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 Troque d'une robe contre un incident

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Ʌ Sénatrice Ʌ

Estellise d'Arkhan

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MessageSujet: Troque d'une robe contre un incident   Troque d'une robe contre un incident EmptyMar 20 Avr - 23:19

Avec l’équinoxe d’été qui approchait, bien qu’il restait encore un petit bout de temps, Estellise s’était mis en tête de trouver une tenue adéquate pour ce jour si particulier de l’année. Si fervente croyante la marquise savait ce jour particulièrement important pour l’Eglise, aussi était-elle très loin de prendre la façon dont elle s’y habillerait à la légère. Ainsi donc avait-elle décidé d’aller se trouver une nouvelle tenue, et à quel endroit mieux que le grand marché d’Ishtar pour trouver son bonheur ? Elle s’était levée de bonne heure pour arriver à l’avance, à un tel point que les marchands étaient encore en train d’installer leur échoppe au moment où elle fit irruption sur la place. Et depuis faisait-elle le tour du marché sans relâche, ne trouvant malheureusement rien qui ne lui convienne autant qu’elle l’aurait désiré. Et pourtant il y en avait des choses. Peut-être était-elle trop exigeante ? Mais une tenue pour une pareille circonstance se devait d’être à la hauteur du jour. Bien décidée à obtenir ce qu’elle souhaitait continuait-elle à inspecter minutieusement chaque échoppe, ses yeux ne pouvaient pas voir tout d’un coup à chaque fois. Peut-être certains articles lui avaient-ils échappé ? Possibilité à ne pas exclure… et qui n’agaçait pas trop la jeune marquise. Après tout avait-elle toute la journée devant elle et il faisait si bon aujourd’hui.

C’était un air chaud et sec qui balayait le grand marché d’Ishtar. Une température forte qui l’avait amené à ne pas trop s’habiller ce jour là. Vêtue d’une robe sans manche moulante qui lui tombait jusqu’aux mollets, celle-ci était fendue de chaque côté, faisant virevolter les pans à chacun de ses pas. Et malgré la chaleur avait-elle décidé de porter des sur manches, attachés juste au dessus de ses coudes, d’une soie très légère. Bien évidemment, tout ça dans un magnifique tissu rouge vermeil. Et complété par une ombrelle qu’elle avait glissée sur son épaule et qu’elle faisait tournoyer entre ses doigts de temps à autre. Il y avait beaucoup de soleil, et aussi beaucoup de gens. Incroyable le nombre de personnes qui pouvait se presser à se marché. Estellise avait même du mal à évoluer dans toute cette masse. Malgré son rang préférait-elle se déplacer elle-même pour faire ce genre de choses, et seule. Elle préférait se débrouiller elle-même, et puis ne supporterait pas la présence de ces répugnants esclaves. Une honte pour l’humanité et l’Empire. Pensée qui lui arracha un léger soupir de frustration alors qu’elle s’était arrêtée devant une échoppe de robes exotiques (des lointaines provinces de l’Empire). Elle-même venait d’assez loin, mais sa province n’avait rien de très exotique par contre était elle merveilleusement belle. Tous ses lac d’eau miroitant, ses plaines fleuries, cette architecture esthétique…

Sortant de ses pensées nostalgiques Estellise revint à la réalité d’un clignement des yeux, son visage perdait rarement son air séducteur pourtant là c’était-il perdu dans les abimes de ses souvenirs. Se ressaisissant elle sourit avec une certainement amabilité et malice au marchand qui était venue voir ce quelle désirait.


« Je ne fais que regarder, ne vous embêtez pas pour moi. »

Son ton doucereux et velouté fit rougir le marchand qui perdant ses moyens préféra s’éloigner précipitamment sous le sourire contraint de la marquise. Quel manque de réserve, les gens ne savaient-ils donc plus comment se comporter ? Estellise était presque déçue désormais de l’attitude des gens. Cela lui manquait que plus personne ne soutienne la sournoiserie et la perversité de ses sourires, la fourberie de sa voix ou son regard séducteur. Ce n’était plus tellement amusant quand tout le monde se pliait à votre volonté. Et pourtant appréciait-elle toujours ça. D’un sourire contrit attrapa-t-elle finalement une robe, de belles coutures mais malheureusement de couleurs or. Il n’était même pas envisageable d’acheter pareille chose alors pourquoi l’avait-elle attrapé ? Elle était vraiment très distraite aujourd’hui. Etrange et puis… soudain un éclair fusa dans son esprit quand un cri s’éleva :

« Arrêtez-le ! »

Tournant son visage sur le côté Estellise n’eut rien le temps de faire qu’une douleur lancinante traversa son flan. Perdant l’équilibre la marquise dégringola au sol pendant qu’une foule s’agitait brusquement autour d’elle, criant, fuyant. D’abord ayant du mal à rétablir ses pensées, elle du faire un effort conséquent pour arriver à se concentrer et revenir lucide. La jeune fille se redressa sur l’un de ses coudes histoire d’y voir un peu plus clair ; et dans la foule qui s’était clairsemée, elle put apercevoir à même pas un mètre d’elle un homme allongé par terre, un trait d’arbalète fiché dans la poitrine. Vu la manière dont il était habillé, aucun n’était permis : un inquisiteur. Quelqu’un venait de tuer un inquisiteur. Les gens couraient, criaient, c’était la pagaille. Comment quelqu’un avait-il osé commettre un homicide en plein marché. Bien évidemment… c’était particulièrement facile de disparaître dans la foule en folie après. Et alors que cette réalité envahissait son esprit baissa-t-elle son regard vers son flan. Le tueur ayant du tiré plusieurs fois, l’un de ses traits étaient venus écharper le flan de la marquise. Se relevant tant bien que mal, la main posée sur sa blessure d’où du sang s’écoulait tachant sa robe, Estellise fouilla du regard les alentours. Bien sûr, le meurtrier devait déjà être loin depuis longtemps.


Dernière édition par Estellise d'Arkhan le Mer 21 Avr - 12:12, édité 3 fois
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Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Troque d'une robe contre un incident   Troque d'une robe contre un incident EmptyMer 21 Avr - 8:23

L'Équinoxe d'été approchait. Et c'était d'autant plus de travail pour toute l'Église, en particulier pour son supérieur, Uriel D'Arken. Il se consacrait à ses tâches, à chaque fois que son emploi du temps le permettait. Ce matin-là, l'Empereur recevait des cours d'escrime. Bien que le Haut Prêtre jugeait cette discipline comme parfaitement inutile, il ne pouvait rien contre la tradition qui voulait que le souverain sache se battre... Quelle idiotie, si on tenait compte du pouvoir magique qui était sien ! Enfin, ça lui laissait le temps de mieux préparer la grande fête. Et il y avait du pain sur la planche, plus encore que d'habitude. L'Inquisition le tenait informé de beaucoup de choses. Ceci dit, maintenant, alors que les journées devenaient de plus en plus longues et rattrapaient les nuits, le bras armé de la foi avait plus de renseignements que jamais à lui communiquer.

C'est ainsi qu'il se retrouva au Marché d'Ishtar. Il n'achetait pratiquement jamais rien, ses serviteurs et domestiques le faisant pour lui. De plus, il n'avait pas besoin de grand-chose, passant son temps à s'exercer et à travailler de diverses façons. Mais les marchands le voyaient souvent se promener, évitant le soleil avec grâce, presque sautillant d'ombre en ombre. On remarquait bien plus rarement qu'il discutait toujours avec quelqu'un. L'une ou l'autre silhouette de noir vêtue, encapuchonnée, discrète, pratiquement invisible à côté du marquis vêtu de blanc. Les inquisiteurs qui venaient au marché étaient rarement là pour assurer l'ordre ou la sécurité du peuple. Les gardes s'en chargeaient assez aisément... Ils se rassemblaient ici pour échanger les informations, dans le cas, où ils ne pouvaient se rendre dans un lieu lié à l'Église. Des Prêtres prêcheurs venaient pour parler à la foule, mais aussi parfois pour recueillir ces informations et les porter plus loin. De temps à autre, certains des inquisiteurs avaient un rendez-vous avec le Haut Prêtre lui-même. Tout ce qui concernait l'Empereur, devait être transmis directement à lui.

Les mains dans le dos, le Régent écoutait, posait quelques questions, gravant chaque mot dans son esprit, si dévoué à l'Empire et au petit être si délicieux qui allait en être le maître. Rien n'échappait à son attention... Sauf une chose peut-être. Les deux hommes étaient certes attentifs, mais visiblement pas assez. Un carreaux d'arbalète passa juste à côté d'eux. Uriel suivit la ligne du regard pour voir une femme s'effondrer. Pourtant il eut la conviction que c'est sur eux qu'on tirait. Et il ne fut pas contredit. Son interlocuteur gisait à ses pieds, lorsqu'il se retourna. Dans la foule paniquée il chercha une silhouette statique. Il en trouva deux à proximité, toutes deux armées et le fixant avec effroi. Probablement, ils voulaient abattre les deux ecclésiastiques. Ils n'eurent pas le temps de recharger. Alors qu'un des deux agresseurs eut la présence d'esprit suffisante pour s'enfuir, l'autre hésita assez longtemps pour qu'une ombre, aussi tranchante qu'une hache de bourreau, lui tranche la jambe au niveau du genoux. L'homme tomba, hurlant de douleur et fixant de ses yeux écarquillés son membre inférieur, sectionné avec précision. La fuite était impossible pour lui.

La garde prit tout ce temps pour réagir, mais ce n'était pas plus mal. Les soldats désarmèrent définitivement le terroriste blessé, hurlant encore. Ils le firent taire à grands coups de pieds, pendant qu'Uriel posa un genoux à terre, aux côtés de son subalterne. Murmurant quelques mots de prière, il lui ferma les yeux. Se relevant, le Haut Prêtre se tourna vers la survivante de l'incident pour reconnaitre en elle l'une des Sénatrices. Oui... la marquise écarlate. Se plaçant à ses côtés, il appela le sergent de la garde, présent sur place et manifestement mal à l'aise avec tout cela. Une situation qui le dépassait et qui ne lui plaisait pas.


"Madame la marquise, restez tranquille, tout ira bien... Ca m'a l'air bien superficiel. Sergent ! Sergent, faites venir trois brancardes... Vous permettez, madame ?"

Sans vraiment attendre une réponse, Uriel, avec sa grâce et délicatesse incrustées dans tous ses mouvements, prit la robe des mains d'Estellise et la mit en boule, choisissant le tissu le plus doux et le moins décoré pour venir l'appuyer contre la plaie. Heureusement, le projectile était entièrement sorti et gisait inutile au sol, un peu plus loin. Les grands yeux bleus du prêtre regardèrent la femme avec une certaine admiration. Quelle détermination, quelle force ! Entretemps, trois autres inquisiteurs arrivèrent et se précipitèrent vers leur supérieur. Deux d'entre eux s'arrêtèrent à la hauteur de leur compagnon mort et prièrent à leur tour. Le troisième se dirigea directement vers D'Arken.

"Excellence !"
"Un instant... Madame, excusez-moi... Je suis à vous dans quelques instants."

Le Haut Prêtre se releva et prit le nouveau venu par l'épaule, l'amenant à l'écart de toute la scène. Il lui souffla quelques ordres. Les deux hommes devaient être amenés à la Cathédrale. L'un pour y être préparé à son incinération et aux derniers hommages qui lui étaient dus, l'autre pour y être 'confié aux soins de l'Inquisition'. L'inquisiteur sourit, d'une façon bien désagréable à voir et s'éloigna, exécuter les ordres... Durant ce temps, la garde plaçait la marquise sur un des brancardes. Deux soldats la soulevèrent et attendirent un ordre de la part du Régent.

"Me permettez-vous de vous accompagner chez vous, pour qu'on puisse faire panser votre blessure ? Ici, ce n'est pas l'endroit. Il faudrait la nettoyer et, certainement appliquer un bandage..."

Les trois hommes n'attendaient qu'un signe de la part de la Dame.

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Estellise d'Arkhan

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MessageSujet: Re : Troque d'une robe contre un incident   Troque d'une robe contre un incident EmptyMer 21 Avr - 16:36

Le sang ne l’avait jamais écœuré, peut-être pour la simple raison qu’il était de couleur rouge. Par contre son odeur nauséabonde l’avait toujours repoussé quand il pourrissait. Là encore fraie, la marquise avait regardé l’un des assaillants se faire amputer sans broncher, se tenant elle-même le flan. Son propre sang coulait entre ses doigts, cela ne la dérangeait pas. Ses yeux et son regard fixaient les restes du carnage, l’inquisiteur mort, le meurtrier abattu. Et le Haut Prêtre. Elle n’avait même pas remarqué sa présence avant l’incident. Une foule d’inquisiteurs se pressait désormais, étaient-ils là depuis le début eux aussi ? Quoiqu’il en soit, là ou non, ils n’avaient pu empêcher ce qui était arrivé. Ni même le Haut Prêtre. Il ne restait plus grand monde autour d’eux maintenant, cependant les gens commençaient à se rasséréner et leur curiosité maladive les amenaient bien évidement à venir voir ce qui c’était passé. Peut-être le premier terroriste était-il parmi eux ? A cette pensée la marquise ne put s’empêcher de frissonner. Avec l’équinoxe d’été qui approchait, les terroristes seraient forcément beaucoup plus agités. Estellise ne comprenait pas pourquoi la garde n’avait pas été renforcée. Laissant de côté ses critiques, la marquise fut sortie de ses pensées par une étoffe placée contre sa blessure. La délicatesse y était mais une brûlure la poigna néanmoins. Faisant passe sa main par-dessus elle effleura celle du Haut Prêtre. .

« La blessure est superficielle comme vous dites, je ne suis pas en sucre. Laissez cela, Excellence. »

Pourtant un garde l’installa une des brancardes et après qu’il l’ait soulevée se jeta-t-elle agilement au sol. Retombant souplement elle ne put néanmoins s’empêcher de chanceler sous l’élancement que lui causa ce geste. Cependant cela restait relativement superficiel. Pourquoi dès qu’une noble était blessée il fallait qu’on se précipite pour l’aider, la porter jusqu’à chez elle, etcetera. Certes elle avait plus ou moins besoin de soin mais sa chair était à peine entamée, l’importance du sang qui coulait n’était qu’une illusion de l’importance des dommages. Inutile qu’on se charge à ce point elle. Une brancarde. Soupirant, elle envoya un sourire séducteur et plein de fourberie au garde. Désappointé ce dernier recula en trébuchant. Mais n’y prenant pas garde la marquise reporta son attention sur le Haut Prêtre. Elle si croyante et attachée à l’Eglise bien qu’aristocrate éprouvait un certain respect pour l’homme au centre de l’Eglise et au sommet de l’Empire par la même occasion. Un certain respect tout de même… Cette marquise avait toujours eu d’étranges manières de témoigner son respect. Couvant le Régent d’un regard emprunt d’un velouté sournois, Estellise lui répondit avec autant de grâce que de malice :

« Et je pense être capable de m’occuper de ça, Excellence. »

Et sur ce s’éloigna-t-elle quelque peu du Haut Prêtre pour s’approcher de l’un de ses agresseurs qui était en train d’être emmener par les inquisiteurs. Son regard froid et pervers s’accompagna d’un large sourire carnassier qui reflétait toute l’espièglerie de son cœur. Mais aucune colère. Ces terroristes se étaient bien impudent de s’attaquer si ouvertement à l’Eglise qui plus ait au chef de l’Eglise. Qu’est-ce qui avait pu à ce point leur laisser penser qu’ils avaient une chance de réussir ? Certes, seul un inquisiteur avait été tué, mais ça aurait pu être plus… D’ailleurs la seule raison pour laquelle le Haut Prêtre avait été épargné semble être… un simple mauvais calcul de trajectoire. Ou peut-être était-ce à dessin ? Mais pourquoi laisser le Régent en vie alors qu’on avait l’occasion de le tuer, et de ne s’occuper de faire disparaître qu’un simple inquisiteur qui de toute façon serait bien vite remplacé par un autre et dont l’importance était moindre par rapport à celle du Haut Prêtre d’Arken. A cette pensée se tourna-t-elle de nouveau vers le Régent et Haut Prêtre en se rapprochant à nouveau de lui à pas feutré, les yeux pénétrant dans les siens..

« Vous qui êtes vanté à travers tout le royaume d’être le plus puissant magicien de cet Empire, il me semble que cette menace a échappé à votre regard. »

Estellise respectait bien trop l’Eglise pour insinuer que le Haut Prêtre avait bien failli se faire tuer par manque d’attention mais ne pouvait-elle cependant s’empêcher de le faire remarquer. C’était dans sa nature d’être taquin et mutine, aussi insupportable que les gens pouvaient le penser. De plus elle ne comptait pas laisser l’Eglise s’en tirer à si bon compte alors que les pertes auraient pu être bien plus importantes que cela. Elle en première. Elle voulait bien reconnaître que ce genre d’incident ne pouvait être évité dans les Bas Fonds ou dans un endroit isolé ou reculé mais en plein marché d’Ishtar, comment avaient-ils pu laisser une telle chose se produire. Ou alors était-ce les terroristes qui montaient en puissance ? Et l’Eglise incapable de contrôler leur escalade. Aussi dans un regard perdu sur le sang qui continuait de s’écouler, bien que plus lentement, à travers l’étoffe reprit-elle d’une voix un peu plus perdu mais non moins doucereuse.

« Les inquisiteurs ne sont-ils pas censés être là pour éviter ce genre d’ennuis, et non en être eux-mêmes victimes. On dirait bien que votre capacité à contrôler les terroristes amenuise… »

Voilà une accusation piquante, la marquise ne s’en mordait même pas la langue mais aussi était-ce vrai. Et elle ne l’avait prononcé qu’à dessin de faire réagir l’Eglise pour sa survie et celle de ses membres. Encore une fois l’idée de leur manquer de respect était très loin de sa pensée mais le sarcasme et cynisme appartenaient bien trop à son vocabulaire pour qu’elle ne s’en prive. Cependant fut-elle bien prise à ses propres mots car malgré ses dires précédents, des points noirs vinrent danser devant ses yeux. Et quelques secondes plus tard se mite-t-elle à chanceler. La blessure était peut-être superficielle mais cela n’empêchait pas pour autant le sang de couler.


Dernière édition par Estellise d'Arkhan le Mar 27 Avr - 23:52, édité 1 fois
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Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Troque d'une robe contre un incident   Troque d'une robe contre un incident EmptyDim 25 Avr - 20:25

Ah... La Marquise écarlate. Une femme comme on en voyait de plus en plus. Une demoiselle née pour donner des ordres, se faire respecter à coup de remarques cinglantes. Une politicienne, dotée d'un charme impossible à nier. Et, en plus de toutes ces fourbes qualités, elle était une croyante assez fervente. Ce dernier trait d'Estellise entrait en collision avec la place qu'elle occupait dans la direction de l'Empire. Sénatrice, elle faisait partie des rares personnes capables de poser des questions au Régent et avoir pas mal de chances d'obtenir des réponses. Conseillers impériaux, les Sénateurs continuaient à s'assembler avec le Haut Prêtre, pour une 'meilleure gestion' de l'Empire. Et seul un Empereur particulièrement expérimenté en matière de politique (ou particulièrement despotique) s'opposerait au Sénat. Uriel n'avait pas cette prétention. Comme il ne pouvait apporter de changements majeurs directs, par la voie législative, il laissait la parole aux représentants des Provinces, afin de les laisser s'exprimer sur la position de leurs supérieurs locaux. Il était toujours bon de savoir ce qui se tramait aux confins du Pays.

Bref, cette demoiselle des plus remarquable, parmi celles que le Régent appréciait le plus aussi, se montra d'une grande force. Sans doute ne voulait-elle pas montrer de faiblesse. C'était le genre de femme qui ne laissait rien passer... L'ecclésiastique congédia les porteurs et le brancarde. Tant pis pour elle, si elle n'avait pas envie que l'on prenne soin d'elle autant qu'il le faudrait. Au lieu de cela, il ordonna aux gardes de faire circuler tous ces curieux qui venaient s'agglutiner comme du pus dans une plaie infectée depuis plusieurs jours. Les autres inquisiteurs, ainsi que le mort et le prisonnier, avaient déjà disparu dans les ruelles de la Capitale. Un long séjour dans les salles de tortures attendait le terroriste pris vivant. Comme tout le monde, il allait parler. Sous le joug de la douleur la plus insoutenable, mais jamais mortelle, travaillée par des générations d'inquisiteurs l'ayant perfectionné au possible, on avouait n'importe quel crime. Tout était noté par des prêtres scrupuleux qui décelaient la moindre incohérence dans le récit... On pouvait haïr l'Église, mais jamais contester son efficacité.

Chose que la marquise fit, comme pour titiller la patience du Régent. Avec un calme stoïque, et un visage de pierre dont seuls les yeux bleus s'animèrent d'un fanatisme propre à la personne du Haut Prêtre, ce dernier répondit :


"Cet Empire a été bâti sur le sang de ses fidèles. Et ils donnent toujours leur sang, parfois leur vie, pour qu'il puisse continuer à exister. Ceux qui tentent de le renverser s'écraseront contre ceux qui gardent la foi et sont prêts à mourir pour leur cause. Quant à mes talents, ils ne me rendent pas invulnérable... Certes. Mais mon heure n'était pas venue, comme vous pouvez le constater. L'Ombre ne veut pas encore me reprendre sa parcelle qui m'anime..."

Conviction, sur conviction, Uriel parla suffisamment fort pour qu'une bonne partie de son discours soit entendue par la populace, même si elle commençait à partir. Il ne fallait pas se tromper sur les pouvoirs du marquis. Il aurait probablement pu bloquer un simple carreaux d'arbalète mais pour cela il fallait qu'il l'ait vu. Hélas, il ne savait pas si son agresseur fut trop pressé (ou stressé ?) pour tirer correctement ou s'il s'agissait d'un coup de chance. Après tout, on voulait peut-être juste le menacer ? Ou empêcher son interlocuteur de parler ? Les possibilités étaient nombreuses. Trop pour pouvoir être méditées en ce moment. Il sourit avec amusement, prenant une moue paternaliste.

La belle dame venait de commettre une petite erreur. On ne parlait pas d'inquisition, l'inquisition n'existait pas et n'a jamais existé. Certes, toute la classe dirigeante avait parfaitement conscience de la dualité de l'éducation des prêtres. Les gens du peuple savaient que ce n'étaient pas les mêmes ecclésiastiques qui prêchaient pour l'Ombre et qui supprimaient silencieusement ses opposants. Mais personne n'en parlait... Après tout, qui aurait envie de parler de la police secrète qui faisait souvent disparaitre plus de gens que tous les scientifiques réunis ? Avec un talent digne d'un politicien aguerri, l'homme vêtu de blanc feint la surprise, l'étonnement et mentit sans sourciller :


"Les inquisiteurs ? Je crains que je n'ai pas de telles personnes sous mes ordres, Madame. La seule victime mortelle de cet incident était un pauvre prêtre, jeune et prometteur qui, m'ayant croisé, s'entretenait avec moi de ses problèmes idéologiques. J'étais en train de le guider vers le droit chemin, lorsque... cela arriva..."

Maintenant, pour couronner le tout, la tristesse. Certes pas fausse, Uriel regrettait chacun de ses fidèles subalternes, mais quelque peu exagérée et surtout exprimée dans un style qui n'était pas le sien. Même si cela apparaissait fort bien réaliste pour les personnes extérieures à cette conversation, aucune chance de berner Estellise. Et ce n'était pas du tout le but ! C'était là, le beau jeu de la politique et du faire-semblant. Chacun savait que l'autre mentait, mais cela n'empêchait en rien de mener une conversation des plus intéressantes.

D'Arken n'eut pas le temps d'entendre une réponse, alors qu'il se précipita, avec sa grâce de maître en Manipulation des Ombres, pour passer son bras blanc autour de sa taille fine. Il en profita pour la stabiliser, mais aussi pour appuyer sur la robe, mise en boule, qui devait provisoirement stopper l'hémorragie.


"Hum... laissez-moi m'imposer, Madame. Cela n'est pas tellement dans mes habitudes, mais la nécessité prime parfois sur les bienséances, ne trouvez-vous pas ? Quelle chance que vous n'habitiez pas trop loin. Nous devrions pouvoir y arriver rapidement."

Tout en parlant, le Régent entreprit de marcher, avec la belle sénatrice, en direction de la villa D'Arkhan, résidence de la représentante. Cette femme était certes affaiblie, mais aussi très forte. Aucun doute quant au fait qu'elle allait tenir le coup.

[Désolé pour le temps d'attente, j'espère que cela te convient ^^ N'hésites pas, si Tu veux que je changes quelque chose. Cordialement.]

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Estellise d'Arkhan

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MessageSujet: Re : Troque d'une robe contre un incident   Troque d'une robe contre un incident EmptyMar 27 Avr - 18:22

Une moue entre agacement et admiration se dessina sur le visage d’Estellise. Elle était incapable de détester le chef à la tête de l’Eglise mais par contre haïssait-elle au plus au point qu’on l’ignore, elle ou ce qu’elle disait. Or c’était ce que venait de faire plus ou moins le Haut-Prêtre. Toutes ses cachoteries à propos des inquisiteurs… Cela produisit un roulement des yeux de la jeune femme, quelle exaspération et entêtement à vouloir sauvegarder les apparences. Néanmoins bien qu’elle convenait que ça n’avait jamais été un sujet reconnu en voulait-elle au marquis d’Arken de lui avoir répondu avec de telles mimiques… mensongères. Mais bon… tout ça n’était qu’à but de sauvegarder des apparences. Ils savaient bien tous les deux ce qu’il en était vraiment. Et cela n’empêchait donc que ce qu’elle avait dis était purement vrai et que le Haut-Prêtre n’avait donc point apaisé ses quelques craintes. Mais cela ne faisait rien… au contraire, tout ça avait renforcé la fourberie et l’excitation de son regard malgré son moment de faiblesse. La Marquise n’eut pas le moindre mouvement de rejet cette fois quand le marquis la rattrapa, au contraire elle en aurait bien profité juste pour embêter le Haut Prêtre. Néanmoins en tant que bonne croyante n’abuserait-elle pas de l’étrange élan du marquis d’Arken.

Estellise n’était arrivée que depuis très peu de temps à la capitale impériale et bien qu’ayant vécue toute sa vie dans une simple province de l’Empire elle avait bien évidemment eu connaissance du Marquis d’Arken, Haut Prêtre de l’Eglise et Régent de l’Empire. Elle ne l’avait toujours connu que de loin étant donné qu’elle n’avait jamais voyagé à la capitale impériale jusqu’au jour de se faire élire sénatrice. Aussi ne pouvait-elle s’empêcher de trouver ce moment fort ironique voire si hasardeux de rencontrer si vite l’un des hommes sinon l’homme le plus important à ce jour au sein de l’Empire, l’Empereur n’étant pas encore en âge de régner. Eviter de s’attirer ses foudre dès le premier jour était sûrement préférable mais Estellise ne pouvait s’empêcher de taquiner ou de jouer de ses charmes sur les gens bien qu’elle se doutait fort bien de la réserve dont pouvait faire preuve cette personne quand elle le désirait.


« Vous me surprenez Haut-Prêtre d’Arken. Je ne vous savais pas si attentionné. »

Sa voix aussi amusée et veloutée se voulait aussi naïve que séductrice bien que la jeune femme en étant tout autre. Les hommes voyaient parfois trop souvent les femmes de l’aristocratie comme des ombres superficielles, et ombreuses étaient bien ainsi. Mais qu’elle était le pire une aristocrate naïve ou une manipulatrice ? Le choix était vite fais finalement. Et parfois Estellise aimait passer pour l’aristocrate superficielle que les gens aimaient voir à première vue dans celle de sa classe. S’appuyant avec retenue sur le Haut-Prêtre elle consentit en le suivant à l’aide qu’il lui avait proposé. Se vider de son sang n’allait pas non plus l’avancer à grand-chose et n’ayant aucune compétence nécessaire pour se soigner elle risquait d’arriver bien peu à quelque chose. Aussi n’avait-elle pas vraiment d’autre choix pour l’instant et puis la situation l’amusait tellement : le Haut Prêtre offrant ses services à une simple sénatrice. Mais en attendant d’arriver chez elle entreprit-elle d’approfondir ses paroles précédentes aussi habilement que possible pour que le Haut-Prêtre comprenne que même si elle n’insisterait pas, elle était loin d’en avoir fini.

« C’est étrange. J’aurais pourtant cru que de telles affaires auraient plutôt étaient traités en lieu saint et non en plein centre du grand marché d’Ishtar, si bruyant et peu discret. Ce lieu ne convient pas tellement à un entretien si profond et demandant un calme se prêtant à la dissertation, vous en conviendrez Excellence. De plus… les rues se font peur sûres à l’approche de l’Equinoxe d’été, il est risqué pour les hommes d’Eglise de se déplacer si imprudemment. S’arrêter pour parler l’était non moins.»

Bien que ne quittant en rien soin air délicieux pour accompagner ses paroles doucereuses, la jeune femme sentait monter la chaleur dans son corps, la fièvre la gagnant progressivement. Avait-elle trop fait durer les choses ? Secouant faiblement la tête comme pour en chasser la fièvre elle ne laisserait pas le Haut Prêtre la réduire à l’état de sucre. Par chance sa démarche et sa vox étaient encore parfaitement souples et aisées. Cependant était-elle soulagée qu’ils ne leur restent pas énormément de chemin à parcourir. Ses yeux s’inclinant doucement vers sa blessure pour voir son état eurent tôt fait de brusquement se relever quand subitement elle sentit quelqu’un la percuter. Sûrement une quelconque personne pressée qui dans sa précipitation n’avait pas fais attention à où il allait et les avaient malencontreusement percutés de plein fouet. Et l’homme n’y était pas allée de main morte les envoyant tous les deux à terre pourtant ne s’excusa-t-il pas, ne leur jetant même pas un coup d’œil. Tombée à moitié sur le ventre la marquise eut juste le temps de relever brièvement la tête pour voir quelqu’un au visage fondu d’inquiétude et aux yeux fouillant sans cesse les alentours s’enfuir sans plus un regard en arrière.


Dernière édition par Estellise d'Arkhan le Jeu 29 Avr - 21:33, édité 1 fois
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Uriel D'Arken

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Troque d'une robe contre un incident Vide
MessageSujet: Re: Troque d'une robe contre un incident   Troque d'une robe contre un incident EmptyJeu 29 Avr - 17:29

Les femmes. Presque une espèce à part. Si fortes, si déterminées, inflexibles. Si on ajoutais à cela les caractères propres aux politiciens et aux nobles... Les hommes étaient condamnés à s'incliner devant de telles dames. Anges et démones à la fois, elles étaient aussi belles qu'intelligentes et savaient utiliser leurs charmes les plus raffinés pour faire de leurs interlocuteurs tout ce qu'elles voulaient. Estellise d'Arkhan était de ces femmes-là, aucun doute la-dessus. Fort heureusement que notre Haut Prêtre soit aussi attiré par les hommes, cela le sauvait quelque peu de l'envoûtement de la marquise écarlate. Si belle et forte... Hum. C'est dans les femmes telles que celle-là que résidait une grande partie de la force de l'Empire. Ce n'était pas sans raison si la favorite, parmi les successeurs potentiels d'Uriel était une femme. Les deux devaient avoir été forgées dans le même acier.

"N'est-il pas de mon devoir de vous aider ? Je suis le protecteur de tous les croyants. Surtout de notre chère sénatrice... Vous venez d'arriver à la Capitale, n'est-il pas vrai ? Je crois me souvenir que votre prédécesseur s'était retiré dans son domaine pour une retraite bien méritée. Je crois que vous avez la foi et l'énergie nécessaires pour soutenir l'Empire et le mener vers un avenir meilleur. C'est des gens comme vous que notre Prince à tous aura besoin, une fois sa maturité atteinte."

Que voilà des flatteries, comme pour effacer toute mention de l'inquisition. Mais rien de tout cela n'était faux. Voyant en Uriel un concurrent, de nombreux nobles l'observent avec jalousie. Il fut le seul à porter le coup politique magistral, en s'occupant aussi bien du Prince Héritier Ezhekiel. Bien qu'aucun ne puisse s'élever ouvertement contre l'Église, les partisans aussi fidèles qu'Estellise se faisaient rares. De plus, il était du devoir de tout prêtre de secourir quelqu'un en danger. Surtout si cela l'arrangeait bien.

Ah, elle décida de contre-attaquer sur le sujet de sa rencontre avec l'inquisiteur abattu. Souriant, le Régent décida de jouer le jeu et continua en répondant en disant la vérité. Une vérité, celle qui l'arrangeait dans ce cas-ci. Une vérité pouvant être difficilement contestée par une croyante. Sans oublier que le Haut Prêtre ne ment pas. Bien entendu... Ekhem...


"L'Ombre est omniprésente, chaque endroit est bon pour discuter... La simple évocation de ce sujet sanctifie le lieu d..."

Il n'eut pas l'occasion de finir, car ils se firent bousculer par un individu. Le marquis le vit arriver mais constata, bien trop tard que l'homme fit exprès de les bousculer. S'il avait continué sur sa trajectoire initiale, il ne les aurait même pas frôlés... L'homme se laissa tomber en arrière. Son ombre, grandissante au fur et à mesure qu'il approchait du sol, devint assez épaisse pour amortir sa chute en souplesse et le relever. Il aida ensuite la marquise à faire de même. Elle était vraiment délicieuse, même s'il se doutait qu'elle pouvait être d'autant plus dangereuse. Il ne fallait jamais se fier aux apparences en politique, sans oublier les autres domaines de la vie. Certes en colère, l'ecclésiastique choisit rapidement ses priorités. Il fallait tout d'abord ramener la belle femme chez elle. Et vite.

"C'est absolument incroyable... Enfin... Il n'a pas intérêt à croiser une fois de plus mon chemin. Hum... Allons, encore un effort. Nous y sommes presque."

En effet, tournant encore deux fois à gauche, l'étrange duo arriva dans le quartier des villas et autres résidences de noblesse. La province de la marquise avait beau être lointaine, un petit manoir était tout de même là, à sa disposition. Uriel s'arrêta devant le portail, toujours soutenant cette Dame des plus extraordinaires. C'était à elle de l'inviter à entrer, lui, il l'aiderait jusqu'à ce qu'elle soit en sécurité, bien installée dans un lit, la blessure pansée.


[Je te laisse continuer aux Résidences... Après tout, c'est ton habitation^^ Après, postes ici pour envoyer le lien vers la suite. Et désolé pour le retard...=/]

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Estellise d'Arkhan

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MessageSujet: Re: Troque d'une robe contre un incident   Troque d'une robe contre un incident EmptyJeu 6 Mai - 17:18

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