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 A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]

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MessageSujet: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Dim 13 Mar - 22:23


Suzume voulait être loin. Loin. Très loin d'ici.
Il y avait trop de monde, trop de lumière, trop de bruit, trop de regard. Elle détestait tout ça. Soudainement, la petite demoiselle se demanda même si elle voulait vraiment devenir Haute prêtresse un jour, après tout, ce genre de soirée devait être chose habituelle pour son Excellence et encore, cette soirée était une « petite » fete mondaine. Un vertige la prit.
Quittant la duchesse qui l'avait trainée jusqu'ici avec une révérence polie mais rapide, Suzume commença à fendre la foule, finissant par trouver un coin de la pièce de bal, caché dans l'ombre d'un des deux escaliers qui menaient à la balustrade qui faisait le tour de la piste de danse: En bas on dansait surtout, en haut on se réunissait pour échanger les derniers potins et, pour manger c'était la salle d'à côté. Par chance la Duchesse était une femme qui adorait danser, aussi, dès qu'elle eut finie de parler et d'échanger des salutations avec quelques nobles de sa connaissance, elle n'avait plus quittée la piste de danse, changeant sans cesse de partenaire. Suzume ne savait pas de quoi elle avait parlée avec ces gens, mais elle s'en fichait totalement, sa seule envie pour le moment était de quitter les lieux et retrouver le calme du monastère. En tout cas, sous l'escalier elle était à l'abri des regards, se faisant oublier dans l'ombre, mais assez proche pour surveiller sa dame. Allez savoir pourquoi, Suzume se retrouvait à jouer les gardes du corps. Aussi insupportable que soit cette femme, c'était une pieuse femme, fidèle à l'Ombre et, les généreuses donations qu'elle avait faites au cours de l'année lui donnait quelques privilèges, comme pouvoir choisir qui l'accompagnerait pour lui servir de garde du corps. "Et pourquoi pas cette gamine qui fait parler d'elle dans le clergé"?
La prochaine fois Suzume se fera porter pale.

Quittant un instant des yeux la duchesse qui ne cessait de tournoyer dans sa somptueuse robe pourpre, elle examina la salle. Trop lumineuse. C'est la seule pensée qui lui vint. La décoration était trop lourde et trop colorée pour la petite prêtresse humble adorant le noir. Elle préférait largement le calme et la quiétude de la cathédrale de l'Ombre, là-bas elle était à sa place, en paix. Ici elle faisait tache avec ses vêtements sombres. Puis elle regarda les danseurs tournoyer en riant et souriant. Qu'est-ce qu'ils pouvaient l'agacer, tous ces nobles et leur belle hypocrisie, en plus elle, elle ne savait même pas danser. Un soupire lui échappa alors qu'elle colla un peu plus son dos au mur. Elle avait envie de quitter cette salle, de retrouver la froideur et le silence de la nuit, de courir à travers la ville pour chercher les hérétiques avant de les tuer sans sommation. L'adrénaline des traques lui manquait.
Elle n'en aura pas ce soir de toute évidence.
Un autre soupire.

Bien vite, on commença à l'oublier, cette gamine tout en noir dont seuls les cheveux bleus et les yeux clairs capturaient parfois les regards. Sa présence s'effaçait devant les couleurs joyeuses de la pièce. On se demandait évidemment qui pouvait bien être cette jeune fille au visage si fermé, cachée dans l'ombre alors que ce genre de soirée était faite pour briller. Elle n'avait pas de tenue de bal et, ne s'encombrait d'aucun bijoux, sauf de son anneau d'argent signe de son importance hiérarchique dans l'Église. Rien de plus. De quoi d'autre aurait-elle eue besoin ?
Par contre, Suzume ne savait pas si son attitude était une bonne chose... En même temps, la plonger directement dans le grand bain sans passer par le stade « comprendre et apprendre les bases de la mondanité », forcément, ça ne marchait pas du tout. Mais patience, ce n'était qu'une trop jeune adulte encore. Plus tard elle apprendra à jouer à ce jeu-là, plus tard elle appréciera ce genre de soirée, plus tard elle sourira avec autant d'hypocrisie que ceux présents dans cette salle.
Mais plus tard seulement...
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Lun 14 Mar - 17:48

Encore une réunion mondaine.. Ça faisait longtemps tiens! A peine une douzaine de jours. Depuis sa première réception noble, il y a deux mois environ. Iraïd était invité, parfois pour jouer d'autres fois pour tenir compagnie à une comtesse ou une marquise qui désirait se montrer avec un artiste ... il faut dire que c'était la petite mode du moment, avoir un excentrique sous l'aile et Ira en faisant un bon. Surtout quand Luzy l'accompagnait aussi encombrante et voyante que les crinolines des Dames. Et puis il n'avait pas le profil d'un noble, ni même la droiture, gamin des rues qu'il était. Son maitre avait beau lui avoir apprit les premiers règles de tenue et de bienséance ... Face à une armée de noble, il était un intrus .. Autre mesure ici, on le traitait d'une étrange façon, les personnes le regardaient comme s'il descendait d'un autre monde, mi-intéressés mi-déconcertés. Il ne s'en plaignait pas plus que nécessaire. Le rouquin était un peu habitué à ceci ... Il suffisait de dire que l'on a sa propre façon de penser pour que l'assemblée vous regarde avec des yeux en soucoupe, puis vous mette comme pancarte au-dessus de la tête: Philosophe. Ce qu'il est le cas, c'est vrai. Cependant Ira est bien plus prudent que cela et n'est pas du genre à dire haut et clair qu'il joue avec la terre comme les prêtres le font avec l'ombre, à peu quelques choses près. Cela n'excusa cependant pas les regards soupçonneux vers sa direction.

Mais ne nous en occupons pas. Ira acceptait de rester parmi ses hommes et ses femmes poudrés et parfumés pour une seule raison connue à ce jour. Être le protégé de quelqu'un noble et être dans leurs bonnes grâces si jamais l'inquisition aurai une subtile envie de couper net à ses paroles déplaisantes. Cependant là, il en avait un peu trop ... vite de l'air! Ou un endroit où il ne devait pas faire un jeu de jambe improvisé pour ne pas bousculer quelqu'un. Le musicien aimait guère les endroits bondés et bruyants, surtout quand en face de vous, une vieille peau. Pardon, une femme mure, vous déshabille du regard en agitant son éventail de telle sorte à signifier'' je suis libre ce soir ~ Maintenant même... '.' Saviez-vous qu'il y a un dialecte féminin d'agitation d'éventail ? Le philosophe aurai préféré ne pas le connaitre.. Mince , il aurait dû garder ses vêtements de musicien ambulant et ne pas adopter la tenue de la ville - bien habité tout de même- pour cette soirée. La chemise blanche ajustée avec de légères dentelles aux poignets ainsi qu'au col et le gilet gris qu'il portait accentuait son aspect allumette et ses cheveux roux attaché en queue haute dégageait son visage. Même Luzy avait été vernis pour l'occasion! Quelqu'un qui le connaissait avec ses fripes poussiéreuses et ses cheveux devant les yeux auraient du mal à le reconnaitre...

Après un rapide regard autour de la salle, il remarqua un coin un peu dans l'ombre et surtout très peu peuplé. Magnifique, maintenant il ne restait plus qu'à traverser la salle pour y atterrir ... Ouais en faite non, mieux faut faire le tour. La coque de Luzy contre lui, le musicien slaloma entre les convives, fit un joli détour par delà le bal et arriva enfin à destination. Un soupire rassuré s'échappa de ses lèvres.

Il était enfin à l'écart,puis rapprocha du mur pour avoir une vue d'ensemble sur la salle . Sauf que Luzy, de son environ un mètre trente de longueur se heurta à dans quelques choses. Iraïd leva un sourcil et aperçu enfin une jeune fille, de petite taille et d'un visage de poupée inexpressive près de lui. Il n'avait même pas sentit sa présence ...

- Excusez-moi, je ne vous avez pas vu ...

Il inclina légèrement la tête et posa Luzy au sol, sa tête dans sa main, observant la personne en face de lui. On ne l'apercevait même pas cacher dans l'ombre comme ceci... Puis elle n'avait pas vraiment l'air heureusement d'être ici ... à moins que le visage de marbre soit naturel pour elle. Elle avait des cheveux et des yeux bleues, ce qui rendait étrange avec tous les habits sombres qu'elle portait. Ceci fit rester un peu perplexe Ira, elle paraissait vraiment ... Impénétrable. Bah, je pense qu'un peu de musique la gênerait pas alors, peut être ... Le rouquin tira un siège vers lui, cela serait mal vue de s'asseoir au sol. Et avant de s'y poser, il se tourna à nouveau vers la jeune fille, lui demandant.

- Cela vous dérange, si je joue un peu ?
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Lun 14 Mar - 18:33

Il y avait quelqu'un. Quelqu'un qui approchait même. Mais Suzume était trop prise dans sa surveillance de la danseuse pour s'occuper de lui. Il ne faisait que passer surement, comme les autres qui empruntaient la porte à quelques pas de l'ombre dans laquelle se cachait la gamine. Les gens passaient et repassaient depuis tout à l'heure sans même la voir. Cette idée lui plaisait, et petit à petit elle se détendit, même si un soupire lui échappa à nouveau, alors qu'elle laissa sa tête aller contre le mur, espérant juste que cette femme allait vite se fatiguer à force de tournoyer. Est-ce que c'est ça qu'aurait été sa vie si son père l'avait reconnue ? Passer des soirées et des soirées à danser, s'empiffrer à devenir obèse et connaitre tous les derniers potins de la toute nouvelle cour de l'empereur ? Pendant un instant elle s'imagina même à la place de la Duchesse, à danser dans une somptueuse robe bleue... Mais très vite le bleu se changea en noir, le cavalier disparu et la danse se transforma en maitrise de l'ombre. Ah, quelle ironie! Même quand elle essayait de s'imaginer autre chose que la vie qu'elle menait, l'image de prêtresse lui revenait immédiatement en tête. Peut-être qu'au fond elle était faite pour l'être depuis sa naissance, ou alors que le conditionnement marchait à merveille.

Quelque chose la percuta. Se mettant soudainement sur ses gardes elle faillit même contrattaquer par pur réflexe, mais se reprit avant même d'invoquer l'ombre, ouvrant les yeux d'un millimètre de plus en voyant ce qui venait de la percuter... Un... Une... Non en fait elle n'en savait rien. La musique et Suzume ce n'était pas le grand amour, elle préférait de loin le silence, alors de là à connaitre le nom des instruments.... C'était quelque chose avec des cordes et probablement que le son était agréable à écouter pour toute personne aimant la musique. Pour ne pas changer, même cela indifférait totalement la gamine dont les goûts étaient très limités...

Faites un peu attention...

Fit-elle seulement pour répondre aux excuses de l'homme de son habituelle petite voix indifférente. Il avait beau s'excuser, le mal était déjà fait... Non, en fait elle n'avait pas mal du tout, ce n'était pas de ce genre de mal que je parlais, mais plutôt du fait qu'elle avait failli faire attaquer quelqu'un en pleine soirée mondaine. Génial pour une première fois. Il lui faudra du temps pour apprendre à être moins sur ses gardes pendants ce genre de soirée, mais depuis que son père avait essayé de la tuer en pleine rue, elle avait du mal à se détendre hors du monastère. Regardant un instant sa duchesse, elle remarqua que cette dernière avait changée de cavalier, encore. Bah, qu'importe, tant qu'elle continuait de tourner et qu'elle ne disparaissait pas...

Après quoi la gamine se tourna vers le nouveau venu. Un grand roux, avec un instrument de musique. Un musicien ? Que faisait-il là ? Quoi que ses vêtements auraient plus fait penser à un invité. Un musicien invité ? Dans ce cas-là pourquoi s'encombrait-il de son instrument ? Si Suzume continuait comme cela, elle allait se donner mal à la tête. Chercher une logique à toute chose n'était pas la solution... Se plaquant doucement contre le mur, elle le regarda aller chercher un siège pour s'asseoir... Même assis il paraissait faire presque sa taille. Pas de sa faute si Suzume atteignait avec difficulté les un mètre soixante, les habitants de sa province n'étaient pas des plus grands, il fallait l'avouer... Mais lui par contre, il était vraiment trop grand, ce qui effaçait encore plus la présence de la jeune fille, minuscule et si facile à oublier, comme tous les assassins. Tant mieux, qu'on l'oublie, elle ne demandait pas mieux.

Mais ce n'est pas vrai! Il était venu squatter son petit havre de paix pour y jouer de la musique ? Il pouvait donc par retourner avec les invités ? Ou dans l'orchestre ? Voir même dans la rue, qu'importe, tant qu'il allait plus loin. Même si son visage restait de marbre, Suzume était passablement agacée à ce moment. S'il y avait un orchestre, pourquoi prendre la peine de jouer... ? N'y avait-il pas déjà beaucoup, beaucoup trop de bruit entre les rires, le brouhaha et la musique?

Ne trouvez-vous pas qu'il y a déjà assez de bruit?

Oui, du bruit, ou de la musique, appelez ça comme bon vous semble, cela revenait au même pour Suzume. Tout ce qui touchait de près ou de loin un art différent de la maitrise de l'ombre la désintéressait totalement. Que ce soit la musique, la danse, la peinture. Elle n'en avait rien à faire, parce que le gout de l'art c'est comme le reste, ça se cultive, et Suzume n'avait jamais rien cultivé d'autre jusqu'à aujourd'hui que le gout de traquer et de tuer.
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Mer 16 Mar - 17:26

Oh, un air polaire... Iraïd avait rêvé, ou il avait sentit l'air de réfléchir sur un court instant? Juste le temps que la petite demoiselle répondit un peu sèchement à son excuse. Certes, il n'avait jamais été doué dans la politesse mondaine ou du moins il faisait du mieux qu'il peut et répond de la façon donc sa diplomatie pensait. Mais là, le rouquin se demandait s'il n'avait pas dit un truc de travers ou réellement faire mal à son interlocutrice. Elle avait l'air si fragile et la coque dont Luzy était protégée n'était pas en mousse... cela pourrait être possible. Le musicien regarda alors un peu mieux la fille aux cheveux bleues. Ainsi que l'endroit touché. Hum elle n'avait pas l'air d'avoir très mal. Au contraire même. On avait l'impression qu'elle se fichait éperdument du coup donné. Indifférente. Peut-être que c'était cela enfaîte.
Le philosophe resta perplexe, pas particulièrement vexé de la remarque, mais prit au dépourvut. Il comprit tout de même qu'il devait se taire et encore moins insister sur la chose, surtout que la petite dame était déjà à toute autre chose. Elle regarda vers le bal. Avait-elle envie de danser ?

Hum... vu le regard de glace et la visage '' tu m'embêtes, je vais te répondre si froidement que tu n'auras qu'une envie, c'est de remettre ton manteau et partir loin, TRES loin'', donc l'option de la danse était à exclure. Peut être alors qu'elle accompagnait quelqu'un ? Bah, cela à peu d'importance et le musicien reprit sa contemplation de la salle. C'était tout de même une place stratégique, on avait une vision parfaite du lieu. Placé dans l'obscurité, tout paraissait à la lumière. Le regard limpide du grand homme se posa sur l'orchestre légèrement surélevé. Ceci fit sourire ce denier. Est-ce que quelqu'un se rentra compte qu'ils jouaient de la soupe? Certes c'était plaisant aux oreilles, cela donnait envie de danser avec le rythme entrainant. Mais outre cela, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. Enfin, le philosophe devait être mal habitué à la musique de ville et encore moins de celle des soirées. En tout cas, ce qu'il se diffusait ici, ne lui plaisait guère. Il s'assoit donc, voulant jouer un peu pour faire sortir l'air benêt qu'il avait dans la tête. Par politesse, il demanda à la personne à côté de lui qu'on oubliait tellement elle était silencieuse. Manque de pot pour elle. Iraïd fait toujours attention à tout. Et elle aura beau essayer de se fondre avec le mur, il sera là pour rappeler que non, elle n'était pas un caméléon et oui, il la voyait. D'ailleurs sa réponse lui plaisait.

Oui bon, dans la logique des choses, un musicien normal aurai mal pris que l'on qualifie sa musique de ''bruit'' sauf que ni la logique, ni la normalité était au rendez-vous dans le cerveau d'Ira. Il lui répondit donc, avec son éternel sourire rassurant aux lèvres et de sa voix paisible.

- ah? Vous trouvez aussi cet ensemble de choses n'est que du bruit? Pourtant dans une soirée comme celle-ci, la musique ne devrait pas être exceptionnelle... ?

Lui n'en savait rien. Il n'avait pas l'habitude de fréquenter des personnes aussi riches et populaires. Il commençait seulement à connaitre la haute-bourgeoisie et pour ce genre de choses, on débute souvent par le plus bas rang. Le rouquin regarda un instant la jeune fille. Puis sans rien dire d'autre, il sortit son instrument d'une délicatesse infini. La posa sur sa jambe et entoura un bras autour d'elle. Son regard avait changé et se fit plus tendre. Plus rien ne paraissait dans son monde, il n'y avait que Luzy, sa belle, son aimée. Il caressa son bois du bout de ses longs doigts squelettiques. Puis les passa sur les cordes, sans provoquer un son. Cela serait inutile dans tout se brouhaha... et puis seule la présence de son instrument arrivait à estomper tout le reste. Mais n'ignorons pas la réponse de la fille en noir. Cela serait impoli. Iraïd redescendit lentement dans le monde des vivants. Une main posée sur son pantalon, pour ne pas trop s'appuyer sur son instrument et l'autre la tenant juste. Son visage se tourna vers la demoiselle et il la regarda à nouveau attendant une réponse, parfaitement calme et aucunement froissé par le ton que portait la jeune personne à son égard. Quelque chose lui disait que ce n'était pas une noble, rien de ce qu'elle faisait, ni portait s'apparentait à cela. Alors, le philosophe n'avait pas besoin de faire de manière, ni de fuir devant une situation dangereuse pour lui. Et grâce à l'ombre qui régnait dans ce petit carré de salle, personne ne faisait attention à un musicien invité et une demoiselle introvertie.
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Ven 18 Mar - 1:14

Je veux partir...
Cet homme n'était ni décidé à changer de place, ni même à laisser la jeune fille tranquille. Il semblait même décidé à lui tenir la conversation. À la bonne heure! Avez-vous déjà essayez de parler avec un bloc de glace ? La seule personne pouvant se vanter d'avoir toujours des réponses construites (ou presque) à chacune de leurs discutions était Excellence, les autres avaient appris à décoder ses regards et ses silences... En temps normal Suzume aurait réagi de deux façons différentes :
Soit elle serait simplement partie se placer ailleurs : mais ce coin était stratégiquement placé pour se faire oublier tout en surveillant la duchesse, idéal donc. En haut il y avait trop de monde, et surement encore plus de gens pour lui tenir la conversation sans son avis, intrigués par cette gamine inconnue de leurs rumeurs...
La deuxième méthode consistait à envoyer l'autre balader avec quelques phrases d'une froideur dont elle avait le secret, mais Le problème était que dans ce genre de soirée on ne pouvait pas se permettre de blesser qui que ce soit, sans avoir la certitude qu'il n'y avait pas une princesse ou un prince derrière, près à vous rendre l'appareil pour avoir osé offenser son protégé, sa catin ou son mignon favori. De ce côté-là Suzume jouissait quand même de la protection du haut prêtre en personne, mais tout de même, elle voulait parfois régler ses problèmes toute seule au lieu de se sentir faible en se cachant dans les jupes de son supérieur... Elle allait essayer une nouvelle chose qu'on appelait la « diplomatie ». Attention les yeux.

« Un nid de vipères » hein ? Suzume laissa échapper un soupire en pensant à ce qui l'attendait, et cette fois elle n'avait pas sa cape pour le cacher. Autant l'avait-on laissé rentrer ainsi vêtue, autant la duchesse lui avait au moins demandée d'enlever ce bout de tissu noir totalement déplacé en intérieur pour une femme. Suzume n'aimait pas se balader sans, où du moins, pas hors du domaine clérical. Bien sûr elle n'était pas découverte pour autant avec ses longues manches ne laissant visibles que le bout de ses doigts, et même si sa jupe était plutôt courte, lui arrivant à mi-cuisse pour lui laisser une grande mobilité, le reste de ses jambes étaient couvertes par d'épais bas. Bref, on pouvait donc dire que son accoutrement laissait beaucoup de place à l'imagination...

Suzume avait fait sa dernière remarque sans attendre vraiment une réponse, pensant que cela suffirait à le dissuader de continuer. Mais voilà qu'il répondait. Pire. Il lui posait une question... Mais qu'est-ce qu'elle en savait du genre de musique qu'on passait dans ces espèces de soirée mondaine qui une fois sur trois finissait en orgie?! C'était la première fois qu'elle y mettait ses petits pieds d'adolescente récemment majeur. Et puis d'abord c'est quoi la différence entre ce qu'ils entendaient à cet instant et de la musique exceptionnelle ? Ça n'avait pas de sens, au final tout cela n'était rien d'autre que du bruit qu'on se plaisait à appeler musique. Il n'y avait pas « d'exceptionnelle » ou de « banale » musique, juste du bruit qu'on s'enorgueillissait de savoir manier.
Ça, c'était la réponse qu'aurait donnée Suzume si elle avait pris l'habitude de dire seulement et uniquement ce qu'elle pensait. Sauf que ce n'était pas le cas, bien souvent elle donnait la réponse qu'on attendait d'elle, rien de plus. Donc, analysant vite fait la situation, elle pensa que c'était une mauvaise idée. Cet homme avait l'air d'un musicien aimant son art au vu de la façon dont il maniait son instrument comme... Comme un être vivant. Un frisson de dégout passa dans le cou de la gamine qui aurait bien voulue s'éloignait, mais qui se collait déjà au mur. Ce n'était pas normal de regarder ou caresser ce bout de bois de cette façon. C'était bien les nobles ça, tous aussi fous les uns que les autres. Suzume était l'une des ecclésiastiques à pouvoir se vanter de ne pas être folle, conditionner certes, mais parfaitement lucide et nette dans sa tête, ce qui la rendait réticente à toute autre folie que celle de l'Église et des fanatiques d'ailleurs.

Cependant, elle ne fit pas de remarque sur le fait que se conduire ainsi avec un instrument était parfaitement dégoutant et indécent, tout comme elle ne dit rien sur la trop grande douceur qu'il prenait à manier son bout de bois. Chacun sa vie, mais que cet homme n'empiète pas dans la sienne... Au début, Suzume avait voulue ne pas répondre, mais voyant le regarde de l'homme fixé sur elle, elle se mit alors elle aussi à le fixer droit dans les yeux, sans aucune pudeur ou honte, juste un regard fixe qui vous toisait avec autant de froideur qu'il était possible pour un être humain d'en avoir. Suzume, alias la reine des glaces. Sa froideur n'avait d'égal que sa fidélité pour l'Église.

Je ne sais pas.

Fit-elle calmement, froidement, comme voulant trancher et mettre fin à cette discussion avec un mur de glace oral. Et puis la diplomatie c'était nul. Qui était-il pour venir ainsi la déranger ?
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Sam 19 Mar - 20:14

Hum... Pauvre jeune fille, si seulement l'air polaire, le ton méprisant, l'atmosphère tendue, le regard de meurtrier et la voix assassine pouvait effrayer Iraïd. Il serait parti depuis longtemps. Car là, il avait en face de lui un cas particulier de la société. Enfin, si elle avait un jour fréquenté la société, autrement dit : quelqu'un d'autre qu'elle-même ou un mur. C'est vrai que ça ne parle pas beaucoup un mur et en plus c'est froid ... Mais on dit qu'ils ont des oreilles. Comme elle. Cette demoiselle est donc une paroi de maison! Ou alors elle pense l'être... Ce qui expliquerait pourquoi elle se colle autant à celui qui est derrière elle... la jeune fille ne devrait pas, qui sait ce qu'il s'est passé sur cette cloison. Ou alors pense t-elle est une pierre? Possible puisque rien n'était visible sur son visage. Est-ce que vous êtes déjà pris un caillou dans la tête? Avec la petite demoiselle, ses paroles faisaient le même effet - ou presque. On a dû lui dire depuis qu'elle est toute petite de se comporter comme un glaçon... Iraïd médita là-dessus, la regardant d'une façon étrange. Un peu entre l'intérêt et la perplexité. Il avait été nullement froissé par le regard qui reflétait le dégout ni la lame tranchante qu'employait la fillette à son égard. Il a vécu depuis son enfance dehors, sous le mépris et l'humiliation alors ce n'était pas une demi-portion recouverte de noir jusqu'aux fonds de ses pensées qui allaient contrarier son esprit gangréné.

Enfaîte c'était même le contraire ... Il la trouvait mignonne avec sa petite taille, ses petites bras, ses petits points (qui pouvait surement être douloureux) et sa voix fluettes à essayer de faire fuir les gens pour ne pas qu'ils s'approchent d'elle avec les seuls moyens qu'elle avait en ce jour de réception mondaine : son insensibilité et sa froidure. Il pensait bien qu'elle y arrivait, car elle était vraiment d'un bon niveau dans ces domaines-ci . Avec une personne normale, son vis-à-vis serait parti en courant aller se planquer sous la crinoline de leur compagne en train de piailler. Sauf que face à Ira, c'est autre chose. Pas qu'il ne soit pas humain et encore parfois c'est une question à se poser. Cependant, c'est plutôt au niveau de sa normalité qu'il faut se poser des questions. Et pourquoi il ne réagit pas comme le commun des mortels. Premièrement il n'a pas de compagne avec une crinoline puis de toute façon, il serait trop grand pour se cacher en dessous. Et surtout ce n'est pas le froid qui fait fuir le philosophe, mais sa prudence.
Si la petite demoiselle est un mur de glace, Ira n'est qu'un tas de sable. Essayer de l'attraper, il vous glissera entre les doigts, essayer de le frapper votre poing s'enfoncera sans douleur, il peut être doux et chaud ainsi que désagréable au possible. C'est un peu pour cela que la réaction de la petite , le fit plutôt rire. Il ne rigola pas à gorge déployé bien sûr. Jamais. Mais, il sourit amusé. Cela ne changeait pas beaucoup, puisque le rouquin est quelqu'un qui a toujours un sourire accroché aux lèvres, mais quelqu'un qui le connait et qui arrive à décrypter ce que ressent le musicien, comprendra que cette situation l'amuse plus que ne l'effraie. Enfin, la réalité n'était pas aussi simple. Il resta donc sur sa chaise, sans montrer trop de signe de réaction à la phrase de la jeune fille. Quitte à se faire passer pour un idiot collant auprès d'elle.

Paraissons donc stupide ... et inconscient surtout. Le musicien savait très bien qui était la jeune femme à côté de lui. Mais il feint le contraire. Feindre était sa spécialité. Il avait remarqué l'anneau qu'elle portait autour de son doigt. Il connaissait qui portait des habits aussi noirs. Il avait compris pourquoi elle avait choisi un endroit ombrageux pour se protéger de tout ce qu'il se passait autour d'eux. Et le philosophe avait entendu parler d'une jeune demoiselle aux cheveux bleus étaient une prétendante au poste du future Haut-prêtre. Haute- prêtresse dans son cas. Puis, il savait qu'elle ne pourrait pas l'attaquer, ici. Ça se retournerait contre elle. Bon Iraïd resta tout de même prudent et surveilla le mouvement des ombres. Il ne connaissait pas sa véritable force, mais il se doutait bien qu'elle était supérieur de sa manipulation de la terre. Bien plus. La méfiance est son bouclier.

Mais avant tout, le musicien voulait voir qui était cette petite personne. Quelle mentalité avait inséré l'église dans sa petite tête. Et pour l'instant, cela ne reflétait pas grand-chose de bon, la demoiselle était vraiment digne de l'ombre. Qu'un côté, c'était fait exprès. Mais un tel état d'esprit dégoûtait le philosophe. Le problème c'est qu'un enfant devient en fonction de son éducation. Ira est l'exemple type..; mais l'on ne va pas s'attarder sur ceci. La remarque de la jeune fille le passa au travers, à moins qu'il ne la releva pas. Enfaîte, il réagissait comme si la voix de la petite n'avait été pas assez forte et qu'il ne l'avait pas entendu; sans lui demander de répéter cependant.

Toujours assit il effleura une autre fois les cordes du Luzy, semblant réfléchir. Et d'une voix qu'il ne reflétait pas le mépris, ni l'amusement. Juste de sa voix sereine habituelle, il continua.

- oh ... Vous ignorez donc que la musique est aussi une belle façon pour diriger les esprits ....

Iraïd voulait tester quelques choses. Voir comment pensait cette demoiselle. Et pour une personne qui excelle dans la manipulation des ombres.. Pourquoi ne pas parler de la manipulation d'esprit?
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Dim 20 Mar - 12:36

Ce fut Suzume qui, la première, coupa le contact visuel. Pas vraiment parce qu'elle le voulait ou que cela la gênait, mais plutôt parce qu'elle était quand même là pour surveiller l'autre femme en rouge et, non pour prendre le thé avec le musicien. Et même si le thé c'est bon, s'il venait à arriver quoi que ce soit à l'autre duchesse, Suzume serait un peu dans l'embarra quand même. Enfin bon, qu'est ce qui pouvait bien arriver en y pensant ? Ce n'était pas comme si une nuée de terroriste allait arriver de nulle part pour tuer tout le monde avec des bombes si puissantes qu'on ne retrouvera même pas leurs corps ? Ou qu'encore un assassin masqué allait surgir du vide pour la tuer malgré la foule. Franchement, d'après Suzu, ce besoin d'escorte était juste dû à une parano aiguë, parano qui la forçait à rester là pour surveiller qu'aucun moustique n'ait la mauvaise idée d'aller sucer du sang bleu. Franchement Suzu aurait pu l'amener et revenir la chercher au lieu de rester là à se faire harceler par un invité musicien. Putain de mission de merde.
Et pour couronner le tout l'autre ne semblait même pas réactif à la froideur de la gamine. Y avait un problème ? C'était cassé ? Je veux dire, d'habitude ça marchait sur à peu près tout et n'importe quoi à partir du moment où ça avait le sang chaud, et Suzu pouvait donc se vanter d'avoir une vie sociale proche du néant. Elle se demanda même s'il n'était pas complètement bouché pour avoir ravoir clairement entendu dans sa voix le « va te faire ...» caché derrière le « je ne sais pas ». Il fallait vraiment qu'elle révise ses tons sous-entendent de toute évidence...

Maintenant, il lui racontait des choses sans intérêt. Comme si Suzume avait besoin de la musique pour diriger les esprits... Puis d'abord c'est plutôt elle qui se fait diriger pour ne pas dire complètement manipuler comme une poupée muselant sa propre volonté. M'enfin, de toute façon elle est trop docile pour y trouver quoi que ce soit à redire là-dessus, c'était presque à se demander si elle n'était pas capable de sauter dans le vide si son Excellence lui demandait. Néanmoins, elle tenait à la vie, beaucoup plus qu'on aurait pu le croire, car elle lui sera utile si elle voulait devenir la prochaine Haute prêtresse. Quoi ? On vit pour réaliser nos rêves, sans eux la vie n'a aucun gout, aucun sens. Alors, on s'accroche à nos rêves dans l'espoir d'une vie meilleure. Tandis que d'autre n'ont que pour rêve de voir le pouvoir de l'Église diminuer, Suzume n'espérait que le voir grandir, encore et encore. N'y avait-il rien de plus normale qu'une fervente croyante de l'Ombre souhaite aller plus haut encore, jusqu'à devenir la plus importante des fanatiques ? Ceux qui se contentent de minimum sans oser se montrer sont faibles d'après elle... Quoi qu'il y avait des cas à part, des cas comme Zélig, officiellement apprenti et pourtant une puissance presque égal à celui de son excellence, et même si Suzume avait du mal avec lui à cause de ses préjugés, elle ne pouvait qu'avouer qu'il était affreusement talentueux. Mais eux, ils avaient déjà la trentaine, elle, elle allait à peine sur sa vingtaine et déjà son potentiel était juste bluffant. Qu'est-ce que cela donnera quand elle aura leur âge ? Plus d'un devait se poser la question...

Mais pour l'instant il y avait plus important que jubiler sur un pouvoir qui ne sera peut-être jamais sien. Soupirant doucement, elle quitta de nouveau sa cible à protéger, et regarda le musicien. Bon, très bien, la froideur ne marchait pas, inutile de l'être plus qu'au naturel alors, raison pour laquelle son regard resta remplit de dédain, mais moins froid, mais il ne la connaissait pas assez pour voir la différence. Peut-être que lui parler lui donnera l'impression de faire passer le temps plus vite... Un bel espoir vain. Il lui parlait de manipuler les gens avec de la musique. Une bêtise. Et Uriel il sortait un harmonica à chacun de ses discours peut-être ? Elle n'y croyait pas, c'était simplement des paroles en l'air. Bien que maniant l'ironie, Suzume ne trouva pas utile d'en prendre le ton et, se contenta donc du même qu'il y a un instant, juste en un peu moins cassant.

La musique n'a rien de beau ou d'utile, je n'ai jamais entendue qui que ce soit manier les foules simplement avec un petit air de piano. Seul les mots et les actes comptent... Soyons réaliste.
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Mer 23 Mar - 20:15

La petite demoiselle cessa d’un coup l’échange de regard. Semblant préoccupée par autre chose. Tiens, elle regarda à nouveau vers le bal. Il y avait vraiment quelque chose là-bas qui l’intéressait. Iraïd suivit les pupilles bleues et tomba sur une dames en robe rouge… Une dame en robe rouge ? Pourquoi la jeune fille s’évertuait à la fixer ? Quel lien pouvait-il y avoir entre ces deux femmes…? Femme … le regard du philosophe tomba légèrement sur le corps de la prêtresse et .. moui, on pourrait bien employer le terme femme pour elle. D'après pures observations. Mais passons… Le rouquin avait toujours été d'une certaine curiosité et il se demandait un peu pourquoi la future haute-prêtresse demeurait aussi vigilante avec cette autre personne. Peut être que cela expliquait aussi sa présence ici. Ira avait déjà partagé quelques réceptions de ce type et c’était la première fois qu’il l’a voyait ici. Et n’avait jamais entendu auparavant - dans une conversation banale de marquises qui critiquent toutes les autres femmes présentes- qu’une petite fille d’église aux cheveux bleues se déambulait aussi dans ce genre de lieu. Heureusement que à Ishtar les rumeurs allaient et venaient et que tout le monde parlait sur tout le monde. Sinon, des informations comme celle-ci ne serait pas accessible à quelqu’un comme Ira, qui malgré le faite qu’il soit un minimum soigné, il n’avait rien d’un noble.

La petite répondit une phrase de sa froideur éternelle. Cependant, elle fit sourire l’homme la taille bien respectable, toujours assit sur la chaise emprunté au buffet. Ce n’était pas le sourire paisible qu’il aborde habituellement, mais un petit sourire amusé. À peu près le même que la jeune fille avait récolté quand elle avait essayé d’envoyer balader le musicien avec une phrase qui-glace-le-sang-tellement-elle-est-puissante-et-glaciale. Mais qui n’avait pas fonctionné. Bref, alors comme cela, elle pensait que la musique était inutile? Pauvre enfant …Elle avait l’air particulièrement ignorante de la vie. Ou du moins tout ce qui dépassait le dessus de sa tête et de ses pieds. Ou plutôt, tout ce qu’il n’était pas l’Ombre et Église. Le philosophe réfléchissait un petit peu. Il savait que ces deux forces n’appréciaient pas ce qui était nouveau et avec une façon de pensées un peu avancées. Nous parlons là des médecins et de la science qui sont à des années lumières plus constructifs et plus intéressant que l’ombre. Mais il n’avait pas le souvenir dans les versets sacrées qu’il y avait un quelconque paragraphe qui indiquait que l’art et tout produit d’un artiste est une calamité ou un résidu de on e sait quelle pourriture de nouveauté et qu’il ne fallait absolument pas s’y intéresser. Les prêtres sont très attachés à leur versets… et vu le degré d’ouverture d’esprit de la gamine, ça pourrait être le cas. Mais il lui répondit quand même, content de débattre avec un enfant de l’ombre sans se faire tuer à chaque respiration.

- Vraiment? Sous vos yeux, tout le monde danse avec de la musique. Ils s’arrêteront si la musique s’arrête et reprendront si elle repart. C’est une sorte de manipulation de foule aussi.

Faut dire qu’il y avait un exemple flagrant, là, juste en face d’eux… C’était la musique qui dictait chaque mouvements des danseurs par le rythme. C’était la musique qui les faisait s’arrêter pour respirer. C’était la musique qui les faisait ralentir ou accélérer. Cela ne était pas de la pensée d’un musicien, ni d’un observateur. Mais la chose était tout de même réelle. C’était volontaire de la part des personnes sur la piste mais c’était bien le son qui conduisait tout ceci, qui les manipulait dans un sens.

- puis … dans les marches militaires, il y a souvent un orchestre qui les accompagnent. Vous n’avez pas remarquer que chaque mouvement des soldats obéissait à certain temps de la musique jouer ?

Dire à un musicien que la musique est inutile…. Faut être un peu inconscient sur les bords, non ? C’est comme si on disait que manger ne nourrissait pas. La musique avait toujours une utilité, si minime soit-elle … puisqu’elle permettait déjà à celui qui la joue de gagner sa vie. Chacun avait sa façon de pensée. Iraïd le savait très bien, c’est pour cela que les paroles de la jeune fille ne le froissa pas plus que cela. Il était juste surpris qu’elle soit si .. Fermée. Prostrée. Ignorante ? Mais le débat était partit, alors le rouquin continua, le sourire aux lèvres, assez heureux de débattre avec quelqu’un sur un sujet pareil.

- et puis .. La musique agit même sur vous puisque vous ne semblez pas l’apprécier, non?
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Jeu 24 Mar - 3:07

Suzume ne savait pas trop pourquoi, mais cet homme était... Détestable. Clairement. Il l'agaçait trop vite et trop bien. Plus il parlait plus elle avait envie de lui dire clairement qu'elle en avait rien à faire et que s'il ne se taisait pas bientôt, il y avait peu de chance qu'il voit le levé du jour demain matin. Ouais, enfin ça c'est la théorie, parce qu'en pratique tuer quelqu'un, en pleine soirée mondaine, c'est compliqué. Pas comme s'il suffisait de dire « ne faites pas attention, je le tue proprement, continuez de danser » pour que cela suffise à avoir la paix. Aussi devait-elle le supporter, ou fuir, sauf qu'encore une fois elle était trop bien ici (moins depuis qu'il était venu). Qu'avait-elle fait pour mériter ça?

Avec un soupire où l'agacement était purement visible, elle l'écouta parler alors qu'elle regardait toujours la duchesse danser, danser encore et toujours. Quel plaisir éprouvait-elle à tourner ainsi ? Était-ce le même plaisir que celui que prenait Suzume à maitriser l'ombre ? Elle en doutait: ce que faisait Suzume, elle le faisait pour le bien de tous, elle avait donc la satisfaction de se dire qu'elle agissait pour l'équilibre en ce bas monde, alors que cette femme ne faisait cela que pour son propre plaisir, égoïstement, ça n'avait donc aucune utilité. Il n'y avait rien à gagner, sauf peut-être un amant pour ce soir, et encore...

D'ailleurs elle recalcula l'homme qui lui parlait. Était-il vraiment un noble? Peut-être n'était rien d'autre qu'un favoris d'un aristocrate lubrique. Il savait manier les mots, certes, mais n'avait pas le sucre détestable que certains utilisaient dans chacune de leurs paroles. Pourtant, ce qu'il disait était tout aussi détestable. Était-ce à cause du fait que ça allait contre le sens de Suzume ? Il y avait peu de personnes qu'elle prenait la peine d'écouter dans ces cas-là: têtue comme la pire des mules, elle n'entendait ce que les autres disaient que quand elle le souhaitait, ce qui faisait d'elle une fanatique redoutable, n'entendant ni raison, ni argument. Seuls l'ombre et ses versets prévaut, ils sont la vérité, tout le reste n'est que mensonges. Et cet homme parlait de choses inutiles, dont elle se fichait totalement. La musique n'avait de pouvoir sur rien du tout, il se trompait, il mentait, il inventait, il voulait donner de l'importante à son art. Il était dans l'erreur. Dire qu'un musicien était dans l'erreur en parlant de musique, décidément, Suzume ne doutait de rien.

Bêtise. Ces gens ne sont pas contrôlés pour autant par elle, s'ils dansent c'est uniquement parce qu'ils le veulent, il suffit de regarder la foule qui stagne là-haut pour le comprendre. Elle n'a aucun pouvoir...

Cassante, agaçante, sûre d'elle. Suzume était de celle avec qui, parler avec des idées opposées aux siennes, était toujours agaçant, souvent inutile. Il continua en parlant des musiques barbares qui servent aux armées pour leur donner plus de prestance. C'était juste pour donner de la grandeur au mouvement, de l'importance à cette petite armée d'homme allant massacrer des hérétiques pour le bien de tous. Pour le bien de l'empire. Suzume n'avait jamais compris l'utilité d'une armée quand on possédait quelque chose d'aussi puissant que les mages noirs, capables d'utiliser l'ombre pour battre n'importe qui, écrasant tout ce qui ne leur ressemble pas sur leur passage. Cependant, si l'armée était là, c'est qu'elle devait avoir son utilité au fond. Cependant, la gamine se demandait souvent qui gagnerait si une bataille s'ouvrait entre l'Église et l'armé impérial. Une idée idiote, mais qui lui aurait bien plus à vrai dire. Suzume était de ces jeunes assoiffés de bataille, juste pour le plaisir de sentir l'adrénaline du combat en elle, de voir ses ennemis s'écraser devant la puissance de l'empire. Devant la puissance de l'Église. Quel dommage qu'il n'y ait plus de révolte...

S'ils le font, c'est uniquement pour se donne un semblant de prestance, pour que leurs armées semblent plus solennelles... Là encore il n'y a nulle musique pour les accompagner quand ils combattent, elle n'est qu'obsolète et la pour faire jolie pendant les moments de parade inutile.

Et blessante. Suzume aimait se montrer blessante avec les gens qu'elle n'aimait pas, dans l'espoir de les voir fuir. Avec ceux qu'elle ne connaissait pas aussi... Non pas blessante, le terme juste aurait été méprisante. C'est ça, elle se montrait méprisante avec le musicien, parce qu'elle ne l'aimait pas d'emblée. Peut-être parce que son instinct lui disait que c'était un philosophe ? Naaaan, c'était plutôt parce qu'il était venu la déranger dans sa paix, alors qu'il assume.

D'ailleurs il venait de dire que la musique l'agaçait. C'était vrai, elle l'énervait, car elle préférait le silence qu'elle trouvait bien plus beau que cette musique trop forte qui finirait par lui donner mal à la tête, sans doute d'ici quelques minutes. Suzume était une enfant ayant grandie parmi la quiétude et la sobriété de la cathédrale de l'Ombre et de son monastère, habituée depuis toute petite au silence religieux, a l'ombre des lieux, et à l'austérité des couleurs et des vêtements. Tout ici était le contraire de ce qu'elle connaissait et aimait: la décoration et les robes trop colorées, la musique trop forte, cette lumière éblouissante, et le manque d'équilibre entre les ténèbres et la lumière. Comment aurait-elle pu aimer ça, alors qu'elle se sentait tant à sa place dans la cathédrale ? Tout ici lui était inconnu. Peut-être qu'il lui faudra-t-il des mois pour s'y habituer et, encore plus pour accepter... Alors aimer, n'en parlons pas.

Évidemment qu'elle m'agace, je déteste le bruit.

Dit-elle en insistant bien sûr ce dernier mot. Essayer de lui faire entendre une autre raison que la sienne est... Chose compliquée quand on ne s'appelle pas Uriel D'Arken.
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Dim 27 Mar - 19:52

Cette fille était tout le même vraiment amusante ! Enfin non, pas amusante. Plutôt rigolote, mais dans le sens de ridicule. Elle était si …fermée. Elle parlait, balançant des mots en pavanant avec sa froideur méprisante comme si rien ne pouvait atteindre et qu’elle était au dessus de tout le monde. Alors qu’elle ne savait absolument pas de quoi elle parlait. Voulait t’elle se donner de l’importance ? Se sentait t’elle supérieure au philosophe parce qu’il n’était que le protégé d’une Dame, en ce jour ? Et que Elle, Elle était la Future Haute-Prêtresse! Avec majuscule attention … en tout cas, là elle paraissait pathétique à défendre son point de vue. Pauvre fillette, elle avait encore beaucoup de chose à apprendre. Ira gardait son sourire aux lèvres, c’était bien trop amusant pour rester de marbre. Dire à un joueur de Luth que la musique est une infamie, c’est comme dire à un prêtre que l’Ombre n’est pas réelle et que c’était juste une blague qu’il a crut depuis le début. Comme dire a un noble que son rang ne signifie rien et que c’est juste des lettres collées entre elles. Bref, dans ces cas-la, il y a deux solutions, soit on lui rire à la gueule, soit on l’a lui explose. Bien sur, le philosophe ne fit rien des deux faces à ce personnage qui se tournait en ridicule toute seule. Elle pourrait mal le prendre s’il se mettait à rire. Mais le rouquin lui répondis quand même, d’un ton enjoué.

- C’est vrai que l’on voit souvent des gens danser sans musique ! Si l’orchestre est dans cette salle, c’est bien pour quelque chose. Pour qu’il y est une salle à danser, et une autre à manger. On entend bien moins la musique là-haut.

Ne pas se foudre d’elle, ne pas se foutre d’elle. Ce n’était une pauvre enfant, avec les idées un peu trop arrêtées qu’on avait un peu trop mal éduqué. Enfaite les éducations d’ Iraid et de Suzume était les contraires même. A l’un on avait appris a accepter son prochain ( ou presque) et l’autre de le tuer. L’entente va être difficile… Enfin, ils sont des ennemis naturels, façon de penser parlant. Mais le musicien avait ce qu’il voulait: connaitre un peu mieux les personnes de l’Eglise, apprendre comment il réfléchissait et se faire une idée de leur pensée. Il était toujours bien de connaitre contre qui ont se battaient. Si l’on connait les pensées, on pourra deviner les agissements… Et si on déduit les agissements avant qu’ils ne se passent, ça permet d’avoir un coup d’avance. Mais encore faut t’il deviner juste… Surtout que ici, en digne réception noble, elle ne pouvait pas user de son pouvoir que le faire taire et lui faire payer de un, ses « affronts » et de deux, son statut de philosophe. Autant en profiter, non? Pour la titiller un peu. Et puis pour ce qu’elle pense en plus …

Iraïd remit Luzy dans sa coque, par simple sécurité. Il n’allait pas jouer un air de luth à la jeune fille pour lui démonter que la musique peut être belle. Il n’a pas la vanité de se prétendre bon joueur et pouvoir montrer que sa façon de jouer est sublime. Bien trop méfiant de ce que cela peut donner. Et puis tout bonnement, elle ne le méritait pas. Pourquoi jouer pour quelqu’un qui ne tendait même pas un peu l’oreille pour écouter et ne faisait que Râler? Ça la ferai geindre encore plus. Enfaite parler à cette demoiselle, c’est un peu comme parler à un sourd. C’est bien beau, mais ça sert pas à grands choses… Mais Ira continua quand même, on est a une soirée mondaine ! Autant rester dans l’ambiance et faire des choses inutiles, si l’on ignorait ce qu’il cherchait dans le fond. Son sourire ne le quitta pas pour autant, et il continua d’un ton plus doux qu’il n’y a quelques secondes.

- Vous avez les idées bien arrêtées … Dommage cela pourrait vous facilitez les choses.

Quel chose ? Bonne question. Le philosophe laissait la prêtresse réfléchir la dessus, s’accoudant à la chaise, son regard vert très clair alla se poser sur la foule qui dansait, toujours.

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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Lun 28 Mar - 15:08

Cette discussion ne pouvait mener nulle part au final. La seule chose qu'elle pouvait faire, c'est agacer, envenimer, pour finir par empoissonner leurs paroles respectives. Quelle idée aussi de pousser la discussion sur un sujet dans lequel il ne pouvait absolument pas être d'accord. Suzume ne savait pas apprécier un autre art que la maitrise l'ombre, parce qu'on lui ne lui avait pas apprit, et parce qu'elle ne voulait pas apprendre. Si elle n'y connait rien, si elle ne veut pas savoir, comment pourrait-elle aimer ? Même la remarque qui suivit ne lui fit rien. Voir des danseurs sans musique ? Oui, évidemment qu'elle en voyait, souvent même, qu'était les prêtres si ce n'est des danseurs aux mouvements envoutant l'ombre ? N'avait-il jamais vu la maitrise d'une certaine Viktoria dont Suzume avait entendu parler ? On disait qu'il n'y avait rien de plus irrésistible que sa manipulation des ombres. Pourtant, c'est sans musique que la manipulation s'apprenait, elle servait juste à faire "jolie" à l'occasion. La danse n'avait pas besoin de la musique pour être, d'après Suzume.

Vous vous entêtez, car vous refusez de voir que votre art est obsolète. Vous lui cherchez une utilité autre que distraire, car vous refusez de voir qu'il ne sert à rien d'autre qu'à divertir ceux qui ont du temps à perdre en l'écoutant.

Ça, c'est fait. Il voulait se montrer blessant ? Très bien, Suzume adorait ce jeu, mais le mépris était presque innée chez la demoiselle, et autant dire que quand il fallait se montrer détestable, elle n'hésitait pas, surtout quand on la cherchait, n'ayant aucun scrupule à utiliser les mots uniquement pour blesser. La jeunesse à souvent le poison le plus perfide, et quand elle décide de l'utiliser, elle se fiche des dégâts qu'elle occasionne, trop insouciante pour cela... Suzume était une gamine fermée de nature, bloquée dans ses idées et préjugées, et l'attaquer comme il le faisait ne servirait à rien d'autre que la braquer encore plus. La seule chose qu'il gagnait, c'est qu'elle décide à son tour d'attaquer.
Sans compter que Suzume ne voulait pas de la présence de l'autre, alors si elle pouvait le faire fuir en lui montrant qu'elle n'aimait ni la musique, ni ses idées, elle n'allait pas se gêner. Croisant les bras, elle le regarda de nouveau droit dans les yeux, oubliant pour de bon la duchesse, elle allait pas se faire attaquer par un danseur ivre non plus.
D'accord, il avait réussi à avoir son attention complète, mais honnêtement, vu comme elle était braquée et sur la défensive désormais, il avait mal joué son coup. Elle lui lança même son regard que d'habitude elle réservait à Zélig : le regard qui dit qu'elle te méprise du plus profond de son âme, et qu'elle ne changera surement pas d'avis. C'était vraiment de pire en pire.

Faciliter les choses ? Quelles choses ? S'entendre avec les autres ? S'entendre avec lui ? Forcément, immédiatement Suzume se mit à réfléchir à de quoi il pouvait bien parler... Mais très vite elle arriva à un constat qui plu plutôt bien à son envie de couper court à tout ça, tout autant qu'a sa fierté : Ce n'était pas à elle de changer pour les autres, mais aux autres de s'adapter, à quelques exceptions près. Et s'ils ne voulaient pas, et bien ils leurs suffisaient de ne pas lui parler, de l'ignorer, elle n'en demandait pas moins.
C'était quand même incroyable d'entendre quelqu'un lui reprocher son caractère alors qu'elle ne lui avait strictement rien demandé, ce n'est pas elle qui était venue à lui. Elle se savait difficilement agréable quand il fallait débattre, tout simplement parce qu'elle n'accepterait rien d'autre que ce qui allait dans son sens, pourquoi croyez-vous qu'elle est si peu d'amis ? Rien ne l'intéresse vraiment si ça n'a pas de rapport avec l'Ombre et sa maitrise.
Alors, comme ça elle avait les idées arrêtées ? Très bien, d'accord, elle a les idées arrêtées et tout ce qu'il voulait. Alors, puisqu'elle est tellement fermée, elle décida de rester sur son idée première ; c'est-à-dire mépriser cet homme et, puisqu'elle le méprisait, il ne valait pas la peine qu'elle réponde. Décidant de se vexer (parfaitement, elle boude en gros) histoire de montrer toute sa mauvaise volonté à continuer cette conversation, elle se mura dans le silence. Avec un peu de chance, il allait enfin lâcher l'affaire. Qu'est-ce qu'il avait à gagner à parler avec une gamine insupportable avec lui ?
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Lun 28 Mar - 21:17

Bon, on pouvait dire que c’était officiel maintenant. Le prêtresse n’aimait pas le philosophe. Et elle le montrait bien. Voir même parfaitement bien. En même temps c’était un peu son boulot de mépriser les gens, surtout quand ils étaient des hérétiques. Iraïd se posa la question si elle savait que lui-même était un philosophe. Il pensait qu’elle s’en doutait. Faut dire qu’il ne le cachait pas … vraiment. Premièrement, il se trimbalait avec un instrument, ce qui signifiait qu‘il était un musicien et musicien rime souvent avec artiste, puis artiste avec philosophe. Deuxièmement il n’avait pas l’air d’être un noble, et encore moins un prêtre. Bref il avait une bonne tête de philosophe avec ces cheveux roux d’un mettre de long. Et troisièmement, il n’hésitait pas la embêter une prêtresse. Ce n’était pas question de non respect, puisqu’il la vouvoyait - bien que physiquement, elle devait en faire 14 … - et ne lui crachait pas dessus. Mais juste voir de quoi pouvait être capable sans ses ombres.

Et le résultat était pas trop décevant. Quand on n’y attendait rien de bien. Faut dire qu’une personne de l’Ombre qui disait que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Il y a quelques choses d’effrayant. Mais rien de ça avec son interlocutrice. Plutôt une sorte de gamine qui nargue tout le monde tentant de s’approche d’elle, derrière une grande vitre faite en glace, q disait qu’elle était intouchable et que personne ne pouvait changer sa façon de pensée. Mais en attendant, vu la réponse cassante et blessante qu’elle lui avait lancée. Son intention première avait fonctionné. C’est-à-dire, la titiller. Et très bien, en plus vue sa réplique . Pas que ça le touchait grandement, mais ça l’avait surpris. Cette fille, c’est une attardée de la société… Ou une chose comme cela. Personne, pardon. Et c’était lui qui s’entêtait ? Mais ce n’était pas elle qui répliquait à chaque fois, de plusieurs formes possible que la musique était inutile ? Oui, bon certes, Iraïd aussi, mais dans l’autre sens. C’est peut-être pour cela qu’ils ne s’entendent pas.

Enfin, pour ce qui était du musicien. Il faisait un peu exprès. Avec la jeune fille, il n’était pas là pour se faire aimer d’elle. Loin de là. Il faisait même le contraire de cela. Il avait bien remarqué que cette dernière voulait qu’il parte. Et c’était pour cela qu’il restait bien encré sur sa chaise et n’avait pas l’intention de bouger. C’est aussi pourquoi qu’il continuait à faire la conversation à une pierre. Et c’était même pas contre ces pauvres cailloux, tout à fait innocent là-dedans. Alors l’entente la main dans la main et la bouche en cœur, c’était à passer à la trappe, illico. Cependant, il continua à la contredire pour une dernière fois, juste pour la forme.

« - Peut-être, si vous le souhaitez … Mais elle sert au moins à le remplir de ventre. »

C’était vrai après tout. Certes la musique pouvait être tout de même paraitre inutile pour qui le voulait, musicien était un loisir mais aussi un métier. Et d’un sens comme un autre, elle lui permet de rester vivant.

Mais ce qui arriva par la suite, le laissa en suspense. La demoiselle avait l’air de faire la tronche à sa réplique sur son ouverture d‘esprit . Bon faut dire que sur le coup, ça n’avait pas été très délicat de sa part. Mais là, c’était une vraie bouille qu’elle lui faisait. La regardant toujours, il se pencha un peu vers elle pour dire d’une voix calme, sans aucune froideur, lui.

« - Vous boudez ? … Ce n’était pas un reproche, vous savez … »

Ce qui était vrai après tout, il ne disait pas cela pour la vexer sinon il aurait été plus direct et radical. Et puis, le philosophe voulait continuer à discuter avec elle malgré tout… Il se mit donc sur sa chaise et regarda la salle.

Pendant une dizaine de minute, voir une quinzaine. Le rouquin ne dit rien. Mieux ne faillait pas trop envenimer les choses, c’était déjà assez tendues comme cela. Alors autant faire une petite pause et laisser le silence s’installer pour adoucir les mœurs. Il regarda le peuple de la réception danser. Quelques fois, son regard alla glisser vers deux-trois personnes en particulier, mais il ne restait pas longtemps fixé sur eux. Cette société avec ses aristocrates… Non, mieux ne pas commencer un débat la dessus, cependant, il n’eut pas put s’empêcher de dire ses pensées à voix haute.

« - Ces Homme méprisent ce qui ont moins qu’eux et cherche à être aimé de ce qui ont plus qu’eux.. »
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Mer 30 Mar - 12:52

Il y a des moments où l'on se sent très... Bête. Vous savez, ces moments où, par exemple, vous vous rendez compte que vous avez décidé de faire la tête à tout le monde pour rien. Ou quand vous montez sur vos grands chevaux alors qu'on vient de vous faire un compliment tout ce qu'il y a de plus « gentil », mais que par m'égard, par fierté, ou par toute autre chose, vous avez mal interprété ou décidé de prendre mal... Eh bien, c'était un peu le cas de Suzume à l'instant. C'est fou ce qu'elle se sentit idiote quand l'autre lui fit savoir avec calme qu'il n'avait pas dit cela comme une reproche.

Ah.

Comment aurait-elle pu le deviner ? On reproche trop souvent aux gens d'avoir l'esprit fermé pour y voir un compliment dans l'idée d'avoir les idées arrêtées... C'est un compliment tordu ! Ça c'est sûr que devant la corruption ou l'influence Suzume était complètement imperméable, mais pour s'entendre avec les autres ça devenait vite un problème. Cependant, pour ne pas perdre la face, elle décida de garder les bras croisés et l'air fermé, même si intérieurement elle se demandait bien ce qui la retenait ici. Pourquoi ne pas partir plus loin après tout ? Elle n'avait rien à gagner à parler avec lui, juste s'énerver encore plus... Mais allez savoir pourquoi, elle avait l'idiote impression que si elle partait à l'autre bout de la pièce il allait la suivre juste pour la faire chier. Idiote impression, elle le concevait... Mais quand même...
Suzume avait aussi l'impression qu'il suffisait encore d'une seule parole de l'autre pour qu'elle explose et lui fasse bouffer son instrument de musique. Oui, question impulsive, il était rare de trouver pire que Suzume à bout de patience, aussi étrange que cela puisse paraitre ses actions étaient souvent irréfléchies contrairement à ses paroles. Cependant, l'autre ne dit plus rien et, le silence se fit entre les deux, permettant à la prêtresse de remonter sa barre de self-control.
Doucement donc, Suzume baissa sa garde, se détendant tout en se disant que, peut-être, il en avait fini avec toutes ces paroles et que maintenant, le silence seul allait régner jusqu'au départ de la duchesse. Avec un peu de chance elle en aura bientôt marre de danser, fatiguée par tout ce vin et décidera de partir ? Quoi qu'il en soit, Suzume retourna à sa contemplation des danseur pour passer le temps.

Elle aimait les robes de bal. Aussi étrange que cela puisse paraitre, elle trouvait ça jolie, même si c'était bien trop coloré. Ça devait vraiment être incommodant d'en porter, se déplacer devait être difficile avec toutes ces couches de tissu lourdes pour certaines... A vraie dire Suzume s'habillait toujours d'une robe de prêtresse, à la différence que la sienne était beaucoup plus courte que celle de certains, pour la simple et bonne raison qu'il était primordial pour elle de possède beaucoup plus de mobilité. C'est aussi pour cette raison qu'elle portait toujours, par-dessous, un short, histoire de ne pas avoir à s'inquiéter qu'on voit quelque chose qu'elle n'aurait pas forcement voulue montrer. Bref, vous l'aurez compris, Suzume préférait souvent plus une tenue utile et légère plutôt que de lourde robes de bal belle mais pénible, comme le prouvait sa tenue actuel.

Encore une fois, ce fut le musicien qui coupa le silence (quel bavard !), en disant quelque chose... Qui ne fit plus douter Suzume sur à la nature de cet homme. Il n'était donc pas un noble. Oser dire de tel pensé sur ceux qui lui permettent d'être présent ici. Soit il était idiot, soit ingrat, soit franchement audacieux et dans ce cas il était surement un de ces philosophes aux idées bien trop folles, trop idiot pour les garder pour lui. Et si Suzume avait été une sale petite peste d'aristocrate se faisant un plaisir de rapporter son avis sur les nobles ? Et si elle s'était décidée à tout faire pour lui nuire, blessée qu'on parle ainsi des vipères? Enfin, pour ça il aurait fallu qu'elle les aime, ces hypocrites aux voix de miels. Ils savaient manier les mots comme personne, bien mieux qu'elle en tout cas, et leurs regards pouvaient à la fois se montrer des plus charmant tout en laissant voir le mépris profond qu'ils avaient pour tous ceux qui ne leur ressemblaient pas. Suzume détestait les nobles, mais dans un sens, elle agissait de la même façon qu'eux, détestant et méprisant tous ceux qui dénigraient l'ombre.
Oui, sauf qu'elle elle faisait son devoir. Les versets le disaient, les hérétiques devaient être punis pour avoir osés blasphémer contre l'Ombre. Tous ceux qui se détournaient de l'Ombre devaient périr. Elle ne faisait rien de mal en agissant ainsi, au final elle ne faisait rien de plus que son devoir de prêtresse, rien de plus que le bien pour l'équilibre de ce monde.

Suzume devait-elle répondre à ce qu'il venait de dire ? Elle ne savait pas trop. Méfiante sur certains points sensibles et dangereux comme celui-là, elle préférait souvent garder son avis personnel de peur qu'il se retourne contre elle. Aussi ne trouva-t-elle pas bon de répondre à tout cela. Gardant sa pensée pour elle, elle préféra faire comme si elle n'avait rien entendue, continuant de regarder les robes tournoyer gaiment, donnant de la beauté, de la grâce aux danseuses qui, pour certaines, en manquaient cruellement sans tout cet apparat.
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Sam 2 Avr - 21:25

Non, ce n’était pas vraiment un reproche … Iraïd le pensait certes. Et il avait dit cela, sans penser aux conséquences, ni à la façon dont pourrait le prendre la jeune fille. Il avait annoncé cela un peu comme nous disons qu’il fait beau aujourd’hui et qu’il a du monde dehors. C’est une évidence, puisque l’on ne va pas cela alors qu’il pleut et que les rues sont désertes. D’une façon un peu anodine donc .. Sauf que sans gravité pour lui, pourrait l’être pour quelqu’un autre. Et c’est-ce qu’il se passa. La jeune fille lui en veut d’avoir dit qu’elle avait l’esprit fermé. Ce qui est normal après tout .. Personne n’aime ce qu’on lui rappelle ceci …non? Enfin passons. Le philosophe regardait la foule, perdu dans ses pensées. Et la prêtresse faisait toujours semblant de bouder, les bras croisées, regardant surement aussi dans la même direction qu’Iraïd.

Aucun ne bougea qu’importe la raison. Danser, pourquoi pas; aller se désaltérer au buffet ou simplement fuir la présence de l’autre. Il était pourtant des ennemis distincts et durerait là, cote à cote, sans que aucun n’ai me moindre mouvement pour se mettre en garde ou attaquer l’autre. Peut être par ce qu’ils étaient tous les deux dans une soirée mondaine qui n’étaient pas le lieu de prédilection, ni de l’un, ni de l’autre. Cependant, la situation avait tout de même quelques choses de dérangeant. C’était des contraires même, et ils restaient là, presque avec tranquillité. Du moins pour un, avec son instrument à ses pieds. L’autre, la jeune fille auquel le musicien ne fit plus attention de bougea pas non plus. Pourtant elle en avait l’occasion, maintenant.

Enfin, ne cherchons pas. Le rouquin parla encore … Mais pas pour la petite, plutôt pour lui-même. Il ne se rendit pas compte qu’il avait dit ses pensées à haute voix. Cela était à causes de voyager seule. Il finit par parler à soi-même, ou son instrument sans y faire attention et maintenant qu’il à retrouvé une situation a peut près sociale décente. Il a toujours garder cet habitude. Son étrange misanthropie est peut-être pour quelques choses, à ne pas réussir à se lier à l’autre humain. Enfin, il n’avait pas dit cette phrase assez forte pour qu’elle soit entendu par toute la salle. Ni même les quelques danseurs qui virevoltait près d’eux à se moment là. Peut être que la gamine avait entendu mais ce n’était même pas sur puisqu’elle ne fit rien. Même pas un signe de surprise sur son visage.

Le philosophe tourna légèrement la tête vers elle, sans pour autant se retrouver en face. Ses cheveux roux lui tombèrent devant les yeux et il était difficile de savoir qu’il arrivait à voir au non.

- Vous semblez vous ennuyez, je me trompe ?

Parfois le sourire doux d’Ira avait quelque chose d’effrayant, il le gardait s’en cesse. Malgré tout les reproches qu’il se prenait. Toutes les répliques froides que la jeune fille lui lançait pour bien montrer qu’elle le méprisait et qu’il n’était pour elle que souillure. Pourtant son sourire paisible ne le quitta pas, comme si toute les paroles que l’on pouvait dire, il ne les entendait pas … Soit elle le traversait, soit elle lui passait par-dessus, au choix.

[ désolé, ce n’est pas très fameux… ]
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Lun 11 Avr - 15:11

Le blanc entre les deux protagonistes ne dura pas longtemps, quelques minutes tout au plus. Pourquoi ? Parce que le philosophe en avait décidé ainsi. Tournant aussi son regard vers lui, elle remarqua l'exagéré grandeur de sa chevelure. Ça devait être gênant et un énorme point faible en combat. Suzume ne réfléchissait qu'ainsi, raison pour laquelle elle n'avait jamais eu les cheveux plus long que lui arrivant au niveau des épaules, pour éviter qu'on est une prise facile dessus... Elle se demanda même un instant si en tirant de toutes ses maigres forces, elle ne pourrait pas lui arracher une longue mèche rousse ? Puéril, mais peut-être que ça l'aurait enfin fait partir ? Peut-être même que cela lui aurait enlevé ce sourire horripilant qu'elle n'aimait pas ? Elle qui ne souriait jamais, c'était bien sa veine de tomber sur un visage bloqué dans cette expression n'étant qu'un mensonge... Un jour elle lui fera perdre son sourire... Cette idée la réconforta, aussi se montra-t-elle moins froide, animé par un soupçon de joie venant de ses pensées.

Oui vous vous trompez...

Fit-elle d'une voix presque neutre, tout en quittant l'homme du regarde pour à nouveau admirer la foule dansante et ses myriades de couleurs. C'était vrai, en venant ce soir-là à la réception sur demande de la duchesse, elle avait été certaine de s'ennuyer bien assez pour finir par mourir par terre, ou pour finir par fuir par la première fenêtre ouverte, faisant fi de sa mission première... Et pourtant... Et pourtant non. Elle était agacée par la lumière, par lui, par la musique, et par leur discussion, oui, mais pas vraiment ennuyée. Suzume était quelqu'un d'une très, voir trop, grande patience quand il s'agissait d'attendre les autres, et la, que faisait-elle d'autre qu'attendre la Duchesse ? Les longues heures de méditation avaient bien le mérite d'apprendre la patience même aux gosses les plus turbulents. Baigné dans les préceptes de l'Église depuis son jeune âge, Suzume s'était vite assagie pour s'adonner uniquement à l'entrainement, et ainsi augmenter certaines qualités dont d'autre manque terriblement, tel que la patience. Si autrefois Suzume avait été une enfant dissipée, il n'en restait plus rien aujourd'hui. Il était très rare de la voir se mettre en colère, de la voir perdre le contrôle de ses émotions... "Contentes toi d'être neutre, tu verras, c'est bien plus prudent", la neutralité et le mépris étaient les seules choses qu'elle exprimait facilement. Et puis, c'était vraiment joli les robes des dames de bal. Elle aussi elle en voulait une. Mais noire. Ou bleue nuit... Quoi que, avait-elle seulement le droit de porter d'autre couleur que celle sombre représentant l'Ombre si sacré à ses yeux ? Un doute la prit...

Je suis agacée, oui. Mais ennuyée, non.... Pas vraiment...

Oui, cette remarque était bien là pour rappeler que cet homme ne faisait rien d'autre que l'agacer par sa simple présence. Son attitude toujours aussi impassible aurait pu croire qu'elle disait cela simplement pour se moquer... Et pourtant... Et pourtant c'était vrai, elle ressentait bel et bien un agacement perpétuel juste de savoir cet homme à côté d'elle... Supporter, encore un peu, encore un effort, la soirée arriverait tôt ou tard à sa fin.
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Lun 11 Avr - 20:10

Ah? Alors le rouquin se trompait vraiment. La jeune fille ne s’ennuyait pas, bien qu’elle en avait tout l’air. C’est vrai que son visage resplendit de joie et de bonne humeur. La gaité possède son corps tellement qu’elle est heureuse et elle fait des petits sauts joyeux partout, chantonnant de douce parole avec une voix pleine de vie. Eumh … Elle ne s’ennuyait pas … La demoiselle était juste agacée. Ce qui était un peu normal puisque Iraïd, grand rouquin aux cheveux interminables et philosophe de surcroit était là pour l’embêter et ne la lâchait pas d‘une semelle -ou presque… c’était peut être une petite vengeance pour tout ce que l’église à fait à ses semblables: plus d’un est mort pour ses idées et les autres encore vivants au moins fini une fois en mauvaise posture face à eux…. Si ce n’est dans les cachots, sous les doigts de cette charmante torture. Ira y est passé il y a longtemps. Et cela lui avait largement suffit. Mais s’était peut-être cela qui força la conversation avec la jeune fille.
Sauf que les réflexions d’un philosophe ne sont pas aussi simple. Derrière chaque mot, il y avait quelques chose d’envisagé. Derrière chaque phrase quelques choses de manipulé… La manieur de terre et les aristocrates ne sont pas si différents. Ils jouent tous les deux avec les mots pour arriver à leur buts. Sauf que pour l’un, leur dit but est plus … Pur et puis utopique que ceux des autres.

Enfin, le rouquin n’est pas aussi inconscient qu’il n’y paraissait … La plus grand raison qui le pousse à provoque la future haute prêtresse est bien de connaitre son adversaire. Mieux fallait t’il connaitre ses gouts pour le piéger. Et c’était la même chose pour déduire le comportement. Cela permettrait au musicien d’avoir une longueur d’avance à condition de bien se débrouiller et de ne pas se faire prendre à son jeu. Ce qui pourrait être assez stupide… Face au danger avec lequel il jouait. Il s’affichait tout de même pleinement à la demoiselle. Son visage n’était pas découvert et encore moins ses cheveux qui restait son signe le plus distinctif. Normalement, quand ce dernier rodait parmi les prêtres et/ou les inquisiteurs, Iraïd avait toujours une capuche et une écharpe qui lui cachait le visage, et bien que dit comme cela, ça avait l’air suspect. Extérieurement, il avait tout l’air d’un nomade habitué des déserts qui avait fait escale à Ishtar. Mais revenons aux froufrous mondains et aux vêtements sur-mesure sentant le savon. La demoiselle ne s’ennuyait pas, elle était juste agacée… Mais pourquoi alors à t’elle cette tête aussi inexpressive ? Outre la présence D’Ira et ses questions répétitives, que pouvait trouver telle d’intéressant ici ? Si la petite prêtresse n’avait pas été là, le philosophe se serai surement ennuyé, lui… Bon il faudrait facilement trouver une occupation parmi ce monde et faire semblait qu’il se plaisait ici. Mais cela ne changerai pas à qu’il n’aimait pas particulièrement les lieux … Il posa la question à la jeune pour savoir.. Les prêtres aimaient t’il ce genre de réception… Pourquoi ? Toujours avec le même ton, toujours avec la même expression, le rouquin continua.

« - Ah … vous aimez ces réceptions ? »
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Ven 6 Mai - 1:32

Il... L'agaçait. Encore, toujours, inlassablement. Prodigieusement même. Il parlait trop. Même quand il ne parlait pas, sentir sa présence la mettait sur le qui-vive, prête à se montrer blessante à la moindre occasion. Même sa voix avec quelque chose qui l'agaçait, peut-être le plein trop de douceur, cette façon tranquille de s'exprimer comme s'il se détachait de tout. Elle avait envie de le voir à terre, transpercer par l'Ombre, alors peut-être que son sourire disparaitrait ? Mais Suzume se reprit tout aussi vite, extrêmement surprise intérieure par sa pensée. Ce genre d'envie ne lui ressemblait pas, c'était presque une envie de... Faire mal ?... Étrange, il faudrait qu'elle fasse attention à l'avenir... Sa mine se fit songeuse, mais très vite elle se reprit, secouant doucement la tête.
Il ne pouvait pas se taire et laisse le temps filer ? Pour Suzume, tout était une question d'équilibre, car c'est ainsi qu'était la doctrine de l'Ombre. Pour la lumière, il y a des ténèbres. Pour la joie, il y a de la tristesse. Pour le bruit, il y a le silence. Mais lui, lui ne respectait pas ce précieux privilège qu'est le silence, il parlait trop, même le blanc qu'il y avait eu n'était pas suffisant. Pourtant, c'est d'une voix toujours aussi douce et monocorde qu'elle prit la parole. Elle était trop froide pour laisser voir sa frustration.

Et vous, ne savez-vous donc pas apprécier le silence ? Ça semble être une chose bien rare en votre présence entre votre bruit que vous appelez musique et vos paroles...

Fit-elle d'un ton réprobateur avec un coup d'oeil tout aussi peu amical. Elle ne l'aimait pas. Cette évidence lui était venue aussi vivement que sa pensée sadique d'à l'instant. Elle ne l'aimait pas, sans comprendre pourquoi. Mais avait-elle besoin de raison ? Elle ne l'aimerait jamais.

Si au premier abord, on aurait pu trouver le plan d'Iraïd intéressant, il ne fallait pas oublier un détail. Suzume était jeune, encore trop jeune du moins pour être considéré stable dans ses avis et ses gouts. Elle n'avait même pas encore quitté l'adolescence, et même si son corps était déjà proche de celui d'une femme, son esprit, lui, restait entre les deux, encore malléable mais dans lequel les préceptes de l'Ombre avaient été imprimés au fer rouge, comme quelque chose faisant partie intégrante d'elle. Sans l'Ombre elle serait incomplète. Comme une enfant sans bras. Sans l'Église elle ne serait personne. Comme un chien sans maitre. Même si un jour elle réussissait, tant bien que mal, à s'élever au-dessus de tous ses rivaux, de s'élever même au-dessus de l'homme qu'elle admirait le plus, et à devenir l'héritière de l'actuel Haut Prêtre, celle qu'elle serait devenue pour en arriver là n'aurait plus aucun rapport avec la gamine froide et désagréable qu'il aurait alors rencontré lors d'un bal. Le chemin pour le pouvoir est long, et la folie vous guète, à chaque instant, comme un animal se tapissant dans l'ombre, attendant un seul de vos faux pas pour vous dévorer. Celle qu'elle serait amenée à devenir était encore loin, très loin de cette fille à la limite de l'impolitesse envers l'homme qu'elle méprisait. Parce que dans un sens, elle considérait Iraïd comme un être indéfiniment inutile et inoffensif.

Et C'était la toute son erreur. Et c'était aussi pour cela qu'elle ne s'en méfia pas. Comment aurait-elle pu comprendre, à l'époque, que les mots parfois pouvaient, dans le temps, faire bien plus de mal que le pire des poisons ? Ils empoisonnaient l'âme, la pensée, la volonté. Et elle ne verrait rien venir. La confiance est une bêtise. Mais sous-estimer un potentiel adversaire est bien pire encore.

Laissez-moi donc, et allez trouver quelqu'un d'autre qui se plaira à répondre à toutes vos questions, Monsieur.

/hj/ Tu me fais chier, par ta faute je fais un mauvais rp, débrouilles toi avec cette réponse, rien à faire xD
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MessageSujet: Re: A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]   Ven 13 Mai - 17:45

Hum, la soirée battait son plein mais le philosophe ne savait pas si c’était en bien oui en mal. Lui avait eut ce qu’il voulait. C’est a dire une discussion à peu près normale avec un personnage de l’église plus ou moins important. Et les réponses qu’ils avaient reçues confirmait ce qu’il pensait. L’esprit fermé toussa toussa, on ne va pas refaire un topo la dessus. Surtout qu’il soupçonnait légèrement qu’on l’avait démasquer- bon, il n’était pas vraiment cacher. Et que la demoiselle en face de lui avait bien deviner qu’il était philosophe. Ce qui n’était pas une bonne chose pour lui. Elle pourrait lui tomber dessus pour un petit séjour en prison. Enfin il avait la sécurité des nobles d’un coté -même s’il n’y avait pas une confiance inébranlable envers eux - et on ne pouvait pas le juger pour l’exercice de son art terrestre, il n’y était guère doué et ne que l’utilisait rarement. Mais cela n’empêcha pas d’avoir à faire avec elle ou un quelconque inquisiteur dans le futur qui ne viendrait pas le voir pour taper la discute comme il fait en ce moment avec la prêtresse

Enfin discussion… C‘était plutôt un échange de questions titillantes et de réponses polaires voir méprisantes. Assez particuliers donc, surtout que cela commençait à empirer. Une sorte de tension était de plus en plus présent et elle faisait crier la parano du musicien lui disant de partir vite ou sinon, il allait ce faire transpercer par sa propre ombre. En effet la petite demoiselle devenait légèrement menaçante et au moins preuve de contraire, elle ne le cachait pas. Iraïd avait beau s’être approcher d’elle pour la connaitre un peu mieux- même s‘il avait un plan plus fourbe derrière la tête. Cet avant-gout de l’Eglise lui avait suffit. Maintenant il faillait trouver un moment de s’éclipser rapidement.

Enfaite, cela ne serait pas si difficile que cela. La prêtresse lui disait clairement qu’il voulait qu’il parte. Une envie de l’embêter un peu plus pris le musicien mais ça ne serait vraiment pas raisonnable de l’ennuyer encore… et un peu trop dangereux. Vraiment dangereux. Déjà que là pour l’avoir picoter comme il le faisait, ce n’était une preuve de prudence pour un philosophe. Alors s’il continuait, il pourrait rejoindre Olivier là où il est … Et le rouquin n’en avait pas particulièrement envie tout de suite. Sauf que maintenant, il fallait trouver un moment de s'éclipser sans se faire poignarder dans le dos; ce qui serai fâcheux aussi. D’un regard en biais vers Luzy qui était rester sage et silencieuse toute la soirée. En réalité le musicien avait plus peur pour elle que pour lui … Après tout la jeune fille n’aimait pas la musique, elle pourrait très bien s’en prendre à son instrument. Cela le réduirai à néant sans le tuer. Il frissonna à cette pensée. Bien sur, il ne laissera pas une telle chose arriver. Son signe particulier tomba toujours dans son dos, accrocher en queue haute et elle se balança dans le dos de ce dernier quand il se leva. Son instrument à la main, il se retourna vers la demoiselle de sa hauteur filandreuse. Son éternel sourire aux lèvres et d’un petit hochement de tête de salut - oui, il n’est pas eut d’éducation d’aristocrate…

- Hum .. Je vous laisse donc, au revoir Demoiselle.

Rapide le départ … Iraïd se retourna, bien que méfiant d’avoir une prêtresse dans son dos. Luzy bien entendu entre ses bras, et se fonda dans la masse mondaine de cette étrange soirée. Au fond, Iraïd n’espérait pas la revoir, elle avait l’air des moins sympathiques face à lui, et quelques choses lui disait que s’il la rencontre n’importe où autre que dans la résidence d’un noble, cela pourrait mal se passer… quoi qu’il en soit, il souhaitait tout de même que la rencontre ne la laissa pas indifférente…

/hj/ \o/ , de même, s'il y a un problème dit-moi et j'éditerai x)
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A choisir, je préfère encore m'empoisonner [Pv Ira]

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