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 Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)

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MessageSujet: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Mer 8 Juin - 20:53

La nuit était toujours aussi calme, et douce avec lui, il n'y avait plus la moindre trace de peur quant à sortir et se mêler aux ténèbres, non. La nuit cachait tout, elle dévorait les silhouettes des bandits, elle engloutissait le visage des innocents, et portaient victimes et bourreaux dans ses bras pour une froide étreinte, la nuit ne l'inquiétait plus. Au contraire, Marius avait appris à l'aimer, il avait appris à adorer ce calme, ce silence qui lui donnait l'impression que rien ne pouvait lui arriver. Prés du fleuve, le jeune homme s'était assis dans l'herbe, sa cape tombée à côté, il n'avait pas froid, il avait même un peu trop chaud ; ses grands yeux bleus, emplis d'une fausse innocence restaient fixés sur le fleuve, dont le vent ridait la surface, murmurant contre l'eau et caressant sa peau blafarde.

Éternellement accompagné de ses cernes et de sa maigreur, Marius se portait plutôt bien, même s'il aurait préféré ne pas avoir cette trace de morsure dans le cou. Mauvais souvenir qui s'accordait à sa vengeance. Mais il était plutôt serein, cette nuit-là, le noir lui donnait une certaine placidité qu'il avait rarement possédée autrefois, il n'avait plus rien de Marius De l'Ombrage ; ce gamin, ce fils à papa prêt à lécher les pieds d'Arken sous ordre de sa famille n'existait plus. Cette nuit-là, ça faisait tout juste un an que Marius avait quitté sa vie, ou sa future vie d'Inquisiteur au profit de celle d'un révolutionnaire.

Il ne vivait certes pas dans le confort, il ne mangeait et ne se lavait pas tout le temps, mais ces détails lui apparaissaient bien futiles à présent, car autre chose de plus important le forçait à avancer. Il avait dit adieu à ce jeune homme innocent et naïf, croyant que seules ses bonnes paroles pourraient servir son utopie, il était maintenant l'homme d'action prêt à planter ses ongles dans la chair d'un vieillard pour parvenir à ses fins. Il n'allait peut-être pas changer le monde, ou du moins pas autant qu'il ne l'espérait, cependant, il était bien décidé à former un groupe soudé, régit par des lois extrémistes pour faire trembler ne serait qu'un petit peu le Haut-Prêtre.

Lorsqu'il l'avait rencontré, Marius s'était confronté à un homme redoutable, intelligent, vif et fort, mais ce que d'Arken ne possédait pas, c'était la jeunesse et une bonne santé. Il frôla alors sa blessure au cou, songeant que la prochaine fois qu'il se blessera, ce serait pour laisser un cadavre de Prêtre à l'Ex-Régent, un présent singulier pour un De l'Ombrage singulier. Il avait trahi sa famille, il avait souillé l'honneur de son illustre nom, et il s'en foutait, eux étaient prêts à le torturer pour son arrogance, et lui était prêt à rayer ce nom à tout jamais. Famille maudite, fils indigne et rebelle, il portait un nouveau nom à présent : Léonard, ou le Renard comme il se faisait appeler chez ses « collègues » révolutionnaire.

Pourquoi le Renard ? Il n'en savait trop rien.Désormais, il y avait dans un endroit sombre que peu de personnes ne connaissaient un parchemin accroché à un mur, un parchemin expliquant les règles que tous devaient suivre, aveuglément sans doute, peut-être sectaire, mais au moins... Marius préparait doucement la formation de ce groupe, certes leur nom n'était pas très... dangereux, il n'y avait nulle peur à posséder lorsqu'on le percevait, mais le jeune homme l'aimait bien. Et d'ailleurs, une chose qu'il avait apprise : mieux valait paraître faible devant ses adversaires, d'Arken ne le prenant pas au sérieux, il n'allait pas tarder à songer que ce petit gamin idéaliste quoique cynique était aussi dangereux que La Garde Impériale.

Certes... Marius n'avait pas encore d'appui politique, la plupart de ses compagnons étaient justement les Contrebandiers, curieusement Alvaro acceptait l'idée du jeune homme, et cet homme aussi maigre que froid avait une certaine sagesse, il s'accordait certes avec le système actuel, mais il voulait voir autre chose. Et c'était d'ailleurs un Contrebandier qui l'avait aidé à trouver... un curieux personnage à la chevelure rousse, un ami d'enfant semblait-il, et l'homme n'avait pas eut à faire beaucoup d'effort pour le convaincre de le rencontrer. À ce jeune homme roux aussi, la société actuelle ne plaisait pas.

C'était un artiste, un Philosophe jouant du luth, le contrebandier avait alors aidé Marius à planifier leur rencontre. Seulement, il ne donna pas le véritable nom du jeune homme, ni le faux couramment utilisé dans les rues d'Ishtar, il avait raconté à Iraïd qu'un ami se faisant appeler « Le Renard » voulait voir ce qui le dérangeait aussi dans l'Empire. Marius avait alors choisit cet endroit, en dehors de la ville, les choses étaient plus simples, et si problème il y avait, il était plus aisé de cacher un cadavre.

Le jeune homme finit par entendre des pas, et la voix de son « collègue » parvint jusqu'à lui, Marius ne se leva pas et ne se retourna pas non plus. Assis en tailleur, il toucha l'herbe tout en continuant de contempler le lac, sombre comme la nuit, sombre comme leur avenir. Pourtant au bout d'un moment, la voix de Marius s'éleva pour murmurer :


— Iraïd Hajkawen ? Je suis le « Renard ».


Il cilla et ce fut à cet instant qu'il regarda l'homme à la chevelure rousse, il garda le silence quelque secondes, le temps de sentir la fraicheur de la nuit passer entre ses cheveux, touchant sa nuque. Les lacets de sa chemise étaient déliés, si bien qu'on pouvait voir cette fameuse marque sur son cou, Zélig ne lui avait laissé aucun bon souvenir. Il mouilla ses lèvres pour demander :

— Quelle est votre histoire ?


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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Mer 8 Juin - 23:35

Combien y avait t’il de chance pour qu’il retrouve un ami d’enfance ? Pas beaucoup pour des gosses des rues ..; Et pourtant, c’était bien une connaissance qu’il avait eut dans sa jeunesse qui le menait vers le fleuve apparemment. Le musicien l’avait rencontrer par hasard alors qu’il jouait on ne sait ou. Surement près du marché, dans la rue qui borde le quartiers mal famé. Lui n’était que trop occupé à jouer alors c’est son ancien ami qui l’avait reconnu avec sa crinière rousse. Difficile de ne pas s’en rappeler, les roux ne couraient pas les rues à Ishtar, surtout avec ces yeux claires et ces faux-airs doux. Même si enfant, Iraïd n’avait pas cette longueur interminable - c’était plutôt dresser sur la tête par la saleté. Quoiqu’il en soit, le rouquin était vraiment surpris de retrouver un vieux ami, en bonne santé. La plupart des enfants des rues n’avaient pas un avenir très enviable, une bonne partie mourrait d’une façon ou d’une autre et le reste finissaient dans le trafic de prostitué ainsi que toute joyeuseté du genre.
Et pourtant, pourtant, Uego - son ami- avait l’air d’avoir échappé à tout ceci. Une chance pour lui. Et d’après ce qu’il avait dit, était contrebandier. Il avait bien réussi sa vie… Mieux qu’Iraïd. Bien sur, tous les deux avaient tus leur absence et ce qu’il s’était passé pendant ce temps. Il fallait bien. Mais au fond, leurs idées n’avaient pas changer. Ils en voulaient tout deux à l’Empire et à l’Eglise. Alors rapidement, le contrebandiers parla d’un homme qui se faisait appeler ‘’Le Renard’’ et qui désirait de regroupait toutes les personnes qui voulaient faire bouger les choses.

Le philosophe n’avait pas l’habitude de s’allié avec les autres, même ces camarades manipuleur de la Terre. Mais il n’y avait une début à tout, non? Alors pourquoi pas rencontrer cette personne qui semblait motivé à sa tache d’après les dires d’Uego. Surtout qu’il est temps de se mobiliser tous ensemble, si chacun complote dans son coin, rien n’arrivera… Enfin, cela paraissait une bonne idée à Iraïd, alors le contrebandier avait arranger une rencontre près du fleuve. Très bien… c’était un lieu assez désert, surtout à cette heure là de la nuit. Alors le philosophe pourrait utilisé son art qu’il cache depuis le début, si les choses tournent mal. On est jamais à l’abri de rien …

Le vent soufflait légèrement, mais cela ne gêna pas plus que cela le rouquin. Ses habits le protégeait de froid et du vent. Pour une fois, il était sorti sans Luzy, son luth. Cela pour être dangereux pour elle. Et puis, il ne se présentait pas a ce renard en temps que musicien, chose qu’il fait normalement toujours, mais en temps que Philosophe, mage de la Terre depuis quelques années, a ne pas sous-estimer malgré la pratique de l’argile devenu rares.
Uego montra une silhouette de la main un peu plus loin. Ira plissa des yeux pour l’observer en mesure de ses pas, et fut surpris de ce qu’il lu. C’était un jeune homme, plus jeune que lui, maigre et cerné. Il s’était plutôt attendu au contraire à vrai dire, mais cela le fit se méfier encore plus, ne croyant pas aux apparences. Le gamin resta assit au sol et semblait pensif. Et c’est une fois que leur ami commun manifesta leur présence que le jeune parla.
Hum … un sifflement sourd s’échappa des lèvres Iraïd. Combien de temps il n’avait pas entendu son nom complet ? Très longtemps, et il n’aimait pas tellement cela. A Ishtar, seul Lao le savait. Personne d’autre jusqu’à maintenant … Un coup d’œil vers le contrebandiers, c’était surement lui qui l’avait annoncer.

- «  En effet … J’aimerai cependant que vous oubliez ce nom. Question de sécurité, je pense que vous savez pourquoi … »

Le renard était bien une désignation, alors Ira pensait qu’il n’y ai pas de problème pour ce que le petit canidé ne l’appeler plus jamais comme il venait de faire. Ce dernier se retourna vers lui d’ailleurs et il pu enfin observer les traits fins de son visage avant de planter ses yeux verts-neige dans ceux, bleu, du terroriste. Ce dernier parla, mais Ira continu a sonder son regard, cherchant quelques choses. Cependant, quelques secondes plus tard, il lui répondit de sa voix tranquille habituelle. Bien entendu, son sourire ne l’avait pas quitter.

« - Mon histoire ? Ce qui à fait que je pense contre l’Empire et l’Ombre n’a pas beaucoup d’importance … Mais plutôt ce que l’on pourrait faire, non? »

Que le renard l’excuse mais il allait pas lui raconter toute sa vie, déjà qu’il est réticent à dire le fond de ses pensées à un stricte inconnu… Cet homme qui veut ramener toute personne contre l’état. Ça sera le piège parfait pour rassembler tous les hérétiques et les mener à l’abattoir.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Jeu 9 Juin - 9:38

Le jeune homme détaillait l'homme qui lui faisait face, sans vraiment d'arrière pensé, et à la manière d'un marchand voulant faire l'acquisition d'un cheval. Il détaillait Iraïd pour tenter de lui arracher le mystère qui l'enveloppait, non surpris que le rouquin fasse de même. Après tout, il paraissait observateur, tranquille, souriant et sociable, mais Marius ne le connaissait pas, ce qu'il savait ? Juste son nom, rien de plus, et ce n'était pas à partir d'un nom que l'on pouvait connaitre une personne. Il trouva chez le jeune homme une certaine douceur et un certain recul, il le voyait bien plus âgé que lui de quelques années, ainsi l'étonnement d'Iraïd lui échappa, tant il trouvait ça normal. Il plongea ses yeux bleus dans le regard vert de son interlocuteur, il hocha la tête pour lui dire qu'il l'écoutait, et remercier le contrebandier qui un peu nerveux, observait la scène, surveillant surtout si quelqu'un les espionnait ou non. Marius ouvrit alors la bouche, plutôt paisible, il demanda alors :

— Dîtes-moi alors quel surnom je dois vous donner, ce sera plus simple pour nous deux.

Car il ne comptait pas offrir au jeune homme le nom qu'il portait, simplement parce qu'actuellement, sentir son sang couler dans ses veines comme ceux de ses frères l'écoeurait de plus en plus, il ne haïssait pas sa famille, il la méprisait au même titre qu'Uriel d'Arken. Loin de penser que le Haut-Prêtre puisse avoir un rôle sur le fanatisme et la folie des De l'Ombrage ne lui effleura pas l'esprit, c'était trop... débile, les De l'Ombrage était né à Semini, ils avaient grandi dans une étroitesse d'esprit incroyable qui les rendait arrogant. Dire ce nom, c'était se trahir, mais pas que ça : dire ce nom, c'était accepter l'idée qu'un jour, lui aussi avait été un agneau suivant le troupeau comme le reste. Marius observa alors le Philosophe, comment le savait-il ? Oh... le contrebandier le lui avait dit, mais surtout il se dégageait ce calme propre à tous ces gens-là. Ce fut pour cette raison que Marius sourit à la remarque de son interlocuteur, il fit non de la tête pour affirmer d'une voix plutôt douce :

— Je vous demandais les raisons de vouloir nous rejoindre, les Philosphes prônent la plupart du temps la paix, ce qui me fait penser que vous avez une histoire particulière qui vous pousserait à vous jeter à la gorge de l'Église. Je suis surpris de votre présence en réalité, surpris... mais ravi.

Et le jeune homme était sincère, il n'était pas contre l'idée d'accepter cet homme dans « l'organisation » comme il l'appelait temporairement, ou du moins lorsqu’il en parlait à voix basse à ses comparses. Dévoiler leur véritable nom, c'était un danger, et leur groupe commençait tout juste à se former. Il n'y avait nulle tentative de flatter l'égo d'Iraïd, juste de l'honnêteté et de la sincérité, rien de plus et rien de moins. Mais qui pouvait lui clamer haut et fort qu'il pouvait faire confiance à cet homme-là ? Qui pouvait lui dire que ce n'était pas non plus un piège ? Déguisé en être paisible et réfléchit, un inquisiteur aurait pu très bien lui tendre un piège, seulement... quelque chose, sans doute l'intuition lui dictait que ce n'était pas le cas. Il voyait une forme de franchise dans ces yeux verts, alors il passa une main dans ses cheveux gris, songeurs, il tourna la tête quelques secondes sur le fleuve, toujours perturbé par le murmure du vent. Il secoua la tête, et décidant de jouer son côté tête-brûlé, le jeune homme ajouta :

— Eh bien... je pourrais penser que votre venue est un nouveau piège que l'Empire aurait établi pour piéger notre groupe, tout comme vous pourrez penser que je suis un espion présent dans le simple but de regrouper bon nombre d'informations au sujet d'une éventuelle organisation terroriste. Et je prends même un risque en vous dévoilant ce que je compte faire, si vous voulez vous allier à nous, il faudra me prouver que vous n’êtes pas un ennemi, et que comme moi, comme les autres vous soyez prêt à tout. Je vous préviendrais aussi sur un fait important : si vous hésitez et que finalement, vous décidez de ne pas partager notre combat, je vous tuerais ; je ne peux pas prendre de risque, tant que je ne suis pas sûr des personnes qui seront mes compagnons. Parler de notre « organisation », c'est se condamner à une mort certaine, vous comprenez ? L'Église veut la peau de tous les insoumis.

Et lui... c'était de la peau d'Uriel d'Arken qu'il voulait, il n'aurait sans doute jamais l'occasion de lui trancher sa jolie gorge blanche immaculée, mais Marius désirait seulement d'être le rien qui allait faire chanceler le tout. Il était certes jeune, il n'avait certes pas encore tout connu de la vie, mais désormais... il ne s'imposerait plus la moindre limite, ses actes feront trembler l'Empire tout entier, qu'importe les sacrifices, car pour libérer Ishtar de son Mal, il fallait frapper celui-ci de la manière la plus brutale qu'il pouvait exister. Son bras était celui du Peuple, sa voix était celle des insurgés, et sa colère allait frapper cet ordre immoral et mauvais.

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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Jeu 9 Juin - 13:52

Le jeune homme paraissait plutôt paisible face à Iraïd. Assez rare pour quelqu’un qui complotait contre l’Empire. Les seuls qu’il avaient rencontrés était craintifs et souvent paranoïaques, pensant que la menace est partout. Ce qui les faisait agir sans réfléchir, froncer la tête baissée vers l’ennemi. Et la plupart du temps, ils ne revenaient pas… Olivier, son compère philosophe était un bon exemple … Si ce dernier n’avait eut l’envie folle d’aller tuer Uriel d’Arken tout seul avec ses pierres, il serai encore là aujourd’hui… C’était pourquoi que le rouquin ne les appréciaient pas toujours pour leur comportement.
Mais le Renard semblait différent, plus calme, voir pensif. C’était un bon point pour lui, le musicien se voyait mal s’allié à quelqu’un peu maître de ses émotions, capable de même en danger tout ces camarades à cause d’une chose qu’il ne se passait pas comme il voulait. Il fallait donc qu’il soit un minimum réfléchit. Ce qui semblait être.

Ah, voila une bonne question… Il lui fallait un nom. Habituellement, on l’appellerait le joueur de Luth, Monsieur le Musicien ou encore Rouquin et cela lui allait très bien. Mais maintenant qu’il avait prévu de s’allier avec des potentiels terroristes, un nom aussi explicite sur sa personne était à bannir. L n’y avait pas des masses de joueur de luth avec les cheveux interminables roux à Ishtar. Réfléchissant un moment, il se rappela d’un vieux surnom qui l’avait eut alors qu’il demeurait avec son mentor au milieu d’un peuple du Desert. Ces nomades proches de ce qu’étai devenu Iraïd maintenant, l’avait nommé Akhdar. Pourquoi ? Aucune idée …

«  - Hum.. Habituellement, aucun nom ne me désigne. On m’appelle seulement Le musicien, ou Joueur de Luth mais je doute que ce soit très judicieux. Appelez moi Akhdar si l’occasion se présente…  »

Une fois les présentations faites, passa à la suite de la conversation. Noté qu’Iraïd n’a jamais chercher à connaitre le nom du Renard. En réalité, celui lui apportait peu, il avait une désignation pour le jeune homme et cela lui suffisait. Lui-même de disait jamais le sien et le faite que le terroriste le sache, s’était juste un malentendu.
Le sujet principal de sa rencontre arriva rapidement, se qui n’était pas plus mal. On ne savait pas combien de temps, ils seront seuls pour discuter ainsi, même si le contrebandier guettait ce qu’il se passait autour. Le philosophe ne tilta pas quand le grisonnant évoqua son statue. Ce dernier savait son nom, alors il était presque sur qu’il sache son penchant politique, si on peu appeler ça comme cela.

«  - Oui, la plupart de mes compères reste passifs à tout cela, cependant je préfère que les choses changent et parler ne fera pas tomber Uriel d’Arken de son trône, ni même la liberté avoir une petite place à Ishtar. »

Liberté était un grand mot, assez difficile à comprendre dans la phrase d’Ira. Mais il parlait de la liberté d’expression.. Chose assez rare pour les philosophe. Ils ne pouvaient pas dire se qu’ils souhaitaient sans se faire accusé d’hérésie - ce que s’était au fond - ou de se faire tuer. Mais l’ex-régent était le plus grand problème néanmoins. Et l’aide un mage de la Terre pouvait certainement être utile. Les dires présentant fit sourire le rouquin, ce dernier avait pensé la même chose. C’est fou ce qu’a Ishtar, on est sur de rien et que l’on regle tout par le meutre. Enfin, on ne refait pas les choses dans un claquement de doigt.
Comment le convaincre ?

«  - Je comprend très bien, tout autant que c’est dangereux pour moi d’utiliser ma manipulation de la Terre. C’est un art damné pour l‘église, encore plus que nos paroles et je suis près à l’utiliser pour mener à bien que cette organisation cherche. Cependant, j’espère bien que cela ne mènera pas directement à la mort pour tout vos alliés. Je ne m’allie pas à vous pour me faire tuer, ou massacrer la moitié des citoyens… Alors à vous de me dire ce qu’il en ai réellement de vos intentions, non?. Nous désirons tous les deux faire bouger l‘Empire d‘une manière ou d‘une autre alors je pense qu’il serai mieux d’unir nos forces que de nous menacer mutuellement… »

Ou comment dire que le menacer de mort était inutile. Et qu’il attendait de lui des actions avec un minimum de réflexion derrière. C’était une rébellion qui pourrait avoir, pas une bataille de cour de récré …
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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Jeu 9 Juin - 16:04

Akhdar ? Eh bien... Marius trouva ce surnom plutôt oriental, lui rappelant les gens originaires de Al-Haïr. Certes l'homme n'en avait pas le physique, mais il semblait avoir voyagé, il ne pouvait pas connaître l'origine de ce surnom, mais il approuva et effaça le nom de Iraïd Hajkawen de son esprit, et le replaça par « Akhdar », il hocha positivement la tête sans se relever pour autant. Cette position lui était agréable, et non loin du fleuve, le jeune homme pouvait sentir la fraicheur de la nuit l'envahir, chose qu'il appréciait naturellement, il toucha son cou où les traces des dents du Prêtre se voyaient encore, puis il leva les yeux au ciel, et enfin tourna encore la tête pour s'assurer que personne n'était témoins de leur discussion. D'ailleurs, Uergo le contrebandier qui apparemment connaissait Akhdar depuis leur enfance, s'éloigna un peu en saisissant sa dague pendant à sa ceinture, il alla vers un arbre où il grimpa tout en haut, ainsi il pourrait voir ceux ou celles qui auraient la mauvaise idée de venir écouter leur conversation. Marius lui lança un regard pour le remercier, et reposa ses yeux sur le jeune homme qu'il continuait de détailler.

Devait-il chercher des informations à son sujet ? Il ne savait pas, après tout... s'il voulait former un groupe souder, il fallait que chacun portât de la confiance à l'autre. Il secoua la tête et chassa cette idée de son esprit, Akhdar pouvait bien lui parler de lui, c'était une décision qui lui revenait, Marius n'allait pas le forcer. Il approuva ses paroles d'un simple signe de tête, enregistrant dans sa tête le moindre mot, ainsi certains Philosophes étaient d'accord avec leurs actes sans doute extrémistes. Et Marius comprit le sens de cette liberté dont Akhdar parlait, il n'était pas contre les idées différentes, bien au contraire, c'était à son sens un moyen d'enrichir l'esprit. Seulement, ce n'était pas avec des paroles qu'ils pourraient persuader la masse de se relever, il fallait les aider à s'insurger et créer une énorme Révolution. Détruire l'Église était certes ce qui le poussait à rester en vie, et à garder les pieds ici à Ishtar, alors que sa famille rêvait de l'attraper et de le torturer jusqu'à ce qu'il tombe mort. Akhdar et lui avaient donc quelque point commun, bien... Akhdar paraissait réfléchi et calme, bien... Marius voyait en lui pas mal d'opportunité.

— Je ne cherche pas à créer une armée pour l'envoyer sur d'Arken, bien au contraire : je désire à mes côtés des êtres certes capables à tout, mais qui ont de sérieuses raisons de partager ma lutte. Je ne veux pas de la poudre à canon, mais des êtres fidèles capables de grandes choses, que ce soit dans leurs actes que dans leur manière de penser. De même que je ne prendrais pas n'importe qui, nous avons besoin de confiance et force, je ne connais pas votre histoire et la raison pour laquelle vous « déviez » de cette voie coutumière de chez les Philosophes, mais nous possédons quelques traits en commun. Évidemment, j'utiliserais toutes les armes à ma disposition, mais je ne veux pas de sacrifices inutiles, nous sommes présents pour délivrer le Peuple du joug de l'Église, et non pour l'accabler de reproche. Il faut arriver à lui démontrer l'horreur de cet Ordre, lutter contre lui et amener la Révolution à Ishtar.

Lorsque Marius parlait de Révolution, il ne parlait pas forcément d'une éventuelle guerre, non ; bien que s'il avait de grandes armes à sa disposition, il en userait pour frapper l'Église directement, l'attentat du Sénat par exemple était pour lui une énorme blague de mauvais goût. À la place de Sigma, il aurait visé le Palais Epsicopal, pas parce qu'il « voyait plus grand », non. Simplement parce qu'il estimait que c'était ça qu'il fallait frapper, cet énorme symbole de richesse et d'oppression que le Mal en personne siégeait. Il voulait faire tomber d'Arken de son trône — comme l'avait dit Akhdar —, et lui montrer la destruction de toute sa tyrannie. C'était tout ce qu'il méritait, finir impuissant et contempler ce magnifique spectacle, terrible pour lui-même.

— Je veux des personnes qui ont une raison, et qui ne faibliront pas, même si la situation est désastreuse.

Car... c'était ce qui s'était passé avec Eléanor, la jeune femme avait peu à peu laissé place à sa faiblesse, parce que toutes les « horreurs » des terroristes la terrifiaient. Au final, la Duchesse avait été trop sensible et pas assez pensive pour comprendre que ce n'était pas en s'attachant à des valeurs aussi « faibles » qu'on pourrait faire bouger les choses. La sincérité et l'honnêteté étaient une chose, l'action en était une autre. Marius passa une main sur sa figure fatiguée, cherchant comment procéder avec cet homme. Il ne paraissait pas lui vouloir de mal, et comme il le lui avait dit, il ne laisserait pas n'importe qui venir dans son « organisation » et surtout, à l'endroit où elle se trouvait. Akhdar avait-il la force nécessaire pour se soulever contre l'Empire ? Sans doute. Les deux jeunes gens avaient besoin de l'autre pour accomplir leur entreprise, il ignorait si celui-ci allait accepter de baigner ses mains dans le sang, et faire preuve de violence, mais une force tranquille comme lui n'était pas négligeable. Le murmure du vent passa entre les arbres, tandis que l'homme assis sur une branche parcourait le fleuve des yeux.

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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Jeu 9 Juin - 18:02

Akhdar. Ce nom n’était pas habituel.. C’était assez étrange de le voir comme cela mais bon. On allait devoir faire avec pour plus de sécurité… Plus tard peut-être, avec un peu de chance aussi, il retrouverai son prénom si tout ce passe bien et qu’il puisse faire assez confiance à son entourage pour ce faire appeler ainsi. Mais pour l’instant il resta Akhdar - qui serai rapidement raccourci en Aky, vu la difficulté de prononciation si l’on a pas l’accent de là bas… Bref revenons à nos moutons.
Le contrebandier s’éloigna pour aller se percher dans un arbre pas très loin, Iraïd le fixa un moment avant de lui faire un léger signe de tête. Il pourra surement parler tranquillement avec le jeune homme comme cela. Uego était bavard - il avait dévoilé le nom complet d’Iraïd et son statue- mais on pouvait compter sur lui et ça a toujours été.
Une fois la ’’sécurité’’ imposé, le rouquin s’assit à son tour au sol, faisant bien attention a ne pas se prendre les pieds dans les pans tombants de ses vêtements, ces jambes croisés, il fit un mouvement machinalement vers la droite. Raté Luzy n’était pas là … L’habitude. Il avait garder une petite distance avec le renard, mais ce n’était pas à l’autre bout de la berge non plus. Ira n’était pas un ennemi pour le terroriste, il voulait le lui montrer. Alors, le joueur de Luth était détendu, et faisait des mouvements calmes, son sourire toujours là. Ce dernier écouta silencieusement les dires de son interlocuteur. Analysant ce qu’il annonça et essayant de se faire une idée des pensées du jeune homme. Il ne le connaissait pas non plus, à par la désignation de canidé et son envie de changer Ishtar. Beaucoup de gens voulait faire ceci, mais personne ne réalisait cette envie réellement…. Est-ce que le terroriste aurait les épaules pour le faire ? Iraïd ne préféra pas se fier au apparence de ce jeune homme chétif, surement d’une taille plus petite que lui, et d’une expérience peut-être moindre que n’importe quel ennemi qu’il aura dans le futur.
Malgré tout, les dires du gamin lui plaisait, et avait profiter pour observer son expression pendant ces dires. Ce jeune avait de l’ambition, l’ambition de rendre se monde meilleur. Et avait très bien compris qui ne pouvait pas le faire seul.

Sauf que l’ambition ne fait pas tout… Il fallait ce donner les moyens pour y arriver. Tous les moyens, surtout pour ce que désirer le Renard. Mais Iraïd se doutait que ce dernier s’avait déjà tout cela. Sinon il ne tiendrait pas un tel discours. Des propos assez plaisant d’après le philosophe d’ailleurs. La confiance est maitresse de sureté dans un groupe et la force protège. Franchement pas mal pour des dires de un terroriste. Le philosophe n’aura pas fait mieux. Cependant, cela n’empêcha pas ce dernier à tester un peu son vis-à-vis. Alors bien que le ton était doux, les dires du rouquin sonnait sérieusement.

« - Je comprend bien ce que vous désirez, avoir un groupe et des compagnons fidèles permet de faire de grandes choses. Cependant, c’est contre L’Eglise que vous contez vous liguez et ce n’est pas des enfants de cœur, je pense que vous le savez. Que se passera-t-il si un de nos camarades se fait attraper et/ou tuer ? La confiance amène souvent les sentiments , et la perte d’un allié est douloureuse. Voudrez vous le vengez par la suite? Payer ce que l’Eglise à fait à l’un de vos compagnons et se laissez submerger par les émotions… ? »

La mort n’était pas une fin à écarter.. Malheureusement. La partie n’était pas couru d’avance, loin de la même. Est-ce que le jeune homme pourrait tenir sans se faire écrasé par le désespoir s’il voit un ami se faire déchiqueté par l’Ombre sous ses yeux? Pourrait t’il faire face à la Haine et tout les joyeux sentiments du genre sans se faire consumé? Iraïd n’espérait pas un tel sort. Mais pour ne pas se faire surprendre, il fallait évaluer toute les possibilités.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Jeu 9 Juin - 21:08

Marius risquait-il de perdre le contrôle si jamais l'Église touchait ses proches ? Eh bien... c'était déjà arrivé, il y avait eu tout d'abord Mist dont un certain Paole avait tranché la gorge, et Flash même s'il ne l'appréciait. Le seul débordement que Marius avait connu, c'était l'écoeurement face à tant de cruauté, lorsqu'il avait cette langue tranchée, et il était allé juste vomir dans un couloir de la prison. Cependant, il reconnaissait qu'il était attaché à son compagnon d'infortune, et qu'il ressentirait une grande peine si jamais il venait à le perdre, mais Ombre ! Il pouvait remercier ses parents qui depuis sa tendre enfance, lui avaient appris à garder le contrôle de lui-même, ou du moins en apparence. Avant, il se serait senti déboussolé, mais en un an, Marius avait changé ; il restait certes un peu de lui-même, mais lorsqu'on comparait le Marius de l'Ombrage d'avant, et celui de maintenant qui empruntait divers noms, il y avait un gouffre de différence. Cette vie l'avait changé, et pour changer le monde, c'était lui que Marius avait appris à changer. Il fronça les sourcils à la question d'Akhdar et approuva au bout d'un moment, après avoir chassé une mouche devant ses yeux :

— Même si je souhaite ne perdre personne, j'ai conscience que c'est chose inévitable, il soupira et secoua la tête : j'ai tout perdu dés l'instant où j'ai compris que mon existence ultérieure n'était qu'un tissu de mensonges, et l'Empire avec ; les sacrifices seront nécessaires, et je suis prêt à affronter ça. Je ne dis pas que je ne serais guère touché de la mort d'un compagnon, mais jamais je ne pourrais oublier la raison pour laquelle il l'était : changer le monde. Chose périlleuse, chose naïve, mais chose possible si on s'en donne les moyens.

Loin d'être le jeune homme candide de sa « jeunesse », Marius avait gagné en réflexion ce qu'il avait perdu en innocence, et il avait remarqué que son interlocuteur cherchait en savoir plus sur lui, mais plus sur sa personnalité que sur sa vie en général. Lui et Marius savaient qu'aucun d'eux deux ne parlerait de sujet, hormis si les circonstances s'y prêtaient, or à cet instant ce n'était pas encore le cas. Marius soupira et leva les yeux au ciel, observant la nuit noire ; il avait appris l'habitude de se plonger dans cette encore sombre et dissolue lorsqu'il réfléchissait, il frissonna en songeant ce qu'il serait devenu s'il avait continué à suivre ce « mentor », ou ce libertin libidineux qui prétendait qu'une coucherie pourrait faire avancer les choses.

Ce n'était pas en partageant le lit d'une dizaine de personnes pour satisfaire un appétit sexuel que le Marquis allait faire bouger les choses — du moins, ce serait autre chose qu'il ferait bouger —, et Marius grimaça à ce souvenir. Et ce Marquis avait fait l'erreur de le prendre pour un gamin coincé qui pensait que faire l'amour, c'était juste faire des enfants, car même si on évitait ce sujet, le jeune homme était plus souillé qu'on ne pourrait le croire. Il se souvenait encore de la première fois où il avait tué quelqu'un, et de la sérénité surprenante qu'il avait ressentie en accomplissant cet acte barbare. Il était certes contre le meurtre, mais Marius estimait que c'était « manger ou être mangé », « passif ou actif » et il préférait agir en mettant toutes ses chances de son côté pour faire chanceler l'Ordre.

— Et vous... que serez-vous prêt à faire pour servir notre lutte ?

Réponse franche face à un homme qui paraissait lui parler avec sincérité, Akhdar avait connu une vie difficile ; Marius observa longuement sa longue chevelure rousse et ses vêtements qui lui laissèrent ainsi penser qu'il voyageait, ou n’avait pas mal voyager. Le Contrebanider lui avait dit que l'homme était musicien, pas plus, néanmoins Marius le voyait bien vagabonder, jouer au jour le jour et vivre de son talent pour la musique. Akhdar était parvenu à éveiller assez de curiosité pour pousser le jeune homme à tenter de le sonder à son tour, certes sa question était trop franche pour montrer qu'il était subtil, mais il sentait que passer par six chemins pour dire quelque chose à cet homme n'était certainement pas la meilleure solution. Marius regarda à nouveau autour de lui, l'oreille tendue pour saisir le moindre bruit suspect, mais il ne trouva qu'une branche brisée que son comparse avait fait tomber. Le jeune homme lui lança un regard sombre qui signifiait seulement qu'il n'était pas assez discret, Uergo resta alors plus tendu et dégaina sa dague.

Et Marius voulait savoir si un Philosophe était capable de défier ses comparses pour participer au combat qu'il menait, Akhdar n'était pas le genre de personne dont on pouvait se méfier, et il était bien trop paisible pour démontrer qu'il était dangereux, mais c'étaient deux qualités que le jeune homme possédait un peu aussi. En effet, avec sa fine silhouette, ses traits las et sa figure juvénile, pouvait-on affirmer haut et fort que ce jeune homme désirait être à la tête d'un groupe de terroriste capable de faire trembler le pouvoir ? Non... on aurait plus tendance à penser qu'il était celui qui appelait à l'aide, et tremblait au moindre problème, cependant les gens jugeaient souvent trop vite les autres, et Marius en avait assez conscience pour tirer partie de ce physique doux et détestablement vulnérable, c'était ainsi qu'il avait appris à piéger ceux ou celles qui avaient la mauvaise idée de défier les Contrebandiers. Ne fallait-il pas se méfier de l'eau qui dort ? Ce gamin de vingt-et-un avait autant de choses à prouver que le petit despote à la tête de l'Empire. Il méprisait Uriel, mais avait bien conscience qu'il ne pourrait rien faire contre cet homme... du moins... pas tout seul.

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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Sam 11 Juin - 14:29

D’après ce que disait le renard, il gérait ses émotions et ne se laisserai pas affecter par la perte d’un compatriote ou la vengeance. Et même si cette dernière faisait parfois avancer, elle n’en restait pas moins désastreuse. Iraïd en savait pas mal la dessus… Dans sa jeunesse pas mal de ses actes - dont la plupart ou été stoppé par son maitre- ou été dicté par la colère et la haine, voulant les commettre par vengeance de ce que l’église lui avait fait. Mais passons au dessus de ses charmants souvenirs, savoir que la personne qui comptait crée une organisation terroriste ne se laissait pas apitoyer était une bonne chose. Le rouquin avait connaissait déjà face à quoi- a peu de chose près, le renard voulait se battre. Et quelque chose montrait que ce dernier avait vécu pas mal de chose, et pas que des bonnes. Lui et d’autres de ses compagnons à se qu’il laissait entendre.

Le philosophe avait sa réponse, une réponse assez satisfaisante. Mais le problème avec ce genre de chose, c’était d’être bien plus facile à dire qu’à faire. Il ne doutait pas sur le faite que le jeune puisse être touché par la perte d’un compagnon - a moins qu’il soit particulièrement insensible- et ni continuer la bataille quoi qu’il en coute cependant … Cependant rien n’est gagner d’avance et l’on peut se crier de garder nos désespoirs enfouis, ils reviennent toujours sur le tas. Mais assez parler ou plutôt pensée de chose si désagréables. Être pessimiste n’est pas d’un grand recours, surtout a un moment pareil.
Iraïd regarda l’eau du fleuve faire de léger vague avec le courant, c’était particulièrement paisible et reposant. Et il se demandait s’il y avait eut des mages de l’Eau comme il y a des mages de la Terre. C’était une idée un peu incongru mais quelque chose lui disait qu’il n’était le seul à avoir déjà effleurer l’idée. Pourquoi avait-il que la terre - et l’ombre - que les Hommes pouvaient diriger et en faire leur force? C’est vrai que l’on ne trouve pas de l’eau à tous les coins de rues, à la différence de l’ombre - qui nous accompagne toujours - et la terre - on a les pieds dessus … Enfin quand l’on voyait déjà à quel point la pratique de la terre était damner par l’Eglise pourquoi quelqu’un risquerai sa vie à exploiter celle de l’eau. Mais mettons cette interrogation hors sujets à plus tard et revenons à la situation. Le Renard venait de se mettre lui aussi à poser une question au rouquin. Ce dernier se doutait que son interlocuteur allait le lui poser à un moment ou un autre.

Mais il prit quand même un moment pour réfléchir, les yeux toujours perdu dans le paysage en face de lui avec son léger sourire, il avait toujours cette impressions qu’il s’extériorisait de ce qu’il se passait autour de lui cependant il était bien en train de pensée à une réponse plutôt concrète. Les philosophes avaient souvent l’habitude de s’exprimer avec les métaphores extravagantes pas toujours très compréhensibles. Ou a moins d’avoir leur esprits spécieux et connaitre leur façon de pensée. Que serait-t-il à faire pour servir leur lutte?
Une branche tomba à quelques mètres d’eux alors que le musicien avait ouvert la perte pour répondre mais la petite intervention lui avait fait tourner la tête et regarder son vieil ami entre deux mèches rebelles sans réel d’expression, le jeune homme l’avait déjà fait. Alors il repris.

- Je ferais tout le nécessaire. Cependant je ne suis pas un meurtrier et ne compte pas prendre la vie d’un innocent juste parce qu’il est sur la route. Je préfère faire un pas sur le coté pour le contourner et éviter de semer les cadavres derrière soit sur le chemin.

Le rouquin avait bien précisé ‘innocent‘. Il entendait par là, personne pas impliqué et qui ne le menaçait pas. Tout en laissant un petit avis sur les cadavres laissés derrière: chaque mort était un indice sur ce que l’on tramait de faire et si un garde ou un inquisiteur tombait dessus, ils pourraient deviner où les terroristes étaient passées et qu’est-ce qu’ils faisaient - à supposé que la Garde devine tout cela. Rien ne devait se laisser au hasard, surtout quand un cadavre se retrouve être un panneau d’indication; Bref, Iraïd n’aimait pas les meurtres, mais savait cela inévitable dans certain cas.
Pour ce qui était du reste, il ferai en effet tout son possible, quitte a se tordre l’esprit pour résoudre une mauvaise passe ou ressortir d’une situation en déplaçant des blocs de pierre - même si sa maitrise de la Terre
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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Sam 11 Juin - 18:12

— Ce n'est pas une mince affaire sur laquelle nous nous lançons, lâcha Marius.

Il avait écouté Akhdar sans l'interrompre, analysant chacune de ses paroles, et la manière dont il le disait. Le jeune homme était bien placé pour savoir que dire une chose, et la manière de le dire pouvait dévoiler bien des choses, un sourire hypocrite et obséquieux d'un philanthrope faisant son discours, ça révélait par exemple son intention de gouverner les coeurs, et posséder l'attention de tous. L'homme face à lui parlait d'une voix calme, et dégageait une certaine tranquillité, il semblait refuser de parler pour ne rien dire. Il peinait un peu à l'imaginer à la cour, parlant encore et encore de choses ennuyeuses pour satisfaire la distraction des aristocrates, il était plutôt le genre de personne qui ne cherchait pas à recevoir des acclamations de leur part, mais plutôt de choisir ceux qui méritaient de discourir avec lui. Il posa son genou sur sa jambe, et fourra son menton dans sa main pour détailler encore et encore Akhdar, il semblait sincère, mais pouvant-il lui faire confiance ? Une mise à l'épreuve ? Il ne savait pas exactement quoi faire, il avait vérifié ce qu'Uergo lui avait dit, et il était content de trouver un allier plutôt fiable.

Cependant, Marius pouvait deviner les doutes du rouquin vis-à-vis de lui, tout à fait compréhensible, lorsqu'on le voyait si jeune, au moins il n'avait plus cet air de fils à papa qui lui avait longtemps collé à la peau. Il toucha rêveusement l'herbe de sa main de libre, les épis émeraudes se couchèrent sous sa paume, alors que ses doigts s'amusaient à s'entrelacer dans cette étendue verte et isolée. Une mise à épreuve ? Cette idée trottait, et il avait la sensation que de toute façon, les questions que lui avaient lâché Akhdar étaient sa mise à l'épreuve, il voulait visiblement vérifier ce qu'il avait dans le ventre. Suivre un gamin épris de justice et de chaos, c'était assez fou. Marius ne sut pas s'il devait parler tout de suite de toutes ces règles qu'il avait écrites un soir, et qui servait à montrer qu'il était le chef, et que ce n'était pas une bande de joyeux bouffons qu'il voulait pour cette Lutte. Lutte avec L Majescule, car c'était toute sa vie, c'était toute son existence. Finalement, il se remit dans une position plus droite et entrelaça ses doigts pour longuement sonder le rouquin, il déclara au bout d'un moment d'une voix rauque :

— Je ne cherche pas un massacre inutile qui aurait pour but de servir notre orgueil, ce que je veux toucher, c'est l'Église.

Chose qu'il reprochait encore et encore à Sigma, utilisez la florigène pour faire exploser le Sénat ? Et pourquoi ne pas attaquer directement le Palais Épiscopal ? Il n'avait pas encore les armes nécessaires pour faire une attaque de cette ampleur, mais s'il les avait... il ne l'utiliserait jamais de cette façon. Sigma était mort, et même si Marius aurait aimé le rencontrer, il ne regrettait pas un homme si... orgueilleux sans doute. Faire semer le chaos... ce n'était pas son attention ; seulement, le jeune homme était le seul à jour qui savait ce que Sigma avait utilisé contre le Sénat, un secret qu'il dévoilerait en temps voulu, mais pour l'instant ce dernier était bien caché dans son crâne. Il soupira et chassa ces souvenirs de son esprit, il rapporta son regard sur Akhdar et il continua :

— Je veux une confiance mutuelle, nous sommes des Révoltés, des Renégats et les traîtres payeront de leur vie leur lâcheté. Malgré ça...serez-vous prêt à me rejoindre ?

Marius passa une main derrière sa nuque pour délier ses muscles, Akhdar était prévenu ; si on dévoilait leur existence, ce n'était pas sa vie à lui qui était menacé, mais celle de toute l'Organisation, et sans confiance, il ne pouvait arriver à rien. Jamais il ne fallait trahir la confiance d'un homme. Il regarda un moment sa main dans l'herbe, puis chassa les mèches grises devant ses yeux, et il fit à nouveau :

— Ne vous inquiétez pas, j'ai vingt-et-un ans, mais je crois avec force en cet avenir que je veux bâtir. Je veux faire bouger les choses, mais de manière intelligente : je me servirais de tous les talents qui m'accepteront comme chef.

Marius se releva et il lança un dernier regard au fleuve, qui toujours paisiblement remuait sous les caresses du vent, et celui-ci passait entre les branches des arbres, Uergo après un clin d'oeil de Marius se laissa tomber sur ses pieds et posa sa main sur le tronc de l'arbre. Le jeune homme se tourna alors vers Akhdar et lui tendit la main, il commençait à faire froid, et dans le ciel, on pouvait contempler un vol de corbeaux qui poussaient parfois quelques croassements. La nuit était bien avancée, et si Marius était prêt à faire une promesse réciproque à Akhadar de fidélités et de confiance, il se demandait toujours s'il devait le mettre à l'épreuve. Mais savoir comment un homme ou une femme agissait, n'était-ce pas déjà le connaître ? Il décida alors qu'il verrait plus tard, et observerait comment Akhdar allait agir dans les jours à suivre, non pas qu'il allait le prendre en filature. Le jeune homme attendit donc que le Philosophe lui serre la main, et levant alors les yeux verts le ciel noir, où la lune brillait d'un éclat argenté, il clama d'une voix plus rauque que d'habitude :

— Bien... si vous êtes prêt à me suivre, serrez cette main que je vous tends, je vous donnerai alors des instructions à suivre, sans doute vous paraitraient-elles extrémistes, ridicules ou autres... mais elles sont nécessaires. Akhdar, nous voulons servir le Peuple et libérer Ishtar du joug de l'Église !

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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Sam 11 Juin - 22:27

Une mince affaire .. C’est sur, Iraïd le savait très bien. C’est même surement la plus grosse connerie qui pourra être faite à Ishtar. Visez l’Eglise, démembrer l’Empire, se battre contre la Garde Imperial, l’Inquisition, l’Ombre et ses prêtres c’était presque suicidaire. Complètement. Pourtant c’est dans cela que se plongeait le jeune homme en face du philosophe. Et ce dernier allait volontairement l‘aider. Si son mentor, un vieux dur bougon aux manières radicales, le savait, il allait lui arraché la tête … encore heureux qu’il est a des kilomètres d’ici! Avec tout ce qu’il avait fait pour Ira.
Depuis sa sortie du laboratoire, non depuis sa sortie de prison le rouquin avait appris à oublier ce que l‘Eglise lui avait fait et ne souhait à personne que cela se reproduise. Il fallait que cela s’arrête une bonne fois pour toute… et ça ne va pas être une partie de plaisir. Un échiquier à la grandeur de la ville dont tout les actions des pions comptent.

Le rouquin avait bien comprit que le jeune aux cheveux gris ne voulait pas de massacre, Iraïd le désirait aussi. C’est pour cela qu’il avait été aussi pointilleux sur le faite de tuer des personnes non impliqué. Mais pour toucher l’Eglise il n’y avait pas trente six solutions. Il n’y avait beaucoup de croyant à Ishtar, l’Ombre était la religion principale, non la seule religion, c’était encré dans les esprits de beaucoup de personne, comme une évidence. Et le philosophe se demandait bien comment le terroriste allait se débrouiller pour changer cela. Il ne suffisait pas d’avoir les gros poisons. Même si dans ce cas là, ça serait une grosses épine enlevé du pied… Quoi qu’il en soit, il ne faillais pas faire d’erreur.
Tiens encore le mot confiance. Son interlocuteur le ressortait beaucoup. Certes c’était la base de tout, mais le rouquin était un peu sceptique. D’accord pour Uego quoiqu’il avait dit son nom complet à un stricte inconnu. Un inconnu pour Ira auquel le contrebandiers avait confiance donc ça passait encore. Mais les autres compères du Renard ? Le philosophe ne les connaissaient pas … Et le jeune ne lui en parlait pas non plus. Il avait mentionné qu’il y en avait plusieurs, mais combien? Allait t’il se retrouver à cinq? À quinze? C’était assez difficile de dire avoir confiance en des personnes que l’on a encore jamais vu … surtout quand on ne sait pas à quoi s’attendre. Comme le jeune avait dit il y a quelques minutes, il faut une bonne raison pour se ligner contre l’Eglise et l’Empire. Alors le rouquin se permit de demander.

- La confiance mutuelle… est une chose difficile à avoir quand on ne connait personne, surtout dans l’organisation dont vous me parlez. Cela vaut pour vous comme pour moi…Il est difficile de faire d’embler confiance à une personne que l’on vient juste de rencontrer … Alors des personnes que l’on a jamais vu … vos camarades, qui sont t’il?

Iraïd avait conscience que le jeune ne lui faisait pas confiance, ou du moins pas encore. C’était la même chose dans le sens contraire. Et le rouquin voulait un peu connaitre les personnes avec qui il allait s’embarquer, histoire que l’un ne lui saute à la gorge pour quelconque raison sans qu’il le sache. Même si normalement, cela n’a pas lieu d’être .. Enfin voila que l’on parle de chef! Ceci fit sourire le philosophe … Un chef. Un reproche que l’on peut faire au musicien, et que l’on pourrait pardonner à cause de son esprit libre, C’est qu’il n’obéit que quand il en a envie. Et son tuteur est bien placé pour le savoir. Et ce n’était même pas une question de force! Même avec Lao qu’il connait de par leur maitre, ont eut quelques mauvaises ententes dont une récemment. Alors un gamin de vingt-et-un ans et avec autant de conviction , ça risquerai d’être épique… Enfin ça sera à voir, pourtant le rouquin annonça d’un ton jovial.

« - Il ne suffit pas de rassembler du monde, donner des ordres et faire des lois pour être accepter chef! faut être à la hauteur de ce qu’ils espèrent … »

Oui, le rouquin disait très souvent se qu’il pense… Pour ce dernier, être chef ce n’est pas trouver des gens qui répondent à ses critères et leur dires les démarches à suivre. Mais répondre aux existences de ses compères et réussi a canalisés tout le monde pour une seule cause. Cependant Iraïd avait envie de croire en ce jeune homme aux cheveux gris et sa lutte alors il l’allait pas le taquiner du haut de ses vingt-sept ans.
Voila que le renard tendit sa main vers lui. Alors c’est avec cette poignet de main que tout allait se décider ? Et avec comme seul témoin ce vieux Uego. Surtout qu’il lui parlait d’instruction… Très bien, le rouquin était curieux de voir cela … D’ailleurs autre petit test pour savoir un peu l‘aplomb du personnage. Le rouquin allait serrer la main du jeune, et bien que son mouvement était assez lent, c’était une bonne poigne solide qu’il lui fit, à se faire craquer les os si on exerçait pas la même pression dans la main de l’autre.

« - J’attends donc vos instructions … et ne me déçoit pas. »

Les derniers mots ne sonnaient pas comme un reproche, ni quelconques volonté à faire douter, loin de là, mais comme un petit défi. Il fallait voir le sourire qu’il affichait sur son visage et le regard plutôt rassurant qu’il avait. Il soutiendrait le gamin, l’aiderai, c’est pratiquement sur. Cependant ce dernier devait monter ce qu’il fallait en tant que chef. Et puis à l’Ombre les vouvoiements, ils devaient avoir une confiance mutuelle, non?
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MessageSujet: Re: Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)   Dim 12 Juin - 9:29

— Et même si on connait quelqu'un, on ne peut pas non plus avoir confiance en lui, c'est quelque chose de trop précieux. Fit Marius d'un ton presque nonchalant. Je crois que c'est dans les situations périlleuses, là où tout ne ressemble qu'à du désespoir que l'on puisse voir si on a raison de faire confiance à un tel ou un autre.

Marius songea à Eléanor, et remercia l'Ombre que la jeune femme n'eut pas vent bien plus tôt de ce qu'il avait tramé pour délivrer Mist, car il avançait qu'elle aurait été capable de prévenir les autorités, pourquoi ? Parce qu'il avait enlevé la fille d'un Prêtre, et l'avait caché dans une ferme, et pourtant ! La gamine avait eu de la nourriture de l'eau, et n'avait pas été maltraitée. Elle était trop sensible et trop pure pour se laisser tomber dans ce genre de manigance, il avait un jour songer comme elle, mais c'était révolu ; on n'a rien sans rien, et mieux vaut agir que de rester passif, il voulait changer le monde, et il allait le faire. Akhdar lui demanda qui état ses compagnons, chose tout à fait normale, et Marius continua d'avoir l'impression que le rouquin le mettait à l'épreuve. Chose normale là aussi, car établir une relation de confiance sans savoir qui on avait en face de soi, c'était tout simplement naïf ou fou. Mais comment faire ? Marius ne pouvait pas tout dévoiler de lui-même à l'homme, et ce même homme ne voulait pas non plus parler de son histoire. Il fourra ses mains dans ses poches, leva les yeux au ciel pour réfléchir et les ramena plus tard sur l'homme, il répondit :

— Nous sommes peu de personnes — pour l'instant —, en fait on est que deux... en tant que « terroriste pur », et par correction, je ne peux pas vous dévoiler son identité sans autorisation. Mais ne vous inquiétez pas, bientôt, on se réunira pour faire plus ample connaissance.

Parce que Marius prenait en compte ce que voulaient les autres, et leur manière de penser ; il avait conscience que les hommes étaient complexes, et qu'il ne pût pas être le chef simplement parce qu'il l'avait décidé, s'il se montrait pas assez imposant ou s'il montait ne serait-ce qu'une faiblesse, il se ferait bouffer et quelqu'un prendrait sa place. Comme une meute de loups, en sommes, même s'il n'aimait pas l'image du mâle dominant qui régnait sur les autres, il voyait les choses presque comme ça : le chef devait se montrer à la hauteur, comme le lui dit plus tard Akhdar, et surtout ne pas abandonner un autre sur la route. Chose complexe que diriger, et de goûter au pouvoir, plus difficile était de ne pas se faire dévorer par celui-ci, une erreur que Marius refusait de commettre. Il accepta volontiers la poignée de main, sans vraiment réagir devant la force avec laquelle Akhdar serra la sienne. Mais pourquoi serrer la main de quelqu'un pour conclure ce « marché » ? Oh... c'était facile, une poignée de main traduisait les intentions de l'autre, et démontrait surtout s'il était franc, honnête et sincère surtout.

— Pour un groupe à la hauteur, je dois être un chef à la hauteur, répondit donc le jeune homme d'une voix calme quoique rauque. Je ne compte pas envoyer mes compagnons à l'abattoir, mais de me servir de leurs talents pour les amener a excellé dans ce domaine. Par exemple : vous êtes philosophe et accueilli à la cour ? Je ne vais pas vous envoyer dans la prison pour délivrer un prisonnier, non ; je vous demanderais plutôt de déceler ceux ou celles qui sont un danger pour nous, et ceux ou celles qui seraient susceptibles de nous rejoindre.

Akhdar prononça ses derniers mots avec le tutoiement, Marius haussa un sourcil pour démontrer qu'il était surpris, mais sourit. Le fait de tutoyer quelqu'un ce n'était pas un acte familier, selon lui, c'était plutôt accepter l'idée que la personne puisse être proche de sois, ça démolissait une barrière qui se créait généralement entre les gens. Marius continua de sourire et lança sur un ton plein d'assurance :

— Ne t'inquiète pas, Akhdar, je ferais de mon mieux pour que ce ne soit jamais le cas.

Sans doute prétentieux de sa part d'être aussi... confiant ? Seulement, si Marius ne montrait pas un semblant d'assurance, comment les gens pourraient-ils avoir confiance en lui ? Il fallait montrer de la force et de l'autorité, ainsi de la sévérité avec de la compréhension, et Marius avait appris cette année-là qu'on ne pouvait pas définir le mal de la bonne façon. Car au fond... le Mal pouvait être bon, et le Bien pouvait être mauvais, tout dépendait de tout.

— Uego te donnera l'adresse de l'endroit où nous nous réunirons, mais ne la dévoiles à personne, nous nous pouvons ne pas prendre le risque que l'Inquisition débarque là-bas, alors que nous n’avons pas encore agi.

Endroit froid et humide, mais qui avait l'avantage d'être isolé du monde, dirons-nous. Si jamais l'Inquistion leur tombait dessus, on pouvait crier haut et fort qu'ils étaient dans la merde, Marius ne voulait pas connaître ce que Mist avait connu en prison, il grimaça d'ailleurs au souvenir de sa langue coupé et de toutes ces blessures. Évidemment, il pouvait deviner que d'Arken en était l'auteur, cet homme vouait pour ce jeune homme une aversion sans borne. Quand il songeait qu'il avait pris le thé avec ce monstre ! Il en ressentait toujours un fort dégoût, dommage qu'il n’avait pas pu le tuer, mais la prochaine fois qu'ils le croiseraient, ça ne sera pas le cas. Il leva la main pour saluer une dernière fois Akhdar, et demanda à son ami de le raccompagner, sans doute parce qu'il avait vu qu'Uego cachait une certaine joie, ou tout simplement par mesure de sécurité : Akhdar pouvait cacher de la force derrière son apparence malingre, mais les rues étaient dangereuses ; de plus, si on avait surveillé ses mouvements, le voir revenir avec la même personne pouvait faire croire à une simple ballade. Marius leur fit un dernier signe de la main, et prit la direction opposé, là aussi ce n'était qu'une question de sécurité, il ne fallait pas que l'Église prenne conscience de ce qui se tramait.

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Il était une fois, au clair de la lune... (pv Iraïd)

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