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 Vivre, c'est mourir. (pv Zach')

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MessageSujet: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Sam 12 Fév - 23:25

Une nuit comme tant d'autres s'étaient jetés sur Ishtar, noir comme l'encre, froide comme la pierre, elle ressemblait à toutes les autres nuits qu'il avait connu. Pas si différente au fond, plein de désillusion et de mélancolie, même si l'enjeu n'était pas le même. Marius progressait difficilement dans le marécage, une simple lanterne à sa main, il fixait sans cesse les ombres qui évoluaient autour de lui, tous ces évènements le rendaient paranoïaque et à chaque fois qu'il était seul, le jeune homme sentait ce regard froid et rouge qui n'existait que dans sa tête se poser sur lui. C'était deux yeux rouges comme le sang, parfois l'un d'eux disparaissait dans les ténèbres, un regard de borgne surveillant le moindre de ses gestes, cherchant à venger sa mort. Il ne savait pas exactement pourquoi, mais cette nuit-là, Marius songeait comme jamais à cet homme-là qu'il avait tué dans le cimetière, le hasard était drôle. En tout cas, il sentait le regard du borgne dans son dos, comme si ce dernier était prêt à s'extraire de l'Ombre pour venir l'égorger sans plus de cérémonie. Le jeune homme mordit sa lèvre inférieure, ne prenant pas conscience que de loin, c'était lui qu'on pouvait prendre pour un fantôme. Une silhouette sombre s'enfonçant dans un marécage, où l'humidité et l'odeur de la boue donnaient un parfum aussi doux que celui des égouts, faible et laissant les traces de son passage grâce à une lueur encore plus frêle.

De loin, on aurait pu le prendre pour un meurtrier venu s'amuser avec le cadavre de sa victime, désirant lui arracher les deux yeux vides pour les ajouter à sa collection. De prés, on ne voyait qu'un gamin de vingt ans ou de vingt et un ans, les traits tirés par la fatigue, au corps maigre et aux cheveux gris. Marius posa son regard bleu sur un arbre et serrant les dents, il extirpa son pied pris dans la boue en pestant. Manquant de tomber, le jeune homme reprit son équilibre de justesse et se rendit jusqu'à l'arbre. Il soupira et s'adossant contre le tronc, il passa sa main sur son visage humide, il était en sueur. Ce n'était pas le froid de l'hiver qui manquait, mais le fait tout simple de marcher péniblement depuis une demi-heure dans cet endroit sordide. Pourquoi un marécage ? Marius avait préféré s'éloigner d'Ishtar, ce n'était pas qu'il était reconnu en tant que Terroriste, mais malgré sa médiocrité, il restait recherché. Et puis l'homme avait qui il devait coopérer était assez particulier ; si jamais celui-ci cherchait à le nuire, cacher son corps ne serait pas difficile. Zacharias Flash... il avait entendu quelques rumeurs à ce sujet ; un albinos, un informateur, un mythomane. Pourquoi choisir cet homme-là ? C'était en entendant ses diverses aventures que Marius l'avait choisi, un informateur ayant des problèmes avec l'Inquisition, une pièce de plus dans sa faction. Il avait perçu aussi une histoire au sujet de cet acteur célèbre, Kin... c'était grâce à lui que Marius avait obtenu ce rendez-vous, une menace par ci ou par là, ce n'était pas une mauvaise chose. Soupirant, le jeune homme rabaissa sa capuche pour dévoiler sa chevelure grise, il croisa les bras et l'attendit, nerveux, anxieux, angoissé.

Depuis qu'il avait appris que Mist était en prison, il ne dormait pas la nuit ; certes, il connaissait à peine le jeune homme et étaient furieux contre lui pour avoir explosé les Élévateurs, mais il ne pouvait laisser un des leurs aux griffes de l'Inquisition. Savoir qu'il n'était pas le seul à mener ce combat, rassurait Marius et lui donnait un peu de courage. Il avait aussi beaucoup de compassion pour Mist, il ne pouvait pas attendre les bras croisés qu'il se fasse tuer dans d'abominables souffrances ! Il devait agir et vite ! Il mordit sa lèvre jusqu'au sang et sortant une gourde de sa poche, il descendit l'Hypocras qu'Alvaro lui avait donné avant de partir, il soupira et secoua la tête. Il se réchauffa et eut les idées plus lucides, enfin d'une certaine manière. Il mouilla sa lèvre rougit et observa les alentours, son poignard dans sa botte, son arbalète cachée dans ses vêtements, Marius n'hésiterait pas à égorger celui ou celle qui aurait le malheur de les écouter. Il devait sauver la vie d'un homme, et il devait le faire au plus vite. Ce n'était pas comme si l'Église renfermait ce que l'humain avait de plus terrible et d'écoeurant, combien de temps Mist allait-il pouvoir tenir ? Marius espérait tout de même le récupérer vivant, mais pour ça... il devait avoir des informations. Il n'avait pas encore d'idée précise, tout d'abord... il devait chercher des informations, peut-être que l'Église eût en son sein un Prêtre ou un Inquisiteur vulnérable ? Il verrait. Zacharias allait lui servir à ça, et même si Kin lui avait expliqué que le jeune homme était un menteur, Marius comptait bien user de sa force s'il le fallait. Il n'allait pas rester le gentil garçon de bonne famille, après tout, il avait beaucoup changé.

Il perçut un bruit, un son qui l'alerta aussitôt et se raidissant, Marius se baissa pour prendre le poignard caché dans sa botte. Il rangea la lame dans ses vêtements pour éviter que sa probable future proie la voie, il croisa à nouveau les bras et détailla la silhouette qui s'approchait au loin. Il plissa les yeux et restant immobile, il se racha à plusieurs reprises la gorge pour essayer de prendre une voix plus adulte, il haussa un sourcil et il déclara alors, d'une voix plus rauque que d'habitude, plus sombre et ténébreuse aussi :


— C'est toi Zacharias Flash ? Je t'attendais.

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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Dim 13 Fév - 0:12


    Quel était donc le couillon qui lui avait donné rendez-vous dans un endroit pareil. Dans la province d'Ishtar, les marécages devaient être l'endroit le plus mal réputé. Plus jeune, il avait entendu diverses histoires à propos de cet endroit, toutes le faisant frémir. Par exemple, il y avait cet homme que la bande du coin ne supportait plus trop : il avait un jour disparu alors qu'il se promenait par là-bas, et plus personne n'en avait jamais entendu parler. L'endroit était traître, et il se demandait encore pourquoi il avait accepté un rendez-vous comme celui-là. Peut-être parce qu'il était en manque d'argent, en fait... Depuis sa rencontre avec Émile Paole, Zacharias galérait, pour tout dire. Il avait passé une semaine à deux enfermé chez lui, n'osant pas sortir, de peur de voir cet horrible zombie albinos surgir de nulle part tel un diable de sa boîte. Ses plaies avaient à peu près toutes cicatrisées, mais il ressentait toujours une affreuse douleur lorsqu'il changeait les pansements et les touchait. Plus que cela, une question n'arrêtait de hanter son esprit débile : pourquoi Paole faisait-il cela ? Prenait-il véritablement son pied de voir quelqu'un se noyer dans son sang et souffrir ? Et puis ce qui avait eu lieu, ensuite, tout était si confus qu'il ne préféra pas y repenser.

    L'informateur s'engagea sur le terrain dangereux. Il faisait nuit, ce n'était pas vraiment facile. De ce fait, il n'avait non plus emporté de masque, même si la peur que ce soit Émile le véritable commanditaire de ce travail l'étreignait au plus profond de lui. Tout était si boueux. Il n'avait pas mis d'affaires blanches, comme lors de sa première rencontre avec Franzsciska Halbrum, dite la prêtresse schizophrène psychopathe, mais celles-ci, peu importe leur couleur, seraient sûrement sales, à la fin. Il s'avançait assez prudemment sur ce qu'il pensait être un chemin à peu prêt potable, vers l'endroit où avait été fixé le rendez-vous. Il fallait vraiment le faire, si ce mec n'était pas quelqu'un qui voulait l'éliminer sans laisser de traces, il avait certainement peur d'une rencontre en plein Ishtar, où nombre d'oreilles indiscrètes avaient tendance à traîner.

    Son pied s'enfonça un peu plus profondément que les autres fois dans la boue, créant un déséquilibre et le faisant chuter. Ben oui, ne pensez pas non plus que Flash est très grand athlète. Il a été blessé, ne l'oubliez pas, et de temps en temps, il a vraiment du mal à tenir debout ! Alors, il galère pour se relever, les vêtements tous tâchés de boue. Voilà qui ne fera pas plaisir à sa nouvelle logeuse, une bonne grosse femme qui a tendance à râler lorsque des tâches traînent un peu partout dans les logements qui lui appartiennent. Zacharias s'en fout, au fond, puisqu'il change régulièrement d'habitat mais bon, il n'aime pas se faire remarquer. Surtout qu'il a changé deux fois de logements depuis sa rencontre avec Emile. Comme quoi la peur et un sentiment bizarre donnent des ailes.

    « Merde. »

    C'est vrai, qu'il était crade. Et puis les marécages dégageaient une odeur fétide, comme si trente-six mille cadavres étaient en train de pourrir en même temps à l'intérieur. Si ceci était vrai ou non, Zacharias ne voulait pas le savoir. Il s'agissait de retrouver son homme, et éventuellement de ne plus se faire avoir par les sables mouvants. Facile, non, en apparence ? Il distingua alors au clair de lune une silhouette, prêt de ce qui devait ressembler à un arbre, de plein jour. L'individu lui avait donné son nom, pauvre faux, il n'en savait rien, mais en tout cas, il n'avait jamais entendu parler de lui. Une cape ? Zacharias fronça les sourcils, serrant des poings. Depuis cette fâcheuse rencontre, il n'aimait pas tellement les personnes revêtues de capes. Mais la silhouette de l'individu ne ressemblait, même de loin, à celle de l'autre albinos, ce qui acheva de rassurer Zacharias, même restant sur ses gardes.

    « C'sans doute moi ! Z'êtes Léopold ? »


    Question inutile, puisque l'autre l'avait susnommé, lui montrant qu'en effet, il était bien la personne avec laquelle il avait rendez-vous.

    « Z'êtes prêt à négocier jusqu'à combien ? Devez savoir qu'une info' n'est jamais gratuite ! »

    Il rit, d'un rire forcé. À croire qu'il n'apprenait jamais ses leçons.


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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Dim 13 Fév - 11:46

Marius haussa les sourcils en distinguant l'homme dans la pénombre, ce haussement de sourcil se transforma rapidement en un froncement, il n'aurait sut dire s'il devait avoir peur de ce rire ou en rire, justement. Celui-ci était forcé et tentait de cacher de l'angoisse, sans doute cet endroit ne plaisait pas à son interlocuteur, ou qu'il gardait un mauvais souvenir d'une rencontre passé. Toujours les bras croisés, Marius restait contre l'arbre, ses grands yeux bleus et froids restaient fixés sur l'homme. Il lâcha un petit « hum » à sa remarque, bien sûr qu'il savait qu'une information n'était pas gratuite, rien n'était gratuit dans ce monde. Restait à savoir s'il allait payer ou non, curieusement, Zacharias ne lui donnait pas l'envie de l'acheter. Kin lui avait dit que cet homme était capable d'énoncer n'importe quel mensonge avec vérité, le jeune homme refuserait de payer pour une fausse histoire. Il met sa main sous son menton et réfléchie, voilà l'utilité des marécages ; certes, l'informateur était plus grand que lui et était plus âgé, mais Marius avait de la ressource. Il grimaça et chassa pour l'instant l'idée d'user de la force, ou du moins de la violence ; il ne cherchait pas à le blesser, mais à lui tirer les vers du nez. Marius poussa un soupir et approuva d'un signe de tête, son poignard en main, il s'avança vers Zacharias et se décolla enfin de l'arbre, il posa la lanterne dans les herbes et restant à quelques pas de l'homme, il déclara d'une voix toujours aussi rauque et presque ténébreuse :

— La vérité n'a pas de prix, le mensonge en un.

Une manière comme une autre de prévenir Zacharias de ne pas lui mentir, certes il ne payait pas de mine, et franchement... aux premiers abords, pouvait-on vraiment se méfier de Marius ? Il n'avait rien d'un homme d'action, habitué à jouer sa vie avec le hasard, pourtant, c'était le cas. Au moins, cette apparence d'enfant doux et de bonne famille pouvait lui servir d'arme. Il mordit sa lèvre inférieure et soupirant, il fit à nouveau quelques pas en direction de Flash, le poignard toujours caché dans ses vêtements, il le fixa pour détailler ses expressions. Marius le sondait à la recherche de cette peur que respirait l'homme, la rencontre avec cet Inquisiteur albinos avait dû laisser des traces. Marius leva légèrement le menton, fronça les sourcils et mordant sa lèvre, comme s'il avait deux choix particulièrement difficiles à faire, il secoua légèrement la tête et ajouta avec froideur :

— La vie aussi à un prix, veux-tu que je te montre lequel ?

Et là... sans réellement se comprendre, réagissant sous le coup de l'excitation que toute cette entreprise créait, agissant sous le contrôle d'une pulsion difficile à déterminer, Marius sortit la lame de sous ses vêtements. Elle brilla à la lueur de la lune et sans plus attendre, il bondit sur Zacharias et le fit tomber dans les herbes et la boue ; il pesta contre cette fange qui sournoisement, s'introduisait à l'intérieur de sa botte et de ses vêtements. La lame glissa contre le cou blanc de Flash, sans pour autant le blesser, Marius saisit l'une de ses mains pour l'empêcher de riposter. Sur Zacharias, usant de son maigre poids pour l'immobiliser, le terroriste découvrait le plaisir d'avoir le dessus sur quelqu'un. Certes, l'homme ne lui avait rien fait de particulier, il était juste assez mal chanceux, Marius avait eu juste l'envie de sauter sur lui et se prouver qu'il était capable de faire peur à quelqu'un. Il soupira et sans que son visage ne changeât un seul instant d'expression, il réfléchit à nouveau pour continuer :

— Nous discuterons plus tard de ce sujet là.

Marius le relâcha doucement, sans pour autant lui laisser l'occasion de reprendre le dessus sur lui. Il en aurait presque eu un sourire, la nervosité et la paranoïa encore latente le faisaient agir comme un imbécile heureux, pourtant, il n'avait pas envie de reculer. Pas maintenant. Il s'humecta les lèvres et observant la moindre des réactions de Zacharias, il lui demanda avec un ton impétueux, presque impérieux :

— Je veux savoir ce que tu sais sur ceux et celles qui composent l'Église, je me fiche de d'Arken — tout le monde connait l'histoire qu'il veut qu'on entende —, ce que je désire, c'est des informations sur les hommes qui sont à sa solde. Si parmi eux... certains sont susceptibles de le trahir.

Marius avait une vague idée de la manière dont il devait agir pour sauver Mist ; il était clair qu'il ne pourrait pas se faire passer pour un simple Inquisiteur, l'Église surveillait étroitement les agissements de ses membres, et puis ses deux frères le recherchaient activement pour le tuer. Il lui fallait de l'aide, trouver dans l'Église une graine dissidente qui pourrait l'aider à sortir Mist de cet endroit, un moyen de pression ? Il y réfléchissait toujours et attendait de voir ce que Zacharias pouvait lui fournir comme information. Il ne craignait pas que celui-ci le trahisse et dévoile son identité aux autorités ; simplement parce qu'il utilisait un faux non, et qu'il pouvait avoir conscience que la vengeance du jeune homme n'allait pas être douce, et puis victime d'une mauvaise expérience, ce n'était pas à l'Église que l'albinos allait se plaindre. D'ailleurs, Marius comptait d'utiliser la soudaine pulsion qu'il avait eue pour lui faire peur, et acheter son silence ou couper cette langue trop bavarde et mensongère. Le but était de faire peur à ce pauvre petit informateur et lui arracher tout ce qu'il savait, pour sauver Mist — même s'il l'avait frappé et attaché —, Marius semblait être un peu prêt à tout. Savoir qu'il n'était pas seul à mener ce combat le rassurait.

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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Dim 13 Fév - 14:08


    Évidemment que c'était un piège, et cela, il le savait déjà un peu plus tôt. Seulement, il y avait toujours l'appât du gain, il n'avait pas pu se résoudre à annuler le rendez-vous. Comme je vous l'avais dit auparavant, il n'avait pas les silhouettes vêtues de capes, mais cela, il y en avait beaucoup à Ishtar, surtout la nuit, il ne pouvait rien à proprement dire contre cette mode. Lorsqu'il vit l'inconnu s'approcher de lui, Zacharias faillit faire un pas en arrière mais, sentant la boue commencer à entrer à nouveau dans sa bottine, il ne fit aucun geste qui eusse pu lui porter préjudice. À la place, il mit la main derrière son dos : il avait, depuis la dernière fois, volé un poignard de plus et le cachait là, on ne sait jamais. Un sentiment grandissant de peur se réveilla chez Zacharias. Sa main droite agrippa fermement le poignard mais le garçon savait qu'il ne serait capable de rien de très efficace si son bras, lui, tremblait autant. S'il avait dû parler à ce moment-là, d'ailleurs, ç'aurait été une vague de bredouillements incertaines qui auraient franchis le seuil de ses lèvres. Comment l'autre savait-il qu'il n'arrêtait de mentir ? Il avait rencontré Paole ? Ou Lightheaven avait-il décidé de se venger ? L'hypothèse comme quoi il pouvait s'agir de Paole lui semblait peu probable, il ne voyait pas l'inquisiteur envoyer un émissaire pour le torturer et tuer alors qu'il pourrait le faire lui-même, en prenant son pied comme il se doit. La vérité n'avait pas de prix et c'était pour cette raison qu'il faisait payer à leur maximum ses informations, lorsque celles-ci ne contenaient pas un soupçon de mensonge – même si, parfois, il faisait payer exactement le même prix pour des informations erronées.

    Et puis, nul autre qu'un informateur pouvait comprendre au mieux ce que signifiait cette expression ! Ses informations, il les gagnait à la sueur de son sang, au risque de perdre la vie. Ce n'était sûrement pas une saleté de client qui pouvait lui apprendre cela. Il n'aimait pas du tout la tournure que prenait cet événement, il aurait même tout fait pour fuir de là, s'il ne se trouvait pas dans les marais et n'était pas menacé par un homme qui, à défaut d'être plus grand que lui, semblait en bien meilleure condition physique et le menaçait.

    Le dénommé Léopold lui sauta dessus et Zacharias cria, recevant ce poids sur une partie encore fragile et non cicatrisée de ses blessures. Il sentit très distinctement le froid de la lame sur son coup et la boue lui caresser encore une fois la peau et les vêtements. Ses cheveux, qui avaient dû être épargnés lors de sa dernière chute, se teintèrent d'une couleur marron, tandis que ses yeux s'étaient ouverts de terreur, se rappelant sa dernière rencontre avec un homme violent. D'un côté, il aurait pu paraître blasé car Marius n'était pas aussi fort, ni ne l'avait pas autant frappé que Paole lors de leur dernière rencontre, mais n'oubliez pas la peur. Elle lui creusait l'estomac, lui dévorait toute forme de courage qui aurait pu se dégager de lui. Lorsqu'il le lâcha et lui parla des informations qu'il désirait, Zacharias était toujours en position d'infériorité, dans la boue, sa main droite derrière le dos, toujours accrochée au poignard mais ne pouvant le dégager de la masse visqueuse qu'était la boue. Et Léopold était toujours sur lui, il ne pouvait vraiment rien faire, déjà qu'il tremblait comme ce n'était pas permis.

    « L'Église ? »

    Il avala sa salive d'une manière stressée.

    « C'pas vraiment une façon très pertinente d'poser des questions, vous savez ? Et pi'...vous m'faites mal ! Siouplaît, dégagez d'moi, c'vraiment pas agréable ! »

    Il ne savait pas grand chose sur les membres qui composaient cette très charmante Église, mais le peu qu'il connaissait pouvait s'avérer utile pour n'importe qui. Il savait que certaines des informations qu'il détenait pouvaient s'avérer très dangereuses pour n'importe qui, c'était pourquoi il ne les gueulait pas dans toutes les rues comme un vaurien. Il était tout de même un peu responsable. La véritable question, maintenant, aurait été de savoir si Marius était véritablement prêt à le tuer si il lui mentait, ou refusait de lui donner ces informations. A priori, il ne préférait pas s'y risquer, ses rencontres ces temps-ci s'avérant plutô dangereuses pour sa personne, surtout qu'ils étaient dans un marécage où personne – à part eux-deux – ne se baladaient la nuit.

    « Savez que les informations qu'vous d'mandez sont chères ? Devriez arrêter d'jouer au malin ! » – il claqua des dents – « Pi' ils sont dangereux, par là-bas, si ils apprennent que la moindre p'tite chose que j'ai dite sort de ma bouche, j'veux pas êt' torturé, comprenez ? C'pourquoi faudra m'donner d'l'argent, z'êtes pas d'accord, pensez-vous ? »

    Quelle logique implacable. Dire qu'elles sont dangereuses, que l'Église risquerait de le retrouver et argumenter, en plus, en expliquant que c'était pour cela qu'il devait lui donner plus d'argent. Ne vous trompez pas, Zacharias était certes mort de peur et tout ce que vous voulez, mais il n'empêchait qu'il était un épouvantable radin et qu'il était vraiment idiot.
    Il grimaça à nouveau, le poids de Marius réveilla la douleur de ses plaies.
    Il comptait bien défendre ses informations autant qu'il le pouvait.
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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Dim 13 Fév - 17:01

Marius sentait l'albinos trembler sous lui, lui faisait-il si peur que ça ? Il secoua la tête et continuait d'observer la moindre de ses réactions, peinant à interpréter le plaisir qu'il avait à être sur ce jeune homme, comme ça, et surtout à le dominer. Certes, il l'avait surpris, bondis sur lui sans un soupçon de loyauté, mais menacer quelqu'un de sa simple présence lui offrait une sensation que jamais le terroriste n'avait goûtée auparavant : celui du pouvoir. Il possédait le pouvoir de vie ou de mort sur cet informateur, et une nouvelle excitation qu'il ne déterminait pas pour l'instant courait dans ses veines, il tremblait lui aussi, plus légèrement que Zacharias. La raison — surtout — n'était pas la même, il ferma quelques secondes les yeux pour chasser cette adrénaline aux contenues inconnue qui parcourait tout son corps. Contrairement à ce qu'il aurait voulu ressentir, il n'avait pas envie de bouger, il aurait désiré continuer de menacer l'albinos de sa lame et goûter à cette sensation de puissance qui pénétrait tout son être. Il pouvait sentir l'angoisse de Zacharias, il pouvait même la comprendre, mais il voulait qu'elle perdure encore un peu ; c'était rare lorsque Marius avait le dessus sur quelqu'un, alors... où était le mal à attendre encore un peu ? Il mordit sa lèvre inférieure, presque joueur, il se pencha vers l'homme pour mieux écouter ses paroles, et la voix tremblante qui les énonçait.

Il essayait de paraître calme, songeant avant tout à l'argent qu'il pourrait gagner. Marius haussa les sourcils, puis les épaules, il ne le connaissait pas, ne connaissait pas son histoire (et celle-ci ne l'intéressait pas) et pourtant, il méprisa Zacharias pour ne penser qu'à l'argent. La vie de Mist était en jeu, et ce serpent d'albinos ne pensait qu'à son argent ! Enfin... Zacharias ne devait pas savoir l'enjeu de la situation. Avec un certain regret, Marius se releva et grogna face à ses vêtements plein de boue, ce n'était pas à cause d'une simple préoccupation de précieuse, mais à cause du fait que la boue s'infiltrait partout et que ce n'était pas désagréable. Il émit un autre grognement et recula de quelques pas, son poignard toujours bien en vue, c'était au cas où l'idée de se venger traversait l'esprit de Zacharias. Il le fixa sans la moindre gêne, grimaçant à la vue de sa chevelure blanche maculée par cette couleur peur ragoutante, il soupira. Par contre, il comprenait parfaitement le point de vue l'albinos, Marius avait suffisamment rencontré l'Inquisition pour en avoir peur, et trembler dès qu'il pensait en croiser un ; n'était-ce pas à cause d'eux que le jeune homme ne cessait pas de jeter des regards derrière lui depuis la tombée de la nuit ? Un nouveau s'échappa des lèvres du terroriste, lui aussi pouvait sentir le stress monter tout doucement, comme la chaleur d'un feu de cheminée. Ça finirait par lui faire commettre des actes dangereux, mais pour l'instant, il était calme.

— Que je te donne de l'argent ou non, tu prends le même risque. Mais soit...

En soupirant à nouveau, Marius fouilla dans ses vêtements pour sortir une petite bourse de cuir qu'il ouvrit lentement, il observa un moment les pièces et en prenant une au hasard, il lança un regard dédaigneux à Zacharias. Toujours avec mépris, il lui lança la pièce comme il aurait lancé un morceau de viande pourrie et dévorée par les vers à un pauvre chien errant, galeux et maigre prêt à tout pour avoir un repas. Il rangea sa bourse soigneusement dans ses vêtements, il soupira et restant à sa place, il détacha ses yeux de Zacharias pour contempler une bestiole prise dans la boue. Passant une main dans ses cheveux, sortant de sa longue réflexion, Marius déclara :

— Je verrais si tes informations méritent plus, maintenant, répond à ma question.

Il desserra sa cape pour sentir le froid mordre sa peau, il avait un peu hâte de retrouver la petite masure pour se réchauffer, et enlever toute cette boue. Désormais, Marius songeait qu'agir de la sorte avait été totalement stupide, seulement, il était depuis un petit bout de temps, victime de son lunatisme. Un peu blasé, Marius reposa son attention sur l'insecte qui agitait ses petites pattes pour tenter de s'extraire de la boue, il ne savait pas s'il devait l'aider, ou tout bonnement l'écraser d'un coup de semelle bien cruelle. Il frotta son visage, percevant le murmure du vent entre les feuilles de l'arbre, parfois, il avait l'impression que c'était les voix et les pas d'un Inquisiteur. Il planta ses dents dans l'intérieur de ses joues, pencha la tête sur le côté et fixa Zacharias, attendant une réponse de celui-ci. Bien sûr, si le jeune homme lui mentait, son poignard était là pour lui arracher cette langue menteuse. Il aurait voulu ajouter quelque chose comme « ou à ma lame » pour une autre menace, mais il apprenait peu à peu à doser ce qu'il devait faire et dire surtout. Il avait déjà fait peur à l'albinos, maintenant, c'était à lui d'avoir suffisamment de tripes pour refuser de lui donner ce que le terroriste voulait, ou laisser sa peur et débiter tout ce qu'il lui avait demandé. Inutile d'ajouter que le jeune homme n'accepterait que la deuxième réaction ?

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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Lun 14 Fév - 20:12


    Ce n'était pas vraiment de Léopold, qu'il avait peur. Au contraire, quelques semaines auparavant, il l'aurait même provoqué, lui aurait dit de le tuer, qu'il était lâche puisqu'il n'y parvenait pas ! Ce n'était vraiment pas le genre de type qu'il l'aurait fait tremblé, mais vu les circonstances de sa dernière rencontre traumatisante et honteuse, Zacharias ne pouvait pas réagir autrement que par de la peur. C'était surtout dur, d'empêcher ses muscles de trembler et de ne pas bégayer. Surtout de ne pas lui gueuler dessus lorsque son corps touchait le sien, tendu, si nerveux à l'idée que quelqu'un le frôle de nouveau.

    Cependant, contre toute annonce, Marius se releva de sa silhouette qui commençait à s'embourber. Il avait gagné ? En tout cas, cela lui semblait être dans la bonne voie. Il était trempé, sur cette masse molle de boue, s'enfonçant au fur et à mesure des secondes. Finalement, Léopold parut bien vouloir se lever de sa personne, le laissant un peu respirer. Peut-être avait-il accepté ses conditions, finalement ? La main de Zacharias, par contre, sitôt que l'autre se défit de lui, lâcha le poignard, pour tenter de s'extraire du sol visqueux. Et puis il n'était pas non plus totalement fou, à la lumière de la lanterne que Léopold avait amenée, il avait très bien pu voir le reflet d'un poignard près à l'égorger ou il ne savait trop quoi si il se rebiffait. Et il savait trop, également, combien pouvait se faire attendre la mort lorsqu'on se faisait torturer. L'homme vêtu de la cape lui jeta une pièce, comme on peut en jeter à un mendiant, avec, sans doute, ce regard méprisant et rempli de pitié. Il est vrai qu'en ce moment, l'informateur, rempli de rancune et de honte, ne pouvait faire ressentir aux autres autre chose que de la pitié et de la tristesse. Lorsqu'il ne buvait pas, il traînait lamentablement des pieds quelque part, et lorsqu'il ne traînait pas des pieds, il s'enfermait chez lui en frissonnant à chaque fois qu'il pouvait entendre des bruits de pas dans le couloir. Oui, Zacharias Flash était devenu paranoïaque.

    L'informateur se débattait contre la boue, doucement, dans le but de pouvoir remettre un jour les pieds sur cette terre non stable. Il veut cette pièce. Il se fout que l'autre le méprise pour cela, mais récemment, depuis sa rencontre avec Paole, en fait, il ne fait plus les poches des gens aussi régulièrement qu'avant. Il a besoin d'argent pour survivre mais cet homme ne paraît pas le comprendre. Viendrait-il d'une classe sociale plus élevée que lui ? Par hasard, serait-il noble ? Cette hypothèse l'étonnerait, un noble ne donne pas rendez-vous à un informateur dans des marécages, à moins que ses intentions soient pour le moins louches.

    « J'sais qu'c'est ridicule mais j'ai plus ren pou' bouffer, en c'moment ! »


    Il est maintenant à genoux. De toute façon, il n'a pas vraiment le choix, et la lame du poignard est présente pour le rappeler à l'ordre si jamais il ment. Doit-il entrer dans son jeu, être honnête ? Il veut se venger, de toute façon, et puisque Paole appartient à l'Église, c'est à toute l'Église qu'il en veut, et gravement. C'est pourquoi il ne se fera plus prier pour dire des noms, et révéler leurs faiblesses : non qu'il en connaît beaucoup mais plus que les deux qu'il connaît sont typiques d'une Église que l'on peut casser en deux, brusquement. Zacharias Flash ramasse la pièce avant qu'elle ne se fasse avaler par le marais, réussit à se relever pour se remettre au niveau de Léopold.

    « Franziska Halbrum. Prêtresse. Joli visage, mais à la vue du sang, elle pète un câble. Elle d'vient total'ment folle et veut tuer tout c'qui s'approche d'elle. Et ça fait mal. L'avantage, c'est qu'après, elle est toute en sanglots et t'peux presque faire tout c'que tu veux d'elle ! »


    Sa première rencontre parmi les prêtres, quel cas intéressant. Il n'a aucun remord à livrer ainsi ce nom à l'étrange homme, comme la plus vulgaire des informations.

    « 'Suite. Zélig Faoiltiarna. Prêtre de son état. On pourrait s'méfier d'lui parce qu'il manipule supra bien les ombres mais il a un superbe point faible : sa fille. Il chérit sa p'tite fille et j'suis sûr qu'il l'aime plus que n'importe quoi. Il s'ra capable de faire n'importe quoi, pour elle ! S'non, comme non, j'ai Paole, mais vous d'vez d'jà connaître et c'connard a pas vraiment d'point faible. »

    Il grogne.

    « S'il s'agit d'faire du tort à Paole ou à l'Église, j'peux vous aider gratuit'ment. »

    Tu devrais te méfier, Zacharias, si cela se trouve, cet inconnu est simplement pour vérifier ta fidélité envers l'Empire. Même si, en réalité, il n'en est rien, tu ferais mieux de te méfier.
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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Lun 14 Fév - 22:02

Lorsque le jeune homme lui annonça qu'il n'avait rien pour se nourrir, Marius fut partagé entre l'envie de lui dire de trouver plus honnête comme travail (ce qui aurait été l'hôpital qui se moque de la charité), ou de le prendre en compassion. La faim... lui aussi l'avait connu, bien trop pour ne pas se trouver dégoûter davantage par la réaction de l'informateur ; celle de se jeter sur la pièce en train de se faire engloutir dans la boue, et la saisir avec ses doigts pâles pour la garder près de lui. Parfois, Marius tombait sur des personnes qu'il ne parvenait pas à juger, en Zacharias, il ne voyait qu'un homme qui se battait pour survivre, mais en usant d'une langue perverse pour saisir un peu de sous. Il avait un peu l'impression d'avoir un enfant en face de lui, jeune, mais déjà vieux. Ça n'avait rien en rapport avec l'apparence de Zacharias, mais avec les attitudes de celui-ci. Marius le toisa de toute sa hauteur, se débattre dans la fange, bondir sur la pièce comme si c'était l'amour de sa vie qui était en train de glisser. Il détourna quelques instants le regard, ne se doutant pas que l'homme possédait lui aussi une lame, et qu'il avait remarqué la sienne. Il fronça les sourcils et fixa les herbes prises dans la boue, tordues dans tous les sens. Il soupira tout en sentant un frisson parcourir son échine lorsque l'albinos lui donna les informations, Marius se retourna et le fixa de ses grands yeux bleus, impassible. L'était-il à l'intérieur ? Pas réellement. Il avait frémit et sentait l'excitation croître, celle complètement folle qui le poussait à braver le danger, le narguer, jouer avec... et perdre un bras pour tant d'inconsciences. Il fronça les sourcils, ne sortit rien de ses affaires pour tout noter, c'était risqué ; si on lui volait les informations, Marius risquait d'y passer, surtout que même si l'Inquisition venait d'un peu le lâcher, il restait le médiocre terroriste qui avait raté son seul attentat contre un Vicomte.

Il approuva d'un signe de tête en essayant de s'imaginer la jeune femme en question, la voix de Zacharias lui indiqua dans son émotion qu'il avait réellement rencontré cette Prêtresse, en tout cas... même si en tant qu'homme Marius avait tendance à moins se méfier des femmes que des hommes, il n'aimerait pas croiser celle-ci au détour d'une ruelle, lui-même pouvait être parfois lunatique, ça suffisait comme ça ! Le deuxième nom l'intrigua un peu plus... Zélig Faoiltiarna... ce nom ne lui était pas inconnu, mais ce qui retint son attention fut ceci : cet homme avait une petite fille, il était père. Marius mordit sa lèvre inférieure et approuva sans rien dire les mots du jeune homme, « ce connard de Paole »... alors c'était cet homme-là qui avait fait de Zacharias ce petit être tremblant de peur ? Au point qu'il tremblait rien que devant Marius ? Il connaissait cet Inquisiteur que de nom, et lui aussi, Marius ne préférait pas le croiser. S'il devait se servir d'une des trois personnes mentionnées, ce serait Faoiltiarna. Un homme était capable de tout pour protéger sa chaire de sa chaire, il rechignait à commettre de tels actes, mais il n'avait pas de choix. Marius avait déjà songé à la fille en premier lieu, mais si à la moins effusion de sang, elle se montrait dangereuse, il ne voulait pas se retrouver avec un bras en moins. Son choix se portait donc sur Zélig, enlever une petite fille ! Décidément, il tombait de plus en plus bas, mais avait-il réellement le choix ? La vie de Mist était en jeu !

La main sous le menton, il fouilla à nouveau dans ses vêtements pour prendre une autre pièce et la jeter à l'informateur, comme on jetait des cacahuètes à un singe pour qu'il continue de danser. Il reprit sa position et alla s'adosser contre l'arbre, les sourcils froncés, pensif, il songeait déjà comment il devait procéder. Il ne fallait pas se tromper : Marius avait beu paraître gentil comme un poussin, il restait tout de même quelqu'un de vif et de minutieux. Il était en train d'établir un plan, l'esquisser dans son esprit, effacer ce qui n'allait pas pour le rendre parfait. Il devait agir en peu de temps. Il mouilla ses lèvres et reposant ses yeux sur Zacharias, il lui demanda :

— Dis-m’en plus sur ce Zélig Faoiltiarna.

Oui bon... « Demander »... c'était un ordre, effectivement, Zacharias ne paraissait pas plus dangereux que lui. C'était sans doute pour ça que Marius ne se méfiait pas de cet homme, il le jugeait de bien trop haut pour songer un seul instant que cet homme pouvait refuser et essayer de l'égorger pour récupérer son argent. Il ragea intérieurement d'utiliser une telle méthode, mais mince ! Furieux contre lui-même, Marius fit rapidement le tour dans son esprit des divers endroits abandonnés qu'il connaissait d'Ishtar. Hors de question qu'il ramène la petite dans la veille masure abandonnée, c'était très dangereux. Le but était de faire peur au père, et si ce dernier voyait son repaire, non seulement lui-même... mais aussi Alvaro et Magdra et les autres perdraient la vie. Certes... seul Alvaro était au courant de ses activités extra-professionnelles, mais on ne savait jamais. Mieux valait mettre toutes les chances de son côté pour sauver Mist, en espérant que lorsqu'il retrouvera le vagabond, celui-ci soit encore vivant, et qu'il ne soit pas un vieux morceau de viande lâché dans un endroit sombre et humide, abandonné après que des enfants se soient suffisamment amusés avec lui pour s'en lasser.

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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Mar 15 Fév - 12:15


    Léopold lui lança une nouvelle pièce comme on en lance à un mendiant, encore. Cette fois-ci, Zacharias garda la tête haute et ne se ridiculisa pas tout de suite en la ramassant. Il tenait à ce que l'autre constate qu'il était encore digne, et surtout, fier. Ces informations, s'il en donnait suffisamment, lui rapporteraient sans doute assez de pièces pour qu'il n'ait envie de ramasser dans la seconde la pièce à ses pieds. Elle attendrait. Il se contenta de regarde l'inconnu d'un air furieux d'être sous-estimé. Ne venait-il pas de proposer ses services gratuitement ? L'autre ne l'avait pas écouté, ou ne voulait-il pas l'écouter ? Il s'agissait donc d'en dire beaucoup plus sur ce Zélig Faoiltiarna. Ce nom était imprononçable, en plus et à chaque fois qu'il le faisait sortir de sa bouche, il était certain d'en écorcher un bout. Il allait commencer par révéler des informations sur Zélig mais que Léopold ne se trompe pas, lui-aussi était curieux. Et il ne mentait , uniquement parce que celui-ci avait une lame, rien d'autre. D'ailleurs, à propos de lame, sa main se dirigea de nouveau derrière son dos. Lui-aussi avait besoin d'informations, non pas pour dénoncer ce type, mais parce que c'était son métier. Et que si Léopold le payait si peu, il allait devoir trouver le change par d'autres moyens.

    Zacharias Flash s'ébouriffa les cheveux, sentant la boue dans ceux-ci et grimaçant allègrement. Il n'aimait pas vraiment se sentir sale. Soupirant, il regarda son commanditaire dans les yeux, et essaya de le détailler du regard : on ne savait jamais, cela pouvait toujours servir. Léopold, sous sa cape, avait l'air d'un bel homme, même si la lumière de la lanterne n'était que trop faible pour qu'il parvienne à distinguer pleinement son visage. Un regard bleu perçant, des cheveux dont il n'arrivait à reconnaître la couleur, mis à part qu'ils ne devaient être blonds, ou roux. Un peu de courage, crebleu ! L'autre avait déjà montré qu'il ne lui ferait rien, donc, à lui d'imposer ses conditions. Il n'était pas albinos, ne possédait pas une poigne de fer, il n'y avait par conséquent aucune raison de se faire peur.

    « Ha. Faoiltiarna. Vous v'lez qu'j'vous l'décrive physiqu'ment ? »

    Il n'attendit pas la réponse de l'autre :

    « Couleur de peau noire, cheveux mi-longs, dreadlocks. Il habite... »

    Malheureusement, la joueuse ne connaît pas l'adresse exacte de ce cher Zélig, mais Zacharias indiqua l'endroit précis où il résidait à Léopold.

    « On lui connaît des contacts avec le Régent, et, paraît-il qu'il se serait disputé avec ce connard de Paole. Il a un frère qui est mort récemment. »


    Comme quoi même au sein de l'Église, les méthodes de cet empaffé commençaient à suffir. Enfin il supposait car si cela se trouvait, le désaccord avec Faoiltiarna et Paole était tout autre. Peut-être s'était-il disputé pour celui d'entre les deux qui pourraient porter un joli petit chignon rose et que cette histoire avait causé un froid entre ses deux-là ? Bref. Maintenant, il voulait ses informations. Mais il n'était pas assez vif pour pouvoir bondir sur Léopold, alors, il s'avança vers lui, le plus calmement du monde. La boue, étalée sur ses chausses lui faisait faire un bruit de succion plutôt ridicule à chaque fois qu'il levait les pieds pour marcher, mais tant pis. Une fois au niveau de Léopold, il dégaina son poignard, le plaça devant son cou.

    « Et vous, p'quoi vous v'lez savoir tout ça ? Ça aurait un rapport 'vec l'explosion d'l'autre jour ? 'Vec le Sénat ? Ou tout autre chose, en fait ? »
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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Mar 15 Fév - 21:58

Marius continuait de fixer Zacharias, le menton légèrement levé, les bras toujours croisés, il ne pouvait pas faire facilement abstraction du sentiment de supériorité qui croassait en lui. Peut-être parce que l'informateur venait de faire face à un évènement particulier, et qui l'avait marqué pour toute sa vie d'une trace au fer rouge dans son coeur, il se trouvait en position de faiblesse et tremblait devant le jeune homme ; Marius d'une certaine manière, et de façon totalement inconsciente, profitait de ce grand moment de faiblesse pour se prouver quelque chose, comme ça lui arrivait souvent en ce moment. C'était vil et bas, ça ne valait pas plus qu'un morceau de fer rouillé par le temps, et pourtant, le jeune homme continuait de toiser la petite créature qui cherchait seulement à survivre dans ce monde cruel. Marius ne tentait même pas de repousser ce sentiment et était incapable de le reconnaître, Ishtar le transformait et l'image de lui quelques mois auparavant lui semblait n'être qu'un souvenir lointain. Plus froid et presque cruel, il approuva les paroles de Zacharias d'un simple signe de tête, comme depuis le début. En fait s'il parlait peu, c'était parce qu'il ne trouvait rien à ajouter, il montrait seulement à Zacharias qu'il l'écoutait sans ouvrir la bouche. Il fronça les sourcils face à la description, ce Faoiltiarna (même dans sa tête, Marius avait du mal avec ce nom de famille) devait être originaire de ces nomades ? Enfin, c'était ce que le jeune homme songea.

Il ne sortit ni feuille ni crayon pour noter l'adresse que lui dévoila l'informateur, se contentant de répéter inlassablement les phrases pour ne pas oublier. Si c'était un prêtre..., sa petite fille devait recevoir une éducation religieuse, il haussa un sourcil en percevant ce « connard de Paole » à nouveau, Marius comprenait désormais que Zacharias ne portait pas cet homme-là dans son coeur, il alla même jusqu'à déduire que ce dernier l'avait blessé. Il ne connaissait pas grand-chose de cet Inquisiteur-là, et ne cherchait pas en savoir plus ; le ton que Zacharias prenait en disant son nom montrait au jeune homme toute l'étendue de sa peur. Il soupira et fit quelques pas dans la boue, avançant péniblement et murmurant l'adresse que lui avait donné Zacharias, chaque information qu'il débitait avait son importance, il ne devait pas la perdre. Un frère mort récemment... est-ce que Zélig était l'aîné ou non ? Marius fronça les sourcils en se demandant pourquoi il s'était interrogé là-dessus, il avait son adresse et savait déjà comment il devait procéder. S'attaquer à un Artiste des Ombres lui coûterait la vie, son enfant était déjà une proie plus facile et acceptable. Pris dans ses pensées, Marius n'avait pas fait attention à Zacharias depuis un moment, et vit seulement sa lame briller à la lueur de la lune, il se retourna pour la sentir contre son cou. Il haussa un sourcil et n'exprima rien, des mois auparavant, il en aurait été pétrifié de peur. Plus maintenant.

— Je pourrais te répondre que ça ne te regarde pas... mais ça ne te satisferait pas, je me trompe ?

Il déglutit tout de même, la froideur du poignard contre sa peau n'était pas agréable. Cependant, Marius se retrouvait à nouveau en position de faiblesse, il n'aimait pas ça, il ne supportait plus se sentir faible, surtout face à un homme qu'il méprisait. Il ne bougea pourtant pas, le jeune homme se contenta de planter un regard emplit de dédain dans ceux de son vis-à-vis, sa bouche ne forma qu'un trait et d'une voix plus rude, plus rauque, plus arrogante, il ajouta :

— Tu vas te dépêcher de revendre ce que tu sauras de moi aux plus offrants ? C'est ça ?

Il mordit sa langue et continua de fixer l'albinos, il poussa un énorme soupir. Lentement, il posa sa main sur celle de l'informateur, écartant la lame de son cou pâle, agacé de s'être fait menacer par Zacharias. Il ne le lâcha pas, au contraire, ses doigts se resserrent davantage sur sa prise comme pour lui faire mal. Marius se rapprocha de son visage, observant ce teint blanc comme de la craie. Il était sur le point de le frapper et de lui hurler dessus pour l'avoir menacé, mais au lieu de ça, Marius prit une grande inspiration et inventa une de ces histoires dont lui seul avait le secret ; son cerveau — comme celui de Zacharias — trouvait de plus en plus d'idée pour le mensonge, à croire que l'hypocrisie purement aristocrate coulait bien dans ses veines.

— Ceci n'a rien à voir avec le Sénat, ma curiosité est seulement l'origine de cette entrevue, sais-tu pourquoi ? Parce qu'il y a une personne que je veux retrouver, une amie qui m'est chère et dont la vie a été mise en danger par un Prêtre.

Grognant entre ses dents dans le simple but de faire peur à Zacharias, Marius le saisit brusquement par le col pour mieux le regarder. Un coup de vent passa tout aussi violemment, sa capuche retomba et dévoila sa chevelure grise. Il tiqua tout en restant impassible, obligeant l'informateur à se baisser pour mieux le dominer, il termina :

— Es-tu bien content d'entendre ça ? Bien sûr... puisque seul l'argent t'intéresse.

Rageant et pestant contre ses dents, Marius poussa Zacharias dans la boue, et lâcha le poignard de l'Informateur. Il recula de quelques pas et prenant à nouveau sa bourse, il l'ouvrit en grand et fit tomber quelques pièces d'or dans une petite musique cristalline. Les pièces s'enlisèrent dans la boue et levant la tête pour mieux faire preuve de mépris, il lança :

— Voilà pour tes informations...

Il alla refermer les cordons de sa bourse, mais arrêta son geste. Mouillant ses lèvres, Marius continuait de fixer Zacharias sans la moindre expression, du moins la seule que l'on pouvait voir dans ses yeux, c'était celle du jugement. Cette horrible expression qui transperce l'être tout entier pour le mettre plus bas qu'un cloporte. Finalement, il vida le reste de sa bourse devant l'informateur, il lui restait par ailleurs quelques pièces qu'il rangea. Rabattant sa capuche sur ses cheveux, il lança d'une voix tremblante de vanité et de colère :

— Et ça... c'est pour acheter ton silence.

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MessageSujet: Re: Vivre, c'est mourir. (pv Zach')   Jeu 17 Fév - 13:28


    Zacharias se sentit encore plus blessé de voir que, même alors qu'il avait pris l'initiative de le menacer avec son poignard, l'autre le méprisait toujours autant. Le poignard, il paraissait s'en fiche : d'ailleurs, il avait même posé une main sur la lame, comme si celle-ci n'était pas vraiment dangereuse. Il était vrai que l'albinos ne l'aurait jamais tué, peut-être blessé, mais il se voyait mal tuer quelqu'un. Tout simplement impensable pour lui. Comment ça, cela ne le regardait pas ? Savait-il que ce genre de phrase avait le don pour éveiller sa curiosité ? Léopold allait devenir une proie de choix, dans les prochains jours, il n'aimait pas tellement ce genre de type qui se sous-estimait et ensuite, prétendait que leurs actions ne le concernaient pas. C'est vrai, il était informateur, il n'avait normalement pas à demander ce que le client voulait faire des informations, mais ce cas était spécial : jamais personne ne lui avait encore donné rendez-vous dans le marais. Son instinct lui soufflait que ce simple rendez-vous allait avoir bien plus de conséquences qu'il ne l'imaginait, que l'affaire qui se tramait était plus grande qu'il ne l'imaginait.

    Il ne l'aimait pas. Maintenant, ce type avait pris son poignard et s'amusait à lui serrer la main. Il crissa des dents, cette main étant celle qui n'avait été épargnée par Paole, mais n'émit aucun son qui aurait pu prouver qu'il avait en réalité mal. Il lui faisait pitié, n'est-ce pas ? Il n'avait pas confiance en lui ? Très bien, puisque c'était réciproque ! Il ne répondit pas à la question du jeune homme, à savoir à quel prix il vendrait les informations que celui-ci lui donnerait. Il faillit répondre « le plus cher possible » mais se ravisa, sentant qu'il serait de mauvaise augure de le faire, surtout en pleine nuit dans un lieu aussi glauque, et avec un adversaire en bien meilleure santé physique que lui. C'est pour cela qu'il le crut modérément, lorsque celui-ci lui avoua qu'il désirait en réalité protéger une amie dont la vie avait été mise en danger par un prêtre. Zacharias tiqua. Il n'était pas idiot, il y avait quelque chose qui clochait, et quelque chose avait fait se déclencher sa naturelle méfiance des informations qu'on pouvait lui donner. Pourquoi lui avait-il demandé des informations sur des prêtres, alors ? Pourquoi voulait-il en savoir le plus possible sur ce Zélig ? Visiblement, il ne le connaissait pas avant, ce ne devait donc pas être lui qui mettait en danger la vie de son amie. Il lui manquait visiblement un élément qui faisait qu'il ne comprenait pas du tout le but de Léopold, mis à part ce mensonge des plus grossiers.

    « T'imagine pas comment j'suis heureux qu'tu m'racontes ta..Hééé ! »


    Léopold prit l'albinos par le col et le reprocha de son visage, comme pour le menacer implicitement. Lui, fit mine d'être le moins effrayé possible même si, il était vrai, il l'était tout de même un peu. Le vent, fin joueur, rétablit l'équilibre entre les deux et Flash put enfin voir le visage du client. Des yeux bleus, le perçant, ainsi que des cheveux gris. Il retint la forme de son visage, de son nez afin de n'être pas déstabilisé s'il le croisait déguisé, une prochaine fois. Un De l'Ombrage ? C'est ce qu'il se demande, sur le coup, étant donné que des yeux bleus et des cheveux gris étaient justement les attributs caractérisant la Famille. Mais celle-ci n'était-elle pas censée être au service de l'Empire ?

    Léopold poussa de nouveau Zacharias et celui-ci se retrouver, encore, dans la boue. Pas le temps de râler, celui-ci sortait déjà les pièces d'or de sa bourse, regardées par notre informateur avec des yeux pétillants. Mais ce qu'il exécra son client, lorsque celui-ci lui lança de nouveau l'argent d'une manière hautaine et ridicule. Certaines tombant directement sur lui, il se mit à quatre pattes afin de les ramasser, chopant en même temps la pièce qu'il lui avait lancée tout à l'heure et qu'il n'avait voulu ramasser de suite. En voilà une que le marais n'aurait pas. Mais ce n'était pas fini, ainsi, Lépold continua à déverser, pour son silence, le reste de sa bourse sur lui. Zacharias grinça des dents, ramassant les pièces une par une, marmonnant un « Connard » et l'insultant également mentalement de tous les noms. Jamais un client n'avait été aussi désagréable avec lui.

    Une fois le travail terminé, Zacharias leva la tête, toisa de manière la plus hautaine possible Léopold, tout comme celui-ci avait pu le regarder. Il en savait bien assez, maintenant, il allait rentrer et mettre en place un Plan afin de découvrir les véritables intentions de cet homme.

    Lorsque le soleil se leva, le jeune albinos était toujours en train de tracer son chemin dans les marécages, peinant à le retrouver et maudissant tous les cinq mètres ce Léopold.
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Vivre, c'est mourir. (pv Zach')

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