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 Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]

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Mist
Á mon cerveau regretté

Mist

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MessageSujet: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMar 1 Fév - 15:10

Spoiler:
 

J'eu à peine le temps de reprendre connaissance qu'un mec me mis une bonne grosse avoine sur la tête, du coup j'me suis retrouvé encore évanoui.

***

Je me réveille dans... je sais pas dans quoi en fait, je sais pas où je suis. Je porte ma main à ma tête – qui me lance – et je jette un regard prudent autour de moi. Personne. Quelques regards inquisiteurs plus tard, je conclue que je suis dans une cave – il y a un vasistas, et j'ai aperçu un pied passer devant, de là où j'étais. J'essuie le sang sur mes yeux – mon nez cassé, rappelle toi. Donc en gros, je suis en petit morceau dans une pièce sombre et sale. Oui, je suis dans une situation compliquée.
Petit rappel des évènements : j'ai agressé une grosse bourge, on s'est battu, elle m'a cassé ne nez, des mecs sont arrivés et m'ont assommé puis je me suis réveillé là.
Effectivement, je suis bien bien dans la merde.

Avec des gestes lents – afin de ménager ce qui avait été frappé – je me met en position verticale. Cette cave pue, elle est poussiéreuse, mais pas pleine de cadavre ou de sang. Ces gens ne m'ont donc pas emmené dans une geôle. Et d'ailleurs, des caisses sont entreposées là, tout à l'air vieux, c'est sans doute une cave des plus banales. Rassurant de savoir que je ne vais pas subir milles sévices, de toute évidence ils n'en ont pas la logistique. Et puis si ils voulaient m'achever, ils l'auraient déjà fait. Je ne vais donc pas mourir tout de suite ; je présage plutôt pour un passage à tabac, pour avoir agressé l'autre grosse pute. Bon, c'est pas réjouissant, mais on en meurt pas forcément.
Puis j'vais quand même essayer de m'évader, soyons sérieux.

J'essaye de passer par l'espèce de vasistas à hauteur d'yeux. On dirait ma planque, mais elle est relié à rien elle. J'essaye même pas la porte en haut d'un escalier pourri, ils sont pas assez cons pour l'avoir fermés.
Bref, j'essaye désespérément de passer ma tête en la tortillant dans les sens, mais je n'arrive qu'à m'écorcher le menton. Et puis j'ose pas trop en faire subir à mon visage, mon nez est peut être remis en place, mais pas guéri du tout. Ça ferait un mal de chien si je le frottais à quelque chose.
Bon, je suis pas trop surpris de mes maigres résultats, c'était prévisible. J'essaye de creuser le trou pour l'élargir, quelques fois il n'y a qu'un mur de brique très abîmé qui sépare de la terre battu des rues, dans ces vieilles masures. Hélas, les briques tiennes bon, je n'arrive pas à les arracher. Logique remarque, la cave serait envahie de boue en cas de pluie sinon, ou alors les fondations auraient coulé et la maison ne tiendrait plus debout. Saloperie de bonne maçonnerie !

Bon, espérons que les caisses entreposées me réservent des miracles ! J'ouvre...
Tu vas pas me croire, ces gens sont vraiment trop cons.
Mais vraiment.
DES PUTAIN D'ARMES !
Je prends la première qui vient, une épée, elle est rouillée et tout. Je sais pas manier ces choses là, mais j'essaye d'ouvrir une caisse à coté avec... ah. En fait ils sont pas si cons, l'arme est tellement rouillée que la lame explose et son pommeau résonne entre mes doigts sous la violence du choc. Peut être reste il une arme capable de fendre de la chair humaine ? J'enfile mon masque à gaz et je fouille – si ils entrent, je veux au moins mon masque sur moi. Quelques unes m'ont l'air à peu près solide, mais j'y connais rien en arme. Et la majorité, je suis trop faible pour les porter et les utiliser efficacement.
Je trouve qu'un seul truc qui pourrait me sortir de la merde : une énorme massue. La rouille ne l'a rongé sur superficiellement, mais... elle est vaaachement lourde. Et vachement grosse. Pourquoi ces cons on pensé à m'enlever mon couteau et pas ces caisses ? Mystère. Enfin du coup, au lieu d'attendre ces mongols bien gentiment, j'essaye de péter le mur en brique* avec ma masse. Elle ne se brise pas ! Avec beaucoup de difficultés, je porte plusieurs coups sous le vasistas, j'en loupe certains – ça fait de jolis impact – mais j'arrive ni à me blesser, ni à faire s'écrouler la maison. Là, la masse peut plus m'aider, je gratte frénétiquement avec mes doigts pour faire un trou suffisant à mon passage, comme si ma vie en dépendait. Ce qui est vrai en quelque sorte. C'est fou comme se faire torturer par Emile me donne l'air désespéré parfois, voire fou. Enfin là je creuse avec une rare vigueur, en n'oubliant pas de jeter des coups d'œil derrière moi si les mongols se ramènent.

Ca doit faire un max de bruit, mais Mist le sait pas.
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Marius De l'Ombrage

Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMar 1 Fév - 16:29

Marius rangea son couteau dans sa botte, tandis qu'Alvaro tendit la main vers un homme de petite taille, aux yeux bleus enfoncés dans leurs orbites et aux cheveux blonds. Dans le coin, on l'appelait « le Rat » puisqu'il profitait de la moindre occasion pour prendre entre ses mains crochues une pièce, un bijou n'importe quoi qui pourrait satisfaire sa cupidité. Et pour la seconde fois, le Rat avait tenté de dérober à Alvaro un petit livre à la reliure de cuir, échangé contre un couteau de lancer bon marché. Le jeune homme avait fini par comprendre qu'il fallait user de la menace parfois, et surtout avec ce genre de personne vile et basse. Le contrebandier laissa le corps malingre du Rat tomber par terre, alors que celui-ci se roula en boule, sur le point de s'uriner dessus. Sans un mot de plus, le grand homme chauve se retourna, suivi du terroriste qui n'accorda qu'un regard exaspéré au Rat. Il fourra les mains dans ses poches, frémissant lorsque le froid de l'hiver mordit sa peau, il jeta quelques regards à droite et à gauche pour s'assurer que personne ne les suivait, une habitude qui devenait trop obsessionnelle. À côté d'Alvaro, il ne brisa pas le silence que son protecteur installait souvent entre eux, il le laissait seulement compter et recompter sans cesse ses pièces d'or, comme si c'était toute sa vie.

Sa voix rauque et basse murmurait, puis se tut soudain lorsqu'il les rangea dans ses vêtements, ils étaient arrivés à un croisement. L'homme donna à Marius quelques dernières indications : ils devaient se rejoindre à minuit pour attaquer un marchand, assez riche et puissant et lui dérober évidemment tout ce qu'il possédait. Marius devait retourner dans leur « base secrète » pour les derniers préparatifs, donner quelques conseils aux hommes de main d'Alvaro et prendre des costumes qui allaient leur permettre de se déguiser — logiquement —, le jeune homme poussa un soupir et accéléra la marche. Il emprunta différentes ruelles et déboucha sur l'entrée de la masure, celle qui leur permettait de se rendre au marché noir sans être vue.


Le jeune homme ferma la porte à clef derrière lui, mais il fronça les sourcils en voyant deux des hommes d'Alvaro avec la Duchesse van Lähre ! Qu'est-ce qu'elle faisait ici ? Ils n'avaient pas convenu de rendez-vous ? Son estomac se noua aussitôt et il resta quelques secondes interdit, il fixa Eléanore avec une certaine colère dans ses yeux bleus, il se dirigea lentement vers la jeune femme. Il se planta devant elle et ne trouva pas les mots appropriés pour rester correct, bon sang ! S'était-elle rendu compte du danger ? Pourquoi fallait-il que ça arrive ce jour-là ? Il pesta contre ses dents et devant le silence du jeune homme, un des deux hommes lui expliqua rapidement ce qui s'était passé : ils l'avaient trouvé en train de se faire agresser par un clochard. Le jeune homme fronça les sourcils, puis écarquilla les yeux, il avait mal entendu ? Bon sang ! Pris par la colère et voyant les quelques contusions que la jeune femme avait sur elle, il la saisit brutalement par les épaules pour planter ses yeux dans les siens, sa poigne se raffermit de seconde en seconde, tandis qu'il cherchait à rester calme, malgré tout. Il mordit sa lèvre et tout un coup, il commença à hausser la voix, d'abord tout doucement, puis plus fort :

— Bon sang ! Qu'est-ce qui t'a pris ? Tu te rends compte de ce qui s'est passé ? Tu n'as pas songé au danger que tu prenais ? Diana... bon sang... tu as quoi dans la tête ? C'est un endroit dangereux, pas un simple chemin fleuri que tu peux prendre quand l'envie est là ! Je t'avais pourtant dit que nous conviendraient nos rendez-vous par lettre, et pas autrement ! Imagine seulement ce qui aurait se passé si Jean et Marko ne t'avaient pas trouvé ! Fourre toi dans le crâne qu'Ishtar n'est pas notre province natale, c'est un endroit où tu peux te faire violer à chaque coin de rue ! Mince...

Le jeune homme ravala le reste des paroles qui vrillaient dans son crâne, c'était ça où il allait devenir vulgaire. Il lui restait trop de politesse pour laisser quelques mots sales sortir de sa bouche, il grogna et lâcha la jeune femme pour s'écarter doucement. Il demanda presque en aboyant où était ce fameux vagabond, quand il entendit soudain un bruit sourd. C'était quoi ça ? Il soupira lorsqu'on lui dit qu'ils l'avaient enfermé dans la cave, un amateur n'aurait pas fait mieux ! Il ragea entre ses dents et sans lancer un autre regard à la jeune femme, Marius se rendit à une petite pièce, et on lui ouvrit rapidement la trappe au sol. Il chercha son poignard dans sa botte et alla en bas, où il trouva le vagabond. Une massue en main, ce dernier était en train de frapper contre le mur avec une massue, Marius fronça à nouveau les sourcils. Un peu dépassé, il observa ce gamin qui devait être un peu plus jeune que lui, sale, les cheveux bleus plaqués contrent sa tête, il portait un masque à gaz. Il lui inspira de la pitié et du dégoût, lentement, il s'écarta pour éviter qu'il le voie lorsque de temps à autre, il tournait la tête pour s'assurer que personne ne venait. Comme un animal blessé cherchant à survivre, le vagabond gratta le mur comme pour y faire un trou, Marius frémit et répondant à nouveau à sa colère, il se dirigea vers Mist. Il posa sa main sur l'épaule osseuse du gamin, et sans attendre, il lui envoya un coup de poing, se rendant compte seulement après des coups qu'il avait au visage. Il ne savait pas encore pourquoi, mais il avait envie de le frapper, peut-être parce qu'il avait blessé Eléanore, ou peut-être parce que Marius avait besoin de se défouler, et c'était tomber sur ce gamin qui ressemblait à un sac d'os. Avant que l'autre ne puisse réagir, Marius se saisit de la massue qu'il eut du mal à soulever. Il serra ses doigts sur le manche et à quelque pas seulement de Mist, il laissa la tête de la massue sur le sol, prêt à réagir si le clochard désirait lui rendre ses blessures.

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Eleanor van Lähre
Mort(e) tragiquement

Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMar 1 Fév - 17:17

Les deux hommes acceptèrent les remerciements de la jeune femme. Celui qui avait voulu parler, lui dit tout simplement que Léonard n’était pas là. Il avait du partir quelque part avec Alvaro pour quelque chose. Rien d’autre. Aucune précision. D’un côté, Eleanor les comprenait. Ils préféraient rester vagues, on ne savait jamais. Elle ne chercha pas à en savoir plus. Le plus important, c’était que Marius n’était pas là. Mais au moins, elle savait aussi qu’il travaillait. Qu’il n’avait pas fui comme elle se le fût éventuellement imaginé. La jeune duchesse resta un instant à regarder le sol, assise sur sa chaise. Elle ne pensait à rien cette fois-ci. Son cerveau semblait vide. Les deux hommes étaient partis et avaient repris leurs affaires. Du moins, c’était ce qu’elle avait cru. L’un d’eux revint avec une serviette mouillée et chaude. Il l’appliqua sur ses contusions. Cela la piqua et elle reculait à chaque fois qu’elle sentait la serviette contre sa peau. Mais elle endurait cette douleur. Elle n’était pas aussi difficile que lorsqu’elle avait pris le coup. Elle était supportable cette fois-ci. L’homme se présenta comme étant Marko. Probablement un surnom, un code. Comme de nombreux hommes qui faisaient ce métier-là. Eleanor regardait son visage lorsqu’il la soignait, soi-disant. Encore une fois, elle murmura des remerciements. Marko la prévint aussi que Léonard ne serait certainement pas heureux de la voir. Elle le savait parfaitement, mais elle n’avait pas eu d’autres choix. Elle ne pouvait pas écrire dans une lettre les raisons pour lesquelles elle avait décidé de venir le retrouver. Tout d’un coup, quand elle s’en rendit compte – le fait que Marius pourrait être en colère – elle se sentit faible et triste. Elle ne souriait plus. Elle semblait réfléchir comme une enfant qui pensait à la bêtise qu’il venait de commettre. Comme honteuse. Quand il termina le visage, il prit sa main. Il appuya ses doigts. C’était douloureux. Mais elle savait qu’ils n’étaient pas cassés sinon, elle ne pourrait pas les bouger. Il lui conseilla d’envelopper sa main avec la serviette et d’attendre quelques minutes.

Au moment même où il se releva, la porte de la masure s’ouvrit. Ce fut à ce moment-là qu’il entra dans la pièce. Marius. Généralement, Eleanor se serait réjouie de l’apercevoir. Elle lui aurait sauté à la gorge. Mais vu la situation, elle resta sur sa chaise. Dès qu’elle le vit, elle baissa même la tête. Elle fuit son regard qu’elle savait en colère. Elle fixa le sol pendant ce temps. Marko lui expliqua alors les faits. Ils étaient sortis pour fumer une cigarette et parler quelques instants quand ils avaient entendu Eleanor crier. Ils n’avaient pas mis une seconde à comprendre et ils s’étaient tout de suite lancés pour la sauver. Surtout lorsque Jean avait remarqué que c’était elle. Il l’avait reconnue. Du moins, grâce aux mèches bleues qui dépassait de sous le capuchon. Marius devait être furieux. Eleanor fut d’ailleurs très surprise lorsqu’il la prit soudainement et brutalement par les épaules. Cela l’obligea à relever la tête et le regarder dans les yeux. Jamais elle n’avait été secouée auparavant par Marius. Jamais elle n’avait fait face à sa colère. Ou au moins, cette colère ne lui avait jamais été destinée auparavant. Il ne dit rien. Pas encore. Puis il desserra peu à peu sa prise. La duchesse avait envie de pleurer. Mais elle se rendait bien compte que cela ne servait pas à grand-chose. Elle avait aussi envie de paraître forte. Elle ne voulait pas pleurer. En plus, elle avait promis à Marius qu’elle ne pleurerait plus. Ce signe de faiblesse, elle devait le bannir. Elle tenta donc de retenir les larmes qui lui venaient aux yeux. Même pendant que Marius parlait, ou plutôt se contrôlait pour ne pas trop crier. Elle le regardait mais au moment où elle entendit « aurait pu se passer », elle baissa à nouveau la tête. Comme une enfant docile qui reconnaissait sa faute devant son père. Il finit bien vite et Eleanor se doutait bien qu’il pensait encore tout un tas de choses. Qu’il n’osait pas dire. La jeune femme se rendait bien compte de la dangerosité et de tout ce que l’homme lui disait. Mais elle n’avait pas eu le choix. Peu importait si elle le lui disait, il ne comprendrait pas.

- Je … Excuse-moi …

Seule devant Marius elle était capable de montrer ses faiblesses. Du moins depuis leur dernière rencontre, elle ne désirait les montrer à personne. Mais devant Marius, cela lui était impossible. Elle ne pouvait pas. Elle n’y arrivait tout simplement pas à se contenir. Alors une larme partit et tomba sur la robe d’Eleanor. Elle s’était excusée. Elle n’avait rien dit d’autre, même si elle le pensait. Lui dire les raisons de sa présence, cela ne servait à rien à cet instant. Il le lui demanderait bien tôt ou tard et elle lui répondrait. Mais encore à ce moment, il valait mieux se taire. Mais tout d’un coup, elle entendit un bruit sourd. Marius s’enquêta sur le bruit et ne la regarda même pas avant de détaler pour se rendre là où ils avaient caché l’autre terroriste. Elle ne sut pourquoi, mais à ce moment là, elle fut saisie d’une folle envie de le suivre. Elle se leva et sans qu’il s’en rendît compte, elle descendit à la cave avec lui. En tentant de faire le moins de bruit possible. Puis, sans le voir, il lui suffisait d’entendre pour comprendre que Marius venait de frapper cet homme. La duchesse saisissait une des raisons pour lesquelles il était en colère. Une des raisons pour lesquelles il le frappait. Elle sut que c’était à cause d’elle. Marius n’allait tout de même pas rester de marbre devant l’homme qui l’avait agressée et frappée. Elle inspira profondément et descendit encore un peu. Elle s’arrêta et vit les deux hommes, Marius tenant une massue. Elle resta un instant bouche bée, sans pouvoir dire quoique ce fût.

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Mist
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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMer 2 Fév - 14:54

Je sentis une main sur mon épaule.
C'est fou comme la vie, cette petite pute, aime bien te rappeler que dans le fond t'es qu'un gamin handicapé qui est impuissant sur à peut près tous les sujets. J'ai pas entendu ce gars arriver, donc. Il a des cheveux de vieux, mais l'air jeune, c'est bizarre. Enfin je n'ai pas le temps de m'interroger plus longuement sur cette singularité capillaire, parce que je me prends un coup au niveau de l'oreille. J'ai essayé de protéger mon visage abîmé en tournant la tête, mais un coup dans l'oreille... ben c'est pas mal niveau douleur aussi. Mis à part que tu peux entendre avec – pour les humains entiers – y a plein de bordel à ce niveau là, et du coup un coup dedans ça fait vilain. Oh, tu sais mec, moi aussi j'les ai frappé mes oreilles inutiles, du coup j'ai pas besoin d'assistance extérieure pour les punir d'être défectueuse. Enfin l'intention est sympa.

Bon, maintenant qu'on a bien rit – toi aussi, adopte un Mist et tape continuellement dessus – le gars à la chevelure grise et à l'air éteint prends ma massue pendant que je me remets de mes émotions et me menace avec. Vu le poids du truc, il la laisse reposer sur le sol, donc le temps qu'il la soulève et qu'il prenne le recul tout ça, j'ai mille fois le temps moi de le désarmer. Oui mais ce gars a oublié d'être con, donc il s'est éloigné de quelques pas. Le temps que je me précipite dessus, il aura bien le temps de me briser les reins avec. En fait, je me demande si c'est pas son projet, là, maintenant.

...
Le temps passe.
Je crois que là, je suis censé trouver une réplique percutante, je crois que c'était le moment où on est censé mettre un dialogue. Mon ardoise est pétée, tu te rappelle ? Du coup mon intervention la plus pertinente fut de me gratter le ventre – les puces, elles sont partout. Je dois paraître bien insensible à pas hurler alors qu'on m'a quand même bien molesté, et que j'ai le visage couvert de sang. En fait je pleure, mais ça ne se voit pas. J'ai remis mon masque, rappelle toi. Là, maintenant, tu vois, j'aurais aimé qu'on me noie à la naissance, comme un chaton. Dans un sac avec une pierre. Franchement, pour mourir sous les coups d'une massue dans une cave, c'est vrai que c'était pas bien la peine de vivre dix neuf ans. Ou vingt, je sais plus. Enfin longtemps quoi. Puis c'est cher payé pour avoir voulu tirer du pognon à une pouffiasse qui visiblement ne sait plus quoi en foutre puisqu'elle se balade dans les bas-fonds avec un air de propriétaire.

Je fixe le gars à travers mon masque à gaz, j'essaye de me retenir de pleurer, ou au moins de pas faire de spasmes visibles. Je vois pas bien quoi faire, c'est vraiment l'impasse pour moi. Je vais sans doute mourir bientôt. Un doigt d'honneur ou préciser que je suis sourd-muet ne me paraît pas de circonstance, ça me semble vain. Du coup je reste où je suis, j'espère juste que ça va finir vite.
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Marius De l'Ombrage

Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMer 2 Fév - 17:36

La massue toujours en main — même si elle touche le sol —, Marius fixait le jeune homme en face de lui, prêt à la lever s'il faisait preuve d'hostilité, et il eut beau attendre, le clochard ne fit pas un mouvement pour l'attaquer. Seulement, Marius était sujet à quelques crises de nervosité et autre style de paranoïa qui auront un jour ou l'autre, raison de son esprit. Persuadé que son adversaire était plus malin qu'il voulait bien le faire croire, il croyait qu'il attendait seulement qu'il montre un signe de fatigue et de déconcentration pour mieux le surprendre. Oh bien sûr, il avait bien remarqué toutes ces blessures sur le corps maigre de son ennemi, mais il préférait ne pas y songer pour ne pas se laisser attendrir, ou du moins pour ne pas ressentir de la compassion devant cet être si malheureux et faible que même lui, pouvait briser d'une simple pichenette. Tendu et nerveux, Marius continuait de fixer Mist sans tenir compte d'un détail qui criait l'identité du vagabond : comme tout le monde, il avait entendu parler de l'attentat perpétré par un homme lors de l'Équinoxe d'été, et cet homme portait selon les rumeurs un masque à gaze ; trop pris dans la colère, Marius ne se souvenait pas de ce détail, ou peut-être s'en moquait-il au fond. Cet inconnu avait touché et Eléanore, malgré sa fureur contre la jeune femme, il ne pouvait pas pardonner ça. Un homme ne devait jamais lever la main sur une femme, jamais. Il mordit sa lèvre inférieure en laissant plusieurs minutes défiler sans que l'un d'eux n'agisse, le seul sont qui vint le perturber fut la venue des hommes d'Alvaro.

Il tourna la tête vers Eléanore à qui il lança un regard noir comme l'encre, puis il donna un ordre muet aux deux hommes. Ces derniers se rapprochèrent et il échangea quelques paroles à voix basse, persuadé que Mist pouvait les entendre, trop méfiant malgré son état lamentable. Il devait faire quelque chose qu'il détestait, mais il ne pouvait pas reculer : il devait jouer les grands frères en colère prêts à tout pour protéger sa petite soeur, prouver qu'il n'était pas qu'un gamin issu de la noblesse, et tout ça pour camoufler soigneusement une manifestation purement gratuite de virilité mal placée. Marko alla chercher une chaise, alors que Jean fouillait dans une des malles pour prendre des cordes, bien solides. Marius se tourna vers Eléanore, confrontant son idée à la bonté de la Duchesse, il remarqua la larme qui avait coulé sur sa joue, mais ne fit pas la moindre remarque là-dessus. La jeune femme était trop sensible et il allait profiter de la situation pour qu'elle puisse s'endurcir, même s'il devait faire preuve de violence devant une dame. Qu'importe, il fallait que la Duchesse comprenne. Donc Mist n'était rien d'autre que le bouc émissaire qu'avait choisi le jeune homme, il jeta la massue dans un coin éloigné et se rapprocher de Mist, il le frappa au ventre sans y aller trop fort ; ce dernier était dans un sale état, et son but n'était pas de le tuer. Jean lui jeta une corde dont Marius se servit pour attacher les mains du terroriste, avec l'aide des deux autres, il le fit asseoir sur la chaise branlante, et l'attacha fermement pour l'empêcher de bouger. Malgré son air froid, la tension le rendait réellement nerveux, il tremblait et cherchait par tous les moyens de faire paraître ses tremblements comme de la colère, une fois qu'il eut vérifié que tous les liens tenaient, il recula et croisa les bras. Marius était en sueur, il respirait calmement, alors qu'il lança à l'intention du vagabond et des deux autres :

— Personne ne touche à ma soeur sans en subir les conséquences !

Il était allé trop loin, il avait déjà franchi les limites et pourtant, il faisait tout pour que leur petite supercherie fonctionne au mieux. Marius avait conscience qu'Eléanore interviendrait pour l'empêcher de frapper ce pauvre malheureux au masque à gaze, la jeune femme était beaucoup trop douce pour supporter que quelqu'un souffre devant elle. Il perdait sans doute un peu l'esprit, sentant l'excitation et la tension le faire frémir. Il mordit sa langue et après avoir tourné autour de Mist comme un lion l'aurait fait devant sa proie, il finit par pousser un grognement de rage et lui arracher ce masque à gaze, songeant que le clochard était trop lâche pour montrer son visage. Cependant, Marius laissa tomber le masque à gaze par terre, surpris de voir des larmes couler sur des joues sales, avait-il raté quelque chose ? Il fronça les sourcils et échangea un regard avec Jean et Marko. Que devait-il faire maintenant ? La fureur laissait place à la compassion, est-ce qu'il devait frapper ce pauvre type qui pleurait pour il ne savait trop de raison ? Il jura entre ses dents et regarda longuement le terroriste, ne sachant pas quoi faire. Continuer ce petit manège ? Ça devenait complètement ridicule ! Il prenait conscience des blessures et une partie de lui hurlait que cet homme avait déjà assez souffert, et que ce n'était pas la peine d'en rajouter. Et une autre qu'il n'aurait pas auparavant soupçonné lui disait calmement que tout ça n'était pas assez, il avait le pouvoir, ce murmure était un véritable cancer qui pourrissait sa nature. Il avait le pouvoir en main... et celui de dominer ce malheureux sans le moindre regret. Marko lui donna une tape dans le dos, l'encourageant avec un sourire perfide de continuer, il lui remit son poignard que dans la précipitation, il avait laissé tomber tantôt. Hésitant, Marius finit par le ranger dans sa botte, décontenancé, il acquiesça et lança à la Duchesse :

— N'interviens surtout pas.

Un ton parfaitement calme et froid et sans attendre une réponse de sa part, Marius attrapa Mist par les cheveux pour lui mettre la tête en arrière. Il planta ses yeux bleus dans ceux du jeune homme et dans un grondement, il ajouta :

— Dis-moi qui tu es et pourquoi tu l'as attaqué. Si les réponses me plaisent, tu resteras en vie, sinon... je te laisse deviner ce qu'il va se passer.

Évidemment, il mentait.

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Eleanor van Lähre
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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMer 2 Fév - 18:15

La duchesse eut un haut le cœur. Elle ne savait plus si elle devait rester ou non dans la pièce. Devait-elle regarder cet homme se faire battre. Souffrir. Elle se souvint alors de sa première rencontre avec Marius. A ce moment, le terroriste n’avait pas lâché sa proie. Malgré l’envie d’Eleanor qu’il cessât, il ne l’avait pas écouté. Elle avait du supporter cette violence. Mais elle se rendit soudain compte que la première fois, elle était beaucoup moins dégoûtée. Aujourd’hui, c’était pire. Toute cette situation. Elle ne savait vraiment plus quoi faire. Elle se tenait là, comme paralysée et observait tout ce manège. Marius qui le frappait. Elle ferma les yeux et ravala un petit cri. Quand elle les ouvrit, les trois hommes étaient en train de l’attacher à une chaise avec des cordes. La duchesse se crut pendant un instant comme dans un roman, des livres qu’elle lisait. Mais cette fois-ci, elle vivait cette situation. Elle était à la place des personnages. Alors elle comprit tout. Elle se doutait de la suite. Les hommes l’interrogeraient et s’ils n’étaient pas satisfaits de la réponse, alors ils frapperaient. Et même si Eleanor le priait d’arrêter, il ne le ferait pas. Marius continuerait dans sa colère. Enfin, elle l’entendit prononcer le mot « sœur ». Elle n’y était encore pas vraiment habituée alors cela la surprit quelque peu. Mais la réchauffa en même temps. Elle ignorait ce qu’elle ressentait à ce moment mais il lui semblait déceler toute l’attention que Marius lui portait. Il lui parut que le lien qui les unissait était beaucoup plus important qu’elle ne l’avait imaginée jusque là. Du moins, c’était ainsi qu’elle percevait les choses. Peut-être n’était-ce pas la même chose pour Marius. De toute façon, les hommes ne pensaient pas comme les femmes. Si cela se trouvait, elle se trompait. Elle n’était probablement pas aussi importante pour lui qu’elle l’espérait.

L’instant suivant, elle le vit étonné. Elle baissa la tête vers le terroriste sur la chaise. Elle distingua alors les larmes de celui-ci quand Marius avait enlevé le masque à gaz de ce dernier. Elle-même fut surprise. Des larmes de tristesse ? Probablement pas. Il ne devait pas regretter ce qu’il avait fait. Des larmes de douleur ? Possible. Le pauvre avait été tellement frappé aujourd’hui et maltraité qu’il ne pouvait pas ne pas souffrir. Eleanor voulait intervenir. Elle voulait parler. Elle voulait crier. Elle ne pouvait pas les laisser torturer ce pauvre homme. Quoiqu’il lui eût fait, à elle. Ou dans toute sa vie. Parce qu’il avait tout de même tenté de tuer l’Empereur, fallait le rappeler. Mais la voix sèche et froide de Marius gronda dans la cave et la fit même un brin sursauter. Elle ravala alors les paroles qu’elle avait eu l’intention de prononcer et continua à regarder. Elle commençait vraiment à s’inquiéter. Marius prit un couteau. Eleanor resta bouche bée alors que l’instant d’après il le remit dans le botte et elle se sentit soulagée. Puis débuta ce moment tant attendu. Enfin pas vraiment. Mais un moment qui allait de soi. Quand elle vit Marius attraper les cheveux de l’homme avec une telle brutalité, elle ne sut plus quoi faire. Elle n’avait aucun moyen de les empêcher de nuire à cet homme. De plus, il le méritait en quelque sorte. Elle pensa à remonter pour se calmer. Pourtant, elle savait que cela ne changerait rien. Elle penserait à cette cave et à tout ce qu’ils lui feraient. Ce serait même pire peut-être.

Marius voulait des réponses. Mais il n’en aurait pas. Eleanor était bien trop perdue dans son esprit. Son cerveau était bloqué et ses yeux fixaient cette scène. Comme attendu, le terroriste ne répondit rien à la question de Marius qui fusa tout de suite après. Alors l’un des hommes le frappa. Tout d’un coup, il sembla à Eleanor qu’elle revenait à elle. Elle ne pouvait pas laisser les hommes continuer à le frapper sans aucune raison. Surtout que le terroriste sur la chaise était muet et ne parlerait pas. Or aucun d’eux ne le savait. Même si Marius lui avait interdit d’intervenir, elle ne put s’empêcher de transgresser ses paroles.

- Arrêtez ! Cet homme ne vous dira, rien.

Les trois hommes se regardèrent. Ils étaient tous étonnés. Ils avaient l’impression qu’elle prenait sa défense. En quelque sorte, même si elle ne le désirait que pour ne pas regarder toute cette violence gratuite. Mais pas seulement. Alors qu’ils la regardèrent et que Marius parut lui dire quelque chose – probablement lui crier après pour encore une fois lui dire de ne rien faire – elle enchaîna :

- Cet homme est muet.

La révélation fusa également dans toute la pièce. Le terroriste sembla lever la tête vers la duchesse pour la regarder. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il pouvait penser. Elle lui permettait de souffler un peu avant l’arrivée d’un prochain coup. Elle ne dit rien d’autre et remonta dans la boutique. Elle laissa les trois hommes probablement bouche bée pendant quelques instants. Elle revint un peu plus tard. Elle avait réussit à dénicher quelques feuilles blanches et vierges quoique un peu sales et vieilles dans un des tiroirs ainsi qu’un stylo. Elle avait aussi emporté une petite planche afin que l’homme pût écrire dans un confort minimum. Elle vint auprès du terroriste et elle lui tendit le tout. Mais il avait les mains ligotées, bien évidemment. Les hommes n’avaient pas d’autres choix que de le libérer un peu. Cela pouvait ne pas être une bonne idée, mais il fallait tenter. Eleanor les regarda un par un. Quand elle s’arrêta à Marius, ses yeux révélaient toutes ses pensées et ses ordres. Qu’ils lui lâchent les mains pour qu’il pût répondre à leurs questions.
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Mist
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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMer 2 Fév - 20:21

Après qu'on se soit regardé fixement, on m'a foutu un coup dans le ventre puis poussé sur une chaise. J'ai pas résisté, je sais pas pourquoi. Avec Emile, j'avais fait mon cake jusqu'au bout... bah t'as bien vu, ça m'a rien apporté. Je n'ai rien à cacher de toute façon, j'ai juste les tripes serrées par la trouille, mais j'espère pas m'en sortir. C'est con d'avoir la trouille alors que les dés sont jetés, il serait plus logique que je sois blasé. C'est con, un humain.

On m'attache sur la chaise, je me contente d'essayer de me recroqueviller à cause de la douleur au ventre. On m'écrase les poignets avec les cordes dans le dos, puis la poitrine et le ventre. La corde est épaisse, c'est pas la fête niveau confort. Ils vont même jusqu'à m'attacher les chevilles aux pieds de la chaise pour m'empêcher de lancer des coups de pied. Mon regard saute d'une personne présente à une autre, lequel va m'assassiner ?
Le frère de la salope, c'est plus logique.
Je me demande comment j'arrive à lire sur ses lèvres d'ailleurs, l'ambiance ne se prête pas à la concentration. Puis même si j'avais pas pu, ça n'aurait rien changé, c'est pas de savoir qui est ce type par rapport à la pute qui va me renseigner sur qui sont ces gens. Pour enfermer un gars dans une cave afin de le torturer, il faut quand même en avoir dans le slip. C'est pas des vendeurs de bonbon ces gens... enfin d'un autre coté, si on est dans les bas-fonds – je sais pas où on est – faut pas t'étonner. Si ils vendent des bonbons, c'est qu'il y a de l'arsenic dedans.

Ce type aux cheveux gris qui ne ressemble absolument pas à sa sœur m'arrache mon masque du visage avec violence. Puis il m'arrache les cheveux et approche son visage du mien. Il a ainsi le temps de constater que mon nez saigne abondamment ainsi que ma bouche, et que je chiale comme un môme de trouille et de douleur. Enfin on peut dire que ce gars a pas froid aux yeux, d'une part il arrive à ligoter un gamin sur une chaise et à la battre comme du plâtre sans sourciller, d'autre part il ne craint pas l'écosystème qui se trouve sur mon cuir chevelu. Je me lave pas les cheveux mis à part pour les colorer avec un produit qui fait sans doute tomber la peau, et puis je me les coupe moi même de façon irrégulière quand ils me tombent dans les yeux. Mettre ses doigts dans ce nid à merde, c'est jouer à chat avec la Mort. Enfin j'ai la satisfaction de savoir que ce gars va finir sa journée avec des puces et la peste après que je sois claqué.

Il me demande qui je suis. Je pleure encore plus fort, je n'ai aucun moyen de lui faire savoir que même si je le voulais très fort, je ne pourrais pas répondre à sa question. Il va sans doute encore plus me battre maintenant. Je réponds pas, je le regarde et je pleure sans bruit ni reniflement comme le bon handicapé que je suis.
Puis il tourne la tête vers le coté, je suis son regard et arrive à choper le mot « muet » sur les lèvres de la salope. Y a de beaux trucs qui t'arrivent dans la vie, parfois, comme quelqu'un qui prend ses couilles en main et qui hurle la vérité. On va gagner du temps.
Elle sort de la pièce – sans doute pour chercher de quoi écrire – et les gens présents restent tout con. Si seulement elle ne savait pas que j'ai ce moyen de communiquer ! Ils se seraient retrouvé face à un mec qui ne comprend rien, qui ne peut rien exprimer et on m'aurait foutu la paix ! A la place je vais devoir me livrer à un interrogatoire fastidieux, et mourir après tout ça. Elle revient avec de quoi écrire, un mec a la présence d'esprit de me libérer les bras, et on me pose tous sur les genoux. Même de quoi appuyer la feuille – c'est vrai que je peux pas me servir de mes jambes pour ça, trop maigres, mis à part pour tricoter mon slip en marchant, y a pas grand chose à en tirer.

J'écris laborieusement – la pression - « Mist ». Il n'y a pas grand chose à dire de plus, Lokhund Krishna n'est connu de personne. Puis je me rappelle de la prison. L'Empereur est venu me voir, j'avais un crayon... et je l'ai planté avec. La chaise collée au cul, dans une scène d'une drôlerie pathétique, je retente la même manœuvre sur le gars en face de moi, celui avec les cheveux gris. Je saute avec la chaise – pas très haut évidemment – et je vise son ventre. Sa gorge est trop loin. Il est en face de moi, c'est celui en présence qui a le plus de charisme – la nana a l'air d'une moule dotée d'un syndrome de Stockholm violent qui est justifié le fait d'avoir pour frère un tortionnaire – c'est donc pour ça que c'est lui que j'essaye de percer avec un stylo. Je me prépare une réception douloureuse sur le sol, mais je m'en branle.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMer 2 Fév - 21:48

Loin de penser à tout ce que pouvait contenir de potentiellement dangereux pour sa santé dans la chevelure du clochard, Marius cherchait à se persuader qu'effectivement, il pouvait blesser plus que nécessaire ce pauvre garçon, peu gâté par la vie. La compassion restait toujours présente et palpable, mais lunatique, elle venait et s'en allait comme bon lui semblait. Il avait laissé sa main en attendant que celui-ci lui réponde, sentant déjà l'impatience avoir raison de lui, le jeune homme s'apprêtait à le frapper à nouveau, lorsque la Duchesse intervint. Il se retourna vivement pour lui lancer un regard noir, prêt à s'énerver sur la jeune femme à cause de toute cette tension dans son corps, mais il écarquilla les yeux à la place. Bon sang ! Choqué, il resta un moment interdit, idiot, au milieu de la pièce et observa la jeune femme remonter rapidement. Il échangea un regard avec les deux hommes, il jura entre ses dents... bon sang ! Et dire qu'il avait failli frapper un infirme !

Au moins, Marius comprenait à présent pourquoi le vagabond n'avait pas crié, malgré ses blessures et les autres coups qu'il s'était pris, et surtout pourquoi il n'avait pas pu lui répondre. Gêné, il sentit cette sournoise compassion lui revenir pourrir son être, il n'arrivait pas à croire à ce qu'il venait d'entendre. Sa générosité finirait par un jour ou l'autre par le perdre, puisque redevenant un peu plus lui-même, Marius avait envie de s'excuser auprès de cet homme. Certes, ce n'était pas une réaction appropriée — surtout pour un terroriste —, mais Marius était ainsi, même s'il avait bien changé en six mois. Il fixa l'infirme sans trouver quelque chose à dire, il se demandait même si ce dernier était en mesure de le comprendre. Il entendit Eléanore redescendre et s'écarta, honteux, se demandant aussi pourquoi la jeune femme ne le lui avait pas dit plus tôt. Il comprenait peu à peu la lâcheté de ses actes, et ça le dégoûtait un peu de lui-même. Se laisser emporter par ses sentiments, voilà une grande bêtise !


Marius regarda Marko et Jean défaire les liens de leur victime, puis il remit le stylo, papier et autre à Mist après les avoir pris à Eléanore. Il posa la planche de bois sur ses genoux osseux et lui tendit le stylo et la feuille, il fit un pas en arrière. Plus tendu, plus angoissé par la situation, Ishtar lui faisait perdre la tête. Il frotta ses yeux, fatigués par le peu de lumière, il commençait à sentir une migraine taper contre ses tempes. Il observait du coin de l'oeil le jeune homme tout en massant ses tempes, soupirant parfois, et pris enfin le papier. Marius fronça les sourcils en essayant de décrypter l'écriture maladroite du clochard, il mordit sa lèvre inférieure pour se concentrer... et surtout pour comprendre l'information qui frappait son cerveau à toute vitesse. Mist... ce nom ne lui était pas inconnu... il l'avait entendu à plusieurs reprises, souvent déformés par les rumeurs, tantôt ça devenait Mythe... ou Mite... il fut secoué d'un violent tremblement en se rendant compte que celui qui se tenait devant eux, c'était celui qui avait tenté de tuer l'Empereur six mois plus tôt. C'était... complètement fou !

Ce fut lorsque le jeune homme releva la tête qu'il se rendit compte que sa victime bondit sur lui — avec la chaise collée à son postérieur — dans la ferme intention de lui planter son arme de fortune dans le ventre. Tout se passa alors très vite et Marius n'eut pas le temps de réagir à l'attaque, il poussa un grognement de rage et de douleur en sentant le stylo perforer son ventre, aussitôt, il plaqua ses mains et se recroquevilla en songeant l'empêcher d'atteindre réellement quelque chose. Il tomba en arrière et grimaça, sa main contre son ventre, il vit Marko réagir à sa place et saisir Mist pour le battre à nouveau. Assis sur le sol, le jeune homme baissa les yeux sur sa main et jura entre ses dents, rapidement, il défit sa chemise pour remarquer que le sourd-muet avait visé sans le savoir une ancienne blessure. Jean se rua sur lui pour l'aider à le relever, mais Marius lui ordonna de calmer Eléanore, il avait déjà prévu la peur de la jeune femme à voir Mist lui bondir dessus. Jugeant sa blessure pour l'instant superficielle, tout de même à moitié replié sur lui-même, Marius écarta vivement Marko de Mist et lui hurla d'arrêter. À nouveau, il se demandait ce qu'il devait faire. Sa première réaction en croisant le regard de l'autre terroriste fut de lever la main pour le frapper, mais son poing resta dans les airs lorsqu'il vit son nez cassé. Il mordit sa lèvre nerveusement et recula, pensant qu'au final Mist en avait déjà eu pour son compte. Il avait mal calculé son coup, c'était de sa faute, foutue compassion. Il mouilla ses lèvres, cherchant une solution et finalement, il recula pour éviter que Mist l'attaque à nouveau. Il ramassa le papier et le stylo, les jetant sur le sourd-muet par colère, bien malgré lui. Il était en colère et luttait pour ne pas se jeter sur lui, mais le fait de savoir qu'en quelque sorte, il avait un frère d'armes en face de lui rappelait au jeune homme combien c'était important.

Agissant d'une façon totalement idiote pour ceux ou celles qui ne comprenaient pas sa logique, Marius détacha sur un coup de tête les liens de Mist, pestant lorsqu'il constata que certains étaient un peu trop serrés. Marko tenta de l'en empêcher, mais il le repoussa violemment. Une fois que les cordes tombèrent au sol, Marius s'éloigna à nouveau de quelques pas, et s'assit tout simplement par terre. Une main posée contre le sol, il fixait le terroriste en silence, cherchant les mots à dire et prêt à réagir si ce dernier décidait de l'attaquer à nouveau.

— Diana... je veux que tu me racontes ce qui s'est passé.

Marius ne s'était pas retourné lorsqu'il s'était adressé à Eléanor, gardant les yeux fixés sur Mist. Une expression dure sur le visage, il attendit quelques secondes et avant que la jeune femme ne prenne la parole, il ajouta en essayant d'articuler le mieux possible pour se faire comprendre (il avait compris que Mist pouvait lire sur les lèvres puisque celui-ci lui avait répondu sur le papier) d'une voix plutôt rude :

— Vous êtes celui qui attaqué l'Empereur, il y a six mois ? C'est vous l'auteur de l'attentat du Sénat ?

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Eleanor van Lähre
Mort(e) tragiquement

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyMer 2 Fév - 23:07

Un stylo pouvait devenir une arme vite dangereuse. Si l’on savait comment l’utiliser. Eleanor s’en était doutée. Ils donnaient de la liberté à cet homme. Et comme il n’était forcément pas naïf, il tenterait à coup sûr de se libérer davantage. De blesser quelqu’un. Et ce quelqu’un, ce fut Marius. Quand Eleanor, qui se trouvait désormais un peu plus au fond de la cave près des escaliers, vit l’homme bouger, elle ne put s’empêcher de crier.

- MA … commença-t-elle mais se souvint que ce n’était pas le nom qu’elle devait employer : …MAN ! termina-t-elle, comme si elle jurait.

La jeune duchesse porta ses mains à sa bouche, les yeux grands ouverts. Elle s’élança vers Marius au moment où elle aperçut qu’il tombait à terre et qu’il semblait blessé. Elle s’en voulut tellement à ce moment d’avoir apporté une belle possibilité et une arme au terroriste. Elle n’aurait pas du. Mais avait-elle un autre choix ? Non. C’était le seul moyen de communiquer avec cet homme. Jean la retint sur ordre de Marius. Elle se débattit mais elle ne put faire autre chose. C’en était trop pour la jolie demoiselle. Elle se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle ne supportait plus tout ceci. Elle avait l’impression d’être dans un rêve. Même plutôt un cauchemar. Jean la tenait fermement et elle ne pouvait pas vraiment bouger. Elle n’avait aucune autre possibilité que de regarder la scène. Elle aurait voulu s’excuser. Elle aurait voulu dire tout ce qui lui venait à l’esprit. Mais elle en était incapable. D’abord tout simplement parce que de toute façon Marius l’aurait fait taire. Mais elle-même aussi s’en sentait incapable. Elle n’arrivait pas à parler. Elle était encore sous le choc. Toute cette soirée, c’était encore pire que la journée à l’arène. Elle comprit alors la dure vie des terroristes. Le danger que tout cela représentait. Elle prit tout d’un coup tellement peur, qu’elle se rendit compte qu’elle n’avait pas prévu toutes les conséquences au moment où elle avait parlé avec Marius. Elle sentit tout d’un coup comme un sentiment d’incapacité. Elle ne voulait plus aller plus loin. Elle voulait abandonner. Reprendre une vie normale. Toutes ses pensées et toute cette situation, c’était trop lourd à porter sur ses pauvres petites épaules. Elle ne se sentait pas prête. Tant pis. Bien sûr, cela n’étaient que des pensées d’une personne désespérée. Des pensées volatiles. Qui partiraient très rapidement. Et les ambitions reprendraient le dessus. Mais pour l’instant, ce n’était pas encore le cas. La jeune femme s’écroula sur le sol et entraîna Jean avec elle. Elle s’écorcha les genoux encore une fois, mais elle ne s’en préoccupa pas. Elle pleurait.

Tout d’un coup, la voix sèche et dure de Marius fusa dans toute la pièce et la réveilla. Eleanor sortit de ses pensées qui s’envolèrent aussi facilement qu’elles n’étaient venues. Elle reprit connaissance et elle savait que pour l’instant, tout ce qu’elle avait à faire, c’était tout son possible pour que tout ceci cessât le plus rapidement possible. Elle regarda en direction de Marius. Celui-ci ne la regarda même pas. Il s’adressa directement à l’homme. Ou plutôt à Mist, celui qui avait tenté de tuer l’Empereur. Oui, c’étaient les petits détails que Marius ne connaissait pas encore. Et qu’Eleanor avait eu la possibilité de connaître suite à toutes les questions qu’elle lui avait posées auparavant. Si elle n’avait encore rien dit, c’était tout simplement parce qu’elle n’en avait pas eu l’occasion.

- Oui c’est lui, affirma Eleanor d’une voix tremblante pendant que l’homme écrivait encore sur son papier la réponse. Il a essayé de tuer l’Empereur.

Au moins elle épargnait au terroriste de répondre à la première question. La deuxième, elle se souvenait de l’avoir abordée. Mais celui-ci n’avait pas eu le temps de lui répondre puisqu’elle l’avait frappé et prit son ardoise avant. Elle n’avait donc aucune information en ce qui concernait l’attentat au Sénat. Il lui parut voir le regard noir de Marius sur elle. Forcément, il devait être très furieux. Elle ne lui avait rien dit. Mais elle n’avait pas eu le temps. Elle se défendrait bien. Pourtant, cela ne servirait à rien. Il n’écouterait pas ses excuses. Alors elle baissa la tête, honteuse. Comme tout à l’heure.

- Je venais te voir pour parler de l’attentat avec toi. J’avais peur que …

Elle ne put terminer sa phrase et elle espérait que Marius comprendrait ce qu’elle souhaitait lui dire. Qu’elle avait eu peur qu’il fût impliqué. Ce fut la raison pour laquelle elle n’avait pas pu le prévenir dans une lettre qu’elle avait besoin de le voir. Enfin, elle releva la tête et elle raconta tout ce qui s’était déroulé. Sa rencontre avec un homme étrange puis Mist qui l’avait fait fuir pour l’agresser ensuite avec un couteau. Qu’il avait simplement voulu de l’argent mais qu’elle n’avait pas voulu le lui donner. Qu’au contraire, elle l’avait reconnue à son masque à gaz et qu’elle avait commencé à lui poser des questions. Quand il était devenu beaucoup trop dangereux, elle avait réussit à le frapper, le désarmer et s’enfuir. Mais elle avait été rattrapée et il l’avait frappée. Elle s’était donc mise à se défendre et le frapper en retour quand elle avait tapé une ardoise qui s’était cassée par la même occasion. A ce moment, elle avait crié et alerté ainsi Jean et Marko. Ils étaient venus pour la sauver au moment où elle avait cru que c’était fini pour elle. Puis ils s’étaient mis à frapper le terroriste, elle leur avait ordonné d’arrêter puis ils étaient venus au magasin et l’attendaient. Quand elle finit, elle fut prise à nouveau par une vague incontrôlable de larmes.

- Pardonne-moi …

Elle ressentit soudainement le besoin de s’approcher de Marius et qu’il la prît dans ses bras. Non seulement ce n’était pas le moment, mais elle savait aussi que jamais il ne ferait une telle chose. Même s’ils étaient tous les deux, Marius ne la toucherait jamais. Même amicalement. Elle se sentit alors seule et les larmes coulèrent davantage. Toutefois, les quatre hommes ne pouvaient deviner la raison de ces larmes-ci.
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Mist
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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyJeu 3 Fév - 6:38

La suite fut assez prévisible. Toujours arrimé solidement à la chaise, je m'écrasai lourdement sur le sol, mais rien de cassé. Un mec arrive pour me bourrer de coups de pied, je suis assez surpris de pas finir coupé en deux sous la violence des coups. Je peux même pas me recroqueviller pour protéger un peu. Il me défonce ensuite les parties génitales puis les jambes, et pour un final tout en beauté, il m'écrase la main – j'essayais de défendre autant que possible. Il est heureux que je ne puisse pas crier, sinon leurs oreilles saignerait tellement je hurlerai la douleur.
Mais j'ai touché le frère de la salope, grande victoire.

Et d'ailleurs, le mec sus-nommé se penche sur moi tandis que je respire difficilement – j'viens quand même de me faire battre à mort. Il chope ce qu'il reste à choper dans ce corps qui pendouille dans ses liens, et ile me regarde d'un air furieux. Je suppose que si son pote chatouilleux des pieds m'a pas achevé, c'est pour que l'horrible tortionnaire qui a menacé la sœur du chef pour du pognon afin de manger et qui lui a fait une blessure superficielle au ventre puisse être mis à mort par les pauvres victimes. La lapidation me semble être une bonne option, c'est collectif. Madame, apporte ta petite pierre ! Tout le monde peut jouer ! Ça serait un genre de mikado, mais avec des os humains. Et le principe, c'est que celui qui fait s'écrouler le tout a gagné !

Mais on ne me tua pas. Le gars aux cheveux gris se contenta de jeter le crayon et la feuille sur moi, ce qui est assez minime à coté du fait que je suis depuis pas longtemps un sac de jus de viande liquide, broyée longuement de façon artisanale.
Mais le plus surprenant, c'est qu'après m'avoir regardé longuement – je peux pas voir sa tête, il est à contre-jour – il s'accroupit à coté de moi pour enlever les cordes. Un mec arriva pour protester, mais il l'envoya chier. C'est mystérieux. Enfin depuis que les cordes sont plus en train de m'écraser la poitrine, je respire vachement mieux. Je rampe à trente centimètres de la pire chaise dans laquelle je me sois assise, avant d'estimer que l'épuisement et la douleur causée ne valent pas les résultat, et que je suis très bien là, allongé sur le sol. Le gars était assis pas loin, d'une main je récupérai le crayon et la feuille. Il allait sans doute me poser des questions, puis me tuer, mais pourquoi il m'avait libéré ? Peut être qu'il avait peur que je meurs trop vite comme ça, c'est vrai qu'allonger je suis mieux. Puis j'ai plus de latitude pour trembler de douleur comme ça. Je m'essuie les yeux plein de larmes et de sang, ce qui me donne une touche de panda roux en plein bad trip. En tous cas, que le gars aux cheveux gris ne s'inquiète pas, je n'ai aucune velléité de combattre.

Il parla à cette « Diana » puis à moi. Encore et toujours ces foutus attentats. Pendant que j'écris, la nana raconte comment je l'ai sauvagement agressé et payé mille fois. A l'entendre, je ne l'ai pas frappé en premier. Et elle a spolié mon papier aussi ! Bah, tant pis, c'est pas ma faute si j'ai mal à la main et que j'écris comme une grand mère. J'arrive pas à suivre en entier ce que dit Diana en écrivant, du coup j'en loupe des bouts.

« La tentative d'assassinat à l'Equinoxe, c'est moi. Au Sénat non. C'est des terroristes qui viennent soit du quartier des avancés, soit d'un genre de... réseau souterrain ? J'ai pas pu secouer les puces d'un scientifique pour savoir. C'est des malins. Les bas-fonds c'est grillé pour les inquisiteurs.

Et j'ai agressé Diana parce que j'avais faim et qu'elle avait l'air d'avoir de l'argent. Voilà. »

J'me trouve quand même bien conciliant pour un mec torturé. C'est sans doute de reconnaissance parce qu'on m'a détaché. Putain, niveau syndrome de Stockholm, ça se pose là.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyJeu 3 Fév - 12:18

Marius ne se retourna pas lorsque la Duchesse lui expliqua, il continuait de fixer Mist sans sourciller, comme s'il ne paraissait pas perturber par les paroles de la jeune femme. Il ne montrait simplement pas ce qu'il ressentait, préférant ne rien dire et ne pas éclater de nouveau de colère, il comprenait parfaitement Eléanore, mais sa colère ne faisait que s'intensifier. Il soupira et ne put savoir qu'elle avait envie de le prendre dans ses bras, et puis même s'il l'avait su, il n'aurait pas réagi à ça. Marius avait été élevé dans une famille où faire preuve d'affection était considéré comme un pêché, il n'avait jamais reçu l'amour de sa mère, juste ses regards pleins de froideur et de mépris. Il lança juste un nouveau regard noir à Mist, là où aussi Marius était capable de comprendre que la faim pouvait faire commettre des folies, mais de là à frapper une femme ! Au ton de sa voix, il sut qu'Eléanore était en train de pleurer, encore. Il ne réagit pas à ça non plus, gardant ce qu'il avait au fond du coeur, la culpabilité luttait contre sa colère, sur ce coup-là, le jeune homme avait nettement manqué de subtilité. Avant de prendre le papier que lui tenait le vagabond, il soupira et sans se tourner vers Eléanore, fixant un endroit de la pièce au hasard, cherchant à la fuir même si elle ne pouvait pas voir l'expression qu'il affichait, il déclara sur un ton plus posé après s'être raclé la gorge :

— Tout de même... tu aurais dû m'envoyer une lettre pour me dire que tu voulais me voir. Diana... tu as eu de la chance, tu aurais pu te retrouver avec plus qu'un poignet cassé et quelques contusions. Et crois-tu qu'un simple contrebandier est capable d'une chose pareille ?

Une manière de lui expliquer qu'il fallait qu'elle mesure ses paroles, Jean et Marko la prenaient pour sa soeur, et n'étaient pas au courant des activités extraprofessionnelles auxquels Marius se donnait, et surtout que même si Mist était handicapé et peut-être de leur côté, il restait un homme dangereux qui pouvait se servir de ses paroles contre eux. Il ferma les yeux pour réfléchir calmement à la situation et prit enfin le papier du terroriste, il approuva lorsqu'il lui confirma qu'effectivement, c'était bien lui qui avait essayé de tuer l'Empereur. Étonné tout de même que Mist lui donne autant d'information, il mordit sa lèvre et en l'examinant, Marius fut... un peu déçu. Il ne s'était pas attendu à ce que Mist soit comme ça. En fait, le jeune homme avait cru que c'était un homme plus âgé, plus impressionnant et plus effrayant qu'un clochard qui tentait déjà de survivre à la faim et au froid. Alors que ce terroriste-là devait être à peine plus jeune que lui, néanmoins Marius était bien placé pour savoir qu'il fallait se méfier des apparences ; la blessure qu'il avait au ventre n'était pas grand-chose, mais elle prouvait que Mist avait des ressources et était capable de faire d'un simple stylo une arme, oui bon c'était peut-être un peu ridicule surtout qu'il avait eu la chaise collée aux fesses, mais il restait dangereux. Il haussa les sourcils et passant une main sur son menton, il réfléchit et lâcha :

— Hum... les quartiers des Avancés ? Les scientifiques ne semblaient pas se préoccuper des attentats...

Il releva la tête vers le plafond et reprit le papier et le stylo des mains de Mist pour écrire. Il fronça les sourcils et commença à écrire d'une main fébrile et rapide, une lettre, une simple lettre qui expliquait ce qui venait de se passer. Alvaro et lui devaient attaquer un marchand cette nuit-là, mais vu la situation, soit ils repoussaient d'une heure leur attaque ou s'arrangerait pour changer leur plan, soit ils l'annulaient... Il soupira et décrit en quelques mots les évènements. Il plia la lettre soigneusement et lança :

— Marko ! Apporte cette lettre à Alvaro, il doit se trouver prés de la maison du Rat.

Il avait choisi cet homme-là parce qu'il ne savait pas lire, seul Alvaro avait connaissance de son statut de terroriste. L'homme prit la lettre et sans un mot, quitta la pièce et monta l'escalier en courant, chaque minute comptait et Marius savait qu'Alvaro refuserait de laisser ce marchand leur filer entre les pattes. Il fit signe ensuite à Jean de venir à lui et il lui ordonna :

— Va chercher Magdra.

Magdra était une grande femme à la chevelure épaisse et rousse qui avait quelques notions en médecine, et surtout c'était une ancienne maîtresse d'Alvaro. Oh elle avait un caractère très fort, et Marius n'avait pas envie que Mist meure dans leur bras, ce qui serait tout de même assez bête. Et puis, il fallait examiner les blessures d'Eléanore. Il se releva et s'étira pour détendre ses muscles, il alla dans un coin de la pièce pour prendre une autre vieille chaise, moins branlante qu'il apporta à Eléanore, jugeant qu'il fallait qu'elle se pose quelques minutes, sans un mot, il sortit un mouchoir de sa poche et lui donna un mouchoir pour qu'elle puisse sécher ses larmes. Une fois qu'il perçut les pas de Jean s'éteindre, Marius revint à sa place et s'assit à nouveau devant Mist. Il lui rendit le stylo et le papier, plus détendu à présent ; ils étaient seuls tous les trois, dans cette cave humide et sale, au moins ils pourraient discuter sans craindre de prononcer des paroles malheureuses. Relisant la réponse de Mist, Marius passa une main dans ses cheveux et gratta sa joue d'un air pensif. Il releva alors la tête vers le jeune homme et le fixa quelque seconde avant d'articuler le plus lentement possible pour qu'il puisse lire sur ses lèvres :

— Et d'où tiens-tu ces informations ?

Il soupira et murmura cette fois-ci plus pour lui-même :

— Je me demande où ils ont pu trouver les ingrédients pour ces explosifs.

Après tout, il avait fait connaissance avec le Monde de l'Ombre comme on disait parfois, un surnom poétique pour cacher la noirceur des acteurs. Si ces terroristes avaient travaillé et passé des commandes avec Alvaro, Marius l'aurait su. Une telle commande n'aurait pas pensé inaperçu, étaient-ils alliés avec les Ingéieurs ? Après tout, ces derniers pouvaient leur fournir les bons ingrédients en échange de victimes ou d'argent, ou peut-être qu'ils les avaient menacés pour les avoir. Réfléchissant, Marius continuait de gratter sa joue, toujours pensif.

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Eleanor van Lähre
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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyJeu 3 Fév - 14:28

Eleanor resta quelques minutes encore agenouillée, la tête baissée et en train de pleurer. Elle ne fit donc pas attention à tout ce qui l’entourait. Elle n’avait aucune idée de ce que faisait Marius. Ni le terroriste. Ses yeux fixaient le sol. Et ses pensées divaguaient encore une fois. Pourquoi tout ceci avait du se dérouler de cette manière-là ? Elle se rendit soudain compte que tout devenait si ridicule. Juste pour un peu d’argent, la situation avait viré au cauchemar. Et si le terroriste qui l’avait agressée souffrait physiquement, elle, elle souffrait moralement. Quand elle entendit Marius parler, elle ne put refouler une nouvelle vague de larmes. Elle savait tout cela. Mais ce n’était pas facile non plus. Il aimerait la voir à sa place. Elle préférait mourir que terminer dans une prison. C’était soit les Inquisiteurs qui trouvaient sa lettre pour Marius, soit elle prenait des risques et venait toute seule sans prévenir dans les bas fonds. Elle avait donc fait directement le choix qu’elle estimait le plus judicieux pour elle. Mais comportant certes d’énormes risques et compétences. Déjà elle ne s’était pas attendue à être frappée et avoir les phalanges douloureuses. C’était trop pour elle. Même si elle se doutait bien que le terroriste aurait pu la tuer directement s’il avait pu. D’ailleurs, elle ne comprenait pas pourquoi il ne l’avait finalement pas fait. Il avait préféré se préoccuper de son ardoise. Elle l’en remerciait intérieurement parce qu’elle n’avait tout de même pas envie de mourir mais elle se posait tout de même cette question.

Elle ne sut pas que Mist avait finalement rendu le papier à Marius et que ce dernier était en train de le lire. Ce ne fut qu’au moment où elle entendit à nouveau la voix de Marius, elle écarquilla les yeux mais personne ne put le voir. Elle releva brusquement sa tête pour regarder son prétendu frère qui se trouvait encore assis de l’autre côté, observant leur victime. Elle n’en revenait pas. Elle ne comprenait pas du tout ce qu’il voulait dire par « Quartier des Avancés ». Elle n’avait jamais été encore dans cette partie de la capitale même si cela faisait un peu plus de trois mois qu’elle vivait définitivement ici. Mais elle avait entendu des rumeurs comme quoi c’était l’endroit où se déroulaient les nombreuses expériences des scientifiques. Que naissaient toutes ces horreurs hybrides et esclaves qui existaient aujourd’hui en Ishtar. Elle ne connaissait donc l’endroit que de nom et des rumeurs. Pourtant, cela lui apparut comme une vérité. C’était tout à fait possible. Les terroristes devaient donc avoir des liens avec des ingénieurs et ils devaient même travailler ensemble probablement. Mais pour quelle raison les scientifiques pourraient se retourner contre l’Empire ? Cela n’avait vraiment aucun sens. Déjà qu’on les laissait un minimum tranquilles et libres pour leurs sales expériences, elle ne comprenait ce qu’il pouvait reprocher au régime en place. C’était tout simplement bien étrange. Mais quelque chose qu’elle ne savait pas lui échappait forcément. Après tout, elle n’était pas non plus une professionnelle sur la question en tout ce qui concernait la science. Même pas du tout. Elle rebaissa la tête.

Marius se leva et écrivit une lettre qu’il demanda à Marko de porter jusqu’à Alvaro. Ensuite, il ordonna à Jean d’aller chercher une femme dont il prononça le nom mais qu’Eleanor ne connaissait pas. Elle ne vit pas toute la scène car elle avait les yeux encore une fois plantés au sol. Mais quelques instants plus tard, le jeune homme apporta une chaise et la fit asseoir dessus. La duchesse se laissa faire mais elle ne le regarda même pas quand il lui parut qu’il examinait ses contusions sur le visage pendant de brèves secondes. Il lui donna un mouchoir qu’elle prit brusquement, toujours les yeux rivés sur ses genoux cette fois-ci, mais pas sur lui. Elle le prit dans ses mains et ne s’essuya pas les larmes avec. Pas encore du moins. Elle n’en avait pas encore envie. Ensuite, il s’éloigna à nouveau. Le silence s’installa quelques instants dans cette cave humide et sombre et il parut à la duchesse très long voire même interminable. Angoissant aussi. Et comme sorti de l’ordinaire. La situation devenait de plus en plus étrange, vraiment. Comme Marius bougeait ses lèvres au terroriste sans prononcer les mots, le silence dura encore plus. Enfin, il rompit le silence avec quelques pensées murmurées et lancées en l’air. Cette fois-ci, Eleanor réagit encore une fois. Elle leva à nouveau la tête et regarda Marius avec des yeux inquisiteurs. Que voulait-il dire ? Elle était vraiment surprise. D’abord il parlait du quartier des avancés et des scientifiques qui ne s’étaient pas préoccupés de l’attentat. Avait-il donc vu des scientifiques ? Puis il parlait d’ingrédients pour les explosifs. Cela pouvait sembler anodin mais pas pour Eleanor. Il lui parut tout de suite que Marius savait quelque chose et qu’il le cachait. Jamais il n’aurait parlé d’ingrédients ni d’explosifs comme cela. Cela ne lui serait certainement pas venu à l’idée. De plus, il avait prononcé les mots avec un ton que seule la duchesse avait noté. Comme si cela le concernait aussi. Comme s’il était frustré. Ce ne fut pas de la colère qui montait en Eleanor mais un sentiment confus mêlé d’étonnement et d’envie de le gronder. Il ne lui avait pas tout dit, elle en était sûre.

Elle se leva de sa chaise sans faire attention au mouchoir qui tomba sur le sol. Elle se dirigea vers lui. Elle avait voulu le faire se lever aussi pour pouvoir le tirer dans un autre endroit mais elle savait bien qu’elle n’en avait pas la force. Surtout qu’il n’accepterait certainement pas. Alors il lui suffit de se pencher sur Marius, une de ses mains prit l’habit au niveau au niveau du col et le souleva. Cela l’obligeait à la regarder dans les yeux. Avec l’autre main, elle bloqua son épaule contre le mur et ainsi l’empêchait de partir. S’il voulait se lever, il devait la repousser. Et elle n’avait pas l’intention de se laisser faire tant qu’elle ne saurait pas tout.

- Qu’est ce que tu me caches, Marius ! murmura-t-elle en le fixant d’un regard très froid.

Elle se rendit encore une fois compte qu’elle n’avait pas prononcé le bon prénom. Mais peu lui importait. L’homme n’entendait pas. Et il ne pouvait lire sur ses lèvres car elle lui tournait le dos. Alors aucun risque pour que quelqu’un se doutât de quoique ce fût. Pendant ce temps, elle avait laissé la possibilité à Marius de jeter un œil sur le terroriste même pendant qu’il parlerait.

- Et surtout, ne t’avises pas à me mentir ! s’exclama-t-elle cette fois-ci.
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Mist
Á mon cerveau regretté

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyJeu 3 Fév - 18:44

Divers dialogues que je comprends pas, donc j'vais pas raconter. Des papiers s'échangent, des bouches qui s'ouvrent, la banalité. Pas comprendre ce qui ce passe, j'en ai fait mon deuil, ça ne me gêne plus. J'attends juste qu'on me sollicite, c'est vrai que ce serait bête qu'on ait un minimum d'égard envers moi en me permettant de saisir les contextes, mais je fais bien ma grosse dinde pour un mec à moitié crevé, c'est vrai. Mais ce qui m'énerve le plus, c'est qu'après un connard articule lentement en me parlant, genre « coco veut biscuit ? », déjà que la lecture labiale, c'est une vraie misère épuisante et merdique, que je suis obligé de deviner la moitié de ce que les gens veulent dire parce que les consonnes se ressemblent sur les lèvres – par exemple « papa » et « mama », oui je sais c'est l'exemple bateau. Alors que le frère de la salope fasse un truc aussi con que de déformer son articulation pour me parler alors que ça me complique l'affaire, ça me donne envie d'écrire un roman pendant qu'il joue dans son petit monde plein d'oreilles avec ses copains... qui sont tous partis. Ah tiens. J'ai eu comme un blanc, je crois que je suis fatigué. Tiens, j'vais arrêter de lire sur leurs lèvres, ça me fatigue j'en peux plus. Ils se rendent vraiment pas compte. Enfin j'ai pu comprendre qu'il s'interrogeait à propos de la bombe. Ah ! L'INFIRME VOUS DOMINE LA DESSUS AUSSI ! Je rajoute des trucs sur la feuille, ce qui donne un sacré pavé, au final :

« Pas la peine de me parler comme à un abruti pour que je comprenne. Ça me complique plus la vie qu'autre chose. J'ai appris la lecture labiale de façon empirique, donc si tu veux m'aider, enfile toi plutôt un litre de calva et demande moi de te lécher la bite, j'ai plus d'expérience pour ce genre de dialogue.

Et j'ai su parce que les gens parlent et ne se doute pas qu'on peut savoir ce qu'ils disent de loin. J'ai espionné donc.

Et quant à la bombe, j'en ai une d'une portée équivalente aussi dans ma planque. Elle explose également, mais sa fonction première est de lâcher un gaz mortel. Je l'ai volé, c'était compliqué. Ce genre de produit ne se vend pas à l'étalage. Mais je ne la montre pas gratuitement. Je veux à manger, et une salle d'eau pendant une heure. Et puis ne pas mourir. Et du colorant bleu. »

Oui je suis chacal, mais c'est pas la croix rouge ici. Enfin... je suis sûr que j'aurais pu faire payer plus cher, mais honnêtement, trop d'argent c'est nocif quand tu peux rien en faire, pas rentrer dans la vie réglo. Les autres ils volent tout ! Être clodo à Ishtar, c'est être enfermé dans un gigantesque charnier à ciel ouvert, du coup faut pas hésiter à être chacal pour s'en sortir – et si ça peut te rassurer, j'ai longuement réfléchis avant de mettre colorant bleu pour pas passer trop pour un con, mais c'est compliqué à avoir tu comprends.
Je tends la feuille au gars aux cheveux gris ; enfin je la pousse vers lui en tremblant, et puis y a euh... une femme d'âge mûr qui arrive. Avec des cheveux roux. Plein. Elle va vers la salope – qu'elles aillent se brouter en enfer – pendant que je comate par terre. Je crois qu'on a plus besoin de mes avis éclairés, je peux décéder maintenant. Ça serait bien, j'arrive pas à trouver une position où je n'ai pas envie de m'arracher tous les nerfs pour arrêter d'avoir mal.

La moche – la rousse, pas l'autre – me tapote l'épaule et je la regarde. Elle me fixe longuement, dit des trucs – je m'en fous – et se casse. Qu'ils aillent faire leurs merdes, tiens, qu'est ce que j'en ai à branler ? Enfin la femme me re-sollicite en me présentant un petit baquet d'eau. Je crois qu'après examen, elle a conclue qu'elle ne banderai pas une plaie pleine de merde et que donc, il serait judicieux que je trempe ma tête dans l'eau ou un truc comme ça – hors de question de me tripoter le nez. Je me soulève péniblement sur mes coudes pour se faire et je m'ébroue vigoureusement dedans en en foutant partout – agent propre, prends moi tout entier ! Je sais pas si c'est ce qu'elle attendait de moi, mais le résultat est correct, on peut soudain découvrir la couleur de ma peau – qui n'est même pas blanche de base, c'est dire comme je suis maudit. Là elle se met à faire des trucs horribles avec mon nez, genre mettre des trucs sur le coté pour que ça tienne et me foutre du bandage sur la gueule pour que j'ai l'air bien gracieux. Tout ça est très douloureux, mais je ne crie pas. Question de dignité.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyJeu 3 Fév - 19:34

Reprenant à nouveau la réponse de Mist, Marius haussa les sourcils devant... tant de subtilité à l'état pur, mais il se contenta de soupirer et de lever les yeux au ciel, comme un adulte qui aurait été exaspéré par la bêtise d'un enfant. Il pencha la tête sur le côté et remua un peu les épaules, à manger et un bain, ce n'était pas cher payé pour ces informations, le jeune homme n'allait pas s'en plaindre. Il était seulement intrigué par ce colorant bleu, qu'est-ce que Mist allait faire avec ça ? Ou était-ce pour colorer ses cheveux ? Ça aurait été le plus logique, du moins Marius alla rouvrir la bouche pour prendre à nouveau la parole, quand Eléanore le saisit soudain par le col en lui hurlant dessus. Et le terroriste crut qu'il allait la repousse le plus violemment possible, il jura entre ses dents lorsqu'elle l'appela par son véritable nom et devant le ton qu'elle venait d'employer. Quelle mouche venait de lui piquer ? Et pourquoi l'avait-elle appelé Marius ? Ce n'était pas parce que Mist était sourd-muet qu'il fallait réagir ainsi, il fallait rester vigilant en toutes occasions ! Heureusement que Marko et Jean étaient partit, ne comprenait-elle pas le risque'il prenait ? Seul Alvaro avait sa confiance et en échange d'argent, le jeune homme avait conscience que les hommes qui l'entouraient le vendraient.

Il planta son regard dans le sien, faisant fi de la froideur qu'elle affichait, au contraire ; il plissa des yeux et fronça les sourcils, de nouveau furieux, il lui renvoya un regard encore plus noire et froid que la dernière fois. Et il se retint de lui cracher son venin, véritablement furieux contre la jeune femme, Marius ne cherchait même pas à savoir pourquoi elle était bouleversée, il s'en foutait. Rien ne comptait plus que leur plan, et à nouveau, Eléanore avait manqué de tout mettre en l'air ! Il avait grincé des dents lorsqu'elle avait failli dire son nom en entier, et là, énervé, il finit par lui attraper la main — celle qui n'était pas blessée — pour le repousser, il se releva et tremblant de colère, il garda le silence quelques secondes. Il percevait le pas de Jean et Magda en haut, il remercia l'Ombre de les avoir fait arriver plus tôt, avant qu'ils n'arrivent, il recula et dit sur un ton glacial :


— Parce que c'est une partie qui ne te concerne pas.

Par « partie », Marius entendait le fait qu'Eleanore ne devait que se préoccuper de son ascension au trône, le reste ne la concernait pas ; il manquait de tact à nouveau, il ne songeait pas à l'attachement de la jeune femme à son égard, ni à toute cette journée éprouvante qu'elle venait de vivre. Il la toisa longuement sans rien dire, la mâchoire serrée pour taire toute sa colère le mieux possible. Il soupira et leva les yeux au ciel, agacé. C'est là qu'une grande femme rousse avoisinant le mètre quatre-vingts débarqua dans la cave, habillée comme un homme, sa chemise laissait pourtant voir sa poitrine opulente, parfaitement à l'aise, elle cria presque en descendant des escaliers :

— Et me voilà, Tatie Magda est là pour vous servir !

Une sacoche de cuir dans la main, elle donna une violente tape dans l'épaule de Marius. C'était bien une femme, mais ce genre de femme avec un caractère si fort qu'elle pouvait terrifier les hommes. Marius en profita pour parler avec Jean, et ainsi mettre une certaine distance entre Eléanore et lui-même. Ouvrant sa sacoche, la rousse sortit tout un tas d'instruments, elle parla un moment à Mist, ou plutôt elle rouspétait sur son mauvais état. Il demanda à Jean de conduire sa « soeur » à l'étage pour qu'elle puisse se reposer et se remettre de tout ça au calme, il lui lança un dernier regard noir et se concentra sur Mist qui, un peu comme un chien, tentait d'enlever toute cette crasse qui devait s'être emmagasiné là depuis des années. Magda en profita pour sortir tous ses instruments, pensive, elle soupira, et leva les yeux au ciel, et commença à soigner Mist en râlant comme un charpentier. Marius ramassa le mouchoir qu'il fourra dans sa poche, il s'assit alors nonchalamment sur la chaise, observant la grande rousse prodiguer les premiers soins au clochard. Pour le moment, il préférait rester et là pour prendre du recul, réfléchir à sa situation avec Eléanore. Il était toujours en colère et lui en voulait d'avoir fait une erreur aussi simpliste, et surtout d'être venu ici. Il comprenait — ça avait été déjà dit —, mais il jugeait qu'elle avait été trop inconsciente. Pour le moment, il s'agissait de se calmer et de choisir les bons mots à dire la prochaine fois. Et puis ce qui avait échappé à Eléanore, c'était que Marius ne pouvait pas tout le temps lui dire ce qu'il faisait : soit parce qu'il savait que la jeune femme allait être contre ses idées, et surtout parce que c'était trop dangereux. Terminant de désinfecter les plaies de Mist, Magdra lança :

— Ta soeur est très émotive.

Marius approuva sans rien dire, oh bien sûr, on pouvait comparer la grande rousse à la jolie blonde. Cependant, Eléanor avait toujours vécu en famille et loin du danger, tandis que Magdra connaissait ce monde comme sa poche, elle y était née et s'était suffisamment imposée pour arriver à se faire respecter des hommes. Le jeune homme était certain que cette femme-là, mêmes tripes à l'air, serait capable de rire pour continuer à tenir tête à un homme. Elle soupira et aida Mist à se relever, le tirant d'une seule main, sa valise dans l'autre. Marius se leva et en fixant Mist, il lui dit en ne faisant pas le moindre effort cette fois-ci :

— Bien... tu iras te laver plus tard, pour l'instant on te donner un repas chaud.

Marius remonta l'escalier, la grande rousse et le terroriste derrière lui. Il ferma la trappe derrière eux pour les emmener dans une pièce aux fenêtres condamnées, seule une petite bougie éclairait l'endroit, posée au centre d'une table. Magdra obligea peut-être ou pas Mist à s'asseoir sur une des six chaises prés de la table, puis elle alla s'occuper des blessures d'Eléanore. Marius quant à lui, fila dans une autre pièce pour chercher de quoi nourrir tout le monde : soupe d'ails, pain, fromage... un dîner de fortune qu'il apporta et déposa sur la table avant de s'asseoir. Il regarda Eléanor et soupira, ce n'était pas encore le moment de lui parler ; il y avait du monde, et sa colère même si elle s'était tempérée, ne s'était pas toujours éteint.

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyJeu 3 Fév - 22:39

Il se leva avant de lui répondre. Mais la duchesse n’enleva pas sa main de son épaule pour autant. Elle n’avait aucune envie de laisser Marius filer sans rien lui dire. Il avait toutefois prit son autre main, celle sur le col lorsqu’il se levait, probablement pour la faire reculer de quelques pas en même temps. Elle se doutait bien qu’il serait furieux. Tout d’abord parce qu’elle avait prononcé son vrai prénom mais aussi parce que ce n’était probablement pas un sujet dont il désirait parler avec elle. Forcément, il n’avait pas à lui dire tout. Il ne lui devait rien. Il n’avait aucun compte avec elle. Pourtant, elle ressentait quand même le besoin de savoir. Elle sentait qu’elle devait connaître ce que Marius lui cachait. C’était probablement parce qu’elle avait encore et toujours une crainte folle qu’il fût l’un des conspirateurs. Il ne lui avait pas encore dit clairement qu’il n’avait rien fait. Elle n’avait pas entendu la vérité. Puis après ce qu’il venait de murmurer, elle n’avait pas pu s’empêcher de ne pas l’ignorer. Elle trouvait tout cela louche et tant qu’elle ne connaissait pas la vérité, elle ne pouvait pas le croire. Elle devait se fonder sur des doutes et des paroles. Ce qu’elle faisait. Ce qui expliquait sa réaction et cette envie soudaine et froide de savoir. Elle ne fut donc pas vraiment de la réponse de Marius. Leurs yeux se fixaient et aucun n’osait dire quoique ce fût d’autre. Eleanor essaya tout de même de trouver une réplique, mais elle ne savait pas encore quoi. Elle était à moitié envahie par une certaine colère qu’elle tentait de maîtriser, ce qui lui faisait encore plus perdre les moyens. Finalement, elle choisit la méthode la plus difficile. Attaquer de front. Aucune intention de se défendre.

- Si tu as un quelconque lien avec l’attentat, je te dénonce ! murmura-t-elle de la voix la plus sèche et froide qu’elle pouvait en essayant de lui montrer la vérité de cette pensée.

Elle le menaçait, oui. Il lui sembla tout d’un coup n’avoir pas le choix. C’était le seul moyen pour que Marius s’aperçût qu’elle était sérieuse encore une fois. Et si elle avait pleuré comme une enfant auparavant – oui, ses larmes avaient magiquement disparu depuis quelques instants – c’était parce qu’elle ne supportait pas la violence de la situation. Les coups portés à Mist avait été pour elle un calvaire moral. Elle espérait ne plus jamais revoir cela dans sa vie. Bien que désormais elle en doutât. Si jamais ils avaient besoin d’informations ou qu’ils rencontraient d’autres problèmes pendant leur plan, elle se rendait bien compte que Marius et ses hommes n’iraient pas de main morte avec l’autre personne. Elle en était même plus que convaincue. Eleanor ne parut même pas se préoccuper du soupir de ce dernier. Lorsque la rousse descendit pour prodiguer ses soins, la duchesse fut mise à l’écart et il partit discuter avec Jean qui était revenu par la même occasion. Elle ne mit pas une seconde de plus pour comprendre qu’elle n’était plus la bienvenue dans cette cave alors même avant que Jean vint la voir pour la prendre, elle darda Marius du regard puis Jean par la même occasion, puis monta les escaliers. Elle ne suivit pas les conseils de Jean qui lui demanda de s’asseoir à une table. Il prétendait qu’ils allaient bientôt leur donner quelque chose à manger. Mais la jeune femme n’avait pas faim du tout. Pas après tout ce qui s’était déroulé. Cela lui avait même coupé l’appétit. Elle fit les cents pas dans la pièce en réfléchissant à tout ce qui se passerait par la suite. Elle n’en avait aucune idée. Mais elle pressentait déjà une possible dispute avec Marius, même si elle n’en avait aucune envie. Mais elle l’avait attaqué. Elle s’était mise au front plutôt que de reculer et se défendre. Elle avait probablement touché sa fierté masculine, ce qui n’avait pas forcément du lui plaire. Mais cela ne la préoccupait pas davantage.

Quand elle entendit les pas des trois autres, elle finit par s’asseoir sur l’une des six chaises. Elle était un brin plus en colère que tout à l’heure. Ces quelques instants lui avaient permit à raviver sa colère plutôt que de la calmer. La femme rousse qui s’appelait Magdra vint la voir pour soigner ses blessures. Mais la duchesse refusa et lui ordonna d’une voix sèche mais calme de la laisser tranquille. L’un des hommes s’était déjà occupé tout à l’heure à la soigner. Elle n’avait pas envie de nouveaux soins. Même si elle insista, Eleanor la fixa avec un tel regard qu’elle ne la contesta pas et recula. Pendant ce temps, Marius se trouvait dans une autre pièce et lorsqu’il revint avec la nourriture qu’il posa sur la table, Eleanor ne releva même pas la tête vers lui. Elle l’avait baissée et avait décidé de ne plus bouger. Elle fixait le sol et tout ce qu’elle faisait c’était réfléchir. Et se tourner les pouces pendant la même occasion. En tout cas, elle resta silencieuse. Quand l’assiette lui fut présentée, elle ne la prit pas. On la posa sur la table devant elle et elle la repoussa plus loin. Elle n’avait pas envie de manger. Etait-ce si dur à comprendre ? Si son comportement pouvait être considéré comme une gaminerie, peu lui importait. Elle en avait assez d’être ici. Elle voulait rentrer chez elle mais elle se doutait bien qu’elle ne le pourrait pas. Elle attendait tout simplement le moment où Marius viendrait la voir et la dispute commencerait. Même si elle n’en avait aucun désir. Mais elle attendait tout de même. La tête baissée et les yeux rivés sur les pieds de la chaise près d’elle. Rien d’autre ne l’intéressait …
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Mist
Á mon cerveau regretté

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyVen 4 Fév - 8:41

Et là, c'est l'heure de la bouffe qu'il me dit ! J'ai dû ravaler ma salive que mon corps a produit quand j'ai imaginé divers mets. Bon, vu la gueule de la maison, je m'attends pas à quelque chose de mirobolant, mais au moins du pain ou des trucs comme ça. Voire des légumes. Ouais je sais, ça nourri pas, mais j'aime bien ça. Un truc style soupe, ça serait pas mal, on peut tremper le pain dedans, et puis c'est chaud, c'est trop mortel ! Et pas chiant à mâcher aussi, je te rappelle qu'il ne me reste qu'une grosse vingtaine de dents sur les trente deux que je suis censé posséder, s'agit de pas les fatiguer.

Donc quand on grimpe l'escalier, j'essaye d'oublier que j'ai mal partout et que j'ai un truc sur le nez qui me fait loucher et je marche presque avec dynamisme. Ils peuvent bien vouloir me tuer, je m'en fous, on va à la bouffe ! Je vais essayer d'en rapporter à Mais Dors, le pauvre, il est malade, je te l'ai dit. Il est vautré dans ma planque avec un ventre énorme et il a essayé de me mordre quand j'ai voulu le toucher. Il avait pas l'air bien, j'ai peur qu'il meurt. Enfin si je lui rapporte de la saucisse, il pourra pas râler.

Finalement on arrive dans une pièce moche, mais je m'en fous ! La folle me fait assoir sur une chaise, je redoute soudain la présence de couverts gênants, style fourchette et autres objets de torture semblable. En effet, je ne sais plus m'en servir. Là, le gars aux cheveux gris ramène du singe et le pose sur la table. Il y a du pain, du fromage, un gros tas de soupe dans un plat énorme et des machin pour se servir.

Un aspirateur humain surgit soudain, se jeta à plat ventre sur la table pour se servir – la bouffe était à l'autre bout de la table - et n'attendit même pas d'être rassit pour avoir quelque chose dans la bouche – du fromage, pour être précis. Tu peux trouver ça ridicule, espèce de gros tas de saindoux gavé à longueur de journée, mais moi, des occasions de manger à l'œil, ça m'arrive pas souvent, alors je peux te garantir que je vais pas laisser passer l'occasion. On a trop vu des occasions de bouffer se sauver parce qu'on avait pas été assez rapide, alors quoi qu'il arrive, je tiens à avoir mangé un maximum. Peu importe ce qu'il arrive ensuite, au moins j'aurais pas faim. Putain, pour bouffer comme ça tout les jours, je serais prêt à me laisser faire les fesses par n'importe qui, mais j'ai promis... enfin l'honneur, ça a bon dos, mais pendant que l'assemblée rigole au spectacle d'un pauvre clochard en train d'avaler sans mâcher – je suppose, je les regarde pas – je mets la part de Mais Dors dans mes sous-vêtements discrètement d'une main. Personne ira chercher là. C'est comme ça qu'ils font les illusionnistes, ils te distraient les yeux avec un truc pendant qu'ils font quelque chose d'autre d'une main. Je les ai vu ! C'est une bonne idée. Et puis Mais Dors, ça l'a jamais dégoûté mon entrejambe, il en a un aussi, il me remerciera. Pour pas avoir froid, en général je superpose plein de fringues, du coup j'aurais pas l'air d'avoir une hypertrophie de la gaule, ça reste assez discret comme cachette. Je trempe frénétiquement mon pain dans la soupe pour le ramollir afin de ne pas avoir à mâcher, un spectacle qui couperai l'appétit à quiconque ayant l'occasion de manger tous les jours. Tant mieux, ça en fait plus pour moi !

Enfin rapidement, mon estomac rétréci crie grâce. Ça fait tourner la tête de plus avoir la dalle, et puis ça diminue la douleur, mon corps est content de moi, en fait ça donne envie de pioncer. Mais la journée est pas finie, il faudra que je leur montre la bombe que j'ai volé à un moment ou à un autre. De mémoire, il me semble qu'il y a de la nitro-glycérine dedans, ça se fait avec de la graisse animal, quand tu la chauffe, c'est le truc qui flotte au dessus, et puis tu rajoutes une poudre bizarre, mais j'ai jamais essayé. Il paraît que ça marche du feu de dieu pour exploser. Enfin je regarde l'assemblée et je me demande ce qu'elle se dit.
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Marius De l'Ombrage

Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyVen 4 Fév - 11:53

[HJ : si un truc ne va pas, dîtes-le moi, je changerais.]

Observant Mist avec une expression assez curieuse sur le visage, Marius évitait soigneusement le regard d'Eléanore ; lorsqu'elle l'avait menacée de le dénoncer à l'Inquisition, le jeune homme avait simplement haussé les épaules, il était évident qu'il ne l'avait guère cru une seule seconde. Il y avait eu un temps où les menaces marchaient sur lui, désormais ce n'était plus le cas. Sans doute le jeune homme devenait de plus en plus basé, du moins, savoir qu'il avait en face de lui un autre terroriste le rassurait. Même si celui-ci se jetait sur la nourriture comme un chiot l'aurait fait sur un os, il ne savait pas s'il devait en rire ou être consterné par le comportement de Mist. Magdra était revenue s'asseoir prés de lui, la grande rousse regarda quelques secondes Eléanore et laissa échapper un petit moqueur, nonchalamment, la femme sortit du tabac de ses poches, elle poussa son assiette pour avoir plus de place. Elle plaça alors son tabac dans son Kiseru, une pipe traditionnelle de sa province natale, tranquillement, la grande rousse l'alluma et étira ses longues jambes sous la table pour se mettre à fumer. Elle sourit devant le regard plein de reproches que le jeune homme lui envoya, puis elle lâcha à son intention, moqueur sans que ce soit réellement méchant :

— C'est qu'elle a du caractère la petite.

Évidemment, Magdra parlait d'Eléanore qui avait décidé de ne pas toucher à son repas ; Marius ne la forcerait pas, lui-même n'avait pas très faim et mit du temps pour terminer sa soupe, il réfléchissait surtout. La colère et de la Duchesse et la sienne risquait de leur coûté cher si l'un des deux prononçaient une parole malheureuse, certes il n'aurait peut-être pas dû l'envoyer balader comme ça, mais il estimait que c'était mérité. Comme elle n'avait pas eu le droit de lui dire ça, s'il ne lui avait rien dit au sujet de son escapade dans le Quartier des Avancés, c'était simplement parce qu'il n'en avait pas eu le temps. Il reposa sa cuillère en soupirant et frotta son visage, fatigué par cette soirée qui n'était pas sur le point de se terminer avant un bon moment. Il se laissa aller contre sa chaise, ses doigts tapaient nerveusement sur la table, tandis qu'il fixait toujours le terroriste en face de lui. Marius avait hâte de voir cette fameuse bombe dont il avait parlé dans son mot, il savait bien entendu qu'elle ne pourrait pas être touchée par un amateur comme lui puisque c'était trop dangereux, néanmoins, il voulait savoir comment on s'en servait. C'était comme avec les explosifs dont ce groupuscule s'était servi pour le Sénat, même si Marius leur reprochait d'avoir tué des innocents pour simplement prouver qu'ils étaient dangereux, il désirait mettre la main sur leur savoir-faire pour s'en servir lui-même. C'était simple de mettre de côté ses bonnes paroles, et de critiquer les autres quand on le voulait. Quand Mist termina de manger, Marius fronça les sourcils et tendant la main vers lui, il finit tout de même par déclarer :

— Au fait avec tout ça, je ne me suis pas présenté, je m'appelle Léonard.

En prononçant son faux nom, Marius avait lancé un regard inquisiteur à Eléanore ; la prochaine fois, si elle faisait un autre faux pas, en plus de ne pas le lui pardonner, il prendrait une décision mesquine, mais qu'il jugerait de conséquences. Il alla finalement se lever pour débarrasser, quand Jean se précipita dans un des petits couloirs de la masure pour ouvrir. Avec précipitation, Alvaro pénétra dans la pièce et sans jeter le moindre coup d'oeil à Eléanore, il alla voir Marius, mais s'arrêta pour fixer longuement Mist. Sorte de bête curieuse dans cette petite bande de criminels notoires, le terroriste éveillait l'intérêt. Alvaro était un grand mince, chauve et au regard froid comme celui d'un serpent. Radin, il semblait toujours en manque d'argent, et Marius avait conscience que terroriste ou non, Duchesse ou non, il refusera de laisser l'occasion de voler ce marchand riche pour quelques complots. Il sortit une carte de ses affaires, fit signe à ses hommes de débarrasser la table pour l'étendre dessus. Ignorant Eléanore royalement, Marius se mit à parler à voix basse avec son allier, pendant que Magdra roula des yeux, exaspéré par tant de mauvaises manières, visiblement. Marko et Jean allèrent disparaître pour aller chercher quelques vêtements et armes. Leur but n'était pas de tuer le marchand — ils le feraient dans le pire des cas —, mais de lui faire peur lui et les hommes qui l'accompagnaient pour prendre un joli butin. Avec les années, Alvaro avait su créer ses légendes, on disait par exemple de lui qu'il était le créateur de certaines peurs, comme celle de ces fameux oiseaux à forme humaine qui attaquaient les voyageurs de nuits. Toujours assis, Marius mordit sa lèvre inférieure, cette fois-ci, c'était son pied qui tapait nerveusement contre le sol, il soupira et approuva silencieusement. Au bout d'un moment, lorsque les dernières mises au point furent terminées, il lança à Mist :

— Magdra va te préparer un bain chaud à l'étage, n'oublie pas notre marché.

Heureusement d'ailleurs que le clochard ne leur eût pas demandé de l'argent, connaissant Alvaro, ça aurait été quelque chose de dangereux à demander ; prêt à tout, le contrebandier n'aurait pas hésité à lui ouvrir le ventre pour avoir ses réponses, quitte à le tuer du moment qu'il ne donnait pas une pièce d'or. La grande rousse revint et donna une tape amicale dans l'épaule de son ancien amant avant de terminer de fumer. L'homme rangea dans un mouvement la carte, et Marius regarda à nouveau Eléanore, toujours en colère, il ne le montrait pas et gardait une certaine arrogance avec elle. Il déclara enfin, posé comme depuis le début :

— Je vais partir dans une demi-heure, je ne sais pas encore si tu dois rester ici jusqu'à mon retour ou rentrer chez toi. En tout cas, si tu veux me faire des reproches pour une raison que je ne connais pas, vas-y, mais fais vite, je n'ai pas envie de perdre plus mon temps avec ça.

Marius était presque méchant avec Eléanore, mais encore trop en colère, il ne voulait pas se montrer conciliant et gentil comme d'habitude. Comprenant qu'il valait mieux pour eux d'être seul quelques minutes, Alvaro quitta la pièce en même temps que les autres. Les coudes sur la table, les mains jointes et posées contre ses lèvres, le jeune homme fixaient la Duchesse d'un regard impénétrable. Il lui fit signe tout de même de manger, lorsqu'on avait débarrassé la table, on avait laissé à Eléanore la soupe qu'elle n'avait pas touchée.

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Eleanor van Lähre
Mort(e) tragiquement

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyVen 4 Fév - 13:46


La jeune femme entendit les paroles de Marius lorsqu’il se présenta sous son faux nom. Mais elle ne bougea même pas. Seul un petit sourire rapide aurait pu être visible mais personne ne semblait la regarder. Et surtout, elle avait encore la tête baissée alors il était difficile de l’apercevoir. Elle se doutait bien que Marius tentait de lui passer un certain message. Probablement pour qu’elle se contrôlât à l’avenir lorsqu’elle prononçait son prénom. Mais la duchesse fit comme si elle n’avait rien entendu. Comme si de rien n’était. Pendant ce temps, la porte du magasin s’ouvrit avec une violence inattendue et soudaine. La duchesse, trop occupée par ses pensées, sursauta instantanément sur sa chaise. Elle releva la tête pour apercevoir la personne responsable de ce chahut. Et ce ne fut qu’Alvaro. Celui-ci ne fit aucune attention ni à elle ni aux autres personnes dans la pièce. Du moins, au début. Il était sur le point de se diriger vers Marius probablement pour parler avec lui de quelque chose dont Eleanor n’avait aucune idée. Mais soudainement, ce dernier s’arrêta et fixa un instant Mist, le nouveau terroriste dans la salle. Comme il ne prêtait aucune attention à elle, la duchesse décida alors de continuer à réfléchir toute seule dans son coin. Elle baissa à nouveau la tête pendant que les autres hommes débarrassaient les couverts de la table pour y poser une grande carte. Marius et Alvaro murmurait quelques bribes d’ordres, de conseils et de remarques. Eleanor faisait comme si elle n’écoutait pas mais en réalité, la curiosité avait prit le dessus. Elle comprit rapidement qu’ils allaient essayer de déranger un certain marchand. Bon, rien de très grave. Certainement quelque chose qu’ils faisaient bien souvent dans le monde de la contrebande. Alors Eleanor ne se mit pas encore plus en colère et ne releva pas. Elle resta sur sa chaise, tranquille, mais toujours avec une expression comme si elle boudait.

Quand Magdra partit de la pièce pour préparer un bain chaud pour Mist, elle demanda au terroriste de la suivre en même temps. Les autres hommes sortirent aussi et seul Alvaro resta encore quelques instants. Mais il laissa Eleanor et Marius seuls quand ce dernier lui conseilla de lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. C’était bien difficile. Elle avait tellement de choses à lui dire. Surtout qu’elle venait à peine de se rendre compte que Marius avait passé un certain marcher avec Mist, ce qui l’intrigua beaucoup. Elle n’avait pas lu tout ce que le terroriste avait marqué sur les feuilles. Seul Marius en connaissait le contenu. Eleanor soupira. Elle ne savait pas du tout par quoi commencer. Elle n’était plus très sûre de vouloir déclencher cette dispute. Il lui proposait de rester ou de rentrer chez elle. Elle aurait bien choisi la deuxième option. Mais elle estimait aussi qu’il fallait qu’ils se parlent comme deux adultes pour régler le problème qui s’était installé en quelques minutes entre eux. Si elle partait, ils en parleraient une autre fois et cette autre fois pouvait s’avérer terrible. Le mieux était donc de tout révéler à cet instant. Pour la première fois depuis quelques minutes elle leva enfin la tête pour regarder Marius dans les yeux. Elle ne dit rien pendant encore quelques instants, comme si elle était en train de le défier. Mais c’était simplement parce qu’elle ignorait la façon dont elle pouvait formuler ses paroles. Ses pensées. Elle soupira et détourna ensuite le regard, comme agacée par toute cette histoire.

- Ecoute, je pense que chacun de nous a fait des erreurs aujourd’hui, commença-t-elle. Et la colère n’a pas aidé dans toute cette situation. Elle nous a fait nous conduire comme nous ne le devions pas.

Elle s’excusait à moitié. En fait, elle reconnaissait ses torts mais elle avait également envie que ce dernier reconnût les siens. La façon dont il s’était comporté envers elle avait été plus que déplorable. Tout d’abord, il n’avait pas cherché à connaître la raison de sa venue et avait préféré la gronder. Elle le méritait, certes. Mais cela ne montrait pas un comportement responsable. Car même si quelqu’un devait être puni, l’autre devait comprendre pourquoi il avait commis cette faute. Ensuite, pendant tout le temps qu’ils se trouvaient en bas, il ne l’avait regardé qu’avec un regard froid et très distant. Comme si en réalité, elle était la seule responsable de tout ce qui se déroulait dans la cave. En partie, oui. Mais elle ne désirait pas être non celle à qui on refilait tout le fardeau de la faute. Elle savait qu’elle avait commis des erreurs. Elle comprenait la fureur et la colère de Marius. Mais il aurait pu se comporter différemment. Bien sûr, sur le coup, on voyait toujours les choses d’un autre angle que par la suite après y avoir mûrement réfléchi. Alors Eleanor était prête à pardonner. Il suffisait qu’il reconnût sa faute, comme elle, elle venait de le faire.

- Je ne mangerai pas, déclara-t-elle tout de suite après. Sinon, je reste dormir ici alors si tu veux parler avec moi, nous le ferons quand tu reviendras.

Elle n’avait vraiment aucune envie de discuter tout de suite. Surtout qu’elle n’était pas vraiment sûre s’ils auraient le temps de tout se dire maintenant, avant le départ pour leur escapade nocturne. Elle se leva de la chaise, prit l’assiette avec la nourriture et la soupe qui avait désormais refroidi, et s’avança vers la sortie de la pièce. Une fois qu’elle avait atteint la porte, elle se retourna encore une fois et observa Marius. Elle laissa s’échapper une larme sur sa joue droite. Elle se rendit alors compte qu’elle avait toujours besoin de pleurer après un excès de colère. Cela lui arrivait rarement, mais cela arrivait. C’était comme cela. Elle ressentait le besoin de vider sa colère par ses larmes.

- Reviens sain et sauf, c’est tout ce que je te reproche dit-elle avant de sortir définitivement de la pièce pour aller ranger les couverts là où ils devaient l’être.

Sa phrase n'avait que peu de sens. Comment pouvait-on reprocher à quelqu'un de revenir sans blessures et vivant ? Elle avait dit cela en sorte d'adoucir l'ambiance. Une pointe d'ironie ne faisait jamais de mal. Il fallait donc remplacer le verbe "reprocher" par "demander" effectivement.
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Mist
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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptyVen 4 Fév - 21:57

Je regardai la vieille remplir une grande baignoire d'eau qui fume – je t'ai épargner une description laborieuse et chiante de moi quittant la pièce pour aller dans la salle d'eau, j'ai ellipsé, t'as vu comme je suis délicat ?
Bref, je regardai la vieille, donc. Je dois t'avouer que je n'attends pas le bain avec autant d'impatience que j'ai attendu la bouffe, la propreté ne doit pas être un besoin vital. Disons plutôt que ça me permet de faire un état du lieu du bordel, et de vérifier qu'il n'y a pas de maladie grave. Aussi bizarre que celui puisse paraître, je ne me suis jamais vu nu de plein pied à taille adulte – y a pas foule de miroir et d'occasion de se mettre à poil dans la rue – et là y en a un. Il est ni propre ni neuf, mais il est là. Ce qui est moins sympa, c'est que la vieille veut apparemment jeter aussi un coup d'œil sur l'affaire. D'une part, j'ai ma petite pudeur, et en plus j'ai caché un camembert dans mon slip. Ça peut amener à des situations gênantes.
Mais en fait non, la vieille se casse et me regarde chelou. Ouais ouais, si j'ai un truc cassé je t'appelle bla bla. Et on refera le pansement sur le nez parce qu'il sera mouillé, ouais c'est cool. Va tripoter le nez des autres, espèce d'obsédée.

Une fois ce beau monde parti et la porte close – pas au verrou, y en a pas, mais j'ose faire confiance – je me dessape et je plonge dans l'eau. Donc, avant que tu ne te lances dans quelques imaginations surréalistes, non l'eau ne s'est pas transformé en boue dès que je suis rentré dedans, parce que certes je suis sale, mais pas couvert d'une gangue de merde non plus. On peut pas faire un moulage de moi avec ma crasse non plus. Il pleut j'te rappelle des fois, ça enlève le gros quand même, c'est bien le seul avantage du pire ennemi des clochards. Hey non, ce n'est pas le froid ! Le froid s'infiltre pas dans tes fringues et dans ta peau pour te coller pendant longtemps, et les gens crachent pas au bassinet quand il pleut. Que de la merde. Et puis je reste en dessous. Hé ouais, la rue c'est pas Disneyland, il y a peu d'endroit où on te laisse tranquille de part et d'autre, et ma planque n'est qu'une cave, pas un lieu de vie. Elle prend la boue en cas de pluie et ne possède pas disons... ben faut bien que je pisse, et on pisse pas où on dort. Enfin la majorité de mes journées consiste à marcher. Sans fin.

Enfin là je suis dans un bain si chaud qu'il me fait rougir la peau, je pensais pas que la vie pouvait être aussi belle. J'essaye le savon, pour la première fois depuis très longtemps, je vais sentir la fleur ! Bon, je mentirai si je te disais que j'ai pas dû gratter avec l'ongle à certains endroit, mais au final ma peau se retrouve dans un état bah... normal. Propre. Voire un peu rouge là où j'ai gratté comme un furieux – aux genoux par exemple. Un effort particulier a été fourni pour les cheveux aussi, mais ils sont biens maintenant. J'me suis foutu du savon dans les yeux tellement j'ai gratté avec violence mon cuir chevelu. Je n'ai étonnement pas de poux, mais des cadavres de puces flottent sur l'eau. Une fois ce récurage consciencieux accompli, je reste quand même dans l'eau pour savourer la sensation, parce que c'est chaud, doux, et ça sent bon.
Et puis je m'endors, évidemment. Digestion tu vois.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptySam 5 Fév - 0:51

Face à Eléanore, Marius écoutait ce qu'elle avait à lui dire, les mains jointes et posées contrent ses lèvres, il continuait de la fixer. Il approuva d'un léger mouvement de tête, écoutant chacune de ses paroles. Néanmoins, même s'il était d'accord avec la Duchesse, et que lui-même reconnaissait — intérieurement — qu'il s'était laissé mené par le bout du nez par la colère, c'était un véritable cancer capable de pourrir le cerveau des gens. Marius s'en était rendu compte et en réalité, c'était sans doute — si ses souvenirs étaient bons — la première fois qu'il laissait la fureur agir sur lui. Jamais auparavant il n’avait laissé l'irritation le gagner, au contraire, il s'était toujours contenté de la taire au plus profond de son être, même lorsque son père avait levé la main sur lui, Marius n'avait pas protesté. Petit être servile qui avait pourtant décidé de détruire l'Ordre mis en place, il se retrouvait à présent plein de colère. Est-ce qu'il le regrettait ? Est-ce que l'on devait culpabiliser d'être en colère ? Il baissa les yeux, observant l'assiette qu'Eléanor prit pour la ramener dans la cuisine. Il n'avait pas envie de s'excuser — question de fierté masculine —, mais il s'interrogeait tout de même. Il poussa un soupire, ne trouvant aucun mot pour exprimer ce qu'il ressentait, et que ressentait-il ? Marius se sentait accablé et fatigué surtout, pourtant, il savait que c'était passager. Néanmoins, il se sentait agacé par tout ça, le fait qu'il devait jouer sa vie dans peu de temps ne l'aurait pas dérangé, s'il ne s'était pas passé tout ça. Marius avait conscience qu'il ne pourrait pas se concentrer correctement, il serait toujours préoccupé par toute cette histoire. Il approuva lentement en hochant la tête, puis se releva et entendit Alvaro revenir.

Le contrebandier lui donna un grand sac noir qu'il mit sur son épaule, il ne chercha pas à savoir ce que Marius et Eléanore s'étaient dit. Magdra descendit et donna une nouvelle tape dans l'épaule du jeune homme, et de son ancien amant. La grande rousse lui ordonna alors d'une voix impétueuse de ne pas se blesser, avec un petit sourire triste, Marius acquiesça et fit un dernier signe à Eléanor. Ce n'était peut-être rien, juste un geste de la main, mais ça montrait qu'il était prêt à passer autre chose et laisser toutes ces rancoeurs de côté. Il ne voulait pas la laisser triste avant son départ, une sorte de premier pas de sa part. Il donna quelques recommandations à Magdra et laissa Marko avec eux, Mist n'avait pas encore sa confiance. De plus, les Inquisiteurs surveillaient les bas-fonds, Magdra savait certes se battre et possédait même une force supérieure à celle d'un homme, mais elle ne pourrait pas assurer la sécurité de la Duchesse toute seule. Alors qu'il refermait la porte derrière lui, il entendit la femme lancer joyeusement :

— Allez ma petite... montre-moi ta main, il ne vaut mieux pas la laisser comme ça.

Laisser Eléanore dormir dans la masure était-il une bonne idée ? Après tout, elle avait ses gens et son retour au matin ne passerait pas inaperçu. Les dernières paroles de la jeune femme en tête, il songeait qu'il faudrait mieux la raccompagner, l'Inquisition la surveillait toujours. Angoissé, Marius suivit la grande silhouette d'Alvaro, quelques hommes derrières eux, ils quittèrent la Capitale pour mettre en oeuvre leur agression. Vêtues de capes noires et de masques pour cacher leurs visages, les criminels grimèrent aux arbres pour surveiller l'arrivée du marchand. Jean servait d'éclaireur, Marius était chargé de seconder Alvaro. Caché près de l'homme dans un buisson, il tremblait de froid sous une pluie battante, sentant chacun de ses muscles se contracter, tandis que la tension augmentait d'un cran. Il mordit sa lèvre et manqua de sursauter en percevant un sifflement, c'était Jean qui leur signalai l'arrivée du marchand. Marius serra son poignard entre ses doigts pâles, comme un fauve, le jeune homme s'apprêtait de bondir sur sa proie qui avait pour seul reproche d'être la cible d'une bande de criminels. Soudain, des cris percèrent le grondement de l'orage.

Trois heures après avoir quitté la masure abandonné, on frappa violemment à la porte. Assise en train de fumer, Magdra posa sa Kiseru et en râlant, elle lança d'une voix sèche :

— Ouais... voilà... Mot de Passe ?

Une voix rauque tempêta derrière la porte :

— La bourse ou la vie !

Inspirant une dernière fois son tabac, Magdra ouvrit nonchalamment la porte, son expression changea lorsqu'elle vit un jeune homme, blessé au cou transporté par Alvaro et Marius. Le terroriste tenait le malheureux par les bras, le contrebandier par les pieds, et pendant que Magdra refermait la porte, ils se dépêchèrent de le déposer sur la table. Essouflé, le jeune homme fila dans la cuisine pour saisir de la gnôle, avant de la donner à Magdra, il en but une gorgée qui en un instant, réchauffa sa gorge et lui donna de l'énergie. Il la lança ensuite à la grande rousse qui en but elle-même, puis pendant qu'Alvaro allait chercher de quoi soigner le jeune homme, Marius lui colla son poignet dans la bouche. Il échangea un regard avec Magdra qui alors, versa le contenu de la flasque sur la plaie du jeune homme. Le visage du terroriste se crispa de douleur, il sentait les dents du misérable transpercer sa chair, comme s'il pouvait ressentir cette souffrance bien plus grande lui-même. Avec un mouchoir, Magdra nettoya la plaie, ses gestes étaient précis et nets, assurée et refusait de faire la moindre maladresse. En sueur, Marius ferma les yeux, ses jambes tremblaient de fatigue. Pourtant, il gardait son sang-froid, cherchant à masquer ses crispations. Alvaro revint avec les différents instruments de la grande rousse, ses hommes aidaient comme ils pouvaient. Lorsqu'elle lui fit signe de s'écarter, Marius recula de plusieurs pas et posa ses yeux sur marques de dents dans sa peau. Il passa une main sur son front moite, une question lui vint alors : où était passé Eléanore ?

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Eleanor van Lähre
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Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptySam 5 Fév - 13:37

Avant de partir, Marius lui fit un petit signe de la main. Il n’avait certes rien dit. Pourtant, quand Eleanor l’aperçut faire, elle se sentit tout de même un minimum soulagée. Elle sourit pour elle-même. Puis, tout d’un coup, elle fut assaillie par Magdra, qui était descendue depuis et qui maintenant désirait s’occuper de sa main. La jeune femme soupira mais laissa la rousse faire ce qu’elle voulait. Après tout, elle n’avait pas non plus envie que ce soit quelque chose de grave. Elle n’avait plus très mal. Elle pouvait bouger les doigts. Au moins la douleur n’était pas la même que celle qu’elle avait ressentie quand elle s’était foulée la cheville. Puis, elle ne faisait pas grand-chose avec sa main gauche car tout d’abord, Eleanor était droitière. Elle n’écrivait pas de la main gauche et de toute façon, les servantes de son appartement se chargeraient des tâches. Elle n’avait donc rien à faire. Ce n’était rien de grave. Elle ne s’en préoccupa pas mais il fallait tout de même soigner un peu au cas où. Magdra lui enleva le bandage mis par Jean tout à l’heure et examina sa main. Elle appuyait un peu partout, plus ou moins fort aux divers endroits, pour savoir où Eleanor avait mal. Quand elle se crispait, Magdra arrêtait tout de suite. Quand elle termina, elle partit quelques instants pour revenir avec un nouveau bandage et une crème que la duchesse ne connaissait pas. Probablement pour apaiser les contusions. Les contrebandiers et tous ceux qui faisaient de tels métiers dangereux n’avaient pas le temps ni l’argent de se rendre chez le médecin. Ils devaient donc utiliser ce genre de crème pour calmer leurs douleurs. Magdra appliqua la crème et massa doucement et lentement pendant quelques instants, la main de la duchesse. Cette dernière remarqua les mains si sèches de la rousse, contrairement à ses mains si douces. Enfin, la femme posa le nouveau bandage et sourit, satisfaite de son travail. Eleanor la regarda dans les yeux.

- Merci beaucoup, dit-elle d’une voix calme et plutôt basse.
- Ce n’est rien, brave fille va ! répondit la rousse en lui tapotant plusieurs fois la joue droite. Pas facile, le Léonard, hein ?

Il semblait évident que Magdra voulait non seulement commencer une conversation mais aussi en savoir plus sur la relation qu’elle entretenait avec Marius. Bien sûr, elle croyait – comme tout le monde – qu’ils étaient frères et sœurs. Pourtant, Eleanor ne se laissa pas abattre ni tomber dans le piège. Elle ne chercha pas à parler et elle acquiesça de la tête. Elle feinta ensuite la fatigue pour se retrouver seule. Magdra la comprit et l’amena dans une chambre à l’étage. Avant de partir, Magdra lui rappela qu’elle pouvait utiliser la salle de bain par la suite si elle le souhaitait. Il n’y avait qu’un lit assez miteux comparé au luxe et au confort que la duchesse connaissait chez elle. Mais elle ne protesta pas. Elle se doutait bien que la vie des citoyens d’Ishtar ne devait pas être facile tous les jours. Les conditions étaient parfois très minimes. Ce qui était une des choses qui durait depuis bien trop longtemps selon elle. L’Eglise, plutôt que de donner de l’argent aux pauvres pour les aider, prenait cet argent et le dépensait pour vivre dans le confort également. Cela la dégoûtait et elle ne comprenait pas comment les autres pouvaient être aussi aveugles et ne pas voir des choses si évidentes. Pareil chez les nobles. La différence entre l’Aristocratie et l’Eglise, c’était seulement que la deuxième institution était censée aider les personnes dans le besoin beaucoup plus que la première. Or malheureusement, ce n’était pas le cas. Personne n’aidait les citoyens, ou alors très peu, ce qui les obligeait à se débrouiller par eux-mêmes pour survivre. Eleanor s’assit sur le lit puis s’allongea. Elle tenta de tout faire pour oublier le confort de son propre lit. Elle ferma les yeux mais elle n’arriva pas à trouver le sommeil. Pourtant elle désirait se reposer un peu avant la rentrée de Marius, d’Alvaro et des autres hommes. Elle se tournait et se retournait dans le lit. Puis elle finit par se relever. Elle ne pouvait pas s’endormir. Elle pensait à beaucoup de choses. Tout ce qui s’était déroulé lors de cette soirée la préoccupait. Elle soupira et ne put faire autre chose qu’attendre.

Eleanor se leva et finalement partit déranger Magdra. Elle lui demanda si celle-ci pouvait lui prêter des vêtements parce qu’elle n’avait pas envie de remettre ses vêtements si sales – ils avaient tout de même traîné dans la rue puis dans la cave poussiéreuse, sans parler de la transpiration et des larmes de la duchesse – après un bon bain. La rousse chercha alors ce qu’elle pouvait lui offrir. Rien de bien magnifique et cher. Mais cela n’était pas grave du tout. Elle sortit les affaires d’une vieille armoire et les tendit à la duchesse. Ensuite, elle descendit pour fumer. Pendant ce temps, la duchesse retourna dans sa chambre quelques instants. Elle ne put entendre l’arrivée des hommes. Elle se décida enfin à prendre toutes les affaires et se dirigea vers la salle de bain. Elle ouvrit la porte de celle-ci, s’avança une seconde puis releva la tête. Ce fut alors qu’elle le vit. Et tout de suite, elle ne put s’empêcher de crier. Un cri perçant. Que toute la maison avait certainement entendue. Mais qui n’avait eu aucun effet sur le terroriste, encore endormi dans la baignoire …

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Mist
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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptySam 5 Fév - 14:33

En fait, j'ai dormi longtemps, et bien dormi. J'ai rêvé que j'étais une princesse qui coiffait ses cheveux, un truc bizarre avec des lapins aussi, enfin je m'en souviens plus, mais c'était sympa. Je me suis réveillé dans l'eau froide, content. Et pile au bon moment, un genre de sixième sens de la paranoïa pour deviner quand un violeur de jeune garçon voulait me baiser en dormant. Enfin là je tombe sur Diana qui hurle la bouche grande ouverte. Je suppose qu'elle hurle. Enfin une tête pareille, elle chante pas, c'est sûr.

Je recherche du regard le motif de ses cris, puis l'évidence me frappe : je suis nu, et l'eau n'est pas opaque. Elle hurle à cause de la présence disgracieuse de mon pénis, elle ne les aime pas de toute évidence. Moi je plaque mes mains dessus comme si j'avais peur qu'elle explose et envahisse le monde pour cacher l'infamie, mais ça a pas l'air de la calmer. Putain ! Un mec nu dans une baignoire ! J'ai le droit de dormir, c'est une de mes grandes obsession, avec manger. C'est dur de pioncer peinard quand on tiens à son intégrité physique et mental dans la rue tu sais. Outre les gens qui disparaissent, meurent, se font défoncer la gueule, voler, y a les jeunes clodo qui finissent au tapin, c'est plus courant qu'on ne le croit. Pourvu que tu aies un motif de pression comme euh... la bouffe tiens ! Tu ferais faire n'importe quoi à n'importe qui. L'homosexualité n'étant pas interdite par l'église, aucune raison qu'il n'y ait pas deux trois bonhomme dans un bordel. Tu me dirais, je crains pas grand chose vu ma gueule, mais ils sont pas cons les gars, un coup dans une baignoire, et t'as une pute tout à fait acceptable. Quand t'entends ce genre d'histoire, ça te fait souhaiter d'être vraiment moche, limite tes yeux ils fondent quoi. C'est con, je suis jeune, c'est bien mon seul atout à ce niveau là, et les seuls que ça intéresse j'ai pas tellement envie de les rencontrer pour m'en vanter.

Mais là n'est pas la question, visiblement Diana se sent agressé par un mec dans une baignoire. A gestes lents, je montre les main pour me montrer pacifique en faisait ma tête de chaton mouillé. J'veux dire, en écarquillant un peu les yeux, on peut pas me prendre pour un mec dangereux. Puis elle voyait bien que je dormais ! Je voulais rien lui faire ! Bordel, à poil dans une baignoire, y a pas de contre-sens ! Je me mes debout dans la baignoire puis je cherche mes fringues des yeux, mais d'une, ce serait un peu con de les remettre alors que je suis propre, et de deux, y a toujours un foutu camembert caché dedans, ainsi que deux trois autres truc du même acabit. Je peux pas les mettre sans que ça dégringole, je pensais avoir le temps de les planquer tranquille dans des fringues que j'aurais trouvé, dans la pièce, je sais pas... je cherche une putain de serviette des yeux, mais j'ose pas faire un pas de peur que Diana essaye de se crever les yeux en voyant ma queue balloter mollement pendant que je marche. Elle peut pas se casser au lieu de mater ? Et bah tiens... toute l'armée des connards qui arrive parce qu'elle gueule comme une possédée, putain ! MAIS QUELLE CONNE ! C'est pas possible, je vais me jeter dessus et lui arracher la tête, elle est vraiment, vraiment, trop conne. Elle croyait quoi ? Bah oui dans la salle de bain y a des gens nu, bravo, tu viens de le découvrir, c'est super. Et tous les mecs autour de toi, ils ont une bite aussi. Et ils se baladent TOUT LE TEMPS avec, ces sales fourbes, j'espère que ça t'effraie pas trop comme idée. ET TOI SALOPE AVEC TES BAS MORCEAUX VIENS PAS LA RAMENER ! Donc je plaque mes mains sur mon service trois pièces en ayant une envie folle de l'abattre, qu'elle arrête de souffrir comme ça, c'est indécent. Si y a bien une raison pour pas que je me jette sur tout ce qui bouge pour le bourrer de coups de pied, c'est que je suis nu. Bah oui, j'suis pudique aussi, un peu.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptySam 5 Fév - 15:17

Sa question ne tarda pas à avoir de réponse, puisque Marius ne resta pas trois secondes sur sa chaise qu'aussitôt, il entendit la voix d'Eléanore lui percer les tympans. Sursautant sur sa chaise, le jeune homme se releva précipitamment et regarda Alvaro avec inquiétude, que se passait-il ? L'Inquisition ne les avait pas trouvés tout de même ? Peut-être que l'on les avait suivis et qu'on avait attaqué la Duchesse en songeant qu'elle travaillait avec eux ? Dans ce cas, pourquoi les attaqueraient-ils à l'étage et pas au rèz de chaussé ? Et d'ailleurs, où était passé Mist ? Écarquillant les yeux, Marius s'imagina aussitôt le pire. Bon sang ! Et si ce terroriste était bien plus malsain et pervers qu'il le laissait croire ? Eléanore était après tout une jolie jeune femme, qu'est-ce qui pouvait leur assurer que le clochard ne l'avait pas de nouveau attaqué ? Cette fois-ci pas pour l'argent, mais pour quelque chose de bien pire ? Sentant la panique l'envahir, Marius échangea un regard avec Magdra et se baissant pour récupérer son poignard, il n'attendit pas une seconde plus pour se précipiter à l'étage, grimpant les escaliers plus qu'il les montait, il était prêt à trancher la gorge de ce scélérat s'il avait osé touché Eléanore pour lui faire du mal ! Oubliant quels étaient les enjeux, le jeune homme donna un coup d'épaule dans la porte, persuadé que Mist l'avait fermé à clef pour faire ses cochonneries à la Duchesse. Il fut donc tout à fait surpris lorsqu'il manqua de s'écraser par terre, mais loin d'être moue, il lança son poignard sur le terroriste, mais pour une raison ou une autre, la lame se planta dans le mur. Furieux, il regarda Eléanor et hurla sur Mist :

— Si jamais tu tentes de lui faire quoi que ce soit, je te promets que je t'égorge comme un porcelet !

Sauf que Marius fronça les sourcils, et il y eut un énorme silence dans la pièce. Alertés par tout ce ramdam, Jean et Marko débarquèrent armer, évidemment. Nouveau silence, sans doute encore plus gênant puisqu'il y avait plus de personnes pour fixer Mist — toujours nu dans son bain —, cacher sa troisième jambe avec un air un peu penaud. Ne comprenant toujours pas ce qui s'était passé, Marius posa ses grands yeux bleus sur Eléanore, et comme s'il tentait à nouveau de la protéger d'un quelconque danger, il plaqua sa main sur ses yeux, comme si elle prenait le risque de mourir d'une tumeur au cerveau en voyant un jeune homme nu comme un vers dans une baignoire. Jean et Marko soupirèrent et quittèrent la pièce, alors que Marius commençait tout juste à comprendre tout doucement ce qui se passait ; contrairement à ce qu'il avait cru, Mist semblait plus occuper à se cacher que de violer la Duchesse, c'était donc la jeune femme qui l'avait interrompu, à moins qu'elle l'eût surpris en train de faire quelque chose de louche ?

Mordant sa lèvre inférieure, le jeune homme grimaça et rougissant, il se tourna pour essayer de contenir l'énorme fout rire qui était en train de le prendre. S'écartant d'Eléanore, il posa sa main sur le mur et en tremblant, il plaqua sa main sur sa bouche pour s'empêcher de pouffer. La situation devenait de plus en plus absurde et là, devant une Eléanore complètement déboussolée et un dangereux terroriste totalement démuni, c'était un peu trop gros pour qu'il puisse le laisser passer. Essoufflé, il lui fallut plusieurs minutes pour parvenir à reprendre son habituel calme et surtout, son souffle ; c'était simple, il avait l'impression qu'un éléphant venait de lui écraser la poitrine tellement ses côtes lui faisaient souffrir. Encore un peu hilare, souriant comme un imbécile, Marius sortit de la pièce quelques minutes pour revenir les bras chargés de vêtements qu'il déposa dans un coin sans jeter un regard à Mist, il respectait sa pudeur, tout de même. Toussant et regardant Eléanore, il ajouta :


— On ne va pas le déranger plus longtemps, tu ne crois pas ?

Bien malgré lui, Marius ne put retenir bien longtemps une nouvelle vague d'hilarité et faisant signe à la jeune femme de le suivre, il referma la porte derrière lui. Ça faisait combien de temps que le jeune homme n'avait pas ri comme ça ? Lui-même ne s'en souvenait plus, se souvenant de la tête d'Eléanore et l'expression de Mist, il descendit les escaliers en pouffant toujours, la marche mal assurée, il frotta son visage puis sous le regard soucieux d'Alvaro, il retourna aider en bas, après tout, ce n'était pas réellement le moment pour rire, alors qu'une vie était en jeu ? Oh ça... Marius le pensait, et il aurait voulu ne plus repenser à ça, surtout dans une telle situation, c'était un peu au-dessus de ses forces, ça. En plus, il y avait quelque chose qu'il ne comprenait pas très bien et que plutôt hargneux, il jeta dans un coin de sa tête. Fronçant les sourcils, il se souvint alors qu'il avait laissé son poignard planté dans le mur, tant pis, il irait le rechercher plus tard. Même s'il y avait ce petit truc bien présent, et qu'il refusait d'admettre et de comprendre surtout. Enfin calmé et à nouveau calme, il fronça les sourcils et songeant qu'il s'était attaché à ces futilités, Marius passa une main fébrile sur son front moite.

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptySam 5 Fév - 16:01

Au même instant, le terroriste se réveilla et se rendit compte de la présence de la duchesse, toujours et encore hurlante, dans la salle de bain. La pauvre aurait pu bouger, se retourner ou même tout simplement fermer les yeux pour ne plus voir. Mais elle n’y pensa pas encore. Son cerveau était encore paralysé sur le mode du cri. Alors cela déclencha une nouvelle vague de cri lorsque celui-ci tenta de se lever. Bien qu’il eût caché ses parties génitales avec ses mains, Eleanor continuait de crier. Marius débarqua dans la pièce et jeta un couteau qui se planta dans le mur en face. La jeune femme ne l’avait même pas aperçu et ne s’en était même pas rendue compte. Il hurla quelques paroles qu’Eleanor entendit à moitié. Mais cela parlait d’égorger quelqu’un s’il fait quelque chose à quelqu’un. Probablement elle. Ensuite, Jean et Marko arrivèrent armés mais descendirent quelques secondes plus tard quand ils comprirent la situation. Marius quant à lui, posa une main sur les yeux de la duchesse et elle parut tout d’un coup retrouver ses esprits. Elle ferma les yeux et ne vit pas le reste de la scène. Mais quand elle les ouvrit, hésitante, elle vit Marius appuyé contre le mur qui faisait tout son possible pour s’empêcher de rire. Puis il sortit de la salle de bain. Elle l’aurait bien suivi mais elle était encore un peu en état de choc et son cerveau ne semblait pas fonctionner totalement bien. Elle ignorait ce qu’elle pouvait bien faire. En tout cas, elle évitait de regarder en direction de la baignoire pour l’instant. Le jeune homme revint avec des vêtements propres pour Mist. Eleanor décida alors de ramasser les siens, ceux qu’elle avait laissé tomber sur le sol pendant sa grande surprise. Enfin, elle fut poussée par Marius pour qu’ils sortissent ensemble de la salle de bain et se rendissent autre part. La duchesse se sentit soudainement gênée et fit semblant d’être vexée par les rires de Marius.

- Ce n’est pas drôle du tout ! dit-elle avec une voix spécialement vexée et en poussant un peu Marius avec sa main droite contre le mur.

Pourtant l’hilarité de Marius ne se termina pas pour autant. Et Eleanor avait tout de même un petit sourire au coin de ses lèvres. Comme lorsqu’il arrivait de telles situations complètement incongrues et qu’elle était gênée. Mais en même temps, que ce n’était pas si grave et que c’était tout à fait normal que cela fît rire les autres personnes. Bon, avouons, le terroriste ne devait pas vraiment rire lui non plus. La duchesse suivit ensuite Marius et quand ils descendirent, elle nota qu’un de leurs hommes était blessé. Magdra s’occupait de lui pour l’instant, mais elle se doutait bien que les autres aussi se devaient de l’aider. Le jeune homme avait une blessure plutôt importante au cou et tout le monde faisait en sorte qu’il ne perdît pas la vie. Parce que ce genre de blessure pouvait être mortel parfois. Bien sûr, Eleanor n’en savait rien puisqu’elle ne connaissait rien du tout de la médecine. Elle fut tout de même assez attristée en voyant que l’homme souffrait. Elle n’imaginait pas la portée de la douleur. Toutefois, elle prit ce jeune homme en pitié. Plus il crispait son visage, plus elle savait qu’il avait mal. Elle ne le supporta pas. Encore moins après les souffrances de Mist. Franchement, elle avait eu sa dose pour aujourd’hui. Elle ne trouva qu’une seule chose à faire. Elle ne pouvait pas vraiment aider à le soigner, mais elle avait tout de même la possibilité de contribuer à l’effort collectif. Elle s’approcha de lui, prit une chaise sur laquelle elle s’assit de suite. Elle prit ensuite la main de l’homme et posa l’autre dans la chevelure de celui-ci. Elle redressa sa tête afin que ses yeux la regardassent.

- Regardez-moi ! Regardez-moi ! ordonna-t-elle deux fois car la première fois il détourna la tête en souffrant.

L’homme s’exécuta sous la voix un brin insistante et froide de la duchesse. Tout ce qu’elle souhaitait faire, c’était une sorte de diversion. Elle avait l’intention de le faire parler pour qu’il oubliât la douleur. Cela n’aidait pas totalement mais cela permettait au moins de ne pas souffrir autant. Elle le savait. Elle se souvenait même d’avoir vécu une telle situation. Encore une fois elle se retrouvait dans le rôle de celle qui consolait. Qui demandait au souffrant de parler. Qui lui répétait que tout allait bien se passer. Qu’il n’allait pas mourir. La dernière fois qu’elle l’avait fait pourtant, le destin de la personne était décidé déjà quand elle prononçait les mots. Mais elle se doutait bien que malgré tout cela encourageait la personne à survivre encore un peu avant de mourir. Le souvenir de cette horrible nuit, il y avait désormais bientôt cinq ans, lui revint tout de suite à l’esprit. La mort de sa mère. La pire chose qui lui fût arrivée dans sa vie. Elle n’avait donc pas l’intention cette fois-ci de perdre cet homme. Une larme coula sur sa joue mais ce fut la seule, pour l’instant du moins. Le souvenir de sa mère était très puissant.

- C’est bien oui, c’est ça, regardez-moi. Maintenant parlez-moi. Racontez moi le plus beau de votre souvenir. Allez-y, parlez.

Au début il ne dut pas comprendre pourquoi la duchesse le lui demandait. Mais à nouveau la douleur dut le transpercer car cette fois-ci, il hurla. La duchesse ferma les yeux. Elle tentait de faire reculer le souvenir de la mort de sa mère, mais elle n’y arrivait pas encore. Cela n’importait pas, elle répéta encore une fois son ordre. L’homme se mit alors à lui raconter sa vie. Eleanor n’entendait, ou plutôt ne comprenait, qu’un mot sur deux. Mais au moins cela distrayait cet homme pour l’instant. Jusqu’au moment où tout cela se finirait.

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MessageSujet: Re: Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius]   Je vous déteste vous êtes mon calvaire ![PV Eleanor et Marius] EmptySam 5 Fév - 16:25

Marius est sorti en se marrant avec Eleanor. Affaire réglé. Il m'avait gracieusement laissé un tas de fringues, et j'allais piocher dedans. Plein de pulls trop grands à la couleur indéfini que je mettais les uns par dessus les autres et un futal trop grand aussi. Par une chance exceptionnelle, je trouvais une vieille ceinture. En général, c'était totalement la merde pour pas finir cul nu, alors là je me sentais vachement riche. Bon, il n'y avait pas de botte, mais même si il en avait eu je le les aurais pas mise. Je sais plus porter ça moi, ça me donnerait une touche bizarre.

Ensuite, il fallait bien que j'aille chercher la bombe maintenant que j'avais ce que je voulais. Je suis... un peu triste, même si on m'a battu et tout, manger, dormir tranquille, se laver... c'était super quoi ! Et puis j'aimerais bien communiquer avec les gens présent, pas Diana parce qu'elle est conne, et puis les adultes ont l'air méchant. Léonard me semblait plus proche en âge et tout ça, et puis il avait l'air charismatique. Donc quand je suis descendu, j'lui ai sourit – mais sans lui montrer mes dents évidemment - et j'lui ai annoncé par papier que j'allais chercher la bombe. Accessoirement, j'allais voir Mais Dors, j'avais peur qu'il soit mort. Du fromage ! Il allait être bien content. C'est mon ami tu sais, tout ça, j'suis attentif à son bonheur. Ça fait deux trois ans qu'on se connait, ça en crée des liens. Il était pas grand quand on s'est vu pour la première fois, et c'était le gars-chien le plus sympa que je connaissais. J'ai essayé d'en avoir d'autres, mais en général je les intéresse pas trop. Oh, si ils sont pas dressés à l'attaque, ils veulent bien se faire caresser, mais y en a aucun qui me gratte la jambe quand un mec vient dans mon dos pour me prévenir. Mais Dors, il est drôlement intelligent.

Donc je retourne à la Planque – qui n'est pas excessivement loin – et j'me faufile dedans. Il fait nuit, personne dans le coin, ça craint pas. J'allume une vieille bougie pour voir où en est Mais Dors. La bombe faisant un certain volume, je cherche une caisse en bois pour la transporter, j'accumule un tas de merdes là dedans à force, si j'ai une caisse en bois, tu peux être sûr que je m'en suis pas débarrassé.... effectivement. Y a des bouquins dedans, mais ils ont moisis. C'est dommage, c'était de la bonne philosophie politique. Je fous les bouquins par terre, et j'enfourne la bombe là dedans. La caisse est bien grande, ça va. Je cherche Mais Dors... oh ! Il a l'air de souffrir milles morts ! Je regarde, je trouve un rat bizarre et mort près de son cul. Saloperie de rat ! Il ressemble à rien en plus ce truc, c'est pas... c'est pas un rat. Les pièces du puzzle mettent du temps à se mettre en place dans ma tête, mais j'arrive à une conclusion brillante : je suis nul en sexe de chien. La dernière des merde. En fait, la petite bouffée de poil sur son ventre ne dissimulait pas un pénis. Bon, une fois cela établi, je panique face à ce nouveau-né chien mort et Mais Dors qui semble chier dans la colle. J'enlève quelques uns de mes pulls et les fout au fond de la caisse après avoir enlevé la bombe. Je fous Mais Dors – qu'est vraiment pas un gros chien – dedans et je regarde en panique la suite des événements. Ça va très vite, des chiots sortent. Je vérifie qu'ils sont vivants – il en a qui le sont pas – et au final je mets les quatre chiots face au ventre de Mais Dors qui finit par expulser... une poche de viande ? Un truc bizarre, on dirait un organe. Elle a pondu un de ses organes ?! Mais c'est vachement grave ! Elle a pas l'air décédé, pourtant, elle lèche ses bébés et me regarde d'un air méfiant. Je crois quand même qu'elle a capté que je l'ai aidé, mais elle veut pas que je la touche. Les chiens, c'est compliqué tu sais. J'enlève les cadavres et la boule de viande bizarre avec précaution pour pas qu'elle explose, puis j'enterre tout. Des bébés chiens ! C'est tellement... soudain, je m'y attendais pas quoi. J'en oublie presque la bombe. Enfin je peux pas retourner là bas et les laisser là ! C'est tellement... exceptionnel.

Finalement je prends la caisse sous un bras, et je cache la bombe dans une vieille couverture – le but de la caisse, c'était de cacher la bombe à la base. Je rentre chez Léonard et Diana et les autres gens, je pose la bombe sur la table – y a les ingrédients écrits dessus – et je vais m'assoir dans un coin de la pièce pour attendre qu'ils aient fini, pour regarder mes bébés chien à moi. Mais Dors semble troublée par la tournure des événements, mais quand je lui présente le fromage, cela dissout ses doutes et elle baffre tout. Tu m'étonnes, faire d'aussi belles choses, ça donne faim. Je suis aussi content que si c'était moi qui les avait chier. Ça fait des petites boules rosâtre qui s'agitent pas beaucoup, ils boivent du lait là. Assis en tailleur, le menton appuyé sur les poings, je les regarde. Si on me pose des questions, j'ai écris une feuille à libre disposition à coté de moi :

« C'est mon chien qui a fait des bébés pendant que j'étais pas là !!! Faut pas y toucher. »

J'ai mis plein de point d'exclamation pour dire que c'était bien, j'ai même dessiné un petit bonhomme qui sourit – oui je suis fort à ça. Puis je regarde les petits chiens, faut leur trouver des noms, tout ça. Je suis absolument fasciné. Donc, si tu te posais encore la question, oui je me fais chier dans la vie.
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