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 [Souvenirs]Que des pages à tourner

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Mort(e) tragiquement

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MessageSujet: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Lun 13 Juin - 16:44

An 3481
Huitième semaine après l’Equinoxe.

« Tu m’avais promis de me protéger quoiqu’il arrive. Tu m’avais promis de veiller sur moi, même après la mort. Ne t’en souviens-tu donc pas ? Une telle promesse ne se brise jamais. Et pourtant, tu m’as trahie. Tu m’as laissée toute seule. Tu m’as oubliée. Mais peut-être serait-ce pour me punir de ne pas avoir réussi, d’avoir moi-même souillé mes promesses ainsi que le nom des van Lärhe. Bien sûr, je comprendrais. Mais une mère laisserait-elle son enfant à tel point que tous les malheurs du monde lui tomberaient dessus les uns après les autres ? Tu n’as pas idée à quel point je souffre, Mère. Tu as vécu une vie bien plus heureuse que la mienne. Pourquoi me laisses-tu aujourd’hui ? Je t’en supplie, pardonne-moi de là où tu es et aides-moi. Ce n’était point toi qui désirais un monde meilleur ? Si nous ne pouvons l’atteindre d’une façon, peut-être que nous pouvons l’obtenir d’une autre manière. Or, quelque soit la manière utilisée, si nous parvenons à notre but alors c’est parfait. Tu n’arrêtais pas de me le dire.
Je me sens si seule et si abandonnée de tout le monde. Je n’ai point revu Zacharias après ce qui s’est passé entre nous. En réalité, j’ai fui Ishtar pour quelques temps afin de me changer les idées. Cette ville est un vice en elle-même. Elle est malsaine. Elle corrompt tellement de personnes, surtout la noblesse et les pauvres. J’étais bien loin de m’imaginer une telle chose. Comment une ville pouvait-elle ressembler à cela ? La paix et la tranquillité d’Überhal sont bien plus plaisantes. Mais je devrais revenir à Ishtar par la suite. J’ai promis à mon amour de ne pas le laisser, de ne pas partir. Puis je dois malgré tout continuer mes combats. Ils sont importants pour moi. Je le tiens de toi, d’après Père. Puis j’imagine bien que tu n’as pas été une femme silencieuse et peu active. Tu as du bien ingérer dans la politique autrefois. Tu as tenté d’améliorer le monde. Tout comme moi j’essaye de le faire aujourd’hui également. Je ne fais que poursuivre ton chemin, la trace que tu m’as laissée, même si je ne le réalise pas de la même façon que toi. Toi-même tu n’es plus là pour moi, ni pour me consoler, ni pour me rassurer, ni pour me conseiller. Je suis vraiment toute seule, dans un monde où je ne dois faire confiance à personne, sauf à moi. Avant de partir, j’avais un objectif et une stratégie. Tout s’est envolé une fois là-bas. Aujourd’hui, j’ai un nouveau but mais j’ignore comment l’atteindre. Toute seule, je ne suis rien. Toute seule, je n’y arrive pas.

________________________________________________

Je suis arrivée à la maison de cela quelques jours. Père n’était pas encore là. D’après les gardes, il était en voyage d’affaire très important et il ne revenait que le lendemain de mon arrivée. Forcément, je ne me suis donc pas fait priée lorsque les portes du palais s’ouvrirent. Les servantes s’occupèrent tout de suite de mes vêtements et l’une me conduisit dans ma chambre. Je n’avais prévenu personne du fait que je venais passer quelques jours à Überhal. Ils étaient tous très étonnés de me voir. Ils étaient tous très heureux et contents. Tu te souviens, n’est-ce pas, comment ils m’adorent tous. Enfin là n’est vraiment plus la question. Les chevaux furent amenés aux écuries puis lavés et soignés après leur long voyage. Tout de même, Ishtar ce n’est pas la porte à côté. As-tu vu Ishtar, Mère ? Connais-tu cette ville si charnière ? Tu ne m’as jamais rien raconté sur tes voyages. En réalité, je ne connais que très peu de détails de ta vie, seulement celle que tu as menée avec Père. J’aurais certainement beaucoup aimé que tu me la racontes. Je ne m’en étais pas rendue compte plus tôt. En tout cas, le palais entier fulminait de joie et de bonheur. Tous étaient ravis de me revoir après autant de temps. Ils notèrent par ailleurs, tous, que j’avais changé ces derniers mois. Plutôt évident après tout ce que je venais de vivre tout de même. J’étais peut-être bien fatiguée mais je les laissai préparer un dîner copieux et s’amuser autant qu’ils le pouvaient. Je ne pouvais pas leur enlever cette joie-la de me retrouver.

Le lendemain, alors que je me réveillai, j’aperçus un homme assis sur une chaise dans ma chambre. Je ne mis pas longtemps à comprendre que c’était Père. Il était certainement revenu beaucoup plus rapidement que prévu. Nous étions très heureux de nous revoir après tout ce temps. Je ne lui ai même pas écrit une seule lettre sur ma vie, ma santé et mes impressions depuis la dernière fois que je suis partie d’Ishtar. Cela veut donc dire depuis plutôt longtemps. Bien avant encore le temps où je me suis associée à Marius. Cette époque est si proche et pourtant, elle me parait si lointaine. Il s’en est passé des choses entre-temps. Mais il ne savait rien. Enfin peut-être un peu. Les rumeurs ou les nouvelles courent vite. Certaines avaient du lui parvenir quand même. Lesquelles, je n’en avais aucune idée. J’espérais en tout cas qu’il ne m’en parlerait pas avant que ce fût moi qui abordasse le sujet. Je savais alors que je me sentirai tellement mal. Comme une fille rebelle qui se séparait de ses parents et ne leur disait plus rien. J’avais désormais des secrets. Des secrets que je ne pouvais pas me permettre de révéler à Père. Parce que non seulement je ne savais pas comment il réagirait à cet instant – après tout, j’avais sali notre nom de famille en m’alliant avec un terroriste, en mettant l’Empereur en colère et bien d’autres choses encore, notamment tout ce qui concernait Zacharias ou alors Siegfried – mais également parce que j’estimais qu’il ne devait pas le savoir. Désormais c’étaient mes problèmes, plus les siens. Enfin, à moitié. Il pouvait me renier s’il le souhaitait, comme cela, son problème serait résolu. Je serai encore une fois disgraciée et libre d’esprit. Enfin, je ne causerai du tort qu’à moi-même et non plus à la très célèbre famille van Lähre. Alors je priai en mon for intérieur qu’il ne dît rien pour l’instant.

Je me jetai dans ses bras. Cela faisait tellement longtemps que je ne l’avais pas serré. J’étais contente de le retrouver et j’essayai de me concentrer le plus possible sur cette retrouvaille plutôt que sur mes problèmes. Mais d’un côté, je ne savais pas vraiment ce que je pouvais bien faire. A un moment ou à un autre, je devrai lui en parler. Peut-être que j’étais finalement venue que pour cela. Après tout, il valait mieux dire la vérité en face plutôt que sur du papier. Même s’il était bien sûr beaucoup plus difficile lorsque la personne était en face. J’avalai ma salive alors que j’étais dans les bras de Père. Je me sentais bien, comme toujours, dans ses bras. Tout d’un coup, je pensai alors à Zacharias et ma mine heureuse se transforma instantanément. En même temps que je pensai à lui, forcément je me rappelai ce qui s’était déroulé entre Siegfried et moi. Et je ne savais toujours pas la vérité. Avait-il menti ou non ? J’avais souhaité ne plus jamais y repenser mais cela me hantait. Une nouvelle raison pour laquelle j’avais quitté Ishtar. J’avais besoin de me ressourcer, d’oublier mes problèmes et m’éloigner de Siegfried avant de le jeter de mon esprit une bonne fois pour toutes. Pour l’instant, ce n’était pas une réussite. Mais cela n’était finalement pas bien grave, ce n’était que le début de mon séjour à la maison. Je reculai alors et je repris le sourire que j’avais à l’instant. Je ne devais pas lui montrer la souffrance et la tristesse qui m’habitaient. Il ne devait pas deviner, ni savoir.


- Que je suis heureuse de te revoir, Père, dis-je avec ma voix la plus enjouée possible. Et surtout que tu sois en bonne forme !

Il n’avait plus vraiment vingt ans mon père tout de même ! Maintenant j’ignorais totalement de la suite des événements. Je pensai qu’il me proposerait d’aller dans la salle à manger afin de prendre le petit-déjeuner. J’espérais rire avec lui, faire des blagues, parler de tout et de rien. Comme d’habitude. Comme avant. Mais rien ne me garantissait que cela continuerait. Après tout, les temps avaient changé … »
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Lun 13 Juin - 20:05

Nord D’Überhal.
En ce jour, j’étais à un voyage d’affaire à un bout de ma province pour des raisons gouvernementales . Le problème que j’avais à régler là-bas, bien que très important, n’avait pas sa place d’être compter ici, c’est pour cela que je ne l‘approfondirai pas. A la différence de la nouvelle que j’ai appris tard dans l’après-midi. Ma fille Eleanor était revenue. Quand ? Comment ? Je n’en savait rien. Un coursier rapide n’avait juste donner une lettre rapidement manuscrite écrite par la Gouvernante de la maison familiale m’annonçant qu’ Eleanor venait tout juste de revenir après un long voyage depuis Ishtar. Quelle était la surprise et la joie de penser à la revoir chez nous, mais avant tout d’avoir enfin de nouvelle d’elle. Cela faisait plusieurs mois qu’elle avait quitté nos terres pour rassasier son ambition d’être impératrice et depuis, je n’ai eu aucune nouvelle. La savoir au domicile me rassura. Alors ne reprenant que le stricte nécessaire de mes affaires - je ferai revenir le reste plus tard- je laissa l’affaire à mon second envers le quel j’avais toute confiance depuis le temps que je e connaissais et appela un fiacre pour qu’il me ramène chez moi.
Le voyage était assez long mais je ne pu rester reposer. J’allais revoir ma fille! Ma petite fille … Quelques rumeurs à son propos plus insistantes que les autres m’étaient venue durant les dernières semaines. Je ne savais pas quoi en penser. Presque chaque jour j’en entend de la part d’autre aristocrate perfides qui cherchent à me déstabiliser puisqu’il qui savent qu’Eleanor la seule famille qui me reste. Les inventant la plus part du temps. Alors pourquoi celle-ci serait vraie ? Nous ferons cela ensemble. Mais avant des retrouvailles s’impose.

Je suis arrivé au domicile tôt dans la matinée, voyageant pendant la nuit. J’étais un peu fatigué mais essayez-vous de dormir dans un fiacre qui roulent sur des routes de campagnes … si l’intérieur n’était pas recouvert molleton rembourré, je me serai cogné la tête plusieurs fois.
Sans attendre ni me reposer je me dirigea vers la chambre de ma fille. Elle devait encore dormir a cette heure là, alors je poussa les portes doucement avant de faire attention à la manière d’on elles se referment. Mon but n’était pas de la réveiller mais de la voir. Ne sous-estimez pas l’importance qu’Eleanor a pour moi. Me penchant un peu au dessus de son lit, elle était bien là, endormir avec ses cheveux bleues étalés n’importe comment. Cette vision m’arracha un doux sourire puis fini par m’approcha de son bureau avant de m’assoir sur une chaise, d’un coup accablé par la fatigue. J’attendis qu’elle se réveille, me reposant tranquillement.

C’est quand j’ai vu sa silhouette bouger que je lui souri enfin face à face, elle sauta dans mes bras et je l’accueilli avec chaleur. Je nota quelques changements depuis la dernière fois que je l’avais vu tout de suite . Elle avait maigrit et son teint était plus pale que d’habitude… Il a du se passer pas mal de chose à Ishtar. Mais je ne la questionna pas pour le moment, trop occupé à la serrer dans mes bras, ma petite fille.
Tiens, j’ai cru voir qu’elle avait perdu son sourire quelques instants… Y a-t-il à problème? Enfin ..; Il n’y avait un problème, je le sentais. Mais je ne connaissais pas ce que c’était, ni même son ampleur. Et quelques choses me disais que ce n’était pas une simple bataille entre filles - quoique ça peut être dangereux.
Quoiqu’il en soit, Eleanor était là et ne semblait pas mourante, sa soudaine venue m’avait quand même inquiété.

- Ici aussi, nous sommes tous heureux de te revoir Eleanor . Surtout depuis tout ce temps!

Je souri légèrement, vraiment heureux de la revoir. Malheureusement je n’ai jamais été très expressif. J’attrapa un kimono qui trainait pas loin et le mit sur ces épaules ici, il ne fait pas le même climat qu’à Ishtar, cela sera bête qu’elle attrape froid. Puis je me retourna vers elle avant de lui demander.

- Et si on allait dans le salon? C’est bientôt l’heure de déjeuner avec la chère fille.

D’abords, il faillais mieux manger un peu. Elle comme moi revenons d’un grand voyage, et comme cela, nous pourrions parler tranquillement.

( s'il y a un problème, dit le moi ^^ )
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Ven 17 Juin - 9:39

« Pour l’instant, il ne me parlait pas encore de ce que je redoutais. Mais derrière ce sourire, je me doutais bien que lui aussi avait des doutes sur mon comportement. Il est mon père après tout et les parents savent tout. Ils devinent rapidement, ils lisent en vous. Une idée venait de me transpercer. Lisait-il dans les pensées ? Ces derniers temps j’avais remarqué que certaines pensées très fortes et importantes des autres personnes me parvenaient à l’esprit. Je n’en connaissais pas du tout l’origine, mais cela devait certainement venir de quelque part. Cela ne pouvait pas tout simplement m’arriver sans prévenir, comme cela. Je n’osais pas encore poser la question mais je me promis de le faire plus tard probablement. Cela m’intriguait sur le coup. Et cela d’ailleurs changea tellement mes pensées que j’oubliais mes problèmes. Désormais mon sourire devint vrai et sincère. Quand j’entendis sa voix, j’étais tellement contente. Depuis longtemps je n’avais pas entendu cette voix qui me rassurait souvent depuis ta mort. Il m’a beaucoup consolée autrefois et j’avais besoin de cette voix si douce envers moi. Si calme et tranquille. Je ne me souvenais même pas si un jour il avait crié après moi. En tout cas, je le regardai avec les yeux amoureux d’une fille et j’acquiesçai de la tête lorsqu’il me demanda d’aller manger dans le salon. Je sentis tout d’un coup mon ventre qui grogna, certainement complètement vide. J’avais faim, un point c’était tout.

Je frissonnai forcément au moment où il m’avait mis une nouvelle couche sur moi. Ce n’était pas nécessaire, après tout j’étais habituée à cette température. J’avais vécu dans cette province pendant de longues années de ma vie, pendant la période la plus longue de ma vie. Ce n’était pas du jour au lendemain que mon corps allait se déshabituer à cela ! Mais cela n’était pas vraiment important. L’intention y était et c’était cela qui comptait le plus après tout. Je souris quand même et le remerciai avec une voix à peine audible. Je me demandai même s’il m’avait entendu ou non. Mais j’imaginai du moins qu’il comprendrait s’il voyait mes lèvres bouger un tout petit peu. En tout cas, ce n’était plus le moment pour penser à de telles choses parce que mon estomac gargouilla une seconde fois, annonçant une faim considérable. Nous sortîmes alors de la chambre pour nous diriger vers le salon qui se trouvait au rez-de-chaussée. Tout comme la veille, les servantes et les serviteurs étaient heureux de me revoir. Cette fois-ci, certainement parce que j’étais aux côtés de mon père, ce qui n’avait pas été le cas pendant de nombreux et longs mois. Ils souriaient, nous disaient bonjour, comme à leurs habitudes. Je ne pus en reconnaître certains, probablement parce que mon père avait du les employer après mon dernier départ. Je me rendis compte qu’il n’y avait pas d’esclave à la maison et la pensée de Pilika me trotta quelques instants dans la tête. La dernière fois, il m’avait offert – et obligé à avoir par la même occasion – une esclave, sous prétexte que les nobles faisaient ainsi de nos jours. Je n’avais pas vraiment apprécié et j’étais partie en furie d’Überhal. Mais avec le temps les tensions s’étaient bien évidemment apaisées et maintenant, je ne lui en voulais pas. Pourtant, j’avais encore du mal à comprendre ce comportement.

Quand nous arrivâmes à la salle à manger, le petit déjeuner était déjà préparé et servi sur la table. Les couverts étaient également mis et des serviteurs nous attendaient pour nous faire asseoir. Mon père avait certainement du déjà ordonné au cuisinier de tout mettre sur la table pour que nous puissions manger dès notre arrivée. Je m’assis donc, mon père en face de moi. Comme nous étions seulement tous les deux, les places que nous avions d’habitude lors des grandes fêtes organisées au palais ne comptaient plus du tout. Il n’allait tout de même pas se mettre en bout de table et moi à côté, cela n’avait aucun sens pour nous. En face, c’était bien mieux. Il fallait dire que désormais, alors que je commençai à regarder les aliments disposés sur la table afin de me servir, je ne savais pas quelle conversation je pouvais bien avoir avec lui. C’était bien sûr difficile de définir sur quel sujet discutait d’abord puis ensuite sur lequel changer. Surtout que je n’avais pas vraiment envie de faire une erreur et parler tout de suite de ce que je ne souhaitais pas trop en réalité révéler à mon père. Ce serait bien sûr la première fois que je lui cacherai certaines choses, certaines parties de la vérité. Je n’avais pas non plus vraiment le choix. Une fois dans le bain, on ne pouvait pas en sortir si facilement. Désormais, mentir ou du moins cacher la vérité, tout cela serait mon quotidien auprès de nombreuses personnes. Je n’avais pas été élevée de la sorte. C’était bien dommage. Mais si je disais toute la vérité, les conséquences pouvaient être diverses et négatives. Elles le seraient également s’il découvrait tout cela par lui-même une autre fois, plus tard, mais au moins, ce problème éclaterait le plus tard possible. Et c’était cela que j’espérai afin de pouvoir continuer ma vie « tranquillement » pendant un certain temps encore.

Je remplis mon assiette sans faire attention à celle de mon père. Je me versai du lait dans une des tasses devant moi et je le bus d’un trait. Que cela faisait un bien fou ! J’adorai boire mon lait de la sorte. Ensuite, je pouvais commencer à manger. Un des serviteurs amena du jus d’orange mais je n’en pris pas tout de suite. Ce serait pour la fin du petit déjeuner, le lait et le jus d’orange se mélangeant mal dans l’estomac si avalés l’un après l’autre. Enfin, quand je sentis que mon estomac appréciait la nourriture que je lui fournissais, je pouvais commencer une conversation. J’essayai donc de trouver un sujet.


- Alors Père, comment vas-tu ? demandai-je avec un grand sourire. Comment vont les affaires ?

Il avait pour habitude de toujours me raconter ses voyages quand il revenait et surtout, l’avancement de ses affaires quand il en avait conclu. En effet, c’était une très bonne idée. Comme cela, je pouvais me rendre compte à quel point notre famille était très influente dans le monde de l’Empire, connaître nos relations – qu’elles fussent amies ou ennemies – et reprendre le flambeau un jour si mon père venait à mourir subitement, ce que je n’espérai certainement pas ! Cela ressemblait en fait à une sorte de petite formation à son métier de Duc-Gouverneur. Toutefois, ce n’était pas à moi de reprendre ses affaires mais à mon futur mari. Encore fallait-il le trouver et se marier avec lui. Mais nous n’étions pas encore pressés, je n’avais que 18 ans et vous, vous vous êtes mariés bien plus tard que cet âge-là. Oui, je ramène tout à vous. Encore une fois, je repensai à Zacharias et j’eus un pincement au cœur. Il me manquait un peu et depuis la dernière fois, je ne savais pas – encore une fois malheureusement – ce qu’il devenait et où il se trouvait. J’ignorai que mon sourire était parti en même temps, mais mon père avait probablement du le remarquer … »
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Dim 19 Juin - 14:55

Ma fille sembla retrouver le sourire après mes quelques paroles. Du moins un vrai sourire, celui que je lui connaissais. Avant .. Il était bien différent. Mais combien t’en cela allait-il durer ? Il y avait en effet, bien quelque chose. Plus je me trouvais en face d’elle, puis cela se confirma dans mon esprit. Son retour soudain sans prévenir à l’avance - elle à surpris tous les domestiques sur le coup, qui ont dût tous travailler pour nous accueillir alors ni mon retour, ni le sien n’avait été prévu ce jour la- sans oublier que je n’ai reçu aucune lettre pendant plusieurs mois. Bien sur, je m’arrangeais pour savoir comment elle se portait de temps à autres par inquiétude et grâce à quelques connaissances que j’avais à Ishtar, mais sans cela une chose très grave aurai pu lui arrivée, je n’aurai pas été au courant. Même pas une seule lettre… avait-elle si occupé pendant tout ce temps ? Que c’est il bien pu passé…

Je connais Ishtar, j’y suis allé plusieurs fois. Cela n’a rien à voir avec l’atmosphère paisible d’Uberhal. C’est même le centre-même de la cupidité et corruption humaine - surtout dans le milieu mondain. Je me doutais bien qu’elle rencontrerai quelque obstacle pour devenir impératrice et des concurrentes au trône avec la même motivation qu’elle. Mais je ne doutais pas de son ambition et qu’elle pourrait y arrivé. Cependant quelques choses me dit qu’il n’y avait pas que cela…. Ma fille ne s’arrêterai pas juste a cause de jeune noble pourrie gâté voulant la couronne d’Impératrice. Surtout que je ne voulais pas me fier à ce que j’ai entendu. Sa version est la meilleure et je l’apprendrais au moment voulu. Pour le moment, il était temps. Eleanor avait l’air d’être affamé.
Nous allons dans le salon ou le déjeuné était déjà préparer. Nos domestiques sont vraiment compétent, cela ne faisait que depuis que je suis rentré que je les ai contraint à préparer se repas. Je souri; Nous avions toujours l’habitude de passer ce moment de la journée ensemble - sauf quand j’étais en déplacement. Parfois j’étais trop occupé dans le reste de la journée par des affaires pour lui consacrer assez de temps pour une longue discussion alors on se retrouvait toujours le lendemain matin, ici, pour prendre le petit déjeuné et parler de ce que l’on a fait la veille entre autre.
Il y avait de tous sur la table, assez pour nourrir une famille entière même si nous étions que deux, ça se vois que personne était là depuis longtemps, les cuisiniers ont du s’ennuyer pendant nos absences a tout les deux. Alors que je m’occupais à manger et accessoirement regarde ce qu’il y avait dans mon assiette, Eleanor me demanda des nouvelle de l’affaire sur laquelle j’étais il y a à peine un jour. Je relava la tête pour la regarder et lui réponde. Nous avions repris nos vieilles habituelles comme si de rien n’était.

- Bien, même si je n’ai plus beaucoup le temps de me reposer ces temps-ci .. J’étais parti quelques jours au nord de la province. J’ai eut vent de quelques problèmes de transaction et de différence de paiement avec la province voisine qui posait non seulement problème à l’économie d’Uberhal que j’essaye de garder stable, mais aussi au villageois de la frontière qui semblaient bizarrement disparaitre depuis quelques temps…. Et il se trouvait que les deux affaires étaient lier.

Oui, je ne me suis occupé que de la partie économique pour ma part, laissant quelques soldat de l’armée d’Uberhal sous mes ordres pour trouver qui étaient à l’origine des disparitions. Puis nous sommes retrouver sur les même pistes. Mais l’histoire n’était pas encore fini malheureusement, je suis partie rejoindre la fille au domicile, en laissant l’affaire à mon second qui me fait parvenir des lettres toujours par coursier rapide des que quelque chose se produit. Mais il n’y avait plus important que mes voyages d’affaires dans ma propres province - surtout quand il parle d’économie. Je posa ma tasse de café et plongeant les yeux dans se de ma fille, je demanda un sourire doux aux lèvres.

- Et toi Eleanor, comment trouves-tu Ishtar? Tu semble avoir rencontré plusieurs choses là-bas.

Ma voix était douce, je ne voulais pas la brusquer ni quoi que ce soit d’autre. Je nota tout de suite qu’elle avait perdu son sourire quand elle fut dans ses pensées à un moment de la discussion et cela ne me disait rien de bon. Bon sang, que c’est t’il passé à Ishtar ?
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Dim 26 Juin - 10:55

« Il fallait l’avouer. Ce n’était vraiment pas du tout parce que je lui demandais de me raconter certaines choses sur ses affaires que j’y comprenais grand-chose. C’était surtout Toi qui m’avais tout appris. Pendant que lui, il partait pour régler les affaires et entretenir nos différentes relations. Tu m’avais enseigné la politique. Tu m’avais enseigné de nombreuses choses. Mais tu m’avais souvent dit que ce que lui faisait ne pourrait pas être fait une femme dans notre famille. Aujourd’hui je me rends compte à quel point tu ne m’avais pas préparé à comprendre les sujets de conversation de mon père. Je hochai tout le temps de la tête par signe de politesse. Bon, ce n’était pas vrai tout de même. Je comprenais de temps en temps et alors dans ce cas j’enchaînai en discutant. J’étais beaucoup plus curieuse. Mais sérieusement, ce matin-là, j’avais quand même bien du mal à saisir tout ce qu’il me racontait. L’économie de la province. Ce n’était vraiment pas mon fort du tout. Il le faudrait bien un jour mais normalement, lorsque je me marierai, ce serait à mon mari de reprendre le flambeau. Enfin peu importait sur le moment. J’écoutai sans interrompre et je souriais, tout en mangeant en même temps, par pure politesse. Les mots venaient dans une oreille et ressortaient par l’autre. Ce n’était pas inintéressant, c’est juste que je ne comprenais rien à rien.

Mais le plus difficile arriva lorsqu’il finit de parler. Le sujet tabou revint soudainement et cette fois-ci, il avait été prononcé. La question qu’il ne fallait pas poser, l’avait été. Comment je trouvais Ishtar. Oui, bien sûr que j’y avais vu de nombreuses choses. Je ne pouvais pas le lui révéler en entier quand même. Franchement, je me sentais prise au piège et mon sourire disparut encore une fois. Je ne savais pas comment réagir ni quoi dire. Tout simplement parce que même si je m’y attendais, je ne m’y étais pas préparée. De plus je ne pouvais pas connaître la façon dont cela commencerait. Puis, pour finir je ne pensais pas que mon père aborderait le sujet aussi tôt. Fallait tout de même reconnaître que je n’avais pas envoyé de lettres depuis bien des mois et il devait être bien curieux de tout ce qu’il s’était passé entre temps. Je ne pouvais pas y échapper. Mais je ne pouvais pas non plus tout lui dire maintenant. Ce serait tout simplement de la pure folie. Je continuai à manger sans le regarder dans les yeux. Je savais que si je le faisais, il me demanderait tout de suite quel était le problème. Pourquoi je ne lui répondais pas encore. Pourquoi je prenais mon temps. Trêve de réflexions. Désormais le temps était à la parole.


- En effet, j’ai beaucoup appris et découvert à Ishtar, répondis-je finalement avec la voix la plus calme possible, un petit sourire forcé aux coins des lèvres. C’est une ville étonnante et grouillante d’énergie et de ressources. Mais je préfère de loin le calme et la tranquillité d’Überhal ! Néanmoins, je reste là-bas pour continuer à tenter d’atteindre mon objectif.

Il ignorait toutefois que mon objectif avait quelque peu été modifié. J’avais voulu devenir Impératrice pour essayer de changer les conditions de vie de certaines personnes et pour rendre la vie de tout l’Empire bien meilleure. C’était Ton rêve. Tu m’en avais parlé tellement de fois. Tu désirais tellement voir le monde bien plus juste. Mais ce que tu ne savais certainement pas c’était tout simplement que ce n’était pas en devenant Impératrice que cela pouvait changer. Il fallait se battre. Être Impératrice était insuffisant. Je l’avais compris assez rapidement. D’autant plus si celui qui cherche à vous évincer est celui le plus proche de celui que vous convoitez. C’était vraiment impossible. Alors aujourd’hui mon objectif reste le même. Je veux changer le monde. Je veux réaliser ton rêve. Mais il y a d’autres moyens pour ce faire. Peut-être un tout petit peu moins nobles, mais quand même. De toute façon c’était terminé, je ne pourrais plus jamais devenir Impératrice. A moins d’un énorme miracle de l’Ombre. Mais je pense que cela est encore plus impossible. Enfin peu importait. Je regardai mon père avec une certaine boule au ventre qui était apparue depuis très peu. J’ignorais ce qu’il me demanderait de plus. Je restai en silence. Par rapport à cette question je n’avais pas grand-chose à ajouter de plus. Je n’aimais pas Ishtar et désirais rentrer à Überhal. Mais mon but – mais aussi mon amour naissant – me gardait dans cette capitale horrible et pleine de vices. C’était tout. C’était la stricte vérité. Alors pourquoi j’étais mal à l’aise ? Tout simplement parce que le sujet controversé s’enfonçait de plus en plus et bientôt je devrai parler, dévoiler une partie de la vérité et le pire, mentir et cacher une autre partie de la vérité. Je priai l’Ombre pour que cela n’arrive pas trop vite non plus. Mais je n’y croyais plus vraiment. »

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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Lun 27 Juin - 23:55

Ma fille continua à manger tranquillement. Je vis de même nullement presser par le temps même si les choses que j’ai à faire aujourd’hui donnait la nausée. S’occuper un province entière n’est certainement pas de tout repos et même si c’est mes hommes m’aide et font certaine tâche, les décisions et les ordres me revienne. Surtout quand ce moment, il y avait un nombre fou de problème qui arrivait en même temps. Peut-être est à cause du récent couronnement de l’Empereur ? Beaucoup ce demande ce qu’il arrivera et ou nous emmènera ce jeune monarque qui doit avoir un tiers de mon âge .. Il faut dire que beaucoup attende qu’il montre ses preuves, moi y compris. Mais ce n’était pas très important pour le moment, Eleanor que je n’avais pas vu depuis longtemps étaient en face de moi et l’on avait reprit nos habitudes d’avant, atmosphère étrange en plus.

Elle me parla d’une voix calme d’Ishtar. Depuis quand Eleanor me parlait t’elle d’un voix si platonique ? Surtout d’une expérience qui d’après ses dires était plutôt positive. Habituellement elle resplendissait de vie, elle me parlait avec gaité de ce qu’elle faisait, son ambition était palpable dans sa voix. La non, bien que l’intensité de son regard signifiait qu’elle voulait toujours atteindre son but, tout le reste criait le mensonge. Cela m’inquiéta réellement… que c’est t’il passé à Ishtar , qu’elle pouvait bien être les épreuves que ma fille avait traversé ? Et surtout pourquoi me ment-elle ? J’aurai sentis qu’elle me cachait quelque chose même si ça n’avait pas été ma fille, ses attitudes sont trop changeante, elle semble surplomber par des pensées qui la retienne. Mais je la connais depuis son enfance, je les tenue dans les bras alors qu’elle n’était qu’un nourrisson , alors elle, j’ai supporter la mort de ma femme et de mon deuxième enfant, pense t’elle me tromper avec un faux-sourire? Je n’était pas vexé, mais terriblement inquiet. Que c’était t’il passé pour qu’elle ne veuille pas en parler ? Cette chose - s’il y en avait pas plusieurs- lui avait fait perdre son humeur habituelle plus d’une fois. Mes sourcils se fronça tout de même, restant silencieux. Je n’avais pas envie de lui répondre et faire semblant que je n’avais rien vu. La comédie c’est bon avec toute la tripoter de noble qui veut mes pouvoirs, pas avec la seule famille qu’il me reste. Alors doucement, je plia ma serviette et me prépara à me lever. Je ne voulais pas la forcer, c’était son choix de ne pas me dire. Mais je chercherais les information autrement. Il était évident que je n’allais pas rester ignorant quand il s’agit de mon enfant.

- J’espère que tu y arrivera, Eleanor, tu sais très bien que je te soutiendrais toujours…

C’était vraie, quoi qu’il puisse se passer, je ferais toujours en sorte d’œuvrer pour son bien et pour celui de la province. C’était tout ce qui me restait… Une fois debout, lui souris et m’apprêta à partir, j’avais beaucoup de chose à faire et je n’allais pas tirer les vers du nez à ma fille. Alors autant s’inquiéter loin d’elle..

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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Mer 29 Juin - 13:47

Quelque chose clochait entre nous. L'ambiance semblait être beaucoup plus tendue que d'habitude. Cela avait des airs d'antan mais pas totalement non plus. D'un côté c'était tout à fait normal, c'était ma faute. C'était moi-même qui installait cette atmosphère étrange qui n'avait jamais encore existé entre nous, ou dans notre famille en général. Je commençai à être un peu perdue, sans vraiment savoir ce que je pouvais faire. Ce fut à ce moment qu'il me dit quelque chose puis se leva, tout en s'apprêtant à partir. Il avait beaucoup de problèmes à régler. J'en étais sûre et certaine. C'était sa vie, c'était sa responsabilité. Il n'avait pas tout le temps qu'il le souhaiterait à consacrer à lui-même ou à moi, tout comme moi-même je l'aimerai qu'il le fit. En tout cas, quelque chose en moi s'alluma. Je ne sais pas pourquoi, je commençai soudainement à paniquer. Comme si je me sentais coupable de quelque chose que je n'avais pas dit et surtout, que je n'osais pas en parler. Dans mes yeux se lisaient cette soudaine et étrange angoisse qui était montée en moi. Je pense bien évidemment qu'il la vit. Ce n'était pas possible autrement. Tout d'un coup, je me sentais plus ou moins prête à mettre sur la table le sujet tabou depuis le début. Pas forcément de dire toute la vérité. Mais je ressentis vraiment le besoin d'en parler, de révéler le tout et de ne plus se sentir coupable d'être si silencieuse.

- Père, attends ! criai-je tout de suite. J'ai pleins de choses à te dire.

J'avais abordé le sujet. Je ne pouvais plus reculer. Maintenant je devais lui en parler. Mais je me sentais prête. Je baissai quand même les yeux, comme si je ne désirais pas affronter ceux de mon père. Comme si je ne voulais pas affronter son courroux prochain. Je ressemblais vraiment à une gamine de huit ans qui avait fait une bêtise et qui l'avouait à ses parents avant de se faire gronder voire punir. En tout cas, je savais que j'avais toute son attention et je n'avais plus qu'à lui révéler les choses que je pouvais lui dire sans problèmes.

- J'espère que tu m'excuseras de ne pas avoir t'écrit. Je ne voulais pas t'inquiéter trop. Je ... j'ai eu certains soucis qui ont causé le fait que je n'étais pas dans ma merveille humeur. Je savais que tu allais t'inquiéter encore plus que moi alors je n'ai pas écrit. Bien sûr, j'imagine bien que tu t'es inquiété à cause de l'absence des lettres.

Déjà les excuses étaient, selon moi, nécessaires. Comment avais-je pu ne rien écrire ?! Jamais je n'aurais pu imaginer une telle chose si je n'avais pas eu tout ces problèmes et surtout si j'avais poursuivi ma vie tranquillement. Le moment véridique arriva alors et je levai enfin ma tête. Cette fois-ci j'étais prête à l'affronter.

- Tout a commencé lorsque j'ai compris que l'ancien Régent, Uriel D'Arken cherchait à m'évincer. Il a un lien privilégié avec l'Empereur et il peut l'influencer facilement pour qu'il épouse Azhran Nocturnae, fille que je déteste parmi tout au monde. Alors, comme je me sentais seule et incapable de me battre comme cela, j'ai demandé de l'aide à une personne qui pouvait me l'offrir. Je t'en ai parlé dans une des lettres, c'est celle que j'ai rencontré à l'arène et qui m'a sauvé lors de ma chute. Mais les choses ne se sont pas passées comme prévues. Tout d'abord mon entretien avec l'Empereur s'est terminé très mal. Je l'ai mis en colère et je suis en disgrâce à la Cour Impériale. Ensuite j'ai rencontré un informateur, Zacharias Flash, dont il me semble être tombée peu à peu amoureuse. Pour des raisons de conflits permanents j'ai rompu avec l'autre personne qui m'aidait et pour couronner le tout, j'ai couché avec le comte Siegfried Agasthel sans le savoir.

Plus je parlai, plus je sentais les larmes venir. Tout me revenait à l'esprit et j'avais enfin cette impression de me débarrasser d'un fardeau. Il est toujours plus facile de se confier à quelqu'un et décharger ainsi tous les problèmes que nous avons. Je me sentais un peu plus vide et mieux. Les larmes commencèrent à couler doucement lorsque je terminai mon long discours et résumé des événements les plus importants et marquants de ces derniers mois pendant lesquels je n'avais pas écris de lettre. Je baissai la tête et je mettais mes mains sur mon visage.

- Je suis tellement désolée, Père. J'espère que tu me pardonneras un jour. Que tu ne me renieras pas. J'ai sali notre nom, je le regrette tellement. Père, je me sens si seule, je ne sais vraiment plus quoi faire ...

Je pleurai sans voir la réaction de mon père. J'espérai toutefois qu'il n'allait pas se mettre en colère.
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Mer 29 Juin - 20:49

La voix de ma fille s’éleva dans tout le salon ce qui fit m’arrêter et me retournant vers elle, surpris. Pourquoi cria-t-elle? Est-ce si grave que cela, ce qu’elle me cachait ? J’ai compris bien vite qu’elle allait me dire tout ce qu’elle avait sur le cœur vu la mine affligée qu’elle avait. Je fis alors demi-tour et m’approcha d’elle doucement, l’oreille attentive. Mon regard se voulait doux - bien qu’inquiet. Mais je ne sais pas si elle a vu. Eléanor avait baissée la tête rapidement, m’empêchant de voir son visage. Silencieux, je me rassis à la table en face d‘elle, les coudes sur la table avec les avant-bras vers elle comme si je voulais lui prendre sa main. L’avant de mon corps était aussi penché vers l’avant. J’aurais très bien pu rester debout à coté d’elle, mais quelque chose me disait qu’il valait bien que je m’assois…
Ma fille commença par des excuses, qui m’annonça rien de bon, encore plus de ce que je m’avais imaginé. Surtout ses excuses pour les lettres, elle ne m’envoya plus pour ne pas m’inquiéter… qu’Est-ce qui pourrait m’inquiéter plus que de ne plus avoir des nouvelles de mon enfant ? Lui était il arrivée un chose si grave? Je resta silencieux tout le long de ses excuses, attendant la suite, la vérité sur tout cela. Enfin j’aurai sa version des faits, pas celle que j’entends d’après les rumeurs. Enfin je saurais ce qu’il s’est réellement passé à Ishtar pour l’avoir autant secouée.

Une voix tremblante, elle commença à me parler d’Uriel d’Arken … Celui-là, je connaissais sa réputation et je savais qu’il avait un lien particulier avec l’Empereur. Je n’ai jamais vu cela d’un bon œil, il était sur que cet homme allait influencer l’enfant-souverain et même si j‘ai eut vent du caractère de ce dernier, l‘Ex-regent semble être un pilier pour Ezhekiel 1er, assez pour toucher le pouvoir grâce au gamin roi. Il n’est pas étonnant que le haut-prêtre fasse tout pour mettre sa favorite sur le trône et qu’il balayerai les concurrentes d’un revers de main indirectement, alors qu’il n’était absolument pas sensé mettre son grain de sel. Et puis, je ne connaissait pas la fille Nocturnae, mais les parents oui, et si elle était comme eux… Je ne préfère pas penser comment cela pourrait évoluer. La suite m’effraya bien plus. Elle avait énerver l’empereur et était déchu de la cour Impériale? Encore plus la réputation de mon nom, je m’inquiéta pour ma fille. C’était dangereux de ne pas se faire apprécier par l’Empereur, de faire mépriser par celui-ci. Ça entrainait plus souvent la perte de noblesse et tout ce qu’il s’en suis. L’aristocratie n’était pas un milieu agréable, un moindre faux-pas et tout était susceptible de s’effondrer… Et son rêve d’Impératrice, quand est t’il ? Je ne sais pas. Alors qu’elle commença à me parler de l’homme dont elle était amoureuse.. Un certain Zacharias Flash qui était informateur … Pourquoi fallait-il que cela soit un informateur?! Ce sont les personnes auquel il faut se méfier le plus car ils étaient capable de vendre son entourage à chaque moment. Je ne connaissait pas cet homme, je ne savais pas s’il l’aimait, mais mon expérience m’indiqua de me méfier… Puis elle continua, me parlant de tout ses malheurs. De cette aide qu’elle avait perdu et de ce Siegfried qui avait apparemment coucher avec elle. Je plissa des yeux. Il avait oser coucher avec la fille … Quel père ne serai pas enragée d’apprendre que sa petite fille qu’il y a quelques années pouvait garder dans ces bras, est maintenant devenue une femme?

Tout ceci lui était arrivé en si peu de temps? Je comprenais son état maintenant. J’eus quelques minutes pour encaisser tout cela et honnêtement je ne savais pas comment réagir. D’un coté, je brulait de colère, de l’autre l’inquiétude me paralysait. Puis il y avait la raison aussi, il fallait réagir, je ne laisserai jamais ma fille dans cet état, c’est la seule famille qu’il me reste, je ne comptais pas la laisser aussi démunie. Et puis s’énerver ne servirai à rien, je voyais bien qu’Eléanor avait besoin de soutient. Il fallait que je contrôle ses émotions, je suis son père et un père se doit de protéger son enfant.

Il fallait parler de cela au calme, plus tard. Quand j’aurais bien tout encaissé et qu’elle aura fini de pleurer. Il fallait tout mettre au point pour la protéger et l’éloigner du gourou de la cours Impériale, et atténuer les choses. La descende d’Eleanor allait être dur à masquer, mais pas impossible. J’étais le Duc-gouverneur d’Uberhal, il n’était pas si facile de me nuire et je répondais à quiconque qui en avait le courage. Alors doucement, je me leva et contourna la table pour prendre ma petite dans mes bras, la consolant. Sans elle, mon monde s’écroulerait et je n’aurais plus de raison de vivre. J’étais incapable de la renier, ce qui m’aurai facilité les choses pour nettoyer notre nom.

- Ne t’en fais pas, je remédierais à cela. Calme-toi…

Ma voix était douce, rassurante, puis je l’écarta un peu pour déposer un léger baiser sur ses cheveux. Je trouverai bien un moyen pour arranger cela.

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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Sam 2 Juil - 12:42

An 3841
Onzième semaine après Equinoxe

« Comment cela était-il possible? Avais-je attrapé froid ? Tout de même, ce serait bien étrange pour une femme comme moi. Une femme du pays. J’avais du manger quelque chose qui n’était pas bon. J’avais du mal digérer un quelconque aliment. C’était bien évidemment ce que je m’étais dit au début de tout cela. Je vomissais sans cesse après avoir mangé et surtout, je me sentais très faible. Je ne savais pas vraiment ce qui m’était arrivé. Toutefois, quand je ne vomissais pas, je n’avais pas spécialement mal à l’estomac. De ce fait, je me permettais de manger la fois suivante. Mais cela ne changeait pas grand-chose, les vomissements continuaient. Alors j’ai arrêté désormais de manger. Enfin, je me nourris mais très peu. Cela va un tout petit peu mieux mais pas encore assez. Pourtant, en ce qui concerne la fatigue, je n’en ai aucune idée. Cela ne passe pas du tout. Je suis sans cesse exténuée, je marche très lentement dans tout le palais et je n’ai la tête à rien faire. Je ne lis plus, je ne ris plus et je n’ai même plus envie de me promener de temps en temps autour de la ville. Quelle maladie est-ce donc ?

Parfois je me demandais vraiment quand est ce qu’elle partira. Ou si tout simplement, elle partira. Si je n’allais pas mourir à cause de cela. J’avais peut-être attrapé une certaine bactérie à la capitale et celle-ci était incurable. Ou peut-être mon corps de femme d’Überhal n’était pas protégé contre une telle bactérie. Ce qui était totalement possible. Je commençai tout de même à angoisser. Je n’avais pas non envie de mourir. J’étais jeune. J’avais encore pleins de choses à vivre. J’avais un but à atteindre. Un monde à connaître également. Je ne pouvais pas non plus abandonner le pauvre Zacharias tout seul, je savais très bien qu’il serait complètement détruit en apprenant ma mort. Ou en tout cas, je devais le revoir une dernière fois si je devais rendre l’âme et revenir vers l’Ombre. Toutes ces horribles pensées me torturaient l’esprit sans cesse. Surtout qu’au bout d’un moment, Père m’avait demandé de rester alitée le plus de temps possible dans une journée. Il m’avait prévenu qu’il cherchait le médecin familial, qui malheureusement n’était pas à Überhal ces derniers temps. Il devrait arriver dans quelques jours. En ce qui me concernait, je restais donc dans mon lit, sans de grandes occupations. Je n’avais vraiment pas grand-chose à faire. Je n’arrivais même pas à me concentrer pour écrire des poèmes ou d’autres choses comme celles-ci quand je voulais m’occuper un peu. Puis, la plupart du temps, je dormais.

Une après-midi, alors que je venais de me réveiller et que les serviteurs avaient apporté le déjeuner dans ma chambre, j’entendis frapper à la porte. Comme je m’apprêtais à prendre le plateau avec la nourriture, installé sur une petite table de nuit, je ne finis pas mon geste. Je demandai donc à la personne de rentrer dans la chambre. C’était Père. Et le médecin. Je le regardai. Il ne m’avait pas prévenue que c’était aujourd’hui qu’il arrivait. Il aurait quand même pu le faire ! Je me souvins alors la dernière fois que j’avais vu un médecin. Adrien Mendes. Je n’en gardais vraiment pas du tout un bon souvenir. C’était vraiment une horreur. Il voulait me couper afin de réparer ma cheville. En fait je ne sais plus. Il m’avait expliqué mais je ne comprends jamais les termes médicaux. Alors je suppose simplement que c’était ce qu’il souhaitait faire. En tout cas, je ne m’étais pas laissée faire. Je préférais encore souffrir un peu en marchant plutôt que de ressentir ma jambe coupée. Même à cet instant, lorsque le souvenir me revint à l’esprit, je frissonnai. Je n’entendis même pas lorsque Père m’annonça le nom du nouveau médecin familial et la raison pour laquelle ce dernier avait reçu le poste. J’étais vraiment trop plongée dans mes pensées. Mais comme je voyais à peu près qu’il disait quelque chose et qu’il avait ensuite finit de parler, je me levai du lit. Bien évidemment, Père m’arrêta tout de suite et m’ordonna de rester dans le lit. Je ne devais pas bouger. Alors je me remis assise dans mon lit, car c’était tout de même la position la plus confortable, et je tournai mon regard plein d’angoisse vers le médecin.


- Enchantée, je suis la duchesse van Lähre, dis-je sans vraiment savoir ce que je devais lui dire.

J’attendis alors que l’un deux parlât. J’ignorai si c’était à moi d’annoncer mes symptômes tout de suite ou pas. Si le médecin devait me poser la question en premier. Mais quelque chose me disait que de toute façon Père avait déjà une petite idée sur ma maladie. Et qu’il l’avait communiquée au médecin. Mais comme je n’en étais pas vraiment sûre, je me taisais. La peur qui me prenait ne se calmait pas vraiment mais j’essayai tout de même de paraître détendue. J’avais simplement envie que cette maladie se terminât.

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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Lun 4 Juil - 11:36

Cela faisait plusieurs jours que Eléanor était revenu au domicile familiale et m’avait dit tout ce qu’il s’était passé à Ishtar. Je me demandais comment elle avait fait pour avoir autant d’ennui, mais maintenant que le mal était fait, il était plutôt inutile de chercher le pourquoi du comment. Il fallait sur y remédier. J’avais une petite idée du comment … Mais je devais y réfléchir, en attendant Eleanor ne devait surtout pas revenir à la grande province jusqu’à ce que l’histoire de tasse un peu et que l’aristocratie de là-bas se mette quelques choses de plus récent sous la dent…. Elle m’avait dit qu’elle voulait y retourner ..cela attendra. Bien sur, je l’a laisserai aller au bout de ses ambitions, seulement quand elle sera en sécurité. Une père n’envoie pas sa fille dans un endroit ou elle pourrait se faire manger. Mais en faite quand est t’il? Autrefois elle me disait vouloir être Impératrice et changer le monde comme ma défunte femme. Mais maintenant qu’elle est tomber en disgrâce, c’est complètements impossible … Je suppose qu’elle à une autre idée en tête et tout ce que j’espère c’est que cela ne soit pas dangereux…

En ce moment, j’ai envoyée un de mes hommes à Ishtar pour enquêté sur le quand dirait-on … Il fallait tout de même que je me renseigne pour savoir si notre nom avait été atteint dans cette histoire. Il l’avait été surement. Puisque ce qu ‘il s’était passé, était l’affaire parfaite pour me nuire. Cependant je ne savais pas à quel point… Il fallait aussi que je me charge de cela, que le Duc-gouverneur ne se laissera pas compromettre par des bruits jacté dans son dos… Encore un problème de plus à régler … Tant pis.
Quelques choses d’autres m’inquiétait à propos de ma fille. Son état de santé empirait de plus en plus. Elle ne mangeait plus, ne faisait plus rien… était ce un contrecoup de tout cela? Je n’en savais rien… Je ne savais pas non plus si elle était malade puisqu’elle ne me disait pas grand-chose ma dessus. Surtout que moi-même je n’avais jamais été malade. Je ne savais pas ce qu’elle avait. Et j’avais beau demander à ses suivantes, elles ne m’en dirent pas plus… Cependant la plus vielle d’entre elle - une femme d’a peu près mon âge et qui a toujours travailler ici - avait l’air de suspecter quelques choses. Mais elle ne voulait quand même rien me dire, me prétextant que ce n’était surement pas cela. Sauf que je ne savais même pas de quoi elle me parlait… Enfin presque … j’avais déjà croisé ses symptômes chez ma femme il y a longtemps, et cela ne me disait rien de bon… un avis de médecin serait bien mieux. Restant dans la fausse ignorance et surtout, voyant ma fille dépérir au fur et à mesure, j’ai demander au médecin familiale de venir l’ausculter. C’était un nouveau médecin, l’autre étant mort «  accidentellement » parait -il …

Bref, Je ne connaissais pas cet homme depuis très longtemps et je n’avais pas confiance en lui, encore. Les médecins étaient connu pour leur pensées en désordre et je ne savais pas ce que celui-là serai capable, alors je le surveillais. On est jamais trop prudent. Cependant, je lui demanda quand même de voir ce qu’il n’allait pas chez ma fille. Cela me permettait de trouver une raison de son mal-être et de savoir si ce personnage était digne de confiance. Je l’invita donc à le suivre jusqu’à ses appartements. Je frappa avant d’entrée dans sa chambre, ou elle était encore dans son lit. Je l’a salua et lui présenta l’homme derrière moi en étant le médecin de famille. Mais … elle semblait avoir peur de lui. Je plissa les yeux pour comprendre. Elle allait déjà rencontrer? Je compris bien vite que c’était impossible. Alors elle avait peur des médecins en générale. Je compris tout à fait qu’il y avait de quoi… mais ce n’était pas une raison pour le montrer. Une aristocrate de son rang ne doit pas montrer ses émotions, surtout devant un inconnu. Le faite que j’étais là était peut être la raison de son laissé allé émotionnel mais je n’aimais pas trop ceci. Elle ressemblait à une frêle jeune fille accablé par la maladie et angoissé par un médecin un peu étrange.. Ce qui était vrai pour certain point, mais ce n’était pas une raison de se montrer aussi faible. Je fronça un peu les sourcils, lui faisant comprendre d’un regard qu’elle ne devait pas faire l’enfant et faire au moins confiance à son père qui lui ramène ce médecin pour qu’elle aille mieux, pas qu’elle se fasse découper et mettre dans du formol.

Après tout, comment je pourrais lui vouloir du mal. Je comprenais très bien qu’elle puisse ne pas confiance en ce visiteur, mais je n’allais pas lui amener quelqu’un qui lui fasse du mal sous mon propre toit. Il serai mort avant qu’il puisse tenter quelques choses …
Durant l’auscultation, je resta là aussi, attendant debout, et ne sortirait que si c’est la Eléanor qui le demande…
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Mar 5 Juil - 20:20

Zin était en Überhal depuis peu, mais cette contrée réveillait en lui des souvenirs profondément enfouis. La sensation était étrange, son esprit ne pouvant trouver le moindre début d'affection pour ces glaciers, ces neiges, et cette froide beauté qui semblait envelopper jusqu'à ses habitants, mais son corps réagissant à chaque stimulus que pouvait lui offrir la région. Lors de son voyage, le passage de la frontière lui avait fait verser une larme qu'il avait été incapable de s'expliquer. Sa peau qui d'habitude frissonnait au moindre coup de vent paraissait apprécier, voire savourer chaque flocon de neige, chaque bourrasque de ce pays des glaces. Bref, il se sentait perturbé dans son intimité par ces lieux si familiers, et pourtant si étrangers.

Il pensa bien à faire demi-tour, retourner à Ishtar ou tout ses projets l'attendaient, mais il avait hérité d'un poste de médecin de famille en tuant son créateur, et il se devait d'honorer ses employeurs, tant qu'honneur rimerait avec salaire régulier du moins. Il se rendit donc à la résidence des Van Lähre, désireux de régler ses obligations, puis de retourner à son laboratoire. Il fut accueilli assez froidement par les domestiques, mais il ne s'en offusqua pas.
Après quelques mois de visites médicales à Ishtar, on finit par considérer comme chaleureux de ne se faire que cracher au visage. Alors quand un domestique viens vous prendre votre veste et vous amène au maitre de maison, il peux avoir le visage crispé et vous regarder comme si vous étiez la misère sur le tiers monde, vous appréciez le geste et vous suivez le mouvement.

Le père de sa patiente ne pipa mot, se contentant de l'amener à la malade présumée. Son regard disait clairement
"Je ne vous fait pas confiance et au moindre geste suspect, vous aurez quelques orifices supplémentaires !", regard que Zin connaissait bien désormais. Il parti du principe que l'auscultation se ferait avec un public, mais après tout il était payé pour, et ce n'est pas lui qui serais gêné par ce qu'il allais faire. D'autant qu'un coup d’œil à la patiente s'étant révélé fort instructif, il allait pousser le bouchon au maximum, histoire de savoir ou étaient les limites, tout en restant bien sur, purement professionnel.

_Enchantée, je suis la duchesse van Lähre.

_Vous pouvez m'appeler Dr. Merhan, mais je vous demanderais de vous abstenir de parler pendant les prochaines minutes, non pas que j'ai besoin de concentration, mais je n'ai nul intérêt pour votre conversation, et j'ai comme l'impression que vous n'aurez pas la volonté d'en entretenir une.

Il s'assit au chevet de sa patiente, et sortit son calepin, marmonnant tout en écrivant.Il posa sa main sur le front d’Eleanore, eu un petit froncement de sourcil et recommença son petit manège.


_Fièvre ... intéressant.

Il renifla quelques secondes l'odeur légèrement âcre de la pièce, jeta un œil sur la bassine posée prés du lit.

_Vomissements ... Fatigues intenses ...

Il saisit son crayon de bois du bout des doigts, puis donna une petite tape sur un de seins de la jeunes filles, notant d'un air amusée la réaction douloureuse de sa patiente, et le regard meurtrier de son employeur.

_Hypersensibilité mammaire ... Aménorrhée supposée ... Madame, veuillez saisir cette tige et la frotter contre l'intérieur de votre intimité. Je l'aurais bien fait moi-même mais votre père et moi n'avons jamais croisé le fer, et ,pour ma propre sécurité, je ne souhaites pas changer cet état de fait.
...
...
...
Merci bien.

Il sortit un tube de son sac, s'installa à la table de chevet, et mélangea dans le tubes quelques produits. Il y trempa la tige et l'agita. Presque instantanément la solution passa de l'incolore transparent au rouge opaque. Il s'éloigna de la jeune fille et attira son père dans un coin.


_Monsieur, votre fille est enceinte. Je ne penses pas qu'elle le sache elle même, voulez vous que je lui apprenne ou désirez vous le lui dire en privé ?



Dernière édition par Zin Merhan le Sam 9 Juil - 9:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Jeu 7 Juil - 16:40

« Peu importe tous les signaux de mon père, visibles ou non, prononcés ou non, je n’étais vraiment pas du tout rassurée. De toute façon je savais parfaitement que je ne pouvais pas reculer et que le médecin était obligatoire. J’étais tout de même malade depuis un bon bout de temps. Cela ne voulait pas dire que je ne serai pas sereine lorsqu’il sera là. Et s’il désirait me faire encore une opération louche. ? Je m’imaginai bien que de toute façon mon père ne l’aurait jamais laissé faire, mais tout de même. Ce n’était vraiment pas du tout ce qui me consolait le plus. Ce fut alors qu’il me parla. Je le regardai, toujours avec des yeux peu rassurés. Nous n’avions pas besoin de tenir une conversation. C’était super, j’étais quelque part un peu contente de cela. Je n’avais pas envie de parler, comme il le disait déjà lui-même. Que voulez-vous que je lui dise ? Franchement pas grand-chose. De plus, cela ne servait à rien, j’étais bien trop paniquée. Il allait faire son travail tout simplement.

Il posa d’abord sa main sur mon front. Ce n’était rien de bien inquiétant mais cela ne me détendit pas pour autant. Je me rendais bien sûr compte que ce n’était qu’un début. Il n’allait tout de même pas finir l’examen médical par une simple fièvre, comme il me l’annonça. Ce n’était pas suffisant. Il y avait forcément quelque chose d’autre. Puis je le vis faire des trucs étranges comme renifler. Mais quoi ? Il ne m’inspirait pas confiance du tout ce médecin – tout comme les autres d’ailleurs – et ne comprenait vraiment pas du tout ce qu’il cherchait à faire ou démontrer. Il en déduisit des vomissements et des fatigues intenses. C’était exactement cela et je ne fus pas surprise. Le seul petit bémol dans toute cette histoire c’était simplement que j’avais pensé que mon père lui avait déjà un peu parlé de ma maladie. Apparemment ce n’était pas le cas. Ou alors il répétait déjà quelque chose qu’il savait depuis quelques temps. De cela, je ne pouvais pas en être sûre et certaine.

Il se permit ensuite de toucher ma poitrine. Sur le coup, je rêvais. Franchement, il n’avait aucun droit de me toucher à cet endroit précis. C’était tout simplement honteux. Mais je ne pus pas protester puisque le coup me fit mal. La douleur fut soudaine et inattendue et assez grande en même temps. Je ne m’y attendais pas alors je m’écriai dans toute la pièce. J’avais presque les larmes aux yeux. Que faisait-il ? Essayait-il de me blesser ? Tu m’avais déjà dit un jour que recevoir un coup dans les seins était très douloureux. Jamais encore ce ne m’était arrivé et à cet instant, je comprenais parfaitement ce que Tu m’avais dit. C’était vraiment horrible. Puis ce n’était pas la douleur qui partait rapidement. Non, elle restait et semblait apprécier ma souffrance. Dès qu’il eut fini, je saisis le sein meurtri et le palpai pour le masser et tenter de faire descendre la douleur. Mais je n’eus pas beaucoup de temps puisqu’il me tendit une tige et me demanda de la mettre dans mes parties intimes. A ce moment, j’oubliai la douleur et mes yeux s’ouvrirent instantanément. J’étais choquée et outrée. Comment, encore une fois osait-il ? Cette fois-ci, une certaine colère était apparue et pouvait se lire dans mes yeux. Pourtant, je la pris et le fis sous la couverture. Je n’avais pas non plus que tout le monde pût voir mes parties intimes. Déjà que j’estimai que le médecin était allé bien trop loin !

Je ne me préoccupai plus du tout de ce qu’il faisait avec cette tige. Je recommençai à malaxer le sein qui avait reçu le coup. Pourtant, quelques secondes après, je le vis éloigner mon père de moi afin de lui dire quelque chose. Probablement le résultat. Je fus encore plus en colère après tout ce qui venait de se passer et surtout, le fait qu’il préférait ne pas annoncer ma maladie à moi-même en premier. Après tout, c’était bien moi la malade, non mon père. Et même si cela devait être une maladie grave voire incurable, peu m’importait, je voulais savoir d’abord. Mais désormais je ne pouvais rien faire d’autre que d’attendre que les deux hommes veuillent revenir vers moi pour me dire ce que j’avais. Dès que ces deux là furent à côté de mon lit à nouveau, je les regardai. Je ne savais pas si je devais poser la question en premier ou pas. Mais je me lançai tout de même.


- Alors, quel est le problème ?
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Jeu 7 Juil - 20:22

J’observa méticuleusement ce que faisait le médecin … je n’y connaissais pas grand-chose, étant plutôt habitué à réglé des affaires d’Etat que d’être moi-même malade, mais ce qu’il faisait avait l’air d’être simplement … Médicale alors je ne m’alarma pas. Il vérifia plusieurs choses qui me semblait être des banalités de son travail comme la fièvre. Je n’avait pas réellement parler de la maladie de ma fille à Zin Merhan et je fus assez surpris de ce qu’il annonça. En effet, tout les symptômes étaient exacts, du moins ce que je savais. Eleanor m’en avait pas beaucoup parler non plus et les domestiques ne m’adresses rarement ce genre de parole… seule la gouvernante m’avait énumérer ce qu’il le passait.
Ce qu’il fit ensuite, ne me plaisait guère, oser toucher… Frapper la poitrine d’Eléanor. J’assassina du regard le médecin comme il pouvait bien s’en douter, mais ne me manifesta toujours pas, me doutait très bien que cela faisait partie de l’auscultation et que cela permettrait de découvrir de quoi souffre ma fille…. Alors soyons patient et attendant en silence. Cependant, je ne pus retenir l’étonnement suite à sa prochaine demande. Mon regard glissa sur Eleanor qui était en plus être aussi surprise que moi, outrée. C’est assez compréhensible en même temps, alors je croisa les bras, attendant que le médecin fasse son affaire.

J’avais déjà vu un médecin faire cela … C’était il y a longtemps, quand ma femme était encore vivante et qu’elle devait parfois voir des médecins parce qu’elle avait une santé plus fragile que la mienne, ou tout simplement parce que c’était une femme. Mais je ne voulais pas me faire à l’idée que c’était au tour de ma fille de souffrir à nouveau de ceci, alors j’occulta ceci de mes pensées, cherchant dans mon esprit dans les maladies d’Uberhal, ce que cela pouvait être.

Malheureusement le médecin me ramena bien vite au chose plus rationnel. Il m’emmena dans un coin de la chambre pour m’annoncer ce qu’en était cette maladie. Qui n’en était pas une… enfin cela dépends des points de vue. Je blêmis légèrement. Enceinte … Eléanor, ma fille de 18 ans était enceinte. Je le savais, je me doutais qu’il ce qu’était cela, j’ai vus les deux grossesses de ma défunte épouse, c’était ses symptômes la. Mais je ne voulais pas… Car cet enfant que portait Eléanor allait apporter plusieurs problèmes, plus qu’elle en à déjà… ce n’était pas un enfant voulu, ou du moins je n’avait pas la connaissance d’une volonté a avoir un enfant. Je releva mes yeux vers le médecin, demanda tout de même.

- Il n’y a pas d’erreur?

Je savais pertinemment qu’il en avait pas, et cela se voyait sur mon visage. Je n’allais pas employer un médecin incompétent. Mais je préférai demander… enfin, je soupira longuement et me retourna vers la fille quand elle demanda ce qu’il se passait. En quelques pas l’arriva vers son lit ou je dira une chaise pour m’assoir en face d’elle. Croisant les mains et prenant quelques seconde pour réfléchir à strictement rien. Je fini par lui annoncer, la regardant dans les yeux.

- Tu es enceinte, Eleanor… tu attends un enfant.

Mon regard était franc, je ne mentais pas, ce n’était pas non plus une mauvaise blague. Je ne savais pas comment allait réagir ma fille. Et ce que l’on pourrait faire ensuite. Mais je la laisserai décider. Peut^-être que l’arrivé de ce gamain allait changer les choses ? Je n’avais encore aucune idée, de ce qu’il se passait, et en ce moment, s’était accouder, les mains jointe et attendant que Eleanor comprenne tout ce qui en retournait. Le médecin? Je l’avais quitter juste après avoir son affirmation et n’avait pas fais attention s’il avait quitté la pièce ou non. J’avais autre chose à penser…

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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Jeu 14 Juil - 17:39

En voyant ce père annonçant à sa fille qu'elle attendait un bébé, Zin se mit à penser à son éventuelle future descendance ... non, décidément, à sa future descendance. Il n'avait jamais eu l'impression d'avoir une famille, et il aurait aimé connaître ce sentiment avant de s'éteindre. Avoir un enfant, l'élever avec sa femme ... non, la femme ne sera pas nécessaire. Un enfant n'avait pas besoin de sa mère pour grandir, la preuve: il avait tout appris de son "père" ...

Mais que faire de cet enfant une fois l'expérience de ce sentiment passée ? Il n'allait tout de même pas perdre de son précieux temps à s'occuper d'un enfant ?!

Payer une nourrice ? Il avait autre chose à faire de son argent que de payer une fausse mère à son fils ...

Le garder au laboratoire ? Non, un tel endroit n'est pas adapté pour un jeune enfant, il pourrait casser du matériel fragile et parfois difficile à obtenir de façon légale ...

La solution se fit claire dans son esprit, UN OBJET !! Il allait transformer sa progéniture en objet pour que celle-ci reste calme et obéissante! C'était si simple qu'un sourire s'afficha sur son visage. En plus des avantages d'avoir un Objet comme fils, il pourrait servir d'assistant au laboratoire, faire les corvées, accueillir les patients ...

Encore mieux !! Il pourrait en profiter pour tester quelques croisements inédits, en faire un hybride totalement dévoué à son père et maître ! Et peut-être pourrait-il utiliser ses capacités d'hybride pour aider son père dans la vie de tout les jours ...

Pendant qu'il simulait dans le vaste hall de son imagination la vie qu'il mènerait avec un fils hybride totalement contrôlé par son amour paternel, Toelhin avait fini d'annoncer la nouvelle à sa fille .

Zin était dévoré par la curiosité.
Que ressent-on quand on découvre que l'on va bientôt devenir mère ?
Quel visage fait on ?
En bref, quel sont les symptômes de l'émotion parentale qui se réveille ??

Il resta en retrait, observant chaque expression faciale, chaque pose, avec une minutieuse attention. Il se dit qu'il aurait aimé pouvoir disséquer sa patiente pour connaitre les implications physiques d'un tel choc émotionnel, mais il n'avait qu'un seul travail et il comptait le garder ... tant pis. Il allait devoir rester un minimum poli et feindre se sentir concerné par la santé de chacun des membres de la famille ...

Le sourire qui trainait encore sur son visage se crispa légèrement, puis s’effaça, tandis que Zin reprenait ses esprit et affichait de nouveau une face sérieuse et affectée.

Il s'assit sur une chaise un peu à l'écart, assez loin pour effacer sa présence de ce moment d'émotions familiales tout en pouvant intercepter la conversation prononcées dans cette chambre silencieuse. Après tout, la clé du pouvoir étant les informations, rester au service d'une famille aussi influente que les Van Lähre ne pouvait que lui être bénéfique.

Attendant la suite des évènements, il se frotta les mains d'impatience. Un jour, tout nobles qu'ils soient, les influents de ce monde plieront le genou devant ses travaux et seront prés à vendre leur mère pour en bénéficier !! Pour le moment, il se contenterais d'être un séduisant sous-fifre, un talentueux médecin, un insignifiant pion.


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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Lun 18 Juil - 10:50

« Les mots fusèrent dans toute la chambre et je ressentis comme si une flèche m’avait transpercée non seulement le cœur mais aussi mon corps entier. Je crus que pendant l’espace d’un instant, je n’entendis plus mon cœur, comme s’il s’était arrêté. Je restai ensuite les yeux écarquillés, rivés vers mes mains ouvertes et tremblantes. J’étais bouche bée. Je souhaitais réagir d’une quelconque manière, mais je n’y arrivais pas du tout. L’importance des mots était telle que je ne pouvais prononcer aucune parole. Mes yeux n’osaient encore pleurer. J’étais comme paralysée pendant quelques secondes. Le temps bien sûr que mon cerveau eût compris le tout. Que tous les morceaux du puzzle se fussent assemblés dans mon esprit. Je repris soudainement donc mes esprits. A ce moment-là, mon dos s’affaissa alors que les larmes surgirent progressivement dans mes yeux avant de tomber sur mes joues. Je ne contrôlai rien. Je tremblai énormément, surtout mes mains. Pour l’instant, je ne dis encore mot puisque je ne savais pas ce que je pouvais dire. Comment devais-je réagir ? Comment cela pouvait être possible ? Je ne pouvais pas être enceinte, c’était forcément une erreur. J’étais encore jeune. Je n’avais pas rencontré l’homme de ma vie. Ce n’était pas possible.

Cette réflexion passée, j’acceptai finalement mon sort. Après tout si le médecin le disait, c’était qu’il ne devait pas vraiment se tromper. En fait, c’était juste du au choc de la nouvelle. Ma grossesse n’était pas vraiment un problème en soi. Je pouvais très bien la supporter et mettre l’enfant au monde. Ce n’était pas pour cela que je m’inquiétais et pour cette raison-là que mes larmes coulaient. C’était autre chose. Cet enfant était issu d’une soirée qui constituait mes pires souvenirs de toute ma vie. Une soirée pendant laquelle j’ignorais tout ce qui s’était déroulé. Je ne voulais pas croire en les mensonges de ce comte infâme. Ce même comte, le père de cet enfant. L’homme que je haïssais le plus au monde. Il me mentait, j’en étais sûre et certaine. Mais comme je n’avais aucun souvenir précis de la nuit que j’avais passée avec lui, je n’étais pas en mesure de le prouver. Alors je devais me taire, simplement. J’avais cru que ce cauchemar était terminé. Mais comme tout bon cauchemar, il était revenu me hanter à nouveau. Siegfried Agasthel, père de mon enfant. C’était une chose que je n’arrivais pas à concevoir. Une situation que je ne pourrais pas accepter. Mon premier enfant aurait du être avec l’homme que j’aimais énormément. Comme Toi.


- Siegfried, je te hais ! dis-je sans vraiment m’en rendre compte.

C’était la seule pensée qui occupait mon esprit à ce moment précis. Je ne remarquai même pas que je l’avais verbalisée et que tout le monde me regardait. C’était la vérité, cet homme c’était le pire homme que j’avais connu dans toute ma vie. Pourquoi donc l’Ombre s’acharnait-elle sur moi ? Ces derniers mois m’étaient arrivés presque que des malheurs. Le seul petit bonheur avait été de retrouver Zacharias. J’avais pensé revenir me détendre à Überhal. Mais tout me poursuivait jusqu’ici. Je n’aurais plus de moment de répits, c’était horrible. De plus, je devrais désormais vivre avec l’idée que mon enfant était celui du comte Agasthel. Une pensée que je ne pouvais supporter. Mais je n’avais pas le choix. Toutes mes réflexions me firent pleurer davantage. Pendant quelques instants, je mis ma tête entre mes mains. Finalement, quand je les enlevai, elles étaient mouillées par les larmes. Je levai alors ma tête et mes yeux gonflés et rougis par les pleurs. Je regardai mon père avec un regard qui semblait lui montrer toute la misère du monde. Je ne portai pas une grande attention au médecin bien que je tournasse la tête un instant vers lui. Que pensait-il de moi maintenant ? Probablement que je devais être une catin qui couchait à droite et à gauche avec tous les hommes que je voulais. Comme le faisaient la majorité des nobles. Cette pensée m’horrifia encore plus et je convulsai encore plusieurs fois sous mes pleurs.


- Qu’est ce que je vais faire maintenant ?

Je me sentais vraiment perdue et je ne savais pas du tout ce que je devais faire. Je cherchai du réconfort auprès de mon père. Il en connaissait bien plus que moi sur la vie. Il m’aiderait forcément à trouver une solution. Pour l’instant, tout ce dont j’avais besoin c’était être dans ses bras. Mais je n’arrivais pas à bouger afin de me lever. Je baissai la tête à nouveau, les yeux fixant cette fois-ci la couverture. Une nouvelle idée tragique me traversa l’esprit. Après avoir été disgraciée de la Cour Impériale, avoir sali mon nom de famille, être tombée enceinte d’un inconnu, j’ignorai vraiment ce que penserait de moi non seulement mon père mais toute la société noble. Je craignais alors que cela porterait à nouveau préjudice à la famille. D’autant plus que cet enfant serait considéré comme un bâtard puisque je n’étais pas mariée avec l’homme responsable de ma grossesse. C’était tant mieux quelque part, mais je plaignais l’enfant. Les mois voire les années suivantes s’annonçaient déjà difficiles à vivre voire même à supporter. »
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MessageSujet: Re: [Souvenirs]Que des pages à tourner   Jeu 21 Juil - 19:20

L’information était dit, ma fille savait maintenant qu’elle attendait un enfant. Moi, je resta silencieux, a la regarder, observer ses réactions. Assis sur une chaise prés de son lit, je ne fit même plus attention au médecin derrière moi. Seule ma fille comptait. La fille, si jeune, avait un enfant… Je me doutais qui cela pouvait être. Le jeune compte qu’elle ma parler récemment. Peut-être aussi son aimé, l’informateur… Mais quelques choses me dit que ce n’était pas lui, et puis elle ne m’avait jamais annoncer qu’elle avait quelque chose avec cet homme, même si ce n’est vraiment la chose que l’on dit à son père. Bref.
J’appréhendais sa réaction. Avec tous ce qu’elle a vécu à Ishtar, être enceinte était une des plus mauvaises choses qui pouvait lui arrivée. Que ce passerai t’il, si l’on apprendrait qu’en plus d’énerver l’Empereur, être en disgrâce de la cours Impérial, Elle était enceinte d’un homme qu’elle ne désirait pas …? Je crains pour sa santé, plus qu’en mon nom. Les petites d’aristocratie pouvait bien se permettre de coucher à la volée, puisque leur noms n’était fait que de cela. Mais Eleanor était la Duchesse Van Lähre, le même nom que portait ma femme quand elle était encore vivante. Je connais ma fille, ternir la réputation de notre famille, mais surtout celle de sa mère va la faire tomber malade.

Mais il y avait plus urgent maintenant, je ne voulais pas les yeux d’Eleanor, sa tête était un peu penché en avant et ses cheveux bleus suivait la gravitation. Son souffle me semblait être irrégulier. Cependant, je n’ai pas l’ouïe de ma jeunesse. Doucement, je me releva avant de m’assoir sur le bord de son lit. Je resta silencieux en la regardant quelque secondes et lui prenant doucement la main dans les miennes bien plus grosses, osseuses et chaudes, puis inclina un peu la tête pour le permettre de voir son visage - même assis, j’étais plus grand qu’elle.

« - Eleanor …? »

Je l’avais presque chuchoter. Peut importe si le médecin était encore la. Pour l’instant, il n’y avait que moi et elle. Nous deux, elle était avec son père, celui qui l’avait soutenu depuis de début et qui continuerais à le faire. Bien sur que je l’aiderai si cet enfant venait à naitre, peu importe son père. Mais c’était à elle seule d’en décider. Bien sur je serai la pour la conseiller mais je ne veut pas lui imposer mon point de vue.
Je vis quelques larmes couler..ma pauvre enfant, pourquoi le sort s’acharne sur notre famille? Avons-nous des ancêtres inhumain pour que notre famille soit aussi maudit par l’Ombre. D’une main, je lâcha la sienne et la porta à son visage, mettant une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. Comme les larmes de ma défunte femme, celle de ma fille sont aussi redoutable.

Ah...Mon impression était exact. Cela avait bien l’air d’être ce Siegfried qui lui avait cela. Hum… il fallait que je le rencontre cet homme, histoire de réglé quelques petites choses ennuyantes. Elle avait annoncé qu’elle le détestait. Comment ne pas l’être. Il fallait absolument que je le vois, que je vois cet homme qui a fait cela a ma fille. Et réglé le problème autant avec, qu’avec ma fille. Cette dernière semblait effondrée, effondrée mais résolu a son sort. J’espère qu’elle aurai le courage de tenir avec tout ce qu’il s’est passé.
D’ailleurs d’après ces dires… c’est-ce que je craignais…

« - Ne t’inquiète pas Eleanor, nous ferons cela ensemble... »

Je m’approcha un peu plus de ma fille, pour m’assoir à coté d’elle avant de la prendre dans mes bras. Je l’a gardait contre moi sans me rentre compte du temps qui passe, ça n’avait pas l’importance. Je l’emprisonnais dans la chaleur paternel de mes bras jusqu’a ce qu’elle aille mieux.
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