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 Entre frère et soeur; un oiseau pur à Ishtar [PV Ulrich]

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MessageSujet: Entre frère et soeur; un oiseau pur à Ishtar [PV Ulrich]   Dim 29 Jan - 20:48

La route avait été longue mais plutôt calme.
Et c'est sans remords, ou presque, que Mézièle quittait Hellwig.

- Oh! Regarde, Coraline, regarde comme c'est beau!

Penchée sur le chassis, Mézièle sémerveillait de tout dans cette capitale. Tant de diversité dans une seule et même cité, vaste cité. Le soleil couchant rougeoyant la pierre des bâtiments, l'odeur caractéristique de la Capitale, le bonheur d'y être, tout illuminait les traits déjà mirifique de la jeune femme.

Et la femme vieillissante, la bonne nourisse, souriait à la voir ainsi, si enthousiaste et s'imaginait déjà la tête d'Ulrich quand il les verrait toutes deux.

Ishtar, capitale de renouveau, province pleine de promesse.
La douce Mézièle en avait bien besoin. Il faudrait qu'elle remette en place ses idées, celles préconçue, donnée en «cadeau» par la famille, les traditions, l'histoire même des Hellwig puis celles de son coeur, troublé, égaré.

Assise sur son petit coussin dans le véhicule qui portait les deux femmes dans la capital vers les quartiers résidentiels, Mézièle rêvassait, se souvenait cette conversation qu'elle avait eût avec son frère.

Citation :
- Pas mal le jouet...

Il parlait du pendentif que ce joailier lui avait offert et qu'elle portait toujours au cou depuis.
Ulrich avait sourit et enlacé sa soeur par derrière, nouant ses mains à sa taille. Il huma sa nuque, et regarda la lune, portrait parfait pour le présent qu'il avait à lui offrir. Elle, elle ferma les yeux, enchantée par sa voix puis cala sa tête contre son épaule.

- Ulrich! Mon adoré.

Sa voix était murmure, aussi porte-t-elle doucement la main à sa joue, par derrière, caressant sa peau lisse du bout de ses fins doigts d'albâtre. Il entrouvrit les yeux, ses rubis se posant sur ces fins doigts et il tourna la tête pour les caresser de ses lèvres.

- N'ont-ils pas compris que tu m'appartiens déjà?

Elle sourit en coin. Ces marques d'affection possessives ne la choquaient pas, elle savait que son frère la protégeait mais à quel point? Sans doute son innocence la bornait-elle dans cette intense relation qu'elle percevait comme un puissant amour de fratrie.

- Regarde cette lune mon frère, n'est-elle pas magnifique?

Elle s'était rapproché un peu plus de lui, lové contre lui, dévoilant tous ses atours sous les rayons diaphanes de lune. Lui lèva les yeux sur la dite lune, mais la trouvait bien fade face à sa chère soeur. Il trouve drôle que les femmes le dégoûtent mais que pour sa soeur il ressent un désir malsain sans nom, une passion inavouée, comme si elle était la partie de lui qu'il avait toujours voulu.

- Magnifique, tout comme toi!

Puis il l'embrassa sur la tempe, sur la joue, à la commissure des lèvres.

- Je ne t'ai pas donné ton cadeau!

Se retirant quelque peu, à son grand regret, il sorti une boite en velours noir qu'il lui tendit avec un sourire enigmatique. Et elle, elle sourit, ravie et taquine à la fois. Elle fit aller son regard entre celui de son frère et la boite de velours une paire de fois pour finir par se laisser tenter, ouvrant la boite au trésor, ouvrant la boite de pandore. À l'intérieur, une bague où se réflètent les rayons de la lune. Sur le dessus, un rubis et une ambre sont entremêles par des chaînes, à l'intérieur son prénom gravé.

Elle en resta bouche-bée, prenant délicatement la bague pour l'observer sous toutes ses coutures et la passant cérémonieusement à son annulaire droit.

- Elle est...... sublime, Ulrich...

Elle relèva un regard brillant sur lui, quittant difficilement le bijou des yeux, puis lui saute au cou, posant un baiser vif à la commissure des lèvres. Sa robe plissée entre eux deux crée des frictions qu'Ulrich ressent forcément et l'odeur et la présence même de sa soeur, de quoi rendre fou. Et il en est. Sa main caressa le ventre de sa soeur, remontant juste en dessous des seins...

Aurait-elle droit à un accueil comme tel, maintenant que c'est elle qui venait à lui?
Le véhicule secoué par une saillit dans la route la ramène à la réalité un court instant. Son regard se posant sur un jeune couple marchant côte à côte.

Citation :
- J'ai promis une danse...

Il n'aurait voulu être nulle part ailleurs que dans ses bras et y serait resté encore longtemps si elle n'avait murmuré la triste réalité. Il soupira et répondit dans un souffle, relevant son regard rubis sur elle:

- Une promesse, une promesse, Mézièle, c'est ton aniversaire et tu fais ce dont tu as envie.

Elle sauta de son siège pieds joints et s'étira sur la pointe des pieds pour frôler son nez contre celui de son frère.

- La bienséance veut que je me mêle à tous ces gens, Ulrich... Tu as suivi ton destin et je dois faire face au mien maintenant.

Et ce destin qu'elle croyait cellé à Hellwig s'étendait là, devant ses yeux, il c'était prolongé, ouvert sur le monde, sur Ishtar où sans doute elle trouverait homme pour combler les coutumes familiales... et peut-être, son coeur.

19 ans et elle n'avait toujours pas d'époux, que des dizaines de prétendant à qui elle n'avait fait aucune promesse.
19 ans et elle ne connaissait rien des affaires de l'amour. 19 ans et la pureté à l'âme, au corps. Délicate fleur à cueillir.

- Nous y sommes presque, Mézièle!

Coraline tentait maladroitement de cacher sa grande joie, son excitation propre à retrouver celui qui avait été pratiquement son fils.

- Arrêtez-vous!

Elle c'était levée d'un coup, presque à en perdre pied alors que le véhicule s'immobilisait et qu'elle descendait.

- Rejoignez-moi au Manoir dans une vingtaine de minutes, voulez-vous bien? Je veux que la surprise soit entière pour Ulrich!

Elle trépignait sur place et n'attendit pas de réponse pour courir dans la rue et rapidement gagner l'endroit, tenant sa robe en mains pour ne pas trébucher. Les regards se retournaient sur elle mais elle n'en avait que faire, il n'y avait que lui.

Il était dans son bureau, c'est ce qu'avaient dis les domestiques au rez-de-chaussée. Après avoir retiré ses chaussures, Mézièle monta au pas de course et suivit les directives pour le trouver.

TOC. TOC. TOC.

Elle frappa contre la grande porte de bois travaillé et attendit avec impatience replaçant ses habits. fière qu'elle était.
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MessageSujet: Re: Entre frère et soeur; un oiseau pur à Ishtar [PV Ulrich]   Sam 4 Fév - 5:11

-Et qu’on me dérange sous AUCUN prétexte!

BANG

Je m’enferme dans mon bureau et claque la porte derrière moi, furieux. L’enveloppe est toujours dans ma main, froissée et je la lance sur la petite table basse pour m’en débarrasser. Au lieu de m’asseoir pour me calmer, je fais les cent pas dans la pièce, les mains croisées derrière le bas du dos. Si quelqu’un aurait la bonne idée de rentrer malgré mon avertissement, je lui sauterai au visage, c’est clair. Je m’arrête près de la fenêtre et jette un œil au dehors. Je me demande un instant si le messager qui m’a amené la missive s’en est remis aux gardes pour porter plainte. Disons que je lui ai un peu écrasé le nez de mon poing en lisant le nom de l’expéditeur de cette lettre. Ce n’est pas sa faute, le pauvre, mais c’est lui qui subit quand même. Je ne crois pas qu’un soldat vienne cogner chez moi pour m’arrêter en disant :’’ Désolé monsieur le sénateur, il y a cet homme qui jure que vous l’avez malmené. Je suis désolé mais je dois vous arrêter…’’ Mais bien sûr. De toute façon je suis intouchable, jusqu’à preuve du contraire.

Je soupire et tourne la tête en direction du papier sur la table. Je devrai bien l’ouvrir un jour ou l’autre alors pourquoi attendre. Je retourne près de la table et observe la lettre avec dédain. Pourquoi a-t-il fallu que ce mot me soit adressé? Pourquoi pas à notre père? Le notre oui, à Mézièle et à moi. Car c’est bien d’elle dont il est question ici. Il ne peut en être autrement puisque c’est ce petit crétin de joaillier qui l’a écrit, Kaleb Keith. Je prends quelques secondes pour réfléchir. Je pourrais facilement la mettre au feu sans en prendre connaissance et la regarder brûler jusqu’elle soit réduite en cendres. Ensuite, je m’imaginerais que c’est le jeune homme qui est léché par les flammes et qu’il hurle, qu’il crie, demandant grâce. Hmm..Bon assez de fantasmes ce soir, lisons cette lettre une fois pour toutes. Je grogne en la dépliant me disant que mon côté maso l’emporte souvent sur le reste.


Citation :
‘’Comte sénateur Hellwig, toutes mes salutations les plus distinguées. Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour vous parler de votre très chère sœur. La marquise Mézièle Helllwig.’’

Je retrousse les lèvres comme prêt à mordre et continue ma lecture, un goût acide au fond de ma gorge.
Citation :

‘’Vous devez connaître toute l’affection que j’ai pour elle et rassurez vous, je ne vous en ferai pas l’éloge ici. Cela serait trop long et sincèrement je ne crois pas que cela vous intéresse.’’

-Tu m’étonnes sac à vin

Citation :
‘’La première fois où mes yeux se sont posés sur elle, ce fut le coup de foudre. Mon cœur a dès lors cessé de battre et j’ai su que je voulais vivre que pour elle. Je ne veux que son bonheur. C’est sûrement ce que vous désirez aussi. Voilà en somme la raison pour laquelle j’aimerais vous demander votre accord pour prendre la main de Mézièle. Si…’’

-Fils de CHIEN!
Je hurle, je rage, je ne me retiens plus et déchire la lettre en deux, puis en quatre avant d’envoyer valser les morceaux au-dessus de ma tête. Je prends appui de mes mains sur la table car tout s’est mit à tourner autour de moi. Okay, je dois me calmer. Maintenant. Sinon je vais sortir du bureau et tuer la première personne qui se placera au-travers de mon…

TOC TOC TOC

Un rire nerveux s’échappe de ma gorge et je le stoppe en passant la paume de ma main sur mes lèvres. C’est comme si je prédisais l’avenir, amusant non? Je dégaine ma lame, qui est toujours sur moi, silencieusement et m’avance vers la porte de bois. Je brandis mon arme de la main droite, alors que la gauche se referme sur la poignée, que je tourne rapidement.

-J’avais prévenu!
La porte s’ouvre et je me prépare à pourfendre l’intrus. Bon d’accord j’exagère peut-être un peu, je ne vais pas le tuer. Le sang ça tendance à tacher et c’est dur à faire partir. Mais une chose est sûre, il aura la peur de sa vie.
-Mé…Mézièle?!
Ma mâchoire se décrocherait presque devant la surprise qui s’offre à moi. Je cligne des yeux une fois, deux fois, pour m’assurer que je ne rêve pas et, lâchant ma rapière, je fonce sur la jeune femme pour la serrer dans mes bras. Je n’en crois pas mes yeux. Ma petite sœur adorée qui se trouve chez moi. En la serrant contre moi, son odeur fruitée me monte aux narines et j’ai la certitude que ce n’est pas un rêve. Je souris doucement, en l’embrassant sur le front, puis la regarde enfin, mes deux mains sur ses épaules. Ce qu'elle est belle, encore plus que la dernière fois où je l'ai vu. Ses cheveux platines ont poussé, s'arrêtant maintenant au milieu de son dos. Et elle a la même lueur magnifique au fond des yeux.
-Ma chérie, mais…qu’es-ce qui t’amène à Ishtar?
Oui, car c’est bien la question qu’il faut se poser. Qu’es-ce que sa sœur, Marquise d’Hellwig de surcroît, fait dans la capitale? Beaucoup trop dangereuse pour une femme de son rang, pour sa petite sœur adorée. Mais d’un autre côté, si elle est ici, elle ne se trouve pas près de ce Kaleb, alors c’est une bonne chose. Et même si ça m'inquiète un peu qu'elle ait fait le grand pas pour venir me rejoindre ici, je suis on ne peut plus heureux de l'avoir avec moi. Recommencer où j'ai arrêté la dernière fois.
Tout en lui souriant, je passe un bras autour de sa taille, pour l'amener un peu plus à moi. Elle ne doit pas l'avoir oublié. Elle ne peut pas l'avoir oublié.

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MessageSujet: Re: Entre frère et soeur; un oiseau pur à Ishtar [PV Ulrich]   Dim 12 Fév - 6:26

- J'avais prévenu!

Il n'était pas d'humeur mais pourtant il devrait faire face à cette surprise de taille.

Lorsque la porte s'ouvrit, Mézièle n'eut pour premier réflexe que de vouloir s'élancer pour sauter au cou de son frère mais la pointe de la rapière tendue vers elle lui insuffla une toute autre idée. Joueuse, elle franchit la courte distance qui la séparait de la pointe de la lame et l'appuya contre le galbe de sa poitrine, quelques secondes, somme toute pas assez longuement pour entailler sa peau.

- Est-ce donc ainsi qu'on accueille sa soeur adorée?!

Elle eût un petit rire, inclinant la tête de côté, sourire moqueur au coin des lèvres; adorable petit brin de femme.

- Mé…Mézièle?!

Pour peu il aurait pâlit et sa mâchoire se serait décrochée, la stupeur se lisant sur les traits de son adoré frère amusa la jeune femme. Enfin il décrocha de son air ahuri et la serra dans ses bras. Oui, sa petite soeur plus vue depuis un peu plus de 3 ans était bel et bien là, sous ses yeux, plus radieuse encore, plus mature, plus femme... beaucoup plus femme. Il pu humer son parfum si particulier, il pu sentir l'odeur de sa peau, le contact de sa chair; qu'elle délicieuse et envoûtante surprise!

Ce qui amenait la Marquise Hellwig à Ishtar? Le goût de l'aventure, le «besoin d'exister», celui de comprendre, connaître, tout savoir! Cavalière, elle avait fait un pied de nez à ses affaires de jeune marquise, un pied de nez à tous ces prétendants qui ne faisaient que prétendre pouvoir être à «sa» hauteur. 19 ans et elle était déjà bien lasse des courbettes facétieuses et surtout inutiles.

- Tu me manquais trop!

Ce n'était pas faux même si pas l'unique raison de cette soudaine venue.

Il s'approcha alors d'elle, la prenant par la taille, réduisant la distance entre eux à si peu de chose. C'est là qu'ils en étaient resté à leur dernière rencontre, il y avait de cela plus de trois ans. Il laissait ses doigts courir à sa hanche, résistait péniblement à l'envie d'écarter tout ce tissus qui gênait un contact plus pur, plus doux et surtout plus coupable

En trois ans elle avait presque prit une tête de plus, son corps c'était allongé, ses courbes s'étaient précisée ; si déjà toute petite il la dévorait des yeux aujourd'hui alors il avait bien plus envie d'abdiquer à la gestuelle du désir. Souriante, angélique, elle murmura son prénom:

- Ulrich...

Portant sa délicate main contre sa joue, elle s'étira pour poser un baiser sur le bout de son nez. Puis d'un coup, brisant cette étreinte tendancieuse, elle s'écarta pour marcher vers la grande fenêtre du bureau. S'arrêtant dans sa foulée, elle se pencha pour ramasser les confettis de papier sur le sol, présentant ainsi innocemment sa croupe un instant, un court instant.

- De mauvaises nouvelles...?


Elle leva les bouts de papiers par dessus son épaules avant d'y jeter un oeil. L'écriture connue lui extirpa un froncement de sourcils, souleva des questionnements qu'elle ne tairait pas bien longtemps. Kaleb?

- Ulrich...?

Le petit amas de bouts de papier coincé entre l'index et le pouce de sa soeur suffit sans doute au Sénateur pour comprendre où elle voulait en venir, ce qu'elle voulait savoir.
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MessageSujet: Re: Entre frère et soeur; un oiseau pur à Ishtar [PV Ulrich]   Jeu 23 Fév - 15:13


Je suis prompt, c’est vrai, mais j’ai des bons réflexes qui parfois m’aident à retenir une action qui aurait pu être catastrophique. Dans ce cas-ci, Mézièle a joué avec le feu. Il aurait suffi que je force un tantinet pour que l’arme lui transperce la poitrine. Geste qui m’aurait rendu coupable pour le reste de ma vie. Elle a le sens du risque dans le sang ma frangine, tout comme moi. Mais cela ne va guère à une dame de son rang. Je me devrai de le lui rappeler. Mais auparavant, je profite de sa présence dans mes bras. Ma chère sœur adorée, ici à Ishtar, venue pour me voir. C’est la plus belle des surprises. Mais ça cache quelque chose. Je ne suis pas dupe. Au-delà du désir de me revoir, ma sœur ne ferait pas tout le voyage d’hellwig jusqu’ici pour de simples retrouvailles. Non, il y avait autre chose qu’elle me cachait pour une raison obscure. Soit, je le découvrirai bien par mes propres moyens plus tard.

Son parfum m’envoûte totalement. Tous mes sens sont en éveil lorsqu’elle est si près de moi. Je pose les doigts sur ses hanches, glisse vers le creux de ses reins. L’appel du vice est de plus en plus présent. Je ne comprends pas très bien cette attirance irrésistible pour Mézièle. Ce n’est pas seulement son corps, mais un besoin vital de l’avoir près de moi. De la caresser, la voir sourire, faire son bonheur. Et ce, depuis sa naissance. Un tour de l’Ombre sans aucun doute qui doit bien s’amuser de me voir ainsi torturé.

Elle souffle mon prénom à mon oreille, me faisant frémir. Un bon prélude à ce que je la soulève de terre, la couche sur mon bureau en balayant d’une main tout ce qui s’y trouve et lui fasse l’amour. Je disais que j’étais prompt plus tôt, mais j’ai une volonté à toute épreuve. Je sais me tenir lorsque c’est vraiment nécessaire.
Ses lèvres roses se posent sur le bout de mon nez, m’extirpant un sourire à nouveau, et je pose ma main sur celle qui caresse ma joue. Ma chère Mézièle si tu savais comme tu m’es précieuse. Je la regarde se reculer pour aller voir la vue de ma fenêtre et déglutit alors qu’elle se penche pour ramasser quelque chose sur le sol. Ce n’est pas permis d’être autant tendancieuse et pure à la fois.

Des mauvaises nouvelles? Je n’ai rien reçu de tel depuis un bon moment déjà. Mon regard se porte sur la main de ma sœur, puis sur les bouts de papiers qu’elle tend. Bien sûr, la lettre de son prétendant que j’ai déchiré plus tôt ne peut pas passer sous silence. J’aurais dû la brûler au lieu de laisser les preuves sur mon plancher.


-Ulrich?

C’est bon, j’ai compris. Même si je voulais mentir, elle n’aurait qu’à prendre toutes les pièces du casse-tête et les recoller ensemble pour voir la vérité. Autant qu’elle comprenne maintenant qu’elle n’a rien à faire avec ce mec qui se pense au-dessus de tout en convoitant ce qu’il n’aura jamais. Je soupire et vient lui enlever sèchement les bouts de papiers que j’écrase avec mes doigts si c’est possible.

-Tu as deviné alors je ne vois pas ce que je pourrais ajouter de plus Mézièle.

Je pose mon regard dans le sien et me fait insistant. Pourvu qu’elle comprenne.

-Ce gars est qu’un foutu joaillier aux belles promesses qui ne sont que mirages. Tu mérites beaucoup mieux que lui et tu le sais!

Mes mains se posent sur ses hanches, et je la rapproche de moi à nouveau. Cette proximité enfin retrouvée, je me sens mieux. La savoir loin de ce Kaleb me soulage, mais une petite insécurité grandit en moi. Elle est loin de la maison, dans la grande capitale où tous les dangers la guettent, et elle ne semble même pas apeurée. Chère soeur, que se cache-t-il vraiment derrière ce sourire si enjôleur?
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MessageSujet: Re: Entre frère et soeur; un oiseau pur à Ishtar [PV Ulrich]   Mer 7 Mar - 4:25

L'atmosphère était devenue lourde tout à coup, elle connaissait la profonde aversion de son frère pour Kaleb, elle connaissait son dédain pour chacun de ses prétendants ce qu'elle ignorait vraiment c'était «pourquoi?». Et cette question elle n'osait pas la poser, peut-être de peur d'ouvrir les yeux sur une évidence qui relevait de la folie. Peut-être parce que ces choses là ne se demandent pas.

- Tu as deviné alors je ne vois pas ce que je pourrais ajouter de plus Mézièle.

Un joaillier. Autant dire un homme du peuple, sans réelle fortune, sans avenir autre qu'un sombre atelier et quelques pierres semi-précieuse. Un vautour sans doute, lorgnant sur la fortune d'une famille avérée, puissante à Hellwig et au delà. Un rapace, un vautour, forcément ! Et elle ? Que pouvait-elle en penser ?! Était-ce important ?!

Pourquoi elle avait quitté Hellwig pour rejoindre la Capitale ?
Pour fuir, avant que des sentiments plus forts ne s'installent entre elle et celui que son frère exécrait, celui qui aurait tarit, de par sa seule présence, le nom de Hellwig. Balayer les raisons du cœur au profit de celles du nom. S'élever. Toujours plus. C'est ce pourquoi la petite Marquise avait été mise au monde, ce à quoi elle était destinée. À sa naissance l'Ombre avait posé le baiser de l'ambition sur son front, elle avait apposée le sceau de l'innocence sur son visage pour que son dessein soit servit avec le plus de discrétion possible.

S'élever. Toujours plus. À l'instar de son frère, à l'image de son frère.

- Shhht... Shhhtt... Apaises-toi mon frère. Je suis ici pour toi, pour ton bien, le nôtre, celui des Hellwig.

Elle avait déposé doucement deux doigts sur les lèvres de son aimé frère, rivant ses prunelles ambrées aux siennes. Tout près de lui, par sa présence, son parfum, cette douce proximité, elle apaisait la colère soulevée par ces quelques bouts de papier qu'elle avait laissé retomber sur le sol, signant la trêve ; Kaleb n'existerait plus pour elle.

- Ne te mets pas dans cet état pour moi, Ulrich. Tu sais très bien que jamais je ne ferai quoi que ce soit qui te chagrine ou te nuise. Je suis ici pour apprendre, apprendre ce qu'est la vie au delà Hellwig. Je veux tout savoir, vivre comme les femmes d'ici. Je veux être près de toi et je veux que tu sois fière de moi.

Ses deux doigts posés contre ses lèvres, glissèrent doucement pour épouser la courbe de sa mâchoire et laisser à son pouce tout le loisir de caresser sa joue.

- Apprends-moi ! Apprend-moi tout, Ulrich!

Et doucement elle s'écarte de lui, virevoltant vers la fenêtre qu'elle avait voulu gagner plus tôt, jetant un regard curieux, souriant au dehors sur cette vue qu'il avait de la cité. Un moment passa tandis qu'elle observait les carrosses, convois et charrettes passer au loin et finalement elle se retourna, s'accoudant au rebord de fenêtre, légèrement cabrée, tendancieuse une fois de plus, ignorante du charme, de l'emprise qu'elle pouvait avoir sur les hommes... sur lui.

- Parles-moi de tes amis, des gens que tu côtoies ! Parles-moi des femmes qui ont ton attention... Expliques-moi comment être de celles-là... comment être à la hauteur ! Parles-moi de l'Empereur, mon frère, oui parles-m'en... !

Elle y mettant tant d'emphase que son souffle se faisait court, tendant la peau de sa gorge enserrée dans un corset beaucoup trop ajusté. Quelle était belle!

Cet élan de curiosité était enivrant, étourdissant à vrai dire mais vivifiant. La jeune sœur qu'il avait quitté il y avait de celui trois ans, lors de son anniversaire, n'était plus. Ce qu'il avait sous les yeux à cet instant c'était une femme, une délicieuse femme au regard brillant d'ambition... l'ambition des Hellwig. Précieuse, précieuse petite chose transformée en «arme» vivante.
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MessageSujet: Re: Entre frère et soeur; un oiseau pur à Ishtar [PV Ulrich]   Sam 28 Avr - 18:30


La colère. Ce sentiment que je connais que trop bien m’avait submergé sans que je ne lui offre aucune résistance. J’étais trop las pour la repousser, tout en sachant qu’elle allait m’apporter l’énergie qu’il me manquait. Certes, une force négative, mais qui arrive à faire soulever des montagnes. Un plan s’échafaude déjà dans ma tête en ce qui a trait au prétendant de Mézièle. Elle à Ishtar, elle ne pourra savoir ce qui se passe dans notre belle capitale. J’irai voir les bonnes personnes et ce joaillier ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Des fragments de cristaux recélant un œil vert et un œil bleu. À vouloir obtenir une pierre précieuse, il y a des risques à prendre. La fatalité fait partie de l’un d’eux. Je préférerais faire le travail moi-même bien sûr. Pour m’assurer que tout est en ordre et pour voir son regard vairon une dernière fois avant que ma lame ne le pourfende.

- Shhht... Shhhtt... Apaises-toi mon frère. Je suis ici pour toi, pour ton bien, le nôtre, celui des Hellwig.

Comme si sa voix n’est pas assez, elle dépose ses doigts sur mes lèvres, obtenant enfin ce qu’elle veut de moi, un sourire. Je ne me rends pas compte que je viens de passer d’un extrême à un autre. De ma colère, ne reste qu’une douce chaleur en moi. Mézièle est la seule à pouvoir m’apaiser ainsi. Elle détient le secret pour réussir à me recentrer plutôt que je me noie dans mes émotions. L’ombre en est sûrement responsable. Un grand frère protecteur et à tendance explosive a besoin d’une petite sœur posée, douce et qui a la clé en mains pour ramener son frangin à la raison. Pas que je sois fou, non, seulement ambitieux. Et je veux le meilleur pour ma sœur.

J’ancre mes prunelles aux siennes. Le rubis se mariant à l’ombre et je l’écoute sans l’interrompre. Elle ignore tout. Tout de ce qui est de la vie dans cette grande capitale. L’inquiétude doit se lire dans mon regard, même si j’essaie de durcir mes traits pour ne rien laisser paraître. Mézièle est un petit agneau ici qui se promène librement savoir qu’un loup l’attend à chaque coin de rue pour la croquer. Pour souffler son innocence d’un coup et la rapatrier à sa cause. Je ferme les yeux avec violence. Non, il ne fait pas que cela arrive car si c’était le cas, je mettrais Ishtar à feu et à sang sans le moindre remord pour trouver le coupable. Et lorsque je le retrouverai… Je serre les poings, inspire, puis ouvre les yeux pour les planter dans les siens, durs cette fois.


-La vie au-delà d’Hellwig n’est pas pour toi Mézièle.

Les dents serrées, je grogne plus qu’autre chose. Elle balaie mon avertissement d’un sourire et vient caresser ma joue. Elle est si belle, si douce, si irréprochable. Je laisse passer un soupir en enlaçant son poignet droit de mes doigts.

-Tu veux que je devienne ton mentor? Je suis déjà ton frère, n’est-ce pas assez bien pour toi?

Elle veut que je lui apprenne tout. L’idée germe dans mon esprit. Je peux tourner cela à mon avantage. Et la voilà qui se pousse vers la fenêtre, comme un oiseau regardant la vie au-travers des barreaux de sa cage. Un oiseau enchaîné qui attend avec impatience sa liberté, avant de tourner le regard vers celui qu’elle sait amadouer. Celui qui a les clés de sa prison, moi. Me faire parler de mes fréquentations est une ruse comme une autre pour arriver au vif du sujet. Mais pourquoi pas. Elle ne me connaît pas en tant que sénateur.

-Je n’ai pas vraiment.. d’amis Mézièle..

Je plisse le nez dans une petite moue. Je n’aime pas le terme ‘’amis’’ même si certaines personnes de ma connaissance se rapprochent de cette catégorie.

-Il y a peut-être le régent et haut-prêtre Uriel d’Arken que tu dois à tout prix rencontrer. C’est la personne que j’estime le plus ici. Il a une grande place dans ma vie.

J’ai un sourire en coin. J’aurais pu être plus précis, mais Mézièle n’a pas besoin de tout savoir. Je n'ai pas envie non plus de lire la stupéfaction sur son joli visage en apprenant que je suis l'amant de l'homme le plus influent de la capitale mis à part l'empereur.


-Je côtoie les sénateurs comme tu dois le savoir et m’entends plutôt bien avec celui de Gells. Il a une drôle de tête, mais c’est un bretteur intéressant.

Je souris en repensant au duel engagé avec Droski. Un allié quand même intéressant. Je suis conscient que j’ai balayé son questionnement sur les femmes d’Isthar et c'est très bien ainsi.

-Que sais-tu de l’empereur ma chère sœur? Je suis curieux de le savoir.

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