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 Un spectre dans la nuit [PV Eghän]

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Un spectre dans la nuit [PV Eghän] Vide
MessageSujet: Un spectre dans la nuit [PV Eghän]   Un spectre dans la nuit [PV Eghän] EmptyVen 17 Juin - 6:51

    Un bruissement de feuille. Un simple bruissement de feuille m'aurais arraché à mon ennui. Cette interminable attente, seul dans la pénombre de la nuit, sous l'œil blême d'un astre, sous un pâle halo de lumière, mon corps faisait rempart à la brume. Épais manteau blanc, épousant la moindre parcelle, couvrait le rue d'un linceul où une pincée de froideur et de mystère se mêlait à sa pureté souillée. Épris dans un tourbillon de fumée, pensées brouillonnes, ordres jetés, mon cœur apaisé clamait face à cet atmosphère dénué de chaleur. Dans l'obscurité, l'unique disque de feu n'était autre que ma cigarette. Pourpoint brulé, guidait par le mécanisme de mes poumons, un peu de cendre se laissait au vent, silencieux souffle.

    Un filet métal clair s'étirait de ce point chaud, laissant l'esprit se gâtait de ces chimériques formes. La prunelle de mes yeux, rougis par les cylindres consommés reflétait sans doute l'angoisse. Malgré le visage calme que j'affichais, les signes de cette inquiétude s'affichaient implicitement. Résigné à cette absence de vie, du bout de mes lèvres l'odeur forte du tabac s'affirmait avec la douceur de mon parfum, mélange plein d'audaces, hasardeux, surprenant. L'ambre et le lotus, si raffinés qu'ils soient, ne pouvaient couvrir cette odeur de résignation.

    Quelqu'un d'observateur aurait sans doute saisit ma détresse muette. Mais ni les gardes qui m'accompagnaient, ni le magistrat dont j'étais sous la juridiction ne purent lire ces minutieux détails quand ils furent près de moi. Ne connaissant qu'une infirme part de moi à travers les rumeurs et les vagues conversations, l'idée de peindre un portrait plus raffiné ne leur étaient point venu à l'esprit. Je n'étais qu'un homme travaillant sous le même régime, chargé d'un ordre supérieur, insignifiant parmi tant de douces lueurs d'âme. Je n'étais pas là pour plaire, ni pour épater la galerie. Mon métier était un empilement de devoirs que je me devais de remplir. L'échine brisée par le manque de mouvements, la fatigue embrumant le corps et l'esprit, les membres pliés aux poids de mes pensées, je restais là, seul dans la rue, insensible à la beauté sordide de la nuit. Le tabac purifiait mon esprit et soucieux de mon bien-être la quantité n'était qu'un détail. Adsorbé par la gestion de mes sentiments, je n'ai pu entendre le doux écho des pas annonçant l'approche de la mission. Quatre silhouettes franchirent ce lac de désarroi, comme surgit de la mort pour braver la réalité, la pénible existence humaine.

    "Je vous croyez perdu Dante."

    "Monsieur, la brume n'est pas obstacle particulièrement redoutable et la capitale, bien qu'elle soit très étendue n'est pas une créature si complexe en prenant du recul."

    Ma réponse audacieuse semblait lui plaire, car il dévoila des dents aiguës entre des lèvres charnues. Mon regard se posa sur lui afin de saisir son portait. C'était un homme d'âge mur dont le regard annonçait la justesse et la rigueur. Ses cheveux étaient des coulées d'argent, dont les sombres sillons dévoilées une peau ivoire, rongée par des taches de cuivre. Malgré les détails, il restait un homme avec des os solides, une poigne de fer, un homme qui me guidait dans mon parcours. Quand aux soldats à ces côtés, ils affichaient une mine solide et fort attentif. Je faisais pâle figure près d'eux.

    Il me demanda de faire mon rapport, j'écrasais machinalement ma cigarette contre le mur, souillant la brique rouge d'une tracée noire puis saisis le dossier que j'avais. Les premières minutes furent les plus longue, dans ce pénible instants, le souffle régulier des hommes me perturbais le bruissement des feuilles éveilla en moi de la nostalgie. Après une lecture rapide des notes, j'entamais avec un ton neutre les faits et constats. L'homme dont il était question était un ingénieur dans la vingtaine, un fugitif qui est mêlé à une affaire avec la Garde (dont je ne connaissais pas le détails exactes). On compte trois fugitifs, un fut capturé par l'Inquisition, le deuxième est toujours dans la nature et le troisième est (théoriquement) ici. D'après les gardes du quartiers et ceux qui ont étaient mis sur l'affaire en filature pendant plusieurs jours, le criminel présumé n'a pas eu activité suspecte pour l'instant. Rien d'anormal. Seulement, il semble même qu'il n'y a personne, tant le calme règne. Puis pour clore mon rapport, je présentais la demeure dans lequel celui-ci vivait, elle était à une dizaine de mètres. Le magistrat acquiesça satisfait, puis demanda qu'on lui rappelle le nom de ce dernier :

    " Eghän Dilnes, Monsieur."

    Il donna ses ordres à voix basse. Les gardes devaient être prêt à interagir au moindre moment. Si jamais celui-ci résiste, il est impérative de l'escarper le moins possible et de le neutraliser. Pour éviter toute fuite, il positionna les soldats dans des endroits stratégiques, mais d'un un espace assez restreint pour intervenir le plus vite en cas de soucis. Le but de la mission : le criminel devait être ramené en prison puis être juger dans les jours à suivre. Je rangeais les feuilles dans le dossier et attendis les ordres de mon supérieur.

    "Quant à vous, Dante, votre travail n'est pas terminé, j'aimerai que vous preniez le devant. Montrez que vous êtes digne d'être mon élève."

    Il tendis ses feuilles et me poussa devant la porte. Un sentiment de malaise me saisis une fois encore, mais face à cette demande j'étais forcé d'agir. Laissant un visage des plus illisibles, je frappais à la porte assez fort et d'une voix blanche, annonça notre venue :

    "Garde, ouvrez !"



Dernière édition par Dante d'Indeitsev le Dim 17 Juil - 18:44, édité 4 fois
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Un spectre dans la nuit [PV Eghän] Vide
MessageSujet: Re: Un spectre dans la nuit [PV Eghän]   Un spectre dans la nuit [PV Eghän] EmptyLun 20 Juin - 12:19

Heure à ma montre : 21h36
Pas de disfonctionnement à signaler.


- Mais putain de merde, fais chier ! Tu vas marcher espèce de saloperie de mes deux !?!

BAM ! BAM !!

« Ben oui maintenant faut que je m’étonne, quoi ! Toutes les pièces que j’avais rassemblées ensemble, s’étaient éparpillées sur tout le bureau. Forcément, avec la colère on y arrive pas. Je suis furieux. Ce putain de petit d’engin ne veut pas marcher quoique je fasse. C’est pas si difficile que ça quand même ! Bah on dirait que si. J’ai fait tous les plans comme il faut. J’ai tout assemblé comme je l’avais prévu. Bah non ce truc résiste comme pas possible. Je soupire. C’est pas de la veille au lendemain que je trouverai le plan exacte pour faire marcher correctement le mécanisme d’une montre. La mienne, la petite, est capricieuse. Quelque chose manque à l’intérieur peut-être. Enfin j’en sais rien, j’ai amélioré mes plans depuis et je n’arrive pas. Je peux pas réaliser une grande montre avec les plans de la petite tout de même ! Bah à la rigueur je pourrais essayer et tenter tout de même de la vendre sur le marché. Elle ne sera pas parfaite et avec mes prochaines découvertes, j’améliorerai. Ouais, bah ça marchera pas forcément sur le marché. Ils sont pas cons non plus les consommateurs. Si ça fonctionne qu’à moitié, ils feront plus confiance aux prochains modèles et donc ils achèteront moins. Faut que je trouve le bon plan et les bonnes pièces pour faire marcher tout cela.

PUTAIN DE MERDE !!! J’en peux plus quoi. Ca commence vraiment à m’énerver à un tel point. Maintenant je soupire. J’ai été con, mais sous le coup de colère, on y peut rien. Il ne reste plus qu’à ramasser toutes les pièces sur le bureau et de recommencer. Mais bon pour l’instant je sens encore une énorme chaleur en moi, celle de la colère. Cela fait plusieurs bonnes heures que je travaille sur ce petit connard d’objet et j’espérai vraiment ce matin qu’il marcherait à la fin. J’avais énormément d’espoirs que cette fois-ci était la bonne. Bah non. Merde, fais chier, quoi. Je masse mes tempes, parfois j’arrive à me détendre un tout petit peu comme cela. Mais ça va pas me permettre de me concentrer une nouvelle fois. Je mets les pièces ensemble d’un côté du bureau et je sors en le fermant à clé. Le fruit de mon travail. J’y fais tellement attention que je suis devenu parano. Aujourd’hui je ferme toujours le bureau quand je n’y suis pas, même quand il n’y a personne dans la maison. Je mets la clé à l’endroit sûr et caché où je la mets d’habitude. Si jamais quelqu’un fraude et rentre chez moi, il ne la trouvera pas. Mon bureau restera fermé et personne ne saura ce qu’il y a à l’intérieur. Mouhahaha. Enfin bref, fini le délire. Je vais me prendre un café.

Dans la cuisine, je prends mon temps d’abord pour faire le café puis pour le boire. En même temps, des idées nouvelles me parviennent à la tête. Bah, comme d’habitude. Ce n’est pas pour ça qu’elles sont toutes bonnes. Va vraiment falloir trouver le bon plan. J’aimerai vraiment commercialiser mes montres rapidement. L’argent va bientôt me manquer si je continue comme ça. En plus j’ai arrêté le travail pour l’instant en prétextant que je suis parti d’Ishtar pour des raisons personnelles. J’espère le récupérer plus tard. Sinon, je retrouverai ce putain de connard qui semble s’appeler Lao et je lui ferai sa fête. Non, je ne tuerai pas, c’est pas mon truc. Mais il va regretter d’avoir pourri ma vie comme cela. D’ailleurs, ça me fait penser à cette nuit horrible. Moi qui voulais simplement réparer ma petite montre puis charmer la tavernière, ben voilà dans quelles galères j’étais maintenant ! Franchement, ça me fait chier. Ce qui m’étonne le plus, c’est que pour l’instant, personne n’est venu me voir pour me reprocher notre fuite. Après tout, c’était bien moi qui ai coupé les liens de tout le monde avant de m’échapper en courant avec Nihari. Bon, bon. Nihari. Tiens, tiens. Je sais pas ce qu’elle est devenue après être partie de chez moi à l’aube. Je vais essayer de la retrouver dans les jours qui suivent. Pour voir si elle va bien et ce qu’elle devient. Nous sommes en danger permanent de toute façon. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé. Je pourrais pas continuer à la charmer sinon. C’est bien embêtant. Il m’arrive de laisser tomber, rarement, mais pas cette fois-ci. Elle, elle je la veux, un point c’est tout !

Bon enfin bref, voilà ma pause détente est terminée. J’ai fini le café, on va retourner travailler. Je lave d’abord la tasse comme cela je n’aurais pas à le faire plus tard quand je serai bien plus fatiguée et en colère que je ne le suis maintenant. Je me dirige tranquillement vers l’endroit où je cache la clé pour la prendre et ouvrir ensuite le bureau. A cet instant, j’entends des voix dans le couloir. Bah ouais, les murs sont très peu isolateurs dans ce bâtiment. Pour un noble, j’ai vraiment bien fini dans cet appartement pourri ! Mais j’ai pas le choix. Le jour où j’aurai mon fric après la vente des montres, je me chercherai une belle maison. On frappe à la porte très bruyamment. Merde, ils vont réveiller les voisins. Ils vont encore foutre un boucan et après le scandale va être révélé à tout le monde. Je vais être fiché par tout le monde. Bah oui, c’est les gardes. Et merde ! Fallait bien qu’ils me trouvent un de ces jours. Fallait bien que la merde me retombe dessus un jour. Bah voilà, c’est aujourd’hui. Je regarde ma montre qui marche pour l’instant. Il est assez tard quand même. Je me demande s’ils ont le droit de venir aussi tard. Et si je dormais ? En fait, ils s’en foutent probablement. Bon que faire maintenant ? Qu’est-ce que je dirai quand j’ouvrirai la porte ? Pas envie de m’échapper, de fuir. Ca me fait chier. Je vais encore plus me mettre dans la merde en faisant ça. Vaut mieux être coopératif quand même dans de telles situations. Espérons que j’en sortirai indemne. Ou du moins, plutôt indemne. Voilà, mon futur se jouait à cet instant.

J’ouvre alors la porte après quelques minutes d’hésitations et de réflexions. Je les regarde. Ils ont pas l’air marrants, ni de rigoler. M’enfin bon, c’est bien normal après tout. Après tout, c’est leur métier.


- Bonsoir messieurs, puis-je savoir la raison de votre visite ? dis-je avec ma voix la plus mielleuse et avec une énorme sourire.

Je dois montrer que je suis plutôt détendu et que je ne crains rien. Je sais pas ce qui va se passer après. Mais pour l’instant, faisons comme si on ne voyait pas du tout de quoi ils parlaient ainsi que la raison de leur présence ici ce soir. »

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