Partagez | 
 

 Pour une blessure superficielle

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ʌ Sénatrice Ʌ

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 406
♦ Messages : 159
♦ Fiche : Un zeste de rouge & une pincée de sarcasme
♦ Date d'inscription : 19/04/2010
♦ Age : 24

MessageSujet: Pour une blessure superficielle   Jeu 6 Mai - 17:17

Estellise était restée quelques minutes longuement hébétée suite à leur bousculade inopinée, la blessure à son flan se faisant de plus en plus pressante en même temps, elle avait fais le reste du trajet en semblant lutter contre l’envi de sombrer qui l’étreignait de plus en plus. Par chance ils ne leur restaient plus grand-chose à parcourir avant d’atteindre leur but. Si bien que des points noirs de dansaient pas encore devant ses yeux quand ils arrivèrent au portail de la demeure de la sénatrice. Pressée d’en finir avec cette histoire de blessure, elle poussa le portail qui n’offrit pas la moindre résistance malgré sa main frêle dont la force était encore diminuée par sa blessure pour finir par pénétrer dans le jardin qui bordait le manoir que sa présence au Sénat lui conférait. L’esthétique primait énormément chez cette noble… l’intérieur sans le moindre doute mais aussi particulièrement l’extérieur. Ainsi le jardin avait eu droit à un nombre de soin particulier, fleurs en tous genres, arbres exotiques, buissons taillés… Une plutôt large allée de dalles blanches menée le portail au manoir histoire que personne ne vienne s’saccager la pelouse parfaitement entretenue d’une manière presque maniaque. Invitant le Haut-Prêtre d’Arken à la suivre la marquise l’emprunta elle-même d’un pas plus assuré qu’auparavant comme si elle utilisait ses dernières forces pour une quelconque raison.

A peine furent-ils arrivés devant la porte de la demeure qu’elle s’ouvrit d’elle-même sans que personne ne se montre devant. N’y prenant pas garde Estellise laissa le Haut-Prêtre y pénétrer avant elle pour ensuite en faire de même. La porte avait été ouverte par un vieux majordome au regard neutre et indifférent qui était resté sur le côté sans saluer la jeune femme. Ne rajoutant pas le moindre mot il referma la porte pour se tourner vers les nouveaux venus et s’incliner respectueusement devant le Régent en ajoutant un « Excellence ». Son arrogance n’alerta pas Estellise non plus et lui en apercevant sa blessure ne lâcha que quelques paroles dans un ton aussi neutre que s’il annonçait le dîner.

« Vous êtes blessée madame. »

Ce n’était même pas une question, seulement une constatation auquel il n’ajouta rien de plus. Estellise lui lança un regard noir, ce majordome était bien la seule personne sur cette terre avec qui elle se comportait totalement différent. Et d’un mouvement de main lui indiqua de rester en dehors de cela. Comme s’il allait se mêler de quoique ce soit de toute façon… Estellise savait parfaitement que la seule raison pour laquelle il demeurait à son service était par respect pour le nom et le titre de noblesse qu’elle portait. S’il s’avérait un jour qu’il lui arrivait un accident, ce ne serait certainement pas lui qui appellerait les secours ni ne l’aiderait. Ils le savaient parfaitement tous les deux. De la même manière que même si rien n’était dis oralement, Estellise savait parfaitement que ce majordome, dont la famille servait la sienne depuis des générations, était tout à fait au courant de la vérité aux sujets des meurtres de sa famille présumés fais par son frère cadet. Une raison pour laquelle il ne tenterait jamais rien pour la sauver ni ne ferait plus que le nécessaire pour elle. Et la marquise n’attendait rien de lui. Son silence lui suffisait pour l’instant, de toute façon n’avait-il aucune preuve… Ainsi se contenta-t-elle de lui répondre :

« Apporte donc un rafraîchissement à son excellence. »

Et sans rien répondre le majordome s’exécuta toujours les yeux remplis de lueurs indifférentes. Pendant ce temps enjoignit-elle au Haut-Prêtre de la suivre en le menant dans une pièce de la demeure qui devrait convenir à la situation. Enfin… la notion du mot « convenir » divergé bien selon les gens il fallait le dire… et Estellise en avait une conception bien étrange elle aussi. Elle les mena dans une pièce largement éclairée par une grande fenêtre sur l’un des murs. Toute cette lumière mettait bien en évidence les couleurs chaudes de la pièce. En effet les murs tapissés ainsi que le sol étaient intégralement colorés dans les tons rouge ou violacé, décorés de motifs. Une décoration – et par intérim l’endroit dans lequel elle vivait - était très peu représentative de sa province natale, chose qu’elle déplorait particulièrement mais s’en contenterait-elle pour le moment… Deux sofas reposant l’un en face de l’autre au lieu de la pièce autour d’une table de verre. Elle attrapa une couverture sur l’un d’eux pour l’en recouvrir totalement et s’y asseoir en évitant de barbouiller le tissu du sofa de son sang. Enfin… s’y asseoir était un grand mot. Là ça aurait été sûrement plus de l’ordre de la chute.

« Je vous en pris asseyez-vous le temps de prendre un rafraîchissement pour m’avoir raccompagné. Je vous en remercie, je pense pouvoir me débrouiller maintenant. »

Faux bien évidemment. Elle ne doutait pas que le Haut-Prêtre savait parfaitement qu’elle n’avait strictement aucune compétence en médecine seulement elle ne pouvait abuser de l’autorité présente en cette Empire. Et puis… c’était aussi une simple forme de courtoisie que de ne pas occuper son temps. Il s’était déjà bien occupé d’elle. A cette pensée baissa-t-elle son regard sur l’étoffe qui était toujours maintenu contre sa blessure. La retirant doucement elle laissa l’affreusement plaie au jour. Avec un peu de chance ça ne ferait pas de cicatrice… Malheureusement comment s’en occuper alors que sa vision commençait déjà à noircir. Quelle idée d’être allée à ce marché décidément.

[encore désolée pour le retard ^^'mais je ne t'ai pas oublié ;)]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mort(e) tragiquement

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 620
♦ Messages : 2351
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : It's me, Uriel !
♦ Protecteur : The Emperor Protects !
♦ Date d'inscription : 27/03/2010
♦ Age : 27

MessageSujet: Re: Pour une blessure superficielle   Sam 8 Mai - 13:04

Un serviteur, ayant un comportement pareil au service du Haut Prêtre, aurait fini ses jours au fond d'un cachot, confié aux bons soins des sadiques de l'Inquisition. Mais Uriel ne dit rien, ignorant l'impoli personnage. Chaque famille avait ses excentricités et ses raisons de se faire servir par de telles ou telles personnes. Il n'était pas vraiment là pour juger qui que ce soit. Une autre fois, autour d'un verre de vin, il interrogerait la marquise sur son majordome. En attendant, il fallait secourir la maîtresse des lieux, celle-ci était vraiment blessée. Même un rhume, laissé sans le moindre soin, pouvait évoluer en quelque chose de plus grave, voire mortel. Pareil pour les blessures. Si on ne l'arrêtait pas, celle-ci allait continuer de verser son flot de larmes rouges, jusqu'à rendre la marquise blanche et non plus écarlate. Lorsqu'on lui proposa un rafraichissement, le Régent haussa les sourcils, en signe de surprise. Cette femme ne voulait-elle donc vraiment pas mesurer la gravité de la situation. Elle était impressionnante et le marquis se demanda d'ailleurs d'où pouvait-elle tirer toute cette énergie ?

"Une bassine d'eau claire, des linges et du fil à coudre... Rouge, de préférence, vous devez avoir ça, non ?"

"Oui, Excellence."

"Bien. Vite, dans ce cas."

Ils s'installèrent... Enfin, la marquise s'y laissa tomber, sur la table. Elle avait encore la présence d'esprit de recouvrir celle-ci d'une couverture ! Quelle femme ! Quel esprit ! Quelle volonté ! Remarquable ! L'ecclésiastique enleva son manteau blanc, toujours immaculé et le déposa soigneusement sur le sofa. Ses boutons de manchettes finirent dans une poche de son vêtement, alors qu'il retroussait ses manches de soie de neige. Toujours indifférent, presque ennuyé, le majordome apporta ce qu'on lui demanda, alors qu'Uriel tirait en partie les rideaux pour obtenir une pénombre agréable. Il soupira, prêt à faire ce qu'il voulait.

"Hum... Madame, laissez-moi faire. Il faut refermer cette blessure au plus vite. Je suppose que la coudre serait la chose la plus intelligente à faire, juste après qu'on l'ai nettoyée... Ayez l'obligeance de vous allonger et de me laisser faire."

Grâce aux mouvements, prodigieusement délicats, de ses doigts, Uriel façonna une aiguille dans une ombre fraichement produite par les rideaux. Celle-ci, aussi fine que le fil lui-même, n'allait pas laisser de trop grandes empreintes sur la peau si délicieuse d'Estellise. Par contre, il y avait un autre souci. Malgré sa maîtrise des ombres assez spectaculaire, Uriel n'a jamais eu à recoudre quoi que ce soit. Torturer, blesser : oui. Soigner jamais. Il se disait cependant que la précision et la rapidité, dont il pouvait aisément faire preuve, allaient lui être d'un grand secours. Le petit anneau se serra sur le fil rouge-sang, rendant un accident de perte de celui-ci impossible. L'aiguille flottait à côté de lui, alors que le Haut Prêtre s'agenouillait devant la marquise et nettoyait la plaie avec un linge propre, qu'il trompa dans l'eau avant.

"Voilà... Cela suffira. Évitons de vous faire perdre plus de sang... Fermez les yeux et récitez-moi, autant fois qu'il le faudra, tout ce que vous connaissez des Écritures. Vous êtes prête, Madame la marquise ?"

L'aiguille, à peine plus épaisse qu'un cheveu, flottait au-dessus de la main d'Uriel, toujours agenouillé auprès de la belle et remarquable femme. Jamais l'idée d'appeler un médecin ne leur traversa l'esprit. Les fidèles de l'Ombre n'avaient nullement besoin de ces fous. La regardant dans les yeux, le prêtre attendit qu'elle lui fasse signe de commencer. Ou peut-être qu'elle ne commence juste à prier. La douleur s'annonçait brève, mais puissante.

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liberumarbitrium.net
Ʌ Sénatrice Ʌ

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 406
♦ Messages : 159
♦ Fiche : Un zeste de rouge & une pincée de sarcasme
♦ Date d'inscription : 19/04/2010
♦ Age : 24

MessageSujet: Re: Pour une blessure superficielle   Mer 12 Mai - 14:49

Estellise avait regardé faire le Haut-Prêtre sans mot dire. La laissant fermer les rideaux, nettoyer sa plaie, créer son aiguille… Elle n’avait pas refusé son aide, à la fin cela passerait presque pour un manque de courtoisie plutôt qu’une incitation à celle-ci. En effet au fond d’elle lui aurait-elle bien retiré l’aiguille et le file des mains pour s’occuper elle-même recoudre la plaie, seulement ce serait presque offensant là et en plus la marquise n’était pas absolument sur de pouvoir recoudre sa blessure avec la douleur striant son flan et son esprit perdant petit à petit conscience, bien que désormais plus ou moins allongée son esprit dépensait moins d’énergie, supportant ainsi mieux la situation présente. Après tout ça serait-elle l’obligé du marquis d’Arken. Voilà une bien délicate chose alors qu’elle venait à peine arrivée. Au moins n’était-ce pas n’importe qui, de n’importe quelles exigences.

Finalement bascula-t-elle tout doucement sa tête en arrière pour l’appuyer un peu mieux, ses yeux d’abord levés vers le plafond redescendirent sur le Haut-Prêtre lorsque celui-ci termina de s’adresser à elle. La jeune femme appréhendait quelque peu la future séance de couture, mais il n’était même pas question qu’elle aille voir un médecin… Non pas qu’elle les avait vraiment en horreur mais surtout que ça confiance en eux et leur soin était particulièrement… mitigé. Un pur euphémisme bien entendu. Elle faillit demander à ce qu’on lui apporte une bouteille d’alcool histoire d’accompagner tout ça mais ce n’était pas tellement dans ses habitudes. La proposition du Haut-Prêtre pour qu’elle récite les Ecritures l’enchanta un peu plus, bien que mise à part garder sa concentration et son esprit éveillé, elle doute que cela rendre la douleur plus supportable. Les Ecritures… C’était bien la seule chose qu’elle avait eu le droit d’apprendre et de connaître durant toutes son apprentissage de jeune aristocrate modèle, et la seule chose qu’on ne lui avait jamais reproché non plus. Sûrement une des raisons qui fit que passant toute sa vie aux côtés elles finirent par s’imprimer dans son esprit comme l’encre s’inscrit sur le parchemin…


« Vous pouvez commencer, Excellence. »

Sa voix claire et ferme, comme toujours, avec une pointe d’amusement et de sarcasme. Ses paupières glissant. Elle avait tellement bien appris à toujours garder contenance et réserve. Pourtant elle ne se souvenait plus vraiment combien de fois c’était-elle déjà blessé au cours de son enfance. Etrangement cela être bien la première fois qu’elle était si gravement atteinte, à à peine quelques jours de son arrivée à la capitale. Remarquable il faut dire, si c’est un présage alors Estellise ferait mieux de ne pas s’en remettre à eux. Irait-elle prié quand ce sera fini à la Cathédrale pour y voir plus claire et apaiser son esprit… En tout cas elle s’était plutôt bien débrouillée pour une première blessure. Du moins pour le moment… le plus dur restait-il à faire ? Ce fut bien l’impression d’Estellise quand elle sentit l’aiguille pénétrer sa peau et qu’une douleur fulgurante se répandit dans son flan. Mordant brusquement sa lèvre inférieure un long filet de sang coulant sur sa peau hâlée. Faisant un effort pour se ressaisir elle desserra les lèvres et commença à réciter les Ecritures d’une voix dont on pouvait sentir l’effort qu’elle faisait pour la garder mesurée.

«Tout ce qui est, l'est à travers l'Ombre. Toute existence est équilibre et… l'Ombre en est la forme la plus parfaite. Ceux qui servent l'Ombre, servent le bien de toute l'existence. Lorsque… l'existence émergea de l'Ombre primaire, le Monde prit… forme, différents équilibres se formèrent… Et c'est ainsi que vont les choses. La terre et l'eau sont en équilibre pour faire pousser les…»

Une douleur plus profonde que les autres stoppa sa voix obligeant Estellise à mordre une nouvelle fois sa lèvre inférieure pour y graver une nouvelle coupure. Ses yeux crispés. Malgré sa force, elle priait intérieurement pour que cette séance de couture s’achève. La douleur de la blessure et celle de sa peau mordue par l’aiguille se faisaient de plus en plus dense. Les morsures de l’aiguille était brève à chaque fois seulement la douleur qu’elle provoquait se répandait telle une traînée de venin et peinait à s’en aller. Et à peine une s’évaporer qu’un autre coup de morsure la tenaillait. Mais il fallait continuer et tenir.

«…plantes, l'homme respire l'air… et… se réchauffe auprès du feu. Les équilibres doivent être maintenus, mais aucun… aucun n'est aussi importent que celui entre la Lumière et les Ténèbres. L'un aveugl… »

Dernier coup d’aiguilles, la seconde suivante Estellise relâcha toute la pression de son corps laissant par la même occasion son esprit sombrer dans une brève inconscience. Sa tête tombant glissant légèrement sur le côté, des filets de sang continuant de goûter de ses lèvres pour courir jusque sur sa gorge. Estellise regrettait déjà amèrement ce moment de faiblesse, surtout devant le Régent et Haut-Prêtre, mais la capacité de son corps à soutenir la douleur était bien moins forte que celle de sa volonté à cet instant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mort(e) tragiquement

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 620
♦ Messages : 2351
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : It's me, Uriel !
♦ Protecteur : The Emperor Protects !
♦ Date d'inscription : 27/03/2010
♦ Age : 27

MessageSujet: Re: Pour une blessure superficielle   Ven 14 Mai - 17:22

Ce n'est qu'au premiers mots des Écritures de l'Ombre qu'Uriel commença à réparer les chairs de la jeune et belle Estellise. Ses lèvres bougeaient également, répétant après elle, allant plus vite parfois. Dans une concentration parfaite, le Haut Prêtre maniait l'aiguille, apportant les soins nécessaires à celle qui ne serait pas blessée sans lui. Sans se sentir particulièrement coupable, il se devait d'aider sa compatriote. Mourir pour sa foi n'était en aucun cas quelque chose de mal vu mais si jamais elle survivait, il fallait lui apporter toute l'aide dont elle pourrait avoir besoin. C'était le devoir des fidèles, surtout des prêtres, que d'aider leurs semblables.

Uriel D'Arken participait parfois à des interrogatoires, ou séances de tortures gratuites, organisées par l'Inquisition. Lui-même savait où frapper, où couper, où serrer, afin de faire mal. La vue du sang, voire des entrailles ou de la viande à l'air ne l'effrayait pas, si indécent que cela ne soit. Loin de là. Dans le secret le plus absolu, il cherchait lui-même le lien entre l'Ombre et la vie, le sang. Tout comme certains de ses prêtres. Inutile de dire que, se voulant neutres, les magiciens les plus puissants de l'Église travaillent tous sur de la magie la plus sombre et la plus terrifiante que toutes les autres personnes capables d'utiliser des énergies surnaturelles.

Tout naturellement, Uriel termina la phrase inachevée par la Sénatrice, tout en finissant son travail par un petit nœud, fait de ses doigts fins. Les Versets se devaient d'être dits en entier.


"...aveugle, brûle, l'autre horrifie et plonge toute chose dans un froid destructeur."

Belle phrase pour finir les soins. Espérons que la Dame n'avait pas trop froid. Il n'était pas encore l'heure de mourir. Les doigts délicats du Haut Prêtre glissèrent sur sa peau, juste à côté de la blessure. La cicatrice allait sans doute être droite et très fine. Avec un peu de chance, on allait jamais la remarquer. Et même si, c'était une blessure de guerre contre les opposants de l'Empire et de l'Église. Même une femme soignant tellement son apparence ne pourrait ne pas se dire cela et en être quelque peu fière. S'asseyant sur un des deux divans, le Régent se plaça à la hauteur de la tête. Se penchant sur elle, il lui caressa la joue.

"Madame ? Comment vous sentez vous ?"

Elle allait s'en sortir, sans nul doute. Dégageant les cheveux de la femme de son visage du revers de la main, Uriel sourit. Il épongea le sang qui coula de sa bouche. Une envie presque irrésistible s'empara de lui. Celle de lécher ce fluide écarlate sur la peau de la marquise. Mais il y résista, de peu. Le tremblement de sa main fut masqué par le linge humide qui lui servit pour nettoyer les lèvres et le cou de cette femme exceptionnelle. Par contre, une lueur étrange s'alluma quelques longues secondes dans ses yeux bleus qui semblèrent s'assombrir durant un instant. Depuis quelques semaines déjà, le Haut Prêtre souffrait de cette faiblesse étrange, à la vue du sang. Ca... l'excitait et lui donnait l'envie d'en boire. Voilà une chose à méditer... Mais en ce moment, il fallait plutôt féliciter la belle pour son courage. Si l'Église pouvait se vanter de compter plus de personnes comme elle parmi ses fidèles, Uriel dormirait plus tranquillement... Enfin, il y avait toujours de quoi s'inquiéter. Estellise, allait-elle économiser ses forces et se reposer ? Elle allait certainement avoir du mal à prendre le temps de guérir. Elle était trop active.

"Vous êtes très courageuse. Je vous admire réellement, madame la marquise. Votre volonté et votre force intérieure feraient sans doute de vous une excellente prêtresse. Maintenant, promettez-moi de vous ménager. Votre travail attendra, laissez-vous aider, faites-vous servir encore plus que d'habitude. Reposez vous autant que possible..."

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liberumarbitrium.net
Ʌ Sénatrice Ʌ

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 406
♦ Messages : 159
♦ Fiche : Un zeste de rouge & une pincée de sarcasme
♦ Date d'inscription : 19/04/2010
♦ Age : 24

MessageSujet: Re: Pour une blessure superficielle   Ven 14 Mai - 20:17

Malgré l’inconscience dans lequel Estellise avait plongé durant un cours lapse de temps, elle avait nettement pu sentir les doigts du marquis frôler sa peau, et essuyer le sang qui avait coulé sur son visage, sur son coup. Si elle avait le teint clair ça aurait fais un contraste énorme mais sa peau quelque peu hâlée, dont elle ignorait tout à fait la provenance sinon de sa mère, s’était accordée avec le rouge du sang. Pourtant le soleil n’avait jamais été une grande priorité dans sa province… Si dénaturée ici avec toute la chaleur ambiante. En effet malgré les rideaux plus ou moins fermés une certaine chaleur inconfortable s’installer dans la pièce. Pourtant il ne faisait pas spécialement le chaud… Au contraire, elle essayait un minimum de garder la fraîcheur des lieux, surtout en cette saison. Cependant la jeune femme n’avait pas froid, c’était même le contraire, elle sentait presque des gouttes de sueurs se former sur sa peau. Etait-elle fiévreuse ? Voilà qui n’allait pas l’arranger mais bon, cela ne devrait pas durer trop longtemps. Du moins l’espérait-elle. Et oui comme le marquis s’en était douté, malgré ça la jeune femme n’avait pas le moindre envi de rester aliter, quand ça se ménager, cela dépendrait grandement de ses prochaines activités. Elle ne pouvait néanmoins promettre une telle chose. Ses yeux étant restés clos jusque là, son esprit sortant de la brume, elle fit reparaître l’or de ses yeux à la lumière de la pièce.

« Vous semblez bien vous douter, Excellence, que je ne compte pas faire de cette blessure un handicape. Merci de votre sollicitude, et simplement aussi je vous remercie. J’ai l’impression que je vous dois presque la vie. Néanmoins je jugerais seule de ce dont j’aurais besoin. »

Ses paroles n’avaient nullement un but offensant, comme toujours. La marquise se releva quelque peu sur ses coudes pour rapprocher son visage du marquis, ces yeux riaient presque, et souriaient d’une douce fourberie face au Haut-Prêtre. Elle était désormais son obligée mais ça ne changerait strictement rien à son comportement. Estellise n’avait pas relevé les compliments qu’il lui avait fais, la vantardise n’était pas vraiment dans ses habitudes. Et alors qu’elle imprégnait son regard des yeux du marquis d’Arken une étrange impression déstabilisa quelques secondes la jeune femme chez le Régent, comme si un malaise avait traversé la pièce. Fronça légèrement ses fins sourcils sans pour autant quitter son expression tortueuse.

« Vous aimez le vin chaud ? Sinon que désirez-vous ? »

Dans la seconde suivante rappela-t-elle son majordome, qu’il ne veuille ou non, il viendrait de mauvaise grâce. La jeune femme n’avait pas osé expliquer cette invitation qui pouvait aussi relever de la simple courtoisie. Maintenant ne pouvait-elle ne laisser sans aller sans être sûr qu’il ne soit un minimum reposé après tout ce qu’il venait de faire. Ces mots disant Estellise essaya de se relever pour aller glisser et s’asseoir sur un des sofas. Encore fragile et la blessure fraîche, elle perdit malencontreusement l’équilibre n’osant pas forcer sur les files et dégringola.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mort(e) tragiquement

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 620
♦ Messages : 2351
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : It's me, Uriel !
♦ Protecteur : The Emperor Protects !
♦ Date d'inscription : 27/03/2010
♦ Age : 27

MessageSujet: Re: Pour une blessure superficielle   Lun 17 Mai - 9:06

Uriel se permit un soupir théâtral, accompagné d'un fin sourire, qui se dessina sur ses lèvres pâles, en même temps qu'une lueur de malice s'alluma dans son regard. Estellise était unique en son genre. On connaissait bien des femmes belles, intelligentes, politiciennes habiles et déterminées au point de mettre en danger leur propre santé, mais celles qui réunissaient toutes ces qualités étaient des perles qu'il fallait collectionner. Le Haut Prêtre eut l'impression que la belle Sénatrice remarqua son instant de faiblesse, à la vue du sang coulant de sa bouche... Mais elle eut la décence de ne rien dire et l'ecclésiastique lui en était gré. Il passa donc sous silence le fait qu'elle lui devait presque la vie. Elle la lui devait car, telle qu'il la voyait, elle était prête à continuer ses courses, sans même penser à rentrer...

"Bien entendu."

Brève réponse à ses explications. Le marquis n'avait pas à dire à son interlocutrice ce qu'elle devait faire, il ne pouvait que la conseiller. Sans perdre son sourire, il se leva et passa jusqu'aux fenêtres pour en tirer un des rideaux et mettre un peu plus de lumière dans la pièce. A vrai dire, il lança surtout un regard bleu sur le soleil. Il déduit, de la position de ce dernier qu'il n'y avait pas de doutes à avoir : il allait être en retard. Certes, Ezhekiel était plus important que quoi que ce soit d'autre, mais il aimait les surprises et le Régent se promit de raconter à son délicieux protégé ce qu'il lui était arrivé. A sa façon, bien entendu, en insistant sur la nécessité d'éradiquer le terrorisme. Ainsi donc, il avait encore un peu de temps devant lui. A peine cette constatation faite, on lui proposa à boire. Il se tourna donc vers la maîtresse des lieux et alla s'installer en face d'elle.

S'il appréciait effectivement le vin chaud, ce n'était pas après un effort (bien qu'il relève plus du mental que du physique) et certainement pas à l'approche de l'Équinoxe d'été. S'adressant à la marquise écarlate, et non son majordome, Uriel répondit en souriant :


"Un verre d'eau fraiche fera parfaitement l'affaire, Madame. Je reprends rapidement les forces, avant de vous laisser. Mes devoirs auprès de sa Majesté le Prince héritier m'appellent, bien que votre compagnie me soit très agréable."

Aucun mensonge là-dedans, le Prêtre ne disait que la vérité. Et rien de tel que de l'eau pour se rafraichir et retrouver le froid qui règne habituellement dans le cœur et le corps de cet homme en blanc. Ce dernier se promit d'ailleurs de penser à revoir la marquise un de ces jours, afin de voir comment elle se portait. Et aussi pour nouer des liens plus forts qu'une simple connaissance, travaillant à proximité. Une telle femme, mieux valait la connaitre. Et puis, rien ne les opposait vraiment, au contraire, ils avaient tous deux des points communs... Alors autant en profiter...

Le serviteur était parti, sans doute afin d'exécuter la commande de l'invité et celle de sa maîtresse. Dès que la porte fut fermée Uriel dut, une fois de plus, rattraper la belle pour l'aider à s'installer. Il ne fit que lui adresser un regard qui voulait tout dire sur ce qu'il pensait du repos qu'elle devait prendre. Bien entendu, elle n'en ferait qu'à sa tête et, ne fut-ce que pour le contrarier, elle ne s'en porterait que bien mieux. Voilà tout ce qu'il lui souhait en même temps. Lorsque les boissons furent servies sur la table, Uriel leva son verre et fit un léger signe de tête à sa vis-à-vis. Le silence était parfois préférable aux paroles. C'est avec plaisir que l'homme but une petite gorgée (il ne faut pas se presser !) de son eau. C'était exactement ce qu'il lui fallait.

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liberumarbitrium.net
Ʌ Sénatrice Ʌ

avatar

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 406
♦ Messages : 159
♦ Fiche : Un zeste de rouge & une pincée de sarcasme
♦ Date d'inscription : 19/04/2010
♦ Age : 24

MessageSujet: Re: Pour une blessure superficielle   Jeu 20 Mai - 18:10

L’esprit de la marquise sembla s’éclaircir une fois assise bien qu’elle sentait toujours la pression des files sur sa peau. Pour la première fois se demandait-elle si le marquis d’Arken n’avait pas effectivement raison en disant qu’il vaudrait mieux qu’elle se repose. Néanmoins c’était purement impossible. Estellise n’était malheureusement pas capable de rester en place une journée entière. Déjà que l’aristocratie se reposait assez comme ça sur ses serviteurs, bien que ça ne concerne pas la jeune femme, la marquise ne voulait pas en plus y rajouter de la fainéantise. A ceci près que dans ce cas là, c’était plutôt de l’ordre de la guérison. Mais peu importe. Dans son esprit cela revenait presque au même. Elle ferait attention certes, elle ne voulait pas finir à l’hôpital tout de même. Un frisson la parcourut, elle préférait mourir vidée de son sang plutôt que d’être amenée à l’hôpital d’Ishtar. Sortant de ses pensées elle remercia le Haut-Prêtre d’un signe de tête accompagné des yeux pour l’avoir aidée, fragile elle préférait s’installer doucement en évitant les mouvements brusques.

Enfin, calmée elle laissa échappé un bref et bas soupir en relevant la tête pour faire face à son invité. Un sourire à la fois sournois et admirateur revenant éclaircir ses lèvres, Estellise encra ainsi son regard dans les yeux du marquis de longues secondes sans mot dire avant que son majordome ne revienne leur apporter les verres. La marquise ne lui avait strictement rien spécifié néanmoins il savait pertinemment que dans ces cas là il convenait de lui apporter de la liqueur aqueuse. Non étrange donné à une liqueur fabriquée avec des fruits poussant au fond des lacs de sa province natale. Goût particulier, exquis mais assez fort il fallait le dire pour celui qui n’en avait pas l’habitude. C’était le seul alcool que la marquise buvait chez elle. Le marquis attrapa son verre, elle en fit de même avant de plonger ses yeux dans le liquide couleur bleu cristallin. D’une main légère fit-elle tournoyer légèrement le verre dans lequel il reposait, la liqueur oscillant à l’horizontal contre les parois. Estellise s’amusait pensivement à lui faire réaliser des cercles alors qu’elle répondit au marquis sans pour autant quitter son verre des yeux. Il ne fallait pas renverser de liqueur à côté…


« Je comprends parfaitement Excellence. Je suis moi-même gênée de vous avoir déjà tant retarder. Etant désormais votre obligé, vous pouvez disposer de mon aide quand bon vous semblera bien que… ça vous était déjà acquis avant même de m’avoir sauvé. »

Sur la fin de ces mots releva-t-elle son visage vers le Haut-Prêtre pour lui offrir un sourire conseillant et buvant une autre gorgée de son verre, elle le reposa avant de se lever du sofa. En apparence n’eut-elle aucun mal à se mettre debout néanmoins intérieurement sa fraîche plaie lui criait de se calmer sur les efforts et de rester allongée. Bien que décidait à ne pas écouter cette fois, Estellise ferait néanmoins attention à ne pas faire de mouvements trop brusques et ainsi risquer de casser les files. Elle serait peinée que tout le travail du marquis d’Arken ait été vain. Faisant quelque pas vers la porte de la pièce dans laquelle ils s’étaient réfugiés, elle en ouvrit la porte et s’inclinant brièvement elle reprit à l’attention du Haut-Prêtre :

« Je vous remercie de m’avoir sauvé, encore. Venez, je vais vous raccompagner. Il ne vaudrait mieux pas faire attendre sa Majesté. »

Sur ces mots attendit-elle que le marquis passe la porte pour la fermer derrière eux et le reconduire à travers la demeure. Attrapa au passage dans les couloirs un châle rouge cerise pour couvrir la déchirure de sa robe, ils arrivent à l’entrée de la demeure où le majordome, tenant la porte ouverte, s’inclina profondément devant le marquis d’Arken en prononçant le traditionnel « Excellence ». Sur ce Estellise s’inclina elle-même devant le Haut-Prêtre et Régent en prononçant ses dernières paroles.

« Au plaisir de vous revoir Excellence. Peut-être nous croiserons nous lors de l’Equinoxe d’été. En attendant je vous souhaite une agréable journée. »


La jeune femme était un peu déçu mais contente de cette journée. Elle avait enfin pu découvrir qui était le marquis d’Arken autre que grâce à la bouche perfide des aristocrates qui – il faut le dire – n’en dise pas vraiment que du bien. Mais au final… tout ça n’était qu’une question de point de vu. Et bien qu’Estellise sache que leur point de vu différait sûrement sur bon nombre de choses, lui resterait-elle toujours fidèle. Mais sa savoir où cela la conduira, en tout cas, à rien de simple.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mort(e) tragiquement

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 620
♦ Messages : 2351
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : It's me, Uriel !
♦ Protecteur : The Emperor Protects !
♦ Date d'inscription : 27/03/2010
♦ Age : 27

MessageSujet: Re: Pour une blessure superficielle   Jeu 20 Mai - 22:25

*Elle est vraiment extraordinaire. Si...*

Uriel allait-il se lasser un jour d'admirer la force de cette belle et puissante femme, qui ne laisserait jamais apparaitre la moindre faiblesse, tant qu'il lui resterait ne fut-ce qu'une toute petite dose d'énergie pour maintenir les apparences et préserver sa fierté. Il la voyait lutter contre la douleur qui lui déchirait la côte. Les yeux bleus ne quittaient pas la marquise écarlate, scrutant chaque expression de son visage, chacun de ses gestes. Elle était sublime et dangereuse, bien que vulnérable en ce moment. Sans doute que, d'ici quelques jours, personne ne pourra dire avec certitude qu'elle était réellement blessée. Cela restera simplement de l'ordre de la rumeur des couloirs du Sénat.

Cependant, le problème du terrorisme restait plus important que jamais. L'Équinoxe s'approchait, ainsi que le couronnement (prévu pour dans un an) d'Ezhekiel. Tout ceci laissait peu de temps pour éliminer ces résistants et autres mauvais éléments. Mais le Haut-Prêtre savait qu'il n'était pas le seul dans ce combat. Ses ennemis étaient nombreux certes. Mais des fidèles croyants étaient encore légion et, parmi eux, Estellise, la marquise d'Arkhan. La savoir de son côté n'était pas vraiment surprenant, compte tenu de la pieuté de la Dame, mais en avoir une assurance supplémentaire était bien agréable.


"Oh... Ne vous en faites pas trop. Sa Majesté aime ce qui est imprévisible, mon retard ne devrait pas trop contrarier notre Prince. Et il sera certainement heureux de savoir que vous vous portez bien, madame la marquise. Et je sais aussi que ce sont les gens comme vous qui font la force de notre Église. Je n'hésiterai pas à vous faire part de mes requêtes... Mais, pour l'instant, je ne peux que vous demander de prendre bien soin de vous."

Certainement que le petit Prince serait très intéressé par chacune des histoires de combat. Ezhekiel avait une passion pour la guerre, surtout lorsqu'il s'agissait des grandes conquêtes, menées par ses ancêtres. Mais cette rencontre au marché allait peut-être l'intéresser ? Uriel allait penser à la façon de présenter les choses, sur le chemin du retour vers le domaine impérial.

Le Régent ne fit que pousser un soupir, entendant que la maîtresse des lieux avait l'intention de le raccompagner. Enfilant son manteau, reprenant de l'espace et de majesté, le prêtre sourit à la belle femme, secouant la tête, mais il ne dit rien. Il était, lui aussi, plutôt satisfait. Certes, un de ses hommes était mort, mais il tenait un hérétique. Et il était de notoriété publique que l'Inquisition ne lâchait pas facilement ses proies. Celui-là allait souffrir très longtemps. De plus, Uriel fit plus ample connaissance avec Estellise, brillante sénatrice et femme de pouvoir. L'homme qui allait se marier avec elle finirait soit soumis à la moindre de ses volontés, soit serait un partenaire fort pour elle... Quel joie que ce genre de réflexions pouvaient être menées, sans que cela ait un rapport avec la vie de l'ecclésiastique. Oui... Lui, il pouvait avoir des relations avec n'importe qui et désigner son successeur, sans qu'il soit obligé de se marier... La vie pouvait être bien faite parfois...


"Tout le plaisir fut pour moi et j'espère effectivement vous revoir vite et, surtout, en bonne santé. Soyez bénie, madame la marquise."

Et sur ces bonnes paroles, ainsi que sur ces pensées joyeuses qu'Uriel D'Arken, le Régent impérial et Haut Prêtre s'en alla dans les rues des quartiers riches de la Capitale, en direction du Palais et du plus grand trésor qui soit qui s'y trouvait.


[Eh bien... Je pense qu'on peut considérer cela comme fini. Je vais donc verrouiller. Au plaisir de rejouer avec Toi, chère amie ^^]

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liberumarbitrium.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Pour une blessure superficielle   

Revenir en haut Aller en bas
 

Pour une blessure superficielle

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Empire Ishtar ::  :: Ѧ Quartier Magna Ѧ :: Résidences-