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 Recueillement en bordure du crépuscule

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Ʌ Sénatrice Ʌ

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MessageSujet: Recueillement en bordure du crépuscule   Lun 19 Avr - 21:57

Le soleil ne déclinait pas encore à l’horizon, mais sûrement cela ne tarderait-il pas désormais. Il ne faisait ni trop chaud, ni pas assez : une température parfaite pour déambuler dans les rues de la capitale impériale. Et bien qu’Estellise l’aurait fais sans raison, aujourd’hui y en avait-il une. Elle se rendait à la Cathédrale. Souhait qu’elle avait depuis quelques jours, depuis qu’elle était arrivée en ce lieu. Quel fidèle serait-elle si elle n’allait même pas mettre les pieds dans la Cathédrale, lieu de culte par excellence de l’Ombre. Ainsi la marquise flânait-elle sur le chemin qui l’y mènerait. Elle n’était pas pressée, et n’aimait pas se hâter, faisant vagabonder son regard emprunt d’une fragilité sournoise et se déplaçant de façon à mettre en corps en valeur. Cela en était presque devenu naturel chez elle… Elle s’était habillée d’une ample robe aux multiples couches aujourd’hui, ne dévoilant aucunement ses jambes. Par contre étant sans manche, le haut de son buste et son coup dévoilé parfaitement le satin de sa peau hâlée. Quand à ses bras, elle les avait recouverts de gants rouges moulant. Et pour achever le tableau elle avait revêtue une cape de dentelles dont la capuche était délicatement rabattue sur sa tête. Et bien évidemment, tout ce tissu était de couleur rouge. Et pas n’importe quel rouge, de l’écarlate. Sa nuance favorite. Et celle qu’elle aimait arborer quand elle allait à l’église.

Les rues n’étaient plus énormément fréquentées à cette heure-ci aujourd’hui, malgré l’agitation habituelle de la capitale. Cela ne dérangeait pas vraiment Estellise bien que plus les rues étaient désertes plus les ténèbres s’y engouffraient. En gros, les rues n’étaient pas sûres. Mais étant dans une partie de la ville plutôt bien fréquentée, et surtout proche de la Cathédrale. Lui de prédilection de l’Inquisition, Estellise ne s’inquiétait pas le moins du monde. De toute façon serait-elle allée dans les bas-fonds qu’elle ne se serait pas plus inquiétée, à tord sûrement. Mais c’était dans sa nature. Elle ne s’inquiétait jamais pour sa sécurité. Peut-être était-ce du à son rang ? Va savoir… Quoiqu’il en fût Estellise restait très observatrice. Son regard vagabondant autour d’elle. La capitale était faite d’une très belle architecture bien qu’elle préférait l’élégance et l’esthétique de celle de sa province natale. Et avec le printemps, la brise amenait avec elle des pétales multicolores qui venaient ensuite s’échouer sur le sol de la rue, ajoutant un peu plus de lumières à la capitale. De bien belles couleurs tout ça, bien que pas aussi belle que le rouge. Une couleur qui manquait cruellement à cette ville mais au moins faisait-elle contraste.

Ses pas bien que plutôt lents et mesurés, un aristocrate ne se presse jamais, finirent néanmoins par l’amener face à la Cathédrale. Instant où elle s’arrêta de contemplation devant l’édifice. Il respirait toute la majesté et la puissance de son ordre autant que de respect. On avait presque envi de courber la tête en signe d’humilité bien qu’Estellise n’en fit rien, sinon légèrement l’incliner en marque de considération. Ainsi pénétra-t-elle d’un pas encore plus lent dans le monument religieux, les talons de ses bottes raisonnant à chacun de ses pas et brisant le silence. Elle souleva bien vite les regards outrés de certains prêtres face à sa vue. Une telle rougeur provocante au sein de la Cathédrale ? Voilà quelqu’un de bien effronté. Mais ignorant leur regard, Estellise continua d’avancer un léger sourire amusé dessiné sur ses lèvres.

Lorsqu’elle vivait encore dans sa province natale, et qu’elle se rendait à l’église. Il y avait toujours une salle profonde dans lesquels s’alignaient des bancs où l’on pouvait se recueillir face à un hôtel. Il devait forcément y avoir la même configuration ici : mais seulement… en plus grand. Et plus difficile pour se repérer. Et oui malheureusement, une des choses primordiales qui fait cruellement défaut à cette marquise est… le sens de l’orientation. Elle se perdrait dans sa propre demeure. Alors une aussi vaste Cathédrale. Ainsi mit-elle un certain temps avant de trouver le lieu de ses désirs, mais cela lui permit de bien imprimer l’image de la Cathédrale dans son esprit. C’était un lieu tel qu’elle se l’était imaginé. Silencieux, imposant, solennel, auréolé de l’Ombre. Son esprit se perdait déjà dans sa foi. Aussi quand elle atteint l’endroit qu’elle cherchait, avança-t-elle jusqu’à troisième rang avant de s’asseoir sur l’un des bancs de bois.

Il n’y avait personne d’autre à par elle à cet instant. En même temps il était tard, mais ça ne la dérangeait pas… au contraire. Rajustant les pants de sa robe, elle joignit ensuite ses mains devant sa poitrine et inclina plus profondément la tête, sa capuche de dentelle tombant de quelques centimètres de plus en avant. Et avant d’entamer sa prière murmura-t-elle quelque parole :

« Tout ce qui est, l'est à travers l'Ombre. Toute existence est équilibre et l'Ombre en est la forme la plus parfaite. Ceux qui servent l'Ombre, servent le bien de toute l'existence. »

Le premier verset des Ecritures de l’Ombre qu’elle connaissait par cœur. Une manière d’honorer et de saluer l’Ombre avant de débuter sa prière. Alors plongeant dans ses pensées et ne laissant plus aucune place pour autre chose, s’abima-t-elle dans les griseries de son oraison. Les minutes s’écoulèrent sans qu’elle ne bouge rien qu’un cil. A cette heure-ci on ne s’attendrait pas à ce que des gens viennent, pourtant un bruit de pas l’extirpa de son abyme. Estellise releva brièvement le visage. Qui cela pouvait-il bien être ? Un prêtre mécontent qui voulait lui toucher un mot ou deux au sujet de sa tenue peut-être…
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MessageSujet: Re: Recueillement en bordure du crépuscule   Ven 7 Mai - 5:30

La Cathédrale, un lieu qui a toujours évoqué en moi un sentiment de... Solennité ? De part sa grandeur, sa majesté... C'est pour ça qu'il fallait que je l'abime, parce qu'il faut toujours tuer ceux qu'on aime. Les mettre sur un piédestal pour mieux les y en pousser.
Il paraît qu'il faut supprimer ses attaches pour pouvoir s'élever.


Donc j'agite mes pauvres puces qui dormaient sur mon dos pour aller à la Cathédrale, futur lieu de toutes les festivités. Évidemment, je ne vais pas le détruire totalement, pour des raisons techniques. Comment veux tu que je mette la main sur des explosifs, alors que j'ai même pas de quoi me payer un verre d'eau ? J'ai quand même mis la main sur de la peinture, un pinceau, et de quoi faire du feu. Par quel moyen ? Le plus courant : Le vol. Disons que c'est de la réquisition au nom de la Révolution. En autre objet de grande valeur, j'ai un stylographe*, mais pas pour terroriser celui là, c'est au cas où – dans une dimension parallèle improbable – on m'adresse la parole. Du papier aussi, évidemment. Le monde devient un vaste self-service dès lors que l'on a de grandes poches et que l'on court vite.
Je n'ai pas emmené Mais Dors, j'ai peur qu'il reste coincé à cause du feu. Comme il est intelligent, il sait quand il faut suivre et quand il faut pas. Je me sens un peu aveugle (oh oh oh) sans lui, mais y a pas de raison que ça foire, y a jamais personne à cette heure ci au Temple. Tout le monde préfère picoler plutôt que prier le soir, et le gratin squatte plutôt le matin, c'est la bonne heure pour quelques profanations. Pour la forme, dans la rue, je tends la main, avec ma fidèle pancarte autour du cou « je sui sour-mué »( les fautes d'orthographe font plus authentiques), ça me donne l'air aussi inoffensif qu'un nouveau né. De toute façon, un clodo qui marche avec l'air de quelqu'un qui sait où il va et d'un pas décidé, ça attire vachement l'attention. Pour le blé, je peux m'assoir dessus, on pourrait croire à tort que c'est ceux qui trainent vers la Cathédrale (donc les plus pieux) qui donnent le plus de blés, mais les culs-bénis sont en réalité affreusement pingre. Et puis mon infirmité est suspecte, on peut pas la vérifier- contrairement à une jambe manquante -, ils pensent donc que c'est du flan pour me faire mousser.

Je rentre dans la Cathédrale. Je me fais pas voir des prêtres, parce que sinon ils me foutraient dehors (bizarrement les clodos sont pas tolérés dans les lieux-saints). Je me mets dans un coin et sort de mon sac de toile aussi infesté de vermine que le reste de la peinture**. J'écris sur une teinture ancienne d'une valeur inestimable « le Régent suce des pines, et il avale ! », puis je me faufile jusqu'à une autre chapelle pour écrire joyeusement sur un autre machin « si les connards pouvaient voler, les fidèles de l'Ombre seraient tous chef d'escadrille ! », et autre messages du même acabit. C'est pas bien fin, mais je fait pas dans l'attentat, pas dans la subtilité... Si je voulais faire long et développé, j'écrirais un livre. Après avoir décoré la Cathédrale de répliques aussi fines et intelligentes que « L'Empereur aime faire lécher son cul barbouillé de merde par toute la populace, c'est à dire vous ! » ou encore « Estellise d'Arkhan est une trousse à bite », je fous le feu à la nappe de l'autel et je décide de prendre la tangente. Il était temps, des prêtres ont remarqué qu'il y avait comme une couille dans le potage, et j'en vois deux trois prêt à m'expliquer le sens profond de la vie en me courant après.
Je me mets à décamper comme je peux, en esquivant les gars qui me tombent dessus. C'est la grosse merde, et là, alors que je cours comme un damné, je tombe sur une jolie madame. C'est la sénatrice précédemment commentée, évidemment. Les petites gens (dont moi) retiennent bien sa gueule parce qu'elle est carrément baisab... parce qu'elle prend des décisions politiques intéressantes.
Bon, pas de chichi, je lui marche dessus (!!!) pour prendre mon élan (sur les cuisses de la madame, donc, puisqu'elle est assise), sauter par dessus le troisième rang des bancs, et atterrir allègrement sur l'allée centrale, histoire de me remettre à courir comme un gros taré dans l'église pour faire flipper les prêtres. Oui je paye pas de mine comme ça, mais on devient pas terroriste si on est pas capable de faire des bonds de fou et d'escalader n'importe quelle merde. C'est comme ça qu'on baise tout le monde à la course-poursuite : Comment rattraper quelqu'un sur un toit quand on est gras et con ?

* Un genre de stylo plume tout vieux.
** Évidemment, c'est pas de la peinture acrylique dans un pot en métal avec écrit dessus « pour volets et portes, couleur bleu de Provence », mais... je m'y connais pas en peintures anciennes...
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MessageSujet: Re: Recueillement en bordure du crépuscule   Mer 12 Mai - 14:43

Estellise était restée sidérée face au spectacle qui c’était subitement offert à ses yeux. Un état si ahurissant qu’elle était restée privée de réactions pendant très longues secondes. Un gamin (Et oui un gamin.. avec sa tête délurée) courait des prêtres au trousse. Une imagine pour le moins affligeante. Vous avez déjà vu des prêtres courir n’importe comment, le visage coléreux derrière un môme ? C’est pitoyable, et le spectacle affligea d’autant plus Estellise avant même qu’elle ne se demande ce qui avait provoqué une telle course poursuite. Mais à en juger par l’apparence du gamin elle ne se doutait pas une seconde qu’il n’était pas venu pour prier. On dirait plutôt un de ces gens qui ont besoin d’assouvir leur pulsion en faisant quelques idioties… idioties puériles. Mais en tout cas des idioties qui avaient le don de mettre en rage les prêtres. Bon sang… si le marquis d’Arken était là. Un instant Estellise crut bon de ne pas envisager cette possibilité et revint brusquement à la réalité quand la jeune femme vit le gamin foncer sur elle et sans plus de cérémonie lui marcher dessus, nous la piétiner, pardon l’écraser… pour pouvoir sauter et regagner l’allée centrale.

Cette fois la marquise écarlate ne reste pas plus qu’une fraction de seconde interdite et après l’avoir hélée d’agacement, se leva-t-elle pour regagner l’allée. Il détalait déjà comme un lapin… Remarque il est vrai qu’il n’était pas vraiment dans son intérêt de rester ici vu l’amour que semblait lui porter les prêtres. D’ailleurs en parlant de ses derniers, ils étaient toujours aux trousses du gamin. Estellise les vit arriver en courant vers eux mais le même était déjà bien évidemment en train de se sauver. Particulièrement humiliée, la jeune femme eut le terrible réflexe de lui courir après. Arrêtez tous avec vos préjugés, qui a dit que la course et l’aristocratie faisait deux ? Sûrement tout le monde. Mais Estellise avait souvent eut l’habitude de courir à en perdre haleine dans les plaines fleuries de sa province natale avec ses frères. Seulement… essayez donc de courir avec des talons et une robe plus encombrante qu’autre chose. Ça ne faciliterait pas la tâche. Cependant la jeune, n’attendant pas l’arrivée des prêtres, continua – essaye – de poursuivre le gamin.

Un gamin bien téméraire si on en juge par la rage que lui témoigne les prêtres, il n’a pas du faire quelque chose qui leur plaisaient. Cela pourrait-il s’agir d’un terroriste ? Même si nombreux était ce mécontent de l’Eglise, tous était loin d’avoir le cran pour s’y attaquer ouvertement. Elle n’avait rien de spécial contre les terroristes mais là ce gamin y allait un peu fort quand même, la jeune femme avait deux trois mots à lui toucher. S'il croyait qu'il allait pouvoir si impunément s'en sortir. Pas question qu'elle ne le laisse filer.


« Arrête-toi gamin. Je ne mords pas ! »

Son ton taquin et cynique était clair, elle s’était brusquement arrêtée pour les prononcer mais pouvait repartir d’un moment à l’autre. N’ayant pas vraiment fais attention, ou seulement à ne pas laisser le môme la distancer, elle ne savait plus trop où ils pouvaient bien se trouver dans la Cathédrale. Son sens de l’orientation laissait vraiment à désirer il faut croire…
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MessageSujet: Re: Recueillement en bordure du crépuscule   Dim 16 Mai - 20:12

[Hj / Désolé du délais et de la qualité. ]

Et ben la sénatrice, elle se met à me courir après aussi ! Moi je fonde vers la porte d'entrée comme un fou, et quelques prêtres ont disparu. C'est vrai que ça manque de dignité de me courir après comme ça, c'est un peu absurde comme situation. Puis qu'est ce qu'ils me feraient si il m'attrapait ? Me taper dessus ? Je crois que c'est pas trop leur rôle, et puis dans le genre anguille insaisissable, je me pose là. Enfin j'aime à le penser, jusqu'à ce que je tombe sur la mini porte d'entrée fermée, à clé ou pas, pas le temps de vérifier – comme tous les grands machins, y a une porte géante (toujours fermée) et une mini porte dans la grande porte. Aaaah, c'est pour ça que les prêtres se cassaient ! Bordel, le Grand Mist, l'Incroyable Terroriste, la Terreur des Ménagères, l'Annonciateur de l'Apocalypse, s'est fait fumé comme un bleu.
Si c'est pas à se bouffer ça.
Donc je repars en sens inverse, en courant, et je me demande comment je vais sortir de là, une vraie erreur de bleu. Je me giflerai bien tiens. Les prêtres me gueulent sans doute des trucs, ou hurlent des ultimatum, mais j'ai pas le moyen de savoir, des fois je tourne juste la tête pour repérer qui est où, et la marquise s'est arrêté et à ouvert la bouche. J'ai eu le temps de voir : Elle ne mord pas. Grand bien lui fasse ! J'ai failli faire demi-tour, avec un embryon d'idée, mais trop irrealisable.. Faudrait que je la prenne en otage, un truc comme ça – j'ai mon couteau quelque part sur moi. Bon, ça présume que la nana se laisse un peu faire, terrifié par mon attentat et mon charisme rayonnant, mais à moi avis c'est pas trop le genre. Déjà pour se balader dans cette tenue là dans une cathédrale, faut pas être timide. De plus, je suppose qu'être sénateur, ça demande d'en avoir une solide paire (c'est une métaphore, évidemment crétin).
Bref, j'suis là, comme un chien dans un jeu de quille, et je sais pas trop quoi faire. Les prêtres vont vraiment pas tarder à radiner, et là j'vais me faire fumer (à moins de tourner éternellement dans la cathédrale...). J'aurais pu me cacher, mais ce qui m'emmerde, c'est la fille ! Pas par sa présence, mais parce qu'elle a vu Mist l'Incroyable Terroriste au Masque à Gaz, et surtout parce qu'elle est sénatrice, ça t'enfonce beaucoup plus loin dans la merde ça. Je pédale dans la cerise, du coup. C'est pas tellement le fait d'être condamné à mort qui me terrifie, mais celle de pas pouvoir attenter paisiblement à l'Equinox d'été... mais tu verras plus tard. Un sacré chouette plan, si seulement ce qui devait être de base un attentat de routine n'avait pas foiré de façon bête et conne à cause du porte fermée à laquelle je n'avais pas pensé ! Ah bah c'est très irrégulier le terrorisme 'faut dire, un coup t'assassines un grand ponte les doigts dans le nez, un autre coup tu te fais choper à tager le mur d'une pissotière. C'est l'jeu ma pôv' Lucette.

Ah, un autre début d'idée vient affleurer mon esprit : Buter un prêtre (pour montrer comment je suis colère), menacer un autre prêtre, et qu'un troisième ouvre la porte. Allez c'est parti, je suppose qu'ils vont pas être con au point de pas comprendre que je veux qu'on ouvre la porte, mais genre maintenant (oui parce que je peux pas leur hurler de menace, vois tu). Allez hop, exécution, je plante le couteau entre les cotes d'un mec qui s'attendait sans doute pas à mourir aussi bêtement*, et j'essaye d'en attraper un autre parce que vu qu'ils ont compris que j'étais pas juste un clodo, mais un clodo armé, ils ont un peu les foies par conséquent.
Je attrape un, finalement, et je lui mets le couteau sous la gorge. Si vous avez de la compassion pour le prêtre mort précédemment, dites vous qu'ils ont tué beaucoup plus de gens que je ne pourrais jamais le faire (et je n'aurais jamais eu l'idée bizarre d'en faire disparaître d'autres). La sénatrice ? Je ne lui ferais rien, pour des raisons difficilement explicables – pourtant en matière de grand ponte, on fait pas beaucoup mieux. Après j'irais sans doute pas prendre le thé avec, mais je ne la tuerai pas.

*L'effet PNJ, on survit pas longtemps dans ce métier...
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MessageSujet: Re: Recueillement en bordure du crépuscule   Sam 22 Mai - 16:28

Estellise ne fut pas spécialement surprise de voir le gamin tuer un prêtre. Finalement ce n’était pas non plus un terroriste de pacotille. Enfin…. ceux qui se présentaient appartenant à cette faction l’étaient rarement il fallait le dire. Le couteau enfoncé dans sa chair ne permit pas au sang de s’en échapper avant d’être retiré, comme agirait un bouchon sur une bouteille. Une bouteille sous pression, près à expulser son contenant. La marquise était restée pétrifiée, pas de peur ni d’effrois mais simplement de stupéfaction, face à la tournure que prenait les évènements. Assassiné un prêtre en pleine Cathédrale, ce gamin en avait du cran. Il n’allait pas faire dans la dentelle. Aussi quand un prêtre furieux du sort de son funeste collègue voulu se venger, la marquise l’arrêta nette en lui barrant le passage de son bras. Tournant son visage vers lui, ses yeux étaient venimeux et son regard n’admettait aucune réplique.

« Vous voulez vous faire tuer ou quoi ! Ne restez pas là bêtement planté, allez chercher quelqu’un qui sache gérer ça vu que vous semblez incapable de l’arrêter ! Il ne vaudrait mieux pas pour vous que le Haut-Prêtre ait vent de cet incident ! »

Bien évidemment… il en aurait forcément connaissance mais bon. C’est ce genre de petite phrase qui pouvait aider les gens à réagir plus vite. Et comme la marquise écarlate l’espérait, le prêtre qu’elle avait gentiment sermonné fit demi-tour pour exécuter ses sages paroles. Avec un peu de chance reviendrait-il avec une aide – plus compétente, il faut l’espérer – avant que le gamin n’ait réussi à s’enfuir. Et Estellise comptait y veiller, elle n’allait pas laisser s'entirer à si bon compte quelqu’un qui osait terroriser (terroriste, terroriser, non ?) si impunément l’Eglise. Bien sûr se faire tuer était également à éviter mais ce gamin aurait-il le cran de s’en prendre à un sénateur ? Se mettre à dos tout une province alors qu’il avait déjà l’Eglise derrière lui n’était peut-être pas des plus réjouissants. Mais bon… étrangement Estellise était persuadée que ce genre de choses était loin de le tracasser. Et avant qu’elle n’eut l’occasion de plus réfléchir, le gamin attrapa un nouveau prêtre – mais qu’est-ce qu’ils ne sont pas dégourdis ces prêtres ne put s’empêcher de penser la marquise – en le menaçant d’un couteau sous la gorge. Voilà qui compliquait un peu la chose. Si ça ne tenait qu’à elle Estellise aurait largement pu sacrifier la vie d’un prêtre pour arrêter ce mécréant qui commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. Seulement voilà… ça ne tenait pas qu’à elle. Mais si son sacrifice était nécessaire pour vaincre un des ennemis de l’Ombre, finalement le sacrifice en lui-même prenait un sens. Et qui dit sens dit de l’utilité, et qui dit utilité dit qu’un sacrifice peut être envisagé. Ainsi bien que n’ayant pas la moindre autorité sur les prêtres, la jeune femme s’adressa à eux d’un ton presque impérial qui, comme pour quelques minutes, n’admettait pas d’être contredis.

« Ne faites rien qui lui permette de s’enfuir, ce serait lui permettre de pouvoir recommencer et revenir insulter ce lieu ! Et la mort du prêtre se révèlera insignifiante comparée à tout ce qu’il pourrait provoquer si on le laisse continuer. »

Sa voix clair ne tremblait pas, une habitude qu’il avait bien fallu prendre pour être sénatrice. Sans ça, pas de bonne politique. Et garder à sa réserve, la marquise cachait parfaitement bien le doute qui l’étreignait au fond elle. Si elle avait pris la mauvaise décision, elle risquait d’en payer les conséquences surtout en ayant influencé de cette manière les prêtres. Elle n’était pas le moins du monde habilité à ce genre de chose. Cependant… elle n’allait pas rester sans réagir. Aussi pour éviter de ne faire que donner des ordres se déplaça-t-elle lentement, pour éviter de réactions trop subites de la part du gamin, pour venir se placer entre lui et ce qui semblait être le chemin de sortie la plus plausible et croisa les bras derrière son dos. Pas question qu’il s’en aille. Maintenant… il ne restait plus qu’à espérer que le prêtre reviendrait avec de l’aide, une aide qui l’espérait-elle arriverait à neutraliser ce gamin avant que ce ne soit lui qui ne finisse d’achever les prêtres, voire elle par la même occasion. Estellise s’était mise à jouer à un jeu bien dangereux…


[HRP : pas grave t'en fais pas]


Dernière édition par Estellise d'Arkhan le Jeu 24 Juin - 23:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Recueillement en bordure du crépuscule   Ven 28 Mai - 12:05

Je suis à cours de vieux prêtre long à la détente, si c'est pas follement merdique. J'ai pas l'air con avec mon couteau appuyé sur la carotide d'un vieux, à pas savoir quoi faire ? On s'embourbe dans une situation qui va forcément mal finir vu comment elle dure.
La nana m'énerve de plus en plus, elle n'a pas l'air paniqué, rien, que dalle, alors que j'ai buté un type sous ses yeux. Elle pourrait au moins avoir peur et le montrer, par décence. Bah non mon con. Autant dire que j'ai l'air franchement imbécile avec mon prêtre rhumatisant sous le bras. J'espérais que cette douce et délicate personne se mettrait à pleurer devant tant de violence, parce que en tant que sénatrice elle pas dû voir la mort en face souvent. Ben non, ça doit forger le caractère ce boulot là, à moins que ce soit une conasse frigide à la base, comme le confirme ses paroles. Enfin ça fait plaisir de faire penser à quelqu'un qu'on est dangereux, ça m'arrive pas si souvent que ça. Je souris un peu sous le masque, on peut se le permettre parfois.
Oui mais voilà : Elle s'est interposé entre moi et la porte et le vieux sac de viande puante que je serre contre ma poitrine ne m'aide en rien. Il faut que je prenne la tangente. Pour les prêtres, agiter mon couteau dans tous les sens devrait suffire, pour la fille... vu que c'est une grosse bourgeoise, elle a peut être eu un peu d'enseignement militaire – ce qui expliquerait du même coup son calme. Faut mieux pas s'y risquer.

Je tranche la gorge du vieux et le pousse violemment vers la nana avant de faire ce que je fais le mieux : Partir en courant. Le problème qui se pose vite, c'est que les prêtres restant – pas si con – ont fermé les autres portes (celles menant aux cloitres par exemple) sous les injections de la grosse salope . Je suis comme un connard de poisson rouge dans son bocal, à tourner en rond comme un abruti, à chercher désespérément une putain de sortie. Y a pas.
Alors oui, c'est bien la merde pour le coup.
Tu sais ce que je fais le mieux, en second ? L'escalade, pour fuir c'est toujours super utile. Je me précipite comme un idiot vers la seule sortie que j'envisage encore : Les vitraux. Tu sais, les grands là, à trois quatre mètres du sol. J'escalade les grilles d'une chapelle et m'attaque très péniblement au granit bien massif et bien lisse avec des prises de trois millimètres entre les pierres – heureusement que je suis pieds-nus, j'te raconte pas la merde pour les prendre sinon. Je regarde pas en bas, mais je suppose qu'ils ont grillé mon actes désespéré pour m'en sortir : Escalader un mur lisse pour péter un vitrail épais et faire une méga chute jusqu'au dehors. J'espère au moins les avoir surpris par la technique lamentable – c'est souvent comme ça, un attentat raté. Je respire trop fort dans mon masque devenu soudain très oppressant et une sueur acide coule le long de mon dos. Je suis accroché comme une grosse mouche marron merde à mon mur, sans pouvoir rien faire. Un objet bien lancé me délogerai de là vite et bien, et j'aurais pas le loisir de bien me réceptionner sur le sol. J'essaye d'assurer quelques prises et me retourne un peu, pour voir ce qui se passe. Imaginez que la connasse frigide m'accorde un sauf-conduit pour pas que je pète un vitrail et que je ne l'entende pas ! Ça serait con de passer à coté de ça, puis c'est pas si fun de péter une œuvre d'art.
Quand même, avoue que t'aimerais pas être dans ma peau.
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MessageSujet: Re: Recueillement en bordure du crépuscule   Dim 30 Mai - 15:17

Estellise avait nettement sentit la tension quelque peu grimper chez le terroriste. Un bon point pour eux. Quelqu’un sous tension avait toujours plus tendance à commettre des erreurs que quelqu’un de lucide. Quel plan faramineux, et plein de failles, allait-il concocter désormais ? Estellise n’en avait pas la moindre idée mais cette situation qui commençait à s’éterniser la mettait assez mal à l’aise il fallait le dire clairement. Se battre avec des mots ça elle savait, elle n’était pas politicienne et de surcroit sénatrice pour rien, mais se battre tout cours ça c’était autre chose, chose à laquelle il faudrait qu’elle y remédie avec tout ce qui semble lui tomber dessus depuis son arrivée à la capitale impériale. Cependant dans l’instant présent éviter l’affrontement était dans ses priorités. Elle ne recherchait pas non plus la mort de tous les prêtres de l’Eglise malgré leur manque de compétence flagrante pour le moment. Et où étaient ces inquisiteurs quand on avait besoin d’eux ? Ces réflexions commençaient à sérieusement mettre Estellise mal à l’aise sans qu’elle n’en laisse rien paraître. Braquant un regard calme mais réfléchit sur le gamin, ses yeux s’arquèrent d’amusant et de douceur. Dans n’importe quelle situation que ce soit, la jeune femme aimait garder un minimum de détente pour éviter la monter de stress qui pouvait au final s’avérer fatal.

Et ce qui ne manqua pas, arriva. Le gamin liquida un nouveau prêtre d’un nouveau mouvement souple de la main, la lame saignant sa gorge. Il avait rapidement reprit ses esprits finalement. Par contre le coup de l’envoyer sur la jeune femme, elle ne l’avait pas vu venir. Par chance ses réflexes furent assez au point pour qu’elle réagisse attend et se décale, évitant même que des éclaboussures de sang ne viennent tâcher sa robe. Quelques prêtres s’étaient déjà lancés à sa poursuite, mais il ne pourrait pas aller bien loin. Raison pour laquelle Estellise ne se dépêcha pas, épousseta même sa robe dont la poussière et la saleté de l’agitation avaient un peu ternis. De la même manière remit-elle en place sa cape de dentelles rouge dont la capuche, rabattue en arrière par sa course, avait glissé sur ses épaules. Un geste désinvolte qu’elle voulait complètement offensant pour le terroriste. Ça devait quelque peu le faire rager qu’elle le prenne si peu au sérieux. Pensée qui lui arracha un sourire satisfait. Sourire qui s’évapora totalement lorsque les ayant suivis, elle découvrit qu’il avait escaladé les murs vers un des vitraux de l’Eglise. Il comptait le briser pour sortir d’ici. Un frisson glacial la secoua. Il allait briser un magnifique vitrail de l’Eglise… Bon ce n’est pas que l’Eglise ne devait pas avoir l’argent pour le faire changer mais… ça ne se faisait pas en deux temps trois mouvements. Et un vitrail brisé ne passait pas inaperçu, de l’intérieur mais aussi de l’extérieur. Si les gens dehors voyaient le vitrail brisé il comprendrait forcément. Et ternir l’image de la puissance de l’Eglise n’était pas une très bonne idée. Le citoyens ne devaient pas se mettre à penser que l’Eglise n’était plus capable d’assurer sa protection. Autant sauvegarder les apparences, de toute manière, il allait pouvoir s’échapper. Le temps que les secours arrivent et il aurait déjà brisé le vitrail. Mais avait-il seulement quelque chose sur lui pour faire ça ? Un vitrail n’était pas non plus de cristal…

Le doute assaillit Estellise, ce coup de briser le vitrail n’était-il que du bluff ? Pouvait-il vraiment le faire ? Vu son équilibre précaire, même pour briser un vitrail avec ses poings il lui faudrait une force qu’il ne pourrait désâment pas obtenir dans cette situation où le moindre geste brusque pouvait lui faire perdre ses fragiles appuis. Et d’un autre côté vu cet équilibre une bonne brise pouvait le faire tomber au sol. Il fallait bien que les prêtres servent finalement à quelque chose, non ? Il n’avait qu’à se servir de leur manipulation des ombres pour l’attaquer ou le faire tomber. Il n’y avait aucun objet à porter de mains pour le déstabiliser. Fallait-il qu’il utilise leur manipulation des ombres pour l’arrêter au risque qu’il ait quand même un plan pour détruire le vitrail et qu’il y parvienne ? La marquise en plein doute, ne pouvait cependant pas s’attarder sur la réflexion. Non, il fallait agir maintenant avant que ce soit le terroriste qui prenne la décision pour eux. Et finalement, le voyant se retourner vers eux. Les mots sortirent de sa bouche sans qu’elle n’y pense vraiment :


« Arrêtez. Inutile de casser un vitrail. Ça n’en vaut pas la peine. Redescendez, je vous raccompagnerai moi-même jusqu’à la l’extérieur de la Cathédrale où vous ne courrez plus le moindre risque. Je vous donne ma parole. »

Prononcer ces mots avait coûté à Estellise mais elle ne pouvait pas laisser cet incident s’ébruiter plus que cela déjà. Les inquisiteurs pourraient toujours se lancer à sa poursuite, de même que elle en temps que sénatrice pourrait bien lancer un mandat d’arrêt contre cet individu. Parons déjà au plus pressant : limiter les dégâts.


Dernière édition par Estellise d'Arkhan le Dim 20 Juin - 14:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Recueillement en bordure du crépuscule   Lun 7 Juin - 0:28

[HJ : ... Je t'avais oublié... ._.]

Je réfléchissais à des détails purement techniques : Comment briser une vitre ? Oui, toi qui a lu beaucoup d'histoires, c'est simple dans ta tête. On enfonce le poing dedans comme si c'était de l'eau et voilà. Dans le monde merveilleux de la réalité, c'est pas franchement de cas. Déjà, si t'as la force suffisante pour faire un truc pareil, tu te fais drôlement mal (bah oui, du verre, ça coupe andouille), ensuite, faut pouvoir. Idéalement, les deux pieds sur le sol et le centre de gravité bien dans l'axe, c'est quand même mieux, mais de toute manière je pourrait jamais péter un vitrail épais à la seule force de mes petites mains. Bah oui, c'est construit pour durer ! ... Hum, et avec le pied ? Ouh, y a une idée à creuser là ! Faut pouvoir encore trouver les prises pour m'appuyer lourdement dessus...
Oui mais voilà, j'étais coincé sur mon mur. Je voyais pas comment monter encore, tout compte fait, manque d'aspérités sur le mur, comme qui dirait. On peut toujours, mais laborieusement, avec du temps (cette denrée rare).
La nana me proposa un sauf-conduit. Voici ce que j'avais envie de lui répondre : ET MON CUL C'EST DU POULET ?! Le problème, c'est que j'avais pas bien le choix. Je pourrais casser le vitrail, avec mon pied, ou en me servant de mon masque à gaz ou de n'importe quelle merde que je me trimballait comme d'une fronde, mais ça prendrait trop de temps, je me blesserai sans doute et il faudrait que derrière je me faufile par le trou pour faire une chute phénoménale de l'autre coté et me briser une jambe. J'aurais mille fois le temps de me faire déloger de là à coup de flèche dans le cul ou du mystérieux pouvoir que possédait les prêtres...

Je plissais les yeux derrière mon masque, il fallait donc que je descende. Pourquoi me proposer un sauf-conduit alors qu'elle aurait pu me dézinguer ou attendre que je me tue tout seul ? ... Suis je con, le vitrail ! Bah oui, un trou dedans, ça fait désordre quand même. Enfin c'est la seul raison que je vois, je doute que c'est pas pour me payer un verre et couiner d'admiration devant mes fabuleuses capacités de terroriste-coincé-dans-un-arbre (dommage). J'entreprenais une laborieuse descente, prêt à dégainer mon couteau de cuisine et à défendre chèrement ma peau en dessoudant un type et demi avant de me faire abattre. Elle avait somme toute aucune obligation de me maintenir en vie une fois éloigné de la précieuse quincaillerie (sauf pour me payer un verre et couiner) outre sa parole (et la parole des politiques hein...). Son langage corporel disait qu'elle était inquiète et qu'elle ne mentait pas, mais je suppose qu'un sénateur, ça excelle dans l'art de la tromperie, on les paye pour ça dans le fond.
Je me réceptionnai souplement sur le sol (des années d'entraînement les gars !) et tint mon couteau devant moi, prêt à devenir vachement convaincant dans l'art du dessoudage massif. Hum, 'fallait que j'explique maintenant pourquoi j'étayais pas ma solide argumentation de paroles éloquentes. De la main qui ne tenais pas l'arme, je me tapais du doigt sur la poitrine pour me désigner, puis je mis la main sur la bouche. Je réitérai mon geste avec l'attitude corporelle de quelqu'un qui essaye de « communiquer un truc vachement important, siiii j'te juuuure, regaaarde comme c'est frustrant quand tu comprends pas ! » Sans perdre le nord, je marchais aussi quelques pas vers la sortie pour inviter la joyeuse compagnie à me suivre, ouvrir la porte et me laisser filer. J'espérais que la sénatrice estimait sa parole importante, même donnée à un terroriste (ça serait idiot que je me fasse capturer et tuer quand même).
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MessageSujet: Re: Recueillement en bordure du crépuscule   Dim 20 Juin - 15:03

[HRP : et moi je suis totalement débordée. Désolée du retard]

Amusant est une notion relative. Cependant Estellise du faire un effort monstre pour ne pas rire face à la laborieuse descente qu’entama le gamin qu’ils avaient pourchassé admirable, et ridiculement, à travers la Cathédrale (lieu saint où le silence et l’humilité sont théoriquement d’ordre soit disant passant… ). La marquise s’en mordit la lèvre, qu’elle relâcha finalement avant de se l’entamer. Au moins avaient-ils évité la catastrophe, même si… les prêtres ne font vraiment pas attention à qui entre dans cet édifice. Au final ils n’avaient pas pu éviter des morts. Ce gamin ne méritait ni qu’elle le laisse en vie, ni qu’elle le laisse partir. Cependant elle lui avait donné sa parole et si on ne pouvait même plus se fier à ce genre de choses, où allait le monde. Constatation bien affligeante qui montre bien la déchéance de ce monde, vu le peu de personnes à qui l’on peut encore faire confiance de nos jours. Ainsi était-elle près à maintenir sa parole, et pour honorer son contrat, on va dire, fit-elle un mouvement aux prêtres pour leur faire signe de ne pas intervenir. L’un d’eux paru s’en insurger.

« Mais Madame, vous ne comptez pas respecter ce que vous avez dis ?! Ce criminel a profané l’Ombre dans son sanctuaire saint, on ne peut le laisser s’en défier ainsi ! »


Estellise sourit en direction du prêtre tout en gardant un coin de l’œil sur le terroriste qui descendait toujours aussi… adroitement (ça aussi est une relation pour le moins relative…) le mur de la Cathédrale. La marquise fervente croyante ne se permettrait pas de critiquer l’Ombre, néanmoins certains de ses prêcheurs, autant noble hypocrite que prêtre corrompu ou qui n’en mériterait pas le titre, l’exaspéraient profondément. Cependant ne pouvait-elle pas lui parler trop abruptement. Elle n’était pas déjà dans son domaine et ne dédier leur obéissance qu’à sa présence quelque peu dominatrice dans ce genre de situation. Aussi se contenta-t-elle de répondre sans ironie bien que l’envi soit grande de leur rappeler que c’était par leur incompétence qu’une telle personne avait pu pénétrer et profaner la Cathédrale.


« Je lui ais donné ma parole. Je n’y dérogerai pas. Que personne ne tente quoique ce soit contre lui, je le raccompagnerai moi-même. Allez reprendre vos activités. Ou plutôt, dépêchez-vous d’aller réparer les bêtises que vous lui avez laissé commettre. Et de vous occuper de vos morts. Je ne voudrais pas si j’étais vous que le Haut-Prêtre vienne faire un tour par ici avant que tout ne soit réparé et toutes traces de cette profanation lavées. »

Son ton calme ne reflétait aucune autorité maintenant que le stress de l’action était parti. Les prêtres étaient libres de lui obéir ou non. Ils n’avaient aucune raison d’accéder à ses paroles désormais, et Estellise en avait plus ou moins cure pour l’instant. Elle veillait surtout à ce que le gamin ne fasse pas un coup de traître. Avec ses terroristes il vaut mieux se méfier. Et plutôt huit fois que trois ou cinq. Ils se mettent à faire des trucs délirants parfois, on se demande où ils vont chercher ça. Et quand on parle du loup.. Soudain le gamin, enfin arrivé au sol (dans un saut digne d’un chat, chat un peu boiteux cependant…), se mit à faire d’étranges signes. Dans un premier temps Estellise cru bien qu’il était fou, ce qui vu la témérité qu’il lui avait fallu pour accomplir ses actes, était fort probable. Néanmoins finit-elle par comprendre, dans un énorme rictus de surprise et des yeux ouverts d’étonnement, qu’il était muet. Se remettant rapidement, son visage revint à son amusement naturel et elle acquiesça légèrement pour faire basculer sa tête sur le côté juste après. Un mouvement qui reflétait son amusement bien plus que ses yeux rayonnant de rire : où croyait-il aller comme ça en se dirigeant vers la sortie ?

Estellise fit signe aux deux prêtres qui étaient restés, les autres s’occupant soit des morts soit étaient repartis effacer les dégâts, et leur dit de ne pas bouger. Elle se déplaça jusqu’au gamin sans trop d’inquiétude malgré l’arme qu’il avait à la main. Après tout rien ne l’empêchait de la poignarder dans le dos. La marquise avait intérêt à être bien sûre d’elle sur ce coup-là. Réprimant le peu d’angoisse qui la traversait pour finir par arriver à moins d’un mètre de lui, elle n’arborait ni attitude de peur, ni de dégoût. Seul le sarcasme et un certain amusement taquin restaient dans son regard. Et puis brusquement sans crier garde, elle leva sa main pour lui mettre une gifle. Simple, pas spécialement forte, mais précise. Elle n’eut même pas un mouvement de recul après par peur d’un contre coup, il devait s’estimer heureux de s’en tirer rien qu’avec ça. Haussant malicieusement des sourcils tout en regardant dans les yeux le terroriste, elle finit par obliquer son regard vers la porte. Un regard qui la vida de tout amusement. Elle faisait la maline mais mine de rien elle n’avait pas la clé pour l’ouvrir. La stupéfaction et l’étourderie peignirent son visage quelques secondes. Il n’y avait plus qu’à prier que les prêtres ne soient pas trop têtus. Ainsi se tournant vers les deux qui étaient restés, sûrement pour s’assurer que le terroriste s’en aille bien, voire pour le tuer dès qu’elle aurait le dos tourné, elle leur demanda d’ouvrir la porte.

Les deux confrères se regardèrent quelques instants entre eux et d’un regard dubitatif le reposèrent sur la marquise, signe qu’il n’avait pas vraiment l’intention d’obtempérer. La marquise les regarda à son tour avec colère cette fois, signe qu’ils avaient intérêt, dans le leur bien évidemment, à accéder à sa requête. C’est vrai qu’elle n’avait pas grand moyen d’appuis contre eux. Mais il y avait assez eux de morts comme ça, et puis s’ils refusaient se seraient un véritable affront contre elle. Finalement l’un d’eux se décida avec résignation à aller ouvrir ladite porte. Mais pas comme elle l’aurait imaginé. Il s’approcha prudemment de quelques pas et… lança des clés à la marquise. Avait-il si peur de ce gamin ? Doublement exaspérée la jeune femme les attrapa agilement pour se tourner vers la porte et entreprendre de l’ouvrir. Chose à laquelle elle parvint sans trop de mal. Et oui il faut croire que certains nobles savent encore ouvrir une porte malgré leur réputation de personnes assistées. Se tournant une dernière fois vers le terroriste, elle cloua cette conversation, qui fut particulièrement… riches en mots diront nous, de quelques dernières phrases.


« Allez vous-en, et ne revenez plus. La prochaine fois il n’y aura pas de sénateurs pour vous laissez vous enfuir, car la prochaine fois que je vous croise sera aussi la dernière fois que je vous verrai avant l’échafaud. »
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