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 Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]

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Á mon cerveau regretté

Mist

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MessageSujet: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMar 22 Fév - 0:01

[HJ / Italique Zélig ; Normal Mist]

J'me réveille brièvement, pour constater que je suis sur un équidés qui avance. Je suis jamais allé sur un cheval, et je crois que je tenais à continuer comme ça. Enfin se réveiller avec un animal de une tonne entre les jambes, c'est pas pour me rassurer. En plus je suis devant Léonard, sur le pommeau de selle, et y a l'énorme cou de l'animal juste devant et ses petites oreilles dressées, comme pour chercher quelle créature piétiner. J'ai un bref moment de panique où j'essaye de fusionner avec l'autre terroriste puis je me ressaisis en me disant que y a plein de gens sur des chevaux et qui meurent pas, et même qu'ils mangent que de l'herbe, c'est con comme animal. Je me calme et je reste tranquille appuyé sur Léonard.

Je déchiffre péniblement le papier que m'a donné l'autre connard. Il avait donc l'adresse de ma fille sur lui, quel gland de pas l'avoir au moins tabassé pour chercher ce genre d'information. Je me dépêche de partir, non sans avoir lâché un dernier regard à la prison. Léopold m'a condamné à mort, j'ai trahi l'Eglise, je m'en veux, c'est comme si j'avais enculé le ciel, que j'avais lâché un gros doigt à la terre sous mes pieds. Tout mon univers depuis mes cinq ans, il ne peut pas y avoir de vie sans.
Je rentre chez moi avec l'albinos pour me changer et me soigner, plus pour ne pas effrayer ma fille que par soucis pour ma petite santé, de toute façon je vais pas tarder à décéder. En sortant, je me suis senti sous le choc, j'ai contribué à la mort d'un inquisiteur ! Un bon, en plus. J'ai aidé à libérer un mec qui a tenté de tuer l'Héritier ! Et le Haut-Prêtre ! C'est... je sais pas, comme si je m'étais rebellé contre la gravité, c'est pas possible, ça existe pas.


On arrive à la maison chelou de Léonard, faut que je lui dise que j'ai pas bavé là dessus, mais que Diana est en fait une duchesse qui se sert de lui... à moins qu'il soit au courant et consentant ? Barf, je verrais quand je serais plus à moitié mort. Il va apparemment s'occuper du paiement du prêtre ou je sais pas quoi, et l'idée qu'il parte m'angoisse soudain. J'ai peur d'être tout seul, c'est trop frais tout ça. Je m'accroche à son bras, de toute façon j'ai trop mal pour dormir ou manger... enfin c'est pas une raison pour courir la campagne non plus, mais j'ai peur de rester dans un lit à glander. Comme si on risquait de me tomber sur le rable si je suis pas tout le temps en mouvement. Léonard peut comprendre ça ? Je sais pas, il doit voir que ma langue arrachée et mon bras brûlé et troué. Je prends quand même le temps d'enfiler des fringues – oui je sais où piocher, j'suis déjà venu j'te signale – parce que je suis pas top à ce niveau là, c'est pas que j'aime pas être déguisé en serviteur de l'ombre, mais bon. Je retourne en boitillant vers Léonard, je vais avoir du mal à avoir l'air vaillant. C'est en tirant sur les liens que je me suis abîmé les chevilles en fait, j'les ai bien cisaillé.

Avant de repartir vers l'adresse donnée – en pleine cambrousse – je prends quand même le temps de bander les plaies de ce pauvre albinos. Il en a même sur le cou ! J'ai quelques connaissances pour ça parce que je me mutile souvent, j'en ai envie là d'ailleurs, mais ce n'est pas la question. Pauvre garçon, je mets un soin infini à ne pas lui faire mal en nettoyant tout ça, et puis il faut qu'on reparte après. C'est cruel, il aurait plutôt besoin de rester au lit.

- Ecoute, il faut qu'on y aille, Léopold a kidnappé ma fille de cinq ans.

Oui parce que je sais pas, moi, que c'est cet homme qui m'a vendu pour trois pièces. Si je l'avais su, je l'aurais tué de mes mains au lieu de l'aider à se lever et à aller péniblement dans les champs qui bordent Ishtar.


Je trouve de quoi écrire et je dis à Léonard que je veux aller avec lui pour pas rester tout seul, j'espère qu'il va comprendre. Je crois qu'on va en dehors d'Ishtar, et ça me fait un peu peur parce que je ne suis jamais sorti de la Capitale, pour ce que je m'en rappelle – je sais que mes parents viennent d'une province du Sud et que j'y suis même né, mais je ne m'en rappelle pas. C'est vide non ?
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Zacharias Flash

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMar 22 Fév - 13:01


    C'est une course interminable ; alors qu'il ne pouvait déjà pas avancer, qu'il voulait faire une pause, Léopold l'entraînait toujours plus loin, faisant en même temps s'enflammer ses poumons d'une horrible façon. Il fallait qu'ils fassent une pause, ou alors, il allait s'évanouir où il ne savait quoi. Simplement insupportable. Il sentait toujours la douleur qu'avait occasionné le pied de l'Inquisiteur sur sa poitrine et il était réellement étonné de n'avoir été plus blessé. Enfin, son calvaire se termina. Léopold avait l'air déjà bien essoufflé, il s'était arrêté et Zacharias tomba littéralement par terre, essayant de respirer le plus vite possible mais la douleur lui coupant presque cette occasion. Une crampe le coupa en deux, il entendit à terre Léopold dire ses conneries, et se retrouva sans avoir l'occasion de dire quelque chose, avec Zélig. Drôle de gars, en tout cas, l'Informateur espérait vraiment qu'il retrouvait sa fille, en un seul morceau, si possible.

    Le prêtre l'emmène chez lui et Zacharias se lance totalement faire, fatigué comme il l'est. Ils se sont échappé de le prison mais est-ce véritablement fini ? Ils ont quand même tué un Inquisiteur, une enquête va avoir lieu et...Il a tué quelqu'un, même s'il ne l'a pas achevé. C'est tout simplement dégueulasse, il se souvient du sang qui reste sur ses mains et...non, il ne peut permettre de vomir chez Zélig. Quelque chose de mystérieux lui dit que celui-ci lui en voudra s'il salit le parquet. Le prêtre le soigne, tout de même, il ne le laisse pas moisir sur place, quelle indulgence. L'albinos se demandait s'il allait le tuer car il était un hérétique, maintenant, mais non, en fait. Il est gentil ou il a pitié de lui ? Peut-être un peu des deux, en fait. Surtout qu'il prend soin de ne pas lui faire trop mal, même si Zacharias ne peut retenir une petite grimace, il a le torse totalement bourriné, alors ça peut se comprendre.

    Il hoche la tête lorsque Zélig lui dit qu'il faut maintenant se rendre chez Léopold. Doit-il lui dire qu'il le sait, que l'autre con a kidnappé sa gamine ? Même s'il a entendu les cris du prêtre dans la prison ? Non, ce n'est pas vraiment une bonne idée, et c'est un prêtre, après tout. Il préfère lui laisser le moins d'informations possible, histoire que l'envie ne lui prenne soudainement pas se venger du type qui a révélé toutes les informations à propos de sa fille et de l'endroit où il habitait. C'est tout de même à cause de lui si Zélig est dans cette merde alors il convient sans doute de se la fermer. Il hésite tout de même à lui dévoiler la vraie nature de Léopold, cela le démange même férocement.

    « M'ci. Ouais, allons-y, moi j'vous suis. »


    Il le suit, monte, enfin essaie de monter maladroitement, sur le cheval du prêtre. Vous avez déjà essayé de monter sur un cheval blessé, vous ? Il espère au moins que Zélig sait où il va, parce que tout ce qu'il voit, un peu affolé, en ce moment, c'est l'agitation dans les rues, comme s'il s'était passé quelque chose de drôlement important. Mais quoi donc ? À l'heure qu'il est, en effet, des gardes ou n'importe qui a dû découvrir le cadavre de l'Inquisiteur et vu son importance, ils n'ont pas intérêt à se trouver à proximité. Il va forcément y avoir une enquête et il se souvient avoir demandé son chemin à quelqu'un, dans la prison.

    La bâtisse de Léopold se situe vraiment dans la cambrousse, faudra qu'Uriel d'Arken et ses chiens se mettent sévèrement à faire fonctionner leurs neurones pour aller les chercher jusque là. Alors, évidemment, ils descendent du canasson, rentrent dans la demeure. C'est là que Léopold doit arriver, non ?

    « Y'a quelqu'un ? »

    Il s'assoit par terre, même si le sol n'a pas l'air de très bonne qualité ; il n'arrive plus à rester debout trop longtemps.
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Mort(e) tragiquement

Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMar 22 Fév - 17:35

Les événements de ces derniers jours avaient beaucoup influencé sur son humeur et surtout, sur son moral. La duchesse avait d’abord été agressée par le fameux terroriste, Mist. Elle avait vécu des minutes interminables et invivables dans la cave du magasin d’Alvaro et de ses hommes. Elle avait décidé de rencontrer Zacharias Flash, qui s’était révélé être en réalité un informateur que Marius avait menacé. Par ailleurs, elle estimait que les limites avaient été franchies et était très en colère contre lui. Tout cela pour, elle ne savait quelle raison. Mais elle avait une adresse qui lui donnerait probablement – elle en était en fait sûre et certaine – un indice sur tout ce qui se tramait dans son dos. Les secrets les plus infimes du terroriste avec lequel elle avait accepté de s’allier. Mais aussi avec lequel elle avait tout simplement envie de se séparer désormais. Elle ne supportait plus du tout ces manières ni ne soutenait pas ses envies d’attentat voire pire. Elle avait donc, après de nombreuses réflexions, décidé de ne plus continuer l’alliance. Elle se débrouillerait seule. Puis, de toute façon, que ce fût avec aide ou pas, elle n’était plus très sûre et certaine d’avoir un jour la possibilité de monter sur le trône. Elle avait, après tout, mis en colère l’Empereur en personne. Cela était non seulement inadmissible mais diminuait fortement les chances pour elle d’être la femme de ce dernier. Alors elle commençait peu à peu à perdre espoir à nouveau. Il lui arrivait parfois à réfléchir à d’autres moyens de se battre pour les intérêts du peuple. De combattre le Régent et surtout, l’Eglise. Elle se surprit même plusieurs fois à penser qu’elle serait alors considérée comme une terroriste elle aussi. Mais telle était tout simplement la réalité. Ce fut la raison pour laquelle, elle n’était plus aussi motivée qu’autrefois. Et, lorsqu’elle pensait à la promesse faite à sa mère, elle s’excusait dans ses prières et se convaincu que cette dernière comprenait et la pardonnerait, quand elles se retrouveraient.

En tout cas, l’adresse sur le petit papier que Marius avait un jour fait tombé chez elle – probablement pendant la présence du sénateur de Jadewood – l’intriguait beaucoup. En plus de tout cela, Zacharias avait davantage piqué son angoisse et sa curiosité plutôt que de la rassurer. Bien sûr, il n’y était pour rien. Il ne le savait pas du tout. Mais au lieu de calmer toutes les inquiétudes qu’elle possédait, au contraire, il les avait amplifiées. Alors la duchesse ne désirait plus rester sans rien faire. Encore une fois, elle prit des risques. Elle sortit un jour de chez elle et décida de se rendre à cette adresse. Cette dernière se trouvait en dehors de la ville. D’ailleurs, elle mit un peu de temps à parvenir à l’endroit même. Elle s’était faite aidée par quelques campagnards même. Elle découvrit alors que c’était en fait une ferme et elle semblait abandonnée. Cela lui parut bien étrange mais elle ne souhaitait pas faire demi-tour. Elle resterait là et inspecterait les lieux malgré tout. Elle inspira alors comme si elle désirait se donner un certain courage puis entra dans cette ferme qui commençait de plus en plus à s’écrouler. Bientôt il n’en resterait que des ruines. Il faisait sombre alors elle faisait tout de même attention où elle mettait les pieds. Elle n’avait pas envie de se blesser. Mais elle ne découvrit rien de spécial. Rien d’intéressant. Pour l’instant. Ce n’était que le début. Elle passait tous les recoins au peigne fin. Alors qu’elle ouvrit un tiroir pour voir s’il n’y avait pas des papiers ou des objets quelconques qui pouvaient appartenir à Marius, elle l’entendit. Une petite voix. Plutôt lointaine. Qui ne devait pas se trouver dans le même endroit qu’elle. Elle comprit rapidement que c’était des pleurs. Des pleurs d’une petite fille. Elle se laissa alors guider tout en essayant de savoir d’où provenaient les pleurs. Elle cria pour voir si l’enfant en question pouvait l’entendre. Alors les cris cessèrent un instant et la fille lui répondit. Elle ne savait pas où elle se trouvait, mais la parole permettrait à la duchesse de la localiser bien mieux.

Quelques secondes plus tard, Eleanor sortit de la ferme et se dirigea vers la grange juste derrière. La voix se fut beaucoup plus forte alors elle sut qu’elle s’approchait. La grange avait été fermée par un cadenas. Malheureusement, la duchesse n’en possédait pas la clé, forcément. Donc elle ne savait pas quoi faire. Elle vit tout de même la partie du bois qui pourrissait. Si elle forçait, elle avait une chose de le casser et de passer à travers. Mais le ferait-elle vraiment ? La grange pourrait s’écrouler. Ce n’était pas ce qu’elle désirait. Pourtant, elle inspira encore une fois et décida finalement de tenter le coup. Le bois céda et elle arriva de l’autre côté. Elle se tourna alors vers la petite fille. Elle fut bien surprise. Elle la reconnut. C’était la fillette de ce prêtre étrange qu’elle avait rencontré il y avait quelques mois. La fillette se lança dans ses bras et Eleanor la prit pour la rassurer.

- Tout va bien maintenant, murmura la duchesse à l’oreille de la petite. Je vais te ramener à ton papa. Dis moi seulement ce que tu fais là.

Alors que la petite se mit à bégayer, des voix parvinrent à Eleanor. Mais aussi des sabots et des hennissements de cheval. La duchesse, qui portait la petite, sortit par le trou qu’elle avait formé. Encore une fois, elle fut étonnée. Elle aperçut Marius et Mist. Plus loin, il lui sembla distinguer deux autres personnes qui se dirigeaient vers cette ferme. Elle ne put tout de même pas les reconnaître encore. Personne ne pouvait imaginer à quel point sa colère était forte à ce moment. Alors comme cela Marius avait pris cette petite fille en otage ? Cela la révoltait plus que tout. Pour quelle raison ? Aucune idée. En tout cas, elle avait eu vent de l’attentat et de l’emprisonnement de Mist. Alors que faisait-il ici ? Avait-il été libéré Marius ? Et, était-ce pour cette libération que Marius avait fait cela ? Tant de questions se bousculaient dans son esprit. Mais le pire était certainement cette colère qui l’habitait.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMar 22 Fév - 18:58

Le coeur battant, percevant au loins les cris et l'agitation, Marius avait murmuré quelques prières pour retourner dans les Bas-Fonds sans qu'on puisse les suivre, regardant sans cesse de tous les côtés, imaginant les ombres des Inquisiteurs les poursuivre, son imagination lui rejouait des tours. Heureusement, ce ne fut que des hallucinations et ils rentrèrent à la Masure sans soucis, il avait aidé Mist à descendre et l'avait laissé faire ce qu'il voulait, songeant déjà à prévenir Magdra pour qu'elle puisse s'occuper de ses blessures. Il laissa le cheval dans une ruelle, pas trop loin et soigneusement attaché, sans surveillance et se demandant si la bête serait toujours là à leur retour. Mis était partie se changer, Mairus fit de même et vira tous ces accessoires. Son premier geste fut de passer de l'eau froide sur son visage et sa nuque, cherchant à enlever l'odeur d'urine et de sang qui s'était collée à lui, il essuya vivement son visage avec l'habit qu'il venait d'enlevé et repris sa veille chemise habituelle, plus grande qu'avant. Il referma à peine les boutons de ses manches, il était pressé, ce n'était pas le moment pour ce genre de détails. Lorsqu'il revint en bas pour s'occuper de Mist et lui demander de rester tranquille le temps qu'il revienne, Marius trouva l'infirme prêt à le suivre. Surpris, il lut le petit papier qu'il lui tendait et après avoir réfléchi quelques secondes, le jeune homme haussa des épaules et approuva. Il avait compris la peur de Mist à rester seul, blessé avec tout ce qui venait de se passer, il lui fit signe de le suivre tout en le surveillant pour voir s'il n'avait pas trop de difficulté à marcher. Entre temps, il avait trouvé un fourreau et avait rangé l'épée de l'Inquisiteur dedans, elle pendait désormais à sa ceinture, il l'avait dérobé sans s'en rendre compte et ne ressentait pas l'envie de s'en débarrasser. Peut-être parce qu'il se prenait à imaginer qu'avec une telle arme, il serait plus redoutable, une épée était capable de forger son guerrier, n'est-ce pas ?

Montant sur le cheval, derrière Mist, Marius jeta un regard à la vieille masure, abandonnée depuis des années, vide et sans âme, elle cachait pourtant bons nombres de secrets. Aussi bien les secrets des contrebandiers avec qui il travaillait que les siens, même ceux d'Eléanore ; il fronça les sourcils en songeant à elle, repartant au trot, il pensa qu'elle n'avait pas à savoir ce qu'il avait fait. S'il devait lui parler de la libération de Mist, il inventerait un mensonge, désormais, les scrupules l'attaquaient avec bien moins de vigueurs. Certes, le jeune homme ressentait une certaine culpabilité vis-à-vis de Zélig, mais sauver Mist lui avait semblé bien plus important que la possible mort de ce Prêtre. Ce n'était pas ses problèmes, c'était ce dont il avait fini par se persuader. Ils quittèrent la ville agitée, dérangée et remuante comme le cadavre tout juste dévoré par les vers, les gens murmuraient déjà, on inventait la mort de l'Inquisiteur, on mit ça sur le compte du groupe de Sigma. Qu'importe que ce succès ne lui soit jamais accordé, il s'en moquait et c'était même tant mieux, l'Église le recherchait, mais refusait de le voir comme quelqu'un de véritablement dangereux. Il estimait que la vie qu'il menait allait leur prouver le contraire, une autre victoire, celle de l'honneur s'entamerait bientôt. Et c'était peut-être à cause du souvenir de cet Inquisiteur honorable que Marius gardait l'épée qui avait été son bras à sa ceinture, la traîtresse lui appartenait. C'était le souvenir de sa victoire, un gain précieux.

Même en s'enfonçant dans les champs, même s'en s'éloignant d'Ishtar, le terroriste était angoissé, un murmure dans sa tête lui disait de ne pas emprunter cet endroit et que quelque chose de terrible l'attendait. Mais comme les hommes avaient la capacité incroyable de faire ce qu'ils voulaient sans prendre en compte l'avis des autres, il refusa d'écouter ce murmure, talonnant sa monture pour arriver le plus vite possible. Il avait hâte de rendre la petite Innana à son père, sa place n'était pas dans cette grange dans laquelle Marius l'avait enfermé, en lui faisant cruellement croire que ce n'était qu'une partie de cache-cache, mais avec son père qui pour elle, venait de trahir l'Église. Il lui en était reconnaissant, peut-être allait-il le lui dire ou non, il ne le savait pas très bien. Ils ne tardèrent pas à voir la ferme abandonnée, cachée dans un coin reculé, personne ne pouvait les trouver à moins d'en connaître les lieux. Il revint au pas, fermant les yeux en soupirant, lorsqu'il les rouvrit, il vit la silhouette de Zacharias. Son mépris grandit et il s'arrêta, aidant Mist à descendre, il déclara sans regarder personne :

— Votre fille se trouve dans la grange, venez.

Il attacha le cheval et ouvrant la porte de la ferme, il fit signe à Zélig de le suivre. Ce fut là qu'il perçut des voix, celle brisée de la petite fille, et une autre qu'il connaissait que trop bien. Il pesta entre ses dents, agacé, il accéléra le pas pour fixer froidement Eléanore. Qu'est-ce qu'elle faisait là ? Pourquoi ne pouvait-elle jamais se tenir tranquille et faire tout ce qu'il lui ordonnait ? Il mordit sa langue pour tenter de contenir la colère, il montra la fillette à son père et froidement, il lança à la Duchesse :

— Qu'est-ce que tu fais là, toi ?

Oui « toi », un peu de mépris dans sa voix, pourtant même si son attitude était à critiquer, il venait de vivre beaucoup de choses dans une seule journée pour contenir le flot de colère qui le submergeait, aussi grand que celui de la jeune femme.

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Merci à Dietrich/Ambroise ♥️

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Á mon cerveau regretté

Mist

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Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] Vide
MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMar 22 Fév - 20:22

J'abandonnais l'albinos derrière moi, pour aller vers Léopold qui avait changé de cheveux, rajeuni de dix ans et faucher l'épée de l'inquisiteur – on s'fait pas chier. Mist à coté avait maintenant des fringues, mais pas de chaussures et n'avait pas pris la peine de faire un tour dans une baignoire. Faut pas chercher. Puis on s'en fout dans le fond, hein.
Nan l'important, ce qui me fait marcher vite, c'est la grange qu'on me montre du doigt. On rentre dedans, et ma fille en larmes est dans les bras de...

Duchesse van Lähre ?!

Je hausse un sourcil, c'est vraiment la Kabbale, mais dans le fond ça aussi je m'en fous. Je reprends ma progéniture. Tous des merdes. Je la berce, elle pleure dans mon cou tout doucement. Je lui rends son ours en peluche, elle le prend sans rien dire et se cache contre moi.
La seule raison pour que je ne les taille pas en pièces, c'est que je ne veux pas que ma fille voit ça. On a perdu trop de bons esprits comme ça, avec des scènes trop crues. Elle ne comprendrait pas, et ça la marquerait autrement que cette petite virée campagnarde sans papa.

J'aurais dû réfléchir avant de faire tout ça, avoir toujours un pantin à disposition, près de ma fille, faire au moins l'effort de tabasser ce connard de Léopold avant de me plier à sa volonté, tuer Mist dans la confusion du truc... on devrait toujours suivre les commandements de l'Eglise, on s'éviterait bien des problèmes.
Je m'allume une cigarette, j'hésite à en tuer un, pour le principe. Ce connard à cheveux gris qui fait son caïd avec son épée volée sur un cadavre, Mist qui a même pas l'air d'imprimer où il est et qui s'accroche à Léopold comme une pute au bras de son mac, cette femme que je croyais... je sais pas, pieuse, quelque chose comme ça. L'albinos, j'arrive pas à savoir si il est là de sa volonté propre ou pas, je sais même pas qui c'est, mais comme le connard Léopold a l'air de le mépriser, il m'est tout à fait sympathique. Je les fixe tous, je suis bien en colère, et j'ai le moyen de tous les tuer. C'est pas leurs petites épées qui me font peur, j'ai des pouvoirs magiques autrement plus classe moi, plus... proches de la vérité.

- Tas de... – des fois, les mots manquent, il faut aller droit à l'essentiel, même si de jeunes oreilles trainent – connards. La prochaine fois que je vous croise, je vous tue.

Puis j'me casse, j'ai rien à faire là.


Je regarde Léonard, j'ai pas trop compris ce qui s'était passé, mais on est pas mort, donc je suppose que ça va. Je suis juste content d'être dans la grange, parce que ces grands espaces là, ça m'angoissait beaucoup, j'ai préféré fermer les yeux quand on a traversé les champs. Ça manque de maison et d'odeur de vie humaine tout ça, c'est naze.

Enfin j'ai bien vu le prêtre à dread appeler la Schtroumpfette « Duchesse » hein ? Léonard va-t-il se mettre à hurler à la trahison et à l'infamie ? Va-t-il enfoncer sa grosse épée dans son corps mou de bourgeoise trop nourrie ? Ou alors est il un vendu ? Peut importe... il m'a sauvé la vie, il fait forcément les choses bien. J'ai mal partout, mais c'est fini, ça peut que aller mieux.
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Zacharias Flash

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♦ Fiche : L'homme qui murmurait aux oreilles
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Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] Vide
MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMar 22 Fév - 21:54


    Sur le coup, il se demanda bien où ils étaient arrivés : c'était un endroit perdu en pleine campagne, au milieu des champs et de...nulle part, d'ailleurs. L'albinos se demande un instant comme Léopold avait pu connaître un tel endroit et cette maison ainsi que la grange appartenait à l'un de ses hommes, s'il en avait, ce dont Zacharias n'était vraiment pas sûr. Que savait-il sur Léopold, en fait, à part le fait qu'il était quasiment sûr que celui-ci était un « de l'Ombrage » ? Il savait que cet homme l'avait quasiment obligé, sous menace, à lui révéler des informations compromettants, à l'occurrence pour Zélig. Il savait également que celui-ci était un ami de ce si féroce terroriste – qui lui avait étrangement paru aussi inoffensif qu'un agneau nouveau-né – et qu'il avait tout fait pour le délivrer des griffes sanglantes de l'Église. Qui était Mist pour Léopold ? Un ami, un parent ? Il ne comprenait pas vraiment la relation qui les liait et c'est pourquoi il restait ici, au lieu de s'enfuir la queue entre les pattes, mort de peur à l'idée que Léopold puisse une nouvelle fois le menacer.

    Une voix retentit dans la pièce. Ils suivirent le bonhomme méprisant jusqu'à une grange, celle qu'il avait vue en arrivant jusqu'ici. Qui n'a pas idée de cacher une petite fille dans une grange ? Elle n'avait pas été maltraitée, espérait-il ? Quelle idée, tout de même, la gamine avait dû être effrayée, à un point qu'il n'était pas possible d'imaginer. Zacharias espérait franchement qu'elle s'en remettrait. Mais...Pourquoi ? Suivant à un pas aussi accéléré qu'il le pouvait Zélig, Zacharias s'arrêta soudainement, voyant apparaître dans son champ de vision son bel ange bleu, la raison pour laquelle il avait failli faire un tour dans les bars en pleine journée, tout à l'heure. Son petit coeur recommença à battre à l'accélérer : sa princesse était là, cette femme magnifique, celle dont il savait qu'il ne pourrait jamais conquérir le coeur. Il se rappelait de tout ce qui s'était passé l'autre nuit, sans exception, et pourtant, les nuits qu'il finissait dans cet état n'était pas souvent très marquées, dans ses souvenirs. Ici-même, il avait la preuve que ce qu'il avait vécu n'était pas un rêve, mais d'autre part, la voir ici le décevait presque. Il avait peur de comprendre qu'elle était réellement de mèche avec Léopold et qu'elle l'avait aidé à kidnapper la fillette : non, pas elle, cette sublime femme ne pourrait jamais faire cela, ce n'était tout simplement pas possible. Zacharias lui adressa un sourire de loin : elle était tout de même à côté de la petite fille mais elle n'avait pas l'air de lui avoir fait de mal. Il en restait muet, la voix de Zélig lui confirmant qu'il s'agissait bien de la Duchesse.

    Le prêtre récupéra sa fillette et s'en alla. Zacharias savait qu'il devait tous les haïr, il en avait presque mal. Ce n'était pas vraiment son intention et le pire dans tout cela, c'était que, malgré tout ce qu'il avait fait, par pur esprit de vengeance, il n'allait probablement pas pouvoir gagner le moindre sou, mais puisqu'il y avait la Duchesse, il s'en fichait. Il vivait pour elle, désormais. Il avait même gardé son porte-monnaie et comptait bien le lui rendre dès qu'il en aurait l'occasion : jamais il n'accepterait d'argent de sa part. Il s'approcha de deux pas d'elle, jusqu'à être plus proche et ne plus fixer qu'elle. Il avait oublié Léopold, cet infâme Léopold. Il avait oublié ses blessures et les bandages que lui avait fait Zélig. Il ne restait plus que elle, elle, juste elle. Oui, vous avez entendu ? Il parlait de vous, juste de vous. Vous étiez la plus belle à ses yeux, et vous le resteriez sans doute jusqu'à la fin de sa misérable vie. Comment pouvait-il s'imaginer qu'il s'engageait sur un dangereux chemin ?

    « B'jour Mam'zelle ! »

    Il vous salue le plus poliment du monde. Il est bien trop poli pour vous tutoyer, et puis ce n'est pas le même monde, vous êtes tout de même une duchesse. Tout d'un coup, il bégaya, devint rouge. Se souvint qu'il n'était pas vraiment dans une très bonne position, la dernière fois que vous l'aviez rencontrée. Léopold, Zacharias s'en soucia pour la première fois depuis qu'il avait vu la Duchesse. Tout comme Mist, il avait presque oublié la présence du jeune homme, à vrai dire. De toute façon, pour lui, Léopold n'était qu'un fieffé connard. Il voulait juste savoir pourquoi il traînait avec Mist, récupérez le plus d'informations possible, et se barrer, avec, si possible, vous et le moins de blessures possible, également. Il choisit de ne pas vous faire de reproches, car il savait que cela pourrait vous blesser.

    « Vous êtes toujours..aussi..jolie ! C'n'était donc pas un rêve ! »

    Il est heureux, mais tout d'un coup, s'adresse à Léopold.

    « T'es un de l'Ombrage, ou pas ? T'sais qu't'es vraiment un connard ? C'n'était qu'une gosse, merde ! »

    Pas de langage impoli devant les dames, mais cela, il ne le savait pas, il n'avait jamais appris les bonnes manières. Et sans doute qu'elle lui pardonnerait, si, comme elle, elle n'aimait pas ce type. Pourquoi était-il blessé ? À cet instant, il aurait vraiment voulu lui foncer dessus et le gifler, ou quelque chose comme cela. Zacharias Flash soupira. Puis, vous sourit.
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Mort(e) tragiquement

Eleanor van Lähre

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Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] Vide
MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMer 23 Fév - 14:48

Le ton de Marius ne lui plût pas du tout. Comme osait-il de lui parler de la sorte ? Encore une fois, il dépassait les limites, ce qui mit la duchesse davantage en colère. Elle avait l’intention de répondre tout de suite. De crier. Mais elle n’en eut pas encore la possibilité. Parce qu’à ce moment, elle vit Zacharias Flash et le père de la fillette qui s’approchaient de plus en plus. Elle finit par les reconnaître et quand ils arrivèrent devant eux, elle s’étonna. Que faisait l’informateur dans ce petit groupe ? Etait-il complice ? Si oui, elle ne comprenait donc pas pourquoi. La raison pour laquelle il aurait pu accepter de coopérer si Marius l’avait menacé. A moins que ce dernier ne l’avait encore une fois soudoyé. Quant à Zélig – dont en réalité elle ne connaissait pas le prénom – il était probablement là tout simplement pour récupérer sa fille. D’ailleurs il s’approcha de la duchesse et lui prit la petite. Ensuite, il partit. Il ne restait plus les trois hommes et elle. Et maintenant s’annonçait la partie la moins drôle de toute cette situation. Le déchirement entre elle et le terroriste. Elle élèverait la voix, tout comme l’avait déjà fait Marius. Elle dirait tout. Elle ne serait pas gentille comme les apparences pouvaient le montrer. La colère paraissait comme l’eau qui bouillait. Elle n’en pouvait plus, cette dernière devait sortir tout de suite. Encore une fois elle tenta d’ouvrir la bouche pour parler. Certainement pas pour répondre à Marius. Du moins, pas explicitement. Mais cette fois-ci, l’informateur l’en empêcha. Elle se concentra sur lui, lui qui s’approchait de plus en plus d’elle. Elle le fixait avec toute la haine dans ses yeux. Elle n’était pas en colère contre lui mais cela ne changeait en rien. Il lui parla. A nouveau, il la complimenta sur sa beauté.

- Bonjour Zach, je vous remercie, dit-elle le plus froidement possible, ce qui révélait déjà la manière dont elle s’adresserait prochainement. Par ailleurs, je vous remercie des informations que vous m’avez données.

Elle avait l’intention de mettre sa main sur le torse de celui-ci pour le repousser un peu et passer afin de se diriger vers Marius. Mais elle n’en eut pas l’occasion car ce dernier se tourna vers le terroriste. Il lui lança non seulement son vrai nom de famille, mais il l’insulta. Eleanor écarquilla les yeux, quelque peu surprise. Maintenant, leurs couvertures ne servaient plus à grand-chose. De plus, elle savait également qu’elle était désormais bien plus en danger qu’auparavant. Zélig n’allait tout de même pas mettre trop de temps à révéler au Régent tout ce qui s’était passé mais aussi qu’il l’avait aperçue, elle. Elle n’avait plus beaucoup de temps alors. Elle devait trouver une solution, pas forcément pour se cacher mais ne pas courir un danger aussi important. La duchesse regarda Marius, un brin inquiète tout de même. Mais la colère ne faiblissait pas malgré tout. Elle ne savait juste plus comment réagir et surtout, ce qu’elle devait dire. Zacharias ne se trompait pas et tant que personne ne lui dirait qu’il n’avait pas tort, il continuerait à insister. Enfin, ce n’était plus le problème d’Eleanor en vérité. Alors elle décida tout simplement Marius s’en occuper. Il lui dirait ce qu’il avait envie. Mais pour l’instant, c’était à elle. C’était son tour.

- Non seulement un homme de ton rang, rang bien faible par rapport au mien m’offense, mais en plus il me cache de telles activités, parlait-elle pendant qu’elle se rapprochait du terroriste. Tu as dépassé les limites ! C’en est trop pour moi ! Ose encore une fois m’offenser et peu importeront les conséquences, je te dénonce.

Oh que oui elle se sentait prête. Elle dirait tout : les endroits dans lesquels elle savait où il se trouvait, toutes ses activités. Vraiment tout. Dans ce cas, elle ne mettrait pas seulement Marius dans une situation tragique mais aussi Alvaro et tous ses hommes. Elle n’aurait aucune pitié. Il fallait commencer à se méfier des apparences. Surtout des siennes. Ishtar l’avait beaucoup changée. Elle n’était plus comme avant. Plus aussi naïve. Plus aussi faible. Elle conseillait donc implicitement à Marius de réfléchir à la manière dont il lui parlerait. La manière dont il la traiterait.

- En plus, jamais je n’aurais pensé que seulement pour libérer Mist, l’homme qui m’a agressée puis insultée puis frappée, tu as enfermé une petite fille dans cette grange simplement pour faire du chantage à son père. C’est inadmissible. Même pour toi, même pour un terroriste.

Elle se trouvait désormais juste en face de Marius. Elle criait. Elle n’arrivait tout simplement pas à se contrôler. La colère sortait. Et si elle avait insisté sur tout ce que Mist lui avait fait, bien qu’ils ne fussent pas non doux avec lui par la suite, c’était pour dramatiser les choses. De plus, elle ne comprenait pas pourquoi il avait décidé de libérer Mist. Etait-il important pour ce dernier ? Etait-ce simplement pour l’avoir comme allié ? Mais dans ce cas-là, dans quel objectif ? Probablement détruire l’Eglise, tuer Uriel et bien d’autres choses encore. Se faire aider pour former une nouvelle bombe pour un nouvel attentat.

- Il faudrait que tu aies une très bonne raison d’avoir tenté de le libérer !

Cette fois-ci, elle alla même jusqu’à pousser Marius. Ses yeux montraient toute la colère qui vivait en elle. Désormais, elle ne se calmerait pas de si tôt.
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Marius De l'Ombrage

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Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] Vide
MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMer 23 Fév - 16:27

Marius fixait toujours la Duchesse d'un regard impénétrable, sentant la colère de celle-ci à travers tout son être, jumelle à la sienne. Il était las de tout ça, Eléanore ne le laissait pas agir librement et c'était pour cette raison que le jeune homme lui cachait tant de choses, il avait conscience que s'il lui avait dit ce qu'il venait de faire, la jeune femme l'en aurait empêché et menacé, Eléanore commençait à l'agacer. Et tout comme elle, Marius avait bien changé depuis son désir de devenir terroriste, il avait changé à un point que même Eléanore, même lui, n'aurait pas pu le deviner. Pourtant, il ne regrettait rien, le temps des scrupules et des tourments avait pris fin, il était déverni un être froid et cruel, il ne reculerait devant rien, même si la jeune femme se mettait en travers de sa route. Et pire, si elle mettait ses menaces à exécution, emportée par la rancune et la rage, il se sentait capable de la faire taire à tout jamais. Il était las qu'on le prenne pour le gentil de service, et qu'on passe son temps à ne pas le prendre au sérieux, que la jeune femme fut d'un rang plus élevé que le sien, ça n'avait plus la moindre importance ; il répondit à peine aux insultes de Zélig, comprenant sa colère, il jeta juste un regard à Zacharias, il s'en moquait. Bien trop de choses lui arrivaient pour désormais lui faire peur, Marius ne ressentait plus rien, il n'y avait que de vide en lui. Il fourra ses mains dans les poches, se doutant déjà que Zélig allait tout raconter à d'Arken pour sauver sa propre peau, l'Église n'était qu'un ramassis de fou et de lâches, Eléanore savait-elle ce qui était arrivé à Mist ? Avait-il vu ses blessures ? Il ne réagit pas plus lorsqu'elle le poussa, il se contenta de sortir son trophée vulgaire et sans honneur qu'il planta dans la terre. Nonchalamment, il s'appuya sur l'épée d'Amadäus, une épée sans nom qu'il prenait pour allier, c'était bas et vil, mais quelle importance ? Tout était en train de perdre de sa saveur dans sa bouche, Marius ne ressentait plus rien. Il prenait pourtant les paroles d'Eléanore au sérieux et quand elle eut fini de s'exprimer, il haussa un sourcil, insolent, il déclara avec autant de froideur que la Duchesse :

— Si je tombe, tu tomberas avec moi.

Parce que si Eléanore le dénonçait, Marius n'aurait plus le moindre scrupule à la dénoncer à son tour. Le fait qu'elle attaque Alvaro et Magdra lui avait donné un goût amer dans la bouche, la seule sensation qui l'écrasait, fut la rancune et l'amertume. Après s'être dévoué à la faire monter sur le trône, voilà ce qu'elle faisait ? Quelle ingrate ! De quel droit le jugeait-elle ? De quel droit s'imaginait-elle avoir du pouvoir sur lui ? Il ferma le poing pour calmer l'envie d'être violent, jamais il n'avait levé la main sur une femme, mais Eléanore lui donnait cette tentation. Pour la première fois de sa vie, Marius n'avait pas envie de garder sa douceur et son sang-froid, il avait envie d'éclater une bonne fois pour toutes, même s'il risquait de blesser la jeune femme. Alors en un simple regard, il lui fit comprendre qu'elle venait de franchir une limite. Sa patience n'était pas infinie et Eléanore venait de briser quelque chose en lui, désormais, ils seraient ennemis si c'était ce qu'elle désirait. Il ne la haïssait pas, non, il la méprisait. La jeune femme était allée trop loin et à vouloir prendre contrôle de ses actions, elle venait de se faire un adversaire de taille. C'était comme si la Duchesse venait de lui arracher le coeur pour détruire la dernière barrière à son radicalisme. Paraissant toujours aussi calme, même s'il bouillait de colère, Marius ajouta d'une voix parfaitement maîtrisée, comme si tout ça ne le touchait pas :

— La noblesse ! Ton rang est supérieur au mien et tu me sors ça pour excuser ton désir de mégalomanie ? Eléanore van Lähre, sache que tu n'as plus en face de toi le Marius De l'Ombrage que tu as connu, tu viens de détruire à jamais la dernière trace de gentillesse qui subsistait en lui. Désormais, c'est Marius le terroriste que tu en face de toi, celui qui méprise les gens comme toi et qui risque de lever la main sur toi pour tes paroles. Tu me déçois, Duchesse van Lähre, je me rends compte qu'au fond, tu ne penses qu'à ton rang comme toutes ces dindes de l'aristocratie.

Oui... Marius était cruel et méchant à cet instant, mais la Duchesse l'avait attaqué, et Marius savait très bien choisir ses mots pour blesser quelqu'un. Il désigna Zacharias d'un signe de tête :

— Et en plus tu me fais suivre par cet informateur qui m'a vendu la fille de Zélig pour une pièce d'or, et tu te permets de me juger ? Et tu veux savoir pourquoi j'ai tenté de libérer Mist ? Alors, viens voir !

Sans la moindre délicatesse, sans la douceur qu'on lui connaissait, Maris se saisit du bras d'Eléanore comme le ferait un aigle sur sa proie, il la serra fermement et la jeta presque aux pieds de Mist. Là, ses gestes contrôlés par la colère forcèrent la jeune femme à voir les blessures du terroriste, Marius lui fit ouvrir la bouche pour que la Duchesse puisse contempler la langue coupée et brûlée du terroriste. Il garda un moment le silence et lui désigna sa tête rasée, il recula et croisa les bras, il ajouta d'une voix ferme et impérieuse :

— Tu crois qu'il suffira que tu sois sur le trône pour que l'Église ne fasse plus ces horreurs ? Vas-tu me dire que tu arriveras à cesser les tortures ? On lui a coupé la langue et si je n'avais rien fait, peut-être que Mist ne serait qu'un cadavre à l'heure qu'il est. Ne crois pas qu'il suffit de la volonté et de la bonté pour arriver à ses fins, Duchesse van Lähre, je vais te dire ce que j'ai compris : seuls ceux ou celles capables du pire peuvent arriver à leur but. Tu n'as pas à me juger, tu n'as rien à me dire ; tu n'es même pas capable de te défendre, tu es juste bonne à faire la potiche et te croire suffisamment grande et noble pour contrôler un homme. Tu n'es qu'une femme venant d'une petite province et qui apprend tout juste à comprendre la vie. Je t'avais cru semblable à ma famille, maintenant tu n'es qu'une traite. Fais ce que tu veux, dénonce-moi, je me moque de ce que tu peux faire, à mes yeux, tu n'es qu'une traîtresse. Tu m'as déçu et tu m'as montré que je m'étais trompé. Tu n'es pas digne de ma confiance et de monter sur le trône, mes actes sont terribles et vils, je le sais et alors ? Crois-tu qu'il suffit d'espérer d'atteindre son but pour satisfaire ses ambitions ? Nous vivons dans un monde horrible, Ishtar n'est pas ta petite province, crois-tu que c'est en défendant mes idéaux comme le prêtre prêche la bonne foi que je parviendrais à faire tomber l'Église ? Crois-tu que c'est en t'écoutant que je verrais un autre monde ? Duchesse van Lähre, ne crois pas à toutes ces inepties et que tu as un réel pouvoir sur moi. Tu n'es qu'une femme, une petite noble qui n'a jamais trempé ses mains dans l'urine pour essayer de survivre. Tu découvres les facettes les plus horribles de l'être humain, alors je refuse que tu me juges. Mais fais ce que tu veux, je me fiche bien de ce qu'il peut t'arriver. Dénonce-moi, dénonce Alvaro et Magdra si le coeur t'en dit, mais garde ça bien dans ta tête : si je tombe, tu tomberas avec moi. Finis le gentil Marius que tu as connu, je te l'ai dit. Maintenant, je suis souillé et je n'aurais aucune hésitation à te détruire si tu oses parler d'Alvaro et de Magdra, ils n'ont rien à voir avec le reste, toi si... si tu me trahis, tu seras pendu avec moi. Ma déception est une arme terrible et n'oublis pas que je ne suis qu'un salopard comme mes frères, je ne reculerai devant rien pas même mon affection pour toi si tu me trahie, tu as commis une erreur et jamais je ne te le pardonnerai. Jamais.

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Mist

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMer 23 Fév - 22:26

La grosse bourge n'était pas contente, la belle affaire ! Je fronce les sourcils, j'ai du mal à lire sur ses lèvres, mais y a une histoire de gamine en otage... ah alors c'était pour ça que le prêtre était là ! Ça explique la présence d'une petite fille ici en tous cas, je comprenais pas ! Et qu'est ce qu'elle cause du rang de Léonard ? Je pige que dalle, il est pas noble aussi encore en plus ? ... peu importe, de toute façon il va envoyer chier cette connasse, il va retourner dans le droit chemin et son joli sang bleu ne lui servira à rien. Il peut pas être la bonniche d'une grue pareille, pas le mec qui m'a sorti de prison.

Je comprends rien à leurs discours de « gentil » et « méchant », je pense pas comme ça. J'ai jamais cru à l'innocence, au bon. Personne ne peut se targuer d'avoir les mains blanches, et encore moins cette salope. Les humains sont trop dirigé par des pulsions, ne calculent pas vraiment tout, ils sont trop naturellement destructeur pour prétendre être conduit parce une quelconque morale humaniste. C'est que de la poudre aux yeux pour tenter de « limiter la casse » face à la réalité : on ne se fait pas de bien. L'intelligence au service de la merde. J'ai eu le temps de penser à ça, pour m'expliquer ma condition et celle des autres. La seule conclusion que j'en ai tiré, c'est qu'il faut tout cramer ! La seule façon de pas devenir complètement fou et de me jeter dans le vide. Je peux pas me contenter de vivre pour Respirer L'Air Délicieux ou profiter des bienfaits d'une Bonne Chère et d'un Orgasme Quotidien, les Petites Joies de l'Existence quoi, c'est pas suffisant, c'est une vie de chien ça. Et j'ai beau ne pas vivre comme un chien, je me sens quand même plus en dehors de l'humanité que jamais.
Mais bref.

Et donc au milieu de ces mièvreries sur nos rêves perdus tout ça, Léonard-le-faux-nom voulu faire démonstration de ses largesses en me faisant ouvrir la bouche. J'ai pas protesté devant ce gros molard à la gueule de ma dignité, si ça peut aider hein... et je peux pas envoyer chier le mec qui m'a sorti de prison, surtout quand dans un éclair de génie, il s'aperçoit que cette femme est conne. Merci Seigneur d'enfin lui ouvrir la voie de la raison ! Enfin je finis par lui écarter la main, parce que je fais quand même une bonne petite victime, mais au bout d'un moment ça commence à devenir oppressant. Et puis je ne suis pas qu'une langue coupé, t'as pas vu mon bras aussi ? La langue est impressionnante, mais le trou dans la main et la brûlure sur l'avant-bras, ça fait carrément plus mal ! Je me demande ce qu'ils ont fait de la peau qu'ils avaient coupé, mais en tous cas ce qu'il reste a carrément une sale gueule, ça fait du muscle cramé en fait... c'est peut être pour ça que j'arrive plus à le bouger ! Enfin de toute façon, j'en ai carrément pas envie, toute cette chair à vif me fait mal même quand je fais rien, alors en bougeant... nan tout ça est carrément mieux sous une manche le long de mon bras, même si le frottement du tissus fait du festival de la souffrance. Puis je sens du... je sais pas, du liquide, imbiber le tissus. Ça va être sympa à décoller tiens.
Mais bref.

Léonard-le-faux-nom se lance dans un très long monologue où se mêle pas mal de chose. Des sentiments de trahison, de souillure. Je sors une feuille et euh... d'habitude j'écris sur mon autre bras, mais là... je peine à écrire finalement sur l'épaule du terroriste, qui me le pardonnera, et puis j'aime bien avoir la chaleur de son corps sous mes doigts, j'ai terriblement envie d'un câlin.

« Madame la Duchesse, ta gueule, casse toi tu sais rien et tu sers à rien. Tu es cruelle, conne, ET de mauvaise foi. Honnêtement, à ma place, cette gamine, tu l'aurais mangé, viens pas te targuer d'humanisme. »

Franchement, j'aurais pu écrire plus long. Mais écrire sur une épaule, alors qu'il fait sombre... déjà je me suis niqué les yeux à suivre les dialogues de tout le monde, alors je vais pas me casser le cul à développer.
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Zacharias Flash

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyVen 25 Fév - 13:08


    Vous étiez froide comme si vous ne le connaissiez pas. Zacharias vous regardait, mais il avait l'impression d'avoir mal saisi qui vous étiez réellement : une grande duchesse, avec ses responsabilités et ses craintes. Il savait que vous n'étiez pas dans une très bonne situation : après tout, il ne fallait pas vraiment être né de bonne famille pour deviner : observer simplement ce qui était en train de se passer suffisait. Zélig avait prononcé votre nom, il rapporterait sans aucun doute à Uriel d'Arken ce qu'il avait vu et vous auriez intérêt à vous sentir toute particulièrement menacée. Zacharias serait même vous, il ne sortira plus pendant quelques mois de sa cachette, la peur au ventre de retrouver cet Inquisiteur fou. Il se mordit les lèvres, angoissé. Pourquoi venait-il de penser à Paole ? Maintenant, il sentait ses mains devenir moites, ses joues rougissaient, il avait peur. De temps en temps, ses petits yeux jetaient un ou deux regards à la ronde pour vérifier qu'il n'y avait personne qui puisse les espionner ou surgir. Il faudrait qu'ils trouvent un moyen de s'enfuir si jamais ils étaient surpris.


    Vous sembliez avoir bien des choses à dire à Léopold. Il avait compris que le garçon aux yeux bleus n'était pas ce qu'il prétendait être et avait un statut noble, cependant, vous veniez de lui apporter la confirmation de tout cela. Son vrai nom ne devait certainement pas être Léopold, alors. Zacharias le regardait comme s'il le méprisait, du même regard que le rebelle lui avait auparavant jeté : il n'aimait pas vraiment qu'on se foute de lui. Il avait également la confirmation que le garçon était terroriste : désormais, il avait toutes les pièces en main mais l'imprudence dont Léopold avait fait preuve le persuadait que celui-ci allait mourir très bientôt. On n'attire pas l'un de ses ennemis dans son refuge, encore moins si l'ennemi voudra très vite se venger. Il n'aimait pas Léopold mais voulait rester en vie, et ne pensait pas que celui-ci voudrait bien que Zacharias se barra tout de suite, surtout qu'il avait un tout petit peu l'intention d'épandre les plus vilaines rumeurs sur ce qu'il avait vu et de vendre le plus d'informations possibles, sauf en ce qui vous concernait. Il n'était pas vraiment d'accord avec les actions du terroriste, et lui aussi voulait avoir un rôle dans cela, pour se la couler douce ensuite. Seulement, il se doutait également que Zélig avait dû laisser au Régent, si jamais il lui avait parlé TOUS les noms des hommes qui avaient aidé à tuer Amadäus.


    En tout cas, il avait eu raison de vous croire innocente parce que vous l'étiez. Tout comme lui, vous refusiez d'accepter que ce terroriste avait pu en arriver à ces fins. Lui, ne semblait vouloir faire preuve d'aucune faiblesse. Il connaissait maintenant le nom complet de l'excentrique qui se tenait devant lui : Marius de l'Ombrage, il ne pourra pas en rester impassible, surtout que l'autre venait de parler de lui comme s'il n'était qu'un chien aux ordres de ses clients. Il détesta tout particulièrement cela et l'envie de le gifler de nouveau lui étreignit la poitrine. Se retenir, se retenir, surtout que l'autre qui agitait si fièrement son nouveau joujou risquait de lui faire mal. Il n'était pas assez en forme pour se permettre cela. L'albinos frissonna de nouveau lorsqu'il vit le moignon de langue de Mist, et serra les poings lorsque Marius de l'Ombrage prononça ce long discours. Première observation : comment avait-il fait pour ne pas se dessécher avant ? Il s'agissait là d'un des nombreux talents des idéalistes, pour énoncer de longs discours sans être à court de salive. Zacharias aurait eu du mal à respirer bien avant d'avoir atteint la fin. Mais voilà qu'une fois tout cela finit, Mist agit du nouveau, insultant directement sur un...truc ? - oui, c'est le mot – la duchesse. Zacharias serra des dents, il avait beau prétendre être « neutre », cependant, il n'aimait ni l'Église et le Régent, ni les hommes qui insultaient sa belle dame. Alors, il approcha de Mist et de Marius rapidement, et arracha des mains du terroriste le bout de papier. Il ne faut pas se foutre de la gueule du monde, non plus. Vous n'étiez pour rien dans ce qu'il lui était arrivé : il n'était certes pas très beau, en ce moment, n'avait plus de langue, vous aviez pitié de lui car lui également devait connaître cette peur qu'il connaissait chaque seconde, celle de voir surgir de nulle part Paole, cependant, Zacharias ne permettait pas qu'il vous insulte, c'était simplement la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Il pouvait être gentil, mais il ne fallait pas le pousser, non plus.

    « Ta gueule, l'grand blessé. Mais tu t'es vu, merde ? Arrête de l'agresser sous prétexte que c'la seule chose qu'tu peux faire ! Et toi, Léopold, Marius ou j'en sais rien, ferme-la, tu m'fais chier avec tes grands discours à la con ! T'vois pas que plus on reste là, plus on a de chances de se faire arrêter ? T'penses qu'l'prêtre est allé cueillir des pâqu'rettes ? P'tete que j'fonctionne qu'avec l'argent mais j'réfléchis, moi, au moins ! C'toi qui a tué l'gros, t'ferais mieux d'te barrer ! »

    Il fit un mouvement de la tête signifiant qu'il en avait marre, mais, en réalité, il était atteint par votre froideur. Il n'osait plus vous regarder, de peur que vous le fusilliez du regard. Avec un regard plus angoissé, il regardait à nouveau autour de lui.

    « J'veux..veux pas qu'c'connard de Paole se ramène ! Y va pas m'louper, c'te fois ! »


    Il frissonna, effrayé.
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Mort(e) tragiquement

Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyVen 25 Fév - 19:28

Comment ne pas se réagir dans de telles circonstances ? Comment ne pas résister à l’appel de la haine suite à un tel affront ? De plus, dans de tels moments, on disait toujours des choses méchantes et terribles que l’on regrettait par la suite. Or Eleanor – pas encore consciente – regretterait très probablement ce qu’elle avait dit ou dirait à Marius. Pas ce soir, pas demain mais très prochainement. Elle se sentirait coupable aussi. Marius avait dépassé les limites. Il lui avait caché des activités mais elle de son côté, elle s’était inquiétée comme une folle. Certes, elle était également fautive dans toute cette alliance. Il n’était pas le seul responsable de cette rupture qui était en train de se faire. Non, mais elle ne le reconnaîtrait pas. Elle n’en avait pas encore pris conscience. Non seulement cette dispute la ferait certainement réfléchir mais elle lui permettrait de voir les choses sous un angle bien différent de celui de maintenant. Ainsi, elle comprendrait. Elle apprendrait par la suite de ses erreurs. Mais à cet instant-même, il lui était totalement impossible de se contrôler, bien qu’elle ne fût pas habituée à un tel comportement. D’habitude elle était toujours douce et jamais encore elle ne s’était mise autant en colère. Et jamais auparavant elle n’avait encore laissé libre cours à sa colère de la sorte. C’était donc tout nouveau pour elle. Et il fallait bien avouer que ce n’était pas non plus ce qu’elle appréciait le plus. Bien sûr, elle le savait. Si Marius tombait, elle aussi. Seulement le souci était qu’elle tomberait de toute façon. Dans les jours à venir qui plus était, très certainement. Ce n’était plus qu’une question de temps. Elle avait mis en colère l’Empereur. Uriel connaîtrait rapidement les événements de part le récit de Zélig. Ce n’était plus qu’une question de temps. Plus elle écoutait Marius, plus elle devait se retenir de laisser partir sa main sur son visage. D’ailleurs, elle ne comprenait pas du tout où Marius voulait en venir avec ses nouvelles paroles. C’était insensé. C’était illogique. A ses yeux, tout du moins. Elle se demandait vraiment d’où il sortait de tels mots. En tout cas cela ne lui plaisait pas du tout. C’était inadmissible. Les limites avaient encore une fois été franchies et de loin.

- Ma plus grande erreur dans toute ma vie, c’était d’avoir insisté pour te soigner et surtout, de m’être alliée à toi ! cria-t-elle de toute sa voix. Jamais je n’aurais du et je le regrette tellement !

Enfin il lui parla de l’informateur. Mais elle n’y était pour rien dans toute cette histoire. Il se trompait. Elle n’avait pas envoyé Zacharias après eux du tout. D’ailleurs elle ignorait totalement la raison de sa présence en ce lieu. Cela lui paraissait même un peu étrange. Pourquoi avoir suivi l’homme qui l’avait menacé ? Elle n’y comprenait rien du tout. Mais ce n’était pas non plus sa préoccupation principale. Ce fut la raison pour laquelle elle ne posa aucune question et fit comme si cela ne l’intéressait pas du tout. D’ailleurs, elle ne revint même pas là-dessus. Cela ne servait pas à grand-chose. Ce n’était qu’un pauvre détail de rien du tout. Alors tout d’un coup, elle n’eut même pas le temps de dire quoique ce fût qu’il la prît brutalement par le bras et la tira vers Mist. Enfin, ce fut le moment depuis le début de tout ce qui se déroulait dans cette ferme, qu’elle remarqua toutes les blessures et les cicatrices qu’il possédait. Bien sûr qu’elle fut horrifiée. Cela fit même baisser en elle la colère qui l’habitait. Elle avait envie de s’écrier pour dénoncer de telles horreurs. Si son instinct se révélait juste, c’était probablement Paole qui avait du lui faire ces atrocités. Comme celles que Zach lui avait montrées la dernière fois. Bien que celles-ci fussent bien pires. En même temps, elle se concentrait également sur le long discours de Marius. Elle n’en saisissait quelques bribes mais cela lui suffisait pour savoir qu’il ne lui prononçait pas non plus des compliments. Alors elle ressentit à nouveau la colère qui montait en elle et elle se tourna vers Marius. Il semblait la défier du regard à chaque mot. Puis enfin, quand il termina de parler, elle ne put retenir cette fois-ci sa main. Elle en vint à gifler pour la première fois de sa vie un homme.

- Tu crois que je ne le sais pas ?

Ses paroles ne furent pas écoutées puisqu’en même temps, Mist avait brandi ce qu’il avait écrit et Zacharias avait profité pour se rapprocher d’eux. Eleanor n’eut pas le temps de tout lire, mais elle avait saisi l’insulte. D’ailleurs, ce fut au tour de l’informateur de se mettre en colère et de déchirer l’insulte. De plus, ce qu’il dit à Marius, ce n’était pas tout à fait faux. Mais pour l’instant, cela ne l’importait pas du tout. Ce n’était pas le plus important du tout. Ils avaient encore un peu de temps devant eux. Et elle, elle avait besoin de tout simplement laisser libre court à sa colère et à tout ce qu’elle pensait. Elle ne fit plus attention à Mist car elle avait mal pris cette insulte, ce qui paraissait tout de même normal. Alors qu’elle avait pu le prendre en pitié, cet homme lui avait donné une bonne raison de ne pas le faire. Elle focalisa toute son attention à calmer Zacharias qui sembla frissonner rien qu’en pensant à Emile Paole. Ce qui était tout à fait normal après tout ce qu’il avait vécu. La duchesse n’en avait aucune idée bien sûr. Mais elle n’avait pas non plus envie de savoir. Les blessures, les brûlures et les cicatrices suffisaient à lui faire imaginer des scénarios tous plus horribles les uns que les autres. Encore plus avec l’état dans lequel se trouvait Mist. En tout cas, c’était le moment pour dire qu’elle ne deviendrait pas Impératrice.

- De toute façon, la lutte ne sert plus à rien, je ne serai plus jamais Impératrice, déclara-t-elle d’une voix un peu plus calme mais toujours ferme et froide.

Il lui sembla alors qu’un silence s’était installé. Comme si tout était mort en cette seconde. Il lui parut que Marius et Zacharias se turent, éberlués par cette affirmation et cette déclaration nouvelle. Bien sûr, ce n’était seulement que des suppositions. En tout cas, elle devrait bientôt s’expliquer et révéler qu’elle avait mis en colère l’Empereur en personne et que la lutte ne servait vraiment plus à rien du tout puisqu’elle ne serait pas choisie. Et surtout, elle leur rapporterait les paroles de ce dernier qui lui semblaient être très importantes et montrer la vraie personnalité de leur prochain Empereur. Si seulement elle en avait la possibilité, bien évidemment. Peut-être que Marius exploserait à nouveau et sortirait de ses gonds pour venir la gronder du fait qu’elle avait saccagé tous leurs plans. Ce qui n’était pas non plus faux totalement …
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyLun 28 Fév - 0:06

— Quelqu'un d'aussi vil et cupide n'a rien à me dire ! Qu'est-ce que tu es toi, hein ? Dis-le-moi ! Tu es capable de vendre ton meilleur ami, ta femme, ta famille pour trois pièces d'or ! Je ne te permets pas de me juger, tu n'es rien ! Et tu n'as encore moins le droit de me donner des ordres, je dis seulement ce que je pense.

Marius avait à nouveau élevé la voix, ne sachant pas s'il devait aussi s'en prendre à Mist pour un tel... mot doux ? Du moins, il ne savait pas comment prendre la réponse du terroriste et la réaction de l'Informateur l'avait agacé, tout allait de mal en pis et le jeune homme avait comme l'impression que si ça continuait, il allait en tuer un. La colère venait en lui, elle montait et lui grignotait chaque partie encore raisonnée de son cerveau pour ne laisser que de l'amertume et un coeur aride. Bon sang ! Il avait l'impression que le monde entier se liguait contre lui, et même s'il pouvait reprocher à Mist ses paroles pour Eléanore, il se trouvait dans un tel état qu'il en pouvait sourire, narquois et mesquin. Il croisa les bras et planta ses yeux dans ceux de Zacharias, le défiant, de la même manière qu'il l'avait défié lors de leur rencontre. Il se moquait ouvertement de ce qui pouvait arriver, Marius avait su dès l'instant où Zélig avait accepté de l'emmener libérer Mist, que ça finirait par se retourner contre lui.

Le jeune homme avait bien des défauts, mais il avait perdu sa naïveté et savait ce qu'il pouvait lui coûter lorsqu'il s'engageait dans une voie, libérer Mist ne sera jamais un regret, il était prêt à assumer pleinement ce qu'il avait fait, tout comme il assumait son discours craché à Eléanore, avec hargne et mépris. La jeune femme était bien trop pure et douce pour approuver ce qu'il faisait, et lui-même s'en trouvait dégoûté, mais ce qu'elle ne comprenait pas encore, c'était que la vie qu'il menait, ce combat qu'il l'aidait à survivre dans un monde cruel, le poussait à se salir les mains. C'était bien d'avoir des idées aussi belles que les siennes, c'était bien de se battre pour ses convictions, mais rester fier et noble, ce n'était pas possible. Il ferma les yeux en recevant la gifle d'Eléanore, il passa une main nerveuse sur sa joue rougie et lui lança un regard noir, si lui aussi avait franchi les limites, la Duchesse venait de briser les dernières barrières de son sang-froid. Marius en avait assez, bon sang ! Il était un être humain et les êtres humains étaient bien trop dépendant de leurs pulsions pour résister à la fureur, surtout lorsqu'elle était aussi forte.


— Tu n'aurais jamais du faire ça, Duchesse van Lähre !

Marius grogna entre ses dents et se saisissant de la main d'Eléanore, il la tira vers lui, mais s'arrêta aussitôt à ses paroles. Quoi ? Qu'est-ce qu'elle venait de lui dire ? Son cerveau refusait d'accepter une telle information, il sera les dents, et la lâcha. Le jeune recula pour la toiser de toute sa hauteur, comme s'il faisait passer Eléanore au tribunal de son petit monde qui de jour en jour, se noircissait. Refusant de savoir ce qu'il s'était passé, Marius poussa un autre soupir et un rictus prit forme alors sur son visage d'adolescent. Ceux qui comme Eléanore et Mist le connaissaient assez bien, n'auraient jamais pu reconnaître le jeune homme en face d'eux. Quelque chose venait de se briser, le désespoir seulement, le faisait réagir d'une façon des plus étranges. Ça ne le toucha pas... du moins, pas de la bonne manière. Il ne ria pas, il resta immobile, avec cet affreux rictus sur sa face rougit par la claque de la jeune femme. Pourtant, aucun mot ne sortit de sa bouche, ses fines lèvres restaient fermées en ce rictus. C'était comme s'il se moquait de la nouvelle, comme s'il remettait en cause le devoir d'Eléanore et en riait intérieurement, en jubilé. Au fond, ce n'était pas ça, Marius trouvait la situation de plus en plus abominable et il avait envie d'en rire, sans pourtant en avoir encore la force. Alors le terroriste recula et alla chercher le cheval, sans un mot, il monta sur la bête et passa une main tendre sur son encolure, il fit signe à Mist de le rejoindre. Hors de question de le laisser là, tandis que le danger courait derrière Eléanore.

— Si la lutte ne sert plus à rien, notre alliance non plus ! Si tu contestes mes actions, nous n'avons plus rien à voir ensemble. Duchesse van Lähre, va de ton côté et garde tes belles paroles pour toi, porte des jugements sur ceux que tu rencontreras, sans te rendre compte que ta langue n'est que celle d'une vipère. Dénonce-moi, tout ça m'est égal à présent. Mais souviens toit de ça : si je tombe, tu tomberas avec moi.

Sans voir si Mist ou non l'avait rejoint, Marius prit le pas et s'éloigna doucement, il passa devant Zacharias et moqueur, il sortit une pièce d'or de sa poche pour la jeter au pied du jeune homme :

— Pour servir ta langue trop menteuse et trop pendue.

Il leur fit un signe de la main, fit une vulgaire imitation de révérence et lança un dernier rictus, presque victorieux, presque... quoi ? Lui-même ne le savait pas.

_________________
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Merci à Dietrich/Ambroise ♥️

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Mist

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyLun 28 Fév - 10:56

Je déteste qu'on me fasse ça : me prendre mon papier des mains. La parole normale, ça a l'air de s'imposer à tout le monde, comme ça, pouf, genre y a pas de paupière aux oreilles. Moi c'est plus facile de me faire fermer ma gueule : suffit de déchirer le papier. Si j'avais pas si mal au bras, je lui aurais sauté dessus pour lui faire fermer sa gueule d'albinos à grandes baffes. En plus, il avait déjà rencontré Paole et en avait peur, ce qui le rendait plus antipathique à mes yeux. Je me remis à écrire, sur mon genou cette fois.

« Paole c'est rien. La première fois que je suis allé en prison, il m'a coupé une phalange et tout. Ensuite je suis allé chez lui la nuit et j'ai écris sur son bide « je suis un gros porc sadique ». Je te filerais l'adresse si tu veux faire pareil, au lieu de réfléchir avec ta bite espèce de gland. »

Et donc, pour étayer mes dires, j'ai voulu lui montrer ma phalange manquante, qui se trouvait sur mon bras gauche. Comme le Régent s'était amusé à tout cramer et que ce bordel marchait plus, j'ai pris mon poignet entre deux doigts de la main droite pour porter tout ça à vue d'œil. Paume vers moi, c'est pas ma phalange manquante que j'ai regardé, c'est le trou dans ma paume.
Qui était un peu noir par endroit.
D'ailleurs quand on l'avait en face du nez, ça cocotait la charogne. Mesdames et messieurs, nous sommes de toute évidence face à un début de gangrène. Rappelle toi, les ciseaux d'Émile étaient sales, et j'ai passé quelques heures par terre dans de la pisse et de la merde. Et cautériser tout, c'est pas un genre de baguette magique qui guérit les plaies, surtout dans la paume de la main. Enfin tu m'étonnes que ça me fasse mal, c'est sûr qu'une gangrène gazeuse, c'est pas la fête à ton cul. J'ai déjà vu le phénomène sur des clodo, en général ils en crèvent, ou ils perdent un bout. En tous cas ça va très vite, quelques heures suffisent pour que ça devienne noir un peu. D'ici une heure ou deux, j'vais avoir pas mal de fièvre, et dans deux ou trois jours, je serais mort.

Ce qui ne m'empêche pas de baisser mon bras pour laisser tout ça loin des regards et de me tourner vers Léonard. Il a la joue rouge, un sourire bizarre et il me fait signe pour qu'on se casse – ce que je m'empresse de faire. Ils ont dû gueuler partout le temps que j'écrive/montre mon bras comme un couillon. Peu importe, j'ai l'habitude que les gens communiquent sans moi, et j'ai d'autres soucis actuellement, comme euh... monter sur le cheval. C'est pas tellement niveau logistique que ça coince, avec mon bras droit tout seul et mes jambes, je devrait pouvoir y arriver, c'est plutôt l'animal en lui même qui m'inquiète. Enfin comme c'est Léonard qui dit et que je veux pas rester avec les tarés, je m'exécute quand même. Le cheval a la décence de ne pas bouger pendant l'opération et de ne pas essayer de me grignoter, ce dont je lui suis infiniment reconnaissant.

Ensuite Léonard grimpe aussi et parle de langue vipérine tout ça, au moins j'me sens pas concerné. Ça doit faire de moi un mec sympa alors.
Je ferme quand même les yeux, parce que une fois qu'on est dehors, ça fait plein de vide et de nature et j'aime pas bien ça, surtout quand j'ai le bras qui moisi.

[HJ / Mist lâche l'affaire ici ]
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Zacharias Flash

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMar 1 Mar - 13:49


    Zacharias hoqueta, furieux, écoutant la tirade de Marius. Il trouvait ce qu'il venait de dire parfaitement faux et d'ailleurs, ce n'était pas pour rien qu'il était intervenu sans ne rien demander. Il ne comprenait pas la haine que le jeune homme pouvait ressentir à son égard. Il était vrai qu'il était un peu pingre, mais n'importe qui ayant vécu parmi le peuple l'était également. Alors, il fut très profondément vexé, surtout parce que vous, il ne vous aurait jamais dénoncé ni dit quelque chose quant à votre présence, contrairement à ce fichu prêtre qui devait déjà les avoir tous dénoncés, ce qui était parfaitement normal. L'envie d'écraser son poing contre le visage de Marius le chatouillait de plus en plus mais il se rappelait que ce n'était pas forcément raisonnable et que le garçon était armé d'un épée, et d'un orgueil à ne pas négliger. Il aurait dû mal à lui porter un coup sans finir à l'agonie directement. Et puis il y avait également Mist à ne pas oublier. Le pauvre gosse, pour lui témoigner son amitié avait commencé à écrire frénétiquement sur son genou. Des mots d'amour, sans aucun doute, Zacharias n'en doutait point. Paole lui avait coupé une phalange ? Et lui avait gravé des mots sur le ventre de Paole ? Il frissonna, pensant à la vengeance de l'Inquisiteur. Sur ce, Mist lui fit la démonstration, Zacharias détourna son regard, dégoûté par cette odeur de crâmé récurrente qui traînait autour de Mist et qui lui donnait la nausée.

    Le feu. C'est horrible, Paole ou il ne savait qui avait arrangé ce garçon de façon à ce qu'il ne revienne pas vite à une vie normale : remarquez, il était sans doute censé être exécuté, cela ne servait donc à rien de le rendre dans un état un peu fréquentable, tant qu'il avouait. L'odeur lui bouffait trop les narines, Zacharias rendit soudainement ce qu'il avait dans l'estomac juste à côté du garçon. Il ne comprenait pas comment celui-ci faisait pour tenir encore debout, alors qu'il avait été torturé pendant des heures. Peut-être était-ce cela la connerie ? Ou bien...L'envie de rester en vie malgré tout. Son bras avait l'air dans un tel état que l'albinos ne donnait pas long de son existence, surtout s'il ne le coupait pas avant. Pendant que son père adoptif faisait des consultations, l'Informateur avait vu beaucoup de personnes qui venaient avec des bras dans un sale état : il fallait reconnaître qu'ils ne puaient pas autant que ceux-là, mais l'issue était toujours la même.

    Marius, ou Léopold, comme vous voulez, s'adressa de nouveau à lui, une fois qu'il eut fini d'insulter la Duchesse. Lui balança de la même façon que la dernière fois une pièce d'or, afin de l'humilier un peu plus. Zacharias releva la tête, se baissa pour prendre la pièce et la lança le plus loin possible, comme si elle le brûlait atrocement. Il avait quand même osé faire cela, le ridiculiser encore plus. Sachant qu'il n'avait jamais été victime de ses rumeurs, Zacharias se demandait vraiment ce qu'il lui avait fait, avant de s'en foutre complètement et de se dire que ce gosse n'était qu'un pauvre type.

    « Connard !!! », lui gueula-t-il lorsque celui-ci se barrait à cheval, agrémentant à cette charmante parole un geste pour le moins élégant.

    Un peu gêné par ce qu'il avait, il se retourna vers vous. Il se demandait comment il allait pouvoir rentrer en ville et savait qu'il ne pourrait jamais faire tout le chemin dans son état. Zélig avait bien un cheval, il était venu avec lui mais celui-ci était le premier à être reparti. Mist et Marius étaient également repartis avec le dernier cheval alors...Mademoiselle van Lähre en avait-elle un ? Il se mordit un peu les lèvres, se demandant s'il allait oser lui demander ce service. Et puis, si elle en avait qu'un, il devrait...monter sur le cheval avec elle, être si proche d'elle qu'il pourrait vous sentir. À cette seule pensée, son teint vira carrément au rouge pivoine : que faire ? Vous alliez le prendre pour un goujat, s'il vous demandait tout d'un coup s'il pouvait prendre votre moyen de transport. Et rien que pour éviter cela, il préférait rentrer à pied et éventuellement mourir le long du trajet de ses blessures.

    Ses doigts se touchaient, comme s'il voulait parler mais qu'il n'arrivait pas à trouver les paroles. Il avala soudainement, se disant que c'était maintenant ou jamais.

    « C..C..comment ê..êtes-v..vous venue, mam'zelle ? »

    Voilà, ce n'était pas si dur !

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Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]   Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois] EmptyMar 1 Mar - 17:05

Bien sûr que la peur passa dans les yeux de la duchesse. D’ailleurs elle lui prit même le ventre et traversa tout son corps avant de se nicher en elle pendant quelques instants. Elle avait non seulement rendu Marius en colère mais également violent. Et à ce moment, elle comprit la véracité des dires de ce dernier. Mais aussi le fait qu’il pouvait à tout moment la frapper. Elle n’en avait pas envie. La douleur ressentie après que Mist l’eut frappée la dernière fois, elle ne désirait plus la ressentir. Alors pendant cette seconde pendant laquelle Marius l’avait prise et l’eut rapprochée de lui, c’était si son cœur s’était arrêté de battre. Elle ignorait quelle serait sa prochaine réaction mais celle-ci témoignait déjà de sa colère et la nouvelle violence qu’elle ne lui connaissait pas auparavant. Elle ne pouvait donc pas encore définir ce qui suivrait. Mais ce dernier finit par la lâcher dès qu’il entendit ses paroles. Ainsi elle l’avait en quelque sorte calmé et avait passé son envie de violence. Pourtant, lorsqu’il se recula et la toisa, il fallait avouer qu’elle ne le reconnaissait plus. Ce n’était plus le même homme. Même la dernière fois, lorsqu’il était venu chez elle tout simplement pour amadouer le sénateur Hector de Jadewood. Il n’avait pas encore cette nouvelle personnalité qui venait probablement de ne se révéler que maintenant. D’ailleurs tout dans les précédentes paroles de Marius portait à croire que c’était vraiment très récent. Il parlait de rupture. Il parlait qu’il ne serait plus jamais le même homme. Eleanor voyait enfin la confirmation de ses dires. Ce qui n’était pas pour lui plaire. Et comme le terroriste le disait, leur alliance ne servait plus à grand-chose. Ainsi ils se séparaient pour de bon. Eleanor se disait qu’il était temps. Il l’avait tellement rendue folle et inquiète ces derniers jours, qu’elle n’en pouvait plus. A cet instant, elle ne le regrettait pas du tout. Elle se sentit même comme soulagée et heureuse. Elle ne le regarda même pas partir, tout en emportant l’autre terroriste Mist, qu’Eleanor n’appréciait pas du tout. Elle se concentra sur ses pensées. Et sur sa colère qui enfin commençait à s’estomper alors que le responsable de celle-ci s’éloignait au-delà, loin d’elle.

Elle entendit l’insulte de Zacharias mais ne s’en préoccupa pas. Tout comme elle ne fit même pas attention à son geste qu’elle aurait trouvé odieux un autre jour. Peut-être pas aujourd’hui. Elle n’aurait probablement rien dit. Elle se serait tu. En tout cas, elle semblait ne pas l’avoir vu, trop perdue dans ses pensées. Des pensées qui rapidement furent balayées par la question toute simple de l’informateur. Elle se rendit alors compte qu’ils se trouvaient désormais tous les deux seulement dans cette ferme abandonnée. Eleanor qui était arrivée ici grâce à l’aide de certains paysans, n’avait pas du tout prévu la manière dont les choses se dérouleraient. Et encore moins celle dont elle rentrerait chez elle. A ce moment précis, elle prit conscience qu’elle n’avait aucun moyen pour partir de cet endroit. De plus, il ne devait tout de même pas être tôt et la nuit tomberait rapidement. La duchesse ne sut pas quoi dire ni quoi faire. Ainsi Zacharias n’avait pas non plus de moyen de transport. Par ailleurs, vu comment cette ferme paraissait au milieu de nulle part, elle ignorait également à quelle distance se trouvait la première maison ou encore dans quelle direction. Le doute et la panique survinrent en même temps qu’elle prit conscience qu’il fallait non seulement se dépêcher de partir mais aussi qu’ils risquaient probablement de se perdre. Oui ils, elle n’avait tout de même pas envie de se séparer de l’homme dans une telle situation. Imaginez une pauvre demoiselle toute seule sur la route, entourée par les champs.

- Grâce à l’aide de bons paysans, répondit-elle enfin avec une voix presque tremblante. Venez, il faut trouver une maison et demander l’hospitalité de leurs propriétaires pour nous ramener dans la capitale. Nous n’avons que peu de temps alors allons-y.

Elle ne dit rien d’autre. Elle ne se préoccupa pas de Zacharias, beaucoup plus préoccupée par ses pensées. D’ailleurs, elle prit le chemin vers la droite comme l’avaient fait Zélig et Marius. Elle en concluait que c’était le chemin pour la capitale mais elle n’en était vraiment pas sûre. Ils marcheraient et ils verraient bien …
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Et quand il croit ouvrir les bras, son ombre est celle d'une croix. [ZE plan Q à trois]

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