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 Uriel m'a tuer. [pv Marius]

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MessageSujet: Uriel m'a tuer. [pv Marius]   Mer 8 Juin - 23:00



    * On se reverra à l'enterrement de ta chérie, petit Zacharias...*

    Ces mots tournaient en boucle dans sa tête. Zacharias savait que ce qu'il voulait accomplir était utopique, que son ennemi possédait cent – non, mille – fois plus de pouvoirs que lui, cependant, il avait cherché à faire cela. Sa vengeance. Ce qui le rendait fou de joie, c'était l'allure d'Uriel d'Arken alors qu'il le dominait : il n'avait pas bonne mine, ce type était même tellement faible que même lui, blessé, aurait facilement pu lui briser la nuque ou quelque chose dans le genre, pour peu qu'il ait la force de lui cogner la tête sur le seul. L'étranglement était resté sa seule option, l'informateur n'arrivant pas à faire de mouvements plus économiques. De toute façon, il n'y était pas parvenu. Et combien même serait-il arrivé à ses fins qu'il n'aurait pas pu fuir : si faible qu'il l'était avec des dizaines d'inquisiteurs tout près de lui ? Non, finalement, heureusement qu'Uriel d'Arken avait trouvé un moyen de se défaire de sa main ; comme cela, il pourrait au moins sortir et vous prévenir du danger que vous couriez.

    Le Haut Prêtre était faible. Plus que faible, même. Sa santé n'était un secret pour personne, dans certains bars, de courageux soûlards faisaient même des paris sur le temps qui lui restait à vivre, et cette fois-ci avait bien failli être la bonne. Si seulement il n'avait pas fait appel à l'Ombre...Les gardes l'avait traîné, méprisant, l'humiliant une nouvelle fois en le faisant passer par la case d'Arken, ses marques sur le cou et la respiration toujours difficile. Est-ce que Zacharias avait l'air de jouer la comédie pour apitoyer son monde, lui ? Émile l'avait sauvagement maltraité, D'Arken lui était passé dessus et un certain noble se plaignait parce qu'il avait fait un tout petit peu d'exercice physique et avait essuyé un attentat sur sa personne. Bien peu de choses, en fait. Zacharias, à cet instant, n'aurait pu esquisser le moindre mouvement. D'ailleurs, heureusement que les gardes les maintenaient par les bras car il pendouillait là, bêtement, trop fatigué pour pouvoir bouger ou se défendre.

    * On se reverra à l'enterrement de ta chérie, petit Zacharias...*

    Ses yeux, grand ouverts, regardaient le Marquis, l'air horrifié. L'appeler de cette manière était si inconvenante ? Ce...ce n'était pas juste, il fallait absolument qu'il vous protège ! Qu'il contacte des personnes capables de vous protégez, car lui, il n'était pas fort en combat ou n'importe quoi. Vous deviez avoir des amis nobles, mais après votre disgrâce, il ne savait pas vraiment s'il vous en restait. En revanche, il se souvenait de Marius et de Mist. Il n'aimait pas du tout le premier mais s'entendait bien avec le second. Vous vous étiez disputé avec lui, mais si celui-ci avait une âme – D'Arken était bien un de leurs ennemis communs, non ? – il accepterait de l'aider. Encore fallait-il le retrouver, or Zacharias était plus que mal en point.

    Pleurant, les gardes le jetèrent nu, sans cérémonie dehors, directement dans la boue. De la pluie s'était mise à tomber, levant en partie son corps souillé par le liquide du Marquis. Oh, il pleurait encore, cet informateur, ses larmes ne pouvaient juste pas se tarir. Est-ce qu'un jour, il arrêterait de parler ? Ce n'était pas certain, surtout vu son état. Se roulant en boule, il tenta, en rampant, de se rapprocher d'un mur. Quel passant assez fou aurait le courage de s'arrêter, surtout à proximité de la prison réservé aux plus fous des inquisiteurs et aider un jeune homme – que l'on aurait facilement pu prendre pour un vieillard, d'ailleurs à cause des cheveux blancs disséminés sur son crâne – nu et complètement sale.

    Comment allait-il rentrer chez lui et pouvoir guérir ? Il avait tenté de se relever, il y avait deux minutes, mais il s'était aussitôt écrouler, de fatigue et de douleur. Il était...perdu. Si Uriel d'Arken le voyait...il le tuerait ? Directement ? Non, l'autre était trop fatigué pour cela, en revanche, il y avait de fortes chances pour qu'un garde le remarquant l'achève.

    Vous retrouver. Vite.


Dernière édition par Zacharias Flash le Jeu 9 Juin - 10:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Uriel m'a tuer. [pv Marius]   Mer 8 Juin - 23:39

Ce fut après un rendez-vous pour ses activités douteuses que Marius s'était retrouvé devant cette immense bâtisse, mère de tous les vices et de tous les maux. Il n'avait pas fait attention, lorsqu'il avait échangé un flocon de parfum aussi rare que dangereux avec un soldat, un Garde impérial un peu trop ambitieux qui semblait avoir hâte de grimper les échelons. Indifférent au spectacle indigne que le Garde lui montra, le jeune homme accepta par contre volontiers l'argent, après tout c'était ça qui faisait battre la société. Il soupira et leva les yeux vers le ciel, sombre et lourd qui accablait toute la capitale, las, le jeune homme fourra ses mains dans ses poches, se tournant vers le Garde qui courait plus loin. Eh bien... en voila un qui était plus que douteux, mais le commerce, c'était le commerce, et du moment que le jeune contrebandier avait son argent, le type pouvait boire le poison ou se laver avec, il s'en moquait. Une odeur de sueur parfumait sa peau, ainsi que de sang, car sa blessure au cou s'était rouverte, il ne savait pas exactement ce que ce prêtre lui avait fait, mais il peinait à cicatriser. Machinalement, il effleura la plaie de ses longs doigts pâles, une grimace se peignit sur son visage, alors qu'il tournait à droite. Ce n'était pas le moment de rester plus longtemps ici, car plus loin... le jeune homme vit une silhouette maigre et nue se faire jeter comme un tas de chiffon par des Inquisiteurs, aussitôt il se cacha.

Le dos collé contre le mur, le jeune homme retint son souffle, alors qu'il percevait les rires et les insultes des hommes à l'égard de leur victime. Il était d'ailleurs assez étonné... qu'ils jetassent quelqu'un dehors, encore vivant du moins, même si celui-ci paraissait agonisant. Il mouilla ses lèvres, la pluie tombait sur son visage, et se mêlait à l'odeur de son sang et de sa sueur, Marius grimaça et espionna les hommes repartir, en riant toujours de bon coeur. Le jeune homme massa sa nuque, que devait-il faire ? Il ne pensait pas connaître ce pauvre bonhomme ? Il n'avait aucune raison de lui venir en aide, chose qu'il aurait faîte sans la moindre hésitation un an auparavant. Pourtant, il soupira et poussée par la curiosité, Marius se glissa comme une souris vers la victime, jetant de nombreux regards derrière lui pour s'assurer que personne ne l'avait pris en chasse. Il serra les dents en voyant le corps pâle roué de coups, abîmé et plein de sang, un sang dont il ne voulait pas connaître l'origine, car il était en train de reconnaitre ces traces immondes, ces traces terribles qui meurtrissaient la chair et l'âme, les traces d'un viole. Et la victime n'était d'autres que Zacharias Flash, l'informateur.

Pétrifié par l'horreur, Marius trembla en examinant le corps violé, souillé en toute profondeur du jeune homme, et en un instant... il oublia le dégoût qu'il lui portait. Il pesta entre ses dents, et lentement, il se rapprocha du jeune homme, ses mains tremblaient, sa respiration était haletante, tandis que le spectacle terrible se dessinait devant ses yeux. Il posa une main sur l'épaule de Flash, regardant encore derrière lui si on les observait, puis sans attendre, Marius enleva sa cape pour la poser sur l'informateur, ses pensées fourmillaient dans son crâne, alors que les battements de son coeur se faisaient plus rapide. Il ne pensait pas encore à grandes-choses, trop choquées, trop... compatissant sans doute, cette sensation qu'il détestait lui renversa l'estomac, mais il ne vomit pas cette fois-ci, car il fallait agir et vite. Alors il enroula son épaisse cape noire autour de Zacharias sans prononcer la moindre parole, songeant que de toute façon Flash ne l'entendrait pas. Hésitant, Marius mit son bras sous le ventre du souillé pour qu'il se relève sans trop de mal, mais au bout d'un moment, il usa d'une autre méthode et hissa le jeune homme sur son dos en l'éloignant de la prison. Peinant bien évidemment à avancer, il parvint à faire de la prison qu'un hideux souvenir, laissant là le meurtre et le viol que subissaient des hommes, et des femmes.

Marius serpenta dans une ruelle, connaissant désormais Ishtar comme sa poche, le jeune homme déboucha sur ce qu'on aurait pu prendre pour un cul-sac, mais une Charette gisait dans un coin. Un cheval était attelé et patientait sous la pluie le retour de son maître, sûrement un marchand. Il avait repéré ça un peu plus tôt en venant, tandis qu'il avait dû réfléchir à la survie du Garde ou non. Mordant ses lèvres, le jeune homme se rendit jusqu'à la Charette, et laissa Zacharias tomber dedans, il fouilla rapidement les marchandises et à son plus grand malheur, il ne trouva que des épices ou de la nourriture, des vêtements chauds pour l'informateur n'aurait pas été mal. Alors... Marius patienta, il se cacha prés de la Charette et attendit que le marchand sorte, ce qui finit par arriver au bout d'un moment. L'homme était seul, un peu ivre, il chantonna et jeta un coup d'oeil au nouveau produit qu'il avait ; il haussa ses épais sourcils bruns, mais aussitôt, Marius plaqua sa main contre sa bouche pour l'empêcher de hurler, tandis que son poignard entra dans sa gorge. Il le laissa tomber, lui arracha presque ses vêtements trop grands, mais il les remit à Zacharias. Il ne l'habilla pas, mais recouvrit le jeune homme, espérant qu'il lui restait assez de force pour ça. Marius déroba aussi la cape du marchand qu'il mit sur lui pour couvrir son visage. Il marmonna des ordres, et lentement, le cheval se mit à galoper sur les pavés de la ville.

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MessageSujet: Re: Uriel m'a tuer. [pv Marius]   Jeu 9 Juin - 8:58


    Zacharias restait là, immobile. Un ordinaire passant n’aurait peut-être pas pu distinguer cette masse rendue maigre par la privation et la vie. Il attendait il ne savait quoi, se contentant d’écouter le silence. Il faillit crier, lorsqu’il entendit les pas de cet inconnu venir vers lui, dans la pluie. Un nouvel inquisiteur qui voulait le tourmenter à nouveau ? Non, il ne pourrait pas y résister ! Le jeune homme n’osa pas lever la tête et se recroquevilla de plus en plus, notamment pour que le nouvel arrivé ne voit pas toutes ses blessures. Il ne voulait pas….souffrir à nouveau. Craintif, il leva toutefois les yeux vers cet homme, ou cette femme, d’ailleurs, le regard implorant à l’aide.

    Il fut bien surpris et du coup, ne réagit pas par un mouvement de recul lorsqu’il lui attrapa l’épaule. Marius de l’Ombrage. Il le reconnaissait, à part s’il s’agissait d’une sinistre blague de la part du Marquis dans le but de jouer à nouveau avec son moral. Tout d’un coup, il eut envie de se coller à cet homme et ne plus bouger. Oh, bien sûr qu’il détestait Marius, il le méprisait même en raison du mépris équivalent que ce garçon ignoble pouvait bien porter à son égard, mais la situation était extrême. Marius était l’un des seuls qui pouvaient l’aider, et qui avait les moyens de vous prévenir des dangers qui vous guettaient. Mais qui lui garantissait que ce terroriste n’allait pas le laisser là, dans la boue, car il l’avait reconnu. Il reconnaissait l’expression de dégoût sur son visage et avait peur qu’elle soit adressée à lui-même : par pitié, qu’il l’emporte loin de ce lieu, de sa violence et des humiliations qu’il avait put subir !

    Mais non, il se trompait. Marius tenta d’abord de lui proposer un appui, mais voyant que l’informateur ne faisait aucun mouvement pour venir vers lui, le mit sur son dos et lui fit enfin quitter la prison. Le lieu était sinistre, le lieu couvert, et les nuages crachaient leur venin sur leurs deux personnes. Et lui, ses larmes s’étaient taries, pour le moment ; il ne parlait pas du tout, réservant ses seuls mots au moment où il allait devoir dire à Marius de l’Ombrage où il habitait – son seul logis fiables qui soit vraiment à lui. Il le laissa dans une charrette et Flash trembla de nouveau : Marius avait-il l’intention de le laisser, à nouveau ? Trop d’idées contradictoires prenaient naissance dans sa petite caboche pour s’avérer complètement fausses.

    Il poussa un cri. Il avait nettement entendu la lame d’un poignard égorger un pauvre homme sans défense. Il avait vu Marius le faire et lui jeter les vêtements, sans même lui enfiler. Tu…tuer. Marius avait tué cet homme comme il avait bien failli tuer Monsieur d’Arken. D’ailleurs, où serait-il à cet instant s’il avait vraiment réussi à le faire ? Il se recroquevilla un peu plus sous la cape, la tête proche de l’endroit où le révolutionnaire était assis, n’enfilant en rien les vêtements du mort. Devait-il s’endurcir, se venger une autre fois. Dans un sens, la mort de cet homme ne l’avait pas choqué plus que cela, ni même le fait que Marius ait accompli cet acte : après tout, l’on voyait souvent ce genre d’actes lorsqu’on vivait nuits et jours dans les bas fonds d’Ishtar. Il devait tuer d’Arken pour se venger ; le tuer pour éviter qu’il vous tue et vous révèle avant tout ce qu’il avait pu lui faire. D’ailleurs, bientôt, il allait supplier Marius pour que celui-ci ne dise rien de tout cela à ses contacts ; Zacharias ne voulait pas que cela se sache, il avait tellement honte.

    Les chevaux s’étant mis à galoper et l’éloignant de plus en plus de la prison, l’albinos osa enfin passer sa tête de sous la cape. Il n’avait pas peur d’être mouillé, après tout, la pluie lui faisait plus du bien qu’autre chose. Marius…Il ouvrit la bouche, essayant un premier temps de parler, n’y parvint pas, sa bouche étant trop sèche. La deuxième fois, il arriva à en tirer un son, ferma la bouche rapidement, effrayé de ne pas reconnaître sa propre voix. Celle-ci paraissait comme effrayée, plus aigue. Finalement, il réussit à faire s’échapper quelques mots indiquant à son sauveur où il avait une habitation. Et puis d’autres pleurs lui échappèrent. Il baissa la tête jusqu’à ses genoux, tentant de faire fi de la douleur horrible qui lui broyait la jambe et le bras. Il rapprocha les vêtements du mort jusqu’à son visage, pour les serrer passionnément, et ferma ses yeux rouges.

    « M…merci. »
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MessageSujet: Re: Uriel m'a tuer. [pv Marius]   Jeu 9 Juin - 10:04

— Tu me remercieras lorsque nous serons en sécurité.

Marius avait à peine murmuré, le corps tendu, les yeux fixés sur la route, il ne percevait plus que le martèlement de la pluie sur le pavé, mêlé au galop du cheval qui déambulait dans les rues de la ville. Il ne savait pas exactement où il se rendait, mais il jeta un regard derrière son épaule, remarquant par la même occasion que Flash ne s'était pas habillé ; il mordit sa lèvre, se demandant si simplement le jeune homme avait peur de mettre des vêtements prélevés sur son cadavre, ou simplement parce qu'il n'en avait pas la force. Il alla parler, mais il referma bien vite ses lèvres, car plus loin, Marius distingua trois silhouettes écarlates, grandes et musclées qui discutaillaient de choses et d'autres. Il mordit l'intérieur de ses joues avant de tourner à sa droite, il fila dans une ruelle et arrêta le cheval. Il frissonna et se hissa à l'arrière, prenant la chemise de soie du marchand désormais mort, il tenta de la mettre à Zacharias avec un semblant de douceur, craignant de le blesser plus qu'il ne l'était déjà. Il parvint à lui faire passer la tête, mais il eut plus de mal pour lui faire mettre les manches ; un peu comme s'il s'occupait d'un enfant, il lui fit enfiler le pantalon, trop grand pour ce corps maigre et blessé, mais au moins...

Marius pourrait inventer une histoire plus plausible si jamais les Gardes Impériaux leur rentraient dedans, il recouvrit à nouveau Flash de sa cape noire et épaisse pour le protéger du froid. Il ne savait pas comment masquer ses blessures, mais il le prit par l'épaule pour s'assurer que la cape tenait bien sur lui. Pas vraiment fier du résultat, il haussa les épaules et se remit devant, la pluie glissait sur ses habits, rentrant dans le tissu pour le glacer. Seulement, même si le jeune homme frémissait de froid, la tension et l'angoisse lui donnaient de la fièvre. Il ne savait pas exactement où aller, alors il donna des ordres au cheval qui se remit en marche ; cette fois-ci, il alla au pas pour donner l'illusion de marchands revenant tout justes de faire leur course. Marius jeta un regard à sa droite, ses yeux rencontrèrent les trois Gardes qui aussitôt, lui firent signe de s'arrêter. Il serra les rênes de toutes ses forces, attendant que les trois hommes arrivent, après tout... ce n'était pas comme s'il était pressé.

— Hey ! Vous faites quoi, là ? Demanda le plus grand des trois.
— On essaye d'échapper à la pluie, répondit Marius d'une voix lasse. C'est qu'il fait un temps de chien !
— Ouais... effectivement.
— Il a quoi vot'gars là ? On dirait qu'il agonise.

Marius prit une grande inspiration et tonna en haussant les épaules :

— C'est un Objet qui a eu la bêtise de me désobéir, vous savez comme c'est... ces choses-là, au moins les bonnes roustes leur remettent les idées en place !

Sa voix était d'ailleurs tombée dans les graves, alors qu'il songeait que qualifier Flash de la sorte était plutôt insultant, mais Marius n'avait pas trouvé mieux sur le moment. Il secoua la tête, soupirant pour approuver ces paroles, tandis que les Gardes inspectaient sa marchandise. L'un d'eux ouvrit même l'un des tonneaux, et aussitôt, Marius joua les marchands indignés, et il grogna :

— Pour toucher, 'faut acheter !
— Ouais ouais... soupira le Garde en reniflant une épice. Vous vendez ça au Marché ?
— J'essaye au moins... mais les temps sont durs, fit Marius en commençant à perdre patience. Ma soeur est malade, et ces marchandises sont le dernier espoir que j'ai à la voir guérir, les médecins censés coûtent cher.
— J'viendrais vous en acheter de vos épices, affirma un autre Garde en détaillant l'albinos dans la Charette. Votre nom ?
— Dario...
— Bien... bah j'vous dis à plus tard, hein !

Marius leur fit un signe de la main plutôt amical, tandis que les trois Gardes s'en allèrent, il ne bougea pas tout de suite et attendit de voir leurs silhouettes disparaitre sous la pluie et l'ombre. Il poussa un soupir de soulagement, passant une main dans ses cheveux trempés, il grimaça, et se remit en route. Le cheval marchait calmement au pas, tandis qu'ils serpentaient entre les ruelles. La pluie tombait toujours lourdement, comme si elle se mettait à pleurer la douleur et l'humiliation que l'albinos derrière lui avait connue. Marius serra les dents, toujours aussi tendues, il observait sans cesse ce que se passait autour de lui, alors que la Charette était parfois fortement secouée. Au bout d'un moment, le jeune homme s'arrêta de nouveau, et il se retourna vers la victime de l'Église. Il porta sur lui un regard impassible, il ne ressentait plus de dégoût, mais de la pitié, personne ne méritait un tel sort... mis à part les bourreaux. Il demanda dans un autre murmure que seul l'informateur aurait pu entendre, de toute manière :

— Ne t'en fais pas... on arrive bientôt.

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MessageSujet: Re: Uriel m'a tuer. [pv Marius]   Jeu 9 Juin - 22:17


    Fuir. Vite. Le bruit des sabots des chevaux résonnaient dans ses oreilles. Il se demandait quand ils arriveraient à bon port, le chemin jusqu'à sa cache semblant durer une éternité. Il releva légèrement la tête lorsque les cheveux s'arrêtèrent et que Marius le rejoignit et se rapprocha de lui. Non...Il eut de nouveau très peur, s'imaginant que le terroriste voulait le tuer – d'ailleurs, à quoi cela aurait-il pu servir, surtout qu'il aurait pu le laisser dans la boue et sous la pluie ? Il ne prononça aucun mot, lorsque le jeune garçon lui enfila les vêtements ; en vérité, s'il en avait eu la force, il se serait enfui ou aurait même attaqué Marius, mais il était trop épuisé, aussi bien sur le plan physique que mental pour accomplir le moindre mouvement digne de ce nom.

    Les vêtements de l'homme morts lui tiennent chaud, et la cape que Marius a passée sur le garçon malade le protège de la pluie et du vent. Il n'a aucune pensée pour son sauveur qui se fait saucer et risque d'attraper froid. Lui, ses yeux fixent inlassablement le bout de la charrette, regard dans le flou, sans arriver à penser clairement. Parfois, ses paupières se ferment pour les rouvrir aussitôt après, sous un accoup soudain de la charrette. Il a peur, l'albinos. Il sait que les inquisiteurs l'ont relâché, mais il n'ignore la cruauté de d'Arken. Il sait que celui-ci pourrait être machiavélique au point de le faire suivre et de le prendre en chasse. Il sait que le Haut Prêtre fera tout pour vous détruire, mais il n'arrive pas à comprendre pourquoi l'appellation Monsieur d'Arken fait tant d'effet.

    Zacharias a remarqué que les bruits des sabots allaient beaucoup moins vite et soudainement, la charrette s'arrêta. Deux voix étrangères retentirent. Qui était-ce ? Il avait peur. Et Marius également était un hors-la-loi : qu'allait-il faire s'ils se faisaient prendre ? Fallait-il dénoncer Marius tout de suite pour espérer obtenir une quelconque grâce ? Finalement, d'après leurs paroles, il réussit à comprendre que ces deux-là étaient des gardes et que, visiblement, ils avaient comme mission de contrôler la circulation dans les environs. Zacharias tremblait. Il n'avait pas froid ou rien, la cape était chaude et le protégeait bien du temps, mais ces hommes le terrifiaient. Il était vrai, comme l'explication que Marius venait de donner, qu'il ressemblait à cet instant à un objet venant de recevoir une belle correction. La plupart des propriétaires des objets ne les considéraient pas comme des êtres humains et il n'était pas rare que beaucoup d'entre eux meurent à cause des mauvais traitements.

    Les gardes partirent, peut-être satisfaits de voir qu'il n'avait affaire là qu'à un bon connard de marchand qui frappait son esclave, et non à un terroriste hors-la-loi ainsi que contrebandier qui tentait de sauver un rescapé de l'Église de l'Ombre. Il souffla, soulagé qu'il ne se soit rien passé, finalement ; mais la tension était toujours à son comble. La venue de ces deux gardes pouvait laisser envisager l'arrivée d'autres, et encore d'autres. Et d'un côté, en plus, Marius avait raison. Il s'était mal comporté, alors ces personnes lui avaient remis les idées en place de la façon la plus radicale possible. Pourquoi n'avait-il pas le droit de faire ce qu'il voulait ? Pourquoi les hommes, ici, n'étaient-ils pas égaux et libres ? Ce pouvait sembler une douce utopie pour certain, mais lorsque l'on vivait du côté de la population depuis sa naissance, pouvait engendrer des folies meurtrières. Zacharias n'était pas fou, ni violent, mais commençait à en avoir marre de se faire maltraiter dès qu'il côtoyait quelqu'un au statut supérieur au sien.

    Au bout d'un moment, assez long pour l'informateur mais peut-être court en matière de temps – il ne savait pas, le temps était relatif pour tout le monde, les cheveux s'arrêtèrent. Ils étaient arrivés à sa cache. Il n'avait pas de clé sur lui, Uriel d'Arken lui ayant arraché ses vêtements dans le but de lui faire ce qu'il avait fait, mais de toute manière, Zacharias n'importait jamais la clé de cet endroit chez lui. Sur le même ton que Marius avait adopté pour lui parler, le jeune homme ouvrit la bouche une nouvelle fois.

    « C't..une cave. La..clé..clé est sous l'pot d'fleur à droite ! Et...et faut que...protéger Eleanor ! Danger ! C'ma faute ! J'l'aime, j'l'aime, et à cause d'moi, l'est en danger ! Pitié, aide-moi je...»


    Il commença à s'affoler et à perdre le contrôle de sa personne. Sa respiration s'était agitée, sa silhouette dont le dos était maintenu en position assise chuta, allongée dans la charrette. Pitié, qu'Eleanor puisse être sauvée des mains de ce monstre ! Ses larmes qui s'étaient un peu taries le long du voyage avaient recommencé à couler de plus belle, tandis qu'il avait l'impression de ne plus arriver à respirer. L'affolement ? Pourquoi ? À chaque bouchée d'air qu'il essayait de perdre, il suffoquait un peu plus.
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MessageSujet: Re: Uriel m'a tuer. [pv Marius]   Ven 10 Juin - 0:36

Dès que Marius constata qu'il était assez éloigné du reste, il donna un ordre au cheval qui se remit aussitôt au galop. Les dents serrées, le visage crispé, le jeune homme ne faisaient plus attention à ces détails futiles tels que le froid ou la pluie, car pour le moment, il était dans une sorte de transe, et seule sa destination comptait. Irrité par son entrevue avec les Gardes, il fonça sur l'habitation sans faire attention au reste, il prenait un risque — comme d'habitude, pouvait-on dire —, et ce n'était certainement pas le moment de se faire prendre, il n'osait pas s'aventurer dans les affres de son imagination, et songer ce qui avait pu arriver à Flash.

Oh bien sûr, Marius l'avait compris dés l'instant où il avait posé ses yeux sur l'albinos, mais une partie de son esprit cachait l'horreur, le temps pressait... il aurait le reste de la journée ou de la nuit pour maudire la perversité de l'Église. Alors les sabots du cheval frappèrent sur le pavé, produisant un vacarme rentrant en rivalité avec la pluie, et le jeune homme suivit les indications de son malade. Malade dont il ignorait si la guérison allait avoir lieu un jour ou l'autre, car ce dernier tombait dans un marasme pourri qu'il ne voulait pas connaître. Il toussota et soudain, le cheval s'arrêta, il perçut que très faiblement la voix de Zacharias, mais approuva tout de même après avoir tendu l'oreille.

Il se laissa tomber sur ses pieds et alla saisir cette fameuse clef, d'une main tremblante, il parvint à ouvrir la porte. Puis il alla chercher son fardeau, à nouveau et avec précaution, Marius se saisit du jeune homme en essayant de le toucher aux endroits où les blessures étaient les moins graves, à croire qu'un loup c’était acharné à le déchirer. Il le hissa sur son dos et donna un coup d'épaule pour ouvrir la porte, plus habituée qu'auparavant à ce genre de situation, le jeune homme laissa Zacharias sur le sol, une fois qu'il pénétra à l'intérieur et ressortit tout de suite. Il mordilla sa lèvre et prenant tout de même quelques objets dans les marchandises (épices, nourritures et une fourrure de haute qualité qu'il pourrait revendre), il donna une brutale tape sur la cuisse du cheval, qui en poussant un hennissement, s'enfuit à toutes jambes dans les ruelles. Marius ferma la porte à clef, et une fois à l'intérieur — pour de bon, du moins —, il fouilla dans ses vêtements pour trouver une allumette qu'il... alluma.

Enlevant ses vêtements, enfin sa chemise et sa cape qu'il essora de toutes ses forces, il les balança dans un coin avant d'aider Zacharias et de le mettre dans un endroit plus confortable. Ce fut là qu'il se rendit compte que le froid engourdissait ses muscles, mais en mordant sa langue, Marius tenta de ne pas y prêter attention. Il alla chercher ses habits qu'il donna à nouveau au jeune homme, histoire qu'il ne meurt pas de froid, alors qu'il semblait enfin être en sécurité. Il poussa un cri de surprise lorsque l'allumette se consuma plus vite que prévu, et commença à dévorer sa chair.

Il souffla sur ses doigts et il observa la pièce pour mémoriser où chaque chose se trouvait, et maintenant... que devait-il faire ? Marius l'ignorait, lorsqu'il était confronté à ce genre de situation, il y avait toujours Magdra présente pour apporter ses soins et sa mauvaise humeur naturelle, cette femme ce n'était pas une simple femme, mais un ours des montagnes. Il alluma une seconde allumette et s'en servit pour trouver cette fois-ci un morceau de bougie traînant prés d'un cadavre de... il ne savait pas exactement quoi, mais c'était mort. Il déposa la flamme sur la bougie avant d'éteindre l'allumette. Il frotta ses bras, et fouillant son butin, il jeta sur Zacharias la fourrure de qualité, et chercha le pain et le fromage qu'il avait volés.

À nouveau, Marius se rapprocha du jeune homme, tout en prenant sa gourde qui pendait sur le côté, il l'aida à s'asseoir, ou essaya plutôt. Il amena la gourde à ses lèvres, tandis qu'il coupait avec ses dents le pain et le fromage qu'il donna par la suite au jeune homme ; il frotta d'ailleurs ses épaules pour tenter de le réchauffer, tandis qu'il pouvait sentir le froid mordre sa peau, il soupira, et s'assit près de lui. Enfin au bout d'un moment, il reprit sa chemise qu'il déchira d'un coup sec, il roula le tissu en boule et commença à tamponner avec douceur le corps abîmé de Zacharias. Il avança la gourde vers son visage, et fourra dans ses mains la nourriture. Il lui fit relever la tête, et plantant ses yeux dans le regard détruit du jeune homme, Marius murmura :


— Bois et mange, je m'occupe de tes blessures.


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Merci à Dietrich/Ambroise ♥️


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MessageSujet: Re: Uriel m'a tuer. [pv Marius]   Ven 10 Juin - 18:53


    L'état de sa respiration redevint normal lorsque Zacharias cessa de parler ou même de se préoccuper d'Eleanor. En parler tout de suite, juste après coup, avait pour conséquence de le faire énormément stresser et ce n'était pas vraiment le moment. Affolé, il jetait de vagues regards autour de lui, effrayé de voir une silhouette se rajouter au paysage. Il pouvait faire confiance à Marius, il le sentait ; sinon, il l'aurait déjà abandonné tout à l'heure, bien sûr, et puis parce que le jeune garçon haïssait l'Église – c'était du moins sa réputation. S'il avait eu plus de forces, Zacharias se serait sans doute levé de lui-même, au lieu de laisser le noble renégat tout faire. Mais non, il restait toujours immobile, ses lèvres closes pour le moment et les yeux entre-ouverts comme à son habitude car cela le reposait. Il n'avait presque plus peur, lorsque Marius le touchait pour le prendre dans ses bras et l'aider ; au contraire, il réussit même à esquisser un maigre sourire. Ce garçon lui avait paru tellement hautin, sûr de lui. Il l'avait sous-estimé, vraiment.

    Marius le transporta jusqu'à dans son sous-sol personnel et là, Zacharias acheva de se réveiller. Entrer dans cet endroit abandonné depuis un certain nombre de mois était une véritable épreuve pour toutes les narines. Déposé dans un coin par Marius qui avait l'air de chercher à s'éclairer et voir ce qu'il y avait aux alentours, Zacharias laissait se reposer sa main sur le sol dur et sentit très distinctement la poussière qui régnait en maîtresse sur l'endroit, de même que quelque chose de mou et non identifié. Le jeune albinos grimaça, puis se dit qu'il aurait véritablement dû repasser un peu par ici lorsqu'il sentit une chose non identifiée – sans doute une araignée, bien sûr – monter sur son crâne et commencer à se balader sur son visage. Flash n'était pas arachnophobe et ce n'était pas une petite araignée qui allait l'effrayer ; et puis cet animal n'était pas une raison pour inquiéter Marius et ameuter les voisins.

    Finalement, le terroriste réussit à allumer la lumière et la chaleur de la cire brûlant se propagea peu à peu dans la cave, éclairant par la même occasion les multiples toiles d'araignées et quelques colonies de cafards se promenant dans la pièce. Marius le porta à nouveau pour le déplacer jusqu'au matelas sur lequel il avait dormi quelques fois. Celui-ci était à moitié moisi, mais le matelas mou lui faisait tout de même beaucoup moins mal aux fesses lorsqu'il s'assit et il pouvait se mettre en position allongée si toutefois l'envie lui prenait. L'air résigné, il saisit le morceau de pain que Marius lui tendait : il arrivait tout de même à lever un minima ses bras, et le serra entre ses doigts. Bien sûr qu'il allait manger, il n'était pas traumatisé au point de ne plus ouvrir la bouche une seule fois – ce qui l'avait choqué, c'était bien sûr l'affreux comportement de d'Arken, mais surtout les menaces qu'il avait proféré à votre égard. Il était mort de trouille à l'idée que vous pouviez être en danger et de retrouver un morceau de vous, un jour, sur la chaussée, ainsi que de voir l'ex Régent arriver près de lui et lui sourire de cet air qui lui sied tant pour lui dire qu'il l'avait bien mérité.

    Zacharias mordit dans le pain et sentit peu à peu, au fur et à mesure des bouchées, la nourriture remplit un peu son estomac vide. Oh, il ne mangea pas beaucoup. Il prit également la gourde et versa quelques gorgées dans sa gorge avant de la lâcher brusquement sur le sol et de pousser un petit cri affolé car, d'une part, Marius devait avoir passé un bout de tissus sur un endroit trop sensible, d'autre part, parce qu'il était beaucoup trop ankylosé pour pouvoir bouger à nouveau ses mains.

    La gourde, en tombant, avait éclaboussé le sol de tout partout. Zacharias était de nouveau assez affolé, surtout à l'idée que Marius lui en veule d'avoir fait tomber cet objet. Il se recula, ou plutôt tenta maladroitement de le faire, jusqu'au mur, pour le regarder avec des yeux remplis de larmes. Il ne savait pas quoi faire, il tenta, ensuite, de se baisser pour ramasser la gourde, mais ne parvint qu'à tomber sur Marius, les entraînant tous les deux par terre. L'informateur ouvrit les yeux en gros, réprimant un cri aigu.
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Uriel m'a tuer. [pv Marius]

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