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 Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]

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MessageSujet: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Dim 26 Déc - 20:59

Les élévateurs... Une véritable merveille du génie humain. Une victoire des forces artificielles sur la gravité, la faiblesse des muscles, les escaliers et mêmes les grues. Des tonnes d'acier, des tonnes de charbon, de la vapeur à n'en plus finir et des plateformes gigantesques pour pallier au besoin primaire d'un Empire avant tout commercial : le transport des biens et des personnes. Occupant plusieurs collines et des kilomètres carrés de terre, la Capitale impériale et ses habitants devaient disposer des moyens efficaces pour faire circuler cette population et ce qu'elle avait à vendre, à acheter, à transformer... Oui, une vraie merveille.

Si quelqu'un n'avait aucun moyen de l'apprécier à sa juste valeur c'était bien Uriel D'Arken, le Haut Prêtre. Engendrée par un maître conservateur et étroit dans sa pensée, la mentalité du blond maître sorcier et seigneur temporaire d'Ishtar, empêchait notre homme de voir les choses telles qu'elles l'étaient. En regardant tout ce métal s'élever lentement vers les cieux et descendre dans des nuages de vapeur d'eau, le Régent ne voyait qu'un vulgaire outil. Cela pourrait bien être un marteau de deux centaines de mètres, ça lui ferait le même effet. Au mieux, il ressentait de la crainte devant la taille de ces engins. La plupart du temps, il passait indifférent, commandant à sa suite d'emprunter les escaliers et les ruelles sinueuses et pentues de la ville. S'il pouvait reconnaitre l'utilité d'un esclave (Objet, jamais d'un hybride), son ouverture d'esprit s'arrêtait à peu de choses prêt là. Un point c'est tout.

Mais la situation était particulière. La Science avait définitivement attiré le regard malveillant et glacé du petit blond. Le Sénat, emblème de l'unité et du pouvoir de l'Empire avait était démoli en grande partie. Et cela, sur les derniers mois de la Régence. Une période qui allait toucher à sa fin. Il allait peut-être devoir rendre le pouvoir au Prince Héritier, mais voulait lui rendre son Empire intact. Et, en ce moment, il était quelque peu incomplet... Une explosion. Verte, en plus... Il ne fallait pas avoir plus de cinq ans pour comprendre qui avait fourni les moyens techniques aux responsables. Il s'agissait à coup sûr d'un scientifique. Et pas un qui travaille dans le bâtiment... Non, il s'agissait des plus répugnants... Ceux qui jouent avec des forces qui les dépassent et saccagent l'œuvre de l'Ombre, la Création toute entière...

Bref, ce petit homme, vêtu de blanc, foulard bleu noué autour du cou, était là et attendait que cette machine infernale descende. Derrière lui, presque invisibles par cette grise journée au ciel couvert, deux hommes habillés de gris et de noir, dont les visages étaient couverts par des capuchons. Capable de voyager à la vitesse de l'éclair, si les ombres le permettaient, le petit être fragile et maladif bouillonnait. L'inquisition, à laquelle appartenaient bien entendu ses deux compagnons, avait des choses à rattraper. Toute incompétence allait être punie d'une mort horrible en ces jours difficiles pour l'Église. Pas vraiment impuissante, elle était juste désorientée. Il fallait l'avouer, personne ne s'attendait à une attaque aussi folle, aussi puissante.

Uriel avait un papier en main, une main de scribe avait rempli cette page de sa petite écriture. C'était une liste. La liste des personnes présentes au Sénat l'autre jour. Le nom d'Arisha Dragomirow y était souligné, en première position. Plusieurs autres l'étaient également. Certes peu, plus d'entre eux portaient la mention "blessé(e)". D'autres étaient encore ornés d'autres signes, qui pourraient être des débuts de pistes, des soupçons, des informations à vérifier. Les yeux de glace parcouraient ces lignes, alors que la machine, dégageant une chaleur conséquente, terminait sa montée, pour bientôt entamer la descente. Le Régent murmura, à l'attention de ses silencieux compagnons et serviteurs :


"Une seule sénatrice à déplorer... Paix à son âme... Et à celles des autres aussi... Même ceux qui ne soutenaient pas forcément l'Empire. Regardez : Decade... Ce garçon ne voulait rien à personne, non ? Nos ennemis sont aussi stupides qu'impitoyables..."

Le Haut Prêtre ne prêtait pas vraiment d'attention à ce et ceux qui l'entouraient. Il savait que les inquisiteurs savaient le faire à sa place.

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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Lun 27 Déc - 17:24

Bon, réfléchissons. J’suis encore jamais montée sur un des élévateurs de la grande cité. Faut un début à tout, parait-il. C’est plutôt sacrément impressionnant comme engin. Mais s’qui me mets mal à l’aise, c’est d’voir d’autres Objets s’activer à leur tâche comme si leur vie en dépendait. Rébellion, rébellion les amis ! Nan. L’utopie c’est mauvais pour les mœurs. On s’ra toujours esclaves, c’est écrit dans l’histoire.

J’me faufile discrètement parmi la foule, en attendant la plateforme. J’ai pas envie de me faire remarquer aujourd’hui. Le temps est sinistre, et l’soleil est pas d’humeur à sortir. Tant pis, mais ce temps me rend électrique et maussade. Mauvais mélange d’émotions, si vous voulez mon avis. Je porte encore la même chemise bleu marine, celle d’Ingell, un short beige, ainsi que sa casquette, posée sur mes cheveux lâchés. Ca m’aide à n’pas oublier pourquoi j’suis là. Avant de mourir, mon défunt maître m’a confié, en plus du nom, le probable lieu où résiderait le coupable de l’incident qui a secoué Ishtar dernièrement. Alors je suis venue en reconnaissance, une sorte d’inspection quoi. J’imagine que l’endroit en question doit pas être facile à trouver, quel intérêt si le gars ce fait débusquer en moins d’temps qu’il n’en faut pour le dire ? …

Ce qui revient à me poser la question : Comment suis-je censée trouver cet endroit cet enflure ? En plus, sur c’coup là, j’suis partie en éclaireur sans Aleksandr, quelle idiote. C’est pas seule que j’ferai des miracles. Et puis, admettons que je le trouve ce type, qu’est-ce que j’ferai ? J’le tabasserai bien sûr, mais après ? Rah, c’est pas l’moment de te prendre la tête pour des questions futiles, Sacha, alors que tu n’en es encore qu’au début ! Comme pour m’aider à m’sortir toutes ces idées de la cervelle, je secoue la tête impulsivement.

J’en profite pour jeter un œil autour de moi. J’suis vraiment d’une humeur de chien. J’leur en veux, à tous. Autant à ce fameux terroriste qu’à l’église, pour avoir rien vu v’nir. Pour moi, ils sont autant responsables de la mort d’Ingell.


« Ces saletés de religieux emmerdent le monde avec leur inquisition, et ils n’sont même pas foutus d’arrêter un pauv’ type avant qu’il détruise la moitié d’un bâtiment…Pfff. »

Je murmure dédaigneusement. Quelques coups d’coudes au niveau d’mon bras m’interpellent. Un homme à l’âge assez avancé me regarde, et tout en se penchant vers moi, me fais signe d’une main de m’avancer. Je penche ma tête à mon tour, suspicieuse. Qu’est-ce qu’il m’veut, celui-là ? Sa maigre main posée sur le côté de sa bouche, il me murmure :

« A votre place Mad’moiselle, j’éviterai de blasphémer sur l’inquisition au beau milieu de la foule. Surtout quand leurs sbires se trouvent ici même. »


D’un doigt, il pointe un petit groupe de personnes, à plusieurs mètres de nous.

« Voyez, ils sont difficiles à distinguer, mais moi j’ai l’œil. »

Il accompagne ses paroles d’un petit sourire narquois, digne du vieillard malicieux qu’il semble être. Je me redresse.

« Oh. Merci »


Curieuse, je laisse mon regard se perdre sur le petit groupe. Deux sont cachés sous des capuches sombres. Ca doit pas être gai tous les jours, avec eux. Tsss. Mais j’peux pas m’empêcher d’être fascinée par celui du milieu, dont le blanc immaculé qu’il porte le détache du reste de la foule. Cette silhouette aux cheveux blonds semble presque fantomatique. Ca m’mets mal à l’aise. Malgré tout, je décide de m’approcher, innocemment. J’suis maintenant plus très loin des hommes encapuchonnés, un peu moins de deux mètres j’pense, et j’m’arrête là. Certains appelleraient ca de la curiosité mal placée, mais j’m’en tape. Rien de bien intéressant jusque là, le fantôme blablate à propos des victimes de l’explosion, il donne des noms, et…

Decade ? Il vient de dire, Decade ? Ce type connait Ingell ?! Mais attends, c’est quoi s’bordel ? Ingell n’m’a jamais touché un mot à ce sujet ! Bon, d’un côté, sa vie privée n’est pas mon affaire, mais bon… Qui c’est, celui là ? Sur une impulsion, je me dirige vers le type en question. Ni une ni deux, mon élan est intercepté par les deux hommes-capuches. C’est tant bien qu’mal que j’parviens à attirer l’attention du fantôme, avec la plus grande courtoisie dont j’sais faire preuve.


« Hep, vous là ! Ouai, vous ! Comment vous connaissez Ingell ?!»


Hum.. j’vais avoir des ennuis ? Bah, on va pas tarder à l’savoir.

Hj/ Pardonne moi de la faible qualité, hein ! Dur de lancer l'truc :)
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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Lun 27 Déc - 17:55

Uriel est sorti de sa bulle par un appel qu'il ne croyait pas être destiné à sa noble et arrogante personne. Mais il y a un mouvement, une jeune fille se précipite vers lui, alors que ses gardes l'arrêtent. De toute évidence, elle connait Ingell et est surprise qu'il en soit de même pour le Haut Prêtre dont elle semble ignorer l'identité. Le petit blond sourit. La fille n'est pas vraiment "son genre", mais elle a un certain charme. Mignonne, vêtue comme un garçon... Et pas n'importe lequel. Tant le Sénat que l'Église et le Palais impérial eurent déjà de nombreuses visites du Messager. Le jeune Decade y fit son entrée plus d'une fois et Uriel le gardait en mémoire. C'étaient sans nul doute des vêtements similaires aux siens, sinon effectivement les siens. Une sœur ? Ou peut-être sa petite amie ? On savait peu de choses sur le garçon le mieux renseigné d'Ishtar et il faisait tout pour qu'il en soit ainsi. Ainsi donc toutes les possibilités restaient probables. Celle de l'esclave, cherchant à venger son maître, le prêtre ne l'imaginait même pas.

"Doucement, messieurs, ce n'est pas une façon de traiter une demoiselle..."

Restons polis. Elle peut détenir des informations utiles ou au moins ne pas vouloir du mal à ceux qui cherchent les coupables de la mort d'Ingell... La voix du Régent était douce et ne souffrait aucune désobéissance. Les inquisiteurs lâchèrent Sacha et reculèrent, se plaçant dans le dos de leur maître. Tous les gens autour faisaient très bien semblant de ne pas regarder, mais les quatre personnes étaient en fait au centre de l'attention générale. Aucune importance. Il suffisait d'employer le caractéristique murmure, propre à Uriel, pour discuter. Puis... Qui osera avouer qu'il a espionné le Haut Prêtre ? Personne... Même si tout le monde est curieux de savoir ce qui se dit, personne ne voudra risquer sa vie pour cela.

"Veuillez les excuser... Puis-je vous demander votre nom, mademoiselle ? Et pour répondre à votre question, je ne connait personne qui ignore qui était Ingell Decade, puisse son âme connaitre le repos à présent. C'était un garçon aimable et très apprécié pour son professionnalisme."

C'était la vérité. Ce n'était pas la faute d'Uriel si l'informateur était venu le suivre pour savoir ce qu'il faisait aux esclaves illégaux au Marché noir. Le hasard fit qu'il s'en servit pour son ultime expérience. Cela dit, il n'avait jamais voulu faire du mal à Ingell. Son interlocutrice savait-elle qui était le petit blond frêle en face d'elle ? Et ce qu'il avait fait à son maître ? Espérons qu'au moins à l'une de ces deux questions la réponse s'avérerait négative. Sinon, une escarmouche contre une esclave Objet allait être rude. Surtout à cette distance...

"Vous faites partie de sa famille ?"


Il valait mieux ne pas se présenter. Le Haut Prêtre, si puissant soit-il, savait qu'une parfaite inconnue pouvait détenir on en sait quel pouvoir ou quelles informations. Et il valait mieux éviter le scandale, surtout en public. Un scandale sans public n'en est pas un, me direz-vous et je vous donnerai raison. Comment allait-elle réagir ?

[Voilà... Ne sous-estime pas ton travail, Tu as très bien fait ça. Moi j'ai fait court... J'espère que Tu auras de quoi répondre^^]

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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Jeu 30 Déc - 18:37

Les deux hommes-capuches en travers de ma route sont sans aucun doute les inquisiteurs dont l’vieux parlait tout à l’heure. Mais alors, ce type qui semble connaître Ingell, c’est qui au juste ? Maintenant que j’le vois d’un peu plus près, son visage semble familier. Il sourit, réaction inattendue. En temps normal, quand j’fais preuve d’aussi peu de délicatesse, les gens m’insultent. Ses yeux me transpercent, tandis qu’il me dévisage de la tête au pied. J’suis tant sujet à réflexion ? En tout cas, d’aussi près, sa blancheur est d’autant plus surnaturelle. Ses yeux bleus lui donnent une étrange profondeur, et n’parlons pas de sa bouche… Ah, elle s’est ouverte ! Sa voix délicate m’fais presque un effet de surprise. Les deux hommes me lâchent, j’en profite pour leur tirer la langue dédaigneusement, avant de ram’ner mon attention sur le blond. Cette voix ! Bon sang, j’suis certaine de l’avoir déjà entendue, mais où ?

Sa voix est maintenant un murmure, et il m’regarde avec plus de profondeur. Brrrr, je frissonne. J’aimerai me faire toute p’tite et m’glisser dans la foule, pour plus avoir à supporter son regard bleu. Trop froid, comme couleur, bien qu’Ingell en portait. Bah, j’ai bien essayé d’le convaincre que le orange c’est plus chaleureux, mais rien à faire. Enfin, c’est pas l’sujet là. Apparemment, il n’connaissait Ingell que par le biais d’ses services. Hum… Ah bon ? Tant mieux alors. Au moins, ça fait une mention en moins sur la liste des choses que mon défunt maître me cachait. Et il m’en cachait des choses, ça, j’y mettrai ma main à couper. Enfin, façon d’parler, hein.

C’est toujours la même question qui r’vient, quand on rencontre quelqu’un pour la première fois. « Ton nom ? ». C’est tout à fait légitime comme question, mais c’est tout à fait ennuyeux ! Ca lui apporterai quoi d’savoir mon nom, d’abord ? J’ai pas l’intention d’rester là et d’entamer la discussion avec c’type ! Surtout qu’il n’a au final aucun lien avec Ingell qui soit susceptible d’m’intéresser. Et si j’répondais « Louise », ou « Alice » ? Tiens, c’est l’genre de prénoms qu’on porte quand on est d’la haute noblesse, ça. En tout cas, c’est comme ça qu’je le ressens.

Le meilleur moment, c’est quand il enchaîne en m’demandant si j’suis de la famille d’Ingell. J’lui exploserai presque de rire à la figure, tiens ! Mais il risque de pas comprendre. Broutilles. L’élévateur est en train d’achever sa descente, faut que j’en profite pour déguerpir. J’emmerde la courtoisie et toutes les bonnes manières, j’me casse si j’ai pas envie d’parler, c’est aussi simple que ca ! C’est pas un type tout blanc qui va m’faire perdre mon temps et mon culot, et ca vaut aussi pour les deux z’abrutis qui lui servent de gardesdu corps et…d’inquisiteurs. Finalement, je crois que j’vais rester. C’est pas deux p’tites questions qui vont m’faire perdre un temps monstre. J’regarde timidement dans la direction des trois hommes. Ouh la, mieux vaut éviter les ennuis. Les sbires de l’Eglise n’portent pas la bénédiction du peuple, et j’imagine qu’c’est pas juste parce qu’ils ont des capuches.

J’suis pas dans mon assiette. Peu importe, le plus vite s’ra l’mieux, après, j’me barre.


« S.. Sacha. C’est mon nom. »


Ouah. Bravo Sacha, tu as réussi à aligner deux mots. Mais l’plus dur reste à faire ma grande ! Le grand dilemme. « Qui suis-je pour Ingell ? ». P’tain ! J’ai pas spécialement envie d’révéler ma nature d’esclave ! Tant pis, j’vais inventer.


« Euh.. Oui. Enfin, non ! Jveux dire, non, j’suis pas de sa famille. On est… euh.. amis ! Oui, Ingell est un bon ami…d’enfance ! »

Je tente un faux sourire crispé. J’suis pas douée pour mentir, sauf quand c’est pour m’moquer des autres. Maintenant, j’espère que j’vais pourvoir m’éclipser sans encombres ! Mais quand même, ca tête me dit vraiment quelque chose, et n’parlons pas de sa voix ! J’me permets d’ouvrir la bouche de nouveau.


« Hum… on s’est déjà rencontrés quelque part ? »



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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Mar 4 Jan - 21:31

Sacha... Uriel ne laissa pas paraitre son ignorance et sa surprise, mais il échangea des regards lourds de sens avec ses deux subalternes. Il ne connaissait rien d'une telle personne dans l'entourage du garçon décédé, et pourtant connu. Il y avait mieux : ses inquisiteurs, ombres furtives et supposées omniscientes, ignoraient qui elle était aussi. Une preuve de plus du professionnalisme d'Ingell : il savait tout sur tout le monde, personne ne savait rien de lui. une règle d'or qui pourrait lui assurer un avenir prospère et tranquille, s'il ne s'était pas retrouvait au mauvais endroit au mauvais moment.

"Enchanté, mademoiselle Sacha."

Ignorant toujours ce qu'elle pourrait savoir, et quelque peu guidé par son éducation, il préférait se montrer poli. Il valait mieux ne pas chercher les noises au monde, chaque aide pouvait être précieuse dans cette histoire. Une amie d'enfance pourrait très bien détenir un secret ou des informations. Ou au moins savoir, où les trouver. Il ne fallait négliger aucune piste. Certes, le Haut Prêtre note son hésitation, mais elle peut tout simplement être sous le choque. Dans la vie, il fallait partir du principe que tout un chacun est supposé mentir, mais les autres possibilités ne devaient pas être négligées pour autant. Prudence. Il suffisait de ne fermer aucune porte. Au pire des cas, quelqu'un s'arrangerait pour qu'un fâcheux accident arrive à cette fille. Dans un avenir plus joyeux, elle viendrait simplement rejoindre les enquêteurs et contribuer au maintien de l'ordre en place... Ne fut-ce que par vengeance, sinon par conviction.

Dans un nuage de vapeur, l'élévateur se posa au sol, à quelques mètres d'eux. Le bruit couvrit les discussions et autres sons habituels dans la rue durant quelques instants. Les gens, y compris esclaves portant de lourdes marchandises, commencèrent à descendre et le brouhaha reprit de plus belle. Le Régent écouta la question de Sacha avec un petit sourire. Un couple rit brièvement, à côté d'eux, montrant discrètement la jeune esclave du doigt. Un seul coup (c'est le mot) d'œil bleu de glace les persuada que les escaliers sont bons pour la santé. Ils s'éloignèrent accélérant le pas. Le petit blond reporta son regard sur la demoiselle. Avec un sourire, qui pourrait bien passer pour chaleureux (ou ce qui était de plus approchant, réservé aux inconnus. La vraie chaleur, il la gardait pour Ezhekiel et pour ses amants), il répondit :


"J'ai oublié mes bonnes manières et je ne me suis pas présenté... Oui, il est possible que nous nous soyons déjà croisé, surtout si je puis vous compter parmi nos bon fidèles de l'Ombre... Je suis Uriel, marquis D'Arken."

Les nobles ont cette belle habitude de se présenter par leur titre, ça colle au nom et est porteur de beaucoup d'autres informations. Tout le monde savait qu'Uriel ne touchait pas à sa fortune familiale et n'exerçait pas de véritable autorité qu'un aristocrate se doit d'exercer sur son fief. Ses autres fonctions, celle du Haut Prêtre et de Régent impérial, lui prenaient tout son temps. La gestion d'un manoir et de quelques hectares de terres, il pouvait laisser ça à ses scribes. Son marquisat était une terre d'Église depuis quelques années déjà. Et cela allait le rester, pour toujours probablement.

Alors que la plateforme de l'ascenseur se vida, les gens commencèrent à la remplir à nouveau, prenant bien soin de contourner les quatre personnes plantées là, au milieu. Des hommes encapuchonnées, accompagnant un petit homme vêtu de blanc, c'était assez évident. Personne ne voudrait rater le prochain lever du soleil. Uriel décida de poursuivre la conversation, sur (dans ?) la machine. D'un geste, il invita la jeune fille de passer devant et prendre place. La suivant, il reprit la parole :


"Hum... Je suppose que la capture des responsables, de la tragédie du Sénat, vous tient à cœur ?"

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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Jeu 3 Fév - 16:05

La vapeur me donnerait presque des bouffées de chaleur. La foule commence lentement à descendre de la plateforme, ça se bouscule, ça chahute. Ishtar dans toute sa splendeur. Tous des idiots surexcités. Des rires brefs s’élèvent pas loin de nous. Un couple d’idiot, qui, la seconde suivante stoppe net toute forme d’hilarité. Ah, ils ont dû me remarquer. Vraiment, comme j’le disais, tous des idiots.

Mon attention se tourne de nouveau sur le blond. Je le regarde, attendant une réponse à ma question un peu…déplacée ? Je sais parler élégamment, courtoisement, et tout c’qui s’en rapproche, je pourrais même certainement me faire passer pour une fille de sang noble, si au moins ma garde robe s’y rapportait, mais… la vérité, c’est que je n’sais vraiment pas m’y prendre avec les gens. Et ça, c’est indéniable. Un sourire se dessine sur son visage, et enfin, il répond.

Vu ses fringues et son escorte personnelle, j’me doutais déjà que j’avais à faire à quelqu’un de haut placé. Oh, après, il peut être de ces gens louches vivant cachées dans un sous-sol moisi, gagnant leur vie en assassinant les nobles et profitant de l’occasion pour refaire leur garde robe. Ouai, et les gars autour de lui, c’est les membres de son organisation secrète, dont il est en réalité le chef.
Sauf qu’en fait, il est Marquis, donc ça n’sera pas nécessaire d’hypothéser (nouveau verbe) sur toutes les possibilités de sa réelle identité. Uriel.
Hum, Uriel. Je me gratte la tête en signe de réflexion. Celui de l’équinoxe d’été ? Mais oui bien sur, celui qui était sur l’estrade ! Le Régent ! Bouah, ça pue le pouvoir et le luxe, tout ça. Au fait, pourquoi j’ai commencé à lui parler, au juste ? Parce que, j’aimerai faire remarquer que, l’écart social entre lui et moi équivaut environ à l’espace compris entre la terre et le ciel. Il paraît que l’Eglise n’est pas très favorable à la condition des esclaves, a MA condition, entre autre. Et si jamais il apprend la vérité à mon sujet ? Mes yeux inspectent machinalement ses compagnons encapuchonnés, je ravale ma salive. N’y pensons pas, j’ai gardé le secret, et je vais très bientôt lui fausser compagnie.

D’un geste, le Marquis m’invite à prendre place sur la plateforme. Bien aimable initiative. Je comptais en profiter pour m’éclipser après un bref au revoir, mais sa petite question bien placée viens de changer mes plans. Je n’sais pas si c’était volontaire de sa part, ou simple coïncidence, mais voilà que je viens de m’faire avoir. Je rajuste la casquette de Ingell, toujours posée sur ma tête, et m’avance sur la plateforme, vers la droite, à un endroit un peu épargné par la foule, suivit du Régent et de ses sbires. Sans un mot à ces derniers, j’en profite pour inspecter les alentours, par des coups de tête penchée, à droite, à gauche. Ma petite recherche commence ici. Mes yeux s’attardent partout, sur les moindres détails. Bouton secret éventuel, porte dissimulée, mot de passe, n’importe quoi pourrait être là. D’après Ingell, le lieu des élévateurs serait l’endroit clé de cette affaire, rester attentif est donc primordial.
Alors que je cesse enfin de me tortiller dans tous les sens, mon regard s’attarde sur celui du Régent. Je n’parviens pas à retenir un petit sourire sournois, le regard figé d’autant plus sur celui de mon interlocuteur. Doucement, j’articule mes paroles à son attention :


« - Vous voulez dire que vous possédez des informations susceptibles de m’intéresser ? »



Méfiance, Sacha. Jouer avec un homme de l’Eglise est un jeu dangereux. Lui soutirer des informations est risqué. Mais j’ai pas l’choix, si je veux avancer dans mon enquête. Par contre, pourquoi quelqu’un d’aussi puissant m’apporterait-il son soutien ? Peu importe, j’en reste au plan, pour le moment.

« - Si c’est le cas, pourriez-vous m’en faire part ? Je saurais en faire bon usage, n’ayez crainte. »


J’accompagne cette dernière question d’un sourire de jeune fille candide.
Que sera sera.
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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Jeu 3 Fév - 16:49

Le Régent crut bien voir une sorte d'illumination sur le visage de la jeune fille. Sa présentation, entendue par quelques personnes et parcourant la foule comme une vraie onde de choc, leur garantit des places assez confortables, à l'écart des autres gens. Certaines décidèrent même de patienter jusqu'au prochain trajet. Certaines rumeurs courraient sur le personnage dirigeant l'Empire et toutes n'étaient pas glorieuses. "Macabres" seraient un mot plus exact. Les bains de sang, les disparitions, les tortures... A quoi bon s'en rapprocher, alors qu'on pouvait perdre une vingtaine de minutes à attendre ? Surtout qu'il semblait que le prêtre avait déjà trouvé une victime. Autant la lui laisser.

Enfin, lorsqu'ils montèrent, il la vit lancer des coups d'œil sur les côtés. Petit, il voyait assez bien son visage, même lorsqu'elle baissait la tête. Cherchait-elle une sortie de secours, alors que c'était un fait connu qu'il n'y en avait pas vraiment, tant que l'élévateur était en route ? Mis à part un saut périlleux dans un vide sans cesse grandissant... Il n'y avait que le Haut Prêtre et ses deux gardes. L'ecclésiastique vêtu de blanc ne quittait pas la demoiselle des yeux. Elle était jolie, certes, mais elle cachait quelque chose. Son lien avec Ingell ? Peut-être. Mais il y avait autre chose. Magicien, il sentait qu'elle avait une sorte de pouvoir. Difficile à déterminer et pourtant familier. Quelque chose qu'il connaissait de très près. Pour une raison inexplicable, elle amenait une seule pensée : le sexe. Et, encore une fois, pas à cause de ses formes tout juste agréables. Jeune et fraiche, sa compagnie pourrait être plaisante, mais pourquoi son esprit malade liait-il cette fille avec les joies charnelles ? Mystère.

Une nouvelle question. Cette fois, c'est elle qui en posait. Intéressant. La machinerie grinçait, crachait de la vapeur, se soulevait dans les airs, toujours plus haut. Profitant d'un instant de silence, et sans la quitter des yeux, Uriel répondit :


"Je vous retourne la question, mademoiselle..."

Oui, si quelqu'un devait fournir des informations à l'autre c'était elle. Pas l'inverse, ou pas tout de suite. Les réactions de la fille étaient fort probablement sincères, mais on ne pouvait pas prendre de risques, tant qu'elle n'avait pas vendu une partie de ses secrets. C'était peut-être bien une proche, voulant venger la mort de ce garçon exceptionnel, mais il y avait de bonnes raisons (d'État) à ne pas lui révéler le peu que l'inquisition ait pu rassembler pour le moment. Cela dit, il n'avait pas les moyens, ni le temps, de mener un véritable interrogatoire ici. Ainsi, s'approchant d'un pas de Sacha, Uriel lui murmura à l'oreille de quoi la convaincre (c'est ce qu'il espérait au moins).

"Je ne suis pas indifférent à la mort d'Ingell Decade, c'était un garçon que beaucoup de gens estimaient. De plus, les responsables de sa mort son des ennemis de l'Empire... Aidez-moi et vous aurez le droit de participer à la mise en œuvre de la Justice..."

Uriel D'Arken avait sa vision de la Justice. Elle comportait une grande dose d'hémoglobine et de hurlements de terreur. Étroitement liées, ces deux notions semblaient garantir la mise ors d'état de nuire de tout criminel important. La Justice se devait de guérir, certes, mais aussi de prévenir. Ainsi, tout terroriste vivant, à la fin des combats, se retrouverait soumis à un tas d'expériences de cette science qu'était le Sadisme de l'Inquisition. Avec un peu de chance, il participerait à une formation de novices. Tout le monde savait que les jeunes maladroits mettaient bien souvent trop vite fin aux souffrances de leurs victimes. Les plus malheureux finiraient entre les mains blanches des hommes aussi experts et fous qu'Émile Paole et le Haut Prêtre lui-même...

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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Jeu 3 Fév - 19:48

Tentative vaine. Le Régent n’a pas l’air d’vouloir cracher des informations pour l’moment, et c’est bien dommage. Il m’a bien eue, en tout cas. Son regard ne m’lâche plus, comme si mes secrets bien gardés pouvaient se lire dans mes yeux. Dans un souffle, il m’fait comprendre que c’est à moi de lui faire vent de s’que je sais. M’aurait-il démasqué ? J’sais pas, et ça me rend nerveuse. Je me pince la lèvre, mauvais réflexe, et j’enfonce un peu plus la casquette sur mes cheveux, tête légèrement baissée, sans lâcher pour autant le regard du Régent : je suis déjà assez suspicieuse comme ça, apparemment.

Je vais devoir changer d’plan. Encore faut-il qu’il y’en ai eu un à la base. Ma rencontre avec d’Arken était pas prévu, j’dois l’dire. Au pire, j’aurai qu’à sauter des élévateurs, et me débrouiller pour m’accrocher quelque part en chemin. Non, peu importe ma génialissime condition physique, mon corps tiendra jamais l’choc. Et puis, je veux pas repartir bredouille aujourd’hui. Je n’dérobe pas au regard du blond. Je finirai bien par le faire parler avant de me faire désintégrer par ses sbires gris. Ou pas. Qui vivra verra.

Un pas, le Régent est maintenant tout près, il s’baisse à peine et m’murmure à l’oreille. Son souffle est froid comme la brise, un frisson me parcourt. Il dégage une aura glaciale, difficile de s’y accommoder. De sa bouche, il prononce le nom que je chéris tant : Ingell. Ma gorge se noue, je fronce les sourcils. Serait-ce du chantage ? Une sorte de deal ? Jusqu’à maintenant, j’pense avoir sous-estimé les informations confidentielles qu’Ingell m’a confié avant d’rendre son dernier souffle. Les responsables de sa mort sont les ennemis de l’Empire, avant même d’être mes ennemis ? Qu’en est-il alors ? Qu’est-ce que j’dois faire au juste ? Cette histoire vas bien plus loin qu’une vengeance personnelle. Une guerre s’est déclarée au sein même d’la capitale. Qu’aurait fait Ingell, dans un moment pareil ?

Et tandis que j’m’égare dans mes pensées, j’ôte la casquette de ma tête, pour en caresser tendrement le tissu. Qu’ils aillent au diable ! Tous ! Les terroristes, l’Eglise, tous, absolument tous ! Et puis ce Uriel, qui m’dit qu’une fois que j’lui aurai donné ce qu’il recherche, il n’se débarrassera pas d'moi ? Et quand bien même il fait preuve de délicatesse et d’courtoisie, je déteste qu’on m’coupe l’herbe sous l’pied. Je remet la casquette sur ma tête. La brise fait valser mes cheveux, et d’un geste de la main je les remets en place. Mes yeux se perdent dans l’immensité bleutée de ceux du Régent. Je retiens ma respiration, et fais un pas en arrière, une expression cynique arborant mon visage.


« - La mise en œuvre de la justice ? Que c’est intéressant ! Comment pourrais-je vous aider ? En vous révélant deux ou trois informations de taille ? J’suis plutôt radine, vous savez. »

J’esquisse un sourire. Ma respiration est un peu plus tendue qu’à l’accoutumée. J’suis en train de faire une bourde ? Non, j’ai fais une bourde. J’aurais dû m’taire à propos du fait que j’détiens des infos importantes. J’dois pas angoisser, sinon je vais perdre de l’assurance. J’attrape d’une main la visière de ma casquette, sans perdre le regard du blond.


« - On peut faire comme ça, vous n’pensez pas ? Vous me dîtes ce que vous savez, et j’en ferai de même. Vous êtes en majorité, j’ai bien l’droit à ça, non ? »


Pourvu que l’élévateur s’arrête bientôt.
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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Lun 7 Fév - 20:27

Donc Léonard m'avait invité à dormir, ce que j'ai fait. C'était un putain de délice, de dormir dans un lit et tout. J'l'ai fait trop longtemps ! J'veux dire, quand t'es à la rue, c'est une grosse corvée où il faut être aux aguets et tout, là c'est passé comme dans du beurre, j'me suis levé le lendemain ,j'étais frais, j'avais faim mais pas excessivement, le pied total.

J'me suis jeté sur la bouffe en me levant, sans me douter qu'aujourd'hui, j'allais faire la pire connerie du monde – enfin encore une, plutôt. En effet, je ne doutais pas une seconde que ces braves gens auraient assez vu ma tête, et qu'ils en avaient fini avec la bombe maintenant. Il fallait que je me rende utile pour continuer à manger à l'œil et à dormir dans un lit, mais comment... ? J'aurais sucé n'importe qui si ça avait pu aider. En attendant l'inspiration, je suis allé me laver. Encore personne de levé, j'avais le temps de réfléchir. Je lorgnais la bombe... si je la fais sauter avec stratégie, peut être qu'ils voudront bien me garder, comme un chien qui rapporte des pantoufles. Personne se débarrasse d'un chien qui sait rapporter des pantoufles.

J'ai volé une caisse dans la cave après l'avoir vidé de ses ustensiles, et j'ai mis la bombe dedans. C'est un putain de truc lourd, je l'ai trainé avec moi. L'idée ? Faire sauter Uriel d'Arken. Ça me semblait une bonne idée, mais le tout, c'était de le trouver. Il sort souvent dehors, ce con. Fouiller me prend un temps considérable, surtout avec cette saloperie de caisse que je traine. J'ai foutu une couverture sale dessus, mais ça change rien au poids. Ça cache que j'me balade avec une bombe, au moins.
Enfin en lisant sur les lèvres, j'ai vu que Uriel allait prendre les élévateurs. Bah ça valait bien la peine de me geler les miches pendant trente plombes, surtout que j'ai rien contre les élévateurs, c'est des trucs de scientifiques, j'suis censé bien aimer les trucs qui allègent le poids de l'opression sur le peuple bla bla bla... mais dans le fond je m'en cogne, j'ai rien de mieux à foutre, il faut que j'attente, que je me fasse une réputation de malade mental ! A coté, Emile, ça sera un gentil chaton duveteux. Et, accessoirement, l'Empire sombrera dans le chaos le plus total sans son cher leader... enfin le Régent est remplaçable, mais comme c'est un bel enculé, il mérite que je lui fasse cette fleur d'abréger sa vie.

Je me présente aux élévateurs, qui font une taille considérable, c'est effrayant cette technologie, ça fait presque magie, mais magie qui fait pas mal. Je ne vais pas avec les passagers, ça serait trop grillé, le clodo à peine propre avec sa caisse, je vais avec les esclaves en dessous. Bah oui, faut bien faire monter le bordel. Ça marche au charbon, et le charbon, faut bien que quelqu'un le mette pendant la montée. Je me faufile avec les gros costauds dont c'est le rôle, comme les élévateurs c'est régulier et que, au bout d'un moment, tout le monde s'en fout, j'arrive à me faufiler. Je pose ma caisse dans un coin et je me mets torse-nu pour faire comme les autres. J'vais attendre d'être à la moitié de l'ascension, en attendant je fais semblant d'être occupé au milieu des Objet costauds qui foutent du charbon avec un air bovin – la trépanation doit être une condition nécessaire pour bosser dans l'élévation. Bon évidemment je fais tâche au milieu des body buildé, du coup j'essaye de pas trop la ramener.

Je m'occupe de la bombe plutôt, au bout d'un moment. Je procède à des manipulations compliquées. Je vois les pieds des gens en haut, les passagers. Ils mourront aussi. J'allume la mèche, et je me casse.
... dans le vide ?
Je décide d'escalader les poutrelles métalliques, peut être que je crèverai pas ! Hélas, un contremaître croit que je suis un Objet – je voulais passer pour ça de base – et me retient, me demande ce que je fais là avec un masque ridicule sur la tête (je l'ai remis pendant le trajet), me demande de retourner bosser. Je vais claquer ! J'ai juste la présence d'esprit de me cacher derrière le gars quand ça pète, et puis le monde flambe, je brûle avec lui. Ou mes fringues du moins, mon futal était pas prévu pour les brûlures, c'est fragile ces trucs là. Et puis je vole en l'air, mais c'est pas grave parce que le plafond a fondu, à cause du souffle de l'explosion. Puis le gaz, mortel, qui envahit tout. Peut être que je me réveillerai au milieu de cadavres.
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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Lun 7 Fév - 21:31

Uriel entendit ce qu'il voulait dans un premier temps : elle savait effectivement quelque chose. Il serait en effet surprenant qu'Ingell Decade quitte ce monde, sans avoir légué quelque chose... Une information. C'était le plus grand trésor de ce garçon. Converti en titre, son bagage de connaissances le placerait sans doute quelque part aux alentours du Duc ou du Prince. Si cette fille savait quelque chose, il fallait qu'elle le dise. Et tout de suite. Enfin, vite. Pas question de la laisser partir ou quelque chose comme ça. Mais, loin de ses appareils de torture et dans un lieu public, le Haut Prêtre avait du mal à parler aux gens tels qu'elle. Elle n'était pas une noble, son raisonnement était différent du sien. Et manifestement, elle était prête à lui tenir tête, contre tout bon sens. Toutes les personnes autour faisaient d'intenses efforts pour paraitre désintéressés, mais en réalités on les épiait avec curiosité.

"Je ne suis pas là pour marchander... Je mène une enquête sérieuse, au nom de l'Empireeeeeeeeuh..."

Non, ce ne fut pas glorieux du tout. Mais le sol, épais et métallique, se déroba sous ses pieds et ce, dans un fracas inimaginable. Assourdi et désorienté, Uriel se sentit tomber. Ce fut bref, une main puissante l'attrapa. Un de ses gardes, s'accrocha à la structure et empoigna son supérieur, lui évitant une mort horrible dans le brasier, à quelques dizaines de mètres plus bas. Hélas, cela ne dura pas. Juste le temps que le petit homme en blanc ne se ressaisisse, un débris vint broyer les doigts de l'inquisiteur s'accrochant à la poutre... Et à la vie. Il vint disparaitre dans le nuage vert qui commença à se répandre lentement, alors qu'Uriel mobilisait ses forces magiques à l'aveuglette et s'accrochait de nouveau à son tour à une barre d'acier, grâce à une tentacule noire.

C'est là, suspendu au milieu des flammes, de métal tordu, des corps et de cris de douleur ou de terreur, que le Régent se dit qu'un inquisiteur volant ne serait pas de trop. Franchement, même pour son image. La rumeur serait parfaite "Le Haut Prêtre sauvé par un émissaire de l'Ombre". Mais rien de tel. C'était une épreuve d'endurance que de créer un inquisiteur pareil et il n'était pas question de le faire, sans sujet vivant et sans toucher le sol ferme. Plus jamais il ne monterait sur l'une de ces machines hérétiques et il l'interdirait à tous ses subalternes. Si toute fois, il s'en sort vivant. Et ce n'était pas gagné. De là, où il était il ne voyait pas la fille, mais au moins il avait une vue imprenable sur le centre du carnage. Et quelque chose bougeait là-bas. Un nouveau rayon d'ombre alla rejoindre une plate-forme calcinée, mais solidement fixée (nul ne sait pas quel miracle), située surtout au-dessus du brouillard verdâtre. Il alla s'y nicher, voyageant sur ledit rayon De là, il pouvait regarder ce qui se passait autour. Et éventuellement secourir cette Sacha... Pas qu'il y tienne personnellement, ou qu'il ait un semblant de dette envers Ingell qu'il avait pourtant utilisé pour ses expériences. Non, ce qui lui importait c'était le savoir qu'elle pouvait détenir.


"Ainsi... aucune cruauté ne sera trop grande pour les traitres... et les hérétiques. La violence réprimera les révoltes... et écartera... tout ennemi de l'Empire..."

Reprenant sa respiration, Uriel D'Arken, le Régent impérial, récita cet extrait du dix-septième Verset des Écritures. Ca avait le don de le calmer. Autour, des gens suffoquaient, à défaut de mourir brûlés ou écrasés. Certains se hissèrent au-dessus du nuage de gaz, comme lui, mais la plupart mourrait dans d'atroces souffrances apparemment. Il eut une pensée bienveillante à leur égard et leur souhaita de vite trouver le repos auprès de l'Ombre. Ensuite, il chercha des semblants de coupables de ses yeux bleus de fanatique. Après tout, impossible qu'ils ne soient pas là à se réjouir de leur affreuse action...

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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Mar 8 Fév - 21:52

J'avais certes demandé à c'que la plateforme s'arrête rapidement, histoire que je puisse déguerpir vite fait. Mais j'dois dire que la réponse à mon vœu est un peu excessive, pour le coup. En l'espace d'une seconde, le sol nous a fait faux bond. Il a disparu, en bref, dans un fracas épouvantable, et les cris s'sont joints à la chute magistrale qui a suivi l'explosion.

L'atterrissage est violent, j'grince des dents tandis que mon front percute le sol. Heureusement, par réflexe, mes mains bien placées devant l'visage évitent la catastrophe. Enfin, c'plutôt ironique à dire, vu la situation. Bordel, j'ai rien compris ! Plusieurs minutes passent avant qu'j'ouvre les yeux, et lorsque j'me redresse enfin, la vision est apocalyptique. C'est une espèce de blague ? Ou alors, le vert poursuit le peuple d'Ishtar comme une sangsue s'accroche à la peau ? Mais qu'est-ce qui s'passe au juste ? J'étais v'nu là simplement dans l'idée de trouver quelques indices, pas pour m'retrouver sur les fesses en plein cœur d'une forêt d'cadavres en combustion, de gens qui hurlent et d'gaz toxique. Le cauchemar qu'j'ai vécu refait surface une deuxième fois, pour le meilleur et pour le pire, bien que j'ai du mal à identifier où s'trouve le meilleur.

Les gens suffoquent, pleurent et ont toutes sortes d'réaction qui apparaîtraient normales à la plupart d'entre vous, tandis que j'les observe, la tête dans l'siphon, en m'demandant pourquoi, au juste, pourquoi j'ai pas claqué sur le coup. Cette espèce de nostalgie confuse dans ma tête, m'dit que j'aurai pu rejoindre Ingell de cette façon : en crevant dans les mêmes circonstances. Et en même temps que ces pensées morbides font leur passage dans mon esprit, machinalement, je porte la main à ma tête. La casquette, disparue ! Elle a du tomber sous l'choc de l'explosion !

Péniblement, j'me remet sur mes jambes, et je commence enfin à comprendre. Je vais mourir, pour de bon, asphyxiée par le gaz et la fumée de l'incendie, si j'dégage pas de là au plus vite. Mais, j'peux pas partir sans la casquette, c'est la chose la plus importante que j'possède d'Ingell ! Aussi immoral qu'cela puisse paraître, j'entame ma recherche, tout en envisageant très fortement l'option : grimper en hauteur, mais ca s'ra pour plus tard. J'vous vois v'nir : comment retrouver une casquette au beau milieu de c'qui ressemble à un champ de bataille ? Et bien, on verra.

A l'heure actuelle, difficile de progresser sans piétiner les corps qui jalonnent le sol. J'peux pas m'empêcher de lâcher quelques "Désolée" lorsque j'sens des doigts, ou des pieds s'écraser sous mes semelles. Pourtant, j'commence à tousser beaucoup trop pour sentir les hauts l'coeur déclenchés par l'odeur des corps en combustion. A chaque inspiration, mes jambes deviennent plus lourdes, et ma tête aussi. J'amène ma main sur mon visage, pour essuyer la sueur. Soit, j'transpire de l'hémoglobine, soit, mon arcade droite est joliment abimée. Aucune importante, même si mon sang n'cicatrise pas, il faudrait certainement plusieurs jours avant qu'cette blessure devienne dangereuse.

Je trébuche, poussant au passage un p'tit cri qui n'intimiderai même pas une souris. J'esquisse un sourire nerveux. J'l'ai enfin trouvée, ma casquette. Elle se trouve entre deux mains ridées, qui s'y agrippent fermement. Un coup d'oeil un peu plus haut, et mon sourire se fait amer : le vieux malicieux d'un peu plus tôt. J'empoigne la casquette et la remet sur ma tête, puis d'un geste de la main, je ferme les paupières du récent défunt, pris en traître par la mort qu'il n'a même pas eu l'temps de fermer les yeux.

Paix à son âme. Et à la mienne, par la même occasion, parce que j'aurai du m'barrer tout d'suite pour sauver mes poumons, et ma vie tant qu'j'y suis.
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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Mar 8 Fév - 22:32

Dans la théorie, j'arrivais à m'éloigner avant que tout saute, de façon à pas me faire désintégrer. Bonne nouvelle, je ne suis toujours pas mort ! Je me réveille relativement indemne en fait, si on compte pas le fait que mon pantalon a cramé, et que j'ai une bonne partie de moi noircie. Je suis pas gravement brûlé, sinon j'aurais plus mal que ça quand même, mais on est à un bon niveau de douleur là, mais que du coté droit.
Mais j'vais me tirer.

Là, une petite explication s'impose : l'élévateur monte pas dans le vite par le pouvoir de mon cul, il suit des rails suspendus dans le vide ! Et je vais grimper sur ces rails pour me tirer ! Je suis malin hein ? Ouais, je suis le mec cul nu et cramé le plus malin de l'histoire, totalement. Félicitons nous déjà que je n'ai que des bleus – sous le noir – comme ça mon plan passe du stade « résolument impossible » à « peut être une chance minuscule de réussir ». Je regarde en l'air – parce que je suis toujours allongé par terre là – et je vois le Régent en train de euh... être en l'air, désolé, mon masque à gaz me gêne pour voir dans ce genre d'angle. Bon, la chance que je sorte de cette carcasse noircie vivant a nettement diminué, parce qu'il a pas l'air très décédé, mais au moins il va plus dormir tranquille. Ouais ! Je serais mort pour obliger le Régent à prendre une camomille avant d'aller au pieu ! ...tu la sens ma grosse ironie là ?

Je rampe vers le bord de la carcasse noircie de l'élévateur. En plus, ce machin risque de se casser totalement la gueule, on serait bien tous dans le pâté. Enfin moi et les deux trois connards toujours pas morts d'asphyxie. Je dois dire que ce coté là, je suis totalement satisfait. Mis à part que ça sent un peu la bête morte, mon masque reste très efficace pour la filtration. Je regarde un gigot articulé bouger faiblement près de moi, je suis drôlement content de pas être à sa place. Pas cool la vie sans peau. Ou sans poumon, comme ce gars sans fringues – il est passé à la broche aussi – en train de vomir du sang. Je continue de ramper avec frénésie vers les trucs qui soutiennent l'élévateur, pour grimper dessus en essayant de pas trop la ramener.

Y avait un truc que j'avais pas calculé, ce bordel, ça reste quand même un putain de poutre dans le vide, et je suis dessus. Je pensais pas avoir spécialement le vertige, mais là je dois dire qu'être à califourchon cul nu sur une poutre au milieu des vents, ça mettrait à mal les plus grands courage. Moi qui pensait courir là dessus comme une gymnaste prépubère sur une poutre... je m'allonge plutôt sur ce putain de métal froid, et le ventre collé à l'acier, je rampe avec la dignité d'un chien qui se nettoierait la merde en se frottant le cul par terre. Le sol, il est quand même drôlement loin. Je décide de monter, pare que jouer au toboggan sur la poutre là... j'le sens pas. Je t'ai dit que j'étais dans le vide là ?

Donc, j'agrippe les bords avec mes petites mains, et j'avance à la force des bras en rampant sur le ventre. J'ai mal au flanc droit parce que quand même, j'ai mangé cher niveau brûlure, et ce qui restait de mon futal part avec ma peau, il me reste que le masque à gaz et des cheveux pas trop couvert de suie, des cendres des défunts et autres truc qui ont volé au gré de l'explosion. Putain, je m'étais lavé ce matin ! Oh putain, j'espère que la poutre va pas lâcher... c'est moi où elle bouge ? J'essaye de ramper avec plus de frénésie encore. Non mais je suis sûr que le bordel va lâcher là ! Ou alors c'est ce putain de vent qu'essaye de me décrocher ? Puis Uriel, il a fini par dégringoler dans le vide et mourir ? Ou étouffer ? Ça serait bien, un soucis en moins.
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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Mer 9 Fév - 19:37

Non, D'Arken n'était pas mort. Pas encore. Il était persuadé que son style de vie lui coûterait son existence terrestre et qu'il devra régler la note prématurément. Mais en attendant, il restait en hauteur, n'ayant pour tout désagrément une faible visibilité et l'odeur des chairs brûlées. Il y avait les cris aussi, ce qui compensait le fait que les corps en flammes n'étaient pas si désagréables. Ceux qui ont déjà entendu un prêtre hurler "Brûlez, hérétiques !" comprendront facilement. Une autre chose, dont il était sûr c'était le fait qu'une bouffée de cette horreur verte pourrait le tuer. Faible, ayant parfois du mal à respirer, le Régent était meilleur sorcier qu'athlète. Il fallait mettre le premier point à profit, pour compenser le second.

Il leva les bras et les abaissa, comme s'il secouait un tapis. Une vague d'ombres fit de même, propulsant une partie du nuage plus loin. Si c'était envoyez la mort (ou la maladie) à d'autres gens, c'était lui permettre de vivre et de voir plus longtemps et mieux. Ceux qui se sacrifieront pour l'Empire seront heureux, à ne pas en douter. Uriel comptait vivre encore un peu, pour pouvoir châtier les responsables de ce carnage et de cette destruction.

Les yeux bleus du Haut Prêtre fouillent les lieux à la recherche d'un coupable. Après un instant, ils trouvent Sacha. Ha, la demoiselle n'était pas morte. Son décès aurait été problématique, voire même grave. Cela dit, s'il parvenait à mettre sa petite main blanche sur les coupables aujourd'hui, la vie de la fille perdrait son intérêt. Comment avait-elle survécu à sa chute et au gaz jusqu'à présent ? Uriel n'y voyait toujours pas d'explication scientifique et n'imaginait pas la force que recelait ce petit corps. Aucune importance, elle semblait hors de danger. Une autre crainte envahit le Régent : et si les coupables étaient déjà loin ? Après tout, ils pouvaient activer leur engin et partir en douce, avant que tout ne commence. Puis, il mit du temps à vraiment les chercher. Assez naïvement, mais avec espoir, Uriel desserra son foulard bleu pour le placer devant sa bouche et son nez, masquant la moitié de son visage. Il espérait ainsi une protection, si maigre soit-elle, contre d'éventuels résidus de poison, porté par le vent.

Déjà, des gardes et inquisiteurs arrivent. Ces derniers souvent par les toits, loin de la mort verdâtre. Quelques scientifiques, munis de masques à gaz, étaient là, à observer les effets de ce qu'ils pourraient qualifier de petit bijou de leur "art" hérétique. Certaines observent tout du haut de leur quartier, hors de la portée du prêtre furieux en bas.

Et c'est à cause d'eux, que Mist, chancelant comme une larve sur une feuille le jour de tempête, fut découvert par le regard fou et glacial du petit ecclésiastique. Soudainement, l'ombre de la poutre métallique serra le corps sale du terroriste et le traina tout en bas, le frottant amicalement contre toutes les irrégularités de l'acier. L'homme au masque d'éléphant atterrit quelques part au sol, plus bas qu'Uriel. Ce dernier lui lança un regard malade (dans le style "on m'enfermait à la cave quand j'exécutai mal un mouvement de ma magie noire, alors maintenant, Tu vas en baver, parce que je suis devenu un maître dans le domaine").


"Tu as connu la grâce du Prince Héritier lui-même... Et Tu n'as pas eu la décence de disparaitre à tout jamais ? C'était vraiment une mauvaise idée, sachant qu'un ami que nous avons en commun aimerait bien te voir... Mist."

Oui, le pseudonyme du terroriste était connu. Ca ne disait rien sur son passé, mais on pouvait lui attribuer pas mal de choses. Sa présence ici était forcément liée à ce qui venait de se passer. Il ne pouvait être que coupable. Si c'était lui aussi qui était l'auteur de l'attentat du Sénat... Sa vie allait encore être longue. Très longue. Et affreusement douloureuse.

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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Mer 9 Fév - 21:17

Je crache du sang de temps à autre. Rien de bien inquiétant. Il semblerait que ma mort n'soit pas prévue pour tout d'suite. Mon corps semble s'être érigé une barrière contre le poison. Ou bien alors, ce dernier vient d'foutre le camp de mon horizon. J'dois avouer que la situation me parait bien floue. Bah, je finirai bien par rejoindre Ingell un jour ou l'autre, mais pas avant d'avoir mis hors de service les responsables de sa mort. Après tout, j'crois bien être la dernière personne à qui Ingell a confié des informations importantes. Si j'claque, je les emporte avec moi, et mon défunt maître n'sera jamais vengé. Merde, et puis quoi encore ?

J'me relève, tousse encore une fois. Le sang et la suie donnent à ma chemise bleu marine une toute autre teinte. Je lève les yeux en l'air, et j'aperçois le Régent, toujours vivant celui-là. Qu'est-ce qu'il sait, au juste, à propos de l'attentat du Sénat ? Est-ce qu'il détient de meilleurs éléments qu'moi ? J'en doute. Mais à l'heure actuelle, tout se bouscule dans ma petite boîte crânienne. Qui était visé au juste, aujourd'hui ? Uriel d'Arken ? Je fronce les sourcils. Tant d'victimes, pour une personne ? Qui est encore en vie, qui plus est. Je secoue la tête. Pas d'conclusion hâtive, Sacha.

Ishtar est remplie de crétin, voilà c'que cet incident confirme. Je tousse de nouveau, essuie le sang d'ma bouche avec ma manche. Volte face, et je décide de me diriger vers le Régent. Il est en hauteur, certes, j'suis pas totalement perdue non plus, mais j'aurai qu'à grimper par une poutre, ou c'qui est encore empruntable. En espérant que j'crève pas bêtement en pleine ascension, bien sûr. Ya tellement d'corps entassés qu'au final, ça devient difficile de n'pas en piétiner quelques uns. Un vrai charnier. Surtout que certains semblent encore en vie, plus pour longtemps, qu'ils se rassurent.

Et c'est alors que j'arrive enfin à proximité d'mon futur accès au Régent. Ce que j'y trouve, par contre, j'pensais vraiment pas qu'ca arriverait. Ou plutôt qui j'y trouve, à moitié noirci par la déflagration, salement amoché comme si dix barres de fer venaient de lui tomber sur la gueule : Mist. J'l'ai pas reconnu tout d'suite, je dois l'avouer. Peut être à cause du masque. En tout cas, il a pas l'air au top niveau condition physique. Par réflexe, je m'avance dans sa direction et m'accroupit à côté d'lui. Il est vivant ? Ouai, il respire. Mais ôtez moi d'un doute. Pourquoi il est pas mort comme les autres, lui ? J'veux dire, il a pas la résistance d'un Objet, des pouvoirs, ou encore... L'merdeux. C'est à peine maintenant que j'fais le rapprochement entre son masque à gaz et la situation. J'attrape la visière d'ma casquette d'une main, et j'me met à rire nerveusement. Un faux rire amer, digne de la sale mioche que j'suis. L'enflure ! Les explications tombent pas à la pioche. Soit, Mist était au courant qu'ce merdier allait arriver, soit il en est l'auteur. Quoi qu'ce soit, en tout cas, aujourd'hui n'était pas son jour, et tout n'a pas l'air d's'être déroulé comme prévu. Et dans un moment aussi confus, j'peux pas m'empêcher de m'demander : est-ce qu'il a aussi participé à l'attentat du Sénat, aux côtés d'la personne dont Ingell a mentionné le nom ? Si c'est l'cas, tout va devenir beaucoup trop compliqué à gérer.

Machinalement, mes yeux cherchent celui qui était mon but pour l'heure : Uriel d'Arken. Il est toujours au même endroit, mais ses yeux déments ne lâchent plus Mist.

Dans quelle genre de situation merdique on est, au juste ?

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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Mer 9 Fév - 22:45

Uriel m'a repéré, et ça m'a fait très mal aux fesses. Heureusement que j'ai surélevé mes parties, sinon elles passaient à l'as. En effet, j'ai glissé le long de la colonne à toute vitesse, et la partie intérieur de mes cuisses ainsi que mes fesses ont frotté à l'acier tout du long ! Niveau sensation, c'est comme faire du toboggan sur une rape à fromage ! Oui, j'ai connu pire, alors une fois en bas je me contente de me rouler en boule par terre en tenant à deux mains ce qui me cuit.

Donc le Régent me parle mais... je peux pas savoir ce qu'il dit, il est trop haut, et mon masque c'est pas top pour la vision. Puis va lire sur les lèvres en regardant par en dessous ! Et tu oublies un critère important, que dis je, la seule émotion qui fait hurler mon sang actuellement, c'est une trouille monstre. Là, je viens de prendre conscience que je vais retourner sans doute en prison pour y mourir dans longtemps, après d'abominables souffrance, et ça fait mal rien que d'y penser. Et encore, là je mesure pas tout le potentiel du truc, parce que si je le faisais je me jetterai immédiatement dans le vide... pourquoi je le fais pas d'abord ? Ah oui, le Régent, il faut que je réponde poliment à ses remarques avant ! ... et puis accessoirement on est au sol

Je lève mon majeur bien haut dans sa direction. Je suis plus vraiment à ça près, je suis condamné à mort je te signale. Et ça sera pas propre. Je regarde autour de moi, Sacha arrive, je ne m'étonne plus de rien. Peut être qu'elle voulait aller au quartier des avancés pour euh... me nuire. Je vois pas autrement, et puis c'est pas mon sujet principal d'inquiétude pour l'instant la présence de Sacha. Moi je regarde vers le haut.

Le Régent, pas du tout mort, il doit y avoir quelques inquisiteurs dans le coin, et sa saloperie de magie me neutraliserait si je faisais mine de bouger. Si il ne m'a toujours pas tué, c'est qu'il compte m'interroger d'ici peu, sans doute de façon musclée. J'ai pas oublié un instant la prison, Emile, la cellule, ma phalange en moins, ma balafre sur la gueule... tu veux une putain de liste ? Contente toi de la conclusion : on va me torturer très longtemps, et j'en mourrai, de faim, de soif, de manque de sang, ou d'être enfermé dans le noir pendant des plombes, ou alors de vivre dans ma propre et de la manger, quelque chose dans ce goût là. Parce que bon, là ça fait un moment que je fixe la tête d'Uriel, parce que j'ai la trouille et que je veux fixer ma mort en face, et vu la tronche qu'il tire, on va pas juste m'abattre aux aurores... et dire que Mais Dors a fait des bébés, je les verrais jamais adulte, ou alors à travers les barreaux d'une cellule.

Je décide de me suicider, c'est plus... expéditif. Et ça durera moins longtemps. Je me lève brusquement et je cours le plus loin et le plis vite que je peux, maintenant qu'on est tous au sol. Bon, clairement, je ne vais pas réussir à échapper à des mages de l'ombre, je ne suis pas si con non plus, mais je ne peux pas me résigner à mourir platement après mille heures de souffrances. Hé ouais, c'est ça les héros, ça choisit de pas mourir dans son caca. Puis j'ai plus assez de phalanges à donner de toute façon. En tous cas, on a rarement vu un gars courir aussi vite, j'suis sûr, on ferait des concours de gars qui courent vite, je gagne.
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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   Jeu 10 Fév - 21:56

Il a beau être insolent, il va mourir d'une mort aussi peu enviable que cela sera possible. Quelle dommage qu'on ne lui connaisse aucun proche. Torturer la famille du prisonnier donnait parfois de meilleurs résultats que des fils de fer, chauffés à blanc, enfoncés sous les ongles. Ca vous donne une idée. Bien entendu, à voir la tête d'Uriel en ce moment, tout le monde devait se douter qu'il n'était pas arrivé au prestigieux titre de tuteur du Prince Héritier, à force de câlins et de grands éclats de rire. Certes, il y a eu des coucheries (avec Ulrich Hellwig surtout) et des rires démoniaques, mais c'était autre chose. Les ennemis du Haut Prêtre devenaient ceux de l'Église. Et aussi ceux de l'Empire. Pas besoin de grande éducation pour savoir ce qui arrive à ces gens-là.

Ce Mist en faisait partie. Il était probablement dans les plus recherchés et les plus dangereux. La seule personne ayant réussi à atteindre Ezhekiel. Uriel n'allait pas le lui pardonner. Jamais et pour rien au monde. A cause de cela, son Œuvre n'aura pas été parfaite. Alors que la folie et la colère (contenues uniquement par la volonté de ne pas gâcher son plaisir à venir) bouillonnaient en lui, le petit blond vit sa proie courir en direction de la rue la plus proche. Il échappa aux gardes de la ville, simples soldats n'ayant rien demandé à personne. Mais, heureusement, il existent en ce monde des hommes et des femmes insensibles, froids et d'une efficacité mortelle. Le voyage ombreux n'était pas uniquement à la portée des prêtres. Deux inquisiteurs se matérialisèrent sur le chemin du fugitif et le mirent au sol, ventre contre terre. Deux lourdes bottes, chacune appartenant à une autre personne) se posèrent sur le dos sale et peu large du terroriste.

Satisfait, toujours cachant son visage derrière le foulard, le Haut Prêtre descendit, un peu maladroitement, au sol et s'adressa à Sacha, qui semblait bien sous le choc, mais certainement en vie.


"Venez, jeune fille. Il semblerait que nous tenons le responsable de cette... tragédie. Mon devoir m'appelle, mais... Je peux vous offrir l'hospitalité dans la résidence épiscopale, le temps de mon absence. Ainsi, nous aurons l'occasion de parler d'une façon plus civilisée... Veuillez m'excuser, mademoiselle Sacha. Cet homme pourra vous accompagner... On vous offrira de la nourriture, de l'eau chaude et un lit, si nécessaire..."

Il fit un geste à un autre inquisiteur proche, attendant des ordres précis de son supérieur. Celui-ci, jeune et manifestement content de pouvoir quitter ces lieux malsains. Le Palais d'Uriel était certainement pas aussi dangereux que cette petite place, devant les ruines de l'escalator. Le Régent s'approcha des deux autres agents de l'Ombre et leur ordonna de relever Mist ainsi que de lui enlever son masque (lui-même, replaça son foulard de soie bleue). Ils empoignèrent le captif et lui tordirent les bras, juste assez pour l'immobiliser. D'Arken regarda le visage, pourtant assez jeune encore, couronné de bleu. Cette piètre ressemblance avec le saint héritier du trône d'Ishtar était déjà une insulte. Le fixant dans les yeux, de son regard dément, il donna les ordres à ses subalternes, s'assurant que cette fois l'intéressé comprendra chacun de ses mots.

"Donnez-lui à manger et à boire. Lavez-le un peu et... rasez-lui la tête. Ensuite attachez-le bien à une table, en prison, et amenez un brasero qu'il ne prenne pas froid. Un tableau et de la craie également. Une fois qu'il sera prêt, trouvez le baron Paole et prévenez-le de la situation. Qu'il vienne se joindre à nous, mais ne fasse rien avant mon arrivée... Est-ce clair ? ... Emmenez cette... chose."

Il insista sur le nom du lieutenant de l'Inquisition à prévenir. L'Église de l'Ombre ne prêchait l'amour du prochain qu'à condition que ledit prochain était un fidèle de ladite Ombre. Sinon, ni pitié, ni tolérance, ni même respect.

Soupirant, le Haut Prêtre se tourna de nouveau vers le carnage qui se présentait à ses yeux bleus et commença à donner des ordres, histoire de sauver ceux qui pouvaient l'être, achever les autres, dégager les corps et aller quérir ces étranges masques qui semblaient protéger les partisans de la Science. La Garde pouvait bien se souiller avec de pareilles inventions. Les inquisiteurs allaient juste regarder et attendre que la pestilence verte se dissipe.


[Suite avec Mist et Émile ici]
[Suite avec Sacha : ici]


[FINI]

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MessageSujet: Re: Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]   

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Venite filii, audite me. Timorem Domini docebo vos ! [PV Sacha <3]

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