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 Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]

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MessageSujet: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Lun 27 Déc - 18:58

Ben... c'est le boulot quoi, comme d'hab'. C'est pas parce que mon frère est mort que le boulot a disparu dans un vortex, et puis je crois qu'ils apprécieraient moyennement si je décidai d'aller biner des choux dans une p'tite maison de campagne. Peut être que j'en mourrais, j'en sais trop, tout ça. Qu'est ce que je sais au fait d'ailleurs ? Je sais pas, j'suis sans doute entouré de secret-d'Etat, mais j'ai pas d'exemple qui me vienne en tête là. J'suis pourtant sûr de savoir des trucs tellement importants qu'on pourrait me liquider à cause d'eux. Ou alors de crainte – dans le cas où j'irais biner des choux pourris – que je vire terroriste. Ou alors que je perde les pédales et que je mette à courir nu dans les rues de la capitale en faisant exploser des bâtiments publics importants en hurlant « les canards me regardent ».
Enfin j'les attends les mecs, parce que pour me faire passer de l'autre coté du Styx, faut en vouloir.

Ouais, donc on en revient au boulot. Tuer des gens tout ça, il faut de la pratique pour être un psychopathe utile à l'Empire – sinon on te massacre, puis on massacre ta famille et on viole ton cadavre, encore et toujours les mêmes sanctions. Enfin tu noteras que ça me motive puissamment à progresser, parce que j'me connais pas tellement de rivaux niveau magie. Enfin comme je suis très con, l'un dans l'autre ça compense. Quand t'y réfléchis, je fais super bien l'outil de l'Empire, la magie est là, et je suis trop con pour désobéir.
Enfin bon, faut que je retourne faire mes trucs d'ailleurs.

Nan mais là j'regardais un dessin que ma fille m'a fait tu vois, à la peinture et tout. C'est censé être un loup, et j'ai eu du mal à faire semblant de savoir ce que c'est pour pas la vexer, parce que moi sur ce vélin, je vois une brosse à chiotte couverte de merde qui sourit aux anges. Et puis y a de l'herbe fluo et dégoulinante en bas, et une fleur énorme à coté – une marguerite arc-en-ciel, pour être précis. Et puis en haut le soleil est jaune et il sourit aussi, comme la brosse à chiottes. Il a fait un peu humide apparemment pendant la peinture, parce qu'il dégouline aussi le soleil. Y a également une rivière à gauche, et les poisson (oranges fluo) flottent sur la surface de l'eau, comme si ils étaient morts, mais comme ils sourient aussi, je suppose qu'en fait ils sont pas canés, ils nagent comme ça, c'est tout.
Enfin pour résumer c'est méga-moche mais j'aime beaucoup. Normalement, Inanna devait faire des lettres ou j'sais plus quoi, mais elle m'a fait un dessin. Le vélin et la peinture, ça coûte cher mais on s'en fout, j'ai hérité y a pas long. J'connaissais pas tellement l'odeur du pognon avant, mais là j'commence à en humer les fumets, et c'est pas désagréable.

Enfin je retourne égorger mon gars là, parce que c'est pas tellement la pause peinture là. C'est juste j'ai le dessin, et j'ai envie de le laisser là, pour faire jolie, puis personne m'avait offert des trucs comme ça avant. C'est même écris « pour papa » dessus, si c'est pas la classe ça – elle m'a dit qu'elle avait mis ça, mais c'est p'tète écrit « foie de veau » en fait.
J'l'ai accroché au mur, donc.
Enfin faut que je me re-concentre pour faire mon sort personnel là, c'est n'importe quoi mon cerveau là. J'fais des signes ésotériques dans l'air et tout le bordel, et hop, ça c'est fait. J'peux le nourrir de mon sang aussi – c'est Uriel qui m'a dit de faire – mais là y a pas besoin, il est vivace encore. Je le regarde avec mon air le plus fin, parce que je réfléchis à quel usage je vais destiner ce truc.

Et là, y a un mec qui rentre dans mon dos. Comme je sais pas qui c'est, je gueule avant de me retourner, pour le principe - oui je sais, tu l'as vu venir gros comme une maison, j'me renouvelle pas tellement dans la connerie.

- PUTAIN ! Mais tout pour m'emmer... euh...

Ah merde.
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mar 28 Déc - 13:17

Le Sénat a été éventré par une explosion bien violente, mais le monde continuait à tourner. Uriel D'Arken était là pour que ce soit le cas. Il faisait tourner ce géant trois fois millénaire et pensait parfois, à tort bien entendu, que le soleil pourrait ne pas se lever s'il n'y pensait pas. Prétention parfaitement sur mesure de l'égo du petit homme blanc et fragile qui arpentait les couloirs du plus grand Temple jamais bâti à la gloire de l'Ombre. La Cathédrale de la Capitale impériale était un édifice monumental, grandiose et très complexe. Seule la grande salle et ses chapelles de méditation étaient accessibles au public. Certaines pièces servaient de salles d'entrainement, d'autres d'entrepôts de chandelles ou de torches pour que ces lieux saints ne soient jamais plongés dans autre chose que la pénombre. Ni lumière trop forte, ni ténèbres absolues. De l'ombre... Voilà tout.

Les portes s'ouvraient devant lui. On le saluait, il répondait par des sourires ou des signes. Silencieux, Uriel préférait communier avec cet endroit, plutôt qu'avec les gens qui l'emplissaient, souvent vêtus de noir, au contraire de leur maître dont la tenue était invariablement la même. Personne n'a même pensé à l'arrêter lorsqu'il ouvrit sans bruit la porte d'une pièce interdite. Un inquisiteur s'ennuyait ferme devant, mais il s'écarta devant le Haut Prêtre. A l'intérieur régnait une odeur de mort que le petit psychopathe aimait tant. A l'intérieur, un homme dans lequel certains voudraient voir une bête, plutôt qu'un de leurs semblables. Mais le Régent connaissait la vraie valeur d'un être auquel fut accordé de s'unir avec l'énergie originelle plus aisément qu'à la plupart de ces jaloux. Certes, son apparence n'était pas des favorables, certes ses propos n'étaient pas toujours cohérents. Mais le petit blond croyait ferme que Zélig Faoiltiarna était un génie, se tenant au-dessus des choses terrestres comme la mode ou les propos hypocrites. Il se consacrait à leur Art avec autant de dévotion qu'il lui était permis d'insulter le Haut Prêtre, son seul véritable supérieur.


"Bonjour, Zélig."

Ce fut la toute la réponse d'Uriel, après que ce dernier ait trébuché et bousculé le maître marionnettiste. Il ne s'excusait pas, mais excusait l'impolitesse de l'autre prêtre, ce qui compensait pour lui. Un calme habituel pour le fantôme blanc qui referma la porte d'un geste de la main et contourna la table. Son regard balaya les murs, plutôt sales, et nota la présence d'un dessin, ainsi que de quelques outils dont l'utilisation nécessitait pas mal d'imagination et une bonne dose de sadisme. Zélig utilisait un couteau, après tout, il ne devait qu'égorger, faire saigner. Pas de cris, juste de la concentration.

Se plaçant de l'autre côté de la table, Uriel regarda encore un peu le cadavre, puis le patin, pour finalement ajouter :


"Mes condoléances pour ton frère, Zélig... Il n'avait pas d'autre famille, n'est-ce pas ?"

Il savait, bien entendu qui était le responsable et supposait que son interlocuteur n'était pas plus bouleversé que ça par la mort de son demi-frère, mais c'était pour la forme. Aucun piège ne se cachait dans la question. Uriel ne s'imaginait pas trop cet homme en train de faire ou d'élever des enfants, il supposa donc que le dessin était à un autre prêtre et qu'il faudra lui rappeler à qui était destiné ce lieu (à l'Ombre, pas à votre vie privée, bordel). Comment se sentait ce solitaire obsédé par la création de pantins, face à la mort d'un proche ? Après avoir hérité de son titre et de son argent ? Il fit un signe vers la silhouette ombreuse.

"Que vas-Tu faire de celui-là ?"

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mar 28 Déc - 15:21

Uriel d'Arken, le seul, l'unique, mon supérieur hiérarchique ultime. Et je l'avais insulté. Je crois qu'il s'est pas vexé tant que ça en fait, parce qu'il m'a dit bonjour, mais ça m'empêche pas de regarder mes pieds quand même. Gênant, surtout que je ne voulais pas spécialement le blesser, j'aime bien Uriel, quoique j'irais pas lui coller l'adjectif « sympathique », mais quand même, je l'aime bien. Il est pas chiant comme gars, puis physiquement il est pas tellement menaçant non plus. Petit, faible, blond et blanc comme un cul, mais j'préfère pas le penser trop fort au cas où il entendrait.

Ah mince, il a dû entendre, il commence à poser des questions chiantes. Du genre « il avait pas d'autre famille hein ? », je jette un coup d'œil au soleil qui sourit, il avait... une nièce quoi.

- Ben euh...

Il savait, il savait que je m'étais reproduit, et il était venu m'engueuler pour ça. Je vois pas d'autre motif à sa visite, de toute façon. De la pointe de ma botte, je joue avec un morceau de machin humain qui traine, comme si j'étais pas en train de mourir sur place tellement j'me mets à stresser d'un coup. Théoriquement, c'est pas interdit de féconder des trucs pour un prêtre, mais euh... je sais pas, moins les gens connaissent l'existence d'Inanna, moins elle risque de mourir, c'est logique. Et puis peut être qu'Uriel apprécierait pas trop que mon attention puisse se concentrer ailleurs que sur les ombres, et un accident est si vite arrivé... enfin il l'aura bien dans l'os parce que j'en mourrais.

Et tiens, voilà qu'il m'enfonce encore en me demandant l'usage que je vais faire du pantin. Protéger ma descendance, évidemment, j'ai toujours fait ça avec. Et puis je peux pas tuer des gens pour rien en foutre après ça serait... cruel.
Je fixe un point dans le vide et j'essaye de faire le vide dans ma tête pour pas fondre en larmes Il va m'engueuler, puis la tuer, ou me l'enlever je sais pas. Peut être que j'avais pas le droit, en fait, mais que je savais pas. Ah oui, en fait j'ai totalement pas le droit parce que je suis un bâtard, et qu'à cause de moi la noble lignée de mes ancêtres a changé de couleur de peau et qu'une pute s'est collé dans l'arbre généalogique, et en plus, ma fille descend aussi d'une roturière. J'aurais pu au moins avoir la décence d'éjaculer dans un sac de sang bleu, bordel, on aurait dûme noyer à la naissance
Mais qu'est ce qu'Uriel en a à foutre, de ça ?! Je sais qu'il est lui même noble, mais c'est pas son genre de se soucier de la vie personnelle des gens, enfin pas de la mienne en tous cas.
Je vais faire style pas savoir de quoi il parle, ça va p'tète le déstabiliser, et il va lâcher l'affaire.

- C'pour euh... protéger mes intérêts.

C'est sybillin ça, il va me demander des précisions. Pour une fois que je fais une phrase bien tournée et qui pète un peu, il risque de tiquer. Putain, parler c'est vraiment trop casse-gueule. Je me dirige vers le pantin – bah oui, faut bien finaliser l'invocation – et quelques contorsions mentales plus tard, il se casse. C'est ça qu'est merveilleux avec, c'est que je lui dit pas comment bouger, je lui donne un but, c'est pas juste une masse d'ombres qui se meut, ça a un strict minimum d'autonomie. Pas de l'intelligence, non, pas de conscience, mais quel intérêt de tuer des gens pour faire un tas d'ombres qu'on est obligé de commander tout pareil ? Mes pantins peuvent mieux. Le sang, c'est drôlement fort.

- Et euh... ça avance les attentats ? Enfin d'arrêter les gars qu'on fait le truc quoi.

Oui bon, j'suis vaguement au courant, comme à l'équinoxe là, avec le mec masqué, mais j'en ai strictement rien à foutre, faut bien l'avouer. Mais si ça peut détendre Uriel d'en parler, c'est pas plus mal. Ou alors il va m'accuser de détourner le sujet et on retrouvera mon corps brisé dans le fleuve d'ici quelques jours, mais un problème à la fois bordel !
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mar 28 Déc - 16:21

Comme d'habitude, lorsqu'il fallait faire la conversation, Zélig paraissait gêné. Sa vie n'intéressait effectivement pas Uriel, mais ce dernier avait une certaine affection pour son protégé. Au final, il avait bien des morts plus ou moins gênants sur la conscience, mais ses résultats étaient plus que concluants. Sans ses expériences, le Haut Prêtre en place n'inventerait jamais ce qu'il avait mis au point comme sa pierre à l'édifice qu'était l'Art de la Manipulation des ombres. Il contrastait en tout point avec Émile Paole, mais il était bien utile, au moins.

Et, en effet, l'Église n'interdisait pas à ses prêtres de se marier. Il était juste préférable de ne pas trop s'attacher à autre chose que la foi. Et il était, pour cette même raison de distraction inutile, de se marier. Mais Uriel lui-même avait pas mal de fécondations sur son compte. Une dizaine d'enfants noyés, abandonnés ou qui, au mieux, ne connaitront jamais leur papa, parce que celui-ci ne leur légua que ses beaux yeux bleus et ne veut plus les voir. Contrairement à Zélig, le Haut Prêtre ne trouvait rien de charmant ou de beau dans un enfant, si épanouit et beau soit-il. Mis à part le Prince Ezhekiel qui était la plus grande des merveilles existantes, à ne pas en douter. Uriel était fait pour être maître, professeur, juge,... Mais pas père. Cette joie et ces responsabilités lui ont été refusées à tout jamais. Sa mentalité ne le permettrait simplement pas.


"Hum... Je vois. Pas de soucis. Mais voilà qui est dommage, je venais voir si Tu es disposé à m'accorder un petit duel, Zélig..."

Il regarda le pantin partir. Dommage, en effet... Combattre un pantin et son maître à la fois, voilà qui pourrait être intéressant. Surtout qu'un doute subsistait dans l'esprit du petit blond : cet être éphémère, fait d'ombre, obéissait-il à la manipulation d'un autre ? Ou il fallait lutter contre la volonté qui l'animait ? Était-ce là une arme à utiliser contre les hérétiques ou est-ce que les prêtres de l'Ombre devaient la craindre également ? Tant de questions qui méritaient une réponse.

"Je me disais que ta créature pourrait participer... Nous avons une sale d'entrainement libre, juste en face. Qu'en penses-Tu ?"

Oui, s'il est fatigué et sans on pantin, ça risque d'être trop injuste comme combat. Surtout qu'il s'agit d'un duel amical et non d'une lutte de pouvoir. Un véritable ennemi, Uriel l'aurait agressé sans lui demander son avis. Là, il avait juste envie de bien s'amuser et de s'améliorer en affrontant un de ses prêtres les plus talentueux. La question des attentats fut un changement assez brusque de sujet, mais Uriel n'y fit pas attention. Il serra juste le poing gauche, avant de répondre :

"Nos frères et nos sœurs cherchent les coupables. Cet acte barbare sera puni et ce de manière exemplaire. Même si le sang doit recouvrir les pavés de nos rues... En fait, sais-Tu à qui appartient cela ?"

Du fou assoiffé de sang à l'homme normal qui vous fait la conversation sur la météo, Uriel fit un signe vers le dessin (ou plutôt la petite peinture) qui ornait le mur. Tant qu'à faire, autant connaitre son propriétaire tout de suite et lui expliquer plus tard pourquoi ce genre d'objets est une distraction évidente. Mais cela fut une question innocente et posée sur un ton distrait. Seul l'affrontement (sil allait avoir lieu) intéressait vraiment notre cher Régent...

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mar 28 Déc - 20:20

- J'suppose que j'peux déroger une fois.

Je rappelle le pantin en faisant un geste élégant du poignet, et avec quelques incantations mentales par dessus. Sa proposition de duel m'intéresse, et si il a envie de mesurer son talent à l'aune du mien, c'est qu'il a pas envie de m'étrangler avec mes tripes parce que j'ai éjaculé dans une dame. Et puis ça explique sa présence aussi, ça me rassure totalement, il n'en veut pas à ma descendance ou à moi, il veut un peu faire son cake.

Bon, ce qui m'embête un petit peu... c'est qu'il est vachement beaucoup plus fort que moi. J'l'ai jamais vu combattre un prêtre avec ses mirifiques pouvoirs, mais je suppose qu'il m'éclate d'une seule main, sinon j'serais Haut Prêtre. N'empêche, ça doit être stressant pour Uriel de devoir être le plus fort de tout le monde, il doit se faire défier tout le temps par des abrutis. Des abrutis pas doué en plus, parce que je les ai vu à l'action les autres prêtres hein, majoritairement y a pas de quoi tomber de sa chaise. Faut dire qu'ils ont tellement à s'occuper – éjaculer dans des enfants, se branler, rien foutre, re-foutre... - qu'ils ont pas le temps de s'exercer, les pauvres lapins. Et puis la manipulation des ombres, ça demande un état d'esprit particulier, enfin dans mon cas, marcher sur la corde raide niveau santé mentale m'aide beaucoup.

- Bah j'pense que...bah c't'une bonne idée ouais.

Enfin j'espère qu'il va pas en profiter pour me liquider discrètement, mais je crois pas que ce soit le genre d'Uriel. Plutôt de me bâillonner et de me torturer avant de m'expliquer qu'il va saccager l'anus de ma grand mère sous mes yeux avant de me tuer en m'étouffant avec mes propres organes génitaux. Je le vois pas tellement buter quelque dans son dos pour pas qu'il s'en aperçoive, qu'il souffre pas, le pauvre cœur.

Puis regarde, là il parle des hérétiques. Quand j'le vois parler comme ça, j'me dis que j'suis bien content de pas en être un, j'aimerais pas que l'intégralité de mon sang coule sur les trottoir, quand on sait tout le pouvoir qu'il y a là dedans, d'une c'est du gros gaspillage, de deux montrer ça à tout le monde c'est... obscène quoi. Enfin j'préfèrerais qu'il me les file plutôt que d'en foutre partout, comme ça, mais j'préfère pas lui suggérer, il pourrait le prendre mal. Du coup je hoche la tête comme un crétin. J'aimerais bien m'allumer une cigarette, histoire de faire disparaître cette tension dans mes épaules, mais si on doit faire un putain de duel, faut mieux que je sois en pleine possession de mes poumons. Du coup je joue avec mes doigts pour manifester un peu de mon stress là.

Puis Uriel me parle d'un truc. Je me retourne pour voir de quoi il parle, et j'tombe sur le dessin. Celui où c'est écrit « pour papa » et tout. Oh putain, j'espère qu'elle a écrit « foie de veau », en fait. Oh putain oh putain. Je prends une tête de cocker battu, et je coule un regard à Uriel par en dessous – admire la technique, parce qu'il est plus petit que moi et c'est pas évident d'avoir l'air soumis face à lui quand t'es un grand black avec des dread.

- Bah... c'est à moi.

Je sais pas mentir, j'ai du mal déjà à trouver mon cul avec mes deux mains, et puis il m'a pris de court. J'suis presque le seul à utiliser la sale, les autres trouve qu'elle pue. Du coup j'reste en mode bloqué et j'fixe Uriel. Pourvu qu'il s'en foute et qu'on aille se taper sur le museau.
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mar 28 Déc - 21:17

Et là, fait rarissime, c'est Uriel qui est pris de court. Comme il ne constate pas d'hérésie ni de trahison d'État (ouais, Régent c'est un boulot à traquer les traitres aussi) il sourit un peu et répond, quelque peu surpris :

"Oh... Eh bien... Hum... Félicitations. J'ignorais que Tu était père... C'est une fille, je suppose ?"

Voilà. C'était dit c'était fait. Zélig avait de la descendance. Ouvrant la porte et congédiant le garde, Uriel se demandait si jamais cela avait une incidence sur ses affaires. Parce que tout le monde pouvait faire ce qu'il voulait, tant que cela n'empiétait pas sur ses complots et ses histoires politiques. Il ne trouva rien qui puisse le gêner dans l'histoire et croyez-moi qu'il cherchait. La situation, à long terme, se résolvait toute seule. Le fait que cette petite peinture avait était réalisée prouvait que ce cher petit Zélig avait l'affection de son enfant et donc elle avait la sienne. Parfait. Qu'ils vivent leur vie, tant qu'il fait son travail, l'Église, en la personne d'Uriel D'Arken, n'avait rien à faire de cela.

"Allons-y dans ce cas. Inutile d'attendre. Ce sera intéressant je n'en doute pas..."

Oh oui. Uriel savait que Zélig seul était capable de lui tenir tête assez longtemps pour qu'on puisse appeler cela un combat. Aucun autre prêtre ne leur arrivait à la cheville. Si le Haut Prêtre avait l'avantage de son entrainement, pratiquement purement offensif et à usage militaire, son futur adversaire avait un pantin. Apparemment ces créatures étaient capables d'exécuter des ordres d'une complexité moyenne. Elles pouvaient donc élaborer un semblant de stratégie pour attaquer, sans qu'on leur dise à chaque fois de poser un pied devant l'autre et de bouger les bras. Intéressant...

Poussant la seconde porte, le Régent entra la premier. Les chandelles y étaient allumées, déjà descendues à leur moitié. Sans doute qu'un novice, affecté à l'ennuyeuse mais vitale tâche de changement de bougies, allait passer dans l'heure pour les remplacer. Qu'importe. La pièce était vide et spacieuse, baignée d'ombres dansantes au grès des bougies. Après un instant de réflexion, le petit blond accrocha son manteau sous un des lustres, créant ainsi une nouvelle ombre, plus massive et stable que les autres, sur sa droite. Il s'était placé dans le fond de la pièce, laissant l'espace près de la porte à son subalterne.

Petit, vraiment mince et pâle, Uriel ne tentait pas du tout faire pitié. Son regard de glace en disait long sur ceux qui l'avaient pris pour un jeune faible. Malgré ses traits séduisants, il ne pouvait cacher son âge. Certes, il n'était pas vieux, mais il y avait pas mal de gens plus jeunes que lui. Et que Zélig aussi, d'ailleurs. Ils avaient pratiquement le même âge. S'étant légèrement incliné, il déclara, amusé :


"A Toi l'honneur..."

De commencer le duel, cela va sans dire. On reconnaissait souvent pas mal de détails d'une ouverture de combat. Malgré leur proximité professionnelle, générationnelle et géographique, Uriel et Zélig n'avaient encore jamais combattu ensemble. Chacun trop occupé à ses affaires, ils avaient enfin l'occasion rêvée pour rattraper ce fâcheux retard dans leur éducation à tous les deux.

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mer 29 Déc - 12:53

Je savais pas à partir de quoi il supposait que c'était une fille, mais soit. Il avait l'air un peu surpris, sans doute que je sache comment on fait les enfants et que je puisse pratiquer la chose suffisamment pour avoir fécondé un ovule. Oui, moi aussi ça m'a toujours surpris, mais tant que je ne me mets à pas à parler, je suis tout à fait fréquentable. Séduisant peut être pas, mais j'ai quand même l'équipement standard, on m'en demande pas plus.

- Oui une fille euh... merci... euh... tout ça. 'L'a cinq ans.


Bon, il s'en fout, j'ai parlé dans le vent. Lui, ce qu'il veut là maintenant, c'est me foutre une bonne peignée histoire de rappeler c'est qui qui mord l'oreiller. Je le suis dans la pièce proche en regardant fixement ses talons; j'me demande comment va être ce duel, c'est quelque peu stressant. Je manifeste par divers tics ma nervosité, et je regarde la pièce en chien de faïence pendant un moment pendant que Uriel calcule stratégie et tout ça, et qu'il finit par accrocher un truc à son lustre. Tiens, j'y aurais pas pensé, mais c'est vrai que je ne fais pas parti du bras armé de l'Eglise, j'ai pas les réflexes. On me demande pas de me battre moi, et si on me le demandait, ça serait au risque de me voir tremblant et roulé en boule sous une table. Je ferais un très mauvais Inquisiteur, pour peu que la fonction soit parfois du domaine de l'intellect – force brut ça va, j'me défend à peu près.

Il me dit que c'est à moi de commencer, ah.

- Ah bah... okay.

Je sers et dessers un peu les poings en regardant autour de moi d'un air perdu, afin de recenser les armes potentielle rapidement. On est dans une salle dédiée à la pratique de la manipulation des ombres, donc ça va, de ce coté là, je suis pas trop en rade. Ça peut arriver qu'un prêtre puisse plus rien faire, si on le met dans le noir total ou qu'on le ligote comme il faut – tu bouges pour manipuler, j'te signale – mais ce genre de cas de figure arrive rarement.

Bref, je lance mon truc. Un petit, de truc, histoire de tester Uriel, parce que je bats jamais contre des gens et je sais pas bien comment gérer. Vu que j'suis condamné à perdre, je vois ça comme un test, ce duel. D'une part, je demande à mon pantin d'assommer Uriel sans trop lui faire de mal – désolé c'est tout ce qui m'est venu – pour voir si il peut l'arrêter ou le dissoudre, d'autre par j'manipule de l'ombre – la sienne, en fait - pour que ça lui foute un coup à l'estomac. Pareil, je dose pour que le pire qu'il risque si il devient d'un coup paraplégique, aveugle, et con, c'est un bleu. On est pas là pour se tuer quand même, enfin j'espère que non. Puis il est pas bâtit dans la largeur le pauvre, si je commence à lui casser des trucs – toujours dans l'hypothèse où j'arrive à le toucher, hein – il est pas sorti du sable pour s'en remettre. Enfin même si il fait la stature d'une crevette morte, j'ai sans doute plus les foies que lui.
Bon, au moins, dans un duel, il risque pas de me foutre sa malédiction pourrie que j'ai envie de me chier dessus chaque fois que j'y pense trop longtemps.
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mer 29 Déc - 13:42

Contrairement à son grand interlocuteur, le petit blond aux yeux bleus avait vu pas mal d'enfants (pas de sous-entendus graveleux, je vous prie). L'Église éduquait certains orphelins et prenait parfois aussi les enfants de nobles, dès un très jeune âge. C'était là un dessin de fille avec un début d'écriture de fille, sans aucun doute. Puis, il y avait quelque chose qui indiquait au Régent que Zélig ne pouvait avoir de garçon. Ca ne lui irait pas, c'était inexplicable. Maladroit et socialement handicapé comme il était, il devait se faire un enfant auquel il ne comprendrait pas grand-chose. Et un garçon c'est généralement plus aisé à saisir pour un homme... Bref. Retournons à ce qui nous intéresse...

Une petite attaque, délicate pourrait-on dire qu'on n'a sans doute jamais vu sur un champ de bataille, du bon vieux temps où les prêtres étaient l'artillerie lourde de l'Empire et non des scribes. Zélig était donc prudent, il voulait tester son adversaire. On ne pouvait pas lui en vouloir, Uriel était tout aussi curieux de voir de ce dont l'autre était capable, il n'y avait aucune honte à cela. C'est pour ça qu'il lui avait de de commencer. Il fit un pas sur le côté pour éviter l'attaque. Un pas de deux mètres quand même, mais en un clignement des paupières. Le Voyage fonctionnait à merveille dans une pièce quadrillée par les ombres les plus diverses. Et, même s'il s'attendait à l'attaque de part sa propre ombre, Uriel n'avait pas vraiment vu ce que le pantin voulait faire. Du coup, le bras de la créature a atteint sa joue, au moment, où il esquivait. La peau heurta les dents et s'ouvrit, lui donnant un goût de sang dans la bouche. Il se passa la langue sur les lèvres.


"Joli."

Rien d'autre n'avait besoin d'être dit, le Haut Prêtre leva les bras devant lui, tout en souplesse et les balança une fois de la droite vers la gauche. Les ombres au sol formèrent une sorte de vague (même si Uriel n'avait jamais vu l'Océan extérieur, il avait une bonne idée de la chose). Le pantin fut emporté et écrasé contre le mur. Dépourvu d'organes internes ou autres, il n'avait pas grand chose à craindre, mais allait sans doute devoir passer son tour. Maintenant, il restait la question du marionnettiste.

Sans rancune ou quoi que ce soit de négatif, Uriel se devait de se défendre. Sa belle chevelure blonde dessina un bel arc au sol, lorsqu'il fit trois-quarts de tour sur lui pour donner de l'énergie à son mouvement suivant. Dans son élan, il se baissa jusqu'à poser les mains au sol, sur une ombre. L'énergie recouvrit tout naturellement ses beaux doigts blancs, avant d'onduler à travers toute la pièce, principalement en direction de Zélig. Entre grand homme à la peau sombre et le petit pâle comme un mort, l'énergie montait. Plus elle s'approchait du premier, plus le second souriait et la vague grandissait, pour devenir pratiquement aussi haute qu'un humain correctement bâti. Quelqu'un risquait de se retrouver bien plaqué contre le mur, passablement écrasé et immobilisé.

Il n'allait pas dans le mur. C'est le mur qui allait vers lui. Et vite, en plus.

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mer 29 Déc - 16:47

Crois pas que je l'ai regardé monter un gigantesque mur d'ombres en prenant une dinette, mais tu sais... ça va vite ces choses là, j'ai pas eu le temps de concevoir un super plan de défense. J'ignorais l'existence de l'Océan Extérieur, je n'étais jamais sorti d'Ishtar, la forme ne m'évoqua donc pas grand chose – je me suis jamais franchement interrogé sur les limites de l'Empire, en fait.
Ce que j'ai eu le temps de faire avant que le mur soit sur moi pour m'écrabouiller, c'est juste de me jeter au sol (en gueulant un p'tit « hé merde » au passage), pour représenter moins de surface broyable. Dans le même ordre d'idée, j'ai calé mes pieds contre le mur – en pierre, celui derrière moi – pour faire de l'appuie. Sait on jamais que j'arrive pas à... j'essaye de faire quoi d'ailleurs ? La giclée d'adrénaline ne m'apporte aucune réponse. On peut pas dire que je manque de réactivité, juste d'idée.

Du coup j'le fais comme je le sens, je tends mes bras vers le mur – je suis au sol, toujours – et quand mes doigts rentrent en contact avec l'énergie, j'ai enfin suffisamment de concentration et tout ça pour faire un trou dedans. En plus ça va me faire une attaque surprise d'apparaitre en bas, Uriel doit me croire broyé contre le mur. L'énergie coule sur moi à toute vitesse et je me concentre pour pas me retrouver contre le mur à servir de placo-plâtre. Tout ça est très rapide.

C'était la minute claustrophobie.

Bref, une fois que j'en vois le bout, ma première hâte est de me casser de là. J'ai pas le voyage ombreux en option, mais j'ai un corps qui marche relativement bien, je me suis toujours arrangé pour ça, me relever et me déporter sur le coté, ça pose pas de problème donc, c'est juste que c'est moins rapide. C'est là que je regrette de pas m'être intéressé à un usage de l'ombre plus offensif, mais j'ai pas tellement l'habitude qu'on me résiste, de fait.
D'un revers du bras, j'envoie les ombres des bougies sur Uriel, sous forme de tube à bout rond – pour pas le blesser gravement, toujours. Et comme l'Eglise à le goût du faste, il y a plein de bougies, des tas, et autant d'ombres pour aller avec. Je surveille aussi mes arrières, parce que la vague est peut être prévue pour faire demi-tour, mais ça serait bien con parce que Uriel serait du mauvais coté... mouais, ça serait bien son genre de se faire du mal pour arriver à ses fins, c'est le chef des prêtres après tout.
En fait, mon soucis là, c'est mon pantin. Uriel il est pas assommé là, tu vois, et pourtant je lui ai demandé. Hurlement mental : Tu l'assommes ! Maintenant ! Tu t'arrêtes pas quand ça te chante, t'es mon truc à moi alors tu bouges ton cul et tu l'assommes, TU L'ASSOMMES MAINTENANT ! T'ES UN PUTAIN DE GOLEM !
Ouais, l'adrénaline, ça te fait engueuler n'importe quoi. Comme quoi je suis pas si bon que ça, et mon pantin, se retrouver sur le mur ça lui a coupé les jambes niveau agressivité de toute évidence, j'ai pas dû être assez clair dans les ordres, c'est pas tu essaye de l'assommer bordel ! Il réussi ou il meurt, je vois que ça. Aucun intérêt sinon.
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mer 29 Déc - 19:19

Le plongeon de Zélig fut remarquable. Uriel se dit que cette technique, quelle soit mise en œuvre accidentellement ou non, était efficace. Couché, il avait une moindre surface à défendre contre la vague et donc moins d'énergie à dépenser. Souvent, la défaite d'un magicien était due à son épuisement. Moins on s'épuise, plus longtemps on tient le coup, le raisonnement était simple. Les yeux bleus ne quittaient pas la sombre (et massive pour eux) silhouette de l'autre ecclésiastique.

Du coin de son œil gauche il vit le serviteur de ce dernier se remettre de sa rencontre avec le mur. Reprenant forme, le patin se lança contre lui, avec une détermination qui semblait accrue. Était-il capable de s'énerver ? Ou était-ce là la volonté de Zélig qui le poussait à agir plus vivement ? Aucune importance, c'était le moment de vérifier une autre théorie. Et il était pratiquement vital que cela fonctionne. Uriel tendit un bras vers la créature. Celle-ci opposa une résistance insoupçonnée, mais ralentit. Il pouvait donc, au prix d'un effort considérable influer sur l'ombre qui la composait. Parfait. Ce petit ralentissement lui laissa le temps de s'écarter, la laisser passer devant lui et la pousser dans le dos, renforçant sa course sur le côté.

Le temps que le pantin fasse demi-tour, il a fallu à Uriel de faire face à l'attaque directe de son adversaire. Une sorte de tuyaux ou plutôt de tronc d'arbre fait d'ombres arrivait droit sur lui. Avalant une gorgée de son propre sang et de salive (oui, sa bouche ne s'arrangeait pas si vite que cela), le Régent tendit les bras. Pas question d'esquiver cette fois, il avait décidé de prendre le taureau par les cornes. Traduisez : il opposa sa volonté directement à celle de Zélig pour arrêter le projectile et l'arracher au contrôle du jeune papa. Si le bloc d'énergie s'arrêta, Uriel n'eut pas le temps d'essayer d'en faire autre chose, vu que la marionnette, obéissante jusqu'au bout, s'attaqua à nouveau à lui. Un simple soldat, même venant du Hellwig, aurait déjà été broyé. C'était la première fois que le Haut Prêtre combattait quelque chose de techniquement mort, ou en tout cas non-naturel. Tenir compte de deux adversaires et de leurs capacités respectives, plutôt hors du commun, c'était très complexe.

Après un regard (pas très sain) lancé à Zélig, il lâcha prise sur le projectile et tira sur le pantin pour l'amener à la rencontre de l'attaque de son propre maître. Le petit blond sauta légèrement en arrière, pour ne pas se retrouver sur le lieu de la collision. Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front. Il s'amusait vraiment, malgré l'effort et l'attention permanente qu'il devait prêter à deux adversaires à la fois. Une fois l'esclave de nouveau mis en échec pour quelques instants, Uriel attaqua le maître. Ses bras s'élevèrent vers le haut, ses petites mains formant deux vagues demi-sphères. Quatre boules d'énergie s'élevèrent autour de lui. D'un geste brusque, mais ô combien prévisible, il les envoya sur la personne (difficile à rater, vu que si costaude) de Zélig.

Passant une main sur son front, Uriel se tourna encore vers le serviteur. Il pouvait tenir quelques heures, voire quelques jours. Impossible d'attendre qu'il se dissipe. Il fallait trouver un moyen de s'en débarrasser. Écrasé contre le mur, il fut d'attaque en quelques secondes. Uriel décida donc d'essayer autre chose. Durant les instants, où Zélig était occupé, le Haut Prêtre écarta violemment les bras et déchira la marionnette en deux. Sans plus de succès. Elle se sépara en deux parties et finit par se recoller, un instant plus tard. La maintenir en deux morceaux ne ferait qu'occuper l'esprit d'Uriel ce qui n'était pas pratique non plus. Renvoyant l'être d'ombre encore une fois contre le mur, il murmura :


"Peste soit !"

Et tourna les yeux en direction de Zélig.

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Jeu 30 Déc - 13:22

Entre la boule d'ombres et mon nez, à peu près deux secondes trois dixième. L'impact promet d'être joyeux, surtout qu'elle a deux petites sœurs en renfort. Il est foutrement rapide, ce con, mais c'est normal pour un Haut-Prêtre, ce serait plus l'inverse qui m'inquièterait. J'érige un mur d'ombres entre moi et les boules, et elles viennent s'écraser dessus , et ça me met dans une position délicate : mon pouvoir en direct contre celui d'Uriel. Je préfère pas voir mon bouclier exploser joyeusement, alors je relâche tout après m'être accroupi – tu noteras ma grande facilité à des flexions.

Ensuite, évidemment : le problème. Tu noteras que j'ai relevé la présence de trois boules. Uriel en a envoyé quatre, mais mes dread m'ont fait un superbe angle mort. Je me suis relevé pour me prendre une boule d'ombre dans les côtes, quel boulet. Comme c'est pas une forme organique, elle se fout de la force musculaire et autre connerie de résistance à l'air et m'envoie contre le mur le plus proche avec facilité. C'est prévu pour, d'un autre coté, c'est tout l'avantage que nous avons face aux hérétiques, et mes côtes disent merci.
Mais bon, je suis pas le Grand Malade avec des majuscules pour rien, la douleur des côtes cassées pour moi c'est du petit lait, ça me fait pas perdre pied et j'arrive pas à reprendre le contrôle de mes pouvoirs pour dissoudre cette putain de boule, l'envoyer chier quelque part. J'y vais très fort – la douleur, tout ça, tu calcules pas tout – parce que le mur opposé où j'ai tout renvoyé porte maintenant un impact d'une taille remarquable – pardon messieurs les maçons. Je me relève en sondant la douleur que j'ai sur le coté, hum, c'est vilain ça. J'ai pas l'habitude de ce genre de blessure, parce qu'on ma jamais spécialement battu comme du plâtre et que le combat, de façon général, je n'en ai pas l'habitude. J'ai bien une grosse cicatrice de morsure humaine à la clavicule mais... hum... c'était pas les mêmes circonstances. Tu te souviens du médecin ? Bah ouais, bah elle m'avait bien mordu. J'crois qu'elle avait un problème avec le sang, enfin bref, je l'ai plus jamais revu. Ça veut dire qu'elle est pas tombé enceinte, c'est pas plus mal. « Pas de nouvelle, bonne nouvelle », tu sais ce qu'on dit.

Enfin c'est peut être pas tellement le moment de digresser sur ma palpitante vie sexuelle qui n'intéresse personne*, parce que sinon je vais finir en bouillie humaine et c'est pas un sort qui me tente, en fait. Enfin je suis heureux de constater que, sur la longueur, mon pantin est soigneusement pète-couille. J'avais jamais eu l'occasion avant de le faire vraiment combattre, il m'a éventuellement servi à tuer quelques hérétiques et un voleur complètement con, mais c'est tout, aucune résistance. Allez, lâche pas l'affaire mec ! J'l'encourage mentalement, on sait jamais que ça lui donne du baume au cœur, ça sera toujours ça de pris.

Boooon, il serait temps de contre-attaquer, et le bousillage de maçonnerie m'inspire.

J'vais lui faire tomber le plafond sur la gueule !

Surtout que niveau subtilité de manipulation, ça pose pas trop de problème, c'est comme lâcher une grosse caisse. Aucune subtilité, j'me contente d'envoyer d'un geste rageur de bras ma propre ombre ver au dessus d'Uriel, en priant pour que ça soit construit relativement solide et que je finisse pas aussi sous les décombres... rôh allez, ça serait drôle.

* Quoique ça a eu l'air d'en traumatiser certains...
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Ven 31 Déc - 14:58

Malgré une chevelure dorée, longue et abondante, Uriel n'a pas des masses d'angles morts dans son champ de vision. Il voit très distinctement son adversaire se ramasser un coup, peut-être plus violent qu'il n'aurait dû l'être, dans les côtes. Par chance, il s'agissait d'une sphère et non d'un cône. Ou même d'un cube. La moindre pointe ou arrête tranchante pourrait, dans ces conditions, mettre un terme à la carrière de Zélig en tant que personne valide (ou en tant que vivant, avec un peu de (mal)chance). Il y a un certain soulagement, dans le soupir poussé par le Haut Prêtre, lorsqu'il voit son subalterne et collaborateur se relever malgré tout.

Mais il n'y a pas le temps de demander s'il va bien ou s'il veut continuer. Zélig répond par ses actes. Sa rage, provoquée surtout par la douleur, espérons-le, se transforme en carburant pour sa Manipulation. En effet, une décharge très puissante de magie vient exploser la clef de voûte, juste au-dessus de la tête d'Uriel. Le temps de le constater, il n'y a rien à faire, il faut fuir. En un battement de cils, le Régent se retrouve à côté de Zélig, collé contre le mur, à regarder les pierres tomber. Sans doute que le sol de la salle du dessus est en train de faire une sacrée blague à ses occupants. A condition qu'il y en ai. Dans les souvenirs d'Uriel il y avait une salle d'entrainement aussi, là-bas. Mais après tout il pourrait s'agir d'une salle de lecture, de méditation ou d'un placard à balais.

Toujours est-il que des décombres, jonchant la moitié de la pièce émerge maintenant le patin d'ombre et se précipite vers Uriel. Le plafond effondré ou non, il lui faut porter son coup avec succès, c'est comme ça. Les ordres sont fait pour être exécutés. Le petit blond aimerait avoir plus de serviteurs comme ça... Mais le combat se poursuit et ce n'est pas la distance qui le sépare de ses adversaires qui va changer quelque chose. Surtout que cette distance diminuait sans cesse en ce qui concernait l'âme du défunt criminel drogué qui servit à Zélig de matière première. Ainsi donc, et pour ne pas perdre ce petit duel, le Haut Prêtre décida de profiter de sa proximité.

Tendant les bras devant lui, il concentra toute sa volonté sur le patin, le privant de sa liberté de mouvements. Sueur sur le front, mais content du défi que cela représentait, il fit un pas sur le côté, tourna d'un quart de tour sur lui-même et ramena les bras. Le résultat fut simple et efficace. Le patin s'était collé sur Zélig et l'empêchait de bouger (mais pas de respirer, bien entendu). La masse d'ombres, pratiquement vivante, empêchait son propriétaire de bouger. Cela coûtait trop cher en énergie et en concentration. Uriel alla s'asseoir sur le tas de pierres, désormais stable, et remua sur indexe droit. Son adversaire put ainsi sentir une pointe d'ombre piquer très légèrement sa gorge à plusieurs reprises. Avec un petite sourire las, un peu plus pâle que d'habitude, Uriel prit la parole :


"Bon... Il y a eu assez de dégâts, même si je suis certain que ton héritage est assez conséquent pour couvrir les frais des réparations. Voilà un combat qui fut intéressant... Bravo, Zélig."

D'un geste distrait, Uriel le lâcha, espérant que Faoiltiarna pensera à arrêter sa créature. Même s'il faillit tuer son subalterne avec une de ses sphères, le patin était fut le premier à porter un coup qui aurait pu être fatal au marquis. Entre la moitié du visage potentiellement arrachée et les organes internes à l'air, les deux hommes n'avaient pas grand chose à s'envier l'un l'autre... Déjà, prêtres, novices et inquisiteurs arrivaient pour voir ce qui s'était passé. Le fracas de pierres attira du monde. Le Haut Prêtre rassura tout le monde et ordonna qu'on ferme l'accès à cette pièce et à celle du niveau supérieur. On avait vraiment pas besoin d'accidents supplémentaires.

"Je pense que Tu devrais faire un détour par l'infirmerie du Monastère... Et la prochaine fois, je vais penser réserver l'Arène."

Il ponctua sa réplique d'un sourire. Lui-même avait besoin de repos. Sa santé n'était vraiment pas des plus solides. Même si sa bouche ne saignait plus, il allait garder une petite griffe sur la joue pendant quelques jours. C'était pas passé loin...

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Lun 17 Jan - 20:23

Mon pantin d'ombres me broya contre le mur. Putain, que c'était habile, j'en ai des frissons dans le dos. Puis j'suis un peu jaloux aussi. Imagine que t'aies consacré ta vie à un truc, et qu'un petit blond maigrichon te baise bien profond avec tes propres armes. Toi aussi t'aurais mal aux fesses hein ? On m'a rarement enculé comme ça, surtout la petit pointe sur ma gorge offerte, c'était magnifique. J'ai pas eu le temps de répondre efficacement à sa magie. Tout décharger sur le plafond comme un abruti m'a sonné. C'est comme librement puiser dans tes forces, imagine que t'aies aucun muscle pour te dire « youhou mec t'es crevé là », aucun mécanisme de défense pour te protéger de l'épuisement. Les ombres ça fait un peu ça, je sais pas comment, mais c'est ultra crevant et y a rien pour te dire que t'as franchi une limite. Enfin je m'évanouis pas et tout, mais il est temps que ça prenne fin.

Première chose : envoyer le pantin faire dodo. Si tu te posais la question, se faire écraser par une masse qui ne respire pas, plus dure que la pierre et tout, bah c'est tout simplement horrible. J'te cherche une comparaison là mais je vois pas. Imagine une tranche de fois de veau géante congelée en train de se serrer amoureusement contre toi. Bon, c'est pas la première fois que ça m'arrive un câlin des ombres, ça a dû bien se passer pendant mon noviciat, et puis des fois les pantins me serrent dans leurs bras quand je viens de les créer. Je sais pas pourquoi. En fait, je comprends pas très bien ce que je crée. Tu sais pas tout ce que fais ton bras quand tu le fais bouger hein ? Bah c'est pareil. Je suppose que plein de chercheurs sont dans mon cas.
J'ordonne donc au pantin d'aller protéger ma fille maintenant. De quoi tu te demandes ? Cette protection rapprochée a été utile une fois, Inanna voulait aller caresser un chien qui avait la rage, et la bestiole a joyeusement explosé en laissant des morceaux partout. Ma fille a trouvé ça trop bien, elle pensait pas qu'il y avait autant de trucs dans un chien. Et j'étais pas là. Je suppose qu'elle a rameuté ses copains pour qu'ils tapotent tous ensemble le cadavre avec un bâton. C'est tellement merveilleux d'avoir cinq ans.
Enfin bref, quelle menace invisible et sournoise peut menacer ma progéniture actuellement ? Un tas de trucs, crois pas que je sois avare en scénario improbable. Mais si, y a bien un truc concret – pour une fois – qui me fait faire des cheveux. L'autre pédale de cul terreux de merde là, l'inquisiteur de mes couilles. Cette petite sous merde de raclure bonne à crevée. Tu vois de laquelle je veux parler ? Bah ouais, Emile Paole. Évidemment. Quel autre connard peut être aussi... connard – désolé je manque d'idée en matière d'insulte là. Je coule un coup d'œil vers mon supérieur hiérarchique. Il a l'air content, il s'est pas fait démonté la tête mais j'ai été un gentil gars quand même. On a foutu la merde correctement. Quelle valeur il accorde à ma vie ? Bon, celle de ma famille, pas la peine de se poser la question il s'en fout. Mais la mienne ? Si j'ai bien compris, Paole veut se faire un manteau avec ma peau. Je prévois pas de survivre au processus, et puis je suis pas invincible. Il va forcément me baiser à un moment, et ma fille aussi, à terme.

- Euh... truc qui a rien à voir... c'est possible de donner de la mélanine à quelqu'un ? Avec les médecins et tout ? Genre Paole, j'crois qu'il a un problème avec ça. Il voulait euh... me piquer la mienne.

Dis je avec plein de tics nerveux qui feraient passer un épileptique en pleine crise pour un mec calme et posé. Mes côtes, c'est le moindre de mes soucis là. De toute façon, ça a pas besoin de médecin pour se ressouder. Puis si ils me prenaient un truc ? Genre mon bras ? On sait jamais, avec ces gars là. J'préfère que ça soit Paole qui passe sur le billard, largement. Au moins pour la tête, parce qu'il y a carrément un problème là haut.
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Lun 17 Jan - 22:06

Le pantin les avait quitté, aussi tôt que le combat fut fini. Zélig avoua silencieusement sa défaite, mais le Haut Prêtre savait bien qu'il n'était pas le grand vainqueur incontesté. Ils s'étaient bien amusés et le petit blond avait arrêté le combat, au moment, où ça l'arrangeait. Sur un coup à vous dégouter de votre statut de prêtre, en effet. Personne ne voulait voir ses propres créations se retourner contre lui. La pensée à sa bénédiction à lui, effleura Uriel. Lawrence pouvait faire preuve de volonté sous son emprise. Et aucun prêtre ne tenta de le contrôler... Mais au moins ses ailes devaient être un point faible, face aux manipulateurs des ombres. Cela dit, le but premier des combattants ailés n'était pas de maintenir l'ordre au sein de l'Église, mais à l'extérieur. Aucun risque du côté des hérétiques ou autres révolutionnaires incapables. Il voyait très mal Heinrich von Markus s'opposer à un inquisiteur ailé lui fonçant dessus.

Si cette pensée le fit sourire, une quinte de toux lui serra la gorge l'instant d'après. Il avait abusé lui aussi de ses pouvoirs. Ses voies respiratoires lui rappelaient douloureusement que pour vivre il devait respirer. Et aussi que pour se battre avec autant d'intensité, il devrait se munir de poumons bien plus importants. Enfin. Il maîtrise ça assez rapidement. Il a l'habitude et ses multiples entrainements et méditations ce n'est pas pour rien qu'il les fait non plus. Quelques respirations plus profondes et il peut enlever sa main de sa poitrine qu'on aurait du mal à qualifier de solide.

Toujours assis, il écouta ce que son adversaire et collaborateur avait à dire. Ah... Ce bon Émile Paole, on revenait encore à lui. Au final, l'Église pouvait-elle se passer de lui ? La définition même d'une grande organisation reposait sur le fait que nul n'est irremplaçable. Mais pour ce qui était des conversations, il était un sujet des plus recherchés. Peu instruit en ce qui concernait la science s'occupant des êtres vivants, Uriel saisit qu'il s'agissait d'un problème avec la peau... Pas difficile me direz-vous, rien n'opposait autant Zélig et Émile. Encore avec une voix enrouée et qui ne portait pas aussi loin qu'à son habitude, le petit homme aux yeux bleus répondit :


"Je ne suis pas certain de... - tousse encore - ... erh... de bien de comprendre, mais je crains ne pas pouvoir être d'accord."

Si sa fonction de prêtre le dispensait de bien comprendre certaines choses (d'où Zélig tirait d'ailleurs sa connaissance du corps humain, d'ailleurs ?), il avait des lois à (faire) respecter. Voilà un résumé du fanatisme : la compréhension, à l'inverse de la foi, n'entretient aucun rapport intime avec les actes. Mais envoyer un serviteur de l'Église entre les mains des hommes de science était impensable. Uriel préférait, et il le ferait avec joie, faire justice lui-même. Si Paole continuait comme ça, le Haut Prêtre devrait bien le liquider un beau jour. Mais pas tout de suite, certainement pas.

"Cela dit, je suis au courant de votre altercation. La prochaine fois, au lieu de te battre comme un animal, coupe-lui quelque chose. Seuls les forts survivent."

Le cas était simple. En absence de relation hiérarchique entre les deux hommes, le plus fort avait raison. Les Versets le stipulaient clairement. Seuls les forts avaient le droit d'espérer quelque chose. Et Uriel ne doutait pas de la puissance de son protégé à la peau brune. Émile était un adversaire terrible mais lui, personne n'irait le pleurer. Zélig avait une fille, au moins... Cela dit, l'affrontement allait probablement être évité dans les prochains jours ou semaines. L'inquisiteur allait être occupé avec la belle princesse Nocturnae. S'il cherchait des noises à quelqu'un durant ce laps de temps, Zélig n'aurait pas le temps de l'effleurer avant son horrible décès prévu par Uriel dans le cas d'une déception.

"Tu devrais cependant savoir qu'Émile a une nouvelle occupation au sein de l'inquisition, ce qui le prive pratiquement de temps libre. Il ne viendra pas te déranger pendant un moment, à mon avis..."

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mar 18 Jan - 13:03

Je coule un regard pas en dessous – j'aime pas regarder les gens franchement – à Uriel. Il tousse comme un mourant. Je suis frappé par son attitude, j'ai toujours du mal à voir le Haut-Prêtre comme quelqu'un de fragile. Est ce qu'un coup de couteau est fragile ? Absolument pas. Mais à voir ce petit mec blond plié en deux par des douleurs pulmonaires, j'me demande comment j'ai pu me faire latter les couilles par un petit machin comme ça. Je le nique sans doute au bras de fer, voire je lui pète les os en éternuant, mais c'est jamais le sujet. Personne me défit jamais à ça. Putain de tapettes qui savent lire, ça laisse pas le temps de soulever des trucs hein ? J'aime bien faire des tractions sur des chambranle de porte ou des trucs comme ça, comme les hamsters qui courent dans des roues. En plus dans ma nouvelle maison – et dieu sait que je peux pas la blairer – y a plein de sculptures au dessus des portes, ça fait des bonnes prises pour des tractions. Mais sinon les pièces sont trop grandes, je préférait ma cellule de prête. Pour compenser ça, j'mets plein de draps sur mon lit pour faire un nid dedans. Comme les hamsters. En fait, je suis un hamster. Ça se voit pas trop, c'est tout.
Mais c'est pas tellement le sujet.

- La mélanine c'est ce qui colore la peau. Les blancs en font quand on les laisse au soleil, sinon ils deviennent tout rouge et ils couinent. Et moi j'en ai plein.

Et c'est trop bien. La mère de ma fille était noire aussi, j'aimais bien. Mais tu sais ce que c'est, un mec ça essaye toujours de tirer ce qui ressemble à maman.
Enfin j'me souviens plus où j'ai appris ce qu'était de la mélanine, c'est un truc médical récent. Où j'ai appris le mot ? Surtout que pour le reste de ce qui concerne le corps humain, je sais vaguement qu'il y a des trucs mous et rouge et pas mous et rouge aussi, et puis c'est tout. Peut être que coucher avec un médecin, ça m'a contaminé la tête. Enfin je soigne pas les gens, c'est plutôt l'inverse qui m'intéresse.

Enfin j'allume une cigarette et je me prends dans les bras, malgré la douleur dans les côtes. La position est rassurante, j'aime bien me contenir la poitrine. Ça m'aide à réfléchir, je panique moins. Parce que c'est au Haut-Prêtre que je parle, l'incarnation sur terre des coups de couteau. Y a de quoi se faire dessus. Et en plus il me reproche de pas avoir coupé Emile en morceau, c'est terrible ça.
Tu sais comme on a l'air à essayer de fumer sa clope en se tenant dans les bras ? Je tourne la tête vers la gauche pour fumer sur mon épaule comme un abruti. Le grand scientifique Zélig a encore des efforts à faire du coté de la tête, parce que ça va pas fort là haut.

- Oui mais... j'ai perdu pied. Puis c'est pas ma faute à moi si il est moche et con.

Et bah voilà, le combat la fatigue l'engueulade, et Zélig est dans les fraises. On comprend plus ce qu'il dit, pauvre garçon. Un bel effort, mais c'est tout ruiné. C'est pour ça qu'il célèbre pas de trucs, qui voudrait d'un office religieux avec un gros barjot ?
Putain, j'me suis encore perdu en route. Y a de la lumière, mais personne à l'étage. Enfin si y a quelqu'un, mais il sait plus quoi dire de cohérent pour poursuivre la conversation. De toute façon, il a jamais su comment on était censé converser avec un Haut-Prêtre, c'est beaucoup trop stressant. Dans le doute je préfère plus rien dire, au lieu de m'enfoncer comme un gros crétin.
Enfin là, de toute évidence, je suis pas en position de force. Uriel va me couper un bout ? Je fixe le plafond, j'ose plus le regarder.
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Lun 24 Jan - 23:50

En effet, la santé du Haut Prêtre pouvait bien laisser à désirer, mais il ne défiait pas les gens sur des terrains, où il allait perdre. A savoir au contact. S'il se retrouvait physiquement proche d'un ennemi, c'était qu'il avait un couteau, planté dans le dos de celui-ci. Ou qu'il allait lui faire l'amour, jusqu'à l'épuiser. Mais effectivement, il ne fallait pas trop compter sur un bras de fer. Ni avec Zélig, ni avec personne d'autre. Une femme agonisante pourrait faire preuve de plus de force que lui.

Uriel écouta son subalterne et "chercheur" en matière de magie du sang lui parler de cette fameuse mélanine. Très intéressant. Un terme sans doute fraichement inventé par la science. Ou peut-être que non ? Après tout, cela faisait bien un demi-siècle que ces hérétiques profanaient les créations de l'Ombre avec leurs seringues et scalpels. Comme il ne s'intéressait qu'à la réduction de leur nombre et non à leurs trouvailles, le Régent avait une bonne excuse pour être inculte dans le domaine. En fait, pour lui, son fanatisme justifiait tout. Du début jusqu'à la fin. Quelque part, il se rendait compte que pour Zélig ce n'était pas tout à fait la même chose. Il avait un don, sa magie était intuitive, un vrai béni de l'Ombre. Il n'avait besoin ni du dogme, ni des grandes idées. Un toit, de la nourriture et quelqu'un qui puisse régler ses problèmes de vie quotidienne, voilà tout ce qu'il lui fallait. Et l'Église l'offrait, en échange de ses services, avec joie en plus. Par Église, entendez Uriel D'Arken, Haut Prêtre traitant toute cette organisation comme son bien privé.


"Je vois..."

Il n'y avait pas de quoi s'éterniser sur la question. L'ignorance d'Uriel était évidente et il n'avait pas besoin d'en parler. Cela dit, ça lui avait permit de comprendre pourquoi Émile aimerait en prendre à Zélig. C'était une sorte de... plaisanterie, en fait. A la façon Faoiltiarna, certes, mais quand même.

Puis vinrent encore d'autres paroles de cet homme, grand et fort, qui avait l'air d'une peluche grotesque (comme Ezhekiel les aimait) plutôt que d'un digne ecclésiastique, serviteur de l'Énergie Originelle... Gentil, grand, brun, maladroit, désorienté, assez... velu. Vraiment, quelqu'un d'autre se serait sans doute attendrit. Mais Uriel D'Arken n'était pas devenu Haut Prêtre parce qu'il était tendre. On accordait pas de récompenses pour cela, passé l'âge de dix ans, parfois même plus tôt. Son poste n'était pas le premier prix du concours de câlins consolateurs non plus. Même si cette description d'Émile Paole le faisait sourire, il ne pouvait se permettre de telles attitudes dans les rangs de ses prêtres. Bon, Zélig était un hors-catégorie, sortant de tous les rangs possibles. Mais quand même.


"Ressaisis-Toi. Tu représentes l'Ombre sur cette terre, alors un peu plus de dignité. Je ne veux pas savoir s'il croit ou non. Mais s'il agit contre l'Église, il doit être puni ! Comme tout le monde."

La façon dont la dernière phrase de ce petit discours a été prononcée était du même registre que "on va tous les tuer, l'Ombre reconnaitra les siens !" Uriel D'Arken était un fanatique, à ne pas en douter.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Jeu 10 Fév - 15:08

C'est bien pour certains trucs l'Eglise, je suis content d'en faire parti parfois. Pour la comprenette par exemple, les Ecritures ça reste très accessible. C'est carré, impossible de se tromper. Niveau réflexion, y a pas à chercher, tout est écrit. Les philosophes qui vont chercher midi à quatorze heure sont vraiment trop cons. Enfin Uriel, il est bien pour ça, tout est carré, tout est merveilleusement simple et tout est général, s'applique à tous et en tout temps, partout. Sérieux, sans l'Eglise ça ferait longtemps que je courrais dans la rue à poil en hurlant « les lapins me grignotent la tête ! » comme n'importe quel pégu un peu faible des cheveux. On en croise tant !

- T'as raison.

Mais bon, je crois que le fait de suivre un dogme est incompatible avec la notion de « dignité ». Quand on se possède pas soi même, je vois pas comment on pourrait avancer dans la vie dignement. Les prêtres ou les inquisiteurs qui jouent au cake en se baladant avec l'air méchant et la poitrine bombée ne sont que des acteurs, si demain le Haut-Prêtre leur disait de marcher à quatre pattes une plume dans le derche, crois bien qu'ils iraient tous chercher des paons comme des crétins. Moi le premier.
Du coup je ne relâche pas ma poitrine, peut être devrais je investir dans une machine pour la serrer à ma place, et la faire exploser. Mais les machines, c'est pour les hérétiques bouh sale caca, c'est Uriel qui l'a dit, à un moment je sais plus. Ou quelqu'un d'autre. Enfin c'est sale bouh caca, je sais pas pourquoi. Je continue de fixer le plafond mais je fronce les sourcils. Est ce que c'est sale bouh caca de coucher avec un scientifique ? Les Ecritures ne le précise pas, mais peut être qu'on échange autre chose que des fluides pendant l'acte, peut être qu'elle m'a contaminé la tête, peut être que je vais devoir me couper la queue pour arrêter l'infection. Mais j'ai jamais entendu de consigne dans ce sens, du style « coupez vous la bite après usage », alors peut être que c'est pas important. Si ça l'était, on aurait eu une engueulade sur le sujet et voilà tout. Mais l'Ombre ne s'intéresse pas beaucoup à ce qui se passe dans ton slip, elle s'intéresse à des sujets plus grave, comme tuer ceux qui ne l'aiment pas. Ou qui lui sont indifférents. Et puis le reste aussi, il n'y a pas de sacrifices vains quand il s'agit de l'Ombre. En fait, ce qui est terrible avec elle, c'est que j'ai toujours peur de faire une connerie et de pas penser comme il faut. Ai je déjà fait preuve d'indulgence envers un scientifique ou autre saloperie du même style ? Forcément. Fait preuve d'orgueil à son propos ? Sans doute. J'ai toujours peur qu'un mec me fouille la tête et trouve des trucs hétérodoxes. C'est pour ça qu'Uriel est Haut-Prêtre, lui il doute pas. Enfin cette histoire de dignité me chiffonne, mais j'ai peur que si je pose la question, je me retrouve à la cave comme un vulgaire novice qui aurait demandé si en manipulant les ombres, on a le droit à une pause pipi (réponse : non, comme ça tu le sauras). Tiens, d'ailleurs, si tu veux faire pleurer n'importe quel représentant de l'Eglise à chaudes larmes, demande lui de raconter son noviciat. Tu verras son fragile équilibre mental s'écrouler lamentablement et il va aller de descriptions scabreuses en descriptions scabreuses, pourvu qu'il soit rentré dans les ordres relativement vieux. Tu vois, sur moi ça marche pas parce que j'ai jamais rien connu d'autre. Et ça marche pas sur Uriel parce que... ben c'est le Haut-Prêtre quoi, il a la classe il sent bon et il est intelligent. Intouchable te dis je, sauf peut être quand il s'agit de l'héritier, mais je ne m'intéresse pas trop à ces choses, la politique, la diffusion de la foi, la Régence. C'est beaucoup trop compliqué, il y a plein de gens pour faire ça et je n'en fait pas parti. Ça m'évite de réfléchir à des trucs trop pragmatique, c'est Uriel qui fait ça, genre la Science tout ça. C'est la moindre des choses quand on possède les gens – dont moi – on s'assure de leur destin. C'est un peu pour ça que ça me fout les boules aussi, je peux me faire broyer par une machine gigantesque, qu'est ce qui m'assure que ça ne sera pas le cas ? Je n'ai pas de maitrise sur moi, voilà tout. Un prêtre, ça ne se possède pas.

- J'peux poser une question ? Comme je regarde le plafond, je ne vois ni oui, ni non, ni danse de la macarena ou quoi que ce soit d'autre.* La dignité et le fanatisme, c'est pas complètement antinomique ?

Uriel le saura, il est beau et intelligent, il résout tous les conflits idéologiques.

* Et si il la pose pas de toute façon, je peux pas relancer le rp et on a tous l'air bête.
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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Ven 11 Fév - 15:40

Oui, il avait raison. Il faisait partie des gens qui, de part leur statut, fonction, titre, naissance, fortune, pouvoir, taille ou beauté, trouvaient que certaines choses leur étaient dues. Si la parole d'un Empereur avait force de Loi, tout ce qu'il touchait se transformait assez rapidement en relique, en bon Haut Prêtre, Uriel prétendait avoir le monopole de la Vérité. Gardienne des connaissances, l'Église était une tradition, un pilier de l'Empire. Il n'était ni le premier ni le dernier sur terre à vouloir imposer sa vision (qui en fait était un héritage des visions précédentes, adapté aux conditions actuelles) au monde entier. Par les discours, mais aussi le feu, les armes et la magie, il y arrivait assez bien.

Pour ce qui était de l'appartenance... Oui, il considérait l'Église et tous ses fidèles comme sa propriété personnelle, son fief, son domaine rempli de serfs et d'esclaves qu'il pouvait commander à sa guise. Selon les lois les plus évidentes de cette organisation singulière, il allait pouvoir le faire, jusqu'au jour où quelqu'un de plus doué viendra lui réclamer sa placer et sera en mesure de la lui arracher. L'Ombre, ayant donné naissance à la Nature, privilégiait la sélection naturelle semblait-il. Ainsi, ses prêtres la respectaient également. Il était aussi probable que le Haut Prêtre disparaisse bien avant d'avoir un successeur digne de ce nom, emporté par sa santé ou une attaque terroriste. Les gens qui aimeraient bien le voir (ou au moins savoir) mort ne manquaient pas.

Mais, conformément à ce qu'il dit à Émile Paole, Uriel croyait en l'inégalité entre les êtres vivants, particulièrement les humains. Même lui qu'on pourrait croire au sommet, était juste le successeur de son maître et a été formé pour être ce qu'il était. Certes, son ambition et un certain talent le poussèrent dans cette voie mais s'il devait succéder à son père, en tant que marquis, deviendrait-il le régent psychopathe qu'on connait ? Ou resterait-il avec sa famille, se marierait avec quelqu'un de son rang (seulement intermédiaire, pour un noble) et lui ferait beaucoup d'enfants ? On ne le saura jamais. Cependant, il est certain que son entourage, surtout ses supérieurs d'antan, le conditionnèrent pour qu'il devienne un prêtre fidèle à sa foi et à son Église. Seuls les Walhgren étaient ne subissaient pas ce conditionnement. Certes, on devait bien les éduquer et le bon sens politique présidait à beaucoup de leurs mariages, mais il gardaient plus d'indépendance. Il n'y a jamais eu d'arriviste sur le trône. Seuls les vrais, purs et saints Empereurs.

Après un long moment de réflexion, Uriel regarda Zélig. Ah, ce bon Zélig. Une vraie perle rare. Combien d'enfants aussi talentueux, l'Église put-elle recueillir ? Moins qu'on ne l'aurait espéré. Derrière son apparence peu glorieuse se cachait un homme qui n'était pas prêt à discuter avec la hiérarchie, mais aussi un magicien d'une puissance peu commune. Sa question coûterait cher à un autre. Lui, il fallait lui expliquer. Ce qui impliquait qu'il fallait s'arrêter dans sa course de dévot malade et trouver les bons mots.


"La dignité est le sentiment des personnes fières de ce qu'elles accomplissent. Un prêtre sera digne s'il œuvre à la gloire de l'Ombre, de l'Église et de l'Empire, tout en ressentant cette fierté, cette satisfaction. La soumission à un certain nombre de lois n'avilit que s'y nous y sommes opposés. Ceux qui choisissent de suivre une voie et le font, ne peuvent être indignes ou humiliés, vu que je suppose que c'est cela qui te préoccupe."

Uriel avait toujours plus de respect pour les artistes ou artisans, passionnés par leur travail, que pour des ecclésiastiques à la foi pour le moins modérée. Assez satisfait de sa réponse, le Régent s'installa plus confortablement sur le tas de pierres, qui leur servait de siège.

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MessageSujet: Re: Tu vas dans le mur ! [PV Uriel]   Mar 8 Mar - 22:16

C'est exactement pour ça que Uriel est Haut-Prêtre et moi troufion, il explique super bien. Enfin le charisme c'est important pour ce genre de poste je suppose, et puis il faut aimer ça. Moi, j'aimerais pas ça, posséder les trucs, dire leur destinée tout ça. Dans le font, j'suis plutôt content d'être un genre de serf, même si j'ai quelque fois l'impression d'être attaché à l'avant d'une moissonneuse batteuse qui a ses règles, puis je suppose que cette histoire de dignité me concerne plutôt de loin. T'façon si on me demande d'être digne, je me mets à gueuler. Utiliser les mots que je sais pas ce que ça veut dire, c'est lâche et fourbe. J'savais même pas cette histoire de voie spirituelle qui s'impose d'elle même aux non-hérétiques, mais ça me paraît très logique. Enfin quand c'est Uriel qui l'explique ça le fait carrément dans mes oreilles. Je sais pas, c'est p'tète sa voix, ou juste un vieux gêne de gamin qui entre en résonance quand il raconte une histoire, mais ça me donne envie de ronronner. Uriel caresse très bien les cerveaux. Et on est toujours d'accord avec le gars qui tripote, à fortiori si il a ta bite entre les dents – oui, je suis fort en métaphore boiteuses.
Mais à la vérité, il m'a un peu embrouillé parce que j'ai pas compris « avilit » et du coup à réfléchir au sens, j'ai un peu zappé la fin, mais ça se tenait, j'en suis à peu près sûr. Et puis j'aime pas réfléchir longtemps à des trucs comme ça, d'une je suis à peu près sûr d'avoir tort à la fin, ce qui est jamais chouette, de deux j'oublie le début du truc au milieu et du coup j'ai l'impression de marcher sur des charbons ardents quand je parle, c'est-à-dire de pouvoir à tout instant me contredire parce que je suis embrouillé. Enfin heureusement que Uriel s'occupe de ça.

- Hum, ah bah oui. Ça se tient.

J'fais semblant d'avoir compris là. Je lance ma cigarette finie dans un coin et je fixe le plafond en fronçant les sourcils, pour que la suite du programme s'impose à moi naturellement, des fois qu'il y ait le script au plafond, je sais pas. Puis j'évite de regarder Uriel dans les yeux, j'ai peur qu'il lise dans ma tête après. Ou un truc du genre. Enfin c'est mieux de pas le froisser en le regardant d'un air effronté ou je sais pas quoi. Oui je sais c'est très con que j'me soucie de ça alors que je suis même pas assez bien branlé de la tête pour retenir comment on est censé dire «bonjour » en poli au Haut-Prêtre, mais c'était écrit dans les petites lignes du contrat que je fais de la merde. Joue pas le surpris s'teu plaît.

Puis bon, je râle, mais sans l'Eglise, je serais euh... nul part, mort je suppose. Quelle espérance de vie pour un bâtard un peu couillon et dont la mère se prostitue ? … hum... deux minutes je dirais. J'étais pas un gamin très éveillé, et y a des problèmes qui tapent sur le système et qui se règlent sur un coup de sang d'une façon expéditive. Ou alors je serais devenu une espèce de clochard, parce que pour ce que je m'en souviens, on s'occupait pas beaucoup de moi avant l'Eglise. Bah, qu'est ce que tu veux faire d'un gamin dans ce genre de situation aussi ? Tu peux pas le filer aux pécores, et tu peux pas l'élever en bourge non plus. Bah t'en fais rien, au final, manger dormir tout ça. Enfin j'avais sans doute des poux ou des trucs comme ça en arrivant ua monastère. Peu importe, tout est bien qui fini bien finalement, tu vois. Sauf le coup du noble comte tout ça, je m'en serais passé.

- Ah bah... j'vais aller à l'infirmerie du coup, maintenant, euh... Voilà. Merci au revoir.

Puis moi et mes côtes en miette on se casse. Quand les neurones veulent fermer boutique, c'est le plus judicieux à faire, sinon je vais encore dire n'importe quoi.
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