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 Le loup attaque de la dent, le chat de la griffe. ( Emile)

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MessageSujet: Le loup attaque de la dent, le chat de la griffe. ( Emile)    Mer 6 Juil - 16:14

Rappel du premier message :

Une réception mondaine, ça faisait longtemps, tiens ! Ethan était invité à la soirée d’un Duc et sa femme avait organisé pour une raison quelconque. Surement pour rassembler tout le gratins encore une fois et s’abonné à leur plaisir de groupe… Une salle d’Opium, la pièce du bal, le buffet et une autre salle sombre en retrait ou Ethan ne voulait ni voir, ni entendre ce qu’il se passait dedans… Comme le tailleur habillait Monsieur pour toute les grande occasions, la réception n’avait pu se passer sans lui bien qu’il aurai voulu décliner l’invitation. Mais bon, il devait entretenir une bonne relation avec ces clients, surtout qu’il avait aider l’aristocrate à s’habiller avant de ‘’rentré en scène’’. Alors le voila ici, avec une mauvaise volonté visible à quelque pas du buffet, une coupe de champagne tenu entre ses doigts fin … Au moins, l’on pouvait se nourrir gratuitement.
En effet, ce que portait le noble maintenant, c’était le brun qui l’avait cousu de ses mains. Un costume trois pièces sombre avec un beau reflet bleuté ainsi que d’autre détail pas très intéressant à d’écrire ici. Il reconnu aussi dans la foule quelque autre tenu qu’il avait conçu. La redingote voilé d’un ancien sénateur qui semblait occuper à ennuyer deux dames en crinoline. Le costume du gars du fond déjà atteint par l’alcool. L’ensemble veste/pantalon en velours du marquis trop intéresser par les jeunes garçons. Oui, le tailleur était bien dans une soirée aristocratique avec tout leur hobbies qui ne plaisait guère au brun. Ces yeux qui avaient pris une teinte sombre manifestant bien son dégout, malgré le sourire et l’air détendu qu’il prenait quand un noble qui pourrait devenir son client passa près de lui pour le saluer. Par contre pour les autres, ils pouvaient se brosser, surtout quand leur regard vicieux se baladait un peu trop sur lui.

Pour le travail, voila il était là, et supportait ceci pour le travail. Il n’avait mine de rien, que cela dans la vie et ne savait rien faire d’autre que coudre. Ce qui est déjà bien, il faut dire, surtout quand sa dextérité l’avait emmené au rang de tailleur Impérial. Malheureusement, cela l’avait aussi mené à supporter la classe qu’il appréciait le moins: l’aristocratie.
Enfin, maintenant, il resta toujours debout, se balançant parfois d’avant en arrière, attendant que cela se finisse. Ethan n’avait jamais été très a l’aise dans ce genre de soirée, et cherchait toujours un moment de s’occuper ou de s’enfuir, sauf quand il y avait un client intéressant qu’il serai amusant de vêtir. Par moment, il changea aussi de place, allant prés des escaliers, puis dehors, avant de retourner au buffet voir si il y avait pas quelques choses à se mettre sous la dent. Parfois aussi, une demoiselle lui demandait une danse, et il s’exécuta avec un sourire. Puis il repartait se promener évitant soigneusement toujours le même noble avec le regard vicieux. Il savait le faire depuis le temps avec toutes les situations qui avaient faillit mal tourner. Cela arrivait souvent dans ses débuts, après tout, il n’avait pas de titre de noblesse et n’avait pas un physique déplaisant. Bref, un trophée à avoir pour un noble avide. Sauf que l’on oublie rapidement son caractère à tout épreuve qui malgré ses bras en fil de fer, lui permet d’écraser toute personne qui se met sur la route de ses ambitions. Et accessoirement, ne pas ce faire bouffer par les ’grands’ de la société. L’aristocratie, c’est la jungle….

Enfin, au moins, Ethan pouvait leur faire des tenues a l’imagination sans limite et cela lui plaisait. Jouant légèrement avec son verre, il parti chercher un autre endroit ou il pourrait se poser. Mais entretemps, le Duc du début l’avait arrêté pour demander son avis sur cette soirée. Quelques phrases type et le voila reparti. Le tailleur s’aventura vers l’escalier, le montant tranquillement pour se rendre à l’étage. De temps en temps, il se pencha légèrement par-dessus la rambarde pour voir les quelques personnes danser, et surtout les robes des femmes. Cela lui manquait un peu de manier ces dizaines de mètre d’étoffe que l’on utilise pour faire de tel vêtement, mais le tailleur savait très bien, qu’une aristocrate allait lui demandait une tenue à un moment ou a un autre. Il n’avait que très peu montrer ce qu’il savait faire dans les habits de femmes… Enfin les hommes resteraient sa priorité. Enfin une fois en haut, il tourna dans le couloir à droite, il y avait moins de monde ici, parfait! Le brun allait vers une fenêtre ouverte et regarda dehors quelques instants, puis tira une cigarette de son paquet, porta le cylindre à ses lèvres et l’alluma. La première bouffé est toujours vivifiante.

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MessageSujet: Re: Le loup attaque de la dent, le chat de la griffe. ( Emile)    Ven 12 Aoû - 9:30

Bavardages, mondanités, et sombre ennui étaient la coutume à laquelle j'obéissais constamment ici. Les paroles, le verbe, et toutes ces conneries n'étaient pour moi que le cercueil de mon intérêt. Je ne me reconnaissais pas en l'aristocratie, je ne pouvais me mêler à cette masse grouillante de rats qui couinaient encore et encore, cherchant à dévorer l'autre dans le simple but de le dominer. Au fond... qu'est-ce que c'était les nobles ? C'était un groupe élitiste, croyant que leurs mots étaient sacrés, alors qu'ils baignaient dans la crasse d'un orgueil superficiel. Ce n'étaient qu'une bande de frustrés mal baisés qui se pavanaient selon les derrières mode, et ce dans le seul but d'impressionner des personnes tout aussi vides qu'elles. Finalement... ils n'étaient pas différents que les « Guignols d'Ishtar » eux aussi se donnaient en spectacle dans l'espoir d'avaler les miettes d'une gloire sans saveur, et sans une once d'héroïsme. Ils ne connaissaient pas la misère, ils ne savaient pas ce que c'était de s'enliser dans le froid et la merde, ils ne connaissaient ni la faim et la soif, de même qu'ils étaient incapables de se battre pour une bouchée de pain. Ils attendaient qu'on les serve, vêtue dans leur habit d'ors et d'argents, cousus sur une peau puant la pourriture.

Et moi dans ce tableau immonde fait de boue ? Qu'est-ce que j'étais ? J'étais le clébard de l'Église, j'étais l'ombre qui venait assombrir la fête par sa simple présence. J'étais le loup déguisé en agneau qui venait grogner contre toutes ces poules qui ne cessaient jamais de jacter, si bien que lorsque leur voix me devenait réellement insupportable, j'avais envie de m'enfoncer un tisonnier dans le tympan. Ce serait moins douloureux que leurs discours sans la moindre intelligence, se résumant sur des ragots. Au moins... les « petites gens » comme la noblesse se plaisait à les nommer montraient souvent une image beaucoup plus claire de leur personnalité. Ethan allait m'amuser... pour combien de temps ? Je ne savais pas. Et je ne vivais jamais dans l'avenir, le présent était plus intéressant, parfois. Mon corbeau semblait plus s'amuser, si bien sûr un animal pouvait avoir conscience du plaisir, je me sentais plus apaisé et moins virulent lorsqu'il se trouvait avec moi. Mon Frère, mon Sang, mon Ami, mon Fidèle, mon Loyal.

— Bien... nous sommes d'accord.

Je poussai un petit soupir, et prenant mon haut-de-forme que j'inspectai un moment, je le remis sur ma tête. La soirée touchait à sa fin, du moins pour le Corbeau Blanc. Ce dernier commençait à sentir l'irritation chatouiller ses plumes, et lui perforer le ventre d'un venin incroyablement doux : l'ennui. Ethan m'avait intrigué, et je me demandai bien ce qu'il cachait sous sa carapace impassible. J'avais envie de voir ce qu'il y avait au-delà de cette figure impassible, et si j'avais la chance de le voir transfigurer par des émotions qu'on ne pouvait pas contrôler. La haine et la colère. L'amour ? Je n'y croyais pas. Ce n'était pour moi que l'horreur d'une bêtise humaine. Aimer ? Adorer ? Donner sa vie pour quelqu'un ? Ce n'était qu'une jolie connerie qu'on espérait un jour obtenir. Je ne pouvais pas aimer, et je trouvais plus de distraction dans le meurtre et le sexe. J'avais l'amour du sang, j'avais l'amour du sexe, j'avais l'amour des choses basses et viles. Pourtant, j'essayais de museler ces pulsions bestiales, comme je le pouvais... et ce n'était pas tout le temps que je parvenais à faire ça. Je retins un bâillement et posant enfin mon haut-de-forme sur mon crâne, je haussai les sourcils, et levant la main, je sentis mon oiseau resserrer ses serres sur celle-ci, lorsqu'il vint s'y poser. Je passai un doigt sur les brûlures au niveau de ma mâchoire, frissonnant de haine en me souvenant à qui je les devais. Sacha... le jouet, la putain, la chose du Haut-Prêtre.

Levant les sourcils, reprenant ma canne, je fixai un instant Ethan sans la moindre trace d'émotion. C'était rare lorsqu'on pouvait voir mes traits se transformer par un sentiment en particulier. Je grimaçai et tendant la main encore vers le jeune homme, je plantai mon regard rouge comme le sang dans le sien. Un sourire collé aux lèvres, j'attendis qu'il vienne la serrer, et dans un murmure je fis :

— Content de vous avoir rencontré, monsieur le Tailleur.

L'ombre d'un sourire vint orner l'espace d'une seconde mon visage, essayais-je de me montrer sympathique ? Peut-être pas. Me voir sourire était sans doute plus effrayant que de me voir en colère, après tout.

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MessageSujet: Re: Le loup attaque de la dent, le chat de la griffe. ( Emile)    Sam 13 Aoû - 1:01

Tiens, l’inquisiteur s’apprêtait à partir. Ethan suivit des yeux le mouvement de l’haut-de-forme.. Un autre jour peut être il profitera de la présence de l’albinos pour approcher l’oiseau. Le brun se permit tout de même un soupire en se souvenant de ce qu’il se passait en bas et qu’il allait bientôt devoir les rejoindre. Le baron Paole parti, il n’aurai plus de raison de rester aussi loin du bal. Surtout qu’il avait été absent trop longtemps. C’était le maitre d’hôte qui l’avait invité, et c’était un client C’était dans son bouleau de s’occuper d’eux au moins un minimum, quand il porte une de ces créations. Car bon, on s’en doute, elle nécessite un entretien particulier. Ce n’est pas vraiment le vêtement fait pour la praticité des mouvements ou la simplicité d’une vie normale. Et ce n’était pas ces aristos qui va faire attention - dans le sens entretien, hein- à ce qu’il porte. Enfin.. Qu’il meurt pendu par son jabot bouffant en se prenant dans on ne sais trop quoi, ça sera pas une grande perte! Sauf peut-être pour la réputation de ce même homme… ce n’est pas très important. Cela l’ennuyait déjà de redescendre, lui ne pouvait pas se permettre de partir comme cela en milieu de soirée. Quoique il l’a deja fait. Mais la conscience professionnel … Et l’envie de se barrer maintenant. Dur. Le tailleur aurai bien aimer avoir la vie et le caractère d’Emile à ce moment; l’air de se ficher de tout, ne se préoccupé de rien. Malheureusement pour lui, bien que proche, le brun n’était pas ainsi. Si le sang et le sexe comptait pour l’inquisiteur. Son travail avait une place importante dans la vie d’Ethan, et était que tailleur Imperial pour la perfection de son art. Alors il ne pouvait pas partir comme cela. Et laisser cet homme pathétique, alors qu’il ne pouvait pas se déshabiller- ni habiller- tout seul.

Alors il prit cette main blanche tendu pour la serrer avec sa poigne habituel, pas a broyer les os, mais a se rendre compte qu’on avait quelqu’un en fasse de vous. Il s’avait très bien qu’il reverrai cet inquisiteur tôt ou t ard. Que cela soit l’un qui va trouver l’autre pour combler son ennui - ou un problème. Ou juste par envie. C’était possible ça? Que l’un - n’importe lequel, niveau relation amicale ou se qu’il s’en rapproche, ils en sont au même point: zero ( du moins, je crois) - aille trouver l’autre, parce qu’il a envie de continuer cette discutions. Ou a cause de l’envie de voir le visage sans sentiment humain de l’autre parce qu’il lui avait manquer ? Assez difficile a croire, même a penser! Enfin, à Ishtar, on est jamais sur de rien. Ou peut être qu’Emile ne viendra jamais chez Ethan pour lui demander un costume hors de prix. Ce qui aurait plus a ce dernier d’ailleurs. S’il pouvait choisir ces clients, ça serait le pied… Plus de vieux bourgeois ou de lapin aristocrate qui put le parfum. Juste des personnes intéressante au yeux du brun, peu importe leur porte-monnaie ou leur statue sociale.

Le tailleur lâcha cette main froide et osseuse qu’il tenait précédemment. Et son regard se posa sur l’oiseau, toujours perché sur l’épaule de l’albinos. Ainsi, il était juste un petit peu plus haut qu’Ethan, qui leva légèrement des yeux, comme s’il l’observait une dernière fois. Puis il retourna son attention sur son interlocuteur et lassa un petit silence d’une ou deux seconde avant de répondre. Comme s’il réfléchit au parole d’Emile. Tiens donc. Cela l’amusait toujours qu’on l’appelle simplement ‘’tailleur’’ , ici ‘’monsieur le tailleur’’. il ne prenait ça pas péjorativement mais il avait un prénom, et même un nom. Dans toute ses rencontres - et hors sa famille bien entendu- il n’y avait que l’Empereur et le haut-Prêtre qui se risquait à l’appeler par son prénom. Il pensait qu’Emile ne se gênerait pas pour le faire, malgré les convenances. Mais bon, quelque chose lui disait que ce n’était pas par correction et/ou politesse que l’inquisiteur l’appelait lui aussi ainsi.

- moi de même, Baron Paole. Je pense que nous nous reverrons rapidement.

Et avec la voix neutre pour ne pas changer. Même s’il ne savait pas du tout quand ils allait se revoir. Ethan n’avait pas entendu parler de possible problème qui pourrait lui arrivée dessus bientôt. Il y avait bien, la demoiselle Dior ..;mais le tailleur ne s’avait pas grand-chose a son sujet, sauf peut-être qu’elle commençait a se faire une petite réputation. Mais ou delà de ceci, cette personne n’avait pas l’an attenté a sa vie, alors cela ne pourrai pas de problème au brun; Il s’en fichait même un peu. Elle pouvait très bien habiller quelques nobles féminine, cela ne sera que bénéfique pour le tailleur. Les femmes sont pire que les hommes… surtout dans le milieu de l’aristocratie. Et personne jusqu’à la avait réussi a combler leur fantasme d’étoffe. Les plus riches d’entre elles, se permettait de temps en temps de passer une commande à Ethan mais n’étant pas sa spécialité, il devait parfois refuser. Enfin, ce dernier serait bien curieux de voir ce dont était capable cette couturière - Ethan ne la jamais vue, il ne sait pas que c’est un homme- 0 l’œuvre. Mais pour l’instant, son regard n’avait pas quitter Emile.
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MessageSujet: Re: Le loup attaque de la dent, le chat de la griffe. ( Emile)    Lun 15 Aoû - 10:09

Et mon regard ne tarda pas à quitter le sien, certes je devais avoir la chance de pouvoir quitter cet endroit dés que l'envie s'en faisait ressentir : dés la seconde où j'y mettais les pieds. Plus sérieusement, je ne pouvais pas partir d'ici quand je le voulais, je devais avant tout honorer les autres de ma noble présence, entendre les discussions sans le moindre intérêt. Quel prétexte devrais-je utiliser à cet instant ? J'en cherchais un, tout en quittant d'un pas lent le jeune homme, je lui fis un dernier signe de la main, et mon corbeau lui dit au revoir dans un croassement rauque. Il sautilla sur mon épaule, et me donna un coup de bec contre ma joue, les ténèbres étaient mon tombeau comme mon berceau, il était temps pour moi de les retrouver. Qui pouvait dire que j'allais revenir dans ma demeure ? Le Manoir Paole, cet immense manoir qui s'élevait dans un quartier d'Ishtar n'était pas ce que je considérais comme mon foyer. D'ailleurs je n'en avais pas donné l'adresse à Ethan, pourquoi ? Parce qu'il voulait me trouver, il n'avait qu'à venir me chercher, et puis tout le monde ici la connaissait. Cette sombre demeure tapie dans l'ombre, grotesque figure de ce qu'avait été jadis mon père adoptif. Nicolaï et sa folie des grandeurs avait fait de cet endroit l'antre de son désespoir, et durant les dernières années de sa vie, cet homme n'était plus jamais sorti de cet endroit.

C'était comme si le désir de vivre avait quitté cet homme, et pourtant ! Il prenait son pied avec toutes les putains qu'il invitait ici, comme si les salopes de l'aristocratie n'étaient pas à son goût. L'argent achetait le corps, mais jamais le coeur, même si j'avais le souvenir que certaines ne l’appréciaient pas pour l'or qu'il cachait dans la braguette de son pantalon. Je passai mes griffes en argent sur ma joue, et descendant avec calme les escaliers, je posai mon regard rouge comme le sang sur la horde de rats qui grouillaient en bas, ils parlaient, ils parlaient, encore et encore, si bien que l'ennui me revenait. Le Baron Paole devrait donc laisser son masque de marbre se fissurer, je mouillai mes lèvres, et dés qu'une femme sembla désirer m'approcher, je haussai les sourcils et lui offrit un regard si sombre qu'elle en frissonna. J'étais las de cette vie, j'étais las que toutes ces poules me prennent pour un fantasme vivant, et réel. J'étais le compagnon de la Mort, et seule cette femme-là pouvait venir me prendre quand elle le voulait.

La nuit était mon amante la plus douce, et j'aimais les plans à trois avec cette dernière et la Mort. Je possédais une force incroyable, personne ne pouvait se mettre en travers ma route. Un sourire sur mon visage, perfide, monstrueux, si bien que je passai devant un groupe de femme sans leur accorder le moindre regard. Je battis des cils, et léchant ma lèvre inférieure, je poussai un autre soupir et sans un mot d'adieu, sans un regard chaleureux, je posai ma main sur la poignée de ma porte, et je quittai cette soirée insipide pour contempler la nuit dans toute sa splendeur. Personne n'eut le temps de me solliciter, car lorsqu'un domestique sortit en hâte de la demeure de son maître pour me rappeler, j'avais déjà disparu. Le Voyage Ombreux était une chose bien pratique, si bien que j'avais besoin que d'un peu d'Ombre pour échapper à toute l'hypocrisie qui ornait si bien la noblesse.

Je mordillai mes lèvres, et touchant mon chapeau, je lançai un dernier regard à la demeure qui se découpait dans le noir de la nuit. Je fis une dernière et grotesque révérence, saluant l'aristocratie et sa lâcheté, et tournant sur mes talons, je crachai sur le sol. Voilà comme je considérais le monde, je levai les yeux au ciel et je m'éloignai tout doucement. Je songeais pourtant à la rencontre que je venais de faire, Ethan me serait bien utile, je ne savais pas en quoi, mais il avait au moins le mérite de me distraire, c'était une bonne chose. J'avais déjà une idée de ce que je pourrais faire avec, je me demandais quelle tête surtout aurait Lys Dior, une fois qu'il apprendrait que j'avais sous ma protection son plus grand rival. J'étais loin de m'attacher aux querelles amoureuses, mais la jalousie devait bien coller au joli visage de ce pauvre imbécile qui croyait pouvoir avaler les miettes d'une gloire inexistante. Un joli insecte, ce Lys Dior.

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Le loup attaque de la dent, le chat de la griffe. ( Emile)

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