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 La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille]

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Cassendre Bella
₳ Philosophe ₳

Cassendre Bella

♦ Sexe : Masculin
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♦ Fiche : Toute la haine qui m'incarne
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MessageSujet: La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille]   La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille] EmptyMar 12 Avr - 3:03

"Il y a des kilos et des kilos de terre sur toi. Je n'aime pas cette idée."


Deux mois déjà. En général c'est à ce moment-là qu'on dit « c'est fou comme le temps passe vite », mais Cassi n'en avait pas du tout l'impression. Au contraire, voilà deux mois qui venaient de s'écouler, deux interminables mois, et il y en avait encore tant d'autre à supporter, sans parler des années. Deux mois pendant lesquels Cassendre avait juste eu la sourdre impression que continuer à vivre était impossible. Parce que chaque minute étaient devenues aussi douloureuse que les pulsations du sang sous un hématome. Parce que ses nuits s'étaient faites de plus en plus courtes sous les cauchemars répétés de cette scène, et ses journées avaient semblé n'être qu'un bref répit soporifiques, comme dans l'attente du prochain coup, de la prochaine douleur qui finirait par le rendre fou. Deux mois.
Seulement deux.

Cassendre n'avait pas envie d'être là, alors qu'il avançait silencieusement, la mine sombre, vers le fond du cimetière. Quand il venait ici, il changeait du tout au tout dans sa tenue. Plus de boucle d'oreille, pas de bijou, pas de couleur extravagante, les cheveux sobrement attaché en arrière. Pour peu on aurait presque pu penser voir de nouveau le Cassendre d'autrefois, si ce n'est que ses vêtements n'avaient plus rien à voir avec ceux négligés du « petit Cassendre ». Son regard aussi était bien trop grave pour l'enfant d'autrefois...
Cassendre aurait donné cher, jusqu'à son âme peut-être, pour être ailleurs que là, debout, devant cette tombe. Mais à part lui, qui serait venu la fleurir cette tombe sans nom ? Il était le dernier Bella en vie, mais aussi le seul à savoir Olivier enterré là, sous ce sépulcre anonyme. Cassendre n'avait pas pu prendre le risque de donner le nom de son frère quand il avait voulu mettre le mettre en terre, ne sachant pas si le haut prêtre avait réussi à arracher la moindre information à son regretté frère, et ne voulant prendre aucun risque... Alors, il avait payé, il avait payé pour qu'on enterre son frère sans lui en demander plus. Cassendre se fichait que personne d'autre ne sache à par lui qui se trouvait ici. De toute façon personne n'avait besoin de savoir, les autres lui avaient tous tournés le dos, ils ne méritaient donc pas de savoir quel martyr dormait sous ces couches de terre. Il était à lui, rien qu'à lui, pour toujours.

Sans un mot, il posa le bouquet de Lys, ses gestes se faisant doucement, trop peut-être. Il paraissait que c'était bien de poser des fleurs aux défunts. Cassendre ne savait pas à quoi ça servait, mais il voulait au moins faire ça pour son frère, s'étant promis de venir ici tous les mois jusqu'à la mort de l'immonde assassin, qu'importe si sa seule envie était d'être le plus loin possible d'ici. Car à chaque fois la qu'il se retrouvait là, silencieux, minable devant cette pierre, la même douleur revenait. Ce même sentiment de faiblesse. À chaque fois les mêmes regrets, à chaque fois les mêmes pensées... Si seulement, si seulement.

Si seulement t'étais encore là...

Un souffle. Un murmure. Une pensée. Mais pas de larme. Non, rien ne sortait. Tout restait à l'intérieur de lui, pourrissant en silence comme la pire des gangrènes, détruisant tout, surtout le bon. Gonflant sa haine. Attisant sa douleur. Il aurait voulu crier, hurler son mal, lui dire à quel point il lui manquait, comme il se sentait seul sans la lumière de sa personne pour l'éclairer. Mais rien. Pas un bruit. Pas un mot. Rien d'autre que l'horrible sentiment de vide. Il n'est plus là. Plus jamais.
Alors, Cassendre resta là, devant cette tombe, comme hébété face à sa propre douleur qu'il était incapable d'exprimer, n'ayant plus conscience du temps, ni même du monde.
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MessageSujet: Re: La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille]   La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille] EmptyVen 15 Avr - 16:31

" Monde, je t'aime ! Que la gangrène me ronge, parbleu !
Je ne vis que pour ta gloire, et j'en fais l'aveu
Moquez-moi, vous patriotes invétérés,
Fils de vos nations, que votre Ombre a avortés !

Je crierai encore ce que me dicte mon âme :
Je l'ai tard arrachée à vos dogmes infâmes.
Noirs corbeaux, j'ai vu vos lumineuses actions !
Mais parmi elles, si vous le permettez, voyons

Vos tortures, vos calomnies et vos grands massacres !
Vos sombres démences, que votre vérité sacre !
Voyez notre monde, splendeur, lumière et merveille !
Ah ! Vous pourriez en crever, de cet appareil !

Je jure sur les pierres qui couvrent nos frères . . . "


Je jure quoi ?

Ce fut sur cette pensée que Camille entra dans le cimetière. Depuis quelques minutes, son cerveau tournait à plein régime, soudainement inspiré ; ainsi ce dernier avait-il échafaudé quelques petites pièces d'alexandrins qui pouvaient plus s'apparenter à des brouillons de défouloir qu'à autre chose. L'écrivain appréciait cette activité mentale intense ; elle lui permettait de se réveiller complètement après une matinée nébuleuse et une tartine de confiture tragiquement décédée sur sa toge.

Vous me direz : quelle meilleure manière de bien démarrer sa journée que de faire une petite promenade au cimetière ?

Faux. Camille n'était pas là parce que l'envie l'en brûlait. Camille était là parce que, comme d'habitude, sa déambulation permanente héritée de ses années d'exil avait conduit ses pas à cet endroit. En général, ce n'était pas vraiment sans raison. Il était vrai que la perruche avait quelques parents enterrés quelque part dans cette étendue de stèles. Même si ses parents avaient été enterrés à Semini, beaucoup d'autres de ses proches avaient passé leurs derniers jours à Ishtar. Sa grande famille avait même un monument imposant qui lui était spécialement dédié. Il faut dire que les Luchis Feli avaient en leur temps compté parmi les plus fervents serviteurs de l'Eglise. Maintenant, les temps avaient un peu changé : Camille était désormais ce qu'on en sait, et le seul membre de sa famille encore répertorié se trouvait être sa grande-tante. Très belle femme, mais qui avait viré légèrement sénile depuis quelques années.

Puisque Camille s'y trouvait, autant aller voir. D'autant que le cimetière avait l'air désert ; peu de risques d'y trouver des gens qui pourraient lui vouloir du mal. Peu de riques de le voir s'arrêter devant une des tombes les plus couvertes de sang innoncent. A quelques pas vers l'ouest, une haute stèle dominait celles aux alentours. Un saule pleureur balançait ses branches au-dessus du marbre. L'écrivain s'arrêta devant le monument et en lut l'épitaphe, déjà connue par cœur.

« Aux Luchis Feli, vicomtes de Semini, serviteurs du Haut-Prêtre. Puisse l'Ombre les garder en paix. »

Un sourire moqueur étira les lèvres du feu follet. Ah, ils devaient en être fiers, de cette épitaphe, ces assassins, ces fanatiques notoires, ces sombres sires jadis craints de tous, qui avaient connu plus d'un maître de la torture dans leurs rangs. Et s'en étaient rengorgés.

Incline-toi devant tes aïeuls, Camille. Ils le méritent, c'étaient de grands hommes.
Et Camille, avec une obéissance honorable, s'inclina bien bas devant la stèle. Ce geste même lui occasionna une étrange répulsion ; malgré la conscience de le faire par raillerie, la perruche avait du mal à le digérer. C'était ça, ce qui avait engendré sa naissance. Un ramassis de monstres.
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Cassendre Bella
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MessageSujet: Re: La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille]   La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille] EmptyLun 2 Mai - 0:11

"C'est inévitable de regretter les erreurs du passé, mais pourquoi continuons nous à les faire quand même?"


Même quand on est perdu dans ses pensées le temps passe inlassablement, se fichant de notre douleur et ou de nos sentiments. Il passe même plus vite, parce qu'il en profite du fait d'être oublié pour transformer les secondes en minutes et ainsi de suite. Le salopard. Aussi, même s'il n'eut l'impression de n'être là, à fixer bêtement cette tombe anonyme, depuis un quart d'heure, voilà bien deux heures que Cassendre était là, debout, immobile, à espérer inconsciemment un miracle. N'importe lequel, que le temps remonte, que la mort de son frère soit effacée, qu'il découvre des pouvoirs pour le ramener à la vie. Tout était bon, mais chaque minute tuaient impitoyablement ses espoirs irréalistes,un à un, avec une froideur désarmante.
C'est son corps qui finit par se plaindre de si peu de mobilité, son cou se plaignant de sa position courbé, ce qui l'obligea à le craquer dans un soupire lasse, alors qu'il se décidait enfin à partir. Ressasser les erreurs du passé ne le fera pas revenir, il le savait. Autant continuer d'avancer, non ? Au moins, à défaut de marcher réellement, cela avait le don de garder Cassendre en vie. Mais pour combien de temps encore ?

Quittant des yeux la tombe de son frère après une dernière pensée pour lui, le philosophe se décida à quitter le cimetière, il en avait assez de ses vêtements trop ternes, il voulait de la couleur, de la gaité, de l'alcool, n'importe quoi, juste pouvoir se souler de rire et de banalité qui faisait la bourgeoisie d'Ishtar, pour avoir l'impression pendant un instant d'avancer dans sa quête de vengeance. Ainsi sa haine se calmera un peu, comme un feu ardent qui se déciderait de simplement ronronner au fond d'une cheminée, s'assagissant devant les promesses qu'on lui fait. Il ne s'éteint pas, mais accepte de patienter, pendant un temps, un temps toujours trop court cependant.
C'est là que Cassendre remarqua qu'il y avait déjà quelqu'un dans ce cimetière. Quand il commença à arriver vers le centre et qu'il vit un jeune homme, s'incliner bien bassement devant une stèle bien luxurieuse. La curiosité le tenant, il leva les yeux de la silhouette pour voir la tombe, et aussitôt l'incendie se déchaina de nouveau en lui. Serrant les dents, et même les poings, il se mordit la langue pour ne pas éclater alors que ses ongles s'enfonçaient dans sa peau, la douleur le calmant un peu.

Des chiens de l'Église. Encore d'autre. Des âmes damnées du Poison. Des assassins. Des monstres à l'apparence d'Homme. Quelle chance qu'on soit en plein jour, car cette silhouette toute fine toujours courbé ne semblait guère savoir se défendre. D'ailleurs peut-être était-ce une femme ? Mais ne pas s'y fier lui disait sa conscience. Si c'est un prêtre il pourrait le tuer avant que Cassendre n'est eu ne serait-ce que le temps de penser à attaquer. Alors, les coups sont inutiles. Il est trop faible, mais au moins il en a conscience.
Mais il y a d'autres façons de combattre non ? Après tout, n'est-ce pas le but même des philosophes de combattre avec les mots ? Jusqu'à il y a six mois, en tant qu'apprenti penseur, Cassendre aurait dit oui, mais il avait quitté son enseignement, et savait à peine faire voler trois grains de sable qu'il finissait en sueur par terre. Il n'avait de philosophe que le titre, certes, mais savait encore un tant soit peu manier les mots pour en faire des lames. Mais qui mettait de l'importance dans les mots d'un inconnu ? Surement pas lui, alors pourquoi l'autre en aurait donné ? Mais qu'importe, il avait besoin de calmer le brasier enflammé en lui, et puisqu'il ne pouvait pas le faire dans le sang, il faisait avec les moyens du bord. Des fois il aurait aimé avoir la maitrise d'Olivier.

Lançant un regard des plus hargneux à l'inconnu, il oublia un instant le danger de dire tout haut ce qu'on n'a pas le droit de penser tout bas. Un sourire moqueur apparu sur ses douces lèvres. Les préjugés ont la vie dures. Puisque le jeune homme semblait faire partie d'une famille servant l'Église de génération en génération, Cassendre en était venu à la conclusion qu'il était surement un de ces hommes en noir. Une pourriture.
La confiance est une bêtise.

Les gens de votre espèce n'ont d'humain que l'apparence, mais ne valent pas mieux que des chiens.

Il ne sait pas, la chance qu'il eut ce jour là, de s'être trompé sur la personne en face de lui...
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MessageSujet: Re: La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille]   La plaie que ta mort a ouverte ne pourra jamais se refermer [Pv Camille] EmptyMar 3 Mai - 15:55

En entendant des pas s'approcher, Camille se glaça sur place. On l'avait. Et zut, zut, zut . . . autant dire adieu à sa réputation. L’Église allait être ravie. Les nobles ne riraient plus . . . bon sang, les philosophes allaient le discréditer ! Le pauvre écrivain se vit déjà aux portes d'Ishtar avec ses valises, sans plus aucun endroit où aller. Quelle horreur ! Et ils s'en moqueraient, les fanatiques, et ils l'attendraient à Semini pour organiser une lapidation publique . . . était-ce trop anticipé ?

Tu verrais tes pensées d'un œil extérieur, tu en mourrais de rire.

Hé oh, qu'est-ce qu'elle disait, l'autre voix, là ?

Mais non, pas sa voix intérieure, celle-là lui était connue depuis longtemps (ce n'était pas la première embrouille à laquelle il lui fallait faire face). Non, l'autre, la voix étrangère qui venait de s'élever, et de faire claquer comme un fouet des mots d'une indicible cruauté. Camille se redressa complètement, dans un état proche du choc. Ses oreilles venaient d'être écorchées en beauté, son coeur et sa fierté de même. En fait, on lui avait parfaitement craché dessus. Comment pouvait-on dire des choses pareilles ? Comment pouvait-on insulter quelqu'un en train de se recueillir devant une tombe ? Qui que ce soit ! Chacun avait le droit de rendre hommage à ses ancêtres ! Camille aurait tout aussi bien pu être une personne fière de sa famille, qu'est-ce qu'il en savait, ce perturbateur de seconde zone ? Aurait-il apprécié qu'on l'attaque ainsi, sans aucune raison apparente, et qu'on traîne son nom dans la boue ? Qu'on profane la tombe de sa famille, d'une façon aussi abrupte, sans raffinement, sans subtilité, sans justification ?

La perruche tourna vers le nouvel arrivant un regard mi-scandalisé, mi-effondré.

Comment osait-il ! Comment pouvait-il se comporter ainsi ? Il fallait en avoir, de la haine . . . il fallait avoir autant de civisme que n'en avait un ours des montagnes ! Une telle chose n'aurait pas dû se produire ; on était dans un cimetière, par toutes les puissances ! Camille n'avait d'habitude rien contre les duels verbaux, c'était au contraire son dada, mais il fallait ne pas connaître du tout les notions de respect et de tolérance pour . . .

. . . d'un autre côté, pourquoi se mentir ? C'était facile de faire l'amalgame. Seuls les croyants les plus violents, et donc les partisans de la politique peu pacifique de l'Eglise, s'inclinaient devant cette stèle. Personne d'autre ne s'y risquait ; c'était à priori un geste trop lourd de significations. Cette fois-ci, Camille avait conscience d'en avoir trop fait pour provoquer ses aïeuls. Mais simplement, ils le méritaient. Et que ce jeune homme aie fait la confusion était somme toute prévisible. D'ailleurs, peut-être qu'il avait souffert à cause des Luchis Feli ? L'hypothèse était très plausible. Les victimes des sombres vicomtes ne se comptaient plus. Ils en avaient torturé beaucoup ; tué d'autres. Certaines des fosses ici étaient occupées par leurs anciennes proies. L'écrivain se mordit la lèvre, ses joues rougirent. Quelle tristesse, quand on s'était promis de ne pas prendre sur soi les crimes de sa famille ! Ce n'était pourtant pas Camille, la cause de tous leurs bains de sang.

La perruche se reprit en vitesse. Il n'y avait pas à s'en vouloir. Camille n'avait d'un Luchis Feli que le titre de noblesse. Le reste était sous cette dalle de marbre depuis la mort de ses parents.

Lève la tête. Tu n'as rien à te reprocher.

Augustin esquissa un sourire doux, sans provocation aucune, mais sans compassion non plus. Celui-là voulait la bagarre, autant lui retourner ses lames. Après tout, ils devaient être de valeur égale, et l'écrivain allait le lui rappeler.

- Les chiens parlent aux chiens, Monsieur. Ne vous en déplaise.
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