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 Karl Ulsperger - un fou parmi les fous, fous, fous !

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♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 576
♦ Messages : 110
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : Fou, fou, fou !
♦ Protecteur : moi-même, crétins...
♦ Date d'inscription : 06/04/2011
♦ Age : 27

MessageSujet: Karl Ulsperger - un fou parmi les fous, fous, fous !    Mar 12 Avr - 13:41

Votre Carnet d'Identité

    Nom de Famille : Ulsperger
    Prénom(s) : Karl, Ügg, Evrart, Achibald, Lawrence, Michel
    Surnom : Herr Doktor
    Âge : 35 ans, mais il se plaît à dire qu'il a plus.
    Titre de noblesse : Il a des origines nobles, cependant, celles-ci n'ont plus de valeur depuis longtemps.
    Province : Gells.
    Faction et classe : Science / Médecin
    Orientation Sexuelle : Omnivore/sexuel.
Pouvoirs :
- Soins : accessoirement, ce sont les médecins qui peuvent amputer, recoudre, concocter une potion contre des maux divers... Si vous leur faites confiance.
- Graine de Folie : outre le fait qu'on vous trouve déséquilibré, votre esprit est bien trop complexe pour qu'un noble puisse y farfouiller. Vous êtes insensible à tous les pouvoirs mentaux.
- Exodum : il a accès au légendaire laboratoire secret, seul lieu, où ses travaux sont appréciés à leur juste valeur.
- Rapidité : Tuer ou être tué. Cette loi fait que les habitants de Gells témoignent d'excellents réflexes, même si cela ne vaut pas un inquisiteur bien entraine, ça suffit pour éviter un coup pouvant s'avérer fatal.



Vos opinions

Il se comporte avec respect devant l’Empereur : pas un seul faux mot, une attitude des plus respectueuses. Néanmoins, ne vous y trompez pas, Karl Ulsperger est tout comme la majorité de ces hypocrites de la Cour courant après l’Empereur pour avoir une quelconque subvention. Le matériel coûte cher, trop cher peut-être et le fait est qu’il se casse également beaucoup trop vite. Les « patients » n’ont pas pour habitude de se tenir tranquille et il n’est pas rare qu’ils, d’un malheureux coup de genou, d’épaule ou il ne sait quoi d’autre – même un bras qui volerait soudainement dans la pièce – mettent fin à des années de travail. Quant à l’Eglise, il n’a pas vraiment d’avis dessus. Il n’aimait pas quand le Régent était au pouvoir, c’est sûr ; et s’aperçoit de la nette différence depuis le peu de temps qu’Ezhekiel Ier les gouverne. La science éborgne trop de principes appartenant au domaine de l’Ombre pour que eux, chercheurs, médecins soient tolérés par prêtres ou inquisiteurs. Mais globalement, lorsqu’il ne s’agit pas d’argent, Karl Usperger s’en fout. Il est même prêt à collaborer avec l’Eglise lorsque celle-ci le fournit en Objets à modifier de la façon la plus astucieuse qui soit. Il en oublierait presque d'être pieux, cependant, cette question ne lui vient pas à l'esprit très régulièrement. Certaines fois, il s'interroge sur l'Ombre et ses préceptes, et espère bien découvrir des choses qui embêtent au maximum le Haut-Prêtre. Si possible, lui volez la vedette en amusant l'Empereur.



Description : Qui êtes-vous et à quoi ressemblez-vous ?

Dur de décrire cet homme qui semble n’avoir, à première vue, aucun sentiment. Ou s’il en possède, justement, ce serait cet insatiable sentiment de curiosité, de toujours en savoir plus sur ses acolytes, peu importe leur volonté. Cet homme est donc, avant toute chose, extrêmement curieux. Ses expériences ont commencé de cette manière-ci, il n’y a pas à en douter. Karl Ulsperger est de toute façon quelqu’un de vraiment rigoureux ; il aime bien faire les choses, avec la minutie la plus extrême et une passion non dissimulée. Si vous réussissez à lui poser la question, il vous avouera sans doute qu’il a découvert cette passion pour la science dès ses premières années. L’environnement, les mystères de la vie, tout cela a attisé sa curiosité très tôt – mensonges de sadique qui aime jouer avec vos nerfs ou histoire vraie ? Malgré tout, une simple curiosité ne pousse pas une masse de personne à s’écarter sur votre passage et quelques grimaces se former avec de bonnes, très bonnes raisons. Alors, il y a plus que cela. Un espèce d’instinct morbide qui fait qu’il sera toujours le plus heureux du monde les mains plongées dans des viscères, cerveaux et tout ce qui pourrait composer le corps humain – ou animal, bien sûr. Karl ne fait aucune distinction entre ce qui est bêtes ou humains, femelles ou mâles. Il les vouvoie tous, leur fait subir exactement le même sort ; et il prend son pied de la même manière une fois que ceux-ci ont trépassé : comprenez cela comme vous voudrez. Oui, en effet, surtout pour quelqu’un de cette nature, le respect est une des premières choses que l’on pourrait remarquer lorsqu’il apparaît. Sans doute en raison des ses origines nobles, l’homme a toujours d’impeccables manières, prononce tous ses mots sans omettre une seule voyelle ; là où nous pourrions nous douter que tout ce jeu d’acteur n’est finalement qu’hypocrisie, est tout un travail sur le suspens, sur la peur grâce aux temps de silence que Karl aime placer dans ses phrases.

Mais ceci n’est guère le plus important : primordiale est la passion. La passion dévore tout, la passion prévaut. Pour ses recherches, pour les fonds qui y sont nécessaires, Karl est capable de faire tout – oui, vous avez bien entendu – tout. Y compris aller mendier auprès de l’Empereur, et si celui-ci refuse de lui donner un budget suffisamment conséquent, participer aux activités plus ou moins louches des ruelles de bas fonds. Mais globalement, le personnage s’en sort toujours très bien avec ce qu’on lui donne, et la somme d’argent qu’il récupère dans les poches de ses victimes. Pour lui, la science avancera toujours ; quelqu’un comme lui fera en sorte que jamais un seul moment les scientifiques ne soient bloqués par une question retorse.

Karl eut un sourire sadique. Il était vrai que son comportement était difficile à comprendre des mortels ordinaires. Devant l’Empereur, il n’arrêtait de prétendre être là pour la progression de l’Empire, et non pour son propre plaisir. Mais pour l’instant, il évitait de penser à la progression de l’Empire ; ses mains étaient rentrées dans la chair tendre et moelleuse d’un individu. Il s’agissait là d’un de ses moments préférés. L’être n’était pas encore mort, mais il pouvait ressentir la douleur ; son corps réussissait à se cambrer, malgré les soldes attaches qu’il y avait apposés.

Un sourire défigura son visage. La fête pouvait commencer.


Ce ne sont pas vraiment des cheveux roses. À vrai dire, aujourd'hui même, il serait compliqué d'imaginer qu'elle avait été la réelle couleur de cheveux de cet individu mâle. Sur sa tête avait poussé une masse de poil de « couleur spéciale » qu'il se plaisait à brosser afin de pouvoir bien paraître à la cour de l'Empereur. Non, ils n'étaient pas roses, pas vraiment, du moins. Il grimaçait avant d'esquisser ce petit sourire sadique qui lui seyait tellement, lorsqu'il entendait qu'on l'appelait « l'homme aux cheveux roses ». Ces gens-là, généralement, ne faisaient pas long feu. Ce n'était pas un accident, ni sa couleur naturelle, pourtant ; disons que plus jeune, Karl avait aimé pratiquer certaines petites expériences sur sa propre personne. Sa chevelure y était passée, les produits qu'il y appliquait la faisant tour à tour dériver du brun – sa couleur originelle, même si ce n'était guère original – au gris, puis à l'orangé, au rouge. Enfin, il avait voulu voir si ces cheveux pouvaient atteindre cette couleur si pure, le blanc mais...peine perdue, il s'était retrouvé avec des cheveux rose pâle délavé impossible à modifier, la teinture étant tenace. Ce n'était pas lui qui allait se plaindre, et puis, ses « patients » étaient tellement absorbé par tout le reste que personne n'avait le temps d'y penser. Peu auraient même pu dire la véritable couleur de cheveux de l'individu, ce qui était parfaitement normal était donné que 1/100 000e des patients ressortaient d'ici vivants. Le narrateur précisera bien, dans ce contexte, que les 1/100 000e restants étaient ces objets qu'il modifiait de ses propres mains. Autrement dit, des commandes pas très chanceuses de l'Église ou autres fous du genre. De par ses mains, on distinguait nettement son habitude à tenir des scalpels : les bouts des ongles limés, certaines peaux abîmés à force d'insister à fouiller dans la chair humaine. Il n'était pas quelqu'un de tendre, malgré les apparences.
L'individu était moyennement grand ; d'un mètre 76 environ, et en bonne santé civile. La viande rouge vous forge un homme, et pour conséquence, il était en pleine forme à force de manger tous ces steaks tartares ! Le savant fou s'habillait rarement d'autres vêtements que cette veste de laborantin parfois tâchée de traces de sang – fraîches ou non, son sourire quittant rarement son visage. La rumeur disait que, même si vous étiez haut gradé, il ne valait mieux pas le déranger au cours d'une expérience : à croire cela, certaines personnes en avaient fait les frais, et très peu – voire aucune – n'étaient revenu parmi les vivants afin d'en témoigner.



Récit d'une vie

A-t-il seulement déjà eu quelque chose qui aurait pu ressembler à une enfance ? Peut-être faut-il imaginer, quelque part dans la province des Gells, un enfant tel que Karl Ulsperger au milieu de tout ce qui fera ce qu'il est maintenant.

Il fait froid. Trop froid. Les ruelles ne sont pas sûres, ici, surtout une fois que la nuit est tombée. Le bébé attendu depuis des mois naît sans problème, dans une maison bien chauffée, et dans les meilleures conditions qui soient. Il a le teint bien rose, il hurle à merveille aussitôt sorti du ventre de sa mère. D'ailleurs, celle-ci va pour le mieux, elle resplendit, comme si elle n'avait pratiquement jamais été enceinte et sourit à la vie. Il s'appellera Karl car son grand-père décédé un mois plus tôt portait ce prénom. Il ne sera pas duc, il n'aura sûrement droit à presque aucun héritage à la mort de son père : la maison est déjà chauffée, ils peuvent s'estimer chanceux. En effet, les Ulsperger descendent d'une longue lignée de nobles désormais éteinte. Il leur reste quelques souvenirs, par ci ou par là, chandeliers épargnés par le temps, portraits de leurs glorieux aïeux égarés dans les malles, mais il s'agit de leur seul butin. Le reste a été emporté, par ils ne savent qui, au fur et à mesure que les dettes s'accumulaient. Maintenant, alors que les générations, les Ulsperger n'ont plus de dette ; ils sont redevenus pratiquement normaux, hormis les quelques babioles conservées. Le mari de la femme travaille dur pour gagner sa vie ; elle sait qu'il se débrouillera pour que leur enfant ne manque de rien. Pour lui, elle ferait tout ; elle voit déjà son avenir dans les grandes lignes. Plus grand, il travaillera avec son père, ou apprendra les lettres. Qui sait, il pourra même envisager de hauts postes, s'il est intelligent ? Rien qu'à voir le sourire de ce délicieux poupon, elle fond littéralement de bonheur. N'a-t-on pas dit qu'enfanter était la plus merveilleuse chose au monde ?

« Maman, j’ai faim. »

Evidemment, enfanter comporte toujours des petits détails assez agaçants. Les premiers mois, la brave femme ne dormait déjà plus, réveillée quotidiennement par les vagissements de l’enfant. Tous deux n’ont pas assez d’argent pour payer une nourrice, et puis la mère l’aime follement, ce petit nourrisson aux cheveux bruns ! L’enfant grandit normalement, s’habituant à voir tous ses désirs être exécutés. Il sait néanmoins qu’il ne doit pas parler d’argent à table, et réfrène sa curiosité quant à demander pourquoi ils ne peuvent pas acheter tout ce qu’il veut.

Et puis vient un évènement qui changera la vie de l’enfant à jamais.

« Maman, j’ai soif. »

Un voyage sombre, une calèche, un temps froid dans le but de se rendre à l’autre bout de la province pour y chercher on n’y sait quoi, voici les éléments à prendre en compte dans ce qui suivra. Les conditions météorologiques n’étaient guère bonnes, une tempête de neige s’était violemment abattue sur les pauvres croyants qu’ils étaient. En compagnie de son père et de sa mère, le petit garçon de neuf ans était entré dans la calèche le matin, mais la neige avait fait s’accumuler les retards et ils n’arriveraient sûrement pas avant la fin de la journée chez leur tante, résidant à l’extrême Nord de la province. Il n’était jamais sorti de Gells, et, à vrai dire, croyait à l’époque qu’il existait une barrière invisible entre celle-ci et le reste du monde. Parfois, il entendait à voix basse ses parents évoquer l’Empereur, l’Église des Ombres – qu’il priait chaque jour, très sage – et le nom de leur capitale, Ishtar. Lui, il connaissait à peine le nom de cet Empereur, encore moins celui du Sénateur. Je vous l’ai dit, il n’était qu’un gosse, il s’en foutait, préférant à cela jouer avec la tapette à souris et voir si ça faisait mal en se coinçant les doigts dedans.

Par delà la fenêtre du véhicule, la neige tombait à verse, le vent soufflait ; sa mère s’emmitouflait dans un manteau épais et lui-même était pratiquement mort de froid. Dehors ? Rien. Juste rien, de la neige, parfois des arbres dont on voyait encore le tronc et un ciel pratiquement caché par les nuages, mais c’était tout, exclusivement tout. Et puis voilà, un vent un peu plus violent que les autres, les chevaux qui s’affolent, partent au galop et…plus rien. Il a perdu conscience, l’enfant. Il s’est évanoui. Il se réveillera quelques secondes plus tard au fond d’un trou.

Karl avait de plus en plus froid. La première chose qu’il avait aperçue en ouvrant les yeux avait été cette main moite posée sur sa tête. Le choc les avait tous éjecté de la calèche, mais il était le seul qui avait les yeux ouverts. Agile comme seul un enfant aurait pu l'être, il se releva en un instant et sauta sur ses doigts jambes. Seuls ronronnaient le vent au dessus de nuit et le bruit de la roue qui tournait encore dans le vide. Il était...seul ? Rapidement, il posa la main sur le cou de sa mère. Pas une seule pulsation, de même pour son père et le cocher. Seul. Il fallait se vendre à l'évidence : ses parents biologiques venaient de rendre l'âme et il était coincé, seul, dans ce trou certes à moitié protégé du vent mais où il n'était à l'abris du vent ou du froid.

« Maman, j'ai sommeil. »

Cette nuit-là, l'enfant se blottit contre le corps durci de sa mère afin de trouver le sommeil.

« Maman, j'ai peur. »

Une journée – que dis-je ? Trois jours au moins venaient de passer. Il en était venu à lécher les parois de ce trou afin de satisfaire sa soif. Une heure plus tôt, il avait réussi à trouver comment faire pour allumer un feu. Il avait pour cela construit une cavité, une espèce de hutte à l'aide du bois de la calèche, où le vent ne pourrait pas passer, et avait comblé les trous à l'aide des vêtements des morts. Ici, il était en sécurité, du moins jusqu'à ce qu'il ne meure de faim. Un homme à qui il avait posé la question, plus tôt, lui avait dit que quelqu'un était capable de tenir une semaine sans manger ? Était-ce vrai ? C'était vraiment excitant, d'être son propre cobaye.

Cinquième jour. Karl se tenait la tête entre ses mains, accroupi à l'extérieur de la hutte. Il souriait étrangement, se parlant doucement à un être invisible. Ses petites mains agrippant furieusement ses cheveux, il riait, se balançant de droite à gauche. Près du feu – si, la petite lumière qui faiblissait de temps en temps – les restes de petits os. Il avait réussi à se nourrir, et quelle nourriture.

« Maman, j'ai peur. »

Jour x. Sortir de la hutte. Regarder le ciel dedans. Dire bonjour à Uhrf, l'esprit qui passait tout son temps avec lui.

« Maman, j'ai peur. »

Il passait son temps à pleurer, et lorsqu'il ne pleurait pas, il léchait les parois, essayant de s'emmitoufler encore plus dans les vêtements trouvés sur plus. Il voyait flou, la nourriture commençait à manquer. Au début, il avait découpé les chevaux en morceaux. Ceux-là n'avaient pas fait long feu, il avait alors dû, son esprit découpé par le peu de raison qu'il lui restait – il se mordillait les doigts pour se réchauffer – hacher avec la lame qu'il avait trouvé les cadavres de ce qui était ses parents et du chauffeur. Il n'avait eu aucun scrupule à le faire, non pas qu'il était un mauvais garçon, mais qu'il n'avait plus vraiment conscience de ce qui était bon de ce qui ne l'était pas – Karl leva soudainement un bras, l'agitant vainement en l'air comme si quelque chose le démangeait.

« Maman, j'ai peur. »

Il a le nez dans la viande. Le feu est éteint, son corps est presque mort. On peut dire que cet enfant est évanoui, ses habits, déchirés, usés, laissent apercevoir des côtes apparentes et des vertèbres qui saillent. Il renifle. Lèche à nouveau la viande, ce tas de viande déjà usé, trop dur pour être mangé normalement. Il n'est pas mort, ce n'est pas son heure. Il le sait, c'est son ami qui lui a dit.

- Gosse ! T'es vivant ? 

Vivant, vivant ? Il n'entendait plus rien. Ou presque plus, comme le sifflement du vent dans ses oreilles. Il essaya de faire un geste lourd afin de chasser la bestiole qui devait se promener par là mais son bras ne quitta pas le sol.

- Je j'tais un coup d'oeil dans le trou et j'ai vu des formes bizarres ! Tu es là depuis longtemps ? Tu as de la chance d'être toujours en vie, tu sais ! 

L'inconnu jeta Karl sur son épaule, et remonta par l'échelle improvisé qu'il avait jeté sur la paroi. Il ramena l'enfant dans sa masure, et le garda avec lui. Il aurait besoin dans les prochains jours d'une aide pour l'agriculture et puis celui-ci semblait n'avoir plus d'endroit où aller...

« MAMAN, J'AI PEUR ! »

Huit ans plus tard, Karl continuait régulièrement à se réveiller avec ce cri dans ce lit, tout aussi effrayé. La folie qui l'avait possédée ce jour-là ne s'en était pas allée. L'homme qui l'avait trouvé travaillait côte à côte, avec lui, se rendant compte dès le début de l'étrangeté du gamin. D'après lui, chacun avait ses vices ; ce petit homme avait dû surmonter quelque chose de bien plus horrible que la normale, alors il était presque « normal » qu'il en ressorte carrément différent. Certaines bêtes disparaissaient parfois, il ne voulait pas savoir ce qu'elles devenaient. Il y avait toujours cet étrange sourire sur le visage du gosse, le lendemain de ces mystérieuses disparition. Il lui faisait peur, en fait, ne voulait juste pas l'avouer.

Ses pressentiments étaient bons.

- Où suis-je ? »

« Vous m'avez trouvé là, vous ne vous en souvenez guère ? »

C'était le trou. Le trou où il l'avait trouvé. Le paysan, lui, était attaché, les mains derrière son dos, les pieds liés. Il fixait le garçon qui riait, juste devant lui. Alors, c'était ainsi. Il espérait juste ne pas trop souffrir...

Les cris retentirent loin dans la prairie, ce matin-là, et après avoir découvert avec avidité ce que pouvait contenir le corps d'un animal, il commença ses expériences sur un corps humain. Enfin, depuis le temps qu'il attendait ce moment !

Karl Ulsperger, lui, émigra sur la capitale de l'Empire. Depuis le temps qu'il en entendait parler, il ne s'y était jamais rendu. Peut-être que là-bas, trouverait-il quelqu'un en mesure de l'aider à réfréner cette insatiable curiosité et capable de supporter son esprit malsain. Il ricana. À la capitale, il y avait sûrement un paquet de personnes qui ne devaient servir à rien, des « patients » potentiels !

Arrivé à Ishtar, Karl avait trouvé un médecin. La question n'était pas de se faire embaucher par sa personne afin de découvrir le métier, mais plutôt de le harceler suffisamment afin de rester près du laboratoire. Il finit, comme un élément du décor, par avoir sa place auprès de ce savant fou à moitié épuisé par ses expériences. Il aimait manipuler les fioles, faire des essais divers et variés. Ses propres cheveux en avaient fait les frais ; et la vie poursuivait son cours, au milieu des quelques cadavres mutilés retrouvés dans les égouts, la présentation officielle de cet apprenti « très doué », d'après les mots de son maître, au futur Empereur lui-même. Le jeune homme, en fait, se moquait bien de ce petit bonhomme encore encadré par son précepteur Ombreux, mais ne doutait pas qu'un jour, il finirait par prendre le pouvoir. Alors, montrer la meilleure image de lui semblait être nécessaire.

Le Maître mourut, au bout de quelques années, Karl fit des marchés plus ou moins douteux : avec l'Église, afin d'avoir toujours de nouveaux patients profitant de ses expériences, avec tout ce qui pouvait traîner dans cette cité de vivant. Il n'était pas rare de le voir traîner à la sortie d'un bar, à la recherche un pauvre ivrogne à torturer. Il riait toujours, trempait toujours ses doigts dans les chairs douces et humides, ensanglantées.



Mais vous êtes qui, en fait ? ._. <- ta maman en string léopard

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    - Je vous aime. La preuve, cette fiche, je l'avais rédigée pendant mes heures de stage, à l'époque !
    Votre Disponibilité (en moyenne) :
    - Vous la connaissez ^^
 





Dernière édition par Karl Ulsperger le Jeu 19 Jan - 23:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Karl Ulsperger - un fou parmi les fous, fous, fous !    Jeu 14 Avr - 21:32

Rien à dire c'est très bien...

Ezhekiel va t'adorer (il adore déjà IRL).


Amen ! Tu es validé... Bon amusement parmi nous !

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Karl Ulsperger - un fou parmi les fous, fous, fous !

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