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 Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)

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Émile Paole

Émile Paole

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MessageSujet: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMar 24 Avr - 9:52


J'avais envie de sang.

Écraser. Exploser. Déchirer. Transpercer. Briser. Saigner. J'avais envie de sang.

Toutefois, les gens mourraient trop vite dans mes bras, la lueur dans leurs yeux s'éteignait en hâte, et je restais trop souvent frustré. J'étais fou de leurs coeurs qui peu à peu cessaient de battre, contre ma poitrine de marbre, j'étais amoureux des expressions horrifiées que prenaient leurs faces. Et j'étais amant de la mort, le loup qui mordait la vie à pleine dent, perçant les volontés les plus fermes, riant devant les courageux, et jouant avec les téméraires. Ma main était celle d'un meurtrier, et malgré la blancheur de ma peau, elle était poisseuse de noirceur, j'adorais ça. Mais j'avais envie de sang. Le sexe ne suffisait plus.

Alors que mes coups de reins se faisaient plus violent, alors que je m'enfonçais de plus en plus brutalement dans la femme qui je sodomisais, je sentais pointer la folie. Celle-ci frappait déjà à la porte de mon esprit, et percevoir les gémissements à la fois douloureux et de plaisir de ma partenaire ne faisait rien pour couvrir le poing brusque de ma démence. Au contraire, car à chaque fois qu'elle manifestait souffrance et jouissance, la folie frappait plus fort mon crâne, riant parfois contre celui-ci, un frisson courra sur mon échine. Néanmoins, je présentais un état miteux de ma personne. Je ne savais plus exactement où je me trouvais, qui je baisais, et quel temps il était. Je supposais que ce n'était que la nuit, car aucun rayon de soleil ne filtrait à travers les fenêtres. Ma partenaire n'était pas non plus une prostituée, je ne payais jamais pour coucher, je me contentais de prendre. Un grognement sorti de ma gorge, et la femme releva la tête, ses cheveux noirs et ondulés collaient sa mâchoire et son front, son regard gris était humide, alors que posant une main ferme sur sa fine nuque, je repris mon « travail ». Mon autre main était posée sous son ventre, et souvent, elle se crispait sur sa peau moite, la griffant avec ardeur, pendant que véritable loup en rut, je continuais d'aller toujours plus loin. Et à l'intérieur d'elle, je sentis comme... un craquement, elle poussa un cri.


— Vous... vous me faites mal !

Une odeur de sang caressa celle de la sueur, une odeur qui me prit l'estomac, et le retourna dans tous les sens. Il m'avait fallu peu de réflexions pour comprendre que j'y étais allé bien trop fort avec elle, et qu'elle commençait à saigner, idiote. Un autre grognement sortit de ma gorge, animal, horrible à son oreille, et ma main sur son ventre lui arracha la peau dans un geste effroyable. Elle releva de nouveau la tête vers moi, la lèvre en sang, et je la forçai encore une fois à se cambrer. Un instant, je cessai mes mouvements de vas et-viens, et comme une ombre, je me baissai sur elle, ma poitrine toucha son dos. L'Onyx dans un coin saisit avant elle ce qui allait lui arriver. Mon nez caressa ses omoplates, humant l'odeur de peur qu'elle dégageait et ma langue vint saisir les gouttes de sueur, mais ce que je voulais, ce n'était pas ça. Peu à peu, je repris ma course dans ses fesses, mais sur un rythme plus lent que tantôt, savourant chacun de ses cris, savourant déjà ce que je lui ferais. Ma main sur son ventre remonta pour lui prendre un sein, je le serrai de toutes mes forces dans ma paume, et elle me supplia d'arrêter. Trop tard.

Ma bouche s'ouvrit, et se referma dans son épaule, ma main exerça une pression plus puissante sur son sein. Mes dents se plantèrent dans sa chair, et la sentant se raidir sous moi, les bras tremblants, je changeai pour cette fois-ci refermer ma mâchoire sur sa nuque. Elle tenta de se débattre, ne sachant plus quelle partie de son corps lui faisait mal, si c'était ma main qui désirait lui arracher un sein, ou encore son anus que j'étais en train d'élargir dan ma violence, ou mes crocs qui se plantaient avec vigueur dans sa peau. Mes canines allèrent dans une veine, et respirant de plus en plus fort, puant la sueur, je goûtai enfin à ce que je voulais. Une première goutte de sang tomba sur ma langue, un soupir d'extase sortit de ma bouche, alors que je savourai cette liqueur rouge. Elle cria, et ce fut la plus jolie des musiques à mon oreille, mon coeur accentua ses battements dans ma poitrine, alors que je grognai de plaisir. La morsure devint bien plus profonde, mes dents s'enfonçaient au rythme de mes mouvements saccadés, et elle bougea pour tenter de sauver sa peau. Cependant, homme avant tout, grand surtout, je ne sentis pas plus sa volonté de sauver sa vie. Je la forçai alors à se redresser en même temps que moi, et malgré la difficulté de l'exercice, mon sexe lui transperça le corps en même temps que mes dents la saignèrent. Ma langue lécha sa blessure, avide, amoureuse de violence, je jouissais de sa peur et de sa souffrance. Et puis la voix de ma partenaire se brisa une dernière fois, elle ne réagit plus à mes accès de folie. Son corps ne tarda pas à devenir raide, et il me fallut du temps pour comprendre que j'enculais un cadavre.


— Merde... !

Je sortis d'elle en hâte, encore secoué par mon plaisir, je donnai dans ce qui restait d'elle un brutal coup de pied. Agacé, je m'étais néanmoins répandus entre ses fesses, et son corps avait pris une position grotesque, mais drôle. Poussant un soupir, furieux que mon jouet se casse si vite, je pris mes vêtements et en hâte, je quittai cette maison abandonnée dans laquelle un nouveau meurtre avait eu lieu. Les femmes mourraient trop vite, et j'étais las de devoir écourter mon jeu à chaque fois !

Et c'était pour cette raison, pour cette partie de jambes en l'air dans le sang, le foutre et la sueur, que j'arrivais énervé comme un lion en cage dans le Monastère. La veille, j'avais envoyé un message aux Inquisiteurs que je jugeais les plus compétents pour mon plan. Lao serait capturé dans trois jours, et j'avais prévu mon coup, calculé tout et envisagé les possibilités, même les plus ridicules. Impatient, je n'avais pas encore dormi, le corps empreint de trop de frustration pour trouver le sommeil, et c'était tôt que j'étais arrivé au lieu de rendez-vous. Adossé contre le mur, je tapais du pied, mordant mes lèvres, le corbeau posé sur mon épaule caressait pourtant mon cou pour essayer de me détendre. Je n'arrivais pas à reprendre le contrôle de moi-même, mon cerveau était encore fou de sang, et de sexe, les images de la nuit passée et brisée parce que l'autre salope ne m'avait pas survécu me hantaient de trop. Et donc... j'attendis, véritable dément à la chasse au Philosophe, véritable monstre qui sentait encore le sang et la sueur. J'attendais.

J'avais envie de sang.


_________________
Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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Job de l'Ombrage
† Inquisiteur †

Job de l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMar 24 Avr - 10:21

    Le jour venait à se lever, et c’est avec à mes pieds un corps que je vis le soleil luire pour offrir ses premiers rayons. La chasse avait été rapide, cette fois-ci. Je savais dés le départ qui je traquais, et surtout, les informations qu’on m’avait donné m’offrait son itinéraire journalier. Je n’avais eu qu’à attendre, caché dans l’ombre, que ma proie n’arrive. Ma lame avait alors transpercé sa gorge, pour une Mort nette et sans bavure. L’Ombre recueillera alors l’essence de ce scientifique un peu trop zélé…de celui qui tenta de porter atteinte à l’Equilibre de notre Monde.

    Désormais, je ne pouvais rester là…écartant son corps pour le laisser dans une ruelle, je repris mon chemin sans autres considérations. Il me fallait nettoyer le sang ayant recouvert ma lame, et celui qui avait giclé sur mes vêtements. Pourquoi ? Car je suis attendu au Monastère, un peu plus tard.
    C’est donc d’un pas soft que j’avais prit direction d’une des petites possessions de la famille De l’Ombrage.
    Je ne fis nullement attention aux serviteurs y travaillant, me contentant d’entrer dans la pièce me servant de chambre. Là, d’un morceau de tissu blanc et fin, je nettoyais ma lame avant de la redéposer dans son fourreau : ma canne.

    Retirant mes habits, je faisais face à mon reflet d’hérétique dans le miroir de la pièce. Nu face à mon reflet, je ne pouvais que me sentir honteux…avant d’abattre ma lame, une fois encore, un fugace doute m’avait habité. Je ne dois plus jamais montrer la moindre faiblesse…Je n’ai pas le temps de me punir, aussi, me contentais-je de m’agenouiller et de méditer. Il me fallait retrouver mon calme, ma sérénité.

    Je ne peux me souvenir combien de temps cela me prit, car une servante vint briser mon action en toquant à ma porte. Je me suis alors contenter de la laisser entrer…sachant qu’elle déposerait mon Linge du jour avant de s’éclipser.
    Là, j’enfilais le pantalon coupé droit, noir, qu’elle avait déposé sur la commode proche de l’entrée. La ceinture fut passée, maintenant correctement le tissu et empêchant toutes gênes. Ma chemise blanche vint suivre, nouée jusqu’au col. Col qui se vit accompagner d’un foulard en guise de cravate. La redingote noir termina le tout…et ses en enfilant mes gants noirs, et mon chapeau haut de forme sur ma longue chevelure blanche, que je quittais les lieux.

    La missive de Sir Paole était très claire. Il me fallait le rejoindre au monastère en vu d’une mission de la plus haute importance. C’est un honneur, pour ma personne, d’être ainsi mander par un de mes supérieurs. Je me demande si je dois continuer à rester derrière Salomon, comme le cadet que je suis…ou devrais-je chercher à m’imposer un peu plus ?
    Je suis au service de l’Ombre, je suis son Instrument. Je pense qu’agir pour Elle est suffisant en réalité…Dans tous les cas, mon pas est silencieux alors que je me confonds désormais dans la foule. Discret, semblable à tout autre passant, je vois la Bibliothèque au loin : le monastère est désormais proche.

    Saluant la gérante du petit café où je viens régulièrement, je m’éclipse une nouvelle fois dans la foule. Là, j’en arrive au point de rendez-vous. Emile Paole est déjà présent, et il semble des plus dévoués et passionnés à mes yeux.
    Sans un bruit, je m’approche de lui tout en douceur. C’est presque comme une ombre fugace que finalement je m’annonce avec politesse et respect :


    « Sir Paole…j’ose espérer ne pas vos avoir trop fait attendre… »
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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMar 24 Avr - 14:50

    Shin n’était enfin plus le petit nouveau de Yijing fraichement débarqué dont on ne savait pas trop quoi faire encore. Il avait enfin du travail et du très sérieux. D’abord, il avait reçue l’insigne honneur d’être convoqué par le haut-prêtre en personne. Ce dernier lui avait même donné un travail de premier ordre. On lui avait demandé d’espionner le duc d’Agasthel, de découvrir ce qu’il cachait, et surtout s’il avait un lien avec le terroriste Marcus de l’Ombrage. Son excellence semblait vraiment vouloir sa peau à celui-là. Enfin bref, il avait déjà un plan d’approche mais ca demandait du temps, Shin savait très bien que les plans les mieux ficelés étaient ceux qu’on préparait avec la minutie d’un chef cuisinier devant sa cuisine. Pour le moment, il attendait le travail du faussaire pour la soi-disant lettre écrite par sa défunte épouse et qui le recommandait à Siegfried.

    En attendant… et bien, on semblait avoir trouvé du travail pour lui faire passer le temps. En effet, il avait reçue une simple lettre cachetée, une convocation inattendue de la part d’un supérieur, le très fameux Emile Paole. Il savait que celui-ci était sur un très gros coup et visiblement, il avait besoin de renforts. Ce dernier devait connaitre des frères plus anciens à la capitale que lui, c’était à se demander pourquoi il demandait à un homme comme Shin de venir l’aider. Peut-être justement parce qu’il n’était pas à la capitale depuis longtemps. Quoiqu’il en soit, c’était un honneur et une occasion de faire ses preuves ici.

    Et puis il s’ennuyait, quand on a rien à faire à la capitale, on s’ennuie vite, il n’avait pas envie de boire et n’aimait pas ça. Un peu de sexe ne lui ferait pas de mal mais il n’avait pas envie de payer, on lui avait donné aucune hérétique à torturer selon ses méthodes. Pour le coup, sa demi-sœur, cette petite chienne de Kyouki lui manquait, il lui aurait bien volontiers refait un dressage pour décompresser un peu.

    Mais bon, il était temps d’oublier toutes ces considérations, temps de se remettre au travail. Bien qu’il s’agisse d’un collègue inquisiteur de haut-rang, il devrait supporter l’anonymat. Seul Uriel avait le droit de lui ordonner de se découvrir en cette cité. Il mit donc sa tenue habituel, la grise, prêt du corps pour ne pas gêner les mouvements, les cheveux cachés sous une capuche large, le visage recouvert d’un foulard jusqu’aux yeux. Lesquelles étaient parés d’un maquillage noir qui achevait de le rendre méconnaissable. Il acheva de se préparer en passant son sabre à la ceinture.

    Le jeune homme quitta en douce la chambre du petit logement qu’il louait dans le quartier du Tchii, passant pas les toits, devenant une ombre dans la nuit, alors que ces pas le guidait jusqu’au monastère. De sa mission, il ne savait qu’une chose, il allait travailler sous les ordres d’Emile Paole avec l’aide d’un autre inquisiteur, Job de l’Ombrage, le frère du fameux terroriste si recherché. Un drôle de trio en perspective.

    Il atteint rapidement le lieu de rendez-vous, les deux hommes étaient déjà là. Il resta à une distance correcte, dans les ombres. La colère de l’inquisiteur au corbeau était palpable d’ici. Les rumeurs attestant de son instabilité mentale étaient peut-être fondée. En tout cas, ce soir, il valait mieux éviter de lui raconter qu’il avait rencontré une femme un peu dingue qui prétendait avoir un gamin de lui. L’autre avait l’air classieux d’un noble de qualité et relativement sain d’esprit, du moins, il ne dégageait pas l’animosité de son collègue, mais il ne valait mieux pas se fier aux apparences. Shin resta sur ses gardes, parlant d’une voix calme, suffisante pour être entendu.

    Sir Paole, Sir de l’Ombrage… Je suis la lame grise, comme vous me l’avez demandé, je serais honoré de vous assister dans votre mission.
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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMar 24 Avr - 17:38

Enfoncé dans mes pensées, refusant de chasser les pulsions qui bouleversaient mon âme, je sortis seulement de ma macabre rêverie, lorsque l'Onyx émit un croassement prés de mon oreille. Aussitôt, véritable prédateur, mes yeux se rouvrirent et se posèrent sur un homme à la silhouette mince, qui silencieux venait à moi. Véritable ombre, terrible fantôme, il avait la peau blême de celui qui a perdu trop de sang. Job De l'Ombrage, un être que j'avais choisi pour sa grande discrétion, silencieux comme un serpent, sa famille était victime de nombreuses rumeurs. Son regard avait quelque chose de particulier, je n'y voyais pas la moindre trace de folie, mais une profonde souffrance et tristesse, ça me donnait envie de rire. Je l'avais préféré à son frère, Salomon, simplement parce que ce dernier était un petit con prétentieux, qui se prenait pour le plus fort, et qui ne tiendrait jamais face à un combat contre moi. Salomon par excès de zèle serait capable de foutre en l'air ma mission, et celui qui commettrait une erreur, mourrait de mes crocs. Job était parfait pour un Inquisiteur : loyal et dévoué, il était doté comme tous les membres des De l'Ombrage d'un fanatisme terrible, de drôles de gens en somme.

Un signe de menton, ce fut tout comme salut, j'attendais les autres. Le loup en moi hurlait, et c'était avec difficulté que je le contenais, il voulait sortir, ce loup. Il voulait hurler, mordre, déchiqueter, il voulait réduire au Chaos le Bel Empire que son Excellence tentait de maintenir. Je ne répondis donc pas à sa question pourtant banale, les bras croisés, on pouvait voir mes mains se crisper sur eux. Mes doigts en argent tremblaient, sur le point de déchirer ma propre peau, tant la folie qui emprisonnait mon esprit était puissante. J'en avais mal au coeur, mon estomac était noué, et je devais conserver le loup dans mon corps, ne pas le faire sortir. Pas maintenant. Ma démence devenait de plus en plus grande, je ne pouvais de mois en mois tempérer mes envies de sang et de violence, le sexe en lui-même ne servait plus comme exutoire.

Les dents serrées, la mâchoire tendue, j'avais la sensation que tous les muscles de mon corps devenaient aussi raide qu'un cadavre, et le regard que je posais sur la Lame Grise fut rude et tranchant comme la lame de son sabre. Cependant, mon animosité m'était habituelle, et non dirigé contre lui. Un « nouveau » dans notre Capitale, je le savais talentueux, et malgré le fait que je le connais peu, je l'avais choisi pour sa capacité à se fondre dans la masse. Il n'avait rien d'un Inquisiteur lorsqu'on le voyait ; contrairement à Job qui bien habillé, puait le fanatisme et l'amour de l'Ombre, Shin se montrait plus tranquille. Moins fluet, sans doute, il me lança aussi quelques banalités. Ma réponse fut un haussement de sourcils, mais je devais excuser ce genre de formules, peu de personnes faisaient preuve d'originalité dans les salutations. Mordillant mes lèvres, je levai l'index, mon corbeau baissa son bec que je mis alors à caresser. Avant de commencer, j'attendis la venue d'autres Inquisiteurs, une femme aux allures de poissonnières, un jeune Inquisiteur qui brûlait de faire ses preuves, et une jeune fille dont les yeux étincelaient de malice. Deux autres hommes arrivèrent, plus âgés que moi, mais qui se ressemblaient, deux grands types que je savais agiles. Sans sourire, le regard apathique, je passai une main sur ma figure, chassant quelques mèches blanches, j'observai un moment les visages tournés vers moi. Je m'attardai sur Job, dont je pouvais lire la faiblesse de caractère dans la façon dont il se tenait, il était crispé, cet homme. Je soupirai :


— Bien... si je vous ai tous convoqués ici, c'est parce que je vous sais apte à servir au mieux notre mission.

Un peu de flatterie, ça fait toujours plaisir aux cons. Je me décollai légèrement, sourcils froncés, je continuai sur la même nonchalance :

— Et la haine que voue son Excellence à une certaine légende n'est inconnu de personne. Toutefois, je vous ordonnerai de garder le silence sur ce que je vais vous dévoiler : sous l'ordre du Haut-Prêtre, j'ai mis un an et demi à retrouver cette « légende », que l'on connait tous sous le nom de Lao. Lao le plus grand Manipulateur de Terre que notre Empire a connu. Par mes méthodes, j'ai retrouvé sa trace, et je me suis fait connaître de lui, évidemment il ne se doute pas de qui je suis. Il me croit musicien des rues, haïssant l'Empire. J'ai vu son visage sous son déguisement, et j'ai perçu sa voix naïve, pleine de rêves. Cet homme, je lui ai donné rendez-vous dans trois jours, et je compte envoyer notre Sainte Armée sur lui. Il ne faudra pas le tuer, le blesser... oui, mais il faudra avant tout le neutraliser. Que savez-vous de Lao ?

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMar 24 Avr - 19:02

    Le mouvement de tête de Sir Paole à mon égard vint à me suffire. Je ne suis pas du genre à attendre plus en salut, ou à faire plus. Je sais que d’autres doivent nous rejoindre, alors c’est silencieux, le regard posé sur le mur d’en face, que je patiente.
    Rapidement, des mouvements se font perceptibles, et je tourne donc légèrement la tête vers la source. Une silhouette camouflée nous fait désormais face, et nous salue : Sir Paole et moi-même. Cela me déstabilise quelque peu…je ne pense pas être plus connu qu’un autre inquisiteur, je n’ai pas de mérite, contrairement à notre supérieur ici présent. C’est donc avec un hochement de tête poli que je me contente de répondre, mon regard toujours aussi vide.

    La missive n’informait nullement de la mission…et tout en restant droit, le port altier, je vis d’autres Frères et Sœurs de l’Ombre nous rejoindre.
    Deux femmes, trois hommes, cette fameuse Lame Grise, Sir Paole et moi-même. Quelle genre de mission peut donc nécessitait non moins de huit inquisiteurs ? Le pressentiment qui m’éprend alors me laisse à croire que la mission a soit pour origine la lettre L, soit une certaine chevelure blanche et des yeux bleu intenses. Mais je me garde de tous mots, jetant un regard en coin à celui censé expliquer le travail à venir.
    Il émane de lui une certaine…sauvagerie, que je ne saurais définir. Quelque soit le thème, le sujet, de la mission…nulle doute qu’il l’attend avec impatience.

    Le silence qui nous entoure est soudainement brisé par de la flatterie de la part de celui que je n’aurais crut disposer à ce genre d’artifice.
    Mon visage reste blême, j’ignore encore si je suis apte à servir l’Ombre…il m’est donc surprenant qu’un autre le sache pour moi. Cette épouse pour qui j’ai embrassé cette fois est l’Ombre, et je me dépasserai si besoin en est, afin de prouver à l’Ombre que je suis digne d’Elle.
    Lorsqu’il se décolla du mur, je me permis un clignement de paupière. Mon faciès était resté inexpressif depuis le commencement de cette rencontre, même mon chapeau ne semble vouloir bouger ne serait-ce que d’un millimètre. Au final, sa voix nonchalante parvint à mes oreilles, et je comprends toute la portée de nos effectifs. J’ai même envi de me demander si nous serons assez…avec la force de Sir Paole, qui n’est plus à démontré, j’ose croire et supposer que oui.

    Ce que nous savons sur Lao ? Des bruits se font connaître dans le groupe…Au final, la voix calme et puissante, le ton certain, je déclare ce que toutes personnes liées à l’Ombre se doit de connaître sur son ennemi numéro un.


    « Lao, de nom inconnu, est un homme de pensées. Manipulateur de la Terre, il remet en doute la notion même de l’Ombre, ainsi que du fonctionnement de notre Saint Empire. Considérer comme l’un des plus grands dangers de l’Eglise par le Haut-Prêtre, sa magie, ses croyances et ses idées sont purement blasphématoire et hérétiques. »

    Le ton était monocorde. Ce que j’avais dit, toutes personnes devaient déjà le connaître…mais ces brouhahas intensifs n’avaient pas lieu d’être selon moi. Ils sont une perte de temps, mieux vaut répondre sans chercher plus loin.
    Finalement, je me tais. J’attends désormais la suite, les ordres. Je suis une Arme, et même si je sais désormais contre qui je suis lancée, j’ignore encore de quelle façon je serais manipulé. Quel peut donc être votre plan, Sir Emile Paole ?

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMar 24 Avr - 19:36

    Shin restait dans les ombres, comme à son habitude. A chaque inquisiteur sa façon de faire, de se cacher. Ou justement de ne pas se cacher dans le cas du sieur Paole. Pour l’autre homme, il n’avait su sa présence qu’en se renseignant un petit peu. Il n’avait l’air de rien comme ça, juste d’un de ses nobles dandy mais sa position et son maintient indiquaient clairement un épéiste expérimenté. Pour le reste, il n’émanait de lui aucune animosité, pas étonnant qu’il se fondait dans la masse, un vrai fantôme. Pour un homme comme Shin, adepte des arts anciens de l’épée, qui repérait en partie ses ennemis par leur présence, leur volonté de mort et leur agressivité, Job était presqu’invisible. Ce qui n’était pas le cas d’Emile Paole, Shin pouvait presque le sentir à des kilomètres à la ronde, ce type était fort, mais il respirait l’impatience, l’agressivité et la fureur. Cet homme était très certainement monté à ce niveau en laissant derrière lui un bon paquet de cadavres et ça n’avait pas souvent dû être hygiénique. La marque de la folie et la mort le suivait, aux yeux de Shin, c’était comme s’il se promenait avec une grosse pancarte avec écrit « Danger publique, fuyez si vous tenez à votre peau ».

    En bref, voilà déjà un trio qui s’annonçait prometteur ou alors bien explosif, seul le temps le dirait. Le tout serait d’éviter de décevoir le patron, si l’infiltration de l’entourage du duc d’Agasthel constituait sa mission à long terme, celle-ci lui permettrait de se faire une réputation parmi ses frères et sœurs à plus court terme, histoire qu’on le prenne au sérieux si un jour, lui aussi avait besoin d’un coup de main sur une mission.

    Les trois hommes, passés les saluts d’usage, restèrent bien silencieux. Cinq autres personnes vinrent à leur rencontre, deux femmes et trois hommes, tous des inquisiteurs dans leur style, tous des dangers mortels. Ils avaient tous l’air banal mais chacun était une lame de mort prête à frapper. Huit inquisiteurs et celui qui les commandait sur cette mission était loin d’être une brèle. Les inquisiteurs bossaient parfois ensemble mais jamais en une telle troupe. C’était du lourd qui se préparait, du très lourd.

    D’ailleurs, dès que tout le monde fut là, l’homme au corbeau blanc prit la parole, les gratifiants d’un remerciement avant de faire un discours bien pompeux pour dire simplement que la chasse à l’un des ennemis de l’Eglise, Lao, était ouverte. Enfin, plutôt une opération de capture, un coup de filet qui marquait la fin d’une année et demi de traque. Autant dire que tous les participants étaient sur la sellette, Emile Paole n’était pas un tendre, il ne tolérerait surement pas l’échec. Il demanda ensuite ce qu’ils savaient du sieur Lao dont il était question. Le fantôme épéiste en fit une approche bien religieuse, comme on l’attendait de lui. Shin opta pour une approche plus tranchée, plus professionnel.

    Nom inconnu, philosophe réputé pour ses idées hérétiques allant à l’encontre du dogme de notre Eglise. Manipulateur de la terre de très haut niveau, adversaire très dangereux. Alliées potentiels inconnus. Le capturer vivant va se révéler très difficile. Mais si vous nous avez convoqués aujourd’hui, messire Paole, c’est que vous avez élaborez une ou plusieurs stratégies, nous écoutons vos instructions.

    L’approche de Shin était déjà plus simple, plus pro, à Emile maintenant de montrer qu’il avait un plan bien ficelé qui se résumait à bien plus qu’un discours destiné à stimuler le zèle religieux de ses frères et sœurs…
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMer 25 Avr - 9:57

Un murmure parcoura la masse d'Inquisiteurs, glissant entre les oreilles, caressant les murs, avant de devenir que souvenirs, lorsque je levai la main. Un geste de part suffisait pour ramener le silence, car ceux qui étaient ici savaient tous de quoi j'étais capable. On gardait à l'esprit mes nombreuses bagarres avec Zélig Faoiltiarna, et ma cruauté qui m'avait poussé à l'éborgner, poussé par la colère. Job De l'Ombrage fut le premier à prendre la parole, sa voix n'avait pas la moindre expression, le ton était incroyablement monocorde, il m'égalait en stoïcisme, celui-là. Il exposa ce qu'il savait en quelques phrases, et je notai aussi le ton religieux de tout cela, avant d'être un guerrier, cet homme était un religieux. Fragile, c'était le premier mot qui venait à mon esprit, quand je l'observais. Amusant de voir à quel point les frères De l'Ombrage différaient, Salomon avait un caractère fort, mais avait assez d'intelligence pour ne pas me déclarer la guerre, Job était d'une rare discrétion et politesse, meublant le décor avec talent, et Marius... le distrayant, car le traître de l'Église. Une ombre passa sur mon visage, jamais je n'avais eu à traquer ce dernier, et fort heureusement pour la joueuse, car ce serait vraiment quelque chose de schizophrène, mais j'aimais imaginer avant tout.

Job paraissait le moins fort de caractère des trois, et que ferait-il alors, si moi, Émile Paole, connu pour mon amour du sang et de la violence, j'avais à torturer le petit sous ses yeux impassibles ? Je me retins de sourire de justesse, ce n'était pas le moment d'exciter le loup en moi avec ces belles images de tripes, de larmes, et de terreur. Lame Grise prit à son tour part à la discussion, plus animée sans excès cependant, il se montra moins religieux, plus simple, comme s'il était opposé ou presque à Job. Cet homme, on ne pouvait voir que ses yeux, sa figure restait cachée, et heureusement pour lui, je ne faisais pas encore le caprice de lui arracher les vêtements pour voir le trait volontaire de sa mâchoire. J'approuvai d'un signe du menton, l'Onyx sur mon épaule enfonçait ses griffes dans mon épaule, et croassait joyeusement prés de mon oreille, les démons me prenaient toujours pour victime, et honnêtement ? Moi-même, je ne savais pas si j'aurais la volonté de tempérer mes envies de meurtres, si je devais à combattre Lao. Chassant ceci de mon esprit, songeant que j'aurais qu'à me défouler peu avant la mission, je léchai mes lèvres. La jeune Inquisitrice vint affirmer les deux discours, cherchant surtout à montrer qu'elle était bel et bien là, je la gratifiai d'un regard aiguisé, comme la lame de son épée. Une pensée venait juste m'effleurer ; j'avais envie de me la faire.


— Bien... vous en savez peu, et vos connaissances s'arrêtent aux rumeurs qui courent à son sujet. Lao n'est pas aussi dangereux, c'est avant tout un faible qui croit que ses bonnes paroles arrangeront tout.

Ma voix avait tranché le silence qui était revenu, vibrant, j'avais sali le nom du plus grand adversaire de l'Empire. Marius De l'Ombrage n'était pas aussi important, néanmoins, on savait tous que son tour viendrait. Je haussai les sourcils, les bras croisés sur ma poitrine, mes doigts en argent tapaient dans un rythme soutenu sur mon coude. Léchant encore mes lèvres, je repris :

— J'ai approché Lao, sans animosité, sans autre envie que de le connaître. Avant de combattre, il faut savoir connaître son adversaire. Et c'est ce que j'ai fait, peu à peu, cet homme, j'ai appris qui il était derrière le masque de Philosophe. Et c'est avec étonnement que j'ai compris qu'il voulait changer l'Empire... avec pacifisme. Nous sommes loin du grand guerrier de Terre des rumeurs. C'est quelqu'un de profondément bon, attaché aux enfants, sentimental, il n'attaquera que s'il est attaqué... et encore ! Un tel personnage cherchera toujours le dialogue. Il aime la musique, et ma musique en particulier, et il m'a semblé qu'il avait peu d'alliers, hormis quelques Philosophes, et les enfants qui en échange de sucreries sont prêts à tout pour lui.

Il y avait rien de pompeux dans mes paroles, je ne me vantais pas, je montrai simplement ce que je savais sur Lao. Ainsi, les autres pourraient à leur tour saisir un peu mieux la personnalité de Lao, et franchement, je me souvenais encore de la déception que j'avais ressentie en voyant que Lao n'était pas quelqu'un avec un caractère fort, l'écraser serait trop simple. Seul son talent représentait un réel danger, et il semblait toujours hésiter à s'en servir. Je le savais incapable de blesser autrui, c'était cette faiblesse que j'allais exploiter.

— Je lui ai donné rendez-vous dans trois jours, à la place du Marcher, prétextant avoir envie de discuter avec lui de notre système, et des révolutions qui animent l'Empire. Il viendra le matin, là où il y aura le plus d'affluence, ne voyez pas là, un manque de professionnalisme de ma part. Quand on l'attaquera, lui tentera de se défendre sans oser porter une offensive, il est trop doux pour penser un peu à lui. Je me ferais passer pour le violoniste, tandis qu'une moitié de notre groupe sera caché parmi la foule, et les autres postés sur les toits. À mon signal, deux d'entre vous attaquerez Lao, les autres vous observer au début, et je continuerai de jouer le rôle du musicien, je tenterai dans un premier temps d'aider Lao. Là, le reste l'attaquera pendant que je « serais occupé », l'effet de surprise le déconcertera, et la foule l'empêchera d'utitiliser ses pouvoirs. Et pour la suite ? Il faudra le neutraliser en douceur. Pour ce qui est de la masse, un habituel mensonge sur le compte de notre ennemi suffira à la calmer.

[Hj : si vous avez des idées pour la capture, enfin le plan, n'hésitez pas à m'en faire part =)]

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMer 25 Avr - 16:41

    Alors que je venais de donner les informations que j’eu en ma possession, la Lame Grise vint à suivre. Je trouvais étrange sa façon de voir les choses…Étrangement, j’avais l’impression d’avoir là, la description d’un garde si le sujet les avait concerné. Je ne sais réellement quelle façon de penser est la plus adéquate…aussi, je gardais le silence, et attendant de voir.
    Les états d’âme sont une faiblesse que je me dois d’étouffer. Je ne dois nullement avoir de pitié pour les détracteurs de l’Empire et de l’Eglise. Leur absence de Foi suffit à les rendre coupable d’hérésie. C’est ainsi que je me dois de penser, et seulement ainsi. Ma vie durant passa sous les versets et ces ordres absolus, je ne puis prétendre vouloir revenir en arrière. J’ai juré de suivre l’enseignement de mon lignage, jusqu’au bout.

    Le Baron vint à reprendre la parole, et je notais le regard et sa réaction vers la troisième personne qui s’était exprimée sur le sujet. Cette inquisitrice…sur le coup, un fugace instant, je vins à me demander ce que signifiait ce regard, pour rapidement taire cette puérile interrogation à la voix et aux propos énoncer par l’homme qui nous dirigerait tous.
    Au final, la description qu’il donne du si célèbre Lao me fait oser un sourcil en réaction à ma surprise intérieur. Un homme aussi recherché peu donc être faible ? Je…Je ne comprends pas. S’il est faible, s’il n’est nullement un danger, pourquoi ainsi le traquer ? Je ferme les yeux alors que le son du mouvement des doigts de mon supérieur me permet de rester de marbre.

    Les phrases qui en suivent éveillent un doute en moi. Mais je ne peux me permettre de douter, jamais. L’accusation de Marius sur le fonctionnement du Haut-Prêtre me vrille la tête, ma mâchoire se crispe. Non pas de douleur ou de gêne, juste de colère contre moi-même et ma faiblesse, mon hérésie, cette manie que j’ai de toujours penser alors que je ne suis qu’un instrument ! Ma résolution est là…elle ne doit faiblir. Je ne dois décevoir ni l’Eglise, ni l’Empire…et encore moins le nom de notre lignée.

    Le plan commence à être dévoilé. J’ai déjà pris ma décision, je suis Job de l’Ombrage, et je me dois d’honorer le titre d’inquisiteur qui m’a été confié. Je me dois de servir fidèlement et efficacement. Je rouvre les yeux, une lueur de détermination les éclairant l’espace d’un instant, avant de redevenir aussi vide qu’au commencement. Je me dois d’être la marionnette de l’Ombre Créatrice.
    A la description qu’il donne, je sais dés lors que je serais parmi ceux caché dans la foule. J’ai toujours agit dans la sombre nuit, où au milieu de cette-dernière. Y rester un fantôme, une ombre, est ce qui me rend différent de Salomon. Lui, il ne peut tenir en place lors d’une traque…Je pense que le Sieur Paole et lui sont du même genre d’homme, maintenant que je m’y attarde.

    Il termine sur la gestion de la foule, une gestion à l’image de notre Ordre en l’occurrence. Lao est un ennemi, ce ne sera pas réellement un mensonge, une demi-vérité serait plus adéquate même.
    Mais je ne peux me retenir de demander, même si je semble toujours aussi stoïque, même si le masque recouvre mon visage et le timbre de ma voix avec indifférence :


    « Puis-je m'enquérir de savoir qui vous avez choisit pour le premier assaut, Sir ? »

    Je ne sais pourquoi, mais croiser le fer avec lui ne me dérangerait nullement. Peut-être est-ce pour cela que j’ai ainsi osé m’exprimer de vive voix, laissant ma pensée s’exprimer oralement avant même de l’analyser et d’en peser le pour du contre au préalable.
    Le savoir faire du Baron est réputé, et je me demande ce que je vaux en parallèle. Pourtant, je ne suis du genre à imposer ce genre de requête. Je préfère, de loin, rester une Ombre si nulle demande ne vient contrarier cela.

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyVen 27 Avr - 14:24

    On avait demandé son avis à Shin, il l’avait donné, de manière sec et tranché, comme un coup d’épée, d’une approche plus semblable à un tueur professionnel qu’à un gardien de la foi. Mais c’était aussi pour ça que Shin avait son utilité pour ses supérieurs, il voyait les choses d’un autre œil, moins aveuglé par une foi trop présente, il avait la capacité de faire preuve de froideur et de détachement. Le sir Job, malgré sa discrétion, était clairement un toutou zélé de l’Eglise. Quand à Emile, il puait l’agressivité à des kilomètres, trop passionné, un homme de sang chaud. Shin n’en serait pas arrivé là s’il ne savait pas un minimum jaugé les gens à qui il avait à faire. D’ailleurs, son regard sombre ne rata pas le regard que l’homme au corbeau lança à la jeune inquisitrice enjouée. Elle, elle avait intérêt à surveiller son charmant fessier si elle ne voulait pas se retrouver à faire de la promotion canapé contre son bon gré.

    Par la suite, Emile reprit la parole, les abreuvant de renseignement sur Lao, il expliqua tout, sa démarche, son approche, la façon dont il avait gagné sa confiance. C’était sûr, pour avoir confiance en un type qui puait le sang à ce point, fallait vraiment avoir le mental d’un saint… ou d’un parfait abruti. Mais malgré tout, il avait beau le dire pacifique, il y avait toujours un détail qui troublait fortement notre homme.

    Sauf votre respect messire Paole et sans vouloir le moins du monde remettre en cause votre jugement…

    Oui, allons-y avec des pincettes, des fois qu’en plus d’être dingue et dangereux, le gus ne soit en plus susceptible.

    Le fait qu’il soit pacifique à ce point et qu’il ne vous ait pas montré son pouvoir ne veut pas dire qu’il ne le possède pas. Une fois acculée, même la souris peut mordre le lion. N’avons-nous pas plus de renseignement sur son potentiel destructeur ?

    En gros, il ne remettait rien en cause, il voulait simplement faire une analyse plus complète des risques. Il ne craignait pas pour sa vie mais ce serait vraiment con de se faire laminer et voir la mission échouer parce qu’il manquait de renseignements concernant les capacités de leur ennemi. Mais le plan d’Emile Paole était valable sur la forme. Amener l’homme dans un endroit où il y aurait le plus d’innocents, compter sur son pacifisme qui l’empêcherait de frapper trop fort au risque de faire des dégâts collatéraux et donc des victimes innocentes. Oui ça pouvait marcher. Bien sûr, se servir des gens comme bouclier humain, ça n’avait rien de très honorable. Mais bon, l’honneur, quand on fait se boulot, on est parfois amené à se moucher avec. De son côté, Shin avait suffisamment confiance en ses capacités pour savoir qu’il pourrait combattre proprement.

    Puis-je vous demander la faveur de me laisser m’occuper de l’équipe sur les toits qui vous servira de couverture ? J’ai déjà l’habitude des assauts de ce genre depuis les hauteurs.

    Et puis, en faisant partie de la deuxième vague d’attaque, il pourra plus aisément adapter l’assaut en fonction de l’évolution de la situation. Mais bien sûr, le sieur Paole restait maitre des opérations, c’était à lui que revenait la décision finale.
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMar 1 Mai - 18:23

Le corbeau observait de son seul oeil les visages tournés vers moi, jugeant hommes et femmes. Posé sur mon épaule, l'Onyx était à la fois mon frère et mon maître, si l'Église n'avait pas encore fini en cendre, c'était grâce à cet oiseau. Il était le seul qui se montrait capable d'enchaîner ma folie, me rappelant avant l'explosion de haine et de sang que la réalité n'était pas mes fantasmes, Ulrich Hellwig devait sa survie à lui. Ses serres s'enfonçaient dans ma chair, la pression qu'il exerçait ? Je la sentais peu, ma peau à cet endroit était devenue plus dure et rugueuse au fil des années, car toujours le corbeau se posait ici. Égal à moi-même, il était le seul être pour qui je portais du respect et de l'affection, les corbeaux étaient mon sang, et celui-ci était ma raison. Il tenait mieux que d'Arken le Chien Fou de l'Église, et son croassement quand il résonnait à mes oreilles, était la plus paisible des musiques. Pour un temps, l'Onyx tempérait la bête, et avalait toutes les pulsions hargneuses qui dansaient dans mon âme. Il battit des ailes, ses plumes touchèrent la ligne de ma mâchoire, et avec une certaine nonchalance, il mordilla mon cou, sentant la sueur qui glissait dans ma nuque, respirant la démence que je contenais seulement grâce à sa présence. Sans lui, j'aurais sauté sur Shin, dont le visage masqué me donnait le caprice terrible de lui arracher les vêtements, découvrant ainsi ce qu'il tenait tant à dissimuler.

Lui planter mes ongles dans ses joues, les griffer au point de lui arracher des lambeaux de peau, et sourire devant les muscles qui peu à peu, comme une amante timide, se laisseraient voir, voilà l'image qui s'affichait derrière mes paupières quand je fermais les yeux. De même que de plus en plus, j'avais envie d'enfoncer mes griffes en argent dans ses prunelles, et contempler de quelle manière elles exploseraient, répandant du sang et un liquide blanc que je saisirais avec ma langue. Lame Grise semblait me chercher, c'était ainsi que je prenais les paroles qui me lança, oubliant sans doute que j'étais l'Inquisiteur le plus haut gradé, et que d'une main, j'étais capable de le tuer, lui et le reste de la masse. Il avait beau être un bon guerrier, ma force n'avait pas d'égal, même Faoiltiarna ne pouvait pas me vaincre, et Uriel d'Arken sans me craindre, me connaissait assez pour se méfier de moi. Je haussai ainsi un sourcil à ces mots que j'affirmai insolent, et je répondis, les bras toujours croisés, et la voix aussi grave :


— Bien sûr qu'il possède une puissance telle qu'elle effraie le Haut-Prêtre, ne pensez-vous pas que je sois au courant de ça ? Je poussai un soupir, plus pour la forme que pour le fond. J'ai une fois vu ce de quoi Lao était capable, me croyant victime de quelques bandits, il a utilisé la Terre pour me venir en aide, aucun Philosophe ne lui arrive à la taille, et il serait capable de tuer Zélig Faoiltiarna s'il le voulait, et autant dire que si ça arrivait... je m'en ferais un excellent ami. Toutefois, comme je l'ai dit : cet homme est contre la violence, et sa force ? Il ne s'en sert que pour défendre autrui, et si jamais il en use contre nous... eh bien, je n'hésiterai pas à l'attaquer, moi, et lâcher mes propres pouvoirs sur lui, la vie de la masse n'ayant pas la moindre importance...

Et c'était inutile d'ajouter que je considérais leurs vies de moindre importance, aussi, ce n'était que de la chair à canon, et moi seul avais le pouvoir, ici. Toutefois, j'avais « gentiment » — entendez « de façon cinglante » — rappelé à Shin qui menait les opérations, et qui devait se contenter d'obéir. Il m'agaçait, et s'il ne voulait pas poursuivre le reste de son existence avec une jambe en moins, il devait se montrer plus prudent. J'oubliais à mon tour qu'il était nouveau, et que malgré les rumeurs qui couraient sur moi (notamment mon fils illégitime, ma coucherie avec le Haut-Prêtre, et ma rencontre avec Adelheid, la nuit où j'avais mis le feu au Cochon Pendu, ma tentative de meurtre sur Sacha, les blessures données à Zélig, et mes diverses provocations), il ne devait pas être encore au courant de la folie qui m'habitait, même s'il paraissait la sentir. Je repris :


— Job De l'Ombrage, Mademoiselle Lynn, John Hamilton, vous serez au coeur du peuple, à vous fondre dans la masse. Il s'agissait de la jolie Inquisitrice, et d'un des deux grands jumeaux. Lame Grise, Gregory Hamilton, et Dominique vous serez sous les ordres de Madame Milena, vous comprendrez Lame Grise : Madame Milena est plus gradée que vous, et il faut respecter la hiérarchie.

Voilà de quoi lui rappeler sa place, et le fait que connaissant Milena mieux que celui qui se prétendait assez bon pour commander, je la savais malgré ses airs capables de briser une table d'une seule main, et autoritaires. Elle saurait notamment calmer les ardeurs de Dominique qui emporté par sa soif de victoire et de gloire, pourrait se montrer plus handicapant qu'autre chose. Pourtant, ce genre de personnage était utile, car incapable de mesurer ses faiblesses, Dominique ferait un bon sacrifice... juste au cas où quelque chose se passerait mal. Lynn espérait quant à elle grimper autant dans mon lit que dans la hiérarchie, loin de penser que je n'étais pas de ces hommes-là : l'envie de la baiser, de lui arracher ses vêtements, et de lui tirer les cheveux pour la sentir se crisper de douleur sur moi était loin de me déplaire. Mais... ce n'était pas parce qu'elle partagerait un moment avec moi — et si elle y survivrait surtout — que je lui donnerai l'opportunité de devenir une grande Inquisitrice, ça... je m'en foutais.

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMer 2 Mai - 11:20

    Je ne peux empêcher mon regard d’analyser les mouvements, non pas du Baron qui semble dominer par autre chose que de la gestuelle inutile, mais de ce corbeau sur son épaule. Ce-dernier croasse de façon assez forte, et je ne peux empêcher mes yeux de remarquer la force avec laquelle ses serres viennent mordre la chair de mon supérieur. Est-ce là, au vu de la réaction de ce-dernier, sa méthode pour rester concentrer et ne pas se laisser aller à de simples pulsions ? Je ne peux que le supposer, en silence, fermant les yeux un laps de temps, pour les rouvrir : toujours aussi stoïque.

    J’entends alors les propos de ce confrère, la Lame Grise si je ne m’abuse, et un de mes sourcils ne peut s’empêcher de « tiquer ». Selon les rumeurs, il est un nouveau au sein de la Capitale…j’imagine que c’est pour cela qu’il se permet tant de professionnalisme.
    Nombreux savent, dans nos ordres, qu’il n’est jamais trop bon de signaler au Baron Paole un infime détail. Je ne suis pas plus au fait des actions de ce-dernier, mais je peux dire que cet homme a une rage encore plus grande que celle de Salomon lorsque ce-dernier a trouvé sa « proie ». Ce n’est pas vraiment peut dire, vu la Nature de mon aîné

    J’observe alors les réactions de mon supérieur, et ne peut m’empêcher de noter qu’il semble ne pas avoir aimé la réplique, aussi habilement tournée fusse-t-elle, du masqué de la soirée.
    J’imagine que ce masque est sa façon de garder anonymat, et de se fondre dans le décor de la Nuit. En le détaillant, je peux me dire que lui et moi sommes bien de deux genres différents. Je passe pour un enfant de bonne famille, et m’efface pour finir par être oublier des gens aux alentours, avant de frapper.
    Quelque soit mon apparence, nuls témoins n’a encore eu le « loisir » de me découvrir…et si ce n’est Marius, aucunes proies ne m’a encore échappé. Je pense donc que ce genre me correspond bien assez.

    Finalement, l’inquisiteur au corbeau répond de façon assez mordante, cinglante, et ce qu’il dit –mine de rien– nous permet de nous faire une idée plus « objective » de celui qui est désormais notre ennemi.
    Les mots du Baron sur la population tirent un frisson à mon échine. Le peuple est sacrifiable ? Dans l’instant, le dixième verset me vint en tête. Dans un murmure tout juste audible, le regard lointain, mes lèvres d’elles-même l’entame.


    « Le sang des fidèles peut être versé... »

    ...S'offrir en sacrifice à cette énergie est un acte de foi très respectable. Mais ne l'oubliez jamais : répandre le sang des infidèles est votre devoir ! En aucun cas ne faites de sacrifice, si ce n'est pour anéantir des ennemis de l'équilibre le plus parfait qui soit. Pensez à l'Ombre et à ses serviteurs, avant de penser à votre gloire. Car aucun honneur ne sera plus grand pour vous que celui d'avoir été l'incarnation de la vengeance sacrée.

    Ce n’est que le commencement que je dis de vive voix, m’étant contenté de réciter mentalement la suite.
    La conversation repris, et mes yeux lointains et voilés reprirent pied à terre, sans pour autant gagner véritablement en éclat. Je serais donc dans la foule, je me contente d’hocher de la tête en réponse. Ainsi, nous serons trois à se marier aux gens du commun, au peuple ? Qu’il en soit ainsi.
    Je ne peux, néanmoins, m’empêcher de dénoter l’animosité qui entoure le Baron, que se soit au sujet de la Lame Grise…ou encore, quant il dévore du regard cette Sœur de l’Ombre. J’ai beau trouvé cela inconvenant, je connais ma place et sait très bien où elle se trouve dans ce regroupement.

    Néanmoins, faisant un pas en avant, je me permets une demande plus audacieuse. Car, si on sait qui sera au sol, le nom de ceux qui attaqueront en premier n’est toujours pas dévoilé…et ce sont ceux du premier assaut, qui affronteront pendant un temps le Baron Paole. Finalement, je voudrais vraiment en être.


    « Permettez, Messire Paole, que je réitère ma demande. Parmi les inquisiteurs présents ici, lesquels vous feront fasse lors du premier assaut trompeur ? »

    Mes yeux brillaient pour la première fois depuis tout ce temps, une lueur qui s’alluma légèrement…pas réellement du défi, mais juste, une forme d’envi. Ce fut bref, et rien ne dit qu’il la remarquera…mais j’espère que mon nom en sera.
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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMer 2 Mai - 19:50

    Bon, même en essayant d’être poli et respectueux, cette espèce de gugusse abruti le prenait mal. Mais au moins, Shin avait réussi à manipuler la conversation pour obtenir les informations qu’il voulait, non sans avoir failli provoquer sa colère. Parce qu’il observait attentivement la moindre réaction, le moindre geste de cet homme. Le corbeau sur son épaule lui lacérait littéralement la chair, il avait donc besoin d’une si grosse dose de douleur que ça pour garder les pieds sur terre ?

    A chaque mot, chaque geste, il comprenait une vérité qui lui faisait horreur, on les avait collé en mission sous les ordres d’un truc à mi-chemin entre le chien enragé et la sale gamin pourri gâté qui fait des caprices dès qu’on le contredit. Shin était méfiant à l’extrême, cette homme était fort, c’était vrai, il ne pouvait pas le battre, c’était vrai aussi mais cette force lui donnait trop confiance en lui, c’était sa faiblesse. Certes il pouvait le tuer, mais Shin pourrait lui administrer une blessure grave avant de trépasser, le corbeau y laisserait des plumes dans l’histoire. Mais bon, on en était loin, pour le moment, il semblait se contenir. Mais l’analyse et le jugement de Shin était déjà terminé, ce type était un poison pour eux, il avait déjà du éliminer un frère car il devenait trop violent. Dans son cas à lui, c’était trop tard, il était maintenant trop fort et trop dangereux. Il ne restait plus qu’à espérer que son excellence se rendrait compte qu’il serait plus utile mort que vivant… Cet homme était plus une plaie qu’autre chose pour leur travail, certes, il devait en tuer de l’hérétique, mais combien sacrifiait-il d’innocents, de bons croyants ? Il était inutile en réalité, pour chaque hérétique qu’il tuait, deux de plus naissaient, partout où il passait, cette homme devait imprégner la terre de haine. Il pouvait dire ce qu’il voulait du guerrier Yijing mais son professionnalisme froid, méthodique et hygiénique lui semblait plus utile et efficaces. C’était à cause d’homme comme lui que les inquisiteurs étaient si mal vus, considérés comme des fous ou des fanatiques, trop de passion, de zèle ou dans son cas de folie, ça détruit le jugement, ça empêche de faire un travail efficace. Comment espère-t-il faire fonctionner une équipe efficacement à coup de peur et de démonstration d’autorité infantile ?

    Car Shin en était autant à prévoir des plans d’évasions qu’à se concentrer sur la mission. Il était clair que si la mission partait en couille, et il y avait de grandes chose que ce soit à cause de l’autre clébard enragé, il n’aurait pas d’hésitation à se passer les nerfs sur eux. Du coup, Shin devrait aller faire un tout en repérage, histoire de préparer une potentielle fuite en cas de pépin. Ensuite, vu qu’il s’arrangeait pour que personne ne voit son visage, il n’aurait qu’à disparaitre et se faire oublier… en faisant un rapport à charge à la hiérarchie, la vraie. D’ailleurs en parlant de ça, du clébard sembla estimait qu’il fallait remettre le jeune homme à sa place, estimant que ce serait à la dame nommée Milena de s’occuper de l’assaut des toits.

    Comme vous voudrez.

    Répondit-il d’une voix neutre. Mais bon, cet abruti prenait tout pour des provocations, ou alors était-ce le calme de Shin qui lui renvoyait sa propre image, lui rappelant qu’il ne valait pas mieux qu’une bête sauvage à abattre. Avec le calme du jeune homme, sa folie semblait détoner. Par contre, il jeta un regard froid à Dame Milena, elle, elle n’avait pas la force de Paole, elle était un adversaire largement à son niveau. Et Dame Milena comprit d’un regard qu’elle n’aurait pas intérêt à se permettre les mêmes façons de faire que Paole, que là, il n’aurait pas d’hésitation à se débarrasser d’elle si elle devenait une gêne en voulant jouer les grands chefs plein d’autorité. Vu que quoiqu’il faisait, ça semblait énerver le morveux au corbac, il opta donc pour un silence simple, laissant messire job détourner l’attention sur lui, il avait déjà assez attiré d’inimité pour le moment. Il se contenta d’observer tout le monde et notamment le regard carnassier que lança Emile à la certaine Lynn. On aurait dit un putain de chien dingue devant un morceau de viande, elle avait intérêt de faire gaffe à ses fesses la petite où sa promotion canapé risquait fort de devenir une promotion cercueil…
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Émile Paole

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Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) Vide
MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyDim 6 Mai - 14:26

Milena saurait faire ce qu'il fallait, je ne lui faisais pas confiance, car seul mon oiseau la possédait, mais je connaissais ses capacités. Si j'étais un monstre d'orgueil, Shin n'était pas si différent, à se croire trop fort, il se ferait briser. Le respect de la hiérarchie, je savais à quel point c'était important, et j'en avais auparavant souffert. Répondre aux règles, se plier aux exigences d'un vieux sénile, et toujours faire des efforts pour démontrer sa force, voilà ce qu'avait été ces années passées à étudier ici. Oui, j'avais été un enfant à qui on avait enseigné l'Ombre, et les versets, comme ce fanatique de Job De l'Ombrage qui murmura une réplique du Livre Sacré. On avait tenté de me formater, d'enfoncer dans mon crâne ces croyances futiles d'un autre temps ; je croyais en l'Ombre, parce que j'avais vu, et je la savais source de ma puissance.

Cependant, ma force à moi était plus grande, le loup mordait avec une telle férocité que ses crocs déchiraient les ombres, et n'en faisait que des lambeaux. Ma puissance grandissait, et ne connaissait pas de limite, si Uriel devenait fou dans sa quête de pouvoir, je l'étais déjà bien trop pour chercher à usurper sa place. Bien des gens pensaient dans notre alliance que j'étais taré au point de vouloir prendre le contrôle de l'Église, alors qu'au fond, je ne désirais que lâcher le loup, et dévorer les hommes et les femmes qui luttaient pour leurs croyances. Mes yeux tombèrent sur la silhouette efflanquée de Job, une âme si dévouée à notre cause qu'elle en devenait ridicule. Toutefois, sa foi serait utile, et ce fut avec un certain étonnement que je le vis se proposer comme adversaire. Mon sourcil se leva, et penchant la tête un peu sur le côté, je semblai m'enfoncer dans une profonde rêverie. Lui qui était la discrétion incarnée désirait être mon adversaire ? Voulait-il prouver quelque chose ? Ou bien, était-ce là une preuve de son amour pour l'Ombre ? Je ne saurais le dire, et intrigué qu'il propose cela, je répondis tout de même :


— Je présume que vous désirez participer à cet assaut joué ? De l'Ombrage ? Si c'est le cas, vous serez mon adversaire. Mais ne m'en veuillez pas, si je n'arrive pas à retenir mes coups tout le temps.

Je l'avais vu dans ses yeux, cette lueur, elle avait brillé l'espace d'une seconde. Une leur vivante, presque chaude, animée par l'envie de lutte ? Cet homme pouvait-il donc posséder des sentiments ? Autres que ceux de la servitude ? J'approuvai mes paroles d'un signe de tête, une main sous le menton, l'oiseau mordilla mon oreille. Sa tête bougea plusieurs fois, ses ailes caressèrent mon cou, ses plumes étaient douces comme de la soie. L'Onyx se mit à fixer Job, de son seul oeil noir, fouillant dans ces yeux clairs toute l'ardeur de son âme, qu'il prenait soin de cacher. L'oiseau semblait mieux nous comprendre, ses serres s'enfonçaient dans ma chair rude, il eu un mouvement, et je compris que notre entretien allait se terminer. Je tremblais un peu, l'excitation me serrait le ventre, j'en avais envie de vomir. Prendre Lao... bientôt, ce ne serait plus l'esquisse d'un plan, mais une réalité.

Cet homme, ce feu-follet, j'allais le saisir, et lui arracher les ailes de ses pensées pour les clouer sur le cercueil de son humanité. Pauvre âme enfantine qui croyait que la bonne volonté pouvait tout résoudre ! L'oiseau planta son bec dans mon cou, et la statue que j'avais été, imaginant ce que je pourrais faire à Lao une fois que je l'aurais entre mes griffes, elle se mit à bouger. Le loup était dévoré par la faim, mon estomac brûlait d'une terrible envie de sang, et quand je marchai, mon pas fut raide. Shin avait enfin fermé sa petite gueule, tout allait bien. Lynn serait heureuse de se donner à moi, les jumeaux Hamilton étaient assez fort pour résister, tout se passerait bien. Je grattai ma nuque de mes griffes en argent, et je lançai de ma voix profonde
:

— Dans trois jours, nous nous retrouverons au Grand Marché. Je serais habillée de blanc, et je me ferais appeler François, je jouerai du violon sur la place pour attirer Lao. À mon signal, j'imitai une sorte de révérence qui se voulait « artistique », vous attaquerez Lao. Et dès que j'aurais montré finalement mon animosité à notre proie, ceux qui seront sur les toits, vous portez l'offensive. Si vous avez des questions, contactez-moi. Vous me trouverez au Manoir Paole.

Ou peut-être pas, j'étais rarement chez moi en réalité, je m'y ennuyais. Ma maison, c'était l'Empire tout entier, mon terrain de jeu ? C'était les gens eux-mêmes, ceux que je voulais voir périr dans les flammes de ma haine. Je fis un signe de la main, et ma silhouette s'enfonça dans l'obscurité, je devais me calmer. Le loup guettait sa proie de trop prés, il reniflait ma raison, et la raillait. Je voulais du sang, et du sexe, je devais tempérer ces émotions avant ce jour fatidique, où Lao tombera à mes pieds. Dans le monastère, le croassement d'un corbeau fut perçu, rieur.

_________________
Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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Job de l'Ombrage
† Inquisiteur †

Job de l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyDim 6 Mai - 20:53

    Mes yeux avaient parcourus notre assemblé, et j’avais remarqué le comportement de la Lame Grise. Je me demandais, l’espace d’un fugace instant, ce qu’elle avait en tête. Au final, j’avais osé parler, moi que veillait généralement à être simplement oublier, moi qui veiller à être si proche de l’Ombre que les gens en viendraient à m’oublier en son sein.
    Les yeux du Baron me scrutaient. J’ignore pourquoi, j’y ai décelé un fugace instant de la surprise. Serait-il possible que l’éclat de mes yeux ne lui ai nullement échappé ? Il est fort probable, vu sa réaction.

    Les mots suivirent. Je n’avais pourtant pas mit mot sur le désir que j’éprouvais, qu’il l’avait compris. J’ignorais s’il m’était autorisé de sentir ainsi l’envi de me tester face à lui, de lui faire face. Je voulais, indubitablement, voir quel niveau j’avais atteint par rapport à celui que l’on considère comme le plus puissant, et le plus haut gradé de l’inquisition.
    Je ne possède pour moi que ma discrétion, mon arme, et mon affinité du Voyage Ombreux. Pourtant, je ne peux que répondre à ses mots de cette voix au timbre de marbre :


    « Je vous suis reconnaissant de votre choix, Baron Paole. Je me montrerais alors digne de recevoir vos assauts, et de mon corps les contenir. »

    Si mon corps ne peut supporter ses attaques, alors jamais je ne pourrais vaincre Marius. Ou plutôt, venir à bout de l’hérésie s’étant emparé de l’essence de mon jeune frère.
    Au final, je me dis que je ne peux me permettre de rester plus nonchalant quant à ses actions. Il est devenu une menace, je dois l’accepter et en tant que Frère de Sang, je me dois de contribuer à sa Fin.

    Affronter, d’ici quelques jours, le Baron dans une situation délicate sera pour moi le meilleur des tests. Dois-je voir cela comme un exutoire, je ne saurais le dire.
    Dans tous les cas, mes yeux étaient ancrés non pas dans ceux du Baron, mais de l’animal me fixant avec intensité. J’avais la sensation d’être passé au crible, aussi, mes paupières ne s’abaissèrent-elles qu’une fois le contact visuel perdu sur décision du corbeau.

    L’affaire était ainsi déterminée, et ce fut avec un pas discret que je repris place dans les rangs. Ma présence vint une nouvelle fois s’effacer, et lorsqu’un mouvement de la main de mon supérieur se fit, je reposais mes yeux sur lui.
    Mon esprit était déjà tourné vers notre futur affrontement. Je sentais mon corps brûler de l’intérieur, appréhendant le combat et en même temps, le désirant. Par cette action, je prouverai finalement à Marius que ma détermination de l’attraper est prise. Je prouverai à Père et Mère que je ne suis en rien inférieur à Salomon…et à Salomon que je combat ma propre faiblesse pour le rendre fier de son statut d’aîné.

    Je pris note du signal, il me faudrait donc intervenir dessus. J’avais hoché la tête en réponse, prouvant ainsi ma compréhension.
    Prenant note des dernières informations, j’ai rajusté ma tunique et me suis alors écarté du groupe. D’une voix claire, toujours stoïque, je déclarai :


    « A dans trois Jours. Je ne vous décevrai nullement, Baron. »

    Je faisais, bien évidemment, référencement à notre futur affrontement. Drappé dans mon vêtement noir, je quittai les lieux d’un pas presque félin, un pas silencieux. Rapidement, au premier passage de prêtres, je disparu de leur vision comme aspiré dans cette légère foule. Discret comme de coutume.
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MessageSujet: Re: Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin)   Jouons au Pendu ! (Pv : Job et Shin) EmptyMar 8 Mai - 9:22

    Shin avait parfaitement conscience de la différence de puissance entre lui et pas mal d’autres personnes ici. Mais il n’était pas faible pour autant. Certes, Emile et Job lui étaient supérieurs en force mais aucun des autres inquisiteurs présents n’avaient les moyens de le vaincre en individuel. Vu que le chef était un crétin de gosse gâté doublé d’un chien fou, il n’en plaça pas une de plus. Si ça pouvait lui permettre de mieux bander que de croire qu’il s’était tue pour son plaisir, grand bien lui en fasse, Shin avait mieux à faire que de jouer à ces petits jeux stupides. Il écouta donc tranquillement le reste des explications. Dans trois jours, lui en joueur de violon qui défendrait de son corps sa proie avant de leur faire le signe de passer à l’attaque. Un musicien des rues… mais oui bien sûr, vachement crédible avec cette tête de tueur.

    Il observa donc l’homme nommé job qui discutait avec son supérieur. Ca semblait mieux passer avec lui et d’après Shin, pour deux bonnes raisons. D’abord, il avait plus l’air d’un bon petit toutou bien zélé et donc bien obéissant, or Emile, vu son caractère, devait aimer dans le fond qu’on lui lèche les pieds. De plus, l’inquisiteur s’était proposé pour jouer le faux combat mais nul doute que le sieur Emile n’allait pas trop retenir ses coups, or il allait forcément aimer quelqu’un qui se proposait comme punchingball.

    En tout cas, une chose était sûr, il n’irait pas lui poser de questions, ce type avait bien trop mauvais caractère. D’ailleurs, le boulot s’annonçait difficile à bien y penser. Il analysa un petit peu les gens avec qui il travaillerait sur ce coup. Le chef, Emile, était plus proche du chien qu’autre chose, un molosse de guerre à la mâchoire puissante mais complètement enragé et bon à abattre. De son côté, job lui faisait penser à ses chiens de garde formaté et obéissant, puissants mais qui obéissent au doigt et à l’œil, capable d’aller bouffer des gens férocement et de revenir au pied en remuant la queue.

    Les autres, moui, ça pouvait pas être pire, les jumeaux avaient l’air de deux bons abrutis, la fameuse Milena n’avait pas dû gagner ses galons par ses capacités, quand à la gamine qui bavait devant le grand malade de service, il était probable qu’on ne la revoie pas à l’opération, elle devait juste être là pour servir de truc à baiser pour le chef puisse se détendre avant le grand jour…

    Au final, ca craignait à mort, quand on bossait en équipe, on était supposé faire confiance à ses équipiers, pas se méfier d’eux et jauger leur force pour voir si on s’en sortirait vivant ou du moins entier. D’ailleurs, des gens comme Emile et Job lui rappelaient qu’il était impératif qu’il devienne rapidement plus fort s’il voulait survivre ici.

    Vu que tout était dit, les gens se retiraient déjà. Le sieur Job disparut dans son coin, Shin ne dit rien, il recula dans les ombres et disparut sans bruit comme à son habitude, maintenant, il devrait aller se changer et inspecter discrètement les lieux de l’embuscade, voir les entrées et les sorties, veiller à ne pas laisser sans surveillance une seule échappatoire possible pour leur cible et s’en mettre quelques-unes de côté au cas où leur taré de chef pète un plomb…
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