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 Le métal qui sonne se fond dans un silence qui arrache les tympans... [PV Emile]

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Adelheid Horn

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Le métal qui sonne se fond dans un silence qui arrache les tympans... [PV Emile] Vide
MessageSujet: Le métal qui sonne se fond dans un silence qui arrache les tympans... [PV Emile]   Le métal qui sonne se fond dans un silence qui arrache les tympans... [PV Emile] EmptyDim 1 Jan - 15:48

La pluie, une pluie torrentielle qui s'égare dans les rouages des énormes manèges de la Place. Rares sont ceux qui s'aventurent dans les rues quand le temps est aussi peu clément... mais une petite silhouette pâle et furtive se glisse silencieusement au milieu des énormes pièces métalliques qui constituent ce paradis pour enfants. Habituellement, la Maitresse des Manèges est fine est souple, elle sautille de manège en manège et se glisse entre les mécanismes compliqués dont elle seule a le secret... mais ça n'est plus possible, elle ne peut plus faire ça. Gênée par son ventre énorme et les douleurs qui lui rongent les reins, la jeune fille a un mal fou à se promener tranquillement... et plus de mal encore à échapper à la vigilance de sa mère qui la harcèle pour qu'elle reste allongée au chaud sous ses couvertures... comme si elle avait envie de rester immobile toute la journée, ou pire... toute la nuit ! Et cette nuit, parfaite qui plus est, l’appelait si fort qu'elle avait réussi à se faufiler hors de la maison sans bruits, en passant sous le nez de sa mère et des esclaves postés un peu partout pour l'empêcher de faire ce qu'elle voulait. Séquestrée dans sa propre demeure... elle avait horreur de ça.

Levant son petit visage enfantin vers le ciel lourd dans lequel d'énormes nuages se poussaient les uns les autres comme pour être sûrs de déverser le plus d'eau possible sur les pavés de la capitale, Adelheid laissait l'eau couler sur sa peau avec un plaisir évident et un sourire aux lèvres. Pour une fois, les mouvements de la chose en elle ne la dérangeaient même pas, elle se sentait bien.

L'eau qui coule et qui découle s'aventure hors du ciel en planant sous la terre qui recouvre l'astre de nuit, la lune mouillée qui sourit à la nuit tout en brillant, quelque part, derrière la barrière d'eau livide qui s'étale sur le ciel pour cacher sa lueur. Elle veut percer, mais s'en fiche. De toute façon elle brille, pas pour moi, pas pour nous, pas pour elle. Elle brille juste, le reste importe peu, et c'est pourtant si important. Elle brille et elle coule, elle dégouline de lumière humide et blafarde en plein ciel sec et mouillé. Le ciel est un traitre, un amant, un ami, c'est un ennemi sans valeur qui vaut tellement dans un coeur blanc et métallique qui s'étale en sortant.

Une douleur violente courbe le petit bout de femme qui déambule maintenant dans les ruelles les plus sombres et sordides de la Capitale. A bout de souffle, elle se tient le ventre en se mordant la lèvre, fermant les yeux le plus fort possible comme si elle voulait les empêcher de sortir de leurs orbites. La vague passe, elle s'en va, la laissant juste un peu plus fatiguée qu'avant...

Partie. Venue et partie, comme d'habitude, comme tout le temps depuis quelques temps. Elle va et vient, elle s'en va et puis revient. mais là elle est partie, quelques pas et elle reviendra. Encore et encore. Pourquoi ? Hein, pourquoi ? Et remarque... pourquoi pas ? C'est normal que ça fasse mal, c'est le cadeau du Maestro... et le Maestro a dû mettre sa haine dans son cadeau, alors c'est normal, non ?

Cette fois, la douleur arrache un vague gémissement à la jeune fille pourtant habituée maintenant. Elle se plie en deux, autant que son ventre le lui permet, puis se laisse tomber contre un mur sur le sol imbibé d'eau... l'eau du ciel et la sienne. S'est elle oubliée ? Non... elle l'aurait senti, elle l'aurait su. Elle se pose la question une minute, une expression soucieuse sur le visage... et puis elle grimace à nouveau. Ces douleurs ne la laisse plus tranquille, elle a mal, ça s'arrête une ou deux minutes, et ça revient. Elle baisse les yeux sur son ventre et soupire.


- Tu me fais mal tu sais... Il serait content de le savoir, mais Il n'est pas là pour me voir. Et si tu me laissais me reposer un peu hein ? Non ?


...

- Tu... tu veux pas on dirait... Cadeau empoisonné... Il serait content.
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