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 Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]

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Émile Paole

Émile Paole

♦ Sexe : Masculin
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MessageSujet: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyVen 23 Déc - 12:59

Le triste soir était tombé sur l'Empire, masquant les courbes du vice, englobant les figures de la vertu, et s'étendant dans les ruelles pour enlacer les âmes errantes des hommes. Dans une pièce dévorée par l'obscurité, éclairée par une bougie qui vainement tentait de lutter contre les ténèbres, un corps était allongé sur un lit, perdu parmi les draps de soie. La tête enfoncée dans un coussin, les yeux fermés, et la respiration faible, je percevais les battements d'ailes de mon oiseau, alors que je pouvais sentir aussi la chaleur de la bougie dans mon dos. Torse nu, je tentais de prendre le sommeil, sans y parvenir, la douleur à ma main ne voulait pas se taire pour me laisser dormir. La lueur de la flamme léchait mon dos, épousant ses formes sans jamais le toucher, et lui comme un tableau s'exposait au regard du corbeau posé plus loin. Les ombres glissaient sur les muscles, caresse sensuelle, et mettant en valeur la brutalité de mon dos, elles semblaient refuser de quitter cette peau blanche qui était la mienne. Mes omoplates se dessinaient avec arrogance, soutenant mes épaules carrées et vigoureuses, un dos qui avait tout de banal, mais qui prenait sa personnalité même à la lueur de la flamme. La puissance de mes muscles qui dessiné par la main d'un maître se déployait dans une fébrile vanité, polis comme du cuivre, ils participaient à la beauté de ce dos blanc, trop blanc peut-être.
Une ode sans doute à la beauté, mais pas la beauté innocente et pure, mais la beauté de la noirceur virile que j'incarnais trop à la perfection, on aurait dit que ce dos fut sculpté par un artiste complètement obsédé par ses fantasmes, car on y sentait toute ma force et ma violence. Les bras repliés, on aurait pu croire à une statue de marbre, déposé là, et dont le contour des muscles était trop bien modelé pour ne pas éveiller l'admiration, et la fascination. Et là, sans délicatesse, aucune, la chute des reins s'annonçait avec la même insolence que le reste, épanouie, ne dévoilant rien, suggérant plutôt, sensuel trait qui descendait, bestial. Les hanches restaient dissimulées sous un tissu de soie, et le corbeau poussa un croassement. Brusquement, mes paupières se soulevèrent, mon regard sanglant se posa sur la nuit noire qui me murmurait tant de promesses que je ne pouvais pas me refuser à la rejoindre.

En poussant un soupir, je me retournai et observai le plafond, je levai ma main droite blessée en grinçant des dents de fureur. L'index et le majeur avaient disparu, brisés par la mâchoire d'une panthère, leur souvenir subsistait grâce à l'argent qui s'accrochait au reste de la main, mais avec les doigts qui s'agitaient tout autour, on notait avec effroi leur absence. Faoiltiarna allait me payer ça. Et la haine, douce amante, grondait dans mon oreille que la colère pouvait être bonne conseillère, le monstre que j'étais grogna, d'accord avec elle. Et aussitôt, je sentis mon sang ne faire qu'un tour dans mes veines, je brûlais et le besoin de tuer m'arracha une douleur immonde dans la poitrine. Les cicatrices zébraient mon corps, les marques de brûlures se couchaient sur mon ventre, et grimpaient sur mon cou. Je tremblais légèrement, et soudain, je me relevai pour m'habiller. Pas ce soir. Je devais résister. Pas ce soir. J'avais déjà perdu face à l'appel du sang. Lentement, j'allai me vêtir de cape et de chemise, posant mon haut-de-forme sur le haut de mon crâne, je ne pris pas la peine de me regarder dans un miroir, car je ne voulais pas contempler l'expression haineuse qui se peignit sur mon visage. Connard de Zélig, il allait me payer ça. Le corbeau croassa et vivement, il se posa sur mon épaule, tandis que je pris la canne. Sans la moindre explication à mes gens, je sortis de chez moi, luttant contre les pulsions qui me frappaient la raison. Je devais me rendre à une soirée mondaine, orgie ou autre, qu'importe, parce que je savais que l'ennui se pointerait aussitôt que j'aurais embrassé du regard les invités. Je voulais tuer, non... je ne voulais pas, j'avais besoin de tuer. Une goutte de sueur tomba sur ma tempe, le coeur battant un peu plus vite, aveugle au monde, je sortis et déambulai dans les ruelles d'Ishtar. Je devais marcher pour calmer cette souffrance, sinon j'étais plus ou moins certain que si je prenais un fiacre, le cocher finirait égorger.


« Le meurtre est le plus délicieux des actes, mon ami, ne ressens-tu pas son murmure traverser ton corps ? Le sang... meurt d'envie que tu le bois. »

Grotesque vampire que j'étais, et grotesque monstre d'une nuit sans lune, je m'engouffrai dans les ruelles. La solitude me permettrait sans doute de tempérer mon coeur, qui sans cesse cognait ma poitrine, pleurant, car je refermais dans une boîte mes pulsions. Le loup griffait, mordait, et pourtant, il ne pouvait pas se défaire des chaînes qui l'entouraient, il ne devait pas briser le fragile équilibre de mon esprit. Le monde devait garder sa fausse pureté, le sang ne devait pas gicler sur sa toile immaculée, mais je me voyais déjà flancher. Car devant mon regard placide, je vis une silhouette se détacher des ombres, marchant d'un pas nerveux vers moi. Ma main sur la canne se raidit, et serrant la mâchoire, je me fis violence pour ne pas lui sauter à la gorge, le corbeau s'envola pour se poser près d'une fenêtre. L'autre marchait, tremblant, un couteau émoussé à la main, croyait-il que c'était ainsi qu'il vaincrait le loup ? Lentement, il leva sa lame vers moi, et d'une voix grasse, il grogna :


— Donne-moi ta bourse, ou j'te bute !
— Hum...
— Vous... là... les nobles... vous méritez tous d'crever comme d'la merde ! Vous... vous êtes juste des cafards, et... bordel, DONNE-MOI TON FRIC CONNARD !

Et je craquai.

En poussant un cri, l'homme se jeta sur moi pour essayer de m'enfoncer son couteau dans la poitrine, mais j'avais déjà fait un pas en arrière. Ma cape épousa mon corps, et sifflant entre mes dents, je fondis sur lui pour le plaquer contre le mur. Sa tête claqua brutalement, et la main gauche sur son cou, je regardai son visage pétrifié de terreur. Il remua, cafouilla des paroles dont je me moquais, et le loup gronda dans tout mon corps, je craquais. Je le saisis par les cheveux pour le faire tomber sur le pavé, le corbeau pencha alors la tête, et violemment, je lui donnai un coup de canne dans le nez. Il se replia sur lui-même pour échapper à mes coups, pleurant, gémissant de douleur, mais ça n'allait pas se terminer aussi vite... Oh... ça... jamais. J'étais le bourreau, il était la proie, j'étais le monstre, et lui l'enfant que je pourchassais. Sa voix cracha quelques supplications qui me donnèrent des frissons dans le dos, pendant que ma canne heurtait son corps déjà torturé par la faim. Mon haut-de-forme tomba sur le sol, et ma main s'agita à ouvrir la cape pour qu'elle vienne le rejoindre, lui tenta de se relever, mais mon pied écrasa son dos. Sa mâchoire cogna le sol, il pleura et se tournant vers moi, il se mit à genoux. Mais qui osait affirmer que je connaissais la pitié ? Un imbécile, sans doute, car pour cet homme c'était déjà fini.

C'était de sa faute, il n'avait pas qu'à se jeter dans la gueule du loup. Je me baissai pour le forcer à se remettre debout, et à cet instant, sa lame érafla ma joue, je pris alors son poignet de ma main gauche que je serrai de toutes mes forces. Il tenta de se dégager, gigotant comme un vers, et d'un mouvement violent, je lui cassai le poignet. Le « crac » me donna un frisson, ah... quelle belle mélodie que voilà. La lame tomba, et avant qu'il ne puisse faire autre chose, je m'en saisis pour la planter dans sa pomme d'Adam. Il soubresauta, comprenant qu'il subissait sa fin, et qu'elle n'aura pas lieu sans douleur. La lame perfora sa chair, le sang gicla sur mon visage et le haut de ma chemise, poisseux, je songeai que j'aurais du gardé mes habitudes et ne pas porter du blanc. Plaquant mon genou sur sa poitrine pour le maintenir sur le sol, souriant, je retirai le couteau pour me coucher à moitié sur lui. Je dégageai ses vêtements, remontant sa manche, je mordis son bras avec un plaisir odieux. Il bougea sous mon poids, mes dents transpercèrent sa chair, me gorgeant de son sang, je sentis plusieurs frissons me parcourir. Je ne me sentis pas apaiser, bien au contraire, car l'excitation redoublait, brutale, prenant mon corps pour son jouet. Et me relevant, alors que je pouvais sentir la vie le quitter, je pris le couteau que j'enfonçai sèchement dans son oreille. Ses yeux s'ouvrirent, et je vis son existence s'éteindre, un petit rire sortit de ma gorge. Je me relevai, déçu qu'il soit mort si vite, au point que je ne pouvais pas calmer mes envies de meurtre.


— Hum...

Debout, je constatai avec ennui l'ampleur des dégâts, le sang souillait mes vêtements, répandant son odeur terrible partout. La douce odeur du sang que j'aimais tant, je ne pouvais pas décemment me rendre dans cette soirée de la sorte. Je me foutais de ce que la noblesse pensait de moi, c'était juste qu'en gardant ce sang sur moi, j'aurais du mal à lutter contre mes envies, déjà que je voulais parcourir les rues de la Capitale pour saigner des inconnus... Poussant un soupir, je jetai ma cape sur l'épaule, puis je remis mon haut-de-forme. La canne souillée de sang, je me penchai pour retirer le couteau émoussé de son oreille, maintenant pleine de saleté, je léchai toutefois la lame, un autre frisson me parcourra et je la laissai tomber sur le cadavre. Mes lèvres habituellement si pâle étaient rougit du liquide carmin, soudain pleine de couleur, je happai d'un coup de langue les quelques gouttes qui me faisaient envie. Et maintenant ? Que faire ? Je me rappelai alors que mon protégé n’habitait pas loin d'ici, et je pouvais toujours arriver en retard à cette fête ennuyeuse. Poussant un soupir, le regard voilé par l'envie de tuer, je me rendis jusqu'à l'atelier d'Ethan. Sans gêne, aucune, loin de penser que le sang tachant mes vêtements, je frappai à la porte. Je haussai un sourcil devant la domestique qui vint m'ouvrir, elle poussa un petit cri étouffé, et devant la peur que je pouvais lire dans ses yeux, je dis :


— J'ai égorgé un porc.


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Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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Ethan Widness
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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyVen 23 Déc - 15:37

Il était tard, mais Ethan travaillait encore, enfaite il ne savait quel heure il était, il ne faisait pas attention. Le brun devait juste finir cet ensemble et il ne lui restait plus que quelques jours avant que son client vienne essayer pour voir s’il avait des retouches. Cela ne prenait pas beaucoup de temps, bien ce n’était pas son seul boulot évidement.. Il avait une veste en attente, un corset et d‘autres broutilles. Enfin, le tailleur n’était surcharger de travail, pas plus que d’habitude. C’est pourquoi il voulait juste finir cette couture, qui allait se coucher. D’un regard par la fenêtre, il remarqua que la nuit avait bien avancer.
Sa domestique qui ne venait qu’un jour sur deux était dans la salle de réception en train de nettoyer.. Ce qu’il y avait à nettoyer. La dame, une femme d’âge mure, venait essentiellement pour cela, le tailleur n’étant pas un ase du ménage et n’aillant simplement pas le temps, ni l’envie. Elle s’occupait parfois de la réception, quand les client n’ était pas trop exigeant et ne voulait pas que ce soit que le tailleur qui les reçoive personnellement? Le brun ne comprenait pas trop ce stratagème, lui cela lui faisait prendre du temps à parler avec ces nobliaux. Enfin, c’était son travail. Même s’il préférai discuter avec l’Empereur, qu’avec tout ce noble qui souhaite leur ressembler en s’habillant à sa mode.

Bref, la domestique faisait son ménage dans l’atelier d’Ethan passant le balai alors que ce dernier travaillait juste à coté, appliquer à coudre ce bouton en marbre à 15 pièce d’or l’unité - ça fait chère la chemise- ignorant que quelqu’un pouvait encore se pointer à cet heure. Enfin, ce n’était pas comme si c’était jamais arrivé qu’il client débarque en plein minuit de la nuit pour lui montrer, oh Ombre, une tache de vin sur son col…. Enfin, jusqu’à là, personne n’était venu ainsi…

Quelqu’un frappa à la porte, ce qui fit légèrement lever la tête d’Ethan. Dans un regard, il demanda à la domestique d’aller ouvrir. Cette dernière exécuta et elle à bien du avoir la peur de sa vie. Ethan assit dans son atelier, dans une pièce à coté de la salle de réception ne pouvait voir qui était la personne derrière la porte, mais le cri de la femme l’alerta directement et il se dépêcha d’aller voir que cela pouvait bien être, près a saisir l’épée cacher derrière le paravent si ce visiteur était hostile - quand tu es tailleur impérial, tu apprend a faire gaffe à son environnement.

Mais non, ce n’était que le Baron Paole, Ethan l’avait reconnu à sa voix caverneuse. Qu’Est-ce qu’il faisait là et pourquoi sa domestique criait ? La réponse arriva bien vite quand il remarqua l’état de ce dernier.. Mais qu’Est-ce qu’il avait foutu … le brun fronça du nez en sentant l’odeur du sang envahir la salle ou ils se trouvaient. Il n’aimait pas cette odeur. S’approchant, il observa le noble, la mine un peu dégouté. Non, le sang ne c’était pas son trippe, en plus c’est salissant… La domestique, terrifier recolla de plusieurs mètres voyant que Ethan ne s’alarmait pas et semblait connaitre ce nouveau venu.

Et il avait tué un porc c’est ça ? Ethan ne le croyait pas le moindre du moins, mais ne demanda pas la vérité, trop peureux de connaitre la réponse, mine de rien, la vie humaine avait de la valeur pour lui. Plus que pour Emile. Celui-ci avait du sang qui géboulinait de partout, ces vêtements étaient tavher, bon a jeter et le visage de l’inquisiteur parsemener de rouge, d’ailleurs ses lèvres ont pris la même teinte que ces yeux. Non etha ne voulait vraiment pas savoir ce qu’il avait fait ..
Gardons le plus contrôle de soit, ce qui n’était pas le cas de son domestique, Ethan s’avance vers Emile- il avait oublier qu’il était aussi grand. Revêtant son masque de froideur, il avança ces mains vers de la cape pour la détacher, après avoir fermer la porte derrière l’albinos. Pliant méticuleusement l’habit pour pas ne savoir ces vêtement à lui, il commença a s’adresser à)la domestique qui était rester immobile.
D’une voix qu’il essaya rassurante et d’un sourire microscopique pour montrer qu’il n’y avait pas de danger, il lui annonça.

- Vous nettoyez l’entrée des que je me serai occupé de Monsieur, ensuite vous pourrez rentrez chez vous ..

Parce que mine de rien, l’inquisiteur était gorgé de sang et on pouvait voir au sol, avec des traces rouges, l’endroit ou il s’était arrêter; Heureusement qu’il avait épargner le tapis … Ce qui n’était pas le cas de la payasse, mais bon.. Alors que la domestique s’empressa de ramener ce qu’il fallait pour nettoyer, le brun observa l’albinos, ce demandant comment il allait faire pour ne pas tout dégelasse. Pas le choix, fallait l’envoyer au bain.
Ethan se redressant de tout son long - il n’aime pas le fait que Emile le dépasse de presque une tête- avança une main vers l’invité pour l’intimer à la suivre, mais ce ravisa. Il n’aimais vraiment pas le sang…

- Hum.. Veuillez me suivre, je vais vous conduire dans la salle d’eau pour que vous vous nettoyez… je devrais ainsi pouvoir vous donnez des vêtements à votre taille…

Pour ceci et pour tout ce qui touchait la couture de prés ou du loin, chez Ethan c’était une vraie caverne d’Ali baba. Mais cela s’entassait dans les pièces qui étaient normalement censé être son chez lui. L’inquisiteur eut donc l’honneur de passer à travers son atelier propre, que normalement très peu de client était spectateur et le mena jusqu’à la porte qui séparait chez lui de son atelier …
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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptySam 24 Déc - 21:19

Je posai mon regard sur le Tailleur, dès que je l'entendis. Je vis la suspicion passer dans son regard, son inquiétude de me voir tout en sang, mais je ne dis rien pour le rassurer. Ma réponse était assez évocatrice, selon moi, je n'avais pas à donner plus de détails. J'avais égorgé un porc, certes, c'était la pure vérité, ce sale con avait fait l'erreur de me toucher, et tout ça pourquoi ? Pour manger. S'il avait faim, il n'avait qu'à manger les rats, il en grouillait partout dans Ishtar, voilà un festin de roi. Je restai placide, mes iris rouges bougeaient lentement, suivant les gestes de mon hôte, je ne pus me retenir de lâcher :

— Oui, j'aime égorger moi-même les porcs.

Un Baron assez excentrique pour ça ? C'était plausible. Après tout, Ethan connaissait Ishtar, et ses ombres macabres. C'était un jeune homme fort intelligent, et il devait certainement savoir que la chose la plus idiote qu'il pouvait faire, c'était de contrarier le loup derrière le masque d'homme. Je passai ma langue sur mes lèvres, un autre frisson chargea mon dos, j'avais envie de sang. Pourquoi cet idiot s'était-il jeté sur moi ? J'avais envie de sang, et de sexe, tout ce qui fait un bon noble vampirique. Chauve-souris grotesque au milieu de la nuit, ma cape tâchée de sang, poisseuse de sueur, je rentrai dans la demeure du jeune homme sans plus de gêne que ça. Le sang glissait sur le tapis, alors que levant le pouce, je caressai ma mâchoire pour récolter une trace de ce liquide si envoutant. Mon coeur battait très vite, le corbeau sur mon épaule me lançait d'ailleurs des regards inquiets, et suivant la silhouette filiforme d'Ethan, je mouillai mes lèvres. J'avais de la fièvre, car je me sentais rentrer en transe, ce n'était pas assez, cet homme n'était rien, il n'avait pas assez souffert dans la mort.

Celui-là qui me guidait dans sa maison, sans doute devait-il percevoir mon regard perdre de sa froideur de seconde en seconde, quel bruit feraient ses os si je le brisais ? Lentement, comme lors de notre première rencontre, mon esprit divaguait, et je fantasmais sur lui. Je me voyais le prendre dans mes bras, non pas dans une étreinte tendre, mais pour broyer son corps contre le mien. Cette fois-ci ce n'était pas son foie que j'avais envie de manger, mais sa chair entière. J'étais certain qu'il aimerait sentir ma langue lécher son ventre, et mes dents le transpercer tandis que mon nez reniflerait l'arôme de son sang. Damnation, j'avais envie de lui sauter dessus pour le buter ! Et je restais impassible. Le monstre ne devait pas sortir, le loup était enchaîné, je n'avais pas le droit de tuer Ethan. Pas encore. Lentement, digne, j'embrassai du regard les bras de ce garçon, des bras que je pourrais tordre et arracher, j'apprécierai alors le délice de sa souffrance. Le corbeau me donna un coup de bec dans le cou, mordillant ma peau, il s'envola lorsque nous entrions dans l'atelier. Je découvrais un autre Ethan, comprenant qu'il ne passait pas toute sa vie dans les fils et les étoffes. Tremblant, malade, je dis d'une voix sinistre :


— Je suis attendu dans une soirée mondaine, et je peux me permettre un retard de deux heures et demie.

Et avec un peu de chance, lorsque j'irais voir ces nobles, je trouverais une autre animation que celle de l'hypocrisie. Mouillant mes lèvres, je ne lui donnai pas une seconde de plus, Ethan l'ignorait peut-être encore, mais me contrarier, c'était finir enfermé dans la cage d'un loup assoiffé de sang. J'avais envie de lui faire mal, et s'il ne me donnait aucune raison de ne pas le faire, je le mordrais jusqu'au sang, déchirant ses entrailles, baisant ses tripes dans le simple but de me donner une trique de... il n'y avait pas le mot approprié pour ça. J'étais une bête au visage d'albinos, et je ne pourrais pas me retenir, j'étais las de me mettre moi-même une laisse autour du cou. Arrivé dans la salle de bain, sans même l'inspecter, je pris mon haut-de-forme que je posai délicatement sur une table. Ma cape vola sur le sol, et d'un geste rapide, net et précis, je déboutonnai la chemise pour finir par retirer mes bottes, jeté là et ici dans la pièce. Ma ceinture ne tarda pas à tomber, elle aussi, et dévoilant au regard du jeune homme les stigmates de mon travail, je haussai un sourcil. Gêné ? Nullement. Je n'avais rien à cacher, pas même ma main blessée que j'avais soigneusement enveloppée dans des bandages. L'Onyx croassa et revint sur mon épaule, son bec se frotta à mon cou, et levant mon pouce, je caressai sa tête, pensif.

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Ethan Widness
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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyDim 25 Déc - 0:03

Ethan observait le baron dans son atelier … Franchement, il ne savait pas quoi faire avec cette personne. Cet homme était couvert de sang et il n’avait pas l’expression de quelqu’un qui était rassasier. D’un coup d’œil rapide, le tailleur regarda sa domestique, il craignait plus pour elle.. Lui il avait la protection de l’empereur, ce n’était pas à lui que l’on pourrait faire grand mal. Même un aristocrate excentrique elle par contre, vulgaire humaine qu‘elle est, Emile avait l‘air trop peu saint d‘esprit pour eviter quoi que ce soit.
En tout cas le brun ne le quitta pas une seule seconde du regard, que cela soit quand il traversait l’atelier ou dans la salle d’eau. Il pourrait salir quelque chose avec tout le sang qui goute de ses cheveux et de son visage… mais non, heureusement le passage à la salle de bain finisse bien, même si des goutes traçait le chemin. L’artisan observa cet invité non voulu, craignant d’avoir fait une erreur en l’invitant chez lui. Tout ce sang … Le noble avait tuer, c’est sur .. Mais combien? Ethan connaissait très bien les habitants d’Ishtar, et à force d’entendre des rumeurs dont se nourrissait les nobles, il en savait assez sur leur folie.

Il n’avait que deux heures et demi pour se rendre à une réception mondaine ? Le tailleur plissa les yeux, essayant de comprendre le ton du noble. Le prenait t’il pour un exécuteur, juste là pour réparer ses erreurs dut à sa folie passagère et l’habiller pour cette réception? Ça Ethan n’aimait pas du tout. Enfaite cet homme n’ était un aristocrate comme les autres, se baignant dans ses plaisirs peut importe ce qu’ils sont et s’arrangeait que les autres: artisan, domestique pour réparer ses erreurs. Le tailleur avaient des clients comme ceci.. Il détruisait son travail juste pour l’ennuyer et le faire refaire, car il en avait les moyens. Emile n’était pas si différent, il allait à une réception, eut l’envie d’égorger un porc et se rouler dans ses entrailles puis oh, mince ces habits sont sales, tant pis le tailleur à surement que cela à faire à cette heure-ci.
Cette pensée irrita le brun et d’un regard un poil méprisant son vis-à-vis, il lui répliqua de sa voix neutre.

- Très bien, vous serez reparti le plus tôt possible.

Il saisit la chemise au vol alors qu’Emile ni faisait pas attention. Par contre pour ces bottes, il pouvait se brosser, il ira les retrouver là ou il les a lancé. Enfin Ethan eut un petit frison de dégout en remarquant que ces mains étaient en sang en tenant cette chemise plus rouge que blanche. Arf… Ignorant ce que pouvait penser le noble de son geste, et s’en ficha complètement d’ailleurs. Il ouvrit la porte de la petite chaudière qui permettait à chauffer l’eau et la balança dedans. Cette dernière crépita un peu avant de finir en cendre, et l’odeur de papier et de sang brulé vint au narine du tailleur qui le fit grimacer une autre fois. Ah.. Il aurait peut être pu récupérer les boutons.. Tant pis.
Ce retournant vers son invité, il lorgna presque imperceptiblement sur le dos et les épaules d’Emile. Ce dernier ne le laissait pas indifférent. Sauf quand comme ce soir, le rouge contrastait un peu trop avec sa peau blanche. Ah et bien sur Ethan avait déjà remarquer à peu près toutes les blessures qu’avaient le corps à la merci de son regard scruteur. Presque dix ans qu’il faisait se métier, ce genre de détail ne pouvait pas lui échapper. D’ailleurs il s’attarda un peu plus sur la main bandé. Qu’Est-ce qu’il lui était arrivé? Non pas de question sur quelqu’un qui ne le respectait pas. Ethan remarqua que l’oiseau du noble était rentré. Cela lui fit étrange de voir un corbeau sous son plafond, mais il n’eut pas la même fascination que la dernière fois à la réception, un peu trop énervé par le comportement de l’inquisiteur.

- je suppose que vous savez-vous servir d’une baignoire ? J’ai quelques petites choses à faire à coté.

Bon, Emile était grand, il pourrait faire couler son bain seul. En plus la moitié du travail avait déjà été fait, le brun avait fait chauffer l’eau grâce à la chaudière - normalement c’était lui qui devait être dans l’eau chaude à cette heure là. Il attendit que l’albinos lui réponde puis ensuite, il pourrait s’en retourner dans son atelier et voir ou en était sa domestique. Enfin si Emile le laissait faire.


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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyDim 25 Déc - 0:44

Hum... avais-je entendu de l'irritation dans la voix d'Ethan ? Ce jeune homme avait-il donc une autre émotion mis à part l'indifférence ? Soudain, je me demandais ce qu'il pouvait arriver si je le mettais en colère, j'étais certain que je pourrais voir là un évènement particulier. Un être faisant fi de tout sentiment, explosant de rage contre un homme bien plus grand et fort que lui, je trouvais ça drôle. Je haussai les épaules, peu attentif à ce qu'il pouvait ressentir, après tout si j'étais un noble comme les autres, je n'avais aucune raison de me soucier d'Ethan. Je m'étirai en essayant d'éviter de penser au sang, et à cette couleur écarlate qui tachait ma chemise blanche, l'arôme me chatouillait le nez, c'était pénible à supporter. Mordant ma lèvre, leva la main pour faire venir le corbeau, j'observai dans mon coin Ethan s'activer à sa tâche, le regard sombre, la mine renfrognée. J'avais la soudaine envie de lui faire peur, je désirais voir ce qu'il y avait derrière ce masque tempéré, et quelle couleur sa figure prendrait, si jamais je le rendais furieux contre moi. Cependant, il me quitta vite, trop vite, bah ! Je lui laissais deux heures et demie pour me faire une tenue descente, j'aurais assez de temps pour réfléchir à l'avoir totalement sous mon contrôle. Je finis par mettre l'eau dans la baignoire, un souvenir désagréable en tête, je venais de perdre ma bonne humeur.

L'Onyx se posa sur le bord de la baignoire, sa tête penchée sur l'eau qui lui renvoyait son reflet, il poussa un croassement. Je finis par me mettre nu et me glisser dedans, les bras posés sur les bords, la tête légèrement relevée vers le plafond, j'avais la bouche entrouverte, les yeux fermés. L'eau était tiède, assez pour calmer les battements de mon coeur, et me rappeler cette nuit que j'avais passée avec Adelheid Horn. Son corps mouillé contre le mien, sa poitrine écrasée sur mon torse, et mes dents qui naturellement avaient fini par la mordre, parsemant sa peau de marque et de sang. Pourquoi pensais-je soudain à cette chienne ? Cette pauvre conne qui avait fait l'erreur de tomber enceinte de moi ? Serrant la mâchoire, je rouvris les yeux sur mon oiseau qui s'était rapproché de moi, ses serres dans ma peau, il sautilla pour finalement tomber dans l'eau. L'oiseau s'agrippa à ma cuisse, trempée, émise d'autre râle rauque et agacé, il secoua son corps, envoyant des gouttes d'eau sur moi. Un sourire amusé sur les lèvres, je passai mon pouce sur les ailes de l'oiseau, tandis que de son bec, il picora ma jambe. L'eau rendait son plumage plus noir, non plus bleuté comme pouvait être son manteau, mais noire comme si on avait versé sur lui de l'encre. L'Onyw m'envoya quelques vagues, puis soudain affectueux, il grimpa sur mon avant-bras pour venir se frotter contre ma poitrine et enfin reprendre son envol. Les plumes hérissées, il se cogna contre quelques babioles qui traînaient là, avant de faire sa toilette.

Je haussai les sourcils, l'Onyx était le seul être au monde à qui je pouvais témoigner un semblant de tendresse. Le corbeau était mon frère, j'étais même persuadé que son sang coulait dans mes veines, de même que mes cheveux étaient en réalité des plumes immaculées collées sur mon crâne. Passant une main sur mon front, puis mes lèvres, je humais une dernière fois le sang avant de plonger ma main dans l'eau. Prenant le savon, je me lavai une bonne quinzaine de minutes, cherchant surtout à enfermer le loup. Ethan n'était pas loin, et je ne voulais pas prendre le risque d'un geste complètement con, motivé par une envie incroyable de satisfaire mes besoins. Oui, « besoin », tuer était pour moi comme boire, j'avais besoin de ça pour tempérer ma haine à l'égard du monde et de l'humanité. J'inspectai le bandage que j'avais à la main, incapable de cacher correctement l'absence de l'index et du majeur, puis je sortis enfin. Prenant une serviette, je m'essuyai rapidement dans des gestes nerveux pour l'enrouler autour de ma taille. Passant mes doigts dans ma chevelure, la peau encore mouillée, je fis bander mes muscles avant de rejoindre le Tailleur. Sans gêne, ce n'était pas comme si je me souciais de ça, je me présentai à lui. Les bras croisés, plus calme, moins brutal, je l'observai faire. Silencieux, je n'étais pas certain qu'il m'ait entendu arriver, et je ne fis rien pour manifester ma présence.

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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyDim 25 Déc - 1:56

Ethan s’en retourna, les mains en sang, le sang du porc qu’avait tué Emile, en tout cas cette vue lui retourna le cœur. Une fois que l’inquisiteur était dans son bain et qu’il ne le voyait plus. Il n’arriva pas a empêcher ses épaules de trembler en se précipitant au premier éviter qu’il trouva pour se laver les mains. Un petit regard sur ces vêtements, ouf, il n’était pas tacher. Le tailleur nettoya bien ses mains, s’y reprenant à plusieurs fois, et soupirant d’aise une fois qu’elle était propre. Quand l’on travaille avec du tissu, on développe des symptômes de déformation professionnel, les mains salles est une odieuse hérétie qu’il faut battre à tout pris... Surtout quand c’est du sang et que c’est Ethan…
En tout cas, une fois cela fini et dans un pic de rage, il balança l’essuie main sur l’évier. Non, mais pour qu’il se prenait cet aristocrate ! Le brun avait vraiment été déçu par le comportement de l’albinos, si ce n’est vexé. Dans cette capitale, il doit sans cesse faire attention à tout ce que disent ces nobliaux, pendant la réception où il avait croisé le baron, Ethan était assez content de voir quelqu’un qui partageait un peu son avis sur l’aristocratie, et le voilà qu’il revient le voir, la bouche en cœur – enfin non- et le prendre pour le dernier de ses domestiques.. Oui le tailleur avait une fierté mal placée qui ne se manifesta pourtant pas à l’accoutumé, mais c’était bien parce que Emile l’avait dépité.

Enfin, après c’être énervé sur le bout de linge qui ne lui avait rien fait, il retourna a son atelier pour voir ou en était sa domestique. Cette dernière toujours tremblante, vue arriver son patron comme un messie. Les marques de sang dans le salon avait été disparu, mais il restait encore celle dans l’atelier. Aidant la femme, Ethan réussi à décrasser son atelier, je crois bien qu’il serait devenu fou si une malheureuse tache de sang avait atterri sur un vêtement en cour de réalisation.

Enfin la domestique partie de l’atelier, c’était l’heure qu’elle rentre chez elle. Ethan pourrait très bien se débrouiller face à Emile non ? Ce dernier procéda a un dernier état des lieux, cherchant ce qu’avait fait le baron comme débat. Bon il ne restait plus que le tapis. Dans un énième soupire, il se baissa, pour enrouler le tapis et le virer de la ou il était … puis il le balança dehors. De toute façon n’aurai toujours quelqu’un pour le récupérer, si cela ne lui servait pas à lui, ça irait à quelqu’un d’autre. Ici les rues n’étaient pas désertes la nuit. D’ailleurs il n’allait pas tarder a fermer la porte. Ethan jeta un petit coup d’œil en direction de la salle d’eau. Il n’entendait plus un bruit… bah Emile partirai bientôt, Monsieur a une réception dont il ne veut pas être trop en retard. Puis le brun retourna à ses occupations qu’il faisait avant qu’Emile ne se pointe… recoudre des boutons. C’était bien la chose la plus chiante à faire dans la couture. Enfin, sa mine toujours renfrognée, il s’accommoda à sa tâche, ne sentant ni ne voyant le baron se rapprocher de lui. Ce dernier aurait bien plus le planter sur le moment, il n’aurai rien vu …
Enfin au bout d’un moment quand même, pendant quelques secondes ou il était un peu moins absorber dans son travail, il vut une silhouette blanche d’un coin d’œil. C’était donc une belle expression de surprise et d’un sursaut qu’il remarqua la présence de son invité. Pendant quelques secondes, il l’avait oublié. Dommage, au moins il avait une bonne vue pour se console. Mais.. ce dernier n’avait pas de caleçon et se baladait en serviette chez lui ? oui après tout pourquoi pas … Le brun arrêta de se poser des questions sur le baron.

- Veuillez me suivre, Baron Paole.

Le brun se releva, son mètre ruban autour du cou, abandonnant une seconde fois ses boutons, avant de le mener à une pièce adjacente, avec un nombre incalculable de vêtements, vestes, manteaux ect.. Il devrait bien avoir quelques choses à la taille de l’inquisiteur ici…
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyDim 25 Déc - 12:51

Je fronçai les sourcils en voyant le Tailleur sursauter, visiblement surpris de me voir ici. Les bras croisés, je lui donnai un regard froid, amusé en réalité par sa réaction. Ce jeune homme gardait en toute situation son professionnalisme, et je me demandais ce qu'il se passerait si je brisais le masque. Lui faire peur ? Oh... c'était trop simple, je voulais le voir en colère, je voulais le voir m'insulter et me frapper, tout en sachant que je ne supporterais pas ça. Personne n'élevait la voix sur moi, au risque de perdre ses organes, ou de ne pas les retrouver à leurs places. Lâchant un « hum » fatigué, je le suivis toujours sans la moindre gêne, l'oiseau sur mon épaule, il examinait l'expression agacée du Tailleur. Passant une main derrière ma nuque, je haussai les sourcils — cette fois-ci — pour regarder les vêtements qui traînaient un peu partout. Poussant un soupir, satisfait qu'il ait quelque chose de probablement à ma taille dans sa caverne de fanfreluches, je trouvai rapidement du regard une chemise noire qui dans toute simplicité détonnait, tant mieux, je ne supportais pas les détails inutiles. Je me dirigeai vers elle en prenant au passage un pantalon, je le mis sous mes yeux pour évaluer la taille et haussant les épaules, je fis tomber ma serviette.

Rapidement, habitué à me vêtir seul — contrairement aux porcs paresseux d'Ishtar —, je l'enfilai et bouclai la ceinture avec des gestes vifs. Je savais qu'Ethan me soupçonnait d'être un Inquisiteur, et cette célérité l'avait peut-être conforté dans cette idée, je fis glisser la chemise noire sur moi, la main droite tremblante à cause de la douleur, je parvins tout de même à la boutonner jusqu'en haut. Je levai le bras, et aussitôt, le corbeau reprit sa place habituellement. Loin de m'intéresser aux modes et aux moeurs, je n'avais pas la moindre idée de la matière de l'étoffe, et je me foutais assez si les serres de l'oiseau pouvaient l'abîmer. Haussant les sourcils, je fis signe à Ethan d'attendre — même s'il était chez lui, la politesse n'ayant jamais été une de mes qualités —, je me rendis de nouveau dans la salle de bain pour remettre mes bottes, et fouiller dans ma cape. Je rangeai au passage le pantalon plein de sang que j'avais laissé traîné. Revenant vers Ethan, je posai sur lui un regard d'une froideur incroyable dans son indifférence la plus totalement, je fouillai dans ma bourse pour finalement la lui tendre et lancer :


— Tenez... prenez ce que je vous dois.

Je me baissai pour faire mes lacets, exercice pénible à cause de mes deux doigts manquants. Depuis mon altercation avec Faoiltiarna, mes blessures avaient certes guéri, mais je n'avais pas eu le temps de faire réparé ça. Après quelques tentatives soldées en échec, je fis avec agacement et empressement un noeud qui ne ressembla à rien, ça m'énervait. Ce n'était pas parce que j'étais un taré de première catégorie, un amoureux du meurtre et du sang, jouissant de la souffrance des autres, riant de la torture, et prenant plaisir à baiser et tuer tout ce qui était susceptible de me plaire, que j'étais une brute sans manies. J'étais un monstre à figure humaine, un loup à l'intérieur d'un corps d'albinos, mais j'avais quelques petites manies. J'aimais certes les vêtements simples, honnissant tout ce qui était trop travaillé, mais j'appréciais me sentir propre, et impeccable. Ne pas faire ses lacets, comme un enfant de trois ou quatre ans complètement débile, me donnait la sensation d'être un faible, et je ne supportais pas ça. Je serrai les dents, puis défaisant ce maudit, je m'y repris plusieurs fois. Ce n'était pas aisé de tout faire à une main, puis lançant un regard à Ethan, je soupirai pour finalement enlever le bandage qui cachait mon infirmité. Désormais, on pouvait remarquer les marques de crocs que m'avait laissé Zélig, et surtout deux morceaux de métal collé là où aurait dût être mon index et mon majeur. Il n'y avait que les phalanges, mais pas ces doigts. Loin de penser à ce qu'Ethan pourrait ressentir face à l'horreur de la chose, je bougeai péniblement mes doigts valides pour me remettre à ma basse besogne. Je me servis de mon annulaire par exemple, même si tirer sur le lacet se révéla fort chiant, mais au moins tout était fait. Je refis la même chose pour l'autre botte, et me relevant enfin, je repris le bandage pour l'enrouler, agacé, sur ma main droite. Je levai celle-ci vers mes yeux, j'émis un grognement agacé, je savais que ça risquait de jaser si on voyait cette blessure, mais la question existentielle du jour était : devais-je briser mon indifférence pour un détail aussi futile que celui-ci ?


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyDim 25 Déc - 19:02

Ethan ne pouvait pas s’empêcher de toujours surveiller Emile, il n’était si rassurer que cela de l’avoir dans son dos. D’ailleurs des qu’il pu arranger les rôles, Emile se trouva en face de lui. Le tailleur le regarda fouiller dans ses affaires, ceci ne le dérangea pas trop outre mesure. Les aristocrates faisait souvent cela, cherchant ce qui avait à leur gout. Mais le gout d’Emile.. Était simple. Le tailleur eut un haussement de sourcil en voyant ce qu’il prenait. Un pantalon, et une chemise noire, oh quel originalité, si Ethan n’avait pas eut un professionnaliste à faire titiller un inquisiteur, il aurait eut un sourire amusé. Certes le baron était excentrique, autant dans son physique que son mental, mais il savait pas s’habiller…
Croisant les bras et jouant avec une épingles d’une main, le tailleur le laissa faire. S’il voulait s’habiller avec cela qu’il le fasse, de toute façon cela lui permettait de voir ou il avait des retouches à faire. Un ourlet de pantalon et des pinces. La chemise est a changer. Un albinos ne peut difficilement ce permettre de s’habiller que en noir, sinon sa tête blanche ressort comme une ampoule en contraste avec le tissu. Enfin bon, si Emile se veut la jouer aux vampires lumineux, qu’il le fasse mais ça sera sans la chemise d’Ethan. Ce dernier, dans un petit plaisir vicieux laissa le baron s’habiller seul, il avait bien remarquer que ce dernier souffrait quand il bougeait sa main droite et que cette dernière avait une forme étrange. Mais le tailleur ne manifesta pas ça curiosité face à ce membre blessée.

Curiosité qui se fit bien vite assouvir dans Emile décida de lacer ces chaussures qu’il était aller chercher plus loin, sous le regard d’Ethan qui ne le quitta pas des yeux - histoire de faire attention a ce qu’il ne casse pas quelques choses, y compris lui. Sa main.. Il lui manquait deux doigts? Qu’Est-ce qu’il lui était arrivé ? Ethan remarqua la trace de croc .. Voila que le baron s’était battu avec un fauve. Oui ce dernier était décider de lui en faire voir des vert et des pas murs …
Puis Emile lui tendit sa bourse, pour le payer ..et il pensait que Ethan allait le laisser partir comme cela ?

- Attendez un petit peu, j’ai quelques petites retouches à faire avant que vous partiez, cela ne sera pas loin… et si vous pouvez le rendre la chemise ?

Un «  elle ne vous va pas et pas question de vous laissez sortir comme cela, avec mes création sur le dos sans un minimum de retouche  » était sous entendu après ses quelques mots. Quelle idée d’allé chez le tailleur impérial pour seulement ceci ? Ce dernier était censé être le meilleur de la capital alors on ressortait de son atelier, soit bien habiller, soit à poil.
Emile pouvait très bien être le plus gros Dark Méchant d’Ishtar-ça a l’air d’être a la mode en plus- tuer comme il respire, faire preuve de cannibalisme et danser la gigue dans les boyaux des victimes. Ethan s’en contre fichait, dans son atelier on obéissait à ses règles et on le respectait un minimum. Cela fonctionnait sur les nobles qui avait un soucis de réputation, car dans un mauvais jour le tailleur pouvait les afficher et ils avaient toujours peur que Ethan se venge avec les vêtements qu’il leur fait porter. Mais cela semblait être plus difficile avec ce client là; enfin, Le brun allait se débrouiller… Il faillait toujours se méfier de plus petit que soit, surtout quand ce dernier avait un ciseau dans la continuer de son bras. Et surtout quand on avait un caractère autant de chiotte que celui d’Ethan.

Surtout qu’il se vengeait un peu du comportement d’Emile, mais quelque chose lui disait que cela allait être le début. D’ailleurs, Ethan montra du doigt une extrade surélevé.

- Montez là dessus, pour que je puisse délimité la taille de votre ourlet, vous marcherez dessus sinon.

Attendant que son nouveau client s’exécute, le tailleur prépara ses épingles. Une fois l’homme debout sur la case en bois vernis, l’artisan épingla le tissu du pantalon à la hauteur qu’il fallait et intima au baron qu’il avait fini pour qu’il descende et que Ethan puisse finir ses trucs de couture. D’ailleurs il se rapprocha de lui et lui enleva sa ceinture avec toute la normalité du monde. Cependant, le brun s’autorisa à lever légèrement les yeux vers Emile pour le regarder d’un «  ce n’est pas ce que tu crois, je fais que mon boulot ». Et deux épingles après, le pantalon allait enfin parfaitement au baron.
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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyLun 26 Déc - 18:12

Le noir ne convenait pas à un albinos ? Selon mon point de vue, si. Je n'aimais pas porter les couleurs, comme je honnissais tout ce qui était fanfreluches, je l'avais déjà mentionné ? Je le savais, il fallait juste le préciser de nouveau. Je levai les sourcils devant la remarque d'Ethan, croyait-il que j'allais lui obéir ? J'aimais le noir pour sa simplicité, et justement, aimant jouer avec les contrastes, je trouvais ça fort plaisant de le marier à ma peau blanche comme de la craie. Si Ethan voulait me faire porter autre chose, il était mal parti. Je n'étais pas ce genre de personne qui prenait soin de ses « gens », même si Ethan ne faisait pas partie de ma maison, il devait ne pas oublier où se trouvait sa place. Ma présence ici était due seulement à mes pulsions, mes besoins journaliers de sang et de violence, alors même si pour un temps, j'étais calmé, il ne fallait pas réveiller la bête qui dormait en moi. Le bain avait fait baisser l'excitation, mes muscles s'étaient progressivement relâchés, et mon corbeau était prêt de moi.

Pour combien de temps encore allais-je garder le loup dans sa cage ? Combien de temps arriverais-je à tenir, face à ses grognements et sa douleur ? Je ne pouvais pas le garder trop longtemps enfermé, sinon ça devenait douleur et frustration pour moi. Le plaisir de l'attente était une chose, mais je n'avais pas la patience de m'imposer moi-même ça. Si Ethan me provoquait, il le payerait de sa vie. Je ne faisais pas de différence entre le Tailleur et l'homme que j'avais tué en venant, certes j'appréciais ce jeune homme, mais il devait veiller à ne pas se retourner contre moi, comme Adelheid Horn l'avait fait. Il avait beau avoir la protection de l'Empereur, ce n'était pas ce gamin qui allait le protéger d'un homme tel que moi. Je prenais et je tuais sans me prendre la tête, j'étais un chien qui sans cesse rongeait sa laisse. L'Église ? Eh bien... quoi l'Église ? Ce n'était qu'un ordre comme un autre, un ordre que je pouvais détruire sous la colère, ou bien à cause d'un caprice, ce n'était pas elle qui me faisait peur. Poussant un soupir franchement agacé, je fis ce que me demanda Ethan, sans me retenir de lever les yeux au ciel, je n'avais pas retiré ma chemise, et mon oiseau n'avait pas bougé de mon épaule. Son unique oeil noir fixait le brun, lui-même tentait de lui arracher ses angoisses et ses passions, tout comme moi, l'Onyx désirait voir Ethan sans son professionnalisme, il voulait le voir comme il était réellement.


— Tout ceci n'est que futilité...

Avais-je soupiré, alors qu'Ethan s'attelait à faire l'ourlet, l'oeil fixé sur le mur en face de moi. Ca n'avait même pas commencé que je trouvais ça d'un chiant, mais d'un chiant fatale. Je n'étais pas un noble à l'origine, j'étais juste parvenu à me vêtir de leur manteau d'hypocrisie et de leurs moeurs. Rien de plus. Alors je voyais dans le métier d'Ethan, certes sa passion, mais pour moi une grande perte de temps. Pourquoi la noblesse s'entichait autant de superflus ? Si certains étaient de vrais esthètes, pourquoi n'appréciaient-ils pas les choses simples ? Telles que le sang, les tripes, le sexe, et la torture ? Tuer, c'était plus que prendre la vie, c'était la domination complète d'un être humain sur un autre, une élévation. L'extase était puissante, rugissante, et vrombissante, courant dans mes veines avec une vigueur incroyable, je tuais, car j'aimais sentir contre moi les derniers instants d'une âme dont la seule erreur aurait été de tomber sur moi. Lentement, encore, je tombais dans mes fantasmes, et quand Ethan sembla finir, je serrai la mâchoire pour réprimer mes pulsions. Posant pied à terre, je levai le bras pour que mon oiseau change de position, il était sur mon avant-bras droit, et son bec caressa mes blessures. Que serais-je devenu sans cet oiseau ?

— Je ne vous la rendrais pas, elle me plait. Qu'importe ce que penseront les porcs aristocrates, je ne suis pas homme à courber l'échine devant les rumeurs, et les mauvaises langues. Et puis... tous savent à quel point je suis dangereux, et qu'il vaut mieux ne pas me contrarier.

Ceci était une menace que je ne voilais même pas, Ethan devait se souvenir de ce que j'avais fait à la jeune femme. Je l'avais humilié pour trouver quelque chose à faire, et si ce jeune homme tenait à coudre étoffe et fils pour le restant de ses jours, il n'avait aucun intérêt à me contrarier.

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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyLun 26 Déc - 23:53

- Ceci est mon métier…

Ce n’était pas la première fois qu’il entendait cela. La plupart des gens ignorent en quoi consiste son métier. Ils savent juste que c’est un métier de renommer avec un certain savoir et une certaine façon de procéder que tout le monde ignorent. Et même les clients d’Ethan, ce dernier était presque sur qu’ils ignoraient tous combien de temps il avait passer dessus.
Futilité.. Son métier était une futilité d’après le baron. Cela l’énervait, bien sur. Mais au fond le tailleur s’en fichait, il était lassé de ce genre de comportement. Ethan avait autre chose à faire que s’occuper de ce que pensait l’albinos sur tout ceci et puis de toute façon ce qu’il faisait intéressait tellement peu de monde qu’il n’avait plus l’espoir de captivé quelqu’un par ce qu’il faisait. Les aristocrates vous allez dire ? Non eux aimait ce qui était beau, alors il faisait du beau. Certain voulait de l’excentrique, alors il faisait de l’excentrique; certain voulait une création du tailleur impérial, alors il faisait un truc digne d’un rang pareil.
Alors après l’on s’étonnait qu’il était insensible et mono-expressif…et puis qu’est-ce que cela pouvait leur faire, hein? Plus personne n’était humain à Ishtar et lui pourrait très bien s’enfermer dans sa bulle sans que personne ne puisse y entrer. Qu’on le laisse tranquille; Voila pourquoi il n’aimait pas les clients comme Emile, fallait toujours que quelqu’un aux paroles acerbes pour essayer de le secouer. Cependant, cela ne risque pas de marcher. Si on veut enlever son professionnalisme à Ethan, c’est une chose à faire en dehors de tout contexte parlant de retouche, fils et bout de tissu.

Enfin il fut surpris quand Emile lui parla une deuxième fois. Il le conseillait d’arrêter son petit jeu avec la chemise et tout le bazar qu’il y avait avec. Mais c’était qu’une chemise … enfin le brun laissa faire. S’il voulait ce vêtement, qu’il la prenne. C’était qu’une chemise, pas besoin de lui faire une scène. Le tailleur n’allait pas non plus lui sauter dessus pour lui retirer la chemise. C’était pas le premier client qui voulait absolument quelques chose malgré les conseils du tailleur. Ce dernier n’allait pas se battre contre ça; surtout que face à Emile, c’est pas lui qu’il allait gagner. Enfin ce n’était pas une raison pour sous-estimé le brun, il ne se casserai pas à la première pichenette. Il ne parait pas comme cela, mais il vient d’une famille de maçon, et la solidité, il connait un peu. Surtout que son père n’était le plus digne des paternels, un maçon dont le fils veut être tailleur, on s’imagine ce que cela doit donner à la maison… mais tout ceci est fini depuis un paquet d’année maintenant, Ethan était parti alors qu‘il était pas encore majeur, laissant cette ambiance désenchantée derrière lui. Pendant quelques secondes, le brun se demanda pourquoi il se rapella de ceci, mais le mot futilité revenait souvent dans la bouche de son père à cette époque. C’est peut être pour cela. Il répondit donc à son client peur agréable.

- Si c’est-ce que vous désirez … Mais donnez moi le pantalon pour que je puisse faire les retouches.

Car oui, si Monsieur veut la chemise, qu‘il la garde, mais c’était le pantalon que devait rafistoler l’artisan. Son masque de froideur n’était que plus présent et sa voix d’une neutralité incroyable. Même dans son regard, on ne voyait pas le soupçon d’agacement qu’il y avait au début. Et si Emile voulait changer ceci, il fallait qu’il trouve une autre méthode.

- Je ne devrais pas en avoir pour longtemps, dans une heure vous serez déjà a votre réception.

Enfin cela c’était si l’albinos lui rendrait le pantalon. Ce dernier n’avait pas l’air d’être très ouvert sur son métier et semble tout à a fait capable de lui faire un caprice pour une histoire d’ourlet.. Pire qu’une princesse pourrie garée! Enfin le brun ne voulait qu’une chose, c’était aller prendre son bain et dormir. Cette journée l’avait encore épuisé. L’arrivée sanglante d’Emile lui avait mis un petit coup d’adrénaline, mais celle-ci avait redescendu et voila qu’une envie de dormir lui pris. Enfin c’est bientôt fini, le baron allait lui donner son pantalon, il pourrait lui faire ses retouches et le a laisser partir en paix. Ainsi, lui pourrait aller dormir.

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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptySam 31 Déc - 13:54

« Donnez-moi le pantalon »... je poussai un énorme soupir agacé, restant immobile je fusillai Ethan du regard. N'avait-il pas remarqué le mal que je m'étais donné pour lacer mes bottes ? Ce n'était pas comme s'il me manquait deux doigts après tout, et que je n'avais pas passé cinq bonnes minutes pour faire un noeud. J'avais beau être agile de mes mains, ces prothèses manquantes étaient une véritable plaie, je bougeai légèrement l'annulaire et l'auriculaire constatant avec ennui que ce n'était pas ça qui allait faire repousser les deux autres. J'émis un grognement animal, perdant ma patience, j'étais partagé entre l'envie de frapper le Tailleur dans le simple but de me défouler, ou bien partir avant de l'étrangler, ou de l'égorger. La colère réveillait souvent en moi les pulsions animales que je me dévouais à enfermer dans leur coffre, là, Ethan commençait à m'énerver, mauvais point. Mauvais moins, car mes pulsions hurlaient dans le coffre, cherchant à sortir, grattant le bois de leurs ongles sales et pleins de sang, bientôt, je les entendrais me murmurer mes fantasmes sanglants. Un frisson courra dans tout mon dos, et je ne bougeais pas, je voulais partir, je voulais... tuer Ethan. Finalement, mon esprit était trop faible face aux instincts primaires du loup, ce dernier remuait dans mon ventre, je le sentais mordre ma raison déjà vacillante, tentant de la faire tomber dans un néant de violence et de sang. Le sang... le sang était une drogue, je ne pouvais pas m'en passer.

Je reculai jusqu'à ce que mon dos touche le mur, une main sur mon visage, mon regard se troubla, la fièvre montait. Je tremblai comme un enfant pris dans le froid, et déjà, mes yeux bougeaient rapidement, fixant souvent Ethan pour venir se poser sur le mur, puis sur le corbeau qui était le seul à comprendre ce qui se passait en moi. Le bain n'avait été qu'une illusion, l'eau tiède n'avait pas calmé la douleur qui explosait dans mon bas-ventre, je détestais cette souffrance-là. Je me pliai un peu en deux, une main cachant mon oeil, l'autre se crispait sur ma poitrine, qui elle-même commençait à se soulever de plus en plus vite. Depuis Adelheid, j'avais du mal à contrôler ces élans de bestialité, et je me concentrai, moi, le loup déguisé en homme pour conserver un semblant de contrôle. Mais ma raison se faisait avalé par le loup, il revenait toujours à la charge, dressé sur ses pattes arrières pour grogner, et hurler, essayant d'éclater ma conscience de ses crocs acérés. Son haleine fétide caressait le corps de l'homme, car j'agonisais devant lui, allongé sur le dos, attendant qu'il me prenne le reste pour me pousser à des actes que... jamais je ne regrettais.

Le loup effleura mes pensées de son museau, éloignant tout ce qui pourrait être remords et regret, si j'avais déjà ressenti ça un jour. Il renifla le semblant de conscience que je possédais, avec mépris, et d'une manière qui signifiait : « N'es-tu pas las, Émile de devoir te soumettre, toi le Chien Fou de l'Église, et d'obéir à toutes ces règles chiantes ? », il me fit prendre conscience que j'étais en droit de faire tout ce que je veux. Ethan était dans une situation périlleuse, s'il continuait de contrarier le loup, je risquais de lui sauter à la gorge pour le dévorer. Mon ventre grondait de faim, mon sang bouillait dans mes veines, et je me sentais de plus en plus mal. Mon esprit perdait face aux arguments primaires du loup, et je ne pouvais que répondre en accord avec lui, j'étais faible face au monstre. Et le monstre, ce n'était rien d'autre que moi. Émile Paole l'Inquisiteur au regard rouge, Paole et sa chevelure immaculée, qui cachait derrière son indifférence des relents absurdes de brutalité. Je mouillai mes lèvres, crispé, raide comme le cadavre que j'avais laissé dans la rue, mais cette fois-ci, je ne pouvais pas me permettre de tuer Ethan. Je pouvais m'écouter, bondir sur lui, le plaquer contre le mur et mordre son cou pour le saigner, dévorer son oreille, déchirer son ventre pour goûter à son foie, je pouvais faire tout ça.

Cependant, les conséquences devaient m'empêcher de faire ça, je devais réfléchir, raisonner à tout ceci, songer que si je faisais ça, je pourrais dire adieu à ma liberté illusoire. Je n'en pouvais plus. J'étais arrivé à bout, la situation m'emmerdait. Un frisson secoua mon dos tout entier, plié en deux, je pouvais sentir sur moi l'oeil noir de l'Onyx, inquiet de constater que des deux, c'était moi le plus animal. Le corbeau piailla et sautant sur une table, il agita ses ailes noires, il était agité, comme je l'étais à l'intérieur. Mon corps était en feu, je brûlais, mon sang bouillait, la fièvre grimpait. Je mordais mes lèvres pour résister à l'envie de frapper Ethan, j'enfonçai mes canines dans mes joues pour m'empêcher de lui enfoncer dans les yeux mes pouces, et voir le résultat avec un délice incroyable. Je savais que tout ceci me donnerait un plaisir intense, incroyable, auquel tout esthète ne pourrait pas se refuser, mais je devais le garder en simple fantasme. Malgré le besoin de tuer Ethan, tout de suite, maintenant, j'étais déchiré par moi-même. Je devenais fou de douleur, et me laissant tomber sur le sol, je pris mon visage entre mes mains, et je poussai un grondement rauque. Ma voix n'eut plus rien d'humain, à cet instant, car elle refléta toute la démence qui dévorait mon esprit. Ô la Mort était mon amante préférée, mais pourquoi venait-elle me caresser dans un instant pareille ? Replié sur moi-même, je lâchai :


— Je dois partir, maintenant, éloignez-vous de moi. Obéissez... c'est pour votre survie.

_________________
Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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Ethan Widness
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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyDim 1 Jan - 23:51

Ethan ne savait pas à quel point Emile pouvait être dangereux, il ne connaissait pas la bête qui sommeillait en lui. Et puis ce n’était une personne faite pour combattre, l’instinct de prédateur.. Il ne la pas. Ni de proie d’ailleurs. C’est pour cela qu’en poussant un peu a bout le baron, il ne penserait pas que celui allait rentrer dans une transe bestiaire et se battre intérieurement contre les envies de le tuer. Non le tailleur voulait juste se venger imperceptiblement contre se visiteur qui se ramène ne pleine nuit, lui bousille un tapis, lui pique l’eau chaude de son bain et se crois tout permis comme s’il était le maitre de cet atelier. Il avait remarqué la main aux doigts manquant de l’albinos, ainsi que le temps qui avait mis pour les lacer. C’était pas pour rien qu’il lui a demander son pantalon maintenant. Certes l’excuse la plus plausible était pour ces retouches. Mais … ce n’était pas si innocent que cela.

Enfin, il ne compris pas tout de suite, quand son client, dans un sursaut ou quelques choses du genre s’écarta violent de lui avant de ce jeter presque sur le mur derriere.il n’avait jamais eut ce genre de comportement et pourtant, les originales ne n’est pas ce qui manque, entre ce qui s’évanouissent - souvent c’est elle, les corsets ne pardonnent- et ceux qui trouvant le métier d’Ethan quelques peu sensuels avec ces mains qui se balade pour prendre les mesures, ou autre malade. C’était bien la première fois qu’on lui faisait le coup là. Sa réaction était donc de la surprise, et une surprise bien présente sur son visage. Sa main était rester tendu en direction d’Emile en attendant qu’il lui rende son pantalon pour qu’il puisse enfin faire ces retouches.
Mais à partir de ce moment là, quelques choses lui disaient qu’il l’allait pas faire son travail…

Le corbeau s’agita d’un autre coté, tout en même temps qu’Emile qui se repliait sur lui-même… Ethan resta scotché devant la scène, ne comprenant pas ce qu’il se passait. Mais quelque chose lui disait de ne pas chercher et surtout de ne pas s’approcher. Normalement, avec un client il aurai du être professionnel et l’amener a un canapé ou autre, mais non. Le baron s’approchait trop de la folie pour que le tailleur s’approche de lui. Il ne voulait pas .. Ni se sentait en sécurité. Une soudaine impression de danger lui pris, ce qui le cloua sur place et lui interdisait d’avancer même un moindre pas vers l’inquisiteur. Ethan faisait un métier qui lui permettait d’entendre beaucoup de rumeur, et celle d’un loup blanc ne lui avait pas échapper.
C’était bien cet rumeur là que lui faisait pensé Emile. Et Ethan croirait presque que ce dernier va se transformer en énorme loup blanc, d’une minute à l’autre avec cette position repliée et ces râles bestiales qu’il grognait.

Le brun resta donc en retrait, et sur ces gardes, pas du tout près à approcher. Les événements, ces yeux verts, encore rempli de surprise passa du corbeau à son invité.
La phare d’Emile le fit reculer d’un pas, il savait que celui-ci ne plaisantait pas .. Il fallait qu’il parte, tout de suite. Ethan regarda Emile, enfaite son regard ne l’avait pas quitter depuis le début. Cet homme devait sortir d’ici, vite! Le jeune brun se décida à bouger, ne n’était ni pour fuir, ni pour s’approcher d’Emile. D’un pas rapide, il s’approcha de la porte, l’ouvris pour que le baron puisse sortir le plus rapidement possible.

- Alors partez …

Sa voix n’était qu’un chuchotement, Ethan ne savait pas vraiment si l’inquisiteur l’avait entendu. Et bien sur, il n’était pas rester prés de la porte, non.. Il s’était éloigner le plus possible d’ Emile. Ethan avait un mauvais caractère mais il n’était pas stupide. Il n’allait pas se jeter dans la gueule du loup.. Jamais.
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan]   Les Génies de l'Amour sont des devoirs faciles |Pv : Ethan] EmptyLun 2 Jan - 11:39

Finalement, je n'avais pas pu faire ce que j'avais envie de faire : mettre Ethan en colère. C'était moi qui étais la victime de la fureur, j'en tremblais. Je ne pouvais pas toujours contrôler mes pulsions meurtrières, c'était douloureux. Mon estomac se serrait, la sueur glissait dans ma nuque, et je ne pouvais que contempler avec désarroi ma main blessée qui tremblante, ne me servait plus à rien, Zélig allait-il me le payer ? Notre guerre ne connaitrait de fin qu'avec la mort de l'autre. Respirant fort, le regard fou, j'avais plaqué une main sur ma face blanche, habitée par l'ombre du loup. Ce loup qui voulait sortir de mon corps, mordre mes entrailles, griffer ma poitrine, et ouvrir un trou béant dans ma poitrine pour hurler sa haine au visage du monde, je ne pouvais plus le contenir. Secouant la tête, je tentais de me calmer, mais dans ces instants-là, je ne pouvais que renfermer le monstre à l'intérieur de moi. Sa voix rauque me murmurait encore et encore le même refrain, chuchotant à quel point c'était inutile de me contenir, et que crier, tuer, mordre, égorger et tout le reste, serait la plus belle des délivrances. Je ne résistais pas face aux images que le loup m'envoyait, appelant en moi mes instincts les plus primaires, le cannibalisme refaisait surface derrière le besoin de sang et de sexe.

Mordillant mes lèvres, je me voyais de nouveau bondir sur Ethan, enfonçant mes griffes dans son flanc pour lui arracher les intestins, je me voyais lui griffer le visage pour faire disparaître son masque neutre. Un grondement sourd sortit de ma gorge, aussitôt qu'il sembla faire un mouvement, je le fixai d'un regard rouge et perçant, observant chacun de ses gestes, avec la lueur animale du prédateur guettant l'instant où il tuerait sa proie. Mes doigts se crispèrent dans mes cheveux, et finalement, je trouvai la force de me relever. Bon sang ! Cette souffrance, je ne la supportais pas ! Bon sang... malédiction, par l'Ombre... pourquoi... pourquoi devais-je faire taire cette voix ? Pourquoi ne pouvais-je pas laisser le monstre sortir de mes propres entrailles ? Le loup n'en pouvait plus de cette vie en captivité, le chien était sur le point de rompre sa laisse. Grattant le haut de mon crâne, je me tenais toujours contre le mur, mes jambes lourdes tremblaient, et l'oiseau qui pour toujours serait mon compagnon, émit un croassement inquiet.

Ethan se dirigea vers la porte, mes yeux s'étaient machinalement posés sur son dos que j'aurais pu briser. Lui tordre la nuque, lui arracher sa chevelure brune et ses vêtements... ça serait si simple, si bon, si... des serres sur mon épaule m'indiquèrent la présence de l'oiseau, il mordilla mon oreille. Tuer Ethan... lui faire mal, le faire pleurer, lui faire peu... qu'est-ce que ça m'apporterait ? Je pourrais consommer en quelques instants cette vie dans toute sa splendeur, et ce à son paroxysme. Tuer était un art, plus qu'une simple pulsion que je devais expulser hors de moi, c'était ça qui m'avait rendu fort. Chancelant, je lui jetai sur le sol la bourse pleine d'or pour les vêtements, mon geste n'avait rien eu d'impoli pour une fois. On avait pu voir que ma main tremblait autant que le reste de mon corps, et ma transe me faisait réellement perdre raison. Reprenant ma canne et ma cape, la gorge sèche, mes tympans me faisaient mal, toute ma tête me faisait mal, je poussai un soupir pénible. Posant mes yeux sur la nuit noire qui s'étendait devant moi, j'ignorai volontairement Ethan, qui avait eu l'intelligence de ne pas me contrarier plus.

L'oiseau lui envoya un regard désolé, et battant des ailes, sa silhouette disparue dans les ténèbres de la nuit, le froid de l'hiver mordit ma peau. Sortant dehors, je fis un simple signe de la main pour saluer le Tailleur. Une partie de moi me poussait à me retourner, et c'était difficile de ne pas le faire, la tentation se faisait plus grande à chaque pas. Fermant les yeux, les épaules écrasées par le poids que je portais en permanence en ces instants, je mouillai et mordai mes lèvres pour goûter à mon propre, mais j'étais certain que celui d'Ethan était encore meilleur. Mon ventre brûlait de cette excitation contenue, et que je refusais de faire exploser, pourquoi Ombre ne pouvait-je pas laisser ma folie prendre le dessus ? Pourquoi Ombre ne pouvait-je pas tuer le Tailleur ? J'en brûlais d'envie. Mon sang bouillait dans mes veines, j'en avais les yeux explosés de douleur, et pourtant, pourtant... lentement, malaisément, sentant plus que jamais le loup griffer et déchiqueter ma peau pour sortir, je m'en allais. La nuit ne tarda pas à engloutir ma silhouette, et donna une chance de survie supplémentaire à Ethan.


[HJ : désolée... je ne vois rien d'autre à faire ^^" Si tu as une idée, n'hésite pas à m'en faire part. ^^]

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