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 ~ Cauchemard en usine. [Eghän]

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MessageSujet: ~ Cauchemard en usine. [Eghän]   Ven 8 Avr - 22:46

Une usine désertée par ses travailleurs. La course de l’astre nocturne avait déjà débuté depuis de nombreuses heures et la noirceur environnante n’était pas des plus plaisantes. Les pas rapides, quasi furtifs d’Isaac Callum Palancar résonnaient pourtant avec force dans cet immense espace inanimé. Qu’importe. Il se devait de faire vite. La mission, la mission, la mission. Ce caractère obnubilé n’avait qu’un seul but dans l’esprit du jeune homme : camoufler la vérité, effacer cette peur qui lui lacérait le ventre depuis qu’il avait quitté son habitation. Oui, indéniablement il avait peur du noir et ce depuis son insupportable enfance. Néanmoins, en Informateur digne de ce nom et, qui plus est, cherchant une renommée sur un nouveau terrain de jeu bien plus exigeant que sa province natale, Isaac ne pouvait reculer.

Callum continua donc de s’engouffrer dans cette aire technologique aux appareils endormis. Par chance, ses yeux commençaient à s’acclimater, de manière naturelle mais impressionnante, à ce qu’il aurait auparavant décrit comme un néant effrayant. Le corps demeurait définitivement un objet aux multiples facettes surprenantes d’utilité dans des situations impensées. Aller jusqu’à prétendre que l’angoisse, qui faisait suer le dernier des Palancar, disparaissait serait osé, pourtant le névrosé qu’il était s’accordait à dire que les tremblements se faisaient moins vifs. L’esprit désormais moins occupé par un corps aux accès de panique incontrôlables, la chasse aux infos pouvait commencer. Faites sonner le cor !

« Petits, petits, petits… Le papa des infos est rentré… »

Le voilà maintenant qui cherchait à entrer en communication avec les papiers qu’il était venu emprunter pour une durée indéterminée. Un bon King of Informations devait en effet savoir être proche des mots qu’il voulait faire siens pour un temps, mais l’angoisse "noircissique" mettait peut-être l’équilibre mental du jeune garçon à rude épreuve. Ses pas se faisaient de plus en plus rapides et exposaient la pression interne qui était ressentie. L’écho venait amplifier le tout, transformant cette hâte obsessionnelle en un tango imaginaire. Une danse des sons où l’écho apparaissait comme l’habile partenaire de la démarche isaacienne. Pourtant le temps – même au beau milieu de la nuit – n’était pas à l’artistique et ces plans s’affichaient inlassablement dans l’esprit troublé de l’Informateur en mission.

« Venez… Venez voir papa… »

Encore cette manie d’extérioriser par la parole. Nul doute que cette pratique, aussi improbable soit-elle pour un individu lambda, contenait la panique d’Isaac. Cependant, elle lui offrait également des informations qui augmentaient indéniablement ladite panique. Ainsi il percevait que sa quête de simple plans s’éternisait comme s’il s’agissait du graal, mais aussi et surtout, qu’il était livré à lui-même dans cet océan sombre d’ombres incertaines. Le cercle était vicieux et le principal intéressé devait incontestablement mettre les bouchées doubles s’il ne voulait perdre les pédales de manière irrémédiable.
Un – deux – un – deux – un deux. La recherche se faisait littéralement au pas de course, la peur et l’angoisse chronique boostant son corps très efficacement. La chasse au trésor maudite dans l’esprit d’Isaac Callum Palancar devenait bruyante, très bruyante, peut-être trop bruyante. Néanmoins le voleur qu’il était à cet instant se pensait paradoxalement protégé par cette noirceur qui l’obsédait et continuait à la hâte son branle-bas de combat.

« Ah ! Vous voilà enfin petites coquines ! »




Et oui, il venait de mettre la main sur les planches qu’il avait cherchées pendant de longues minutes qui lui avaient paru une éternité. Ces planches représentaient un plan d’un objet fabriqué dans cette usine et qu’il devait remettre aux mains des terroristes. Le béaba d’un Informateur qui tel un renard rusé devait avoir les yeux et les oreilles partout. D’ordinaire, ses quêtes d’informations sont fructueuses et il était efficace et reconnu en Yijng, sa province natale. Aujourd’hui il commençait à jouer dans la cour des grands et cette tentative en était une preuve irréfutable. Désormais pour percer, se faire un nom et avoir des contrats, il devait se dépasser, pousser ses limites et combattre même des phobies ancrées en lui depuis son plus jeune âge. Fier de lui pour ce qu’il considérait comme un tour de force mental, accompagné d’une réussite professionnelle. Dès lors Isaac décidait de faire demi-tour pour retrouver enfin la lumière… Que la lumière soit !
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MessageSujet: Re: ~ Cauchemard en usine. [Eghän]   Dim 10 Avr - 14:24

1h57
Quoi ?!

« Saloperie de machine. Non c’est pas tout de même pas possible ! J’ai pas mis autant de temps pour réparer cette foutue machine ?! Non, ma montre est certainement encore une fois détraquée sinon je ne comprends vraiment pas du tout. D’accord l’usine est déserte et tout le monde est déjà rentré chez eux, mais je ne pense pas avoir autant travaillé sur la réparation de cette machine. Bon certes une fois dans son travail, si je l’aime, on ne peut m’arrêter. Mais quand même, il y a des limites. Je ne peux tout simplement pas le croire. M’enfin bon, pour l’instant comme j’ai fini mon travail, je vais aller ranger mes affaires et partir enfin chez moi. A cause de ces espèces de cons d’ingénieurs, j’ai du passer autant de temps à diagnostiquer le problème qu’ils ont foutu. Ils m’énervent eux, vraiment. Qu’ils se débrouillent tout seul, merde quoi ! Et puis ils foutent mal le boulot et tout retombe sur moi. J’en ai marre de ceux-là, je vais les virer demain parce que c’est vraiment pas possible de continuer de la sorte, quoi. Bon je range ma montre dans la poche de devant comme toujours et je soupire longuement en commençant à me diriger vers le laboratoire. Juste à côté, y a mon bureau où j’ai laissé toutes mes affaires. Je remonte dans les escaliers parce que les nombreuses machines et surtout les plus grosses se trouvent en bas ou alors sur plusieurs étages. Les laboratoires et les bureaux sont en haut. Je passe à côté du laboratoire le plus grand de toute l’usine où on stocke généralement les informations, les plans et tout ce genre de chose. J’ai l’impression d’entendre du bruit mais ça doit être un rat ou autre chose alors je rentre dans mon bureau et allume la lumière.

Je m’assois sur le fauteuil pour décompresser un peu. La fatigue est venue m’assaillir tout d’un coup, comme ça, sans prévenir. Et putain de merde je me sens pas assez fort pour rentrer chez moi, dormir puis revenir le lendemain. Je pourrais passer une nuit ici mais bon, ce n’est pas vraiment confortable. Faudrait que j’installe un canapé dans un coin comme ça, quand j’ai envie de rester, bah j’ai un endroit sur lequel je peux tranquillement m’endormir. En plus, je n’ai pas de couette. Bon, ça va être plutôt difficile. Mais je vais m’y faire. J’ai déjà eu à subir des situations bien pires que celle-ci. Bah oui, dormir comme les contrebandiers et les terroristes, c’est pas toujours rose. C’est pas confortable et c’est sale. Au moins mon bureau, je le connais. Même s’il est sale et mal rangé – bah ouais, désolé mais je ne suis pas un fou du rangement et toutes mes notes et recherches se trouvent dans des endroits différents de la pièce – cela ne me dérange pas car c’est à cause de moi. C’est mon bordel, pas celui de quelqu’un d’autre. Je surplombe toute la pièce de mon bureau qui est au fin fond de celle-ci. Et je soupire. Vraiment la flemme de rentrer. Je vais rester. Je range donc un tout petit peu pour me faire de la place pour dormir. Et surtout, je mets en sécurité toutes les notes et recherches les plus importantes et que j’avais soit trouvées aujourd’hui ou sorties tout simplement. C’est bien mieux comme ça. J’ai pas envie qu’on me les pique. C’est confidentiel. Voire même parfois bien personnel.

Mais au moment où je décide de fermer les yeux pour m’endormir, bah le bruit dans le laboratoire se fait bien plus important. C’est pas fréquent. Peut-être le rat a fait tomber quelque chose. Enfin, en tout cas, je me sens obligé de regarder. Parce que sinon demain, si cela se voit, je vais tout prendre encore une fois. Je me lève, bien que j’en ai pas vraiment envie. Et je sors du bureau, éteins la lumière et vais vers le laboratoire. J’ouvre la porte doucement. D’ailleurs ce qui m’étonne, c’est que je n’utilise pas la clé pour l’ouvrir alors qu’on ferme le laboratoire généralement avant de partir. Peut-être quelqu’un l’a laissé en pensant que j’en avais encore besoin. M’enfin bon, c’est une grande erreur de sa part. Et ce gros connard bah je le trouverai et je le ferai virer aussi. Le laboratoire doit rester fermer dès que l’usine se vide et que personne n’est là pour le surveiller. J’allume la lumière pour voir ce qui s’est passé et là … SURPRISE ! Il y a un homme. Un homme que je n’ai jamais vu dans l’usine. Oui, parce que je les connais moi les ingénieurs qui travaillent ici. Presque comme ma poche. Mais lui, jamais vu. Même les nouveaux je peux reconnaître leur tête. Mais pas lui. Alors forcément, mon cerveau fait un grand « TILT ». C’est un salopard de voleur qui s’est introduit dans l’usine pour prendre des informations. Des plans probablement de quelques machines ou autre. Pour les vendre à d’autres à un prix très cher. Et après ça fait ce qui s’est passé au Sénat. Des terroristes qui font un attentat. Alors là, je ne peux pas me permettre de le laisser faire.

Faut pas croire que je suis l’homme le plus doux du monde. Certes avec les femmes quand je veux obtenir d’elles quelque chose. Mais là, la colère me monte à la tête. Je ne résous rien avec la diplomatie. Alors je ne me pose vraiment pas d’autres questions. Je fonce sur lui en profitant de la surprise de ce dernier. Ben ouais, il est resté la bouche bée alors que j’ai allumé la lumière. Je le prends par le col et comme mes bras ont une force plutôt importante après toutes les machines que je répare sans cesse, ben je ne pense pas qu’il réussira à me surpasser à cet instant. Je ne peux rien dire sur sa force à lui, mais j’ai commencé. J’ai un avantage. Je le soulève un tout petit peu et le plaque violemment contre le mur. Avec mon autre main, je viens le frapper dans le ventre. Pas de pitié. Bah non, c’est comme ça que je suis moi. En plus c’est un connard de voleur. Je ne vais pas être doux et le laisser faire tout de même. Impossible. Cela lui apprendra à venir jouer avec le feu et s’introduire illégalement dans des enceintes impériales. Puis le coup, c’était aussi pour qu’il lâche les plans qu’il tenait dans ses mains.


- Qu’est-ce que tu fous là connard ? Pour qui tu travailles ?!

Ben oui, il travaille forcément pour quelqu’un. Il ne viendrait pas tout seul pour voler des informations. A moins qu’il ne veuille les vendre au premier venu et surtout au plus offrant … Mais de toute façon, c’est fini pour lui. Il ne repartira pas d’ici en ayant ces informations ! »
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