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 Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)

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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyJeu 30 Juin - 17:02

Rappel du premier message :

« — Tu sais que ton amie... la Duchesse Van Machin Turc... eh bien, elle est enceinte !

—... Pardon ? »

Enceinte ? Enceinte ? Marius se souvenait encore de la surprise qu'il avait ressentie, lorsque Marco lui avait appris cette nouvelle. Éléanor était enceinte ? Et de qui ? Par l'Ombre ! Qu'avait-elle donc fait, encore ? Une bêtise pour se trouver mère d'un futur enfant ? Il avait rapidement tenté de chercher des rumeurs à ce sujet, mais n'avait rien trouvé de potable, malgré tout le flot de fausses informations qui couraient sur ce sujet-là. Éléanor connaissait la disgrâce, et les rapaces qu'étaient les nobles se nourrissaient avec voracité de cette « joyeuse nouvelle », dont ils ne cessaient pas de la féliciter. Inquiet tout de même, Marius avait longuement réfléchi à la situation, devait-il lui écrire pour prendre des nouvelles de la jeune femme ? Tout en sachant qu'il était aussi la cause de ses malheurs ? Et qu'il s'était montré odieux avec elle ?

Tiraillé entre son angoisse, et quelque chose de bien idiot et de purement masculin, le jeune homme n'avait pas dormis pendant une nuit entière, tournant encore et encore cette même question dans son crâne. Éléanor... enceinte ? Mais de qui ? Quel homme avait réussi à l'approcher et à avoir ses faveurs ? Évidemment, il avait fait de nombreuses recherches, mais il n'était pas satisfait du peu qu'il savait. Il avait juste eu vent que la Duchesse s'absentait pour telle durée chez elle, Marius n'avait même pas idée de ce qui lui avait pu arriver à la jeune femme. Et malgré la colère qu'il ressentait toujours pour elle, on pouvait être certain que s'il le savait un jour, il se rendrait chez cet homme-là pour le tuer de ses mains. Sa colère et sa rancune étaient plus fortes que le reste, et étaient nettement capables de lui faire perdre son éternel sang-froid.

Mais... heureusement pour le noble en question, le terroriste ne savait rien de tout ça, et ce dernier pouvait continuer de vivre une petite vie tranquille, sans craindre de voir un jour un Gaz Toxique tomber dans ses appartements, comme celui par exemple qu'il avait récupéré durant l'une de ses excursions. Enfin, passé le choc, Marius s'était mis à écrire une longue lettre, dont on épargnera bien des choses, notamment sur son comportement de « mâle » qui n'aimait pas lorsqu'une simple femme montrait un signe d'indépendance. Il avait un mauvais pressentiment, et il avait horreur de ça, il lui avait donc envoyé une lettre qu'il avait lui-même apportée dans sa maison, et remit à l'une de ses servantes, après avoir acheté évidemment son silence. Les femmes avaient un esprit si simple que c'était facile d'obtenir ce qu'on voulait d'elles, il s'était contenté de lui amener un bijou volé, mais de bonne facture. La lettre disait :

« Le temps a coulé depuis notre dernière rencontre, et si je te contacte à nouveau, c'est seulement parce que j'ai entendu que tu étais enceinte. Éléanor... que s'est-il passé ? Je ne pense pas que tu es le genre de jeune femme capable de coucher avec le premier venu, même en agissant sous un coup de désespoir, ce n'est pas normal. Tu es en droit de refuser de me dire ce qui s'est passé, mais je veux savoir comment tu t'es retrouvée enceinte, et de qui... et par pitié, ne me dis pas que c'est encore un coup tordu d'Uriel d'Arken ! J'ai des choses à te raconter d'ailleurs, sur lui, mais une lettre ne pourra pas tout résumer. Sache simplement que Zacharias Flash, l'Informateur qui m'a vendu la petite fille de Zélig Faoiltiarna est chez moi en ce moment même, faible et malade.

Je viendrais te rendre visite dans tes Appartements dans deux jours, en me faisant passer pour un homme à tout faire, cherchant du travail, je veux que tu me racontes ce qui s'est passé. »

Non... il n'y avait pas le moindre mot d'excuse sur son comportement, de même qu'il n'y avait pas de nom, car Marius savait que la Duchesse reconnaîtrait son écriture. Et puis sur l'instant, la main tremblante, ébranlé, le jeune homme avait simplement oublié d'écrire son nom, puis il avait posé sa plume. Éléanor... enceinte ! Tout ceci lui rappelait de sombres souvenirs qu'il essayait encore aujourd'hui d'effacer. Il poussa un soupir, et se prépara pour cette entrevue qui l'étouffait déjà d'angoisse ; revoir Éléanor... c'était affronter de vieux démons qu'il avait pris soin de refouler au plus profond de son être. Une boule lui serrait la gorge, il ne savait plus quoi faire, et surtout maintenant qu'il commençait à construire l'Organisation.

Il poussa plusieurs soupirs, lorsque le jour de leur entrevue prit naissance ; devant la glace, où son pâle reflet se dessinait, le jeune homme avait mis une perruque blonde pour cacher ses cheveux gris, le signe parmi tant d'autres de son appartenance à cette maudite famille. Une simple perruque blonde, et on aurait pu le prendre pour un de ces gigolos couchant avec les vieilles nobles pour un peu d'honneur, et d'argent surtout. Cependant, il ne ressemblait plus ainsi à Marius De l'Ombrage, il passa son visage sous l'eau froide, il était en sueur, et déjà fatigué de ce qu'il allait connaître.

C'était l'après-midi, lorsque Marius se rendit chez la Duchesse, le coeur comprimé d'angoisse, il se demandait ce qu'il devait lui dire. Il refusait de s'excuser, ne serait-ce que par orgueil, mais il avait tant de choses à lui demander ! Surtout, si elle était réellement enceinte, et le père ! Qui était le père ? Hein ? Il frissonna en songeant l'espace d'une seconde que ça pouvait être l'un de ses frères, information capable de lui causé des cauchemars et lui donner la nausée. Néanmoins, Marius finit par frapper à la porte principale, jouant un peu les jeunes gamins des rues en manque de travail, un peu maladroit ; mais ainsi, on pourrait directement prévenir la jeune femme qu'un importun osait demander l'aumône. Il frappa trois coups sur la porte, les dents serrées, il vérifia avant qu'on lui ouvre que son poignard était toujours dans sa botte de cuir, puis quand une femme vint lui ouvrir, il lança sur un ton faussement niais (il jouait très bien ces rôles-là, apparemment) :


— Bonjour ! Je voudrais rencontrer la Duchesse pour trouver du travail ici, je suis Gaultier, enchanté !

Tout ça le fatiguait déjà.


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Mort(e) tragiquement

Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyLun 8 Aoû - 8:35

« La réaction ne se fit pas attendre. Bien évidemment, j’avais prononcé ma question de telle façon que tout le monde entendît, malgré le fait que Marius était en train de s’étouffer. Je ne me préoccupais pas du tout des deux hommes. Tout ce que je savais, c’était que j’allais forcément les surprendre de prendre la parole à un tel moment pour poser une question de ce genre. Il fallait dire que la tournure que prenait la conversation commençait vraiment à m’exaspérer. Je pensais que nous allions parler de tout ce qui s’était déroulé et la façon dont j’avais connu Siegfried. Certes, nous en avions discuté mais seulement pendant quelques courtes minutes avant de passer sur un autre sujet, un peu moins explicite : la fidélité de Siegfried. Il semblait être le centre du monde et moi, moi je passais à l’arrière plan. Ce n’était pas vraiment cela qui me dérangeait en réalité. C’était, selon moi, le fait que mon mari essayât de sauver les apparences et racontait certaines choses que je ne supportais pas. Et surtout, que je me refusais à croire. Pourtant, je m’étais adaptée à la conversation et donc j’avais posé cette question à Iraïd. Une question plutôt gênante en ce qui concernait mon mari tout simplement parce que je savais parfaitement qu’il me cachait de nombreuses choses. J’allais enfin me délecter pendant quelques secondes de mettre moi-même Siegfried dans l’embarras. J’étais consciente aussi que le pire pour lui c’était de ne pas pouvoir me montrer d’un regard meurtrier que je n’aurais jamais du demander cela au philosophe. Cela me ravissait tellement.

Dès le début, je le sentis déjà un peu plus tendu. De nombreuses pensées devaient se presser dans son esprit. Il espérait probablement qu’Iraïd ne le trompât pas en révélant ce qu’il tentait de me cacher par-dessus tout. Le fait qu’il annonçât que lui et le philosophe ne se connaissaient pas depuis longtemps, me confirma tout simplement qu’il avait certains plans ou certaines pensées louches qu’il ne souhaitait pas que je sus. Il n’y avait plus de doutes pour moi et maintenant, il me faudrait en découvrir davantage malgré tout. Peut-être pas aujourd’hui, mais il pouvait être sûr que désormais je poserais pleins de questions et ferais ma propre enquête. Je ne voulais plus être la femme silencieuse, assise dans un coin de l’ombre et qui ne fait rien sinon ce que son mari attend d’elle. Cela était terminé. J’avais tourné ma tête vers Siegfried pour voir pleinement tous ses faits et gestes, tout comme les expressions de son visage. J’analysai tout afin d’avoir le plus d’informations possibles. C’était très important pour la suite. Mais à ce moment là, Iraïd s’approcha de moi afin de commencer à me parler. Je ne sus vraiment la raison pour laquelle il me parlait tout bas. Souhaitait-il que Marius n’entendît pas ? Cela me surprit énormément car je n’avais pas cru que le philosophe était un tel homme.

Encore pire lorsque celui-ci me raconta ce que je ne souhaitais pas entendre. Siegfried qui croquait la vie à pleines dents et qui s’était calmé depuis, et la seule chose qui avait changé était la considération qu’il me portait. Non, ce n’était pas possible. Ils avaient du déjà se mettre d’accord pour faire face à une telle question, que ce fût de ma part ou celle d’une autre personne. Sinon je ne voyais pas d’autre explication possible. Je ne pouvais pas croire ce que disait le philosophe. Je haïssais tellement mon mari qu’à mes yeux il ne pouvait pas être celui qu’Iraïd était en train de décrire. Tout ce que je voulais peut être croire c’était le fait que son comportement n’avait peut être pas changé. Si c’était vraiment le cas, alors rien que penser à cette idée, cela me rendait furieuse et renforçait la haine que je ressentais pour cet homme. Il était noble. Il avait des plans comme tous les nobles. Il n’était pas non plus le blanc des hommes. J’étais sûre et certaine qu’il complotait quelque chose mais personne ne désirait me le révéler. Cela pouvait être compréhensible mais il ne fallait tout de même pas me prendre pour une idiote naïve qui avalerait un tel mensonge. Même si de mon côté, pour l’instant je faisais tout pour leur faire comprendre que j’avais gobé le mensonge.

Alors que j’étais simplement sidérée de ce que je venais entendre et qu’un silence s’installa dans la pièce, je vis Marius observer mon mari pendant quelques instants avant de se tourner vers Iraïd pour lui poser une question. Il souhaitait simplement confirmer les dires du philosophe. Cela me mit instantanément en colère. Que ce fût Siegfried ou Iraïd, je me doutais bien qu’un des deux allait lui affirmer les propos. Or je ne pouvais pas croire cela. Je n’en pouvais plus des mensonges. La colère commençait vraiment à bouillir dans ma tête. Je dus baisser la tête, comme si je regardais le thé qui se trouvait dans la tasse que je tenais. Je serrai les dents pour tenter de me calmer et retrouver le sourire que j’avais depuis le début. Je devais cacher les apparences et c’était aussi une chose que je ne supportais plus. Montrer à Marius que j’étais heureuse alors que je ne l’étais pas, était une chose difficile pour moi. Je l’avais accepté au début de la conversation, mais désormais c n’était plus la même chose. Surtout que je n’appréciais la manière dont tournait notre discussion. Je ne savais pas ce que je devais faire puisque si je soupirais, cela se remarquerait.

J’eus tout d’un coup une petite idée. Je souriais alors pour moi-même pendant une fraction de seconde. Je mis ma main sur ma tête, comme pour faire croire aux trois hommes que j’avais une migraine. Comme j’en avais eu de nombreuses fois ces derniers temps, je pouvais facilement jouer la comédie et je savais aussi que cela serait plutôt réaliste. Je me permis alors de soupirer cette fois-ci. Quand je relevai la tête, je posai aussi la tasse de thé sur la table basse. Je regardai un instant les trois hommes, une expression de grimace sur le visage et me tenant toujours la tête.


- Excusez-moi, je ne me sens pas bien, commençai-je Je vais sortir quelques instants, continuez sans moi. Je reviendrai quand j’irai mieux.

Un moyen pour éviter la suite de la conversation et pour ne pas trop me mettre en colère. Je savais parfaitement qu’au bout d’un moment de toute façon je ne pourrais plus me contrôler. Je devais alors retrouver le calme. Je me levai et tentai de sortir de la pièce le plus rapidement que je le pouvais. »

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Siegfried Agasthel

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyMar 9 Aoû - 19:14

Evidemment, Iraïd avait compris. Ce type faisait preuve d'une grande discrétion et d'une véritable loyauté. Cependant, j'aurais préféré qu'il me fasse un portrait plus héroïque, plus positif. Il aurait pu être poétique, et ajouter quelques adjectifs bien mélioratifs, et surtout bien placés. Mais cela valait peut-être mieux. J'avais appris qu'à Ishtar, personne n'était tout blanc, lavé de toute faute. Même les misérables esclaves avaient de quoi se reprocher. En écoutant mon associé parler de moi de cette manière et avec de tels termes, je serrai les dents. Quelque chose me dérangeait davantage que ces simples mots. Le regard que portait sur moi Léonard était insoutenable. Il semblait lire tout ce qu'il se passait en moi. Il semblait pouvoir atteindre mes plus secrètes pensées. J'avais peur qu'en y songeant, il comprenne. J'étais relativement inquiet. Et s'il comprenait ? Et si, dès la fin de cette conversation peu engageante pour moi il menaçait Iraïd ? Ah ça se tenait ça ! Les quelques secondes qui s'écoulaient me paraissaient d'interminables minutes, et lorsque enfin il détourna son regard du mien, j'observais Iraïd. Il avait une allure confiante, posée comme à son habitude. Pourquoi, par l'Ombre, ce fichu Léonard m'avait-il sondé de la sorte ? Il devait chercher une réponse, quelque part en moi. A vrai dire, si Léonard m'avait fixé de ses yeux, j'avais également senti ceux de mon épouse se poser sur moi. Je masquais mes réflexions derrière un petit sourire en coin. Que cherchaient-ils ? Mon seul secret concernait mes ambitions, et seul Iraïd en avait connaissance. Jamais les deux autres ne pourraient soupçonner cela. Ma femme, oui peut-être. Elle devait bien se demander ce que je faisais, des heures durant dans mon bureau, ou bien dehors, souvent sans elle. Mais lui, Léonard, ne pouvait pas imaginer un quelconque complot politique, non seulement par son naturel si niais, mais aussi parce qu'il ne connaissait aucune de mes habitudes. Il devait chercher en moi cet esprit libertin pour le traquer dès qu'il apparaîtrait. Oui, il m'avait mis en garde après tout.

Je sentais mon cœur battre à tout rompre. A vrai dire, je crois bien que j'avais quelque peu rougi. Je pris un air embarrassé, toussotant légèrement et me cachant derrière une main pliée. J'avais réellement l'air gêné, je n'étais pas habitué que l'on parle de moi. Et encore moins de mes sentiments à l'égard de mon épouse. Voilà tout ce qu'ils devraient penser. Je m'étais senti piégé, coupable sous les regards vainqueurs des autres. Mais j'allais m'en sortir, et haut la main. Seulement, Léonard n'avait détourné ses yeux des miens que pour poser des questions fort embarrassantes au rouquin. Et en plus ! Depuis tout à l'heure, ils parlaient de moi à la troisième personne du singulier. " Lui ", " Il ", auraient-ils oublié ma présence ? C'était relativement inadmissible. Mes cheveux se dressaient légèrement sur ma tête. J'avais envie de le gifler, ami d'enfance ou non. De plus, il m'accusait ouvertement, devant Eléanor, de me rendre à des soirées de mauvaise fréquentation. Je ne devais pas me vexer, je ne devais pas répondre. La question était posée à Iraïd, et c'était à lui de répondre.

C'est alors que ma femme eut enfin une bonne idée. Il est vrai que depuis l'arrivée de son ami d'enfance, elle n'avait pas été à la hauteur du tout. Elle s'excusa, prétextant une migraine comme souvent lorsque nous étions tous les deux, et elle se leva et sortit de la pièce. Dès que la porte fut close, je repris le dessus :

" Ma pauvre épouse est entrée dans une des périodes sombres de l'enfantement. Migraines et nausées la rythment dans ses journées et ses nuits. "

Puis je fis pivoter tout mon buste vers Léonard et ajoutai :

" Hé bien, mon cher monsieur, je ne vais pas vous retenir plus longtemps. J'ai été ravi, croyez-moi, de faire votre connaissance. C'est toujours un plaisir de recevoir un ami de sa femme chez soi, n'hésitez donc pas à repasser dans quelques jours, Eléanor devrait aller mieux. Je l'espère. "

Je n'avais plus aucune crainte. Curieusement, depuis que ma femme était sortie, je me sentais tout feu tout flamme, prêt à affronter ce sale type, et surtout à le mettre dehors le plus rapidement possible. Malheureusement, j'avais le sentiment qu'il ne me laisserait pas tranquille tant qu'il n'aurait pas trouvé une raison de me pourrir la vie. A vrai dire, je pense que j'avais mal joué. J'avais sans doute paru trop pressé de le voir s'en aller, et il le sentirait certainement. Il lui faudrait simplement une excuse pour rester, voilà tout. A mon tour, je le fixais droit dans les yeux, attendant qu'il se lève, ou prenne la parole...
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Iraïd Hajkawen

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyJeu 11 Aoû - 15:29


La demoiselle sembla ne pas se porter très bien, peut être que c’est a cause de sa grossesse Iraïd espérais juste qu’il n’y ai pas de complication. ça arrive assez vite ce genre de chose. Enfin la demoiselle devait être surement suivit pas un médecin pas trop fou, vu le grade qu’elle avait. En réalité, cela ne lui venait même pas à l’esprit que la demoiselle n’approuve pas ses dires, ou alors que le tableau qu’il peint du comte ne lui plait pas. Mais c’est surtout qu’il s’en fiche un peu que ces quelques mots lui plaisent ou non. Il la remercie de l’aider à participer et s’inquiète aussi de son état. Cependant il ne veut surtout pas être lier cet espèce de triangle pseudo amoureux qu’il observait depuis l’arrivée de Léonard.
Même si ce dernier s’intéressait un peu a la Duchesse au début, la jeune femme est rapidement sorti de son esprit pour s’intéresser a Siegfried, sa personnalité originale, la rencontre avec la duchesse et tout ce qu‘il s‘en suis. Et pour cause, il n‘a fait presque que concentré ses questions sur le comte. Quand a lui, bien qu’il soit titiller par l’arrivée du l’ami d’enfance de sa femme, n’a d’yeux que pour elle. Le roux le connaissait depuis plusieurs mois, il avait quand même noté ce changement-ci. Et la demoiselle… elle semblait même une distance avec son mari, alors qu’avec Léonard, il semblait y avoir autre chose qu’Ira ne connaissait pas encore. Peut-être que c’était son ami d’enfance après tout, le philosophe s’en savait rien. Mais il paraissait proche, c’est-ce que pensait le musicien.

Bon, après tout ceci qu’est que des déductions d’un observateur qui s’ennui un peu et qu’il n’a rien d’autre a faire que d’observer ce qu’il se passe devant lui. Ça pourrait très bien être faux, le temps qu’on lui demande pas de prendre un parti. Surtout que pour l’instant il était obliger de pencher vers Siegfried. C’était son mécène, c’était déloyal de le vendre à sa femme et a un inconnu- pour le comte. Enfin, ce genre de chose, c’était jamais son truc… surtout quand on lui demande d’en rajouter une couche.
Ces yeux verts se tourna vers Leonard qui lui avait poser une autre question sur le comte. Des soirées moins vertueuses? Hey … Iraïd avait dit qu’il avait rencontrer Siegfried dans une soirée mondaine, il devait comprendre quoi avec cette insinuation?
Il eut un léger soupire… Pourquoi lui aussi il ne pourrait pas prétexter une migraine pour partir ? Les femmes ont des avantages parfois… bref.

- Je ne suis pas le comte partout ou il va … Donc je pense que pour répondre a cette question, tu devais le déduire par toi-même. Et puis, oui c’est le changement que j’ai pu constater.

A votre avis, ça donne quoi un mage de la terre agacé ? Enfin le roux ne l’était pas. Il en fallait beaucoup pour le faire sortir de ses gonds. Bien plus que ça. Cependant comme ont pouvait le remarquer, lui était toujours fidèle à lui-même. Il disait ce qu’il pensait du moins au personne qu’il connaissait assez bien. La Duchesse partie, il n’avait plus besoin de parler joliment comme tout philosophe l’aurai fait et comme il n’avait fait précisément avec ces deux hommes assit. Et si on arrêtait cette pseudo dispute de bambin? Le philosophe ne disait rien, et c’était peut être encore trop tôt maintenant. Mais comme lui, Marius pourrait être utile a Siegfried et inversement. Ils ont un but à peu près similaire non?

Ah..non. Siegfried demanda à Marius de manière détourner et poli de partir de chez lui. Le roux se rassit un peu plus droit sur son siège attendant une réponse. Et c’est tout?
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyLun 15 Aoû - 10:29

Le visage de Marius marqua une surprise sincère, lorsqu'Eleanor déclara qu'elle ne se sentait pas bien, et qu'elle les quitta sans un dernier regard. Il fronça les sourcils, soucieux, tout en se demandant ce qui pouvait bien se tramer dans l'esprit de la jeune femme. Il haussa finalement les épaules, les femmes, Marius ne pouvait jamais les comprendre, et peut-être qu'Éléanor était réellement indisposé. Sa présence y devait peut-être pour quelque chose, après tout la conversation n'était juste qu'à cet instant une avalanche de sournoiseries et de sarcasmes, Marius cherchait à déboussoler Siegfried. Il lui semblait y être parvenu avec le regard qu'il lui avait lancé, tant mieux, ce dernier devait se rendre compte qu'il n'était pas un bouffon à prendre à la légère. L'homme lui-même ne paraissait pas dangereux, et curieusement, même si Siegfried le dominait par sa taille et son poids, Marius était certain qu'il pourrait le vaincre, si jamais ils étaient amenés à se battre. Après tout, il avait été élevé dans le but de servir l'Église, et vivait depuis un an dans la rue, personne ne pouvait se méfier de lui dans ce domaine, et c'était là son avantage. Il approuva le Comte, lorsque ce dernier parla du malaise de sa femme, et comme tantôt, comme le début de cette conversation, Marius offrit au jeune homme un sourire innocent, et il lança sur le ton de la plaisanterie :

— Je commençais à croire que notre conversation l'ennuyait.

Oh... comme ça le Comte était ravi d'avoir fait sa connaissance ? Marius ne pouvait pas y croire malheureusement, car Siegfried lui montra aussitôt qu'il était las de sa présence ici. Le sourire de Marius disparu donc bien vite, comme s'il venait d'être blessé par les paroles du jeune homme, il s'éclaircit la voix comme pour cacher sa gêne, et lança un regard interrogatif à Iraïd qui malheureusement pour lui n'avait pas eu l'occasion de trop intervenir. Cependant, Marius viendrait le contacter pour lui expliquer plus clairement la situation, il voulait en savoir plus sur Siegfried, il n'arriverait pas à lui faire confiance. Des trois personnes avec qui Marius avait parlé, la seule qui avait réussi à lui arracher sa confiance, c'était bien le rouquin. Il ne faisait pas non plus confiance à Éléanor, car il la savait trop fragile pour supporter l'idée du mal que Marius pouvait faire. Cependant, il l'aiderait du mieux qu'il le pouvait, tout en se demandant si son époux serait en mesure de la protéger. Il se leva donc en souriant cette fois-ci, Siegfried paraissait aimer avoir le contrôle, et Marius agissait dans son sens. Le jeune homme lui tendit la main, symbole de leur « merveilleuse rencontre ». Il approuva Akhdar d'un simple hochement de tête, et il fit :

— Tant mieux, je ne supporte pas qu'on fasse souffrir ceux que j'aime.

Un autre avertissement, Siegfried avait dû sentir que Marius n'était pas un freluquet ordinaire, dans le sens où le Comte avait dut comprendre qu'il n'était pas à prendre à la légère. Il passa une main dans ses cheveux, maintenant que le Comte savait qu'il ne fallait pas trop le prendre pour un imbécile, Marius pourrait continuer à jouer son rôle. Il attendit que le jeune homme lui serre la main, toujours en essayant de paraître le plus sympathique possible, et il fit d'une voix rauque :

— Eh bien... j'espère que je pourrais vous compter parmi mes amis, Monsieur le Comte, ceux de mes amis sont aussi mes amis, après tout.

Parce qu'ainsi, Marius pourrait toujours surveiller le jeune homme, au cas où ce dernier avait une mauvaise idée de germée dans son crâne. Marius allait le faire surveiller, pas par Iraïd qui devait garder sa confiance, mais plus par ses « amis », ceux qui se cachaient dans Ishtar, et que Marius connaissait bien. Il ne fallait pas prendre un « homme du peuple » à la légère, Marius servait ce dernier comme il servait ses idées. Les Contrebandiers ne diraient pas non pour ce type de mission, surtout s'ils pouvaient prendre quelques pièces d'or pour eux. Ensuite, Marius ferait des recherches sur cet homme, il voulait tout savoir de lui, même les détails les plus futiles. Il mouilla ses lèvres, ce qu'il comptait faire ? Prendre peu à peu le contrôle d'Ishtar pour ainsi relever la Capitale contre l'Empereur lui-même. Une armée, il devait construire une armée et vaincre tous ceux qui feront l'erreur de se mettre en travers de sa route. Est-ce que Siegfried ferait l'erreur de se mettre en travers de sa route ? Est-ce qu'il le prendrait assez pour un con pour se mettre en travers de sa route ? Mieux valait pour lui de compter parmi les « amis » du terroriste.

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Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyLun 22 Aoû - 13:14

« Dès que j’étais sortie, je ne m’étais pas du tout dirigée vers les toilettes comme j’en avais montré la possibilité aux hommes dans le salon. J’étais simplement en dehors de la pièce et j’avais besoin d’un peu de temps pour me calmer et laisser passer la colère qui m’avait assaillie en quelques secondes seulement. Je me rendais simplement invisible en fermant la porte et je me posai contre un des murs, juste à côté. Si l’un d’eux venait à sortir, je me tenais prête à prétexter que je n’avais pas assez de forces pour me rendre là où je le souhaitais. J’avais pensé à m’écrouler aussi. Jouer la comédie. Mais pour l’instant, je fermai simplement les yeux et inspirai et expirai longuement et lentement. Je tentai de ne plus du tout penser à tout ce qui m’entourait ni à tout ce qui m’avait mise dans un tel état. Je ne les entendais pas du tout se parler et donc je n’avais aucune idée de ce qu’il se passait entre eux à cet instant même. C’était plutôt une bonne chose pour me permettre d’être plus tranquille. Peu m’importait les servantes qui passaient à côté de moi et qui devaient se demander ce que j’avais. Aucune n’avait l’audace de me poser la question et elles continuaient tout simplement leur chemin et leur vie. Je les sentais. Parfois même certaines me frôlaient, probablement sans le vouloir. Au fur et à mesure, la tension descendait en moi et donc je me sentais déjà un peu plus prête à affronter de nouveau les trois hommes. En fait, je croyais que c’était à cause de ma grossesse et de tous les changements que je réagissais d’une telle manière, ce qui ne me ressemblait que très peu.

Au bout de quelques minutes, alors que je commençai à me sentir un tout petit mieux, j’entendis du bruit. La porte s’ouvrait. Je m’apprêtai alors tout simplement à jouer la comédie comme je me l’étais imaginé. Je tournai la tête tout de même pour voir quel homme était le premier à sortir de la pièce. J’aperçus alors la silhouette de Marius suivie de celle de mon mari. Siegfried était dos à moi mais s’était interposé – probablement sans s’en rendre compte – entre Marius et moi rapidement. Mon ami n’avait donc pas pu noter ma présence. Aucun d’entre eux n’avait par la même occasion remarqué que je me trouvais juste à côté d’eux. Je pensais donc à faire ma silencieuse tout simplement. Mais d’un autre côté, s’ils se rendaient tout d’un coup compte, ce serait également assez étrange. Je décidai donc de leur montrer que j’étais derrière eux. Je ne prenais même pas le temps de connaître la raison pour laquelle ils étaient tous les deux sortis. En effet, je ne voyais pas du tout Iraïd. Je ne pouvais donc pas savoir qu’en réalité, mon mari était tout simplement en train de demander gentiment à Marius de s’en aller de la maison. J’aurais néanmoins pu m’en douter. Après tout, il n’était pas le genre de prendre à part une personne pour lui parler, et laisser une autre seule. Enfin, c’était ce que je supposais mais en fait je n’en savais pas grand-chose. Je ne le connaissais que trop peu. En tout cas, je me mis soudainement à respirer plus fortement afin qu’ils pussent m’entendre et faire attention à moi. Je me tenais toujours la tête d’une main et l’autre était posée sur mon bas ventre. Comme si j’étais en train de me tordre de douleur suite à certaines contractions.


- Je … je me sens pas … bien, murmurai-je en balbutiant pour que cela fût plus logique et réel.

Je ne faisais même pas attention à leurs réactions. Je ne voyais pas leurs visages. Je me doutais qu’ils étaient inquiets. Du moins, je l’espérais. Ils ne pouvaient tout de même pas être si insensibles, non ?! Ce n’était tout de même pas possible. De plus, cela pouvait montrer à Marius si mon mari m’aimait vraiment ou si tout cela n’était que mensonges. Selon la réaction qu’il aurait et le ton de sa voix, j’étais sûre et certaine que certains messages passeraient rapidement à Marius. Siegfried en serait bien évidemment inconscient. Je me laissai donc glisser le long du mur, tout doucement quand même, et m’écroulais sur le sol. Je n’avais pas non plus envie d’être trop violente et me blesser pour une telle chose. C’était tout simplement impensable et idiot. Désormais je n’attendais plus que la réaction d’au moins l’un d’entre eux. Qui se jetterait sur moi pour m’aider ? Qui serait le plus inquiet ? Je levai ma tête vers le plafond, en la posant contre le mur en même temps, et grimaçant comme si j’avais vraiment mal. Etais-je une bonne actrice ?


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Siegfried Agasthel

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyMar 30 Aoû - 19:25

Et voilà qu'il recommençait à me faire des avertissements. Vraiment, j'en avais plus qu'assez de cet homme. Il était temps qu'il retourne à ses affaires, et moi aux miennes. Alors qu'il se levait et me tendait sa main, je fis de même et échangeai une poignée ferme. Je voulais lui montrer qui était le maître, mais je fis attention à ne pas trop en faire. Puis nous sortîmes, par la même porte qu'Eléanor avait empruntée auparavant. Je m'effaçai devant Léonard, mais laissai le soin à Iraïd de refermer la pièce derrière lui. Alors que je lui montrais la direction à prendre pour sortir de l'appartement de mon épouse, j'entendis un glissement derrière moi, suivi d'un gémissement. Eléanor. Elle semblait réellement mal en point, ainsi assise sur le sol, et se tenant le ventre de cette manière. En ce moment, bien qu'il soit un peu tôt, elle souffrait de contractions. Promptement, je m'agenouillai au près d'elle afin de voir ce qu'il se passait. Elle respirait assez faiblement. Aussitôt, sans me retourner, j'ordonnai aux hommes derrière moi :

" Allez chercher une servante, qu'elle apporte de l'eau fraîche et une serviette. Cela la ravivera quelque peu. "


Me rendant compte que je m'adressais à mon associé que je ne devais perdre pour rien au monde et à ce Léonard, tout de même ami de ma femme, j'ajoutai d'un ton angoissé :

" S'il vous plait... essayez de faire vite. "

Je ne prêtai même pas attention à leurs réactions. J'étais vraiment inquiet pour Eléanor, et pour l'enfant qui grandissait en elle. Je ne voulais perdre aucun des deux. Je caressai la joue de ma femme, puis appliquai ma main bien à plat sur son front. Il me semblait chaud. Je trouvais également que ses yeux brillaient. Peut-être avait-elle de la fièvre ? Certainement. Je lui demandai alors, murmurant presque :

" Veux-tu que nous appelions un médecin ? "


Il m'apparaissait urgent de traiter, ou du moins d'ausculter, ce mal qui persistait en elle. Je songeais déjà à un médecin qu'elle pourrait voir rapidement. Malheureusement, aucun nom ne me venait. Puis une servante arriva avec tout ce que j'avais demandé. Je ne savais pas si l'un des hommes avait répondu à mes ordres ou si la servante, passant là à ce moment, avait entendu mon ordre. Toujours est-il qu'ils avaient fait vite. Je trempai la serviette dans l'eau glacée, l'essorai quelque peu, et enfin la posai sur le front chaud de ma femme.

" Voilà, ma belle, ça te fera un peu de bien pour le moment. Mais il faudrait te mettre au lit, tu serais beaucoup mieux que dans ce couloir. Et au moins, on pourra faire tomber la fièvre en attendant le médecin."

J'espérais qu'elle accepterait que je la porte jusqu'à la chambre. Je me doutais bien que ce ne serait pas évident, étant donné qu'elle refusait encore de se conduire comme mon épouse. Tout cela lui avait été imposé, et si j'étais certain de mes propres sentiments, les siens demeuraient flous. Alors je priais intérieurement pour que, devant son ami d'enfance, elle ne montre aucun signe de réticence. Evidemment, je pouvais congédier les deux hommes. Oui, c'était sans doute le mieux à faire, bien que je ne veuille pas vraiment les laisser ensemble juste après notre discussion. Léonard soutirerait bien quelques informations à Iraïd, ou bien le mettrait dans sa poche. Mais je devais prendre ce risque, pour qu'Eléanor voie qu'elle était bien plus importante que des histoires de noblesse. Et inconsciemment, Léonard se rendrait compte de cela, lui aussi. Je me levai alors, et, faisant face aux deux hommes, je leur demandai poliment :

" Excusez-moi, mais, étant donné les circonstances, je pense qu'il vaut mieux que nous restions au calme. Je vais donc vous demander de partir. Mais n'hésitez pas à repasser nous voir quand vous le voudrez. Iraïd, nous nous voyons dans trois jours n'est-ce pas ? "

M'adressant ainsi à mon associé, je ne laissai pas l'occasion à Léonard de répondre. J'ajoutai une dernière fois, à la servante :

" Raccompagnez-les, s'il vous plait. "



[ J'espère que ça ne ferme pas trop vite le sujet :/ Si ça ne va pas, je peux changer la fin :) ]
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Iraïd Hajkawen

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyDim 4 Sep - 22:04

Les trois hommes étaient toujours seuls et Iraïd laissa échapper un soupir. Il avait du mal à comprendre ce qu’il se passait ici et avait arrêté de chercher depuis un petit moment. Il écoutait donc, plutôt silencieux. Mais répondant aux questions qu’on lui posait. Même s’il était plutôt prés à en prendre un pour taper l’autre si jamais les choses dégénéraient. Quoique les deux jeunes étaient bien civilisés. Leonard en rajouta une petite couche pour la fin avec un avertissement que Siegfried dut sentir passer. Cependant, il semblait ce cela soit l’heure de partir.
Iraïd était plutôt content que cet entretien touche à sa fin.. Il ne se sentait vraiment pas à sa place. Et puis il était un peu déçus. Les deux hommes étaient capables de s’entendre, ils pourraient très bien faire affaire ensemble car c’était bien des personnes comme Marius que le jeune compte avait besoin. Et inversement. Enfin .. Une telle réflexion était peut être un peu hâtive mais Siegfried pourrait subvenir au besoin financé des terroristes et ces derniers pourrait très bien se débarrasser des personnes qui était sur la route du but au jeune compte. C’était bien un défaut d’Ira cela, imaginer une façon de changer l’Empire et l’Eglise avec son entourage en oubliant que son caractère souple et un peu trop penché sur le changement n’était certainement pas une généralité.

Cependant tout cela allait tranquillement se finir, puisque Siegfried convia poliment Léonard dehors. Le rouquin profitera aussi de cela pour revenir au Manoir - qu’il occupe seul avec quelques domestiques et le jardiner- et il pourra alors retrouver Luzy. Ainsi, il pourrait jouer tranquillement pour finir cette journée un peu étrange à son gout. Mais la demoiselle rentra à nouveau dans la salle alors que Marius et Siegfried s’étaient levés et que le rouquin suivait tranquillement. Cependant, elle avait l’air d’être en aussi mauvaise santé que quand elle s’était absenté. Iraïd fronça ces sourcils inquiet pour la demoiselle.
Cette dernière s’effondra plus souffrante qu’elle en avait l’air, sous le regard surprit des trois hommes, ou du moins d’Iraïd qui derrière, ne voyait pas le visage des deux autres. Le premier à se rapprocher de la jeune femme était son mari, vraiment inquiet et demanda rapidement de l’aide.

Iraïd réagit le plus rapidement et surtout connaissait les lieux, il put facilement se diriger vers la cuisine empruntant les couloirs rapides des domestiques, y resta juste pour dire que la Dame s’était évanoui, qu’il lui fallait de l’aide, une bassine d’eau froide et une serviette. Le roux retourna sur ses pas avec une femme d’un certain âge qui n’avait pas l’air d’être à sa première grossesse. Ainsi que la bassine suivit rapidement après,- juste le temps de la remplir.

Et ensuite, le rouquin ne fit plus grand-chose, il retourna au coté de Léonard, regardant les soins que l’on donnait à la future maman. Le jeune compte avait raison sur le faite que la jeune femme devait regagner son lit, et c’était normal pour lui de l’accompagner, même si la demoiselle ne le désirait surement pas. Enfin, le petit entretien allait vraiment être écourter. Siegfried disparu dans un coin d’un couloir bien qu’il n’avait pas manquer de les saluer et Iraïd se retrouva seule face à l’invité. Et bien, si on lui avait dit que cela allait ce passer comme cela…

- J’espère que tout ira pour le mieux ….

Enfin, une servante les raccompagna à la sortie. C’était bien inutile de parler ici de cette histoire et même de leur affaire, ça ne serait vraiment peu prudent, surtout quand on se trouvait chez quelqu’un. Et même si le rouquin avait confiance au jeune compte, il ne voulait pas encore le mettre en danger en laissant une chance à quelqu’un de croire que ce blond qui rend visite à sa femme est un terroriste.
Une fois dehors, et la servante retourné à sa tache première, il se tourna à nouveau vers Marius.

- J’étais surpris de te voir ici Léonard, heureux de voir que tu va bien. Mais je vais te laisser ici, j’ai deux trois chose à faire maintenant. Bonne fin de journée.

Puis d’un dernier hochement de tête, Iraïd tourna les talons et s’éloigna de son pas paisible vers sa destination, toujours inquiet de la santé de la jeune femme. Il passerai demain, pour s’enquérir de son état…
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyMar 13 Sep - 8:08

Marius leva un sourcil comme réponse à l'inquiétude de Siegfried, le soudain malaise d'Eléanor l'étonna, au point s'il se demanda si ce n'était pas joué. Et pourquoi l'Ombre ferait-elle une chose pareille ? Ce n'était pas lui qui allait le savoir, alors le jeune homme se contenta de suivre le mouvement, ses yeux se posaient sur les servantes qui tout de même inquiètes, s'activaient à leurs tâches comme des fourmis. Rapides, agiles presque, et qui ne connaissaient jamais de fin à leur labeur, le jeune homme recula pour en laisser passer quelques-unes et offrit son aide, quand il trouva que c'était nécessaire. Véritablement angoissé, Siegfried se baissa sur Eléanor et tenta de la rassurer par quelques paroles, au moins, il prenait son rôle d'époux à coeur. Cependant, ce n'était pas ça qui allait lui faire changer d'opinion, Marius attendrait de le connaître davantage pour voir si ce dernier était digne d'être le Mari d'une femme telle qu'Eléanor.

Avec une tête pareille, Marius pouvait parier qu'il ne tarderait pas à la tromper, quel âge avait-il ? Sans doute le même que sa femme, et par conséquent, c'était lui le plus jeune ici. Il aida un peu, et observant beaucoup le couple, songeant qu'à son âge, il s'était retrouvé à travers l'Empire pour mesurer sa foi en l'Église à la réalité plus dure des choses. Sa main trembla un peu, quand il se rappela de cette jeune fille qu'il avait rencontrée, c'était l'époque où Aniya — sa meilleure amie — était douce, pleine de vie, et joyeuse. Il écarta l'image sombre qui se donna à lui, quand il repensa à cette pauvre mère, et à l'enfant qu'elle avait mise au monde, ça le rendait amer. Il passa une main dans sa nuque, et lorsque Siegfried décida de se souvenir de leurs présences, Marius eut tout le loisir de deviner le discours que son hôte allait proférer.

Oui... au vu de la situation, il était normal que tous les deux partent, même si le terroriste avait l'impression que c'était plus pour... les chasser de sa maison, Marius dérangeait Siegfried, et il ignorait en quoi exactement. Mordillant sa lèvre, il approuva en silence et salua le jeune couple, en disant à Eléanor de se reposer, et de ne pas trop faire d'efforts. Au fond, Siegfried n'avait aucune inquiétude à avoir au sujet d'une liaison entre Marius et sa femme, s'il y avait un gamin qui détestait les comportements volages, c'était bien lui. Et selon lui, les femmes c'était compliqué, trop compliqué pour son petit cerveau de mâle. Donc non, il n'avait jamais ressenti la moindre petite attirance pour Eléanor, juste de l'affection, il ne l'avait jamais désiré, comme Siegfried qui la voulait pour lui seul, et qui refusait sans doute qu'un autre homme ne la touche. Marius quitta donc avec Iraïd leurs appartements, et foulant le sol, il respira enfin un air froid et pur. Loin des parfums, loin de l'arôme de l'hypocrisie, il poussa un soupir et regarda Iraïd :


— Je suis tout aussi surpris que toi, et je crois que nous aurons bientôt l'occasion d'en reparler.

Et à son tour, Marius souhaita une bonne journée à Iraïd avant de tourner sur ses talons, et de prendre le chemin menant aux Bas-Fonds. Il leva la tête vers le ciel, et constata que ce dernier était en train de s'assombrir, les nuages se noircissaient comme l'encre sur le parchemin, le froid venait doucement se glisser contre le jeune homme. Ce n'était pas encore la nuit pourtant, seulement l'arrivée de la pluie ou de l'orage, le ciel était en colère, semblait-il. Et lentement, de fines gouttelettes tombèrent comme des perles de cristaux sur sa figure fatiguées, Marius tiqua et baissa la tête sur ses pieds. La pluie tombait sur Ishtar, cette Capitale berceau de biens des complots, et des maladies. À croire qu'elle donnait le sein à tous les dégénérés en manque de sang ou de tripes, Marius le savait que trop bien et ce n'était pas cette pluie froide, puant misère et crasse qui allait purifier cette ville.

Marius aimait-il Ishtar ? Détestait-il cet endroit ? Lui-même n'aurait pas su le dire, c'était juste... là qu'il jouait sa vie en permanence, flirtait avec la Mort, et lançait les premières pierres de l'édifice de la Révolution. Une Révolution dont l'ombre mortelle planait au-dessus de l'Église, Marius n'allait pas tarder à frapper un grand coup, et la faire trembler, cet Ordre pervers qu'il haïssait de toute son âme. Qui pourrait dire que derrière son visage de gentil garçon, le jeune homme cachait en réalité une âme qui au fil des jours et des nuits, prenait la forme hideuse d'un monstre avide d'idées et de justice ?

_________________
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Merci à Dietrich/Ambroise ♥️

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Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd)   Une jeune femme et trois hommes. (Pv : Éléanor, Siegfried et Iraïd) - Page 2 EmptyDim 18 Sep - 16:11

« Je ne m’étais pas attendue à une telle réaction de leur part, surtout de celle de Siegfried. Tout ce que je faisais, ce n’était que jouer. Visiblement, ils tombaient tous les trois dans le panneau, encore une fois. Tant mieux. En tout cas, je remarquais que mon mari s’était précipité sur moi pour connaître ce que j’avais. Il accaparait tellement l’attention, qu’il ne permettait pas du tout aux deux autres d’agir et de venir me voir également. Je continuais à faire semblant pour en savoir davantage. Ce que faisait Siegfried m’étonnait grandement. D’ailleurs, lorsqu’il me toucha la joue de sa main, je frissonnais. Peu de fois il m’avait touchée depuis notre mariage. Cela ne me prouvait pas du tout qu’il m’aimât et qu’il réagît de la sorte tout simplement par affection. Non, selon moi c’était pour montrer aux autres qu’il agissait comme un bon mari se devait de le faire. En tout cas, aucune preuve d’amour. Seulement le paraître. C’était très important dans la société. Il était, comme moi à cet instant, en train de tenter de faire croire à Marius et aussi à Iraïd qu’il se comportait d’une façon affective avec moi. Mais ce n’était pas du tout le cas dans la vie de tous les jours. Il fallait avouer que je faisais tout pour l’éviter en même temps. Pourtant, il avait pu me montrer plus d’attention s’il m’aimait vraiment. Au contraire, les rares fois où nous nous étions croisés, il m’avait paru froid et distant. Il ne pourrait donc pas me faire croire aussi facilement à son amour pour moi.

En même temps qu’il me touchait le front pour mesurer la température de mon corps, je ne pus tourner la tête pour apercevoir ce qu’était en train de faire Marius. Ni la façon dont il réagissait face à ce que Siegfried était en train de lui montrer. Que pensait-il à cet instant même de cette situation ? En tout cas, je n’eus encore moins le temps de penser à quoique ce fut d’autre puisque je sentis tout d’un coup une serviette mouillée sur mon front. Mon mari voulait que le médecin vînt pour diagnostiquer le mal. Tout d’abord je n’avais aucune envie de voir un médecin, puis je n’en avais pas non plus besoin. Je n’étais pas chaude du tout, je n’avais pas de température, contrairement à ce que croyait Siegfried. Ce n’était que du semblant. Je n’étais pas du tout malade et je n’avais pas de contractions. Je n’avais pas non plus mal à la tête, ni rien d’autre. Cela ne servait donc à rien du tout pour l’instant d’appeler qui que ce fût. Toutefois, je devais me sortir d’une nouvelle impasse à laquelle je n’avais pas tout de suite pensée. Il suffisait donc simplement d’attendre que Marius et Iraïd fussent partis de la maison et que je me retrouvasse seule avec Siegfried. Peu m’importait de connaître la façon dont il réagirait à cet instant là où il comprendrait que je n’avais fait que jouer. Mais je n’avais pas non plus l’intention de le laisser faire jusqu’au bout. Je me laissais donc porter pour le moment. Mon mari nous dirigeait vers la chambre une fois qu’il avait ordonné à une servante de raccompagner nos deux invités.

Une fois dans la chambre, je me redressai et j’étais beaucoup moins lourde à porter. Je fixai alors Siegfried avec des yeux coléreux. Cela me permettait de lui montrer tout simplement tout ce que je pensais de la façon dont il s’était comporté avec Marius. Franchement, cela ne m’avait pas du tout plus. C’était pour cela que j’étais sortie de la pièce pour me calmer et ne pas exploser de colère. Tout n’avait été qu’un combat de coq entre deux hommes qui cherchaient à prouver à l’un et l’autre qu’ils me respectaient et que j’étais très importante. Bien évidemment, je me doutais que tout cela n’avait été que pour connaître les vrais sentiments de Siegfried. Si au début tout le monde s’intéressait à ce qui s’était déroulé entre nous, tout cela avait tourné à des provocations et des mises en garde sous entendues. C’en était devenu que trop énervant. Je me libérais donc des bras de mon mari qui me tenaient pour m’amener jusqu’au lit de la chambre. Je fis quelques pas pour lui montrer que je n’étais pas malade du tout. Que je ne souffrais pas. Et surtout pour qu’il me laissât tranquille une bonne fois pour toutes.


- Je vais bien, pas besoin de médecin, dis-je sur une voix froide et empreinte de colère aussi alors que je savais que Marius et Iraïd ne pouvaient plus nous voir ni nous entendre.

Je n’avais rien d’autre à lui dire. Je m’éloignais donc de lui pour vivre ma propre vie. »

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