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| | Cynorrhodonnismes au Royaume Empoisonné [PV Zélig, Émile] | |
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Invité Invité

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| Sujet: Cynorrhodonnismes au Royaume Empoisonné [PV Zélig, Émile] Jeu 2 Juin - 15:16 | |
| Rappel du premier message :
"Il va de soi que certains détails m'échappaient et me glisseraient entre les doigts encore longtemps. J'aurai beau m'essouffler à tenter de les rattraper, de me les accrocher à la taille, à la gorge, rien à faire. Tel un monstre décharné, piridion infecté par quelques moments douloureux, ils me suivirent encore... Alors que je quittai la demeure qui m'avait accueillie aux premiers instants de mon arrivée ici, alors qu'au fond de mes reins je sentais cette extase subtile à l'idée de leur soudaine dissolution, je sentis de nouveau leur tiédeur, leur sourire, leur regard parfait, obnubilamment idyllique. Et de nouveau, je ressentis cette pression, sur mon cœur. Une sensation devenue habitude. Des morceaux de verre familiers, comme des enfants, des petits moi..."
Comblé du fait qu'il quittait cette pièce dont sa tête en était terrifiée, peu à peu, il regrettait ses pas. Doucement, l'envie de faire demi-tour germa, mais sans lendemain. Il ne pouvait le faire, et de toute manière, que cela aurait-il changé ? S'il tirait encore, encore un peu plus, deviendrait-il dangereux d'ouvrir encore la bouche en présence de cet homme ? Il ne voulait point le découvrir. De toute façon, il ne pouvait recommencer. S'excuser une fois était déjà difficile, bien qu'il comprenait, en partie, cette colère. Pourtant, au fond de sa tête, il gardait le désir de recommencer, de nouveau, le mettre en colère... Pourquoi ? "Je ne pourrais avouer directement la raison d'une telle bêtise, d'une telle folie. Pour moins que cela, je me promis, autrefois, de ne plus jamais irrité mon père. Sa voix, cette voix noire, ce ton âcre, cette cadence désagréable ; non, je ne l'aimais pas. Qui l'aurait aimé ? Un fou, peut-être. Mais je ne suis point un fou, non ?"
Valise dans une main, la lettre du Haut Prêtre dans l'autre, Emil Lambell marcha donc droit devant, le regard un peu perdu dans quelques songes égarés, entre désir et crainte, aveugle à ce qu'il aurait du percevoir et qui, maintenant, s'effaçait progressivement. Ishtar était si divergente de sa ville. On y grouillait de plus nombreux, on y vivait différemment, on y croisait bien des gens... "nouveaux". Pour l'occasion, d'ailleurs, son sourire typique lui revint aux lèvres ; il était là une nécessité, sinon, quelle image donnerait-il de lui ? Toutefois, il s'arrêta. Soudain, quelque chose lui passa à la tête. Il déposa alors sa valise de velours pourpre au sol, près de ses pieds, ignorant les passants. Hésitant, un moment, il se pinça les lèvres en toisant la lettre avec curiosité. Elle ne lui était pas destinée, bien entendu, mais elle parlait de lui, non ? Bien entendu, il n'avait aucun réel moyen de le savoir, mis à part sa logique. Et la logique, elle n'a de faille que chez celui qui lui en laisse, non ? "Aucune enveloppe, aucun seau, rien. Rien d'autre qu'une feuille, banale. Bien différente de celle que mon père adressa à cet homme, et pourtant, elle reflétait en moi plus de noblesse, plus d'importance. Elle m'était directement liée, elle parlait donc de moi. C'était inéluctable ! J'osai donc déplier le papier et posai mes yeux sur cette encre déjà sèche. J'avais raison, elle parlait bien de moi, elle parlait de me mener au quartier-maître, de m'attribuer une chambre et des vêtements noirs. Mais aussi... un maître digne de ce nom ? J'appréciai cette dernière ligne, juste au-dessus du nom de cet homme."
Attentionné, notre jeune brebis replia la lettre et reprit sa valise, continuant son chemin dans ces rues inconnues. Il savait simplement où il devait se rendre ; le monastère, lieu soufflé rapidement un peu avant la colère et la peur. Derrière, l'écorce avait laissée place à l'or, le bleu au grenat. Ces globes idylliques écurés aux gencives s'immisçaient ici et là , striant l'ironie du moment. "Souriez, continuez... peu importe les chemins empruntés, je continuerais à boire l'âme de ces chimères déplaisantes. Pourquoi souhaiter alors qu'on vous l'arrache aussitôt ? J'aimais, on me l'a arraché. J'appréciais, on me l'a arraché. Je désirais, encore. Je commençais à croire qu'on m'en voulait, qu'on m'haïssait, qu'on voulait me faire mal, par n'importe quel moyen. Mais pour quelle raison ?"
Dans un sens, la bibliothèque lui fut plus facilement trouvable que le monastère. L'architecture des lieux lui plaisait assez. Et en ce matin frais où la rosée décore encore les bourgeons à peine éclos, tout lui semblait assez beau. "Par la suite, je trouvai rapidement ma destination. Avec de la chance, malgré mes basses connaissances de cette ville que je visitais aujourd'hui pour la première fois, je me souvenais cependant de quelques indications soufflées ici et là entre les cours de mon professeur et les paroles de ma tendre aimée. Au fond de mon ventre, je sentis un point. En partie parce que le thé que je n'avais pu finir - par ma maladresse - n'avait eu d'effet que d'aggraver ma faim, mais aussi parce que commençais à réaliser, peu à peu, que cette vie que je connaissais à peine s'émiettait doucement sous mes pas. Je doutais encore. Malgré ce désir insondable qui venait de naître d'un moment peu propice, je doutais, je remettais en question mon choix. Était-ce juste ? Peu importe la manière, jamais il ne répondit à mes questions, jamais il ne fit taire mes interrogations, jamais il ne donna satisfaction à cette douloureuse décision. Non, il me laissait comme au début, malgré ses belles paroles. Mis à part de nouvelles charades, énigmes concernant ces "éliminer", il ne m'offrait rien, rien de ce que je voulais, de ce que je souhaitais."
Il s'arrêta, devant le monastère, à quelques pas d'entrer pour de bon. "Et je restai là , valise et lettre à la main, le regard fixe sur ce lieu inconnu, sur ce chemin qui s'ouvrait alors devant moi et qui, sous tous les angles, ne m'apportait rien. J'étais séduit d'une idée que je ne pouvais mettre en pratique. J'étais désireux d'une hypothèse dont je ne pouvais exprimer les éléments. Des éléments peu subtiles et pourtant... si volatiles. Sans m'en rendre compte, ma valise s'écrasa au sol..." Elle joncha à plat, près de ses bottes hautes, alors qu'il continuait à tenir la lettre signée de la main du Haut Prêtre. Ses yeux bourgognes ne quittaient plus le monastère et sa petite bouche s'ouvrait et se refermait, comme s'il voulait parler à lui-même, mais rien. Dans sa tête, des phrases incomplètes, des questions sans réponses, des points sans i et des t sans barre. Et la seule chose qui lui revenait incessamment à l'esprit, c'était ces ombres qui tremblaient, c'était cet ambre qui souriait. Et puis ce vide...
"Et j'étais là . À quelques pas, et j'hésitais. Peu importe que le ciel soit couleur de sang, que l'immaculé de leur visage me lorgne sans relâche, peu importe que les gens brûlent autour de moi, je ne voyais que ce bâtiment, ce chemin et mon choix qui ralentissait malgré ce désir profond de savoir comment... Comment ?"
Dernière édition par Emil Lambell le Jeu 2 Juin - 17:23, édité 1 fois |
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Invité Invité

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| Sujet: Re: Cynorrhodonnismes au Royaume Empoisonné [PV Zélig, Émile] Dim 5 Juin - 20:48 | |
| "Ce fut rassurant que de constater que l'un d'eux pouvait sourire. Non que j'en voulais à l'autre, à cet homme tout de blanc, juste qu'il ne suivait pas la logique qu'on m'avait enseignée. Celle qui dicte que l'on doit faire preuve de considération, celle qui dicte que l'on doit sourire au regard d'une nouvelle rencontre. N'était-il pas baron, à ses dires ? Ma très chère aimée m'avait appris à sourire, et c'était d'elle que je gardais en mémoire cette logique qui dicte mon visage. C'était pour la remercier de son amour éternel que je continuais à suivre ses préceptes. Et elle était baronne. Étrange différence en un même titre, non ?" Doucement, ce désir dont il n'en avait conscience par ses yeux aveugles s'évapora, échancré par l'étrange réalité à laquelle il devait suivre le chemin. Il déposa un moment ses yeux bourgognes sur l'épaule du prêtre, fixant, avant de retourner son visage soudain esquissé d'un nouveau sourire en direction de l'Inquisiteur.
"Surprenant, disait-il ? Avais-je donc mal agit en me rendant auprès du Haut Prêtre ? M'avait-on fait passer pour un idiot, un incapable, un insolent, un arrogant audacieux indécemment effronté ? Je sentis mon cœur se crisper, sous la peur d'avoir mal interprété le sens des paroles que l'on m'offrit à mon départ. Je craignais que l'on me juge au fait que j'avais mal joué mon rôle. J'étais certain d'avoir été correct. D'avoir suivit. D'avoir agit. J'étais persuadé, cette fois, je pense, peut-être. Je ne suis pas insolent. Je ne suis pas effronté. Je ne suis pas audacieux au point de mal agir. Je ne suis pas ainsi. Je ne suis pas un monstre." Lambell ravala sa salive, le sourire toujours présent, le visage plaqué dans ce masque de bonne conduite. Il se devait de ne pas laisser voir cette peur qui, tout à coup, lui tiraillait le cœur et l'esprit. Il avait honte, mais devait de le cacher. C'était son problème, pas le leur. Et puis, qu'auraient-ils pu changer à cela ? Par logique, ils ne pouvaient rien y faire. Ils ne pouvaient pas revenir en arrière et le faire bien agir, et le faire changer son chemin. Si le calcul avait été erroné, c'était sa faute. Sa seule et unique faute. Il le croyait.
D'un mouvement plutôt brusque, Emil pencha la tête sur le côté en entendant de nouveau la voix du prêtre. À dire vrai, certains mots lui étaient complètement inconnus. D'abord ce qui devait signifier un statut étrange concernant son père, un "clodo", puis, ce qu'on devait lui coudre - car "filer" se réfère bien au fait de transformer le textile en fils, enfin, dans sa tête - les "fringues". De ce fait, il ne comprenait pas... vraiment ce que venait de lancer l'homme à la peau sombre.
- "Père n'est point un "cl-o-do"..." murmura-t-il d'une petite bouche.
"Père me parla quelques fois du fait que certains individus avaient une manière de parler bien à eux. Une sorte de dialecte étrange, différent d'une région à l'autre, et différent, aussi, selon le rang. Fils d'un marquis et d'une baronne, on m'enseigna donc une langage... correct. Enfin, c'était le seul langage que je connaissais, et je ne croisa pas vraiment ceux qui, comme lui, utilisaient des dialectes mystérieux. Même si j'ignorais le rang de mon mentor, jamais il ne me parla ainsi. Je lui souris cependant, malgré le fait que je ne comprenais pas vraiment ses paroles. Que pouvais-je faire d'autre ? Lui demander ? Peut-être. Et s'il le prenait mal ? Et s'il n'appréciait pas que je ne comprenne pas ses paroles ? Sans me moquer, je trouvais cette façon de parler bien singulière." Notre petite brebis égarée mit cependant de côté, pour le moment, ces interrogations lorsqu'on lui demanda la raison de sa question. Il tourna son visage en direction de l'homme au corbeau. Pensif un moment, car beaucoup de choses se bousculaient dans cette pauvre petite tête, Emil fini néanmoins par se rapprocher. Il s'était éloigné un moment, mais préférait tout de même ne pas se trouvait trop loin de celui à qui s'adressait ses paroles, sans pour autant entrer dans sa sphère privée ; ce n'aurait pas été poli.
- "Car ne s'agit-il pas d'un endroit respectable ?"
Son regard prenait des airs entre curiosité et étonnement. Pas tellement qu'il remettait en cause qu'on lui demande une telle chose, plus qu'il ne comprennait pas qu'on puisse penser autrement.
- "N'est-il pas... "irrespectueux" que d'hausser la voix et profaner des injures là où l'on se doit d'être posé, humble et... uhm... tolérent ? Non ?"
Ah, il oubliait déjà le commentaire du Haut Prêtre quant au fait qu'il ne répondait pas souvent clairement aux questions. S'était comme si cette parole était entrée dans sa tête, avait fait un petit tour de ce manège débridé, puis, s'était couché et endormit dans un petit coin, un neurone comme oreiller. Il avait le regard d'un chaton qui vient d'ouvrir les yeux pour la première fois, ce petit regard fixe qui ne voit rien autour. Mais au lieu d'un bleu poudreux, c'était un rouge terne.
"S'il y avait une autre logique, j'étais curieux de l'entendre... non ? Je pense." |
|  | | | | Sujet: Re: Cynorrhodonnismes au Royaume Empoisonné [PV Zélig, Émile] Lun 6 Juin - 9:02 | |
| Le gamin avait l'air tout effrayé, et c'était normal après tout qu'il le soit, il rentrait quand même dans les ordres, il allait pas acheter le pain. Bien sûr, d'ici un mois ce serait problématique, quand d'autres novices commenceront à le piétiner psychologiquement et tout, mais pour l'instant c'est mignon. Je lui souris en retour, parce que j'aime bien les gamins et que j'le trouve poli et mignon de sourire comme ça. Ma fille m'aurait lancé un truc, mais elle est plus jeune que lui. Il a quoi ? Quatorze ans ? Tout imberbe et tout petit comme ça, c'est l'âge que je lui donne. Ainsi qu'à Mist, mais c'est parce qu'ils sont petits, maigrichons et avec l'air vulnérable. Même Inanna a l'air plus cynique et mieux armé pour résister à un noviciat chez les prêtres. Quoique moi niveau prêtrise, j'me défends pas mal, et pourtant j'étais « le petit avec le nez qui coule, qui parle pas très bien et qui pleure tout le temps », un modèle classique de gamin chiant. Et puis personne s'est jamais soucié de me moucher ou de m'apprendre à parler correctement, c'est pas du tout le rôle de l'Église (je te jure, j'en veux à personne), ce qui explique maintenant que le petit ait du mal à comprendre mon patois bizarre à base d'accent des bas-fonds et d'argot mal compris.
T'inquiète pas va, personne va te disputer là .
Le mec couvert de sang qui essaye d'être rassurant. Enfin c'est dommage que je sache pas que j'ai essayé de tuer Émile en l'égorgeant, j'aurais eu l'air moins con comme ça. Hey d'ailleurs t'as vu ? Ils sont Homme Aux Nîmes.... enfin leur prénom c'est le même quoi. Enfin lui il a l'air moins moche et con. C'est très bien. Enfin à coté de Émile l'inquisiteur, même les merdes de chien ont fière allure.
Enfin Émile le nain souligne notre manque de courtoisie dans l'enceinte du monastère. Bon, je t'avoue, des mots comme « praux faner » je les comprends pas, mais j'ai saisi l'essentiel. C'est le but d'une langue non ? Bon, d'habitude je répondrai quelque chose du genre « oui bah on arrose les plantes quand même », mais là je vais m'abstenir et m'accrocher aux trucs que j'ai compris. Donc j'te fais la traduction là , Émile le nain/ishtarien : « vous y en a causer mal dans coin sacré, pour quoi foutre ? ».
- Ouais attends, y a un verset là dessus... attends... alors gna gna gna, gna gna gna euh... « c'est au plus fort de faire la loi », troisième âge Impérial, verset vingt et un. Enfin ça veut dire qu'on s'fout tout le temps sur la gueule pour savoir qui c'est qui a la plus gro... qui est le plus fort. C'est vaaaachement important.
Évidemment que j'connais les textes sacré par cœur, c'est mon boulot ! Puis comme j'sais pas les lire, c'est encore ce qu'il y a de plus simple. Allez, une petite vanne pour Émile le con ?
- Ah et le premier verset du premier truc, suuuuper important c'est « tout ce qui est, l'est à travers l'Ombre, sauf Émile parce que c'est un con ». Ouais enfin on va t'chercher des sapes pour rentrer dans les ordres et puis un maître de quartier où on s'touche la bite là ?
Ouais, n'empêche, grâce à nos textes à la con, il règne dans l'Église une grosse tension pour pas se faire démonter la tête. Le plus faible a intérêt à se trouver un avantage d'exister, parce que sinon c'est la merde sur sa tête. Et puis Émile est un con, évidemment. |
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♦ Sexe:  ♦ Influence: 286 ♦ Messages: 445 ♦ Âge du perso': 28 ♦ Fiche: Repas de Corbeau suivit de Des-Espoirs ♦ Protecteur: Hahaha... vous voulez rire ? C'est un corbeau nommé l'Onyx. ♦ Date d'inscription: 24/07/2010 ♦ Age: 21
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| Sujet: Re: Cynorrhodonnismes au Royaume Empoisonné [PV Zélig, Émile] Lun 6 Juin - 11:10 | |
| — Et pourquoi ne pas le faire ? Demandai-je.
Ou plus simplement, je n'avais jamais trouvé le besoin de « respecter » l'Église, certes et malgré ce qu'on pouvait croire, j'avais foi en l'Ombre, mais je n'avais pas foi en l'Église. Je jugeais les Prêtres totalement corrompus, et au lieu de respecter eux-mêmes les enseignements qu'ils lâchaient d'une voix sombre, ils se donnaient à la luxure et autres pêchés. Je n'étais pas totalement vierge de toute amoralité, bien évidemment, mais je connaissais le monde tel qu'il s'était toujours présenté à moi : sombre, cruel, plein de sang et de violence. Personne ici ne semblait connaître mon passé, et la seule personne qui m'avait tendu la main — un être fait de chair et de sang, donc — était mort. Nicolaï était celui qui m'avait initié à toute cette abondance de décadence, femme et opium étant ses seules raisons de vivre, il avait fait de moi un être aussi redoutable que séduisant. Je me souviendrais pour toujours de l'expression de son visage, et de la haine que je lui avais voués, une haine si profonde et se mêlant au désir de le surpasser, si bien qu'habilement, sans que personne ne me soupçonne, je l'avais tué par empoisonnement.
Enfin, techniquement, c'était lui qui avait confondu son alcool avec du poison, une bouteille de poison se retrouvant là comme par hasard. Un malheureux accident qui éveillait en moi cet heureux souvenir, Nicolaï avait agonisé un moment avant de mourir. Je n'étais pas qu'un être barbare, aimant me couvrir le corps de sang et de tripes, malheureusement, j'étais intelligent, et ajouté à ma force... disons qu'il ne fallait pas me prendre à la légère. En ce moment, je pourchassai Lao, et j'avais une idée quant à la manière dont j'allais procédé. Mais lancer ici et là quelques mauvais conseils à l'agneau qui se trouvait devant moi, rien que pour le faire dévier de la voie qu'Uriel d'Arken désirait sûrement tracer (la voie menant soit jusqu'à son lit, soit jusqu'à sa calèche) pour lui. Je croisai les bras, essayant en vain d'oublier la présence désagréable de Faoiltiarna, celui-là même qui avait trahi le Haut-Prêtre et qui... restait à sa place. Comme ça, lui ce connard dont dire le nom était une insulte au langage, avait le droit de sortir cette merde de Mist en sortant vivant ? Et moi, simplement parce que j'étais un peu violent, et que je ne contrôlais pas mes pulsions, ont me crachait par trois fois à la figure ? Une colère sourde m'envahit, et je devais la dompter du mieux que je pouvais.
— Ou que ton cerveau de primate ressent le besoin de venir vers moi ? Lançai-je à Zélig sur un ton cinglant. Tu pourrais mieux trouver pour attirer mon attention, au fait... ton adorable fille va mieux ?
Ou émettre une menace voilée à voix haute, je me doutais que Faoiltiarna ne comprendrait pas vraiment le fond de ma pensée, car pour faire simple, je disais seulement que s'il tentait de me sauter à la gorge encore une fois, j'allais foutre ça gamine dans un bordel. Malheureusement pour elle, elle aurait sans doute peu de succès, car elle avait fait l'erreur de naître en ressemblant à son père, mais tout de même ! L'entendre crier de peur en hurlant « Papa... au secours ! » serait une chose assez jouissive. Mais le temps n'était pas encore venu pour moi de me retourner contre l'Église. Et quand on fait que la plupart des hommes se battaient pour savoir « qui en avait la plus grosse », c'était souvent ça. La guerre se résumait au besoin constant de démontrer sa force, et tout ça pour satisfaire un orgueil très prononcé. Donc devais-je comprendre dans ce cas-là que Zélig jouissait d'un sentiment d'infériorité à mon égard ? Et qu'il avait tenté de remonter sur l'échelle sociale en m'attaqua sans raison ? Pauvre chose, je me retins de lui cracher dessus.
Je passai outre sa nouvelle remarque, ce n'était pas le moment, et puis d'un sifflement, je pouvais ordonner à mon corbeau de lui sauter dessus pour l'éborgner. Machinalement, je touchai la tête de l'Onyx tout en reportant mon attention sur Emil, pauvre petite chose, vraiment. Je remuai les lèvres sans émettre le moindre son, mais l'oiseau croassa et frotta son aile contre ma joue.
— Nous savons ce qui nous reste à faire, donc, lâchai-je après un moment de silence. Faoiltiarna, où trouve-t-on cet uniforme ?
J'étais inquisiteur, pas Prêtre et je savais peu de chose sur le « comment on devient un homme de prière » puisque la tenue des Inquisiteurs se résumait à des vêtements discrets, par exemple hormis mes cheveux blancs, il m'était facile de passer inaperçus et de me fondre dans la masse, dont l'intérêt de porter souvent du noir. Le noir était la couleur de l'Ombre, et l'Ombre dissimulait.
_________________ Alchimie de la Douleur... Le Corbeau Blanc :
Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.
Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez. ...Et de l'Amour. |
|  | | Invité Invité

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| Sujet: Re: Cynorrhodonnismes au Royaume Empoisonné [PV Zélig, Émile] Lun 6 Juin - 20:15 | |
| "C'est au plus fort de faire la loi ? disait-il. Jamais mon mentor ne me parla ainsi. Enfin, jamais il ne me souffla ces paroles qui, selon cet homme, ce devaient d'être respectées. Des paroles qui venaient de l'Église, inscrites et suivies par plusieurs, voir, tous les prêtres. Non ? Il était donc logique que j'accroche ces paroles à mes pensées, ne devant l'oublier sous aucun prétexte. J'allais donc l'inscrire avec les autres, dans ces pages que je gardais précieusement... J'y étais, non ? Comme je l'avais pensé, je pourrais enfin étudier la question de mon mentor sans trop de problème, je pense. Je le crois. Peut-être. Malheureusement, je trouvai cette parole plutôt triste. Elle n'avait rien d'équilibre, elle ne faisait que renforcer la différence, selon moi. Néanmoins, elle m'élevait assez pour repenser à la question de mon mentor, celle qui ne me quittait jamais depuis cette nuit-là . A-t-elle plus d'importance qu'une autre ? La mienne, la sienne, la leur... celle de l'empereur, du Haut Prêtre... a-t-elle plus d'importance qu'une autre ? À en croire ces paroles, le calcul se faisait vers le "oui", pourtant, je restai incertain. Tant de choses continuaient à ne pas avoir de sens. Tant de choses me laissaient froid." Sur cette pensée, Emil tourna son visage légèrement égarée dans les méandres de sa tête vers l'Inquisiteur. Il le toisa un moment, curieux de sa question. Comment y répondre ? Il ouvrit la bouche, mais rien n'en sortit. Il la referma donc par politesse, puis, repensa, un peu plus longtemps, avant de réitérer.
- "Car... car n'est-il pas ainsi que ce doit être ?"
Il lui était difficile de répondre autrement. Honnêtement, lui-même ne voyait pas la raison profonde d'être respectueux envers un lieu ou même une personne. Il le faisait car ce devait être ainsi, point final. S'il devait se questionner à savoir si les gestes posés par la majorité, par la bonne conduite, étaient corrects ou non, il resterait de marbre et n'aurait plus aucune émotion, trop apeuré à savoir s'il agissait bien ou non. Il avait déjà la tête absorbée par mille et une interrogations, remises en question et pragmatiques énigmes. Apprendre par cœur les bons gestes était pénible, les remettre en question serait un couteau au ventre. Était-ce mal ? "Devais-je commencer à remettre en question chacun de mes gestes ? Devais-je commencer à remettre en question ce que l'on m'avait enseigné, appris, la manière dont on m'avait éduqué ? Non. Non, impossible. Elle ne m'aurait jamais enseigné la mauvaise conduite. Elle ne m'aurait jamais appris à mal agir, à mal parler, à mal penser. Non. Elle n'aurait jamais fait cela, ma tendre, ma si chère et tendre mère. Elle ne m'aurait jamais placé en situation précaire. Non. Ce qu'elle était, ce qu'elle savait et ce qu'elle m'avait offert ; rien ne pouvait être remis en question, rien ne pouvait être faux. Elle était... si parfaite. Tout d'elle était si parfait. Elle ne pouvait avoir tord, non, impossible. Mais... ? Et si... ?"
D'un mouvement brusque, Lambell secoua la tête, le visage esquissé d'une grimace honteuse. Oui, il avait honte d'avoir, un instant, un bref et court instant, pensé que sa bien-aimée aurait pu lui offrir un enseignement empoisonné. Il avait honte, profondément. Comment pouvait-il penser une telle chose de celle qui lui avait donné de si sublimes nuits ? Tête basse, il se calma. Prit une grande inspiration, expira promptement, puis, effaça ce dédain porté à son propre égard de son visage. Quels traits ? Oui, il sourit. Ce qui se passait dans sa tête ne devait pas avoir de répercussion sur les autres, non. Il sourit donc, gentiment, une politesse adéquate.
Son regard bourgogne se cogna d'abord au prêtre et ses paroles étranges dont il continuait à en ignorer la moitié. Emil allait devoir faire un effort pour apprendre quelques mots de ce dialecte mystérieux, au cas où d'autres bougres parlaient ainsi. Il retourna alors son visage, calme, en direction de l'autre. Par logique, il associa donc "sape" à "uniforme". Un terme bien bizarre... Mais, franchement, cela avait plus de sens que le fait que l'on doive lui chercher une tranchée alors qu'il souhaitait simplement devenir prêtre. "Je réalisais seulement maintenant que je devrai porter un uniforme. Oui, je n'y avais pas pensé avant. D'un côté, j'étais un peu triste. J'aimais mes vêtements. Pas au point de refuser d'en porter d'autre, bien entendu. Un vêtement reste un vêtement, qu'il soit riche ou non. Néanmoins... j'espérais qu'il ne soit pas trop laid." |
|  | | | | Sujet: Re: Cynorrhodonnismes au Royaume Empoisonné [PV Zélig, Émile] Mar 21 Juin - 6:20 | |
| Émile le naij ouvrit la bouche pour protester, poussa quelques timides sons pour former le début d'une phrase alambiquée, mais Émile le connard relança le concours de fion en menaçant subtilement ma fille. Je lui lançais un regard vide « cause toujours tu m'intéresses ». Si il devait buter Inanna, ça ferait longtemps que ça serait fait. Qu'est ce qui le retient ? C'est que déjà , d'une, l'Empire ne sera jamais assez grand pour le cacher afin que je ne le transforme pas pendant de longues heures en une petite créature gémissante, de deux, Uriel râlerai d'avoir perdu deux très bons éléments – quoiqu'un peu instable – et il passerai après moi pour le torturer. Enfin je ne crois pas que l'inquisiteur ait peur de moi, il a beaucoup d'atouts magiques aussi après tout. Nan, c'est pour ça qu'il faut que je continue d'être fort, sinon mes jours et ceux de ma fille seront comptés. C'est pour ça que mon rêve d'aller élever des poules à la campagne ne tient pas, j'aurais même pas l'occasion de ramasser des oeufs que je serais déjà dans une flaque de sang ou un truc comme ça. Enfin comme tu le vois, ma paranoïa se porte à merveille.
Enfin sur une échelle émilienne – celle qui sert à mesurer combien de chatons tu serais capable d'égorger avec les dents tellement t'es tout colère – j'en suis à 3,6 portées je pense. Donc je lui dit avec un sourire dégoulinant d'hypocrisie et de foutage de gueule :
- Mais ma fille elle t'encule avec une poignée de sable et des tessons de verre tellement bien que j'pourrais passer mon poing dans ton anus sans toucher les bords*
Enfin imaginer l'anus d'Emile* - même explosé – c'est un coup à virer sa cuti et à finir hétéro, je préfère pas m'attarder là dessus. Il me traverse soudain l'esprit qu'un enfant de quatorze ans est présent, et que c'est pas qu'il nous aime pas hein, mais c'est qu'il attend un peu après nous pour aller chercher ses petites affaires afin de s'installer. En plus, là , il doit se chier dessus, en train de s'imaginer que tous les rapports qu'il aura avec les autres ecclésiastiques seront de cet acabit là parce que c'est écrit dans les tablettes. Je l'imagine en train de chercher mentalement des insultes qui vaudront les miennes en matière de poésie. Il doit être coincé à « grosse salope qui pue » là , ce qui n'est pas spécialement original, mais c'est vrai que c'est de l'entrainement. Heureusement que j'ai Émile le connard à maudire intérieurement quand je m'ennuie, sinon je tiendrais jamais la cadence. Enfin j'ai pas son niveau sur certains trucs, quand il dit mon nom, j'ai vraiment l'impression d'entendre le « connard » qui est caché en dessous. C'est magique !
Mais pourquoi on s'aime pas ? Lui qui a commencé, j'en suis sûr. C'est pas moi qui ait buté mon frère hein. J'sais pas, je t'ai dit, il doit être jaloux de ma mélanine et du coup à force de m'emmerder, moi aussi j'lui vomis sur la gueule dès que je le croise. Et, t'as vu, il m'a encore traité de singe ! Parce que je sais ce que veut dire primate maintenant ! C'est un modèle de singe, en fait. Enfin c'est pas pire qu'avoir la tronche d'un mec fait en saindoux. C'est même mieux. Paraît que les singes, c'est drôlement intelligent comme bestiole, alors que le saindoux bah... c'est de la graisse quoi. On peut pas trop en attendre de leur part. Mais pourquoi tant de haine ? J'veux dire, en général. Pourquoi Émile le connard hait il tout en bloc comme ça ? Je suis sûr que si il avait le temps, il piétinerait toutes les pâquerettes de la terre parce que leurs têtes lui reviennent pas, et qu'ensuite son regard se poserait sur un cailloux et... enfin il en faudrait, du temps, pour qu'il détruise tout ce qu'il aime pas. C'est beau, ça a le charme d'un paradigme entier et radical, Émile hait tout jusqu'à la lie et sans distinction. Sauf son corbeau, mais personne n'est parfait.
Enfin revenons en à la question des fringues.
- Aucune idée d'où c'est ! M'en suis jamais occupé !
Tu pourrais me rétorquer que j'suis censé le savoir, mais tu sais moi, mon cerveau c'est comme une passoire : pleine d'eau et ça passe au travers. Et puis mon entrée dans les ordres date d'il y a presque vingt cinq ans, alors d'une je m'en souviens plus, de deux ça a probablement changé de place.
- Bah on va voir par là .
Je pointe un couloir du doigt, mais j'indique ça comme j'indiquerais autre chose. P'tète qu'ils vont croire que si je sais pas précisément où c'est, j'en ai peut être quand même une vague idée. Même pas, j'indique cette direction là parce qu'elle est en face de moi, voilà tout. Peut être qu'on va tomber sur des trucs mystérieux et inconnus ? Des placards et une laverie, plus probablement, mais si ça peut faire chier Émile qu'on tourne en rond...
* Entrainement commando avec Uriel** pour en sortir des jolies comme ça. * Ça c'est l'entrainement commando de la CB. **édit(Uriel) : Uriel est fier de lui. |
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♦ Sexe:  ♦ Influence: 286 ♦ Messages: 445 ♦ Âge du perso': 28 ♦ Fiche: Repas de Corbeau suivit de Des-Espoirs ♦ Protecteur: Hahaha... vous voulez rire ? C'est un corbeau nommé l'Onyx. ♦ Date d'inscription: 24/07/2010 ♦ Age: 21
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| Sujet: Re: Cynorrhodonnismes au Royaume Empoisonné [PV Zélig, Émile] Mer 22 Juin - 12:27 | |
| — Et pourquoi ne pas bousculer ce qui doit être ? Demandai-je alors à l'enfant.
Rare était les fois, où j'avais pu contempler un spécimen de cette sorte. C'était chose et assez extraordinaire au fond, car candide, pur et innocent, ce petit agneau paraissait s'être perdu en chemin, lorsqu'il était venu ici dans l'ambition de devenir Prêtre. Je peinais à l'imaginer devenir un de ces monstres que les Serviteurs de l'Ombre devenaient, une fois qu'ils se trempaient dans le vice et l'horreur d'un pouvoir trop puissant pour eux. Ce que j'avais subi, lorsque prit dans un flot de fatigue, je n'avais pas pu contrôler la puissance qui s'était dégagée de moi. Le Sortilège que j'avais réussis à édifier était redoutable, mais loin d'avoir la force de celui d'un Prêtre, tel que ce connard de Faoiltiarna. Je me demandais d'ailleurs si ma Danse pouvait vaincre ces Pantins d'Ombres, car trop concentré à en faire naître un, il ne pourrait pas voir les différentes attaques que mon sortilège envoyait, et... c'était le cas inversement. Emil Lambell était de ceux qui allaient perdre rapidement leur innocence, même si je commençais à songer si cette attitude de brebis égarée dans la gueule de loup était sa parfaite image, ou bien un rôle qu'il s'était créé de toutes pièces.
Après tout, l'Art de l'Hypocrisie était une chose que les nobles enseignaient à leur petit de génération en génération, comme la louve qui montrait à sa portée comment chasser, cette Aristocratie n'était qu'une horde de folies, une horde d'insectes grouillants sous mes pieds et qui se dévoraient, les uns et les autres, préférant s'enfoncer dans l'urine pour sortir vainqueur d'une victoire qui ne signifiait rien. L'être humain n'était qu'un pantin stupide, animé par des émotions idiotes, et qui refusait d'accepter qu'il avait une partie de lui rarement subtile, toujours vulgaire et infâme. Je pouvais comprendre ce que le Haut-Prêtre voyait en ce petit, une proie de plus à ajouter à son tableau de chasse, et plus je l'observais, plus je voyais la victime d'une machination qui naissait à chaque fois qu'un agneau comme lui s'égarait ici. Cette machination aurait pour but le simple désir de le pervertir, alors qu'une journée avec les enfants des Bas-Fonds et les prostitués suffiraient à le transformer totalement.
Et le superbe langage, la prose et la grandeur de Faoiltiarna me parvinrent comme une douce chanson jusqu'à mes oreilles. Je serrai les dents en tentant de passer outre l'envie de lui enfoncer mon poing dans les côtes, et pourtant, ma main tremblait à cette vision sublime de son cadavre tombant à mes pieds. Oui, je détestais cet homme, la raison avait été la jalousie, mais maintenant c'était pour sa bêtise qui à son sujet n'était pas une tare, mais bien un talent. Quelqu'un d'aussi con, c'était vraiment une chose rare. Je me retournai vers lui, froid, impassible, toujours moi-même, jamais ne changeant pour lancer :
— Pourquoi ? Tu veux que j'élargisse moi-même cette partie intime de son corps ? Dis-moi quand tu voudras que je le fasse, je caserais ça entre deux tortures, comme ça elle sera bonne pour le marché de la prostitution.
Le bougre nous désigna alors un chemin, un joli chemin, parsemé de fleur et sentant la rosée, un chemin de la sorte que j'aurais sûrement vu si j'avais fumée. Or, je crus bien comprendre que notre Faoiltiarna, espèce rare en voie de disparition ne savait pas tout bonnement où aller. J'aurais bien proposé de mener le petit Emil dans un coin sombre, bien éloigné et intime surtout, mais lui passer dessus avant le Haut-Prêtre pouvait s'avérer dangereux, ou du moins d'Arken se retrouverait frustré. J'avais un goût un peu trop prononcé pour les choses fragiles, c'était juste que je prenais un certain plaisir à les détruire, les souiller, les mordre, les saigner... je me souvenais encore de cette femme malade qu'un soir, j'avais égorgée avec mes dents, poussée et rendue fou par l'excitation. C'était ennuyeux de tuer ses partenaires par accident, surtout lorsque la nuit que j'avais passée avec elles ou avec eux s'était montrée riche en passion et violence. Mais étaler ma vie sexuelle dans mon monologue intérieur n'étant pas des plus constructifs, je poussai un soupir, et dans le simple but d'ennuyer mon grand ami Zélig que j'aimais de toute mon âme, je montrai une direction opposée :
— C'est plutôt par ici... je vois que tu as toujours de gros problèmes d'orientation, une tare de plus à ajouter sur la liste de tes défauts.
Qu'il était amusant de s'abandonner à des joutes verbales avec un imbécile aussi grand que l'homme prés de moi, le rabaisser, éviter une de ses piques, le rabaisser de nouveau... c'était devenu tellement habituel que je n'eusse plus à réfléchir, lorsque je parlais avec Faoiltiarna. À force, le jeu devenait ennuyeux. _________________ Alchimie de la Douleur... Le Corbeau Blanc :
Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.
Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez. ...Et de l'Amour. |
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