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 J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]

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Á mon cerveau regretté

Mist

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J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] Vide
MessageSujet: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyVen 10 Juin - 18:29

[HJ/ Sachant que je suis sous plein d'anti-douleur... xD]

En fin de compte, pouvoir vivre dans une maison avait du bon, même si je n'arrivais pas à y rester tout le temps. Le fait ne plus continuellement avoir faim et froid dissipait la brume dans laquelle mon cerveau baignait, et au final j'me sentais mieux. Et pas que physiquement. Ça contribuait à consolider la vénération que je vouais à Marius aussi, bien sûr, et par conséquent, lorsqu'il me dit que Zacharias sortait de prison et allait être en convalescence dans une des chambres, je voulais apporter ma pierre à l'édifice, parce qu'il prenait ça à cœur. Et puis le blessé m'avait hébergé et donné de la nourriture quand j'avais une tétrachiée de problèmes, et ça c'est sacré. Les Donneurs de Nourriture sont beaucoup trop rare et trop précieux pour qu'on puisse se permettre d'être ingrat, même si il m'avait traité de gros sale – bon, c'est vrai, surtout qu'en plus à ce moment là je trainais un bras en état de décomposition avancé, mais c'est pas une raison - et pris la mouche parce que je n'aimait pas Eleanor. Et puis dans le fond il était rigolo, mais j'aurais du mal à formuler un long jugement dans la mesure où je l'ai peu vu, puisqu'il avait disparu quelques jours après avoir décidé de m'héberger. C'était donc la prison qui l'avait fait disparaître... Je ne savais rien des sévices qu'il avait subit, mais le temps qu'il y avait passé m'effrayait. A moins qu'il ait disparu pour une autre raison et qu'il soit allé en prison ensuite ? Tenir tant de mois en vie là bas tenait du miracle, j'avais peur de le retrouver – je n'étais pas encore allé le voir – en pièces détachées, sans jambe, ou les yeux crevés. Je me souvint que quand Marius m'avait fait sortir de prison, il était là et m'avait appliqué une crème cicatrisante ou quelque chose comme ça sur le visage, c'était gentil. Cette pensée me prit à la gorge, et là, avec sincérité, je souhaitais vraiment qu'il n'ait pas trop souffert. Pas autant que moi en tous cas.

Donc j'étais assis au bord du fleuve – qui était devenu mortel pour moi, maintenant que j'ai une prothèse en métal bien lourde - à réfléchir quoi faire pour aider. Deux idées me venaient spontanément : de la nourriture et des chiens. Ça me faisait plaisir à moi ! Pourquoi pas à lui ? Le premier truc était plutôt difficile à trouver – la preuve en était de mes côtes saillantes – du coup je partis en recherche. Je me dirigeais vers les résidences, où j'avais plus de chance d'en trouver, mais avec de plus gros risques aussi. C'était le soir, les rues étaient bondés de gens bien habillés, qui me regardaient passer, l'air surpris, parce qu'un clodo qui marche d'un pas décidé, c'est plutôt rare. J'observais autour de moi pour voir si de la bouffe ne flottait pas dans l'air, par hasard, quelque chose que je pourrais facilement prendre avec moi sans le salir, dans un pot par exemple.
Et là, juste pour moi, le Jardin d'Eden se rouvrit.

C'était une superbe tarte à la fraise qui trônait sur le rebord de la fenêtre de l'office d'une grande maison, dans le but de refroidir. Je n'en avais jamais mangé, c'était un luxe inaccessible jusque là. Si seulement j'arrivais à la faucher... il faudrait que je cours vite, si j'avais la chance qu'un membre de la maison ne me voit pas, un clodo passant avec un tel gâteau allait forcément éveiller la méfiance de n'importe qui, et surtout des Gardes Impériaux. Autant m'écrire « voleur » sur le front. J'allais devoir traverser la capitale avec ça dans les bras... je n'aurais jamais pris un tel risque en temps normal, mais je songeais à Zacharias dans un lit, tout seul, ayant mal.
Il aurait bien besoin d'une tarte à la fraise.

Je sautais par dessus la barrière du jardin, prit la tarte et repartit en courant à toutes jambes. Au bout de cinquante mètres je me retournais : j'étais poursuivi par des gros chiens et un homme qui ouvrait la bouche. Sans doute hurlait il. J'étais ralenti par la tarte, plutôt volumineuse pour mon petit gabarit, et je courrais moins vite qu'un chien. Comment m'en sortir ? Je pouvais compter sur ma connaissance approfondie des rues d'Ishtar, mais elle ne me serait d'aucune utilité si je n'arrivais pas à me soustraire à leur vue quelques instants, et puis des gardes allaient finir par me voir... ils se rapprochaient, il fallait que je trouve une solution.

Je tentais l'option du désespoir : grimper une façade. Je sèmerai ainsi les chiens, et l'homme n'avait sans doute pas d'armes à distance sur lui. Et personne grimpait comme moi, parce que j'avais une prothèse qui ne se souciait pas des muscles et de la fatigue, une machine capable de tenir mon poids sans avoir la paume de la main moite et des tremblements dans les biceps. Je grimpais donc avec une technique très personnelle consistant à tenir la tarte de la main droite par son moule, et à faire tous les efforts avec mon bras gauche, mes jambes ne me servant qu'à tenir en équilibre. Je me retrouvais sur le toit, et c'était là que j'étais content de toujours marcher pieds nus. En effet, des chaussures n'auraient sans doute pas l'adhérence adéquate pour tenir sur des plaques d'ardoise. Je marchais à trois pattes – une restant pour tenir la tarte – sur le sommet du toit. Une fois que je tombais sur une cheminée, je pouvais observer les alentours et déterminer la suite de mes aventures.
Bon, déjà, comment descendre ?

Aucune idée, mais je pouvais déjà me rapprocher des Bas-Fonds et de la cachette de Marius par les toits. Ce serait une façon tout à fait innovante – et sûre – de se déplacer dans Ishtar. De là où j'étais, j'en voyais une bonne partie, des toits à perte de vue. Je pouvais facilement déterminer où étaient les bas-fonds, les taudis sont aisément reconnaissable. Tu avais là dedans pas mal de provinciaux venu chercher fortune à la Capitale – pour n'y trouver que de la merde – et puis les gens comme moi, les ratés. Ça faisait beaucoup de monde, et les petites cahutes construites à partir de déchets formaient un patchwork impressionnant et désordonné de misère noire, de saleté et de mauvais odeurs. Comme des contre-forts entre cette partie de la ville et les « vraies » maisons, il y avait des ruines, des victimes d'incendie, des maisons à moitié détruites. Ça faisait parti des bas-fonds aussi ! Des gens y vivaient parce qu'il n'y avait rien à payer pour habiter dans un reste de façade sans toit, et on voyait derrière des fenêtres sans vitre des morceaux de couvertures qui servaient à se protéger des intempéries. Ma Planque était dans ces lieux là.

Je me dirigeais vers la Vieille Masure en guettant un endroit où je pourrais descendre, ça m'a pris un moment, mais un velux menant à une chambre de bonne mansardée m'apporte la solution, au bout d'un moment. C'est pas que j'aimais pas les toits, mais c'était vraiment pas fait pour la promenade, plusieurs ardoises ont glissés sous mes pieds – le phénomène s'amplifiant à mesure que je m'approchait des quartiers pourris. J'ai même dû une fois me servir d'une gouttière pour buter parce que je glissais sur les fesses ! Mais j'ai pas perdu une seule fraise. Je savais qu'il existait un modèle de maison où les toilettes se trouvaient sur le toit, mais je n'en ai pas croisé. Ce putain de vélux ouvert a été un soulagement, j'ai glissé dans la maison. Il fallait maintenant que je sorte indemne... par chance, à cette heure là, les habitants dormaient. Et tu sais quoi ? Sur la table de la cuisine – la porte d'entrée étant dans cette pièce – je suis tombé sur du pâté sur la table ! Et du pain ! J'ai pas étouffé sous le scrupule moral et j'ai tout fauché. Quand on est assez riche pour avoir une maison entière, du pain et du pâté, ça va pas manquer. J'ai dû me débrouiller pour tout porter sans toucher le pain – pour pas que Zacharias soit dégoûté – et du coup je l'ai posé sur la tarte au fraises, en équilibre sur les bords du moule pour pas que le pain se retrouve beurré de crème pâtissière. Je prenais encore une fois un très gros risque, mais j'étais emballé par ma bonne volonté, tu me pardonneras.

Ensuite le reste du trajet s'est déroulé sans accroc, la nuit était tombée et il m'était donc bien plus facile de me dissimuler. C'était quand même une petite trotte jusqu'aux Bas-Fonds, j'arrivais à la Vieille Masure avec de la boue humides jusqu'aux genoux, couvert de sueur, essoufflé mais heureux, et avec plein de bouffe. Je remontais tout dans le coin où je dormais – les lits non plus, c'était pas mon truc alors je m'étais fait un nid dans une petite pièce avec des couvertures, comme dans ma Planque – et j'allais chercher un de mes amis chiens. Je pris celui qui avait le caractère le plus affectueux, c'est-à-dire Sacrifice l'Hyper-Duc de l'Éther. Il était en train de dormir avec mes autres amis chiens, et ne protesta pas. Vraiment sympa de sa part, mais c'est un chien bien. Vicieux Irvin aurait sans doute râlé, lui, mais t'inquiète pas, ils ont tous un bon fond, jusque que Vicieux Irvin bah... c'est Vicieux Irvin.

Je pris encore un peu de bordel à apporter à Zacharias pour le distraire, puis j'allais dans sa chambre avec la tarte. Si il avait encore faim après ça, il me restait le pâté et tout, sinon je le mangerai – bah oui, généreux mais pas trop non plus. Je n'avais pas pensé que Zacharias pouvait dormir à cette heure là, mais quand je rentrais il y avait encore de la lumière, une bonne coïncidence. J'ai failli me démonter quand je l'ai vu blessé avec le crâne rasé, mais je me suis repris. Je me suis souvenu que lorsque Marius avait exprimé du dégoût face à mes séquelles, j'en avais été blessé. Je ne me suis pas départit de mon sourire, donc. J'ai posé la tarte à coté de lui, avec un couteau, puis j'ai écris avec enthousiasme, très content de moi :

« Regarde !!! Une tarte aux fraises !!!!! C'est tout pour toi !!!! (promis je n'y ai pas touché, j'ai fait attention). »

Cette débauche de nourriture nuisait à mes capacités littéraires. Après que Zacharias ait pu lire, j'ai fait signe au chien, je l'ai porté puis posé sur le lit. Comme ça, il pourra lui faire des câlins. Le-dit chien lécha la figure de Zacharias, parce qu'il aimait bien les gens et avait l'impression d'être dans un paradis canin où il y avait plein de gens qui s'occupent de vous et des figures à lécher.

« Et lui c'est Sacrifice l'Hyper-Duc de l'Éther, il est gentil. Je l'ai apporté parce que c'est gentil les chiens. »

Ni bonjour ni merde, mais une tarte à la fraise c'était un événement d'importance. Je n'en avais jamais mangé moi, j'imagine que c'est très bon. Ça a une bonne tête en tous cas. Là dessus je sors la boîte bizarre. Tu te rappelles quand j'ai croisé Sacha dans une poubelle ? Bah j'avais trouvé ça. C'est une boîte rose avec du doré dessus, quand tu tourne un bitoniau sur le coté et que t'ouvres, une dame habillée en rose avec les bras au dessus de la tête et la jambe en l'air se met à tourner sur elle même, je trouve ça fascinant. Bon, j'l'ai trouvé dans une poubelle hein, donc une partie de la jambe est cassée, et pendant qu'elle tourne, y a un endroit où un mécanisme est abimée et elle se tape un petit sursaut bizarre sur le coté. Je trouve ça super !

« Et ça ça sert à rien mais c'est joli. »

Après ça, si il est pas totalement réconforté, je sais pas quoi faire. Ah si ! Je sors une figurine en bois de ma poche, qui ressemble vaguement à un chien de provenance Tchernobylienne. Après avoir vu Asgeir, j'voulais lui faire plaisir en sculptant des trucs, mais c'est un métier, évidemment, alors j'essaye de faire des petits chiens en bois mais ils sont moches.
Donc je regarde la dame tourner, je la suis des yeux dans une version clochard du Penseur de Rodin.
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Zacharias Flash

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptySam 11 Juin - 1:04


    La lumière était allumée, mais Zacharias dormait, même si l'on aurait pu dire qu'il était actuellement réveillé, à moitié assis sur le lit. En vérité, quelques heures avant la venue de son ami, Zacharias tentait de déchiffrer péniblement, certes, un livre narrant l'histoire de l'Empire. Il avait appris pleins de choses nouvelles qu'il ne retiendrait sûrement pas plus de deux heures de suite, mais au moins, le livre avait pu servir de somnifère et il s'était littéralement endormi, calé sur l'énorme oreiller derrière son dos, la lumière éclairant la pièce et bien au chaud dans ses draps et couvertures. Il avait manqué de ce confort durant toute sa vie : l'informateur avait toujours vécu dans des lieux plus ou moins insalubres, mise à part la fois où vous l'aviez aimablement convié à dormir dans son lit, et cela lui plaisait bien. Il prenait goût à ce luxe, aux repas servis qu'il ne devait voler ou payer avec l'argent volé. Plus que cela, il appréciait le fait qu'on le laissa se reposer : il en avait bien besoin, après tout ce qu'il avait pu vivre. Si Marius l'avait laissé dans son trou plein de cafards et d'araignées, il aurait sans doute dû se remettre au travail, dans le but de se nourrir, dès le lendemain. Les conditions de vie dans Ishtar étaient dures, et en plus, maintenant que l'un des gardes qu'ils avaient croisé avec Marius l'avait regardé attentivement et que ceux-ci avaient sûrement dû découvrir que cette charrette avait été volée, la garde impériale était peut-être à sa recherche.

    Les yeux fermés, le bouquin pendant de ses mains, Zacharias oscillait dans un sommeil sans rêve, sans aucune pensée. Au fond, c'était assez relaxant, même si le sentiment de peur l'oppressait toujours quoiqu'il fasse. Pour le livre, ce n'était pas que l'informateur aimât lire, au contraire. Zacharias savait lire, très bien même, de même pour compter : il n'avait aucun problème dans ce domaine là, son père adoptif lui avait même dit qu'il était plutôt intelligent. Par contre, dès qu'il s'agit d'écrire, le problème était tout autre. Zacharias avait tendance à faire d'horribles fautes d'orthographe, de grammaire et inverser les mots entre eux. Parfois, par un grand miracle comme celui lorsqu'il avait insulté Mist en réponse à son insulte envers vous, il arrivait à écrire correctement. Mais ça tenait vraiment du miracle. Pour cette capacité à écrire, il admirait ce gamin qu'il avait hébergé quelques jours avant que la prêtresse folle ne vienne le déloger de l'hôtel. Il savait qu'il allait bien, sans quoi d'Arken et Paole lui auraient révélé qu'il était mort dans d'horribles souffrances, voire lui auraient même montré des bouts de Mist. Zacharias, dans son sommeil, senti quelque chose bouger sur le lit et lui lécher le visage.

    Sur le coup, il resta complètement immobile. Il ne pensa même pas à la probabilité qu'il y avait pour qu'un animal se soit glissé dans le lit. Même si la langue était beaucoup trop grosse et trop...humide pour appartenir à un simple être humain, pour Zacharias, c'était tout craché. Le dernier qui lui avait léché la joue, c'était Uriel d'Arken. Il devait se trouver encore en prison et... Uriel d'Arken organisait son réveil. Zacharias ouvrit ses yeux déjà remplis de larmes brutalement lorsqu'il s'aperçut...Que ce qui lui léchait la joue était tout sauf ce connard aux cheveux blonds. Un chien. Il ferma la bouche pour réprimer le cri qu'il allait pousser. C'était une bête à la tête affectueuse qui avait juste l'air d'avoir besoin d'amour. Et puis, un peu plus loin, Zacharias voit Mist. Il s'arrête de bouger, stupéfiait. Depuis combien de temps n'a-t-il pas vu Mist, à vrai dire ? Il lisait à peine ce qu'il y avait écrit sur ses pancartes, trop choqué de le voir ici. Il avait trahi Mist, il avait révélé à ses pires ennemis qu'il était encore vivant. Le jeune homme se mordilla les lèvres, culpabilisé par ce qu'il avait pu faire. Il vit – et sentit aussi – la tarte aux fraises que Mist avait apportée et les divers petits cadeaux que celui-ci lui montraient. L'informateur sentit les larmes lui couler le long des joues et de son gros pansement à l'emplacement où Émile avait pu lui marcher sur le visage. Il aimait bien ce gamin, il était vraiment gentil. En plus, comme tout habitant des bas fonds pas vraiment habitué au luxe, Zacharias n'avait jamais goûté à la tarte à la fraise ! Il en partagerait même sans doute avec Mist, car il voulait à tout prix se faire pardonner, même si l'autre n'était pas au courant de ce qu'il avait révélé à l'Église.

    « Je veux bien la tarte. J'ai faim. Tu pourras en prendre, tu sais... »


    Il parla avec une voix totalement calme, ne butant sur aucun mot comme il avait l'habitude de le faire. Avec Mist, il savait parfaitement qu'il devait faire attention à ce qu'il disait ou le garçon risquait de ne pas comprendre ou de comprendre mal certaines choses. L'albinos se releva un peu du lit, occasionnant par la même occasion une grimace – allez vous lever avec un bras bandé et cassé, vous. Comme si Mist avait eu énormément de chance, la tarte était déjà prédécoupée. Zacharias ne se souciait pas de savoir s'il l'avait volée ou non, après tout, c'était l'intention qui comptait, comme on disait. En revanche, il espérait Mist ne s'était pas fait du mal, en volant toutes ces choses.

    En parlant de Mist, Zacharias avait l'impression depuis toute à l'heure que quelque chose ne tournait pas rond et...il avait vu juste, en fait. On ne remarque pas forcément immédiatement les choses les plus grosses. Le bras amputé de Mist avait été remplacé par une superbe prothèse ; l'informateur ne savait comme son « ami » avait pu se payer celle-ci, mais se doutait au fond de lui que Marius ne devait pas être étranger à cette commande.

    « Il est joli, ton bras. Tu l'as eu comment ? »

    La chose à ne surtout pas faire était de parler de lui-même. L'albinos ne voulait pas que Mist sache ce qu'il lui était arrivé là-bas, ni même qui il avait rencontré. Marius lui avait peut-être dit, mais il aurait franchement été étonné par cela. Le jeune homme aux cheveux gris avait l'air de vouloir protéger Mist, jamais il ne lui dirait quelque chose qui pourrait le choquer. Zach' sourit tristement à Mist, se bougeant du lit pour prendre un part de gâteau pour couper le gâteau ; il en mit une part sur les bras, oué, l'hygiène, il ne connaît pas, et en tendit une autre à Mist. Il tenta, pour cela, de poser le pied à terre. Sa jambe lui faisait mal, mais il allait y arriver. Ou pas.

    Comme un grand empoté et par il ne sut quel moyen, Zacharias tomba maladroitement du lit, évitant par miracle de renverser la tarte aux fraises et les cadeaux de Mist.
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Mist

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptySam 11 Juin - 9:05

Quand il m'a regardé au début, Zacharias avait les larmes aux yeux. Je ne l'ai pas pris pour moi, je n'ai rien dit à propos de ça : je comprends. Moi même, quand je dors, je ne pleure pas mais je m'urine fréquemment dessus – autre raison pour ne pas dormir dans un lit. J'essaie de beaucoup laver ce quand quoi je dors, mais tout fini par sentir fatalement la pisse, donc j'essaie que Marius rentre pas dans la pièce pour pas qu'il voit que je me fais pipi dessus et que je sali le parquet, après il va m'engueuler, ou me détester, ou se moquer de moi – on sait jamais. Enfin voilà, du coup je m'affole pas parce que Zacharias a les yeux qui pleurent. J'le prends pas pour moi en tous cas. Et pourquoi le ferais ? J'ai rapporté une tarte à la fraise ! On pleure pas pour les tartes à la fraise, ni pour les chiens, et encore mois pour les dames qui tournent dans des boîtes*. Sûr qu'il m'en veut sur rien.

Et tu vois ? J'avais raison. Zacharias dit qu'il veut de ma tarte. Il veut même bien la partager ! Là je lui fait un sourire à vingt quatre carras, trop fier de moi. Bon évidemment, il voit mes dents, ce qui n'est pas très poli à faire avant manger, mais ça m'échappe. Donc il a le droit au spectacle magnifique d'une dentition incomplète avec des gencives sanglantes où trônent une vingtaine de dents dans un camaïeu de couleurs allant du jaune au noir. Marius en a pas une comme ça, mais c'est parce qu'il est noble, donc il a bien mangé petit et il sait se brosser les dents, ce qui n'est pas mon cas. Encore une raison de l'admirer, un sourire Colgate, ça me laisse toujours rêveur. Je m'interroge sur l'état des dents de Zacharias d'ailleurs, peut être qu'il en a des jolies aussi. Il me pose une question sur la provenance de mon bras mécanique. Je m'apprête à répondre, mais un rituel sacré commence.

Zacharias entame la tarte ! Il en pose sur son bras. Ensuite, comme c'est un mec pas totalement ignorant des bonnes manières, il me sert. Je n'ai pas le temps de réagir pour empêcher le drame, j'ai vu son bras cassé, son visage abimé, sa jambe, toutes ces plaies qui me font mal au cœur rien qu'à les voir, et lui il les bouge pour une malheureuse part de tarte que j'aurais très bien pu aller chercher tout seul... il me tombe lourdement dessus, et par chance, la loi de Murphy ne s'applique pas aujourd'hui et le morceau de gâteau tombe coté pâte, parfaitement à coté de nous et sans s'abîmer – je ne sais pas le destin de la part de Zacharias. Ce n'est pas très important en fait.

Tout ce que j'ai eu le temps de faire, c'est de me placer en dessous de lui pour essayer de le retenir avec mon bras mécanique. Problème : j'ai le gabarit d'une fillette de six ans sous-alimentée. Mon bras peut pas tenir face au fait que je suis tout petit et pas très musclé. Je me fais lourdement écraser. J'ai pas très mal, mais je me demande comment je vais remettre Zacharias dans son lit. Et j'espère qu'il est pas encore plus abîmé, enfin je vois pas du sang partout, j'en conclue que ça va – mes connaissances en médecin ne sont pas très étendues non plus. Le chien profite de mon immobilité forcée pour me lécher le visage avec enthousiasme. Je le repousse et tente de bouger Zacharias, mais même en poussant de toute mes force, il n'y a que la vision comique de mes jambes en train de battre l'air pour essayer de trouver un appui plus pratique. Je suis désolé, il va falloir qu'il y mette du sien aussi, je ne peux pas le porter.
Donc je me lance dans un processus compliqué pour le soutenir autant que je peux pour lui faire regagner son lit. C'est laborieux, j'ai peur de lui faire mal, et avec mon bras mécanique je ne sens rien – évidemment – du coup j'ai peur de le serrer trop fort. Je préfère utiliser mon bras droit, donc, avec la prothèse j'ai pété des trucs sans faire exprès ! J'aimerais pas lui casser l'autre bras. Après l'avoir reposé sur le lit, je prends sa part de tarte aux fraises pour pas qu'il l'écrase. Elle est pétée en deux, la pauvre. Donc je la prends avec mes doigts sales, je la pose par terre et je me lance dans un numéro d'équilibriste avec le couteau pour lui donner la part qui m'était initialement destinée. Bah oui, il va pas manger ce que j'ai touché quand même ! Je la pose devant lui, sans la faire tomber. C'était chaud ! J'écris.

"Tiens, prends celle là plutôt, j'ai touché l'autre elle est sale."

Je suis obsédé par ma saleté, ne pas contaminer les gens que j'aime bien et tout. Et puis ça peut le dégoûter de manger quelque chose que j'ai touché. Je suis déjà content qu'il m'ait cru sur parole quand j'ai dit que je m'étais démerdé pour pas rentrer en contact direct avec la tarte.

"Tu t'es fait mal ?"

Je m'inquiète, mais pendant ce temps, la dame a arrêté de tourner. Je reprends la boîte bizarre pour refaire tourner le bitoniau sur le coté. Faut pas perdre de vue l'essentiel. Enfin j'ai pas répondu à sa question, c'est vrai qu'il faut que je le distrais, quelque chose comme ça, mais je suis pas très fort en social et en conversation.

« Sinon quant à mon bras, c'est Marius qui m'a emmené voir un médecin (mais un qui découpe pas les gens en morceaux et qui viole pas les cadavres après). C'était très douloureux mais »

Plus de place, je lui laisse le temps de lire puis j'efface et je continue mon récit, que je ne vois pas comment rallonger artificiellement, ni comment rajouter des blagues dedans. Je suis pas très fort non plus, en blague, ça lui aurait fait du bien de rire pourtant.

« Je suis pas mort et puis j'ai un bras encore mieux que l'ancien, avec j'peux escalader les maisons par exemple, ça m'a aidé à échapper aux gens qui m'en voulaient parce que j'avais volé la tarte »

Oh, allez, je peux bien frimer un peu. Genre à rajouter des gens là où il n'y avait qu'un seul pauvre guss. Je le laisse lire puis je continue à écrire.

« Et il y avait des chiens aussi, mais ils savent pas grimper non plus alors ça va. D'ailleurs tu aimes bien les chiens ? Sacrifice l'Hyper-Duc de l'Éther, il est gentil, et puis il tient chaud. Je te le prête si tu veux. »

Voilà, monologue achevé. J'ai dit tout ce qui me passait par la tête, des fois que ça le distrait.

* Sortie de son contexte, cette phrase peut éventuellement être bizarre.
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Zacharias Flash

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyLun 13 Juin - 22:48


    Ouais, la gueule, Zacharias se l'est bien pétée. Il ne sait même pas comment il fait pour tenir là, en équilibre sur presque rien. Oh, finalement, il sait. Il sent le bras étrange de Mist qui le porte, ou plutôt le supporte. Il se doute que le garçon va bientôt lâcher, après tout, Mist est un poids plume faisant un régime depuis environ six ans. C'est long, mais au moins, peut-être que plus tard, il remerciera ses parents pour ne pas être devenu un type énorme comme il en voit parfois qui vivent sur la fortune de leur famille. Mais il aime bien Mist. Il ne dirait jamais du mal sur lui, à part sous la torture ou quelque chose dans le genre. Inversement, vu les beaux cadeaux que celui-ci lui a préparé, Mist doit bien l'aimer également. Alors tout va bien dans le meilleur des mondes probables.

    Normalement, Zacharias, il aurait tenté de se lever de lui-même car toucher quelqu'un d'autre le gênait toujours affreusement. Même vu l'équilibre précaire qui s'était instauré, il valait mieux qu'il ne bouge pas. La fille guerrière qui s'était occupé de lui lui avait fortement conseillé – plus sous air de menaces qu'autre chose, enfin bon – de ne pas trop bouger. On ne sait pas ce qu'il pourrait aggraver, ou casser d'autre. D'après ce qu'elle a dit, le genou sur lequel Émile Paole a tapé comme un forcené est pété, il faudrait attendre que celui-ci se remette en place. Zacharias n'a jamais trop rien compris de la médecine, mais cette médecin-là a l'air digne de confiance, pas un de ceux qui veulent d'arracher les yeux sous prétexte de paiement pour un vilain bobo. Pendant son enfance, l'albinos avait rencontré deux ou trois confrères de son père et avait moyennement apprécié leur mentalité.

    Finalement, Mist le ramène sur le lit – d'ailleurs, faudrait qu'il pense à lui demander son vrai nom, Mist, c'est pas un nom normal, ça – et tout recommence comme s'il n'était jamais tombé à terre. Il prend la part de tarte sans trop se poser de question : à vrai dire, lui, que son ami l'ait ou non touchée, il n'en a rien à faire. Rien l'état de sa cave et les conditions de vie lamentables dans lesquelles il vivait, Zacharias n'est pas à un ou deux détails près. En plus, la tarte a bon goût. Il n'avait jamais goûté aux fraises et il croit qu'il aime ça. Lui-aussi devrait en chouraver, dès qu'il serait sorti de convalescence – si Marius laissait sortir l'infâme petit colporteur qu'il était de cet endroit.

    « Je me suis pas fait mal, hein ! Ne t'inquiète pas ! Et puis la tarte, elle est vachement bonne ! Je sens le goût de la crème et tout et tout ! M'ci Mist ! »

    Il le laisse parler au sujet de son bras et apprend que Marius est allé voir un médecin grâce à lui. Il tient le pactole. Il réussit à sourire, tristement. Il était vraiment heureux qu'il aille mieux, il s'était fait du soucis pour lui. Surtout lorsque Franziscka la prêtresse bizarroïde lui avait rendu une petite visite intempestive. Il fallait dire que si, à ce moment-là, un membre du clergé le surprenait avec le garçon aux cheveux bleus, Zacharias risquait de s'en ramasser encore plus dans la gueule. N'empêche, pour la prothèse, c'était bizarre : comment Marius avait-il fait pour lui obtenir une jolie prothèse comme celle-ci ? Zacharias savait qu'être terroriste ne devait pas rapporter des masses, et la situation sociale du jeune De l'Ombrage ne lui permettait en aucun cas de se servir d'un éventuel héritage. Quant à de l'argent venant de Mist lui-même, n'en parlons pas. Le médecin devait vraiment être gentil alors, ou bien Marius avait peut-être enlevé sa petite fille...

    Ensuite, Mist lui montra ses chiens. Ou plutôt le chien qui lui avait léché le visage à son réveil et qu'il avait pris pour Uriel d'Arken. Ce n'était pas vraiment un compliment pour l'ex-Régent, mais l'albinos s'en foutait. D'habitude, il aimait bien les chiens mais celui-ci...celui-ci...il ne pouvait s'empêcher de repenser à d'Arken et tout ce qu'il s'était passé. D'ailleurs, le nom du chien ressemblait à celui d'un noble, l'informateur ne se rappelait plus trop bien lequel. Zacharias avait arrêté de manger la tarte, laissant le dernier morceau à quelques centimètres de ses lèvres et avait commencé à rapprocher ses jambes de son ventre, combien même cela lui faisait mal.

    « Éloigne c'chien d'moi ! S'teuplaît ! Sors...sors-le ! Aïe ! »


    Il grimace, mettre ses jambes comme cela n'était finalement pas une très bonne idée. Ses yeux se remplissent de larmes, il lâche le bout de tarte aux fraises, sentant la bile se pointer. Merde, pas devant Mist. Tout sauf devant Mist. Pourquoi il ne peut s'empêcher de penser à cet abruti de haut prêtre ? Se...venger...Il repense une nouvelle fois à ce chien qui lui a léché le visage, a juste le temps de se tourner pour ne pas viser la tarte aux fraises. Zacharias ne put finalement pas se retenir et vida ses tripes sur la dame qui tourne et qui fait de la musique.

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Mist

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyMar 14 Juin - 10:02

Zacharias se met à manger, ou à dévorer plutôt, ce qui me fascine. Il englouti le morceau de tarte à grand coups de dents, et s'en fout partout. Moi l'acte de manger, c'est bien le seul moment où j'ai l'air d'un petit moineau délicat qui picore des miettes du bout du bec, mais c'est plus par problème technique que par volonté d'être gracieux. Enfin j'suis un sacré ralenti de la fourchette, quand Zacharias a englouti sa part, moi j'aborde avec difficulté ma deuxième fraise, et j'te parle pas de la pâte. C'est que c'est gros et dur, une fraise.
Il me parle du goût, que c'est bon et tout, je souris. Je peux pas savoir ça, moi.

« Depuis qu'on m'a coupé la langue, je ne sens plus le goût. Je suis content si c'est bon. »

Donc je continue ma lente progression sur ma part. Je ne regrossis pas non plus à cause de ça, je n'éprouve plus grand plaisir à manger, c'est juste laborieux. J'ai faim je mange, pouf, fini. C'est pour ça que je n'ai pas pris spontanément de part de gâteau, c'est un peu du gaspillage, puis j'en ai fait mon deuil, d'avoir perdu le sens du goût. C'est quand même bête que ça se trouve sur la langue.

Et soudain, Zacharias s'excite sur le chien, je n'ai pas compris. Je me gratte la plaque de gale, inquiet devant son visage plein de larmes. Quoi ? Sacrifice l'Hyper-Duc de l'Éther n'a jamais mordu personne ! Il est juste en train de le regarder comme un con, mais les chiens ça a jamais été très malin. Comme il voit qu'on s'intéresse à lui, il remue la queue.

Et puis c'est le drame, je vois Zach tourner la tête et vomir copieusement. Le chien en est la cause ? Ça ne se discute pas les traumatismes – je suppose que c'est ça, je peux pas incriminer la tarte – donc je fais sortir Sacrifice l'Hyper-Duc de l'Éther de la pièce et je m'empresse de fermer la porte, puis je m'assoie sur le bord du lit de Zach pour lui frotter le dos avec ma petite patte noire – ce qui laisse une trainée de saleté sur ses vêtements. Les haut-le-coeur sont laborieux, et tout à ma sollicitude, je ne voie pas tout de suite qu'il a vomi sur la jolie boîte. Je suis plutôt triste que Zach soit aussi marqué.

« Oh, tu as vomi sur la boîte bizarre. Attends, je vais aller la nettoyer. »

Nullement dégoûté par les vomissures, je prends la boîte souillée et je vais la tremper dans un seau d'eau qui traine près de l'endroit où je dors. Je secoue bien pour enlever l'eau pour pas que les petits mécanismes à l'intérieur rouillent et je ramène ça à Zach. Je tourne le bitoniau et... rien. La dame a un vague soubresaut et se coince. Je suis triste. C'est vrai que c'est con, et puéril, mais depuis la prison... je suis brisé, psychologiquement et physiquement. J'ai bien conscience d'être une grosse épave qui fait pitié, pas un être humain. Marius ne croirait jamais que j'ai vingt ans – il ne m'a jamais posé de question sur mon âge - plutôt douze. Je suis tellement abimé que ma puberté n'existe pas. Bref, je prends l'air attristé du gamin qui vient de voir son ours en peluche favori se faire broyer dans une moissonneuse-batteuse, Mist le terroriste n'est qu'une farce, ne reste qu'un gamin abîmé. Le corps broyé par une gigantesque machine démarrée bien avant ma naissance. J'étais destiné à devenir une petite chose sans sexe affreusement mutilée par des années comptant triple juste pour moi. Mais merde ! Bordel de merde !
Je prends mon couteau et regarde dans le trou entre la figurine et le socle, et j'aperçois les mécanismes. Un morceau de fraise pré-digéré coince une roue dentée minuscule. Je plante mon couteau dedans, et après quelques trifouillages enlève le truc gênant. La petite danse reprend. Je demande à Zach :

« Tu veux quelque chose ? De l'eau ? Un truc plus facile à digérer que la tarte ? J'ai fauché du pain et du pâté si tu veux, ou je peux aller chercher quelque chose dehors. Ce que tu veux ! »

Je souris. Je me sens capable d'aller récupérer une rivière de diamant là.
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Zacharias Flash

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyMer 22 Juin - 17:18


    Il en était désolé. Il sentait toujours le goût amer de sa bouche, pleurait à moitié à cause de la douleur qu'il avait pu ressentir, cependant, Zacharias était désolé pour Mist. Celui-ci avait pourtant fait l'effort de lui offrir un beau cadeau et il l'avait totalement sali. Comme un enfant qui a peur d'être puni, il tremblait un petit peu ; pas beaucoup non plus, n'oublions tout de même pas qu'il n'avait que Mist face à lui et que ce gamin était tout sauf un monstre de chair et de muscles. C'était Mist, quoi. Il était juste son ami et il avait peur de le décevoir, c'était tout. L'albinos passa sa main à sa mâchoire, nettoyant les bouts de vomi qui étaient restés là. Il n'aime pas vomir ; à vrai dire, qui aimerait vomir ? Ca a un goût bizarroïde lorsque cela passe par la bouche, c'est tout simplement dégueulasse. Il aurait pu s'y habituer...mais non, en fait. Ce goût-là lui passera en travers de la gorge encore pendant longtemps ; heureusement qu'il avait vous promis qu'il ne boirait plus jamais (?).

    Il adressa un sourire – gentil, bien sûr – à Mist tandis que celui-ci nettoyait la dame qui tournait et faisait de la musique. Il avait l'air d'y tenir, vraiment. Pouvait-il lui demander, là, à propos de dame, s'il avait quelques nouvelles de vous ? Il ne pensait pas que Mist aurait une réponse, mais on ne savait jamais. Peut-être que Marius avait eu des nouvelles de vous et que Mist, en écoutant aux portes avait réussi à... Non, en fait. Mist était sourd. Et muet. Il ne pouvait pas écouter aux portes, mais si Marius lui accordait un minimum de confiance, on pouvait peut-être penser qu'il lui avait révélé quelque chose à votre propos. Tout d'un coup, la dame qui tourne tout en faisant de la musique et son bout de vomi dedans parut bien moins importante. Il voulait avant tout avoir de vos nouvelles, et le petit être se trouvant devant lui en possédait peut-être.

    « Nan. J'veux pas de tarte. Pas de pâté non plus. J'me sens pas bien...Vraiment pas bien. File-moi un peu d'eau par contre, s'teuplaît, Mist ! »

    Il grimaça, comme s'il était sérieusement préoccupé par quelque chose. Il était de revoir Mist, cependant, la dame qui tourne en faisant de la musique le fait irrémédiablement penser à vous. Et ça, surtout après ce que lui a dit Uriel d'Arken, ce n'est pas vraiment de bonne augure. Peut-être aurait-il dû arrêter ce petit jeu avant que vous l'embrassiez à votre tour ? Il était fou amoureux de vous depuis le début de l'histoire, mais à la réflexion, pour votre propre bien, il aurait dû se forcer à vous ignorer, voire ne pas chercher à rentrer dans les affaires bizarres de Marius. C'était à cause de lui que tout avait commencé, en fait. Sans Marius, il n'aurait jamais sauvé Mist, ni ne voulait aurait rencontré une seconde fois. Sans Marius, il ne porterait pas en partie la mort d'un inquisiteur. Mais le jeune homme l'avait sauvé alors qu'il aurait pu le laisser crever de froid, tout nu devant les portes de la prison. Il ne pouvait rester ingrat envers lui.

    « T'as des nouvelles d'Eleanor van Lähre, hein ? Hein, hein ? Dis-moi que t'as des nouvelles d'elle ! J'suis super inquiet, y s'est passé un truc et...et sa vie est en danger. J'ai trop peur, sans rire ! »


    L'informateur aurait bien voulu se lever pour se précipiter sur Mist, les yeux en larmes, mais il se contraint à rester immobile. Pourquoi bouger, si cela n'aurait contribué qu'à lui faire encore plus mal ? Il eut un léger sourire, voyant la bouille du terroriste qui semblait aller bien – il avait trouvé un toit, c'était cool. Le temps où il râlait parce qu'il détestait être deux dans la pièce pour dormir semblait lointain, et en plus, Zacharias n'avait toujours pas pris de décision. Il ne savait pas s'il voulait vraiment rejoindre Marius, et pas conséquent attaquer l'Empereur de front. Lui, il l'aimait bien, même si l'ex Régent n'était qu'un connard, pour sa part, et le resterait sûrement jusqu'à ce que quelqu'un le tue ou qu'il meurt de lui-même, à petit feu – soit dans pas vraiment longtemps vu que ce fou avait l'air pas mal faible.

    « Il est vraiment gentil, Marius ? »
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Mist

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyLun 27 Juin - 9:41

Zach réclama de l'eau, et moi tout plein de bonne volonté, je couru lui en apporter. Il fallait que j'aille en puiser au puits le plus proche, puisque j'avais pris la seule propre que je possédais pour nettoyer le vomi, et je pris le plus gros seau que je trouvais. Je me débrouillais avec la margelle et les cordes pour attacher mon gros seau et allai chercher l'eau. J'ai eu beaucoup de mal à la porter, parce que c'était très lourd pour moi, mais tout en sueur, fébrile et avec un profond sentiment de satisfaction, j'apportais le seau presque plein – j'en avais un peu renversé dans les escaliers – à Zacharias. Je poussais un peu le bazar sur la table de chevet pour que l'eau lui soit accessible sans avoir besoin de se baisser, et c'est avec un grand sourire, une respiration rapide et des douleurs dans le bas et le dos que j'attendais moult félicitations pour avoir porté tant d'eau avec mon si petit gabarit.

Nul félicitations ne virent, Zacharias préféra me parler de la grosse bourge. J'arrêtai de sourire et me composait un visage plus grave, à la mesure de son inquiétude. J'avais besoin de réfléchir. La duchesse ? Je n'en avais pas de nouvelle, mais livrer cette information brut de décoffrage allait sans doute inquiéter Zacharias plus qu'autre chose. Comment présenter mon ignorance ?

« Je n'ai pas eu de nouvelle de la duchesse, mais je pense que j'aurais su si il s'était passé quelque chose de mauvais pour elle, j'espionne beaucoup les conversations. Les gens pensent que je ne peux pas les suivre. »

Ce qui était la stricte vérité, et la mort d'un personnage d'une telle importance politique n'aurait pas été sans bruit, de même qu'un séjour en prison. Je souris à Zacharias, j'espérais le convaincre. Et puis il savait que je n'appréciais pas beaucoup la grosse bourge, le fait que j'en parle sans mal me ferait peut être remonter dans son estime ? Je savais qu'il avait mal pris que je l'insulte, le fait que je n'en parle pas en mal pourrait être vu comme une proposition de paix, même si les propos de la duchesse me restait en travers de la gorge.

Mais ensuite Zacharias me posa une autre question qui me déstabilisa totalement : si Marius était gentil ou non. J'aurais voulu me précipiter pour répondre un gros « oui », mais mon doigt suivi la ligne de mon nez qui avait été brisé par lui ou un des contrebandiers. Il m'avait battu à mort dans sa cave lors de notre première rencontre – à cause de la duchesse – et ce fait s'entremêlait avec l'affection que je lui portais maintenant dans un brouet malsain qui me poussait à l'aimer et à m'en méfier. La conscience aigu que ce qui se dressait entre moi et une nouvelle séance de torture dans la cave de Marius, c'était juste l'estime qu'il avait de moi était très angoissante. Mais je ne l'aurais abandonné pour rien au monde. C'était des émotions compliquées pour mon petit cerveau habitué à esprit tout seul et dans l'instant, et j'échouais à m'en dépatouiller.

« Ça fait six ans que je suis à la rue depuis que mes parents se sont fait enlever par des inquisiteurs, et c'est la première personne à être gentille avec moi après papa et maman qui m'ont pas noyé à la naissance parce que »

Plus de place sur mon ardoise, je lui montre pour qu'il lise, mais c'est plutôt pour moi que j'écris. C'est très intime et compliqué, ce que je raconte, et quelque part, Zacharias s'est contenté de poser la bonne question et la réponse doit l'intéresser peu, mais c'est des choses que je remue en moi depuis longtemps sans trouver de réponse. Je n'ai pas souvenir d'avoir déjà parler de mes parents à quiconque, ni même de mes sentiments envers Marius.

« Je suis infirme, même si c'est honteux d'avoir un enfant handicapé dans Ishtar parce que l'Église préfère les forts et le reste du monde aussi, par conséquent. Marius ça le dégoûte pas non plus alors que »

Je re-montre à Zacharias, et je le laisse lire avant d'effacer ce que j'ai écris et de reprendre ma laborieuse explication.

« Les autres contrebandiers ils me parlent pas et tout, parce qu'ils savent pas comment faire, et les autres non plus. La faim et le froid, ça détruit toute l'humanité en toi et ça te laisse dans le brouillard et »

Rebelotte de manque de place.

« Marius a dissipé ce brouillard en me logeant et en me donnant à manger, j'ai moins peur de mourir l'hiver prochain. Et toi aussi tu as été gentil comme ça et c'est très bien, alors oui, je pense que Marius est gentil même si »

Nouvelle pause dans mon récit. Je ne regarde pas la réaction de Zacharias, je suis très concentré sur ce que je raconte, même si c'est très brouillon parce que j'ai peu l'habitude de parler autant.

« Il m'a battu à mort la première fois qu'on s'est vu parce que j'ai agressé Eleanor (je ne lui ait pa fait mal) sans savoir qui c'était pour avoir de l'argent pour manger. Donc je pense qu'il n'est pas du tout cruel mais qu'il tient à ses intérêts »

Ma manche est blanche et j'ai presque plus de craie.

« Et qu'il sait être implacable quand il le faut. C'est très bien aussi, c'est une qualité que j'apprécie. Je l'aime beaucoup et je t'aime aussi parce que t'as été là quand j'avais beaucoup beaucoup besoin d'un ami. Voilà. »

Je sors une autre craie de ma poche, et je regarde le sol, un peu honteux. J'ai raconté beaucoup de chose, je suis pas comme ça d'habitude mais face à Zacharias mutilé comme je l'ai été, je me sesn bizarre. J'ai envie d'être gentil et de le soutenir, mais je sais pas comment faire et je ne crois pas que la vérité sur moi l'intéresse beaucoup.
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Zacharias Flash

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyJeu 28 Juil - 20:25


    Ah non, ce n'est pas possible. Mais alors, vraiment pas. Zacharias doit absolument savoir ce que vous êtes devenue. Absolument vital. D'ailleurs, il angoisse sans arrêt et la cause de cette peur n'est nul autre que Marius de l'Ombrage. Voyez-vous, le jeune garçon s'était, avant de se faire maladroitement attraper par l'Inquisiteur, introduit dans l'appartement de sa belle et douce, afin de laisser une trace de lui. Il avait bien fait, même si cette partie de cambriole ne s'était pas avérée des plus faciles à accomplir. L'appartement, malgré votre départ pour votre terre natale n'était pas aussi vide qu'il l'avait espéré : il restait quelques servantes qui traînaient, faisant le ménage de temps en temps, moins la nuit heureusement, toujours est-il que le jeune garçon avait dû diablement faire attention en ce qui était de franchir les portes de l'endroit – il avait à moitié sabordé une fenêtre – et retrouver dans le noir votre chambre. Cela, il s'en souvenait car il avait tâché de graver l'emplacement exact de là où vous dormiez dans sa petite mémoire. Un mot mal orthographié avait alors été délicatement posé dans le tiroir de votre table de nuit, plié en boule – donc pas plié, quoi – , vous indiquant le quartier et l'emplacement exact de son modeste logement. Ou plutôt, Marius pouvait en être témoin, lui qui l'avait transporté par là-bas et humé la délicate odeur de moisi qui régnait maîtresse dans la cave.

    Pendant ce temps-là, Zacharias hochait doucement la tête devant Mist. Celui-ci n'avait vraiment pas eu de chance. Plus que lui , même, vu que depuis qu'il était tout gosse, les emmerdes s'accumulaient devant lui sans qu'il puisse en sortir. S'il était Empereur... Oui, tenez, s'il était Empereur, il instaurerait un truc, pour que tout le monde il soit égal et libre, même s'il fallait tout de même que lui, il ait plus d'argent que les autres. Il récompenserait Mist aussi, parce que c'est son ami, tiens, Marius irait sans doute aux oubliettes parce qu'il lui faisait peur et était dangereux, et pour le reste, il serait facile de dire qu'il dirait à l'Église de l'Ombre d'aller se faire voir, laisser les nobles comme ça, c'était très bien... et au final, que changer pour donner du fric aux clodos comme les anciens Mist ? Il n'en avait aucune idée. Mais c'était peut-être pour ça qu'il n'était pas au pouvoir, ça valait mieux pour à peu près tout le monde.

    En revanche, il n'aurait jamais pensé qu'il vous avait fait du mal la première fois qu'il vous avait vu. Ni que Marius l'avait frappé. Devait-il lui faire la tête pour cette acte – même s'il était bien trop tard pour cela – ou bien passer l'éponge là-dessus. Après tout, le gosse avait confiance en lui, il avait confessé tout ce qu'il avait pu faire depuis le début en pensant que Zacharias allait tout digéré d'un seul coup alors...

    « D'accord. Je vais faire confiance à Marius parce qu'il en a l'air digne, même s'il m'inspire pas confiance. J'sais pas, il m'a proposé d'me venger et tout ça, mais moi, j'préfère tout faire tout seul, j'veux pas m'embrouiller dans des trucs encore plus bizarres, c'trop dang'reux. T'sais quelqu'chose sur l'organisation d'Marius, toi ? »

    Ha, première chose utile que remarque Zacharias. Son ami n'a presque plus de craie et ne pourra donc pas lui répondre. Ce handicap est décidément véritablement chiant, il faudrait que Mist y fasse quelque chose un jour parce que lui, il avait autre chose à penser, quoi. Non mais oh. Les scientifiques bizarres et pervers avaient l'air de trouver pas mal de choses, il devrait leur demander conseil.

    « J'ai cru voir une autre craie près du lit. Elle est tombée quand tu as essayé de m'ramasser, j'crois...Ha, tu sais pour ton...ton voilà quoi ! Tu devrais aller voir un médecin, comme ça, tu pourrais peut-être parler ? J'sais pas si c'est possible, mais il pourrait te reposer une langue, quoi ! Enfin je pense, j'suis pas sûr du coup, mais ce serait quand même vachement mieux avec une langue. T'imagine pas le nombre de truc qu'on peut faire avec... »

    Nul besoin de préciser que ce gros crétin avait immédiatement repensé à vous et la seule fois où il vous avait embrassée. Nul besoin de préciser non plus qu'il s'était mis à bander, ses draps étant la seule chose qui pouvaient faire que Mist ne voit rien.

    « Ouais, pleins de trucs agréables ! »
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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyVen 26 Aoû - 13:58

Je fronçai les sourcils lorsque Zacharias dit que Marius était p'tète pas digne de confiance. Comme je l'avais expliqué avant, j'irais même jusqu'à donner à manger à un terrifiant cheval pour ses yeux, alors qu'on ne lui fasse pas confiance... ça dépassait ma capacité de compréhension. Autant ne pas faire confiance à sa propre mère quand tu es enfant. Certes, elle peut te punir et te taper dessus, mais c'est vers elle que tu te tournes en cas d'embrouille. Marius, il pouvait me battre à mort, mais je n'avais que lui quand même. Et Zacharias, un petit peu, mais l'histoire m'apprendra que j'devrais donner ma confiance moins facilement.

Zacharias me parla de craie, mais comme sa joueuse avait mal lu le post précédent, elle n'avait pas vu que j'en avais déjà sorti une autre de ma poche. Je haussai donc des épaules, une craie de remplacement déjà dans la main, et j'étais un peu refroidi par le fait que l'albinos ne fasse pas confiance à Marius. Quand lui m'avait dit qu'il me vengerait et tout, j'étais tout content. Enfin on peut pas en vouloir à Zacharias, il a l'air dans l'ensemble pas bien fin quand même. Je me gratte les cheveux, qui sont infestés de poux. Il me demande des info sur l'organisation de Marius, comme si ce que je venais de raconter de super intime sur moi n'était pas important... bah c'est pas faux en même temps, y a que moi que ça gêne d'être né handicapé, mais j'ai si peu l'occasion de parler... j'écris.

« Je sais de l'organisation de Marius qu'elle existe pas. Et si elle existait, je n'en parlerai pas. »

Pas que je sache en tous cas, ou si peut être, mais je vois pas en quoi ça le regarde lui. Si Marius a envie de parler d'organisation à quelqu'un, il peut bien le faire tout seul, moi je suis loyal et pas une sale petite balance en plus. Évidemment, je sais pas que Zacharias est un traitre et un informateur (pléonasme), mais si j'le savais ça me fâcherait tout rouge. Enfin j'en aurais pas bien le temps puisque avant même que j'ai pu calculé qu'on m'a vendu, Uriel m'aurait fait subir mille sévices corporels et psychologiques, de sorte que je saurais même plus mon prénom et où je suis. Bien sûr, la culpabilité rongerait peut être Zacharias après avoir vu mon petit corps brisé reposant dans une fosse commune, du sperme de clodo plein le cul et tous les os du corps brisés en miette, mais cette culpabilité viendrait un peu tard. Mais je suis sûr que le spectacle de mon petit corps nu et maigre dans une fosse commune serait insoutenable, du genre à pousser quelqu'un à se suicider malgré ses trente pièces d'argent reçues. Mais je souhaite ça à personne évidemment, et la solution est assez simple : ne pas vendre les gens.

« Et les médecins découpent les gens et violent les morceaux si j'ai bien compris, et ce n'est pas un sort que je me souhaite, mais c'est gentil de recommander. Ça m'a fait très mal la pose de la prothèse ! Et j'ai demandé, ce n'est apparemment pas possible pour la langue.  »

Oui parce que là, si je dis « bah on y va alors chez le médecin ! » bah c'est pas cohérent avec les rp's qui suivent, du coup j'me montre méfiant alors que c'est pas logique de ma part, mais c'est la faute à personne qui Zacharias a mis trois mois à répondre. Je souris quand même à l'albinos parce qu'il est bien gentil de proposer. Il parle beaucoup, avec une diction qui piquent les yeux, et j'aime bien son bavardage, c'est frais, mais puisque tu peux lire le futur, tu sais qu'on ne peut pas rester ami parce que ses amis, il les vend comme un sale traitre qu'il est. Mais moi, avec la sérénité du veau qui à l'abattoir, je luis souris, comme un con.
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Zacharias Flash

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyVen 2 Sep - 13:02


    Autant que cela est possible, Zacharias fronça les sourcils, en entendant son ami parler de cette organisation secrète qui n'existe pas, car sinon, il n'en parlerait. Le pauvre cerveau de Zacharias bloqua sur ces paroles et il s'arrêta pendant quelques instants, le temps d'essayer de comprendre...mais il n'y arrive toujours pas alors finalement, il abandonne. Mist dit de drôles de choses, parfois, ça doit être à cause des tortures qu'il a subies ou des trucs comme ça, parce que lui, il n'arrive pas du tout à le comprendre. Et ne dites surtout pas que c'est parce qu'il est idiot, Zacharias était loin de l'être, bien sûr. Disons juste que le fait d'avoir rencontré à répétition Émile Paole avait bouché certaines zones de son cerveau, et pas des moindres. Par ailleurs, il serait juste de signaler que le joueur de Mist ne sait pas compter. Que mon dernier post remonte à il y a un mois, ce qui fait un écart de deux mois en tout entre ses derniers posts. J'y tiens, c'est important. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos deux crétins.

    Zacharias n'avait jamais vraiment fréquenté de médecin, à part son père adoptif qui l'était. Il savait toutefois que ces derniers n'étaient souvent pas très fréquentables, écoutant comme tout le monde les rumeurs qui circulaient sur leur compte. Parfois, il se demandait même pourquoi ils étaient comme ça : ils ne voulaient pas être écoutés du reste de la population, justement ? Alors pourquoi faire peur, alors que...qu'il serait plus simple d'être tout gentil comme lui ? L'albinos sourit à son ami Mist : ce serait tout de même vachement bien qu'il puisse parler et tout ça, comme tout le monde. Parce qu'à chaque fois, il avait peur que Mist ne le comprenne pas, et ça le ferait chier, de répéter ce qu'il disait.

    À cet instant présent, il faut savoir que l'informateur ne pensait pas du tout qu'il allait le trahir. À vrai dire, il ne pensait pas beaucoup non plus, et ses préoccupations n'allaient pas que « oh j'ai mal au genou », « mon Ombre mon bras fait trop mal » et « comment j'vais faire pour aller pisser, là, j'arrive pas à m'lever ? ».

    « Mais tu d'vrais en voir un ! T'sais, j'ai entendu qu'y'avait un bon méd'cin qui faisait des expériences et tout ça, ptete qu'il sait, pour la langue et tout ! Son nom, j'crois qu'c'est Ulsperger. C't un des plus célèbres alors y doit savoir ! »

    Comment ça, ça donne la raison de pourquoi Mist est allé voir Karl dans les posts à suivre. Et puis, Zacharias avait tout de même, lors de son travail, entendu parler de ce médecin un peu dégoûtant qui avait été admis à la cour de l'Empereur. S'il y avait quelqu'un qui aurait su réparer Mist, c'était sans doute lui. Sur le coup, il ne pensa pas au paiement...parce qu'il ne réfléchissait pas souvent, tout court et fit un grand sourire à Mist. Ce serait bien si le premier mot qu'il prononçait était « Merci Zacharias », mais là, une nouvelle fois, il était vraiment égocentrique.

    Soudain, il prit la dame qui tournait et faisait de la musique et la regarda en rêvant. Il l'activa, et ouvrit de nouveau la bouche pour dire des bêtises.

    « T'sais, on dirait Eleanor ! Parce qu'elle est trop belle, Eleanor ! Sauf qu'elle a les cheveux bleus ! Quand j'aurais un pinceau, j'lui peignerai les ch'veux, parce que c't trop beau ! D'ailleurs, toi-aussi t'les as bleus ! Ca t'va bien, t'sais ! »

    Il lui sourit comme s'il était un gamin de sept ans et lui tendit la main.

    « J'connais un jeu marrant, t'veux jouer ? C'est on s'tient la main, et le premier qu'écrase le pouce de l'autre a gagné ! T'verras, c'super cool ! »

    Grand sourire, à nouveau. C'était dingue, mais avec son ami Mist, il réussissait enfin à être heureux et lui-même. Et il aimait ça.
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Á mon cerveau regretté

Mist

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MessageSujet: Re: J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.]   J'ai bien envie, de sauter du toit, et de m'écraser en bas. [PV Zacharias.] EmptyVen 16 Sep - 16:24

Zacharias retourna à la charge concernant le médecin. Je souris malgré moi, en penchant la tête sur le coté, ravi de sa volonté que j'aille mieux. J'aime bien qu'on s'occupe de moi, comme si mon handicap me prédestinait à être dépendant. Je ne sais pas m'occuper de moi tout seul, comme tu as pu le voir, j'appréciais qu'on me prenne par la main, qu'on m'indique quoi faire. Comme un enfant. Dans le fond, je n'avais jamais quitté ce stade, tant physiquement que psychologiquement. Les six ans que j'avais passé à la rue, c'était en tant que chien sans maître. Une pause douloureuse, où je n'avais pas su subvenir à mes besoins. Qui m'avait obligé à ne pas travailler pour me nourrir ? Personne. Bien sûr, c'était plus difficile pour moi que pour un autre, et sans doute que ça aurait été douloureux et long, mais l'impossibilité n'était pas que physique. Rien ne m'avait préparé à vivre seul, et finalement, vivre couché était moins difficile que de se lever, parce que cette souffrance là j'en avais l'habitude.

Entendre et parler... difficile d'imaginer la chose, tant elle était incroyable. J'essayais d'imaginer une conversation entre moi et Marius, je ne pouvais que me projeter les gestes bien sûr, mais c'était déjà incroyable. Ça simplifierait tellement la communication... je pourrais parler avec des gestes aussi, être plus expressif. Je pourrais rire avec du bruit, crier quand j'ai mal. Je pourrais découvrir aussi un autre aspect de Marius, sa voix, son rire à lui – ah non il rit jamais, c'est vrai – et déceler l'inquiétude dans sa voix, ou la colère. Comme ça ça paraît chouette mais...

« J'ai aussi un peu peur d'entendre, car je ne peux pas m'imaginer les sons, c'est l'inconnu total. Peut être que ça me rendrait fou, que je ne pourrais pas m'y faire. Et peut être que je n'aurais jamais non plus la science de parler parce que je suis trop vieux pour apprendre. Mais j'aimerais bien parler aux chiens, parce qu'ils ne savent pas lire. »

Je restais songeur, les yeux dans le vague, à réfléchir à la question. J'ai vu des gens incapables de parler qui poussaient « des cris d'animaux » - quoi que ça puisse être – peut être en ferais je parti. Enfin parler le chien me plairait plutôt, car naïvement je pensais que chaque animal avait sa langue propre, comme nous mais avec un contenu plus con, et qu'on pouvait l'apprendre.

Il me parla d'Eleanor, et je me retins de faire un commentaire d'ordre sexuel et dégradant. Ça aurait été un crime, vu l'air extasié qu'il avait en parlant de cette grognasse. Il me complimenta sur mes cheveux, et j'y portai la main en piquant un fard magnifique. C'était bien la première fois qu'on me complimentait sur quelque chose en rapport avec mon physique, parce que mis à part le bleu magnifique – et artificiel évidemment – de mes cheveux, j'étais plutôt un gros laideron. Marius disait lui que ça n'avait pas d'importance, tout ça... enfin tu connais son délire. Ce qui touche au physique (sexe, caca, corps...) est sale, affreusement sale, et il faut ne pas en tenir compte. Du coup, comme une grosse dinde, totalement sevré de la moindre forme de reconnaissance, j'ai été flatté par ce compliment minuscule fait uniquement à cause d'une très lointaine ressemblance à un aspect physiquement mineur de sa bien aimé et mon cœur fut totalement acquis à Zacharias. En seconde place derrière Marius, évidemment, faut pas déconner non plus.

Ensuite, on a joué aux pouces. L'informateur ne fut pas fâché de toucher ma main crasseuse, et après m'avoir expliqué les règles et avoir fait quelques partis « pour rien » afin de me faire bien comprendre les tenants et aboutissants, se déchaîna la pire bataille de pouces de l'histoire du monde, parce que j'aimais pas perdre à un jeu aussi idiot. Il y eu des ongles cassés, des écorchures aux doigts, mais finalement j'ai gagné à douze contre quinze – oui on a joué longtemps, parce que la torture nous a à tous les deux amollis le cerveau et que je joue rarement avec mes pairs, la nouveauté m'enchantait.

« Tu veux te reposer ? Je suis un peu fatigué moi, à cause de la sous-alimentation d'après la rousse à moitié folle (tu l'as peut être vu). Mais si tu veux je monte la garde pendant que tu dors, parce que moi je sais que je suis toujours inquiet la nuit après. »

Après quoi ? Bah après mon anniversaire, abruti.
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