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 De nous deux, qui sera le boulet ?

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Lawrence Ashford
† Inquisiteur †

Lawrence Ashford

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MessageSujet: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyVen 17 Déc - 23:51

Connaissez-vous cette sensation qui vous donne l'impression que tout va aller de travers dans votre vie si vous osez poser ne serais-ce que le bout de votre orteil à l'extérieur des couvertures ? Hé bien c'est exactement comme ça que ce sentait Lawrence. Il savait ce qui l'attendait et ça ne lui disait rien qui vaille. Passer une journée entière avec son rival pour une mission de haute importance... D'accord pour la mission mais être avec Emile Paole était un véritable enfer. Ce type était plus jeune et pourtant avait un grade plus élevé que le sien. La chance n'était donc jamais avec lui ? Cette salope l'avait oublié décidément. L'inquisiteur osa tout de même sortir du lit, se disant qu'avec un petit bonbon au miel ça allait passer et que ça n'allais pas être si désagréable que ça. Du moins, il tentait de se persuader que cette mission ne serait pas déplaisante. Auto-Persuasion.

Lawrence ne prit pas qu'un seul bonbon mais une bonne dizaine. Rien qui puisse, cependant épuiser sa réserve. Il lui en faudra d'autre pour le reste de la semaine mais disons que pour aujourd'hui ça faisait amplement l'affaire. L'inquisiteur ne remarquait même pas l'odeur sucré que son pêcher mignon laissait derrière son passage. Une odeur de miel et de cerise -nouvelle saveur-. Sur son chemin, il croisa quelque prêtres qui osa se retourner sur son passage, intrigué par une odeur si douce alors que les mains de l'Inquisiteur était tâcher de sang. Qu'importe puisqu'au final, Lawrence ne pensait qu'à la mission et la mauvaise journée qui l'attendait avec un gros sourire et un couteau derrière son dos. Alors voilà, Ashford se rendit au lieu donné par son rival pour recevoir quelques explications. Peut-être lui dirait-il en quoi consistait la mission ? Personne ne lui avait donner le moindre détail et Paole était bien forcé d'en arriver à ça, non ?

Lorsque son regard vert pomme croisa celui de son partenaire, il ne pu s'empêcher de penser à le tuer... mais non, Uriel n'aimerait pas ça que l'on s'en prenne a un collègue. Dommage, ça aurait pu être très amusant. Résigné à son triste sort, le jeune inquisiteur s'approcha de l'albinos sans un mot et en peu de temps ils se retrouvèrent au marché d'Ishtar a chercher des indices sur un certain Lao. Super. Aussi bien aller se promener joyeusement dans un cimetière et détruire des reliques tant qu'à devoir chercher une aiguille dans une botte de foin ! Le pire était sans doute que l'apparence de la personne rechercher restait inconnu et que les seuls informations qu'ils avaient n'étaient que des rumeurs et des ragots d'enfants...

Il va de soi que Lawrence garda le silence. Le deuxième rôle lui sciait très bien et contrairement à Émile, il ne savait pas tellement comment parler avec les autres... Le coté social d'Ashford n'était en aucun cas développé. Travaillant en solitaire, il ne s'était jamais préoccupé de l'usage de la parole, étant beaucoup plus habile avec une arme dans les mains. Gros défaut dans ce genre de situation... Mais savoir les reconnaitre n'est-il pas déjà un bon chemin vers l'amélioration ? En tout cas, ses mains restèrent dans les poches de son pantalon noir à trifouiller de vieux papiers de bonbons tandis qu'il prêtait attention à tout ce qui l'entourait. Des enfants avaient été la source première, on peut donc en déduire que ce Lao les aimes... alors pourquoi ne pas en chercher ? Peut-être est-ce une piste déjà épuisé ? Puisque malgré tout ce qu'Ashford peut penser de son rival, ce dernier faisait quand même un bon inquisiteur.
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptySam 18 Déc - 10:40

Qu'est-ce qu'il y avait de plus désagréable au monde que de travailler avec quelqu'un que l'on ne supportait pas ? Rien. Lawrence Ashford pouvait se targuer d'arriver à changer l'agréable en désagréable, tout comme lui, je détestais travailler avec quelqu'un à mes côtés, j'étais bien plus performant seul qu'accompagné, et tout comme lui je haïssais notre collaboration forcée. Le plus dur ? Eh bien ce serait d'éviter de lui casser quelque chose dès qu'il ouvrirait sa bouche, ma main risquait d'être la victime de tremblements incontrôlés dès que je croiserais ses yeux, l'idée de le tuer n'arrêtait pas de m'obséder, et j'étais certain que de le réduire à l'état de molécule serait un moment particulièrement jouissif. Lui arracher ses yeux acidulés pour l'obliger à les goûter, lui enfoncer mes griffes en argents dans sa petite gorge, ou encore écrasé son crâne contre un mur... j'avais tant d'idées qui envahissaient continuellement mon cerveau, tant d'idées qui pourtant, je ne pouvais pas mettre en pratique. C'était frustrant et ça me rendait de mauvaises humeurs, la moindre réflexion que me ferait Lawrence Ashford risquait de devenir une petite guerre. Mais d'un autre côté, j'essayais de voir le bon côté de la chose : j'étais plus gradé que lui, je pouvais me permettre de le lui rappeler autant que je le voulais, je n'allais pas manquer à cette activité-là. Et c'était moi qui dirigeais la mission, Ashford n'aurait rien à me dire, et puis s'il essayait, je le rabaisserais autant de fois que nécessaire pour qu'il comprenne que même s'il était mon aîné, c'était moi qui le dominais (sans jeu de mots) en tout.

Oh on pouvait trouver pleins de détails, comme notre différence de taille (j'étais bien plus grand), le niveau de puissance qu'il y avait entre nous deux, etc. j'essayais d'aider ma colère à se calmer autant que je pouvais, même si je devais m'attarder sur des futilités, c'était ça ou lui foutre mon poing dans la figure. Autant garder mon calme que laisser la colère exploser, après tout, Uriel d'Arken nous avait ordonné cette collaboration, et même si j'avais eu maintes fois envie d'aller le voir et de discourir sur le fait qu'Ashford me faisait perdre mon temps bien plus qu'il m'aidait, je devais garder la tête froide. Aller me plaindre ne me ressemblait pas, et ce serait admettre que j'étais incapable de faire quelque chose dans un domaine précis. Collaborer avec Ashford ? Je préférais le prendre comme un défi, alors même si je le saluai à peine lorsqu'il arriva, je lui fis signe de me suivre et lui expliqua rapidement ce que nous devions faire. Ah bien entendu, je n'allais pas faire le moindre effort pour améliorer nos relations, nous étions comparses, c'était tout. Grimaçant pourtant à l'odeur sucrée qui se dégageait de lui, je ne fis pourtant guère de remarque, devinant par contre qu'une certaine dose de stress devait le submerger pour l'obliger à manger autant de bonbons. Un nouvel objectif : m'amuser avec ses nerfs.


L'Onyx volait au-dessus de nous, se faisant silencieux, l'oiseau observait de son unique oeil le Marché, et les personnes qui grouillaient autour des étales. Ma cape noire dansait au rythme de mes mouvements plutôt prompt, alors que je tirai la paire de gants en cuirs, présente pour cacher les deux prothèses remplaçant les deux doigts qui me manquaient à ma main gauche. Reprenant les recherches là où je les avais laissés, soupirant déjà lassé de temps à autre, je fus celui qui parla le plus. Donc Ashford avait décidé de ne me servir à rien ? Ou bien se sent-il mal à l'aise en présence des gens et préférait se taire ? Qu'importe au final, c'était moi qui dirigeais. Approchant à nouveau les enfants dont Lao s'occupait, je devais jouer le rôle de l'habituel vagabond, et après avoir discuté avec un artiste de rue qui nous indiqua où se trouvait la petite troupe de charmants bambins des rues, j'expliquai rapidement à l'autre ce qu'il devait faire :

— Depuis quelque temps, je me fais passer pour un simple voyageur pauvre arrivé à Ishtar, ça me permet de me mêler à la foule sans que des soupçons soient portés sur moi.

Certes, je prenais Lawrence pour un idiot en lui donnant des détails qu'il avait déjà dû deviner.

— Maintenant que tu es là, tu vas te faire passer pour mon « compagnon ».

Si j'avais possédé la capacité de sourire quand il fallait sourire, je lui aurais envoyé un rictus narquois. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que Lawrence était un homme plutôt coincé, et j'étais en train de me foutre de lui à ce sujet, après tout j'avais bien plus d'expérience dans ce domaine-là que ce fanatique. Une autre manière de le rabaisser et de l'énerver, même si au final, c'était un moyen comme un autre pour éviter que des soupçons pèsent sur lui. Quelqu'un aux côtés d'un violoniste errant, ça allait paraître curieux ; c'est pour ça que nous devions élaborer un quelconque scénario à ce sujet-là, les enfants étaient d'une nature curieuse et voudraient connaître tous les détails avant de nous en donner davantage sur Lao. J'allai émettre quelques idées quand une petite fille fonça sur Ashford, mon réflexe fut de faire quelques pas en arrière pour observer la fillette en train de supplier Ashford de lui donner quelques bonbons au miel, fouillant ses poches pour saisir un papier d'emballage et le renifler. Je croisai les bras et lui lançai un regard signifiant : « eh bien, que vas-tu faire ? » Après tout, Lawrence était suffisamment adulte pour pouvoir gérer ça tout seul ? À moins qu'il désirât que j'intervienne pour le sauver d'une pauvre petite fille pauvre qui n'avait pas pris de vrais repas depuis des lustres ?

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Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptySam 18 Déc - 20:27

Vraiment désagréable. Autant que les ondes négatives qu'il dégageait il pouvait percevoir celle de son homologue. Au moins, leurs rivalités était réciproque. En un sens, ces deux inquisiteurs se ressemblais. Tout deux avait eu la bonne imagination de la décapitation et la torture de l'autre. Esprits tordus. Si son comparse désirait lui arracher ses yeux vert pomme il en était tout autant pour Lawrence qui s'amuserait bien à déplumer son oiseau de malheur et à lui coudre la bouche pour le faire taire. Ces images purent soutenir son envi de meurtre, alors aussi bien s'y tenir. Un rien pouvait déclencher une nouvelle guerre et Ashford en serait ravit, n'attendant que le moment propice où son compagnon allait faire fausse route. Jolie comme travail d'équipe ! Bon passons.
Second rôle, aucun problème et sur le coup Émile en semblait ravi même si d'un autre coté il se sentait complètement inutile. Plutôt désagréable, très désagréable... Tellement frustrant que si son visage n'aurait pas été gelé dans la glace il aurait une mou boudeuse et chiante. Il pouvait toutefois se consoler en se disant qui lui restait des bonbons dans ses poches et que lorsqu'Émile avait le dos tourner il pouvait en manger quelques uns pour mieux faire passer l'indigestion que lui causait cet albinos.

L'explication donner par Paole lui sembla superflu. C'est vrai que des enfants ne s'adresseraient certainement pas à des adultes austères faisant parti de l'église. Complètement logique sauf pour le fait qu'Émile attendait de lui un rôle. Déjà que Lawrence était un pied en dialogue il voulait le voir faire le compagnon un pauvre violoniste voyageur... Pas qu'il n'en avait pas du tout le profil... mais c'est justement ça. Habiller proprement comme à son habitude, bien propre et peigner tout comme il faut, Ashford était bien loin de l'image d'un voyageur sans le sous. Comment diable est-ce que ce sale type voulait qu'il puisse endosser un tel rôle !? Le jeune inquisiteur ne se gêna pas un instant pour le dévisager. Franchement.

- He... ?!

Surprise, t'es un piège à enfant. Il regarda l'enfant fouiller dans ses poches dans qu'il ne puisse rien y faire. Scène pitoyable. Totalement pris au dépourvu il leva les yeux vers son partenaire. Bon... OK, va te faire foutre ! Ce n'est qu'une gamine, non ? Alors il n'allait tout de même pas se défiler face a cette petite bouille sale et famélique. De plus, le regard de son rival ne pouvait que lui donner toute la motivation du monde pour lui prouver ce dont il était capable. Premièrement, Ashford s'accroupit à la hauteur de la jeune fille et força son visage à produire un étrange rictus ressemblant à un petit sourire. Coté expression c'était pas gagné, mais il y avait de la volonté et quand même une certaine affection pour les enfants.

- Bien...

Un ton légèrement pensif puis, l'homme fouilla dans l'une des poches intérieur de sa veste pour en ressortir un bonbon avec un emballage rouge. Il n'allait pas simplement le lui donner. Gardant la sucrerie dans sa main gauche, Ashford referma ses doigts et fit de même pour son autre main. Rapidement, il tenta de lui faire un petit tour de magie tout simple. L'Ombre étant de son coté, ça n'avait rien de réellement sorcier que de faire disparaitre un bonbon et le faire revenir. Lawrence demanda alors à la fillette de lui dire dans quelle main se trouvait la friandise. Peu importe sa réponse, elle sera fausse puisqu'elle se trouvait derrière son oreille. Enfin bref... Tour de passe-passe.

- Dis moi, quelle est ton prénom ? Moi c'est Dorian.

Une voix amicale et chaleureuse... du moins c'était ce que Lawrence tentait d'avoir... Mais encore faut-il se souvenir que dans ce genre de situation, Ashford est très gauche alors c'était plus ou moins ça mais le désir de bien faire était là. Au moins, pendant qu'il discutait avec la jeune fille il ne pensait plus à Paole, c'était un bon point.

- Je suis une connaissance du monsieur là-bas.

Et là il pointa son partenaire de fortune.

- Il ma dit dans l'oreille que les enfants aimaient beaucoup les sucreries.

Engager la conversation, lui parler doucement... pas aussi simple qu'il n'y parait mais visiblement Lawrence avait un élément particulier qui animait les enfants et leurs donnaient des étincelles dans les yeux ; Des bonbons. N'importe quel gamins aiment le sucre ! C'est évident ! Alors il jouera sur ce détail, tout bêtement.
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptySam 18 Déc - 22:13

Croisant les bras et m'accoudant contre le mur, je fixai l'étrange petit couple non loin de moi, et avec étonnement je vis Lawrence mettre genou à terre pour mieux voir le visage de la fillette. Je ne m'étais pas réellement attendu à autant d'humanité de la part de Lawrence, à dire vrai, cet homme prenait tant à coeur punir les crimes que moi a me donner dans le crime que le voir soudain plus « chaleureux » avec une simple gamine avait de quoi surprendre. Surtout lorsque la fillette avait fouillé ses poches en tentant de se saisir de ses petits doigts de fée les bonbons et autre sucrerie que l'Inquisiteur cachait dans ses poches, l'odeur qui se dégageait de l'homme ne m'avait pas échappé. Je me demandai même si lui agiter sous le nez un paquet de sucreries venues d'ailleurs pour l'appâter le ferait pas venir à moi comme un chien, remuant la queue et content, l'image d'Ashford aussi servile qu'un clébard m'amusa quelques secondes. Ce n'était pas son style, enfin jamais il n'agirait ainsi avec moi, mais peut-être pas avec Uriel d'Arken ; l'emprise du Régent sur sa personne avait quelque chose d'écoeurant, juste pour lui faire plaisir et pour rentrer dans ses faveurs, le jeune homme était prêt à lui lécher les pieds, et en tirer une certaine fierté. Lawrence était pourtant intelligent ! Ne comprenait-il pas qu'il se faisait manipuler ? C'était ce qui était dangereux avec les croyants complètement aveugles, il suffisait que leur icône se manifeste pour qu'ils accourent, prêts à tout pour servir les caprices de cette dernière. Curieusement, l'image d'un Lawrence Ashford père n'était pas dérangeante, il semblait même prendre plaisir à faire ce petit tour de passe-passe à la gamine. Par contre moi, père ? L'idée était drôle, en sachant que je serais capable de foutre mon fils dans la fausse au lion en attendant qu'il meure, ou survive, enfant, femme, homme, ou vieillards, jamais je ne viendrais en aide à un faible, même si ce dernier était ma progéniture.

Si un jour où l'autre une femme venait me voir avec un ventre rond en me hurlant « l'enfant à l'intérieur est ton enfant », je n'hésiterai pas une seule seconde pour l'éventrer et tuer le foetus, oh on allait encore songer que j'étais un être monstrueux ! Franchement, comme si j'étais capable de me dire « Émile... Émile voyons ! C'est ton enfant, ne le tue pas, ça serait du gâchis ! », et alors ? Tuer son enfant ou l'abandonner dans le bois, ça revenait au même ; les parents pleurnichant sur le triste sort de leur progéniture, parce qu'ils étaient trop lâches pour les tuer eux-mêmes, c'étaient les véritables monstres dans l'histoire. Mais ils étaient comme tous les autres êtres humains, incapables d'accepter leur égoïsme et préférant se cacher derrière une morale hypocrite. Peut-être qu'au fond de moi, je refusais simplement d'affirmer qu'être père m'angoisserait. Après tout, moi aussi j'avais été faible comme la fillette, petit et chétif, malingre et incapable de se défendre, la différence tenait dans le fait que j'avais laissé grandir ma rancoeur dans mon coeur durant des années et des années, jusqu'à ce qu'elle noircisse mon âme, non sans que ce soit désagréable. C'était aussi l'une de nos différences, entre Ashford et moi-même, lui n'était pas encore corrompu — que ce soit par l'Église ou le monde —, alors que mon âme avait été le souillé depuis le premier jour de ma vie, et à jamais. J'étais damné, sali, et je prenais plaisir à me laisser noyer par cette souillure, baignant mon corps dans l'infamie, Nicolaï avait eu finalement son influence sur moi. Sauf que je préférais les choses plus raffinées que les simples parties de jambes en l'air avec des putains, et l'opium comme parfum. Il ne m'avait donné ni la chaleur d'un foyer, ni celle d'une mère, mais plutôt la tiédeur des bras d'une femme pour mes quinze ans, et le violon. Pensif, je fus sorti de mes rêveries par la voix de Lawrence, je fronçai les sourcils et je fis quelques pas vers eux :


— Quels enfants n'aimeraient pas les sucreries ?

Ouvrant mes paumes, je me mis à mon tour à la hauteur de la petite, une jolie petite rousse aux yeux verts. Je fermai quelques secondes les yeux pour m'empêcher de songer quelle belle jeune femme elle pourrait être dans quelques années (j'étais sensible à tous les charmes, que voulez-vous !), et je déposai ma main gantée sur sa petite épaule. Elle pencha la tête sur le côté, ses yeux verts se posèrent quelques secondes sur Lawrence, puis sur moi, alors que mon corbeau nous observait depuis son perchoir. La neige tombait dans la chevelure rousse de l'enfant, on aurait dit que des flammes se maculaient de blanc et encadraient son visage de petite fée, et elle dit tout simplement de sa petite voix de clochette :

— Ah ! Mais vous êtes le monsieur aux oiseaux !

Haussant un sourcil, simplement surpris, j'approuvai en silence avant de siffler et de faire venir à nous l'Onyx qui se posa sur mon épaule ; un peu effrayée, la fillette recula de quelques pas, avant d'avancer sa petite main blanche en direction du corbeau. Celui-ci la fixait, puis baissa son énorme tête pour recevoir la petite caresse qu'elle lui donna, elle frémit, mais ne tarda pas à sourire. Les enfants étaient des proies si faciles ! Leur innocence permettait toutes les folies ! Lançant un regard en biais à Lawrence pour examiner sa réaction, je finis par déclarer :

— Tu te souviens de moi ?

Ma voix avait été légèrement basse, je ne pouvais pas imiter ce que je ne connaissais pas : la chaleur et la douceur, alors je me servais de l'attraction qu'était l'Onyx pour l'amuser et l'attirer. Naïve et innocente, il me semblait l'avoir vu quelques fois lorsque j'étais passé dans les bas-fonds, imiter Lao et distribuer des friandises, prétextant que mon talent de violoniste pouvait me permettre cette excentricité. Émile le Corbeau Blanc n'était pas connu des enfants, j'étais juste le vagabond aux oiseaux pour eux. Aaah la divine enfant, si elle savait quels monstres se cachaient derrière les deux bonnes âmes qu'elle avait en face d'elle !

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyDim 19 Déc - 0:11

Imaginer Lawrence en père. Quel drôle d'idée ! Il ne connaissait même pas les plaisirs de la chair alors de là à élever un enfant dans la voie de l'Ombre semblait être surréaliste pour lui. Ce genre d'idée passait bien haut au dessus de sa tête et ce n'était pas parce qu'il prenait un certain plaisir a faire un petit tour de passe-passe avec un bonbon pour une gamine qu'il en voudrait bien une. Même si la petite était réellement adorable, c'était inapproprié. Simplement suivre l'église, l'Ombre et Uriel était suffisant pour pleinement le satisfaire jusqu'à sa mort. Hors de question que de voir Émile avoir un gosse... des plans pour que le pauvre gamin en vienne a se suicider que d'avoir un père aussi cinglé et taré d'oiseau. La question ne se posait pas non plus. À la remarque de son rival, il ne pu que feindre un petit rire jaune. Oui, c'est vrai ça "Quel enfants n'aimeraient pas les sucreries ?" Connard ! Lawrence en déduit qu'il venait de se faire traiter de gamin... et comme cette fillette était avec eux, pas moyen de lui répondre autrement que par un sourire idiot et complètement raté. Les émotions ne se lise pas bien sur le visage d'Ashford, ce n'était que tordre son expression.

Et visiblement, Paole était connu par la gamine comme étant un emplumé... Ahahah ! Très drôle mais pas faux... Maudit Corbeau. Lawrence ne se laissa pas surprendre par l'arriver du volatile et resta bien calme. Observant de ses yeux vert pomme ceux de la fillette ainsi que ses réactions. Étrangement, elle et lui avait du vert dans leurs iris mais ça lui allait bien mieux à la gamine. Tout simplement adorable avec cette petite neige et ce froid clairement hivernal. Température qui n'avait aucune emprise sur le natif de Gells. Il pourrait bien se promener à poile et le froid ne viendrait même pas le déranger dans sa course folle.
Quasiment aussi mignonne qu'un chaton abandonnée. Son innocence la rendait réellement belle mais elle finira bien par la perdre et ce ne sera pas sans briser son âme. Aucun destin radieux ne pouvait s'offrir à une gamine probablement orpheline et à cette image Lawrence en revint à sa foi et à ses propres convictions. Éliminer le mal pour le bien du peuple, pour que ce dernier puisse vivre heureux dans un encadrement juste et équilibré. Elle ne devait, effectivement pas savoir qu'elle se trouvait devant deux véritables démons et c'était bien mieux ainsi.

Lawrence resta silencieux, son attention se porta un instant sur l'Onyx. Il n'avait aucune aversion pour envers les animaux et pourtant puisque ce dernier appartenait à son rival, il ne pouvait s'empêcher de vouloir le voir empaillé en haut d'une cheminé. De plus, les chats sont bien plus beau. Question de goût, certes mais quand même. Sans plus d'observation de la bête, il se tourna vers la petite gamine pour voir sa réaction face à la question de l'inquisiteur. Une type qui se balade avec des piafs avec une jeune apparence et des cheveux blanc... c'est plutôt difficile a oublier, non ? Mais bon, tout est par principe de ne pas brusquer la petite fille. Soyons gentil et doux comme des loups déguisé en agneaux.

S'en tenant à son rôle de petit magicien de bonbon il resta silencieux, le tour était à Émile que d'approcher l'enfant à sa manière. Le couper pour prendre le beau rôle était forcément quelque chose de tentant mais de totalement inutile et probablement nuisible à la mission, du coup, jouons simplement le rôle du second.
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyDim 19 Déc - 11:18

La fillette approuva mes paroles d'un simple signe de tête, j'essayais vainement de sourire de façon amicale, mais mon regard rouge comme le sang me trompait. Cependant, loin de s'en formaliser, elle parut s'enamauser ; son cerveau d'enfant devait l'aider à ne pas voir la vérité, préférant cacher les deux monstres de l'Inquistion devant deux hommes errant dans la capitale. Même si la tenue de Lawrence n'avait rien de très discret dans l'endroit où elle allait nous mener, je lui jetai un regard plein de reproches, la discrétion était pourtant la qualité première d'un Inquisteur ! Je levai les yeux au ciel, prenant appui sur mes genoux pour me relever, je caressai la joue de la gamine et croisai les bras. Sur un ton qui se voulait doux, je lui dis :

— Nous avons plein de sucreries à partager avec tes amis, veux-tu nous montrer où il se trouve ?

La petite fille se mit sur la pointe des pieds, les mains derrière son dos, elle dit oui d'un simple signe de tête avant de se tourner, et de sautiller dans la neige. Je fis à Lawrence de la suivre, tandis que mon cerveau élaborait un énième scénario. Le vent froid caressa la chevelure rousse de la petite, alors que ses haillons dévoilaient ses jambes maigres, fines comme des clous, elle frémit à peine, n'importe qui aurait ressenti de la pitié devant sa maigreur. Pas moi, peut-être pas Lawrence aussi, je n'étais pas n'importe qui et jamais je ne pourrais ressentir de la compassion pour les êtres humains. Sinon, je ne prendrais plus le moindre plaisir à les tuer, les torturer et à jouir de leur souffrance. Néanmoins, ici nous jouions un rôle, et alors que comme une petite fée, la gamine filait dans les petites ruelles qui avoisinaient le marché, j'accélérai le pas pour éviter de perdre sa trace. Comme un petit oiseau sauvage, elle s'arrêta soudain et se tourna vers nous, elle affichait un petit sourire, dommage qu'elle n'eut pas dix ans de plus ! Tremblotant soudain, elle frotta ses bras énergiquement, l'air s'était davantage rafraichi comme l'obscurité s'était faite plus présente. L'Onyx toujours sur mon épaule fit un petit saut et enfonça ses serres dans ma chair, je soupirai et m'avançai doucement vers elle, mes doigts allèrent directement défaire mon épaisse cape noire.

Dans un grand mouvement, je recouvrai ses épaules du tissu, elle se recroquevilla dedans et murmura un timide « merci », avant de continuer son chemin. Elle prit une ruelle à notre droite, puis une autre à gauche, débouchant sur un cul-de-sac. Je levai la main pour faire signe à Lawrence de rester en retrait, oh il n'y avait pas vraiment de danger, il y avait simplement quelque chose que cet homme aussi frigide que les pics de glace de sa province natale ne pouvait comprendre. La petite me désigna son frère et sa soeur, deux jumeaux d'environ quinze ans, une belle surprise en somme. Ils possédaient — comme leur petite soeur — des cheveux roux qui encadraient leur figure rougie par le froid, alors qu'ils se tenaient tout tremblotants l'un contre l'autre, et je me voyais déjà choisir les bons mots et les belles paroles nécessaires pour les emmener dans un endroit plus « intime », et dévorer d'un simple coup de dent leur innocence. Je me voyais déjà planter mes crocs dans leur chair tendre et chaude, savourer chaque crispation et soubresaut de leurs corps chétifs tenus contre le mien, faible et frémissant d'une sensualité naissante. Cependant... ce n'était pas le moment de laisser ce projet caresser mes sens de chasseurs, même si je ne pus m'empêcher de lancer à Lawrence sur un ton très bas pour que seulement lui puisse m'entendre :


— Voici deux charmantes créatures... n'est-ce pas ? Ne te vois-tu pas comme moi les prendre et réchauffer leur peau avec ta chaleur ?

Un petit rire inexpressif sortit de ma gorge, et je m'éloignai avant qu'un regard noir ne vienne se poser sur moi, Lawrence pouvait me traiter de pervers s'il le voulait, ça m'était égal. La petite fille échangea quelques paroles avec les jumeaux, je frémis en croisant leurs regards verts et ternes, la petite retourna de suite vers Lawrence en le désignant du doigt à ses aînés. D'une voix aigüe, elle leur expliqua qu'il cachait dans ses poches des friandises. Moi, j'avais déjà tourné toute mon attention sur les deux petits êtres frêles devant moi, une vision d'eux complètement nu dans la neige, leur gorge saignante maculant l'immensité blanche me donna un frisson. J'étais en mission, je ne devais pas l'oublier, je les prendrai une fois que tout ça serait terminé, s'ils avaient le malheur de survivre au froid. Rapidement, j'échangeai quelques mots avec eux, choisissant les bons pour éviter de les effrayer, je mentais en leur disant que je connaissais Lazlo, et que mon ami avec leur soeur et moi-même nous nous étions connus il y a bien longtemps avec ce mystère. Ils écarquillèrent leurs yeux, surpris et soudain plus rassurés, avec des voix faibles, ils me demandèrent où nous l'avions connu. Parlant toujours, j'inventai une histoire à propos d'une aventure à Taalar que nous avions faussement vécu ensemble, et qu'aujourd'hui nous cherchions à le retrouver dans l'espoir de faire tomber l'Église. Leur langue se délia aussitôt et rapidement, ils me dévoilèrent qu'habituellement, Lazlo venait tous les troisièmes jours de la semaine leur offrir des pâtisseries et de quoi survivre. C'est là que je lançai un regard victorieux à Lawrence, lui démontrant à quel point il m'était inutile.

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyMar 21 Déc - 2:15

Les enfants sont des créatures vraiment surprenante. Parfois capable d'une intuition hors pairs et d'autre fois capable de passer outre le mal dressé devant eux. Si facile à duper et pourtant il faut s'en méfier et ne pas autant les sous-estimer. À cet âge, Lawrence se souvenait de bien des choses. Leurs esprits n'étaient pas si simples et pourtant, cette enfant souriait aux deux monstres qu'étaient les inquisiteurs devant elle. Un petit trésor aux yeux vert. Peu importe le regard de reproche que pouvait bien lui lancer son partenaire. Lawrence ne s'était vêtu que de ses vêtements habituels... Loin d'imaginer devoir jouer un rôle quelconque. Il n'était pas acteur pardi ! Soit, il se leva à son tour et toisa de ses yeux pomme son rival. "Plein de sucreries à partager" Ce moquait-il de lui ?! Dans tout les cas, ce ne fut pas drôle le moins du monde, si bien qu'il lui rendit ce regard plein de reproche.

Pas la peine de lui faire de signe, il savait déjà qu'ils devaient suivre l'Enfant. Ce satané Paole le prenait vraiment pour un imbécile incompétent ! Si bien que l'inquisiteur ne pu que mordre sa langue afin de rester le plus stoïque possible. Si jamais il laissait sa colère prendre le dessus, Uriel n'en serait pas fier... Et ça c'était tout bonnement impensable. Suivant le pas, Lawrence ne manqua pas les détails qui rendait cette fillette misérable. En avait-il pitié tout comme il en avait eu pour ce terroriste ? Sans doute mais d'un autre coté Ashford ne se laissait pas amadouer. Cette gamine fait partie de la mission et rien de plus et pourtant... il fut étonné de voir Émile lui tirer sa cape pour la recouvrir. Cet homme était donc capable de bonté ?! Surprenante révélation... quoi que... peut-être n'était-ce que part égoïsme et stratégie ? Ashford pencha d'avantage vers la stratégie, ne voyant rien de bon en son rival si ce n'est qu'un succulent combattant.

Enfin bref, l'inquisiteur suivit en silence la petite gamine puis s'arrêta lorsqu'il en reçu l'ordre. Pourquoi diable suivait-il si facilement les ordres d'Émile ? Son corps obéissait avec trop de simplicité les ordres donnés. Si bien qu'intérieurement ça l'enrageait et lui donnait une nouvelle occasion de se mordre la langue. Quoi qu'il en soit, le jeune homme regarda la scène avec attention. La phrase que lui susurra son partenaire ne lui arracha aucune émotion.

- Je ne vois rien de tel.

Au grand contraire, il se voyait les massacrer. Cette scène était épouvantable et malgré toute les bonnes volontés de Lawrence ce dernier ne pensait qu'à leurs offrir la délivrance de la mort. Ne pas les laisser mourir de froid, simplement les achever avant la souffrance qu'ils pourraient subir. Toutefois, ce n'était pas à lui de s'en charger. Ils n'étaient pas les ennemis de l'Empire... simplement de pauvre gamins perdu dans le froid naissant de la capital. Ses yeux vert pomme se tournèrent vers ceux de la petite fille qui le pointa du doigt, expliquant qu'il possédait des friandises...
Merde.

Aussi bien s'en approcher un peu afin d'entendre l'histoire d'Émile et d'ainsi pouvoir bien s'y accorder en cas de question et ce fut alors le visage victorieux de l'Inquisiteur qui lui arracha un petit rictus au coin de la bouche. Très léger mais présent, un petit tic. Et tout ce que Lawrence pouvait faire c'était... Leurs donner quelques bonbons au miel en récompense. Suivit d'un petit remerciement des plus chaleureux qu'il lui était possible de le faire avec le timbre de sa voix. Heureusement pour lui qu'il lui restait une dizaine de ses sucreries au miel... Et bien malheureusement pour lui qu'Émile ait découvert son pêcher mignon. C'était bien le dernier des inquisiteurs a qui Ashford voulait montrer ça ! Déjà qu'il avait du mal à ne pas en manger devant les autres. Gros malheur... en plus il devra en racheter...
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyMar 21 Déc - 16:31

Non sans satisfaction, j'observais toujours avec ce même air victorieux Ashford se voir obligé de donner quelques friandises aux jumeaux, leurs voix s'élevèrent doucement dans l'air pour le remercier avec chaleur ; je fis un léger signe de tête pour approuver la situation, la petite fille nous observait dans un coin, naïve et pourtant perspicace dans son innocence, elle finit par faire quelques pas dans la neige et se mit à danser, ma cape se soulevant au rythme de sa danse, elle leva ses paumes vers le ciel. Le froid lui faisait rosir ses joues pâles, tandis que ses aînés la fixaient, elle chantonnait d'une voix cristalline un vieux compte de sa ville natale. Haussant un sourcil, je me retournai vers elle, alors que les jumeaux se relevèrent lentement, le jeune homme toussota prêt à cracher ses poumons, tandis que sa soeur se tenait faiblement contre lui. La petite fille chantait :

Le petit Jean à trois sous,
Pourtant dans sa poche, il a un trou.
Jean marche marche et marche !
Sans qu'on le sache,
Il s'aventure sur un petit chemin,
Où il rencontre un chien,
Le chien devient son ami,
Et on en rit.
Il met sa main dans sa poche,
Son pied bute contre une roche,
Et les trois petits sous s'en vont.
Et Jean devient un petit moucheron.
Il n'a plus rien, plus rien ! Rien !
À part son ami le chien.


Je jetai un regard à Lawrence pour examiner son expression, mais mis à part le petit mouvement de bouche qu'il avait eue quelques secondes plutôt, il m'était impossible de savoir ce qu'il ressentait. Ou plutôt, je pouvais le deviner ; Ashford était mon opposé et ne supportait pas qu'on dévie du chemin de l'Ombre, ressentait-il de la pitié pour ces enfants ? Était-il aussi frigide qu'il le paraissait ? Je haussai finalement les épaules, et je me rapprochai des deux adolescents pour mieux admirer leurs visages blafards, couverts de flocons de neige. La petite fille continuait de chanter sa comptine, tout en tournoyant sur elle-même, soudain elle se mit à rire et soudain, elle tomba dans la neige. Elle ne se mit pas à pleurer comme on aurait pu s'y attendre, au contraire, elle se laissa tomber contre la neige, s'amusant à bouger ses bras et jambes pour faire un ange. Puis elle se releva, grimaça et alla courir dans les bras de ses aînés. Faisant signe à Ashford de se rapprocher, je fis un petit sourire à la fillette avant de poser mon regard sanglant sur les jumeaux, les charmer pour les tuer ensuite me préoccupait toujours et je combattais vaillamment cette idée, je finis par déclarer après un petit moment de silence :

— Je suis François et mon compagnon se nomme Dorian, est-ce que d'autres enfants tels que vous se trouvent ici ? Ou bien êtes-vous les seuls ?

Le jeune homme me fit un non d'un simple signe de tête, sa main blanche posée sur l'épaule de sa petite soeur se leva pour nous faire signe de le suivre. Sa jumelle n'attendit pas une seconde de plus, et soulevant péniblement la fillette dans ses bras, elle l'enlaça dans ses bras maigres, la serrant contre sa petite poitrine comme pour la protéger d'un mal. Mais qu'était-ce ce mal ? Venait-elle de comprendre que nous n'étions guère deux saints à la recherche de malheureux à sauver ? Ou bien était-ce juste de la méfiance naturelle ? Elle caressa les cheveux roux de l'enfant, et suivit son frère, marchant difficilement dans la neige, elle la tenait contre avec tant de force que ses muscles risquaient de s'engourdir à cause du froid et à cause de sa faiblesse physique. Je lâchai un petit soupir que seul Ashford put entendre, comme il put voir mes yeux se lever au ciel. Pourtant, n'étais-je pas le mieux placer pour comprendre la difficulté que ces enfants menaient ? N'avais-je pas connu le froid et la faim moi aussi ? N'avais-je pas été ce même être sans force qu'étaient ces adolescents ? Je détestais cette partie de ma vie pas parce que j'avais connu la misère, mais parce qu'à cette époque, je n'avais été qu'un être sans défense, humilié et prêt à tout pour un morceau de pain. Heureusement pour moi et heureusement pour mon orgueil, surtout, personne n'avait connaissance de cette partie hideuse de ma vie. Cette partie qui avait noirci mon âme à tout jamais jusqu'à la faire disparaître, les ténèbres m'avaient dévoré tout entier jusqu'à la moelle, et les ténèbres étaient mes plus belles amantes !

Progressant — malgré moi — péniblement dans la neige, je finis par apercevoir un petit groupe d'enfant dans une autre ruelle étroite, sous un toit pourri dans une masure tout aussi pourrie, des enfants cherchaient à jouer dans leur malheur, tandis que quelques adolescents surveillaient le groupe. Ils cessèrent tout jeu et nous fixèrent longuement, hostiles. Je fis un pas en arrière pour laisser à Lawrence le choix d'agir, maintenant, il devait me montrer de quoi il était capable.

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyMer 22 Déc - 3:28

Ce n'était pas la peine de le voir pour savoir que ça devait bien amuser son rival que de le regarder distribuer sa ration de sucrerie. Bien entendu, il ne donna pas tout, Lawrence s'en gardait avec égoïsme. Seulement un ou deux chaque, sans plus car sans eux il ne pourra peut-être pas tenir ses montés de rage envers son collègue. Un simple mouvement de tête afin d'accepter leurs remerciement et il fit un pas sur le coté se tournant vers la petite rousse à la longue cape de démon. Lawrence fut surprit mais trouva le tout d'une véritable beauté. son visage d'une froideur exemplaire n'émit aucune émotion, toutefois, ses yeux démontraient quant à eux une certaine appréciation de la scène. Alors qu'elle se trouvait les pieds glacées sur la neige, elle chantait et dansait avec une joie et une innocente tout a fait surprenante et Lawrence avait beaucoup de respect pour cette vision de la vie. La fin de cette danse fut décevante, si elle aurait pu durer plus longtemps ça aurait été plus agréable...

Il força un petit sourire sur son visage, il fut bref mais pu démontrer aux enfants que ce fut plaisant. Son attention se tourna alors vers Paole qui leurs demanda avec habilités s'ils étaient les seuls enfants. Surement pas, et la réponse fut exactement celle à laquelle Ashford s'attendait. La réaction de la soeur jumelle lui parut bien étrange mais afin de ne pas rien perdre de l'image qu'il s'était rapidement fait, l'inquisiteur resta aveugle à cette petite démonstration de protection envers la petite rouquine. Voilà, encore un déplacement. Sans soucis.
Doucement, l'homme se mit à la suite du troupeau, ignorant l'exaspération d'Émile face à la situation. Certes, c'était pas ce qu'il y avait de plus géniale dans leurs boulots, c'était même un peu chiant sur les bords... mais il n'y avait rien d'autre à faire que ça, non ? Très loin des combats sanglant qu'Ashford aimait mener... Un peu d'action manquait à la chose.

Tiens, une nouvelle ruelle avec plein d'autres enfants. Et... euh... hein ?! Il jeta un regard plein de questionnement vers son rival. Pourquoi ce pas vers l'arrière ? Qu'est-ce que ça signifiait ? Était-ce un défi ou un truc dans le genre ?! En tout cas, les gamins qui à présent ne jouaient plus semblait tout à fait hostile... et ça se ressentait jusqu'à lui. Que faire ? Que ferrait quelqu'un de normal dans cette situation ?! Lawrence n'avait aucun notion de ce genre... malheureusement pour lui.

- Je... euh...

Intérieurement, l'Inquisiteur mourrait d'envi d'assassiner Paole seulement il avait ce même désirs envers les enfants... Que faire ?
feignant la timidité, l'homme s'approcha et puis pour couronner le tout fit une chose inimaginable... Il glissa sur la neige et se retrouva sur les fesses. Il va de soit que tout était prévu... car un homme aussi agile que Lawrence et provenant d'une province glaciale avoir un pied aussi maladroit relevait de l'absurdité. Dans le mouvement, il fit tomber quelques bonbons et pour en mettre encore plus, l'inquisiteur poussa un rire tout aussi gauche que son geste.

- Ahahah ! Voilà ce qui m'arrive quand je veux donner des bonbons... Je ne devrais pas sortir avec deux pieds gauches... vous voulez bien m'aider à ramasser ?

Soit ça allait être un gros échec total parce que Lawrence n'est pas un très bon acteur soit ils allaient tout gober ça... Ya fort à parier que la première option allait être la plus juste... Déjà qu'il s'était ridiculiser complètement devant Émile Paole en sortant des bonbons de ses poches que maintenant il venait de tomber sur le cul pour rendre la situation plus drôle et moins tendu... Ya pas à dire, Lawrence veux crever ! Qu'on l'achève sur le champ... Si vraiment cet homme aurait été doté d'émotion il serait en train de brailler dans un coin à démolir tout ce qui lui tombait sur la main. Tout ça c'est pour la mission, rien de plus, pour l'Ombre... pour Uriel d'Arken... pas pour le bon plaisir d'Émile Paole. Pitié.

[ HJ :: J'le vois tellement se pendre intérieurement XD ]
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Émile Paole

Émile Paole

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyJeu 23 Déc - 19:11

[hj : ahaha XD il peut, Mimile lui offrira la corde X)]

Restant toujours en arrière, mon regard toujours posé sur la silhouette de Lawrence Ashford, j'avais croisé les bras, et je sentais un petit rire intérieur me brûler la gorge. Eh bien quoi ? L'Inquisiteur n'avait-il pas éprouvé de l'ennui durant la mission ? N'avait-il pas été agacé de n'être qu'un second rôle ? Eh bien quoi ? Je lui donnais tout simplement l'occasion de me prouver de ce quoi il était capable, et je me donnais à moi surtout, l'occasion de bien m'amuser. Je ne détestais pas Ashford comme Faoiltiarna, mais je reconnaissais que l'homme savait m'agacer. Il prenait trop de choses à coeur et tenait réellement à l'Église, il était bien trop « pur » dans un sens pour ne pas me donner l'occasion de jouer avec lui. Jetant un regard narquois à l'oiseau qui nous observait tous en haut, je fermai quelques secondes les yeux pour imaginer toutes les pensées qui devaient traverser l'esprit de l'Inquisiteur, insultes ? Pas seulement... en tout cas, heureusement pour lui que je ne puisse pas lire dans ses pensées, soit je me serais énervé vu tous les bons sentiments qu'il ressentait à mon égard, soit je me serais ouvertement foutu de lui.

Embarrassé ? Oh ça il devait l'être, j'en avais marre de voir ce visage aussi impassible que le mien, je voulais voir la statue se briser, montrer un peu de désespoir face à cette situation désespérée. Je désirais le voir souffrir un peu, en ne sachant pas quoi faire. Cherchant à vaincre l'envie de lui donner une tape sur l'épaule pour « l'encourager », en lui disant « Au nom de l'Ombre Ashford, ce n'est que des enfants ! », je mordis un peu langue. Le spectacle à admirer en serait encore réjouissant, allait-il perdre patience ? Son envie de me tuer allait-elle le faire déraper ? Bien sûr que non, Ashford tenait tant à faire bonne figure et faire plaisir à Uriel d'Arken qu'il ne supporterait pas une telle faiblesse venant de lui-même, j'allais le faire craquer tout simplement. Jouer avec ses nerfs... lui montrer à quel point je lui étais supérieur, et faire tomber la bonne opinion qu'Uriel avait de lui, il ne fallait pas me provoquer. Me donner cette panthère dressée et en laisse pour m'aider ? Et puis quoi encore ? J'étais l'un des meilleurs Inquistieurs ! J'avais un titre, j'étais fort et jamais je ne connaissais la faiblesse ! Malgré moi, j'avais pris un peu à coeur la déception du Haut-Prêtre et sa punition ; certes, Lao était un être coriace, et j'avais peut-être été un peu négligeant, mais devoir me coltiner Lawrence...

... n'était peut-être une si mauvaise chose finalement, puisque jamais je n'aurais pensé voir Lawrence sous cet angle. Un bien joli angle par ailleurs, le voir faire semblant de choir n'était pas le plus important, c'était le voir par terre. Humilié par une vulgaire chute, son postérieur par terre sur la terre froide... ça me faisait jubiler ! Contempler Lawrence Ashford essayer d'imiter un maladroit et d'y arriver, c'était du spectacle ! Mordant ma langue pour éviter de rire ouvertement et de me moquer de lui et ainsi compromettre notre mission, je me rapprochai vers le groupe d'enfant et l'homme. Soupirant et affichant un sourire faussement sympathique, remarquant l'animosité dans ces prunelles innocentes, je posai une main « doucement » sur l'épaule de Lawrence pour lancer :

— Ah mes amis, veuillez pardonner ce pauvre Dorian !

Me baissant légèrement pour murmurer au creux de son oreille d'une voix plus sensuel et que lui seul put entendre :

— J'aime dominer mes semblables, dommage pour toi.

Je posai plus énergiquement mes mains sur mes épaules, comme le ferait un ami s'il veut faire des présentations. Prenant l'attitude de l'artiste vagabond que j'avais créé, je regardai chacun des enfants avec un regard neutre, et d'un léger mouvement de la main, je leur fis signe de ramasser les bonbons. Quelques petits visages interrogatifs se levèrent sur moi, et j'ajoutai :

— Voyons ! On ne gâche pas la nourriture, notre ami est quelqu'un de généreux qui aime partager, servez-vous !

Avec énergie, je fis sembler d'aider Lawrence à se relevant, et en profitai pour me moquer de lui et le provoquer ; j'imitai simplement l'ami attentionné en enlevant la neige qui s'était amassé sur ses épaules, lui envoyant un regard narquois et brillant de malice. Je me fichai comment il pouvait interpréter mes paroles, s'il comprenait le sous-entendu scabreux que j'y avais glissé ou si sa fierté allait être directement touché, ça m'était égal. Je voulais voir sa figure impassible se briser à chacune de mes paroles, et admirer mon chef d'oeuvre : comment parviendrait à vivre Lawrence si Uriel d'Arken lui faisait part de sa déception ? Je ne voudrais pas rater ça, voir ce sale con se faire traîner dans la boue par l'homme qu'il admire le plus ! Ça aurait quelque chose de particulièrement jouissif. Lui donnant une petite tape « amicale » sur la tête, j'examinai les enfants se ruer sur les bonbons en piaillant comme des moineaux, se battant même pour certains.

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyJeu 30 Déc - 3:46

Il se sentait tel une véritable marionnette manier par un sadique et là il ne s'agissait certainement pas d'Uriel mais bien de son confère inquisiteur. Ashford avait parfaitement conscience que ça devait bien l'amuser que de le voir ainsi si ridicule devant tout le monde et encore plus devant ses yeux de rubis. Il devait bien se moquer a s'en fendre le cul en deux ! Au point où Lawrence en était, reculer était devenu impossible. Le rôle un peu ridicule et maladroit d'un homme un peu trop frigide et gauche. C'était la première chose qui lui était venu à l'esprit. Loin d'être un acteur et de savoir rapidement chercher quelque chose d'original il avait calquer une ancienne connaissance. C'était tout particulièrement humiliant...
Et voilà qu'au contact de la main de son collègue, l'inquisiteur laisse sortir un petit sursaut -complètement dégouter par le toucher-. Si seulement ils n'étaient pas en mission... Lawrence n'aurait pas hésiter à balayer cette foutu main aussi blanche que son propre teint ! Ne parlons même pas des mots qui lui avait été strictement réservé. L'homme ne pu que s'en mordre la langue pour retenir son venin.

Émile tenait un peu trop bien son rôle, au point même où Lawrence aurait quasiment pu tomber dans le panneau. Chose certaine, le jeune inquisiteur n'hésita pas un seul instant à foudroyer son collègue des yeux. Il imaginait toute sorte de manière de le faire souffrir... et ces images l'aidait en grande partie a garder son calme.

- Lâche-moi, je peux faire le reste.

Bien que la phrase était assez rude, il prit garde de ne pas prendre un ton désagréable malgré toute sa mauvaise volonté. S'écartant légèrement de l'albinos, il retira du revers de la main ce qui restait de neige sur ses vêtements et remonta ses lunettes sur son nez. Le jeu de Paole était clair, non seulement il désirait ardemment rabaisser Lawrence mais en plus il cherchait à trouver ses failles et incompétences... Même un imbécile aurait pu remarquer ça.

À son tour -après s'être débarrasser de la neige- il tourna ses yeux vert pomme vers les gamins qui se ruait sur ses bonbons. La scène était particulièrement horrible. Que l'on mange ses bonbons au miel cerise l'agaçait grandement mais qu'en plus il regardait des enfants se chamailler pour en avoir ça lui levait littéralement le coeur. Des enfants ne devraient pas avoir le droit de vivre ainsi, ils ne devraient pas subir le froid et la faim de cette manière. Qu'est-ce qui pouvait bien mettre fin à cette image ? La façon la plus simple serait l'élimination mais malgré tout, n'avait-ils pas le droit de s'accrocher à la vie de toutes leurs forces ? Aussi mince soit leurs chances de survies.

Et voici qu'à partir de là, Ashford ne savait pas quoi en faire. Ils avaient réussit, non ? Les enfants appâter par le sucre étaient maintenant en confiance, n'est-ce pas ? Curieux de voir ce qu'allait faire son homologue, il osa un regard en sa direction, cherchant en même temps un petit repère auquel s'accrocher. Ils n'avaient pas vraiment de plan après tout... et son improvisation n'était pas au point. Toutefois, Lawrence était prêt à tout pour satisfaire pleinement le Haut prêtre. Donc ce n'était pas une simple collaboration avec son rival et un groupe d'enfant qui allait lui faire peur.

[HJ :: Pardon pour le délai et la longueur >_<''']
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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptySam 1 Jan - 22:59

— Et je sais faire certaines choses, moi.

Répondis-je d'une voix neutre aussitôt au ton un tantinet brusque de son « lâche-moi », ma manière de lui montrer que je tenais à lui... et que j'étais un véritable génie lorsqu'il s'agissait d'humilier quelqu'un, et de le rabaisser. Peu de personnes pouvaient en témoigner, tous mort de honte où tous simplement en train de nourrir les vers de terre gourmands d'entrailles pourrit ; il n'y avait que ce connard de Mist qui pouvait se vanter d'être en vie, si l'Empereur n'avait pas donné l'ordre de le laisser libre ! Je lui aurais fait payer à chaque coup le coût de son handicap, et si jamais je le retrouvais ! La rancune et la haine n'avaient pas de fin à mon égard, au contraire : affamées, amoureuse d'un même fou, elles me dévoraient les tripes en souriant. Mist... j'étais plein de haine et de dégoût en songeant à lui. Lawrence Ashford allait être donc le deuxième homme à se vanter de survivre après une de mes humiliations, même si j'étais prés à parier ma demeure qu'à cet instant, il préférait s'enfuir dans une pièce sombre pour se pendre à une poutre bien solide, et finir six pieds sous terre. S'il le désirait..., je pouvais l'aider, bien sûr. Il était bien placé pour connaître ma générosité. Tandis que les enfants se battaient pour quelques bons, appâtés comme on appâte des bêtes, je croisai les bras, sachant ce que l'Inquisiteur fanatique attendait de moi. Eh bien quoi ? Lui lançai-je dans un simple regard, n'ayant pas la moindre envie de bouger pour venir l'aider, ou tout simplement faire progresser notre mission. Ashford avait-il de la peine en voyant les enfants se battre pour une poignée de bonbon ? Je me rapprochai à pas de loup vers mon rival, me baissant pour lui mettre en face des yeux — ou de ses lunettes — que j'étais plus grand que lui, plus auguste et meilleur en tout point. Je murmurai au creux de son oreille tout en fixant les enfants :

— Ne vois-tu pas comme moi ce qu'est le monde ? Une guerre interminable entre capricieux.

— Qu'est-ce que tu dis François ? Lança un petit garçon de douze ans.

Je me détachai aussitôt de Lawrence pour venir vers le gamin, je me baissai à sa hauteur et le pris par les épaules, prenant ses mains comme pour lui promettre la plus belle chose au monde, je plantai mon regard rubis dans le sien. Un peu impressionné, le gamin recula sans doute par intuition, je lui ébouriffai presque paternellement les cheveux, et je répondis :

— Un secret... comme je vais t'en confier à un toi, rien qu'à toi.

— Rien qu'à moi ?

— Oui mon ami, je vais te faire confiance.

Ma voix était à présent plus chaude, plus veloutée et il se rapprocha de moi cette fois-ci, un sourire percha ses lèvres et fouillant dans ma poche, je sortis ma bourse. Sans pour autant la lui montrer, je lui fis signe de venir vers moi, faisant glisser mes mains dans son dos pour que seul lui puisse m'entendre :

— Je sais qui est ton père... puisque c'est un de mes amis, veux-tu que je te dévoile où il se trouve ?

Aussitôt le regard de l'enfant s'illumina de bonheur, alors que quelques secondes auparavant, le vide avait écrasé ses prunelles grises. Il se rapprocha comme pour me prendre dans ses bras, mais il s'arrêta et colla son front contre le mien, les larmes coulaient sur ses joues. Qui était-il ? Eh bien j'avais reconnu en lui un être familier, aussi méprisable que tous les autres nobles ; il fallait dire que mon défunt père était un homme aimé des femmes (et de sa bourse), aimant les belles créatures et l'opium. Il ressemblait à l'une de ses favorites, et possédait les mêmes cheveux châtains que Nicolaï. Oh, mais où était son père à présent ? Eh bien j'avais empoisonné Nicolaï, il y avait un an de ça pour prendre la tête de la famille Paole. Je murmurai d'un air grave :

— Je veux que l'on fasse un marché tous les deux, d'accord ?

— Tout ce que tu veux François !

Souriant de toutes mes dents aussi blanche que mon teint, je lui ébouriffai à nouveau les cheveux, toujours dans ce même geste presque paternel. Remettant une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, je lâchai un « brave garçon » avant de lancer un regard victorieux à Lawrence. Une petite fille était en train de l'aborder d'ailleurs, tenant son petit frère à la main et qui lui tendait un des bonbons au miel qu'il avait laissés tombé, un sourire aux lèvres, le regard emplit d'innocence. Retournant toute mon attention au petit garçon, tout tremblotant d'excitation, je lui demandai :

— Comme tu le sais... je suis à la recherche de Lazlo, nous étions autrefois et notre amitié souffre de ne pas renaître, peux-tu me promettre de me dire tout ce que tu sais de lui ? L'enfant fit un « oui » d'un mouvement de la tête assez vif, satisfais, je poursuivis : en échange, je te guiderai jusqu'à ton père.

Heureux, il manqua à nouveau de se jeter dans mes bras, mais je me relevai aussitôt. Ma bourse dans ma main, je la soupesai quelques secondes et jetai un regard aux enfants, ouvrant la bourse lentement, j'en sortis quelques pièces et aussitôt, les gamins foncèrent vers moi, impatients, croyant que je tenais là d'autres sucreries. Faisant signe à Lawrence de faire de même, je donnai une pièce d'or à chaque gamin pour qu'ils puissent survivre un peu, et continuer à nous être utiles. Voyons ! Croyez-vous réellement que sois gentil ? Ou même généreux ? L'argent avait peu d'importance, et j'en possédais suffisamment pour faire rager Ashford, et de me servir de ma puissance pour charmer quelques enfants, maigres et qui n'avaient aucune chance à survivre à l'hiver si on ne les aidait pas un tant soit peu.

[hj : pas d'soucis ;) ]

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Lawrence Ashford
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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyMar 11 Jan - 2:00

La vérité ne serait pas ce qu'elle est si elle n'avait pas été si désagréable. Émile devait bien se marrer à voir Lawrence dans ce genre de position. Complètement à coté de la plaque face à des gamins ! Rien de plus honteux pour un inquisiteur tel que lui. Il savait reconnaitre ses propres faiblesses mais ne possédait sans doute pas tout les outils pour les surmonter. Son manque de sociale était une grosse épine à son pied. Sachant cela, il ne manqua pas de foudroyer son homologue du regard lorsque ce dernier s'approcha de lui, l'enfant l'empêcha toute réponse de sa part. Et là Émile sortait le grand jeu au petit gamin. Comment diable pouvait-il être un monstre et paraître si humain ?

Il perdit sa concentration lorsqu'il vit un autre petit être s'approcher de lui, enfin deux petits êtres. Manquant ainsi le regard victorieux que lui lançait son rival. De nouveau, l'Inquisiteur força sa bouche à produire un petit sourire doux et compatissant. L'honnêteté dont faisait preuve ses deux enfants était rassurante et plein de bon sens. Ils ne s'étaient pas battu pour le manger comme la plupart des enfants, non, ils étaient venu à la source pour le lui rendre le bonbon... Comme quoi tout n'est pas perdu dans le coeur encore pure de ces deux jeunes enfants. Reprendre le bonbon aurait sans doute été une mauvaise idée c'est pourquoi Lawrence fit de même ;

- C'est très gentil de votre part, mais pour pouvez le garder, j'apprécie énormément votre honnêteté.

Ce n'était pas totalement faux, à vrai dire ça lui était complètement égal de savoir qu'il y avait une petite lueur d'espoir a travers ses sombres ruelles, tout ce qu'Ashford avait aimer d'eux était cette façon honnête d'agir, c'est tout. Ils étaient destiné à mourir de toute façon. Un petit bruit attira son attention tout comme il avait attirer ceux des enfants. Que faisait donc Émile ? Il sortait sa bourse en l'encourageant à faire la même chose... la charité ? Foutaise ! Ce n'était pas un simple geste généreux et sans arrières pensés. Lawrence était de nouveau prit au dépourvu... sa bourse n'étant pas aussi fourni que celle de son confrère. Jamais il ne se baladait les poches pleines, c'était à son avis complètement inutile. Le minimum pour acheter quelques bonbons si jamais il y avait de nouvelles saveurs.

Tout ce qu'il pouvait faire était d'engager les enfants vers la bourse de son rival. Tant pis pour lui s'il avait autant d'argent a perdre. Aussi bien l'aider à devenir pauvre si c'était son but ! Lawrence garda un petit sourire gêné par la situation, embarrasser de n'avoir pas un sous à offrir. Pas question de se défaire des quelques pièces qui trainait dans le fond de ses poches simplement parce que monsieur Paole en avait suffisamment pour le jeter aux ordures et que ce dernier lui demandait de faire de même. Lawrence n'avait rien d'un homme avare par l'argent, ne vous faites pas une telle image de lui. Sa part avait été les bonbons, c'est tout, pas plus de justification n'était utile à sa cause. Pour bien faire il s'approcha du baron, lui offrant un sourire forcé et un regard tranchant.

- Pardon mon ami, j'aurais aimé en faire plus mais ne n'ai pas ce qu'il faut, tout ce que j'avais s'est éparpillé un peu partout.

Traduction "Va te faire foutre !"
Ashford ne voulait en rien compromettre la mission, aussi prenait-il à coeur son petit rôle et le jouait au mieux de ses capacités.
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyVen 28 Jan - 22:19

Oh... donc Ashford ne voulait pas pousser son rôle d'acteur jusque-là ? Comme c'était dommage et agaçant, eh bien quoi ? Ce n’était quelques pièces d'or que j'eusse lancées à ces enfants, comme on lance un os à un chien errant, galeux et maigre, rien de plus ! Il ne fallait pas se berner une seule seconde : j'étais riche et puissant, séducteur et maniaque, cependant je ne considérais pas l'argent comme quelque chose de nécessaire. J'étais au-dessus de tout ça, ces pièces d'ors lancés à ces enfants maigres et fragiles, ce n'était pas plus qu'un geste dut à mon perfectionnisme. Je ne faisais ça que pour obtenir des informations, et ennuyer mon collègue par la même occasion.

J'étais plus jeune que lui et pourtant, je pouvais lui montrer toute ma supériorité ; observant les deux enfants venues lui rendre les bonbons, alors que le reste de la petite troupe se battait pour une friandise au cassis, je me rapprochai à nouveau d'Ashford, sans le toucher cette fois-ci et je laissai mon corbeau descendre sur mon bras. Je ne ressentais plus la moindre douleur lorsque ses serres s'enfonçaient dans ma chair, et l'Onyx le savait, alors il pouvait à loisir se servir de mon corps comme épouvantail ou perchoir, lui seul avait droit à cet honneur. Mon compagnon de toujours qui restera à jamais mon véritable ami. Jouant avec les nerfs et le caractère impassible de Lawrence Ashford, je me baissai vers son oreille, après tout j'étais plus jeune et plus grand que lui ; tous ces petits détails que jamais je n'aurais pris en considération, je m'amusais à les mettre en relief pour énerver Ashford, je soufflai prés de son oreille :


— Ne fais pas l'hypocrite, voyons... ne ranges-tu pas ta bourse ici ?

Sans la moindre timidité, je glissai mes doigts sur ses vêtements pour venir tâter l'endroit où était rangée sa bourse, et lui donna une tape sur l'épaule en signe de toute amitié, ou de moquerie. Cependant avant de recevoir un regard furieux de sa part, je me détachai et avançai vers un petit groupe d'enfants qui eux, justement, se battaient. J'attrapai d'une poigne ferme, mais qui se voulut douce un grand garçon aux cheveux bruns et le dégageait du reste ; ce dernier, malgré sa grande taille, était victime de sa maladresse et de son caractère timorée, j'observai son visage marqué de quelques bleus et me retinrent au dernier moment de lever les yeux au ciel.

Ce n'était pas le moment de rabaissé plus bas qu'il ne l'était le petit bouc émissaire de la troupe, je pris un des mouchoirs dans ma poche et essuyai un petit filet de sang au coin de sa bouche ; il ne fallait pas — une nouvelle fois — se leurrer sur mon geste : j'aimais le sang, bien plus que le sexe et si je pouvais, je me baignerais dans une baignoire de marbre remplie du sang d'une jeune victime, tout juste égorgée dans mes bras chauds. Un fantasme que je m'étais promis de faire réalité, un jour ou l'autre. Je chassai toutes les autres idées d'être saine qui rentraient dans mon cerveau, ce n'était pas une bonne chose, du moins pas ici. Passant ma langue sur mes lèvres, j'entendis un remerciement et me relevai doucement, fixant le petit garçon qui avait les yeux larmoyants. Au nom de l'Ombre, il ne voulait pas que je le prenne dans mes bras tout de même ? C'était un geste trop mièvre, non, je laissais Ashford s'en occuper en lui lançant un ordre muet.

Quelque chose avait attiré mon attention, un mouvement derrière les enfants, une ombre errante qui avait mis en alerte tous mes sens de chasseurs. Qu'est-ce que c'était ? Je n’en avais pas la moindre idée, et pourtant je me voyais déjà m'élancer vers cette silhouette pour la découper en morceaux ! Soupirant, un peu frustré, je me dirigeai vers le gamin de douze ans qui je venais de passer un marché ; depuis un moment, l'enfant s'était assis dans un coin et m'observait, c'était ça qui m'intriguait. Ah oui... je lui avais promis de le guider jusqu'à son vrai père ! Avais-je une connaissance qui était susceptible d'avoir quelques enfants illégitimes ? Ces yeux brillaient d'espoir et si j'avais eu des sentiments, ça m'aurait fait mal au coeur de lui mentir, là ça m'ennuyait, car je devais trouver une idée pour que ce gamin puisse nous guider jusqu'à Lao. Je soupirai à nouveau et vint m'asseoir à ses côtés, observant Ashford pour examiner sa méthode de travail à lui. À nouveau, je lui laissais les reines de l'opération, pris dans mes pensées les plus obscures, et les plus sensuellement malsaines.

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyLun 31 Jan - 0:15

"Toi attend que je t'attrape et que je t'égorge !"
Émile réveillait en lui le désir profond d'être un terroriste l'instant d'un simple moment, le temps de pouvoir lever sa lance contre lui et de l'empaler comme un satané épouvantail ! Ok, pas très fonctionnel puisque le type en lui-même à pour animal de compagnie un corbeau mais un mec embrocher sur un bâton est quand même mort, donc, l'idée est bonne et l'image aussi. Il l'imaginait très bien mourir de cette façon et d'être entourer de corbeau parce qu'incapable de faire peur à un oiseau et qu'il les considérait visiblement comme sa famille. Assez ironique en fait. Ashford se figea lorsque son rival s'approcha trop près de lui, prêt à lui entailler le visage avec son simple regard mais curieux à la fois de ce que ce dernier allait lui dire. Pas possible, pas en présence des gosses et d'une mission à remplir... faut pas perdre son sang froid ! C'est pourquoi Lawrence ne se contenta que d'un léger rictus au de ses lèvres. Pas la peine de répliquer que l'albinos est parti réglé une bagarre.

Joli la scène monté de toute pièce. Si bien que s'était è vomir. Extérieurement, Ashford ne montrait qu'un centième de ses émotions tandis qu'à l'inverse, il bouillonnait d'une rage sans nom. C'est pourquoi sa colère se recentra sur une nouvelle présence. Émile l'avait aussi ressentit, pas de doute mais il restait dans son rôle tel un vrai comédien sur une scène. Un ordre silencieux ? "Va te faire foutre" ! Ashford ne voulait pas suivre les ordres de cet homme, il n'y avait qu'Uriel pour lui ordonner de lécher les pieds à quelqu'un et ce n'était certainement pas cet albinos qui allait pouvoir se permettre une telle chose et ce malgré son grade plus élevé que le sien. Le problème, c'est qu'il se retrouvait seul au centre d'un tas d'enfants et qu'il était aussi doué avec eux qu'il ne l'était avec un instrument entre les mains... c'est-à-dire PAS DU TOUT.

"Bien sur va t'asseoir dans un coin avec l'autre demi portion et laisse-moi au milieu de la guerre..." Dans le fond, c'était peut-être mieux ainsi ? Ne pas rester près de cet inquisiteur et faire les choses à sa façon et ce sans l'aide de ce type, qui -a contre coeur- savait s'y faire avec les enfants. Première chose à faire... Calmez cette troupe indiscipliné ! Ce chaos ne pouvait duré ! C'était intolérable ! À son âge on l'aurait depuis longtemps frapper pour qu'il se taise.

- Ça suffit vous tous ! Comporté vous dont comme des gens responsables !

Ashford avait élever la voix. Complètement écoeurer de toute cette cacophonie. Une fois qu'il eu l'attention il poursuivit.

- Rien ne justifie un acte de violence, vous savez tous qu'il y a suffisamment d'adulte pour ça alors ce n'est pas la peine de vous abaisser à ce niveau.

Cette fois, il se mordit la langue d'avoir été si injurieux envers sa propre personne. La violence, c'est bien... ça fait progresser l'église et ça calme les nerfs mais avec des enfants c'est pas la bonne résolution.

- Vous pouvez jouer a un jeu pour gagner le dernier bonbon ?

Lawrence sorti une friandise de la poche de son veston. Pensiez vous vraiment qu'il ne lui en restait pas un ? Il l'exhiba devant tous, un peu comme un trophée. Avant d'être inquisiteur, on lui avait apprit d'être un prêtre alors prêcher la bonne parole lui avait été inculqué et quasi oublié mais il était apte à pouvoir faire certaine chose de ces connaissances.

- Je vous laisse choisir le jeu ?

Jamais l'inquisiteur n'avait autant parler. Il manquait d'avaler sa langue tellement c'était déplaisant que d'être le centre d'attention d'une bande de gamins des rues.

- N'y avait-il pas un jeu que Lazlo jouait avec vous ?

Bah quoi ? C'est une information comme les autres... non ?
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyMar 1 Fév - 11:16

[hj : désolée, ce n'est pas génial ><"]

Laissant Ashford s'occuper des restes, en le mettant une nouvelle fois dans une position délicate, je me taisais et laissais le gamin regarder l'Onyx avec effroi et fascination. Les êtres humains étaient si prévisibles que souvent, leurs réactions me paraissaient ennuyeuses, j'espérais souvent qu'ils allaient me montrer un semblant d'originalité, quelque chose qui réanimerait un peu d'intérêt en moi. Les enfants ne m'avaient jamais intéressé, ils étaient l'image même d'une humanité en pleine déchéance et sur le point de s'écrouler à cause de sa bêtise, la petite bagarre qui avait éclaté prés de nous et à cause de vulgaires bonbons n'en était-elle pas la preuve ?

Pour une simple friandise, pour un simple caprice poussé par la faim et la misère, des enfants aussi faibles qu'un vieillard se battaient et étaient en venir au meurtre, n'étaient-ce pas ce que les hommes passaient leur temps à faire ? Se battre et verser le sang pour un pouvoir qu'ils perdront à leur mort, ça me dégoûtait. Néanmoins, voir des enfants agir comme des adultes et s'entretuer pour une simple friandise, ça.... c'était drôle. Lamentablement, ces petits êtres pitoyables se chamaillaient devant mes yeux, sans chercher un terrain d'entente ou juger que ça ne servait à rien de sortir les ongles et les dents pour un misérable bonbon, pauvres petites créatures dont l'existence prendrait fin avec l'hiver. Combien d'entre eux allaient mourir de faim ? Combien allaient-ils être retrouvés dans une rue, abandonnés, gelés par le froid et morts ? Aucune pitié ne s'éveillait en moi, pas même de la nostalgie. J'étais bien placé pour savoir que l'hiver était une saison meurtrière, j'avais vécu la même chose que ces enfants, et pourtant jamais je ne leur tendrais la main, à moins pour les pousser dans un gouffre, évidemment.


Et l'autre imbécile là, Lawrence Ashford qui prêchait la bonne parole, parfois j'avais vraiment l'impression de voir un chien remuer la queue pour le bon plaisir d'Uriel d'Arken. De nous deux, il était le seul à faire des efforts, et pourquoi ? Pour recevoir une caresse pleine d'affection de son cher Haut-Prêtre ! Au Nom de l'Ombre, pourquoi devais-je me tirer ce boulet ? Je voulais bien reconnaître que Monsieur le Frigide avec quelques problèmes de sociabilité, mais ce n'était pas une raison pour que moi, Émile Paole m'occupe d'un homme incapable d'enlever le balai qu'il avait entre les fesses. J'étais agacé et mon mépris à l'égard de Lawrence ne faisait qu'augmenter de seconde en seconde, je mordis ma langue lorsqu'il proposa aux enfants de faire un jeu pour gagner le dernier bonbon.

Par l'Ombre, il m'énervait ! J'avais envie de l'étriper et de lui enfoncer ses lunettes, ses gants et son bonbon tout au fond de sa gorge. À quoi avait pensé d'Arken en nous faisant collaborer ? Nous étions deux rivaux et non ce genre rival capable de s'apprécier, on se méprisait mutuellement. En attendant de voir l'un de nous deux chanceler et tomber de manière ridicule, et pour l'instant s'était moi qui avais le dessus : j'étais le plus gradé, mais aussi le moins loyal. Je regardai Ashford avec exaspération, un jeu ! Comme si cette information était nécessaire, je savais que ce Lao aimait tout ce qui comportait un domaine de réflexion, je soupirai pour montrer tout mon mépris à Ashford. L'Onyx sur mon épaule, je me dirigeai vers les enfants, suivis du petit garçon et posant un genou à terre, je regardai chacun d'eux avec froideur, je ne pouvais pas non plus faire preuve de sentiment. Il n'y avait que le meurtre pour m'en procurer de véritables.


— J'ai une autre idée... ça vous dit de faire comme les adultes ?

Parfaitement, je bafouais l'autorité et les efforts d'Ashford d'un simple revers de la main, simplement parce qu'il m'ennuyait et que je l'ennuyais. D'une voix que j'essayais d'avoir la plus douce possible, je continuai :

— Je ne sais pas quels sont les jeux que Lao fait avec vous, mais tenter quelque chose de nouveau ne vous plait-il pas ?

Une petite fille aux cheveux bruns m'approuva d'un simple signe de tête, tenant la main de son frère, tandis qu'elle serrait contre sa poitrine une peluche qui ne ressemblait plus à rien. Brave petite... quel visage niais, vraiment ! Je me défoulais et s'était à l'Inquisiteur de m'en empêcher, c’était ça ou je devenais complètement fou, quelque chose qu'il ne fallait pas voir même pas une fois dans sa misérable vie. Je me relevai doucement et fouillant dans mes vêtements, je saisis rapidement entre mes longs doigts une écharpe rouge que je mis autour du cou de la petite fille, elle rougit et rit, alors que je fis un noeud. Je lui caressai la tête, comme si j'étais touché par son innocence. J'ajoutai toujours avec douceur :

— Le premier qui arrive à lui reprendre l'écharpe gagne le bonbon.

Cependant, avant que la petite troupe se jette sur la gamine, je levai la main pour la laisser le temps de s'enfuir et de se cacher, sans comprendre toute la cruauté dont ses amis allaient faire preuve à son égard. Après avoir attendu cinq minutes, je baisai la main et la horde d'enfants se dissipa en piaillant comme des oiseaux. Je poussai un autre sourire et à nouveau, je me baissai pour murmure à Lawrence :

— Bien... je te laisse gérer ça désormais.

Sans un mot de plus, je m'écartai et croisai les bras.

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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyMer 2 Fév - 23:38

Les enfants sont de petites créatures bien faible et chétif. Bien certainement que Lawrence était passé par là, comme tout le monde d'ailleurs, mais il ne pouvait s'empêcher de les mépriser malgré tout. Peut-être n'était-ce qu'un peu de jalousie ? Très loin d'avoir reçu l'amour de ses parents il ne pouvait pas s'en plaindre, il avait toujours eu un toit au dessus de la tête et n'avait jamais craint la faim... malgré la pauvreté de sa famille. Ils étaient de très fervent croyant, si bien que la nourriture passait en deuxième mais elle ne manquait pas à l'appel pour autant. Ce qu'Ashford pouvait envier d'eux était sans aucun doute le fait de ne pas être seul. Gells n'est pas la province de l'amour et de l'amitié. N'importe quel gosse de son âge l'aurait poignardé par simple plaisir, l'innocence étant une denrée rare. Aucune expression de dégoût ne filtra son visage, il se contentait d'afficher un rictus en forme de sourire afin de bien s'assurer de son rôle. Ce rôle était cependant très loin de lui plaire, jouer les nounous n'étaient pas dans ses habitudes. Vivement que cette mission aboutisse et qu'il puisse retourner à ses activités personnels. La recherche d'information sans avoir a se battre n'avait rien d'amusant, il se sentait contre productif...

Attendant patiemment les suggestions des enfants, l'inquisiteur eu un léger sursaut au niveau du sourcil gauche lorsque son confrère s'approcha. Pour carrément foutre en l'air tout ses efforts. Évidemment qu'il le faisait exprès, certainement qu'il savait et que tout ses gestes et paroles n'étaient destiné qu'à le frustrer ! Sinon pourquoi être intervenus maintenant ? Après tant d'effort pour comprendre les enfants et entrer dans son rôle de gentil samaritain ! Lawrence garda le silence, il ne pouvait pas interrompre son collègue si facilement... sans être mal traduit par les enfants. Alors qu'il comprit le jeu à son tour et tout les enjeux que cela représentait, il vit en Paole bien plus de cruauté qu'il ne l'aurait imaginé. Bien sur, il ne l'en blâmait pas mais pourquoi diable faire quelque chose d'aussi barbare ? Son rival était bien décourageant si bien que son dos d'habitude si droit se courba légèrement vers l'avant. Intérieurement, l'inquisiteur n'avait de cesse de se dire que c'était pour le bien de l'Ombre, que ce n'était qu'un défi lancé par elle et qu'il se devait de le surmonté comme n'importe lequel de ses disciples. Se montrer plus solide que le béton pour ne pas se faire balayer par ce sale corbeau.

Lawrence rejoins son collègue qui s'était lâchement écarté de la scène principal. Il ne regardait plus les enfants mais bien cet homme qui se tenait devant lui.

- Il n'y a rien de plus que nous puissions leurs demander mon ami, je crois que nous devrions continuer à chercher Lazlo.

Rien d'anormal dans ses paroles sauf si on les traduits ainsi : "J'en ai réellement mare et j'veux partir, ces gosses n'ont plus rien a dire et m'écœure, on s'en va". Partir sans un mot et sans que les enfants ne le remarque n'avait rien de compliqué. Ashford ne voulait pas voir la conclusion de ce jeu. N'y voyez pas une âme sensible, disons simplement que la manière dont Paole avait fait tourner les évènements lui arrachait et lui inspirait un profond dégout. On ne joue pas avec la nourriture et bien l'idée n'était pas si différente.
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MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyJeu 3 Fév - 1:47

Ayant reculé dans un coin, les bras croisés et sentant l'hiver mordre ma peau, j'observais la petite bande d'enfants s'activer chercher comme si leur vie en dépendait la petite fille qui avait mon écharpe. Si j'avais su me montrer plus expressif qu'Ashford, un rictus malsain serait apparu sur mon visage, déformant ma face laiteuse de perversité. Mais il n'en était rien, je me faisais le simple surveillant de cette mascarade grotesque que je venais de créer, servant à réduire à néant tous les efforts que l'Inquisiteur avait dû fournir. Je ne remarquai pas les changements, mais je pouvais deviner que l'homme devait bien me haïr à présent, tant mieux, au moins nous possédions un sentiment réciproque, un bon début pour cette foutue fraternité qu'avait désiré Uriel d'Arken ? Je voyais déjà de la déception sur ses traits, mais pas seulement dirigée vers moi, mais vers Lawrence aussi. Lorsque je chuterai, j'allais emmener tous ceux ou celles qui m'entouraient, on pouvait considérer ça comme une forme d'expérimentation. Et puis c'était réellement amusant de réduire à néant tous les efforts de cet homme pour essayer de parler à une bande de gamins ! Moi aussi je pouvais reconnaître que je n'étais pas non plus capable de me montrer... humain avec qui que ce soit, mais de là à me retrouver perturber par une bande d'enfants, maigres, pauvres et qui n'allaient sûrement pas passer l'hiver, c'était ridicule.

Laissant la petite fille se faire pourchasser par ses camarades, j'entendis quelques cris et de la bagarre dans le coin, sentant sur nous cette présence qui me rendait plus tendu, à présent. Le monstre appelait cet être pour le dévorer, fourrer son museau dans ses entrailles encore chaudes et dévorer son coeur. Je perçus quelques rires aussi, ce qui me refroidis, c'était de la souffrance que j'avais envie d'entendre, pas de vulgaire chamaillerie de gamins. Je levai les yeux au ciel, fatigué, exaspéré, n'importe quel adulte normalement constitué se serait précipité pour sauver la gamine, mais pas moi. Certes, elle risquait de finir étranglée, mais ce n'était pas mon affaire, ou du moins, c'était ce que je souhaitais, simplement pour dégoûter davantage Ashford et lui démontrer à quel point j'étais cruel et sans coeur. Je me foutais de ses états d'âme, j'avais eu envie de voir un peu de cruauté purement humaine dans ces regards d'enfants, rien de plus. Il n'y avait pas le moindre espoir pour ces gamins des rues, ils soient finir entre les mains de malades qui dans le mieux des cas, en feront des cobayes, ou dans les pires les violeront, soit l'hiver aurait raison de leurs petits coeurs et par pitié, il dévorera de froid ces pauvres âmes égarées, nées au mauvais endroit et au mauvais moment. Peut-être orphelins, peut-être abandonné par leurs parents, qu'importe au fond, ils allaient crever.

— En effet, cette mascarade a assez duré.

Je me décollai du mur en soupirant, énervé puisque je n'allais certainement pas pouvoir récupérer mon écharpe. Tant pis, j'irais la rechercher plus tard, une fois que cette petite fille sera morte sous les coups de ses amis, dans le pire des cas, évidemment. Je sifflai et mon corbeau revint se poser sur mon épaule, puis sans un regard, je repris la route en faisant attention par habitude. Sentant ce regard sur nous, puis je haussai les épaules : sûrement un pauvre que cherchait un moyen comme un autre pour nous prendre nos bourses, sans savoir sur qui il allait tomber. Je m'arrêtai et me retournai vers Lawrence, sur un ton glacial, je lui rendis la friandise en disant :

— Tu as oublié ça.

Je tournai le dos et pris le chemin inverse, imaginant sans mal les enfants se battre pour une friandise, poussée par l'avarice et la faim. J'espérais seulement que mon écharpe ne serait pas trop abîmée, j'étais en effet quelqu'un de très soigneux et je détestais lorsque l'on touchait à quelque chose qui m'appartenait. Haussant les épaules, me foutant de la survie de la petite, trop occupé à m'inquiéter du sort de mon écharpe, je nous ramenai à l'endroit de notre rendez-vous, dans le silence. Songeant qu'au final, je n'avais fait que perdre mon temps avec cet homme que je ne supportais pas. Seulement, je venais de lui prouver que les hommes étaient comme les enfants : manipulables à souhait, et qu'une bande de gamins affamés étaient en train de se battre pour une friandise. Un vulgaire bonbon que finalement, aucun d'entre eux n'aura puisque je venais de le rendre à son propriétaire. Lawrence allait-il ressentir de la culpabilité ? Allait-il me haïr de toute son âme ?

_________________
Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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Lawrence Ashford
† Inquisiteur †

Lawrence Ashford

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De nous deux, qui sera le boulet ? Vide
MessageSujet: Re: De nous deux, qui sera le boulet ?   De nous deux, qui sera le boulet ? EmptyMar 8 Fév - 14:01

Que ce soit des hurlements ou bien des rires, ces enfants étaient désormais bien loin de son esprit. Se préoccuper de leurs sorts n'avaient rien à voir avec la mission ni avec l'Ombre, donc aucun intérêt. Certes, ça fait pitié et alors ? On les tues et là ça fait plus pitié ? Mauvais plan. C'est pourquoi Lawrence se contenta simplement d'ignorer le tout après s'être approcher de son collègue. Ce dernier semblais quasiment heureux de la tournure des évènements jusqu'au moment où des rires retentirent. Sadique.
À son grand soulagement, Émile reconnu qu'il avait raison ; il n'y avait plus rien à faire ici. Une perte de temps. Mais, et le petit garçon que l'inquisiteur avait amadouer, qu'en est-il ? Qu'importe, cette journée avait assez duré et était bien suffisamment pénible pour que ça lui passe cent pied au dessus de la tête. Si bien qu'Ashford se foutait bien d'être derrière son rival. D'ailleurs, il eu un léger mouvement d'écart lorsque l'animal de compagnie d'Émile vint sur l'épaule de son maitre.

Quelle perte de temps... et de bonbons. Il lui faudra donc aller en acheter d'autre. Dommage. À sa grande surprise on lui rendit le dernier bonbon. Lawrence regarda ce dernier de ses yeux vert pomme pendant un petit moment avant de le prendre de sa main gauche. Le trajet ce fit dans le plus grand des silences. Le jeune homme n'ayant aucune envi de partager la moindre conversation avec son interlocuteur. Il ne détestait pas les enfants et pourtant il ne s'en souciait pas d'avantage. S'attacher a quelque chose d'aussi inutile n'avait aucun intérêt pour l'Église et pouvait lui nuire. Il n'en voulait pas à son confrère d'avoir été si cruel, il lui en voulait seulement d'avoir défier le petit autorité qu'il avait réussit à avoir avec les gamins...

Une fois arrivé, Ashford s'arrêta un moment dans la pièce. Durant tout le trajet le bonbon était rester entre ses doigts fins. La friandise emballé dans son petit papier rouge était irrésistible. L'inquisiteur leva donc la sucrerie au niveau de son buste, la dévêtit et la glissa dans sa bouche. À la fois pour en savourer la douceur mais aussi pour montrer clairement à son homologue qu'il n'y avait aucune culpabilité dans son coeur. Le bonbon roula dans sa bouche quelques instants tandis qu'il jeta un dernier regard à son collègue.

- Ne va tu pas t'occuper du petit a qui tu devais soutirer la localisation de Lao ?

Lawrence ne souhaitait pas recevoir de réponse. Si bien qu'il tourna les talons pour s'éloigner d'Émile Paole après lui avoir rappeler le gamin avec lequel il semblait si bien s'entendre.

- Tu n'a certainement pas besoin de moi pour faire ça.

Sans presser le pas, le jeune homme fini par quitter tout simplement les lieux. Il y avait fort à parier que le marché d'Ishtar et ces friandises devait être sa destination. Après tout, on l'Avait dépouiller de ses biens... Non ?

HJ :: Pardon pour le retard et la qualité T_T
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