49

    De la pitié ? Pour Aoi ? Non mais et puis quoi encore ? Cette saleté de cruche avait plus que largement mérité sa punition pour toutes les conneries qu’elle avait dit et faite, ce n’était donc que justice que Kyle lui fasse un petit rappel des règles par une punition bien trouvée qui la faisait paraitre parfaitement elle-même, c'est-à-dire, cruche à souhait. Du côté de Sedna, et bien… elle regardait ça d’un œil plutôt… dubitatif. Comme si elle voulait simplement faire comme si de rien n’était, elle répondit le plus simplement du monde à la question d’Aoi. Voyant que cette dernière commençait à manquer de souffle, il finit par avoir la bonté de la libérer, cette dernière s’esquiva rapidement pour éviter un nouvel assaut. Elle répondit à Sedna, les deux femmes semblaient prêtes à être bonne copine, enfin on verrait bien. La rouquine précisa ensuite à l’archer le souci qu’il y avait eu avec cette histoire de coupe de cheveux, au moins, c’était honnête.

    Dans ce cas, je te prie de m’excuser, je n’avais pas l’intention que cette plaisanterie ne te ravive de mauvais souvenirs…

    Cette dernière lui demanda ensuite de lui montrer la salle de bain, histoire de se décrasser, disant qu’elle débrouillerait toute seule et qu’elle ne voulait pas les déranger.

    Ne t’en fais pas, je vais te montrer, j’en ai fini avec la cruche de service.

    Et surtout faites comme si elle n’était pas là. Si Kyle avait des problèmes avec Aoi à cause de son comportement, il la respectait tout de même pour son talent et sa loyauté, il avait parfaitement confiance en elle pour couvrir ses arrières. Seulement, en dehors du service, il prenait plus de libertés pour canaliser son énergie débordante de manière plus utile pour la santé mentale de tout le monde. En tout cas, pour le moment, il avait réussi à lui faire prendre la fuite, elle embarqua quelques affaires et annonça se retirer aux sources chaudes. Le tout en sortant rapidement de la pièce, non sans sortir quelques sous-entendus des plus débiles qui lui valurent un dernier avertissement.

    Cours Aoi ! Cours vite !

    Ce qui n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd vu la façon dont elle avait détalée. Kyle soupira un bon coup et se retourna vers Sedna, essayant de reprendre un visage un peu plus sérieux tout en gardant le sourire.

    Donc, voilà le drôle de numéro avec lequel tu vas vivre et travailler. Elle est excentrique mais c’est un soldat compétent et loyal, ainsi qu’une excellente combattante. Bon, la salle de bain, par ici, je vais te montrer.

    Car oui, les soldats ne sont pas de gros dégueulasses, et la garde sait dorloter un petit peu ses membres, laissant au soldat le plaisir de profiter de bains assez immenses pour accueillir pas mal de monde, le tout séparé pour les hommes et les femmes. Les seuls qui avaient des salles de bain personnelles, c’était les hauts officiers dans leurs quartiers personnels. Ils arrivèrent donc devant et Kyle l’orienta bien naturellement vers le bain des femmes. Ce n’était pas parce qu’elle manquait de féminité qu’il fallait la balancer chez les hommes, ça risquait d’être… problématique.

    Donc, voici le bain des femmes, tu trouveras ce dont tu as besoin à l’intérieur. Sur ce, je vais te laisser te détendre, n’hésites pas à venir me voir si tu as d’autres questions, bonne journée Sedna.

    Et sur ce, il s’en alla à son tour, laissant la jeune femme seule avec elle-même et son bain.
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Jeu 16 Aoû - 20:12

Sedna rassembla le peu d'affaires qu'elle voulait emmener avec elle aux bains, à savoir sa tenue de rechange _ elle n'en possédait que deux adaptées aux temps froids, et mettait l'une quand elle lavait l'autre_ et sa cape d'été, avec une brosse sortie de sa sacoche en quelques instants. Preuve que c'était extrêmement bien rangé, là-dedans... Elle déposa ses armes mais garda son armure au complet.

Son ancienne caserne mettait à disposition des soldats serviettes et nécessaires de toilette, elle espérait qu'il en était de même pour celle-ci, mais il n'y avait pas de raisons que ce soit différent ici, puisque la caserne centrale était immense, et, avouons-le, devait disposer de plus de budget que sn ex caserne de périphérie.

Elle suivit ensuite son nouveau sergent hors du dortoire des filles. Les bâtiments étaient faits pour être fonctionnels, les salles d'eau se tenaient à quelques enjambées des dortoires à peine. Pas de labyrinthe de couloirs, pas de répartition des pièces anarchique... un vrai bonheur pour Sedna.

Car, si cette dernière avait un bon sens de l'orientation en pleine nature, et pouvait dire sans mal si elle se dirigeait vers le sud-ouest ou plein nord, elle était bien incapable par ailleurs de se repérer en ville ou dans un bâtiment en dur. Dehors, elle pouvait toujours grimper sur les toits pour aller aussi droit que possible _ elle était assez agile pour cela, sauf dans certains quartiers dont les bâtiments étaient trop hauts_ mais en intérieur, il en était autrement.

Sur ces considérations, elle arriva devant les bains tant désirés. Ici, il y en avait deux, un pour les hommes et un pour les femmes. Dans son ancien lieu d'affectation, il n'y en avait qu'un seul, et il y avait des heures spécifiques pour les hommes ou les femmes. Avoir ses propres bains sans crainte de dépasser l'horaire, et pouvoir se laver au moment où on le désirait si, à cause d'un imprévu tel qu'une poursuite, on se retrouvait couvert de boue, ou de sang, était un confort appréciable, quoi que l'ancienne guérisseuse le trouva un peu superflu. Il n'en était pas de même à Ayena, où on économisait l'eau au maximum car les périodes de sècheresses étaient parfois très longues.

Bon, et bien, c'est ici qu'on se quitte, sergent Lightarrow.... merci de m'avoir montré le chemin et accueilli comme vous l'avez fait... vous êtes un chic type, monsieur.

L'hirondelle n'était pas vraiment habituée à ce genre de discours, ce qui expliquait son ton hésitant, et presque gêné. La situation lui semblait étrange, à la fois trop formelle et pas assez. Les subtilités des rapports sociaux et de l'étiquette lui semblaient impénébrables. Avant de se ridiculiser, elle s'engouffra dans les bains des femmes... avant d'en ressortir presque aussitôt.

Si elle ne portait pas sa capuche rabattue, on aurait cru en les voyant que ses joues allaient prendre feu.

"Heuuum... excusez-moi Sergent... il n'y a personne dans les bains encore... est-ce que vous pourriez m'aider à retirer mon armure s'il vous plaît ? Avec l'humidité, les parties souples gonflent, et j'ai du mal à l'enlever..."

Et du mal à bouger aussi, mais, ça, ça ne se voit pas trop. Quelle idiote je fais, j'aurais dû demander à Aoi, plutôt...

La soldate se sentait franchement à poil sans son armure. Et, techniquement, c'était presque le cas. Comme son armure était doublée à l'intérieur et qu'il y faisait une chaleur terrible au moindre effort, elle ne portait guère qu'une tunique très légère à manches longues, un pantalon de la même matière et une protection de poitrine, qui l'applatissait assez pour rentrer dans l'armure. Au départ, elle étouffait avec, mais elle s'y était habituée, en apprenant à respirer par le ventre. Mais cette protection expliquait pourquoi elle parlait le moins possible lorsqu'elle la portait.
Quand aux sous-vêtements, elle n'en portait pas. Le concept était inconnu dans sa province d'origine. Elle en avait bien essayé quelques-uns, durant l'année écoulée, mais elle se sentait très mal avec, et en plus elle trouvait qu'ils grattaient. C'était probablement en grande partie de la mauvaise foi, considérant qu'elle était habituée aux vêtements en poils de chèvre, terriblement rèches, mais qu'y pouvait-on?
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Dim 26 Aoû - 19:22

    On sentait à sa voix que Sedna n’était pas très assurée et qu’elle ne devait pas avoir l’habitude de remercier des gens, sans doute n’avait-elle pas un passé facile mais ce n’était pas Kyle qui irait farfouiller dedans. Au lieu de s’embêter avec son passé, il valait mieux avancer vers l’avenir, c’était bien plus positif. Kyle allait donc l’encourager vers la voie de la socialisation, en commençant par lui faire un sourire sympathique avant de répondre.

    Mais de rien Sedna, c’est mon devoir aussi de veiller sur mes troupes. Si tu as besoin d’autres choses, n’hésites pas, bonne soirée…

    Et sur ce, il s’en alla à son tour, laissant la jeune femme seule avec elle-même et son bain… du moins, c’était ses intentions, sauf que quand il lui avait dit qu’elle pouvait lui demander si besoin, il ne pensait pas que ça allait là, maintenant, tout de suite ! Elle avait le rouge aux joues, pour le coup, elle semblait presque mignonne. Surtout qu’elle osait lui demander CA ! Bon, puisqu’elle lui certifiait qu’il n’y avait personne, il pouvait le faire… il n’avait pas les joues rouges mais son visage trahissait sa gêne.

    Heu… bon… tu es sûr qu’il n’y a vraiment personne ? Si c’est le cas, d’accord mais faisons ça vite, j’ai pas trop envie d’être vue dans le vestiaire des femmes…

    Sur ce, il suivit Sedna dans ce qui était le saint des saints pour la plupart des mâles sous hormones de cette caserne : le vestiaire des bains des femmes. Là, ils trouvèrent un coin tranquille.

    Bon, aller, mettons nous au travail.

    Kyle n’avait pas l’habitude des armures lourdes comme la sienne. En tant qu’archer, il favorisait les protections légères qui facilitaient l’agilité et les déplacements. Aussi, il eut un peu de mal à trouver toutes les sangles d’attaches et à force de tâtonner, il tripota un peu le corps de Sedna sans le vouloir. Finalement, après avoir un peu galéré, il réussit à la débarrasser de tout ce métal qui encombrait son corps. Pour le coup, on découvrait une toute autre personne. Certes, elle n’avait rien de la jeune femme petite frêle et fragile mais elle n’avait rien d’un bucheron non plus. Surtout qu’en dessous, elle n’avait qu’une tunique simple et un pantalon, pour le coup, on voyait bien sa féminité. Kyle se racla la gorge avant de parler, visiblement très gêné de ce qu’il avait été obligé de faire.

    Je pense que ca ira maintenant… donc, à moins que tu n’ais besoin que je t’aide en te frottant le dos dans le bain, je crois que je vais m’esquiver assez rapidement.

    Il gueulait déjà assez pour que ses hommes soient moins macho et Dex en prenait souvent pour son grade, il pourrait dire adieu à son autorité si on le prenait dans le bain des femmes, ne fusse que les vestiaires de ces derniers… enfin, à condition que Sedna comprenne bien qu’il ne s’agissait que d’une blague et qu’elle ne devait absolument pas prendre ça au sérieux, mais avec elle… elle était encore capable de le surprendre…
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   Dim 26 Aoû - 21:52

[HRP : je pense qu'on peut clôturer le sujet, soit maintenant soit après ton post si tu as encore des choses à dire]

Sedna, une fois son armure ôtée, détacha sa protection de poitrine d'un geste expert, dénotant des mois de pratique quotidienne, avant de s'étirer avec un soupir d'aise.

Certes, elle se sentait nue sans son armure. Ce n'était pas une question de pudeur, elle n'en avait à vraie dire aucune, ce qui expliquait pourquoi elle était face-à-face avec un homme dans les vestiaires des femmes sans s'embarrasser qu'il ait une vue des plus intéressante vu la transparence de sa tunique. Non, ce qui la gênait, c'était de se sentir vulnérable. D'autant plus que son sergent, à peine rencontré, l'avait vu en position de faiblesse, vu qu'elle en était rendue à lui demander de l'aider à se déshabiller.

Mais tout de même, c'était bon de se sentir libérée de tous ces carcans, et de pouvoir enfin respirer, parler et bouger sans entraves...

La soldate offrit un de ces sourires resplendissants dont elle avait l'exclusivité à son nouveau supérieur, en remerciement de l'aide apportée. Elle n'en était pas avare, de ces sourires, contrairement à bien des gens à la capitale. Il fallait croire que l'atmosphère sombre et angoissante mal dissimulée derrière un vernis rutilant avait déteint sur les gens d'ici...

En tous cas, elle l'avait décidé, elle ne déteindrait pas sur elle !

Surprenant l'air gêné et l'empressement à partir de l'archer, elle éclata de rire tout en détachant le lien qui retenait ses tresses en queue haute sur son crâne, les laissant retomber en cascade.

"Allons, sergent, avec Aoi, vous avez dû en voir bien d'autres, je me trompe ? "

Ce n'était pas un rire délicat et cristallin, plutôt un rire d'homme, mais il était franc et plein de vie, comme le reste de sa personne.

"Merci beaucoup, sergent, votre aide m'a été précieuse. Pour une première rencontre, ça a été un peu... chaotique, mais j'espère que tout se passera bien par la suite... Allez, sauvez-vous avant qu'on vous voit ! "

Son sourire n'avait toujours pas quitté son visage lorsqu'elle poussa presque Kyle dehors. C'était plus une plaisanterie qu'autre chose pour tout dire. Puis elle retourna dans les vestiaires pour aller prendre sa douche bien méritée.

En profitant de l'eau chaude, l'ancienne guérisseuse en fuite regretta l'absence d'autres femmes. Déjà, parce-que ça lui aurait évité de demander de l'aide à son supérieur direct, ce qui était assez embarrassant. Ensuite, parce-qu'elle était curieuse; étaient-elles gentilles ? Ressemblaient-elles à Aoi ? Aimaient-elles les potins et les racontars ? Beaucoup de filles étaient de vraies langues de vipères dans la garde royale, de ce qu'elle avait pu avoir comme expérience... Si c'était le cas ici, elle avait peu de chances d'échapper aux quolibets sur son physique.

C'était vrai, Sedna n'avait pas vraiment un beau visage, et son corps athlétique faisait peur plus qu'autre chose même s'il possédait toutes les formes nécessaires pour le rendre agréable. En matière de charme, elle était plutôt mal lotie. Mais elle respirait la joie et sa bonne humeur était communicative. Sa présence mettait du baume au cœur à ceux qui l'entouraient. Alors, même si elle ne concurrencerait jamais une jolie fille comme Aoi _ ce qui était par ailleurs le dernier de ses soucis _ elle n'était pas aussi déplaisante à regarder que ce qu'on aurait pu croire au premier abord.
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MessageSujet: Re: Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]   

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Et, lorsque les trois coups retentirent, elle ne connaissait toujours pas son texte [Aoi, Kyle, Sedna]

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