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 Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)

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Émile Paole

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 296
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♦ Fiche : Repas de Corbeau suivit de Des-Espoirs
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MessageSujet: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyLun 13 Déc - 23:46

L'hiver venait de se jeter sur l'Empire, et tandis que le froid envahissait peu à peu les murs, la neige tombait doucement, recouvrant toute cette laideur qui caractérisait cette humanité. Cachant ces souillures, ces médiocrités et ces éclairs d'intelligences qui pouvaient parfois envahir le regard las des hommes et femmes, les battements d'ailes des oiseaux jouaient une mélodie nerveuse dans le silence. Ombres noires tachant le ciel gris, ils s'envolèrent vers d'autres contrées, fuyant le froid et sa morsure, fuyant les cadavres qui tomberaient par millier, un hiver ne serait jamais malheureux. Avec une expression mauvaise sur la figure, je jetai une pièce d'or à pauvre malheureux, jeune et pourtant déjà vieux, bien évidemment ce n'était pas de la pitié, mais bien du mépris. Alors que la pièce tomba dans la neige, il se rua à mes pieds pour me remercier, et il reçut comme un « je vous en prie » seulement et simplement un coup de pied, et je partis aussi furtivement que j'étais venu, lançant un regard cruel à ceux et celles qui avaient l'audace de croiser mes yeux rouges. Ma cape noire et épaisse volait au rythme de mes pas, alors que ma chevelure immaculée glissait sur ma peau tout aussi blême, l'air glacial mordait ma peau, et malgré moi, je frissonnai.

Je détestais l'hiver, trop de souvenirs bien trop humains refaisaient surface à chaque fois, comme si chaque flocon représentait une bribe de souvenir, nostalgique ? Moi ? Seulement les faibles pouvaient avoir cette audace et cette faiblesse, je n'avais pas la moindre faiblesse. J'entrelaçai mes longs doigts gantés de cuir, alors que lentement, je pris la route du Monastère, exaspéré par toute cette misère plus qu'autre chose, j'avais besoin de changer mes idées. Et alors que mon épaule se haussa légèrement, un brin douloureuse, l'étui glissa légèrement, et l'Onyx poussa un croassement agacé, je levai les yeux au ciel en sachant que moi aussi, ça m'énervait. Un autre point ennuyeux avec la neige : ça glissait, il suffisait de faire un pas et le risque de s'humilier à cause d'une chute était à prendre, et à part mes adversaires, personne ne voulait me voir tomber, n'est-ce pas ?

Je passai ma langue sur ma lèvre froide, jetant un regard vers le soleil couchant, quoi de plus morbide qu'un violoniste jouant un air plein de folie dans un lieu Saint ? Peu enclin à ce genre de recherche esthétique, je cherchais avant tout le calme, et mes doigts n'avaient plus eu l'occasion d'effleurer un archet depuis des lustres. Ma peau restait toujours aussi dure à ces endroits-là, cependant l'envie tout simplement d'entendre cet instrument maudit qui m'avait maudit dès que je l'avais touché, et qui m'avait libéré de ma pauvre petite existence d'enfant malingre et faible. Ma bouche tiqua légèrement, pendant que je fis rentrer le froid en même temps que moi, le corbeau battit des ailes, poussant un croassement rauque qui résonna entre les murs, personne. Lorsqu'il me prenait l'envie de ne pas jouer chez moi, je faisais toujours attention à choisir mes moments, le monastère se vidait la plupart du temps dés la nuit tombée, les Prêtres retournaient à leurs prières, et j'avais à loisir cet endroit pour moi. Déambulant comme la Grande Faucheuse dans les couloirs, imitant de façon grotesque sa démarche fantomatique, je choisis un endroit éloigné de tout, un endroit où le son de mon violon se ferait à peine entendre par les oreilles indiscrètes, et où sa folie ne les rendrait pas sourdes. Oh ce serait pourtant avec plaisir que j'enfoncerai mes prothèses en argent dans leurs oreilles, histoire de leur apprendre ce qu'il en coûtait d'écouter sans avoir une autorisation, on ne provoque pas le monstre sans en subir les conséquences, pas vraie ?

Desserrant légèrement ma cape — toujours tout de noir vêtue —, je m'assis prêt d'une fenêtre, sentant l'air froid se glisser prés de ma peau, tandis que l'Onyx s'envolait explorer les alentours, je sortais mon violon de son étui. Jetant mes gants dans un coin, je caressai d'abord les cordes avec un léger froncement de sourcil, appréciant ce contact presque oublié, comme un enfant. Je touchai enfin l'archet avec un petit frémissement, et fermant les yeux, une jambe ramenée vers moi, alors que mon pied commençait à tapoter doucement sur le sol, je me m'y à jouer un air qui se voulait mélancolique, mais qui possédait quelque chose d'irrémédiablement malsain. Ma tête bougeait lentement au rythme, alors que mes épaules s'affaissaient — le froid avait tendance à me rendre un peu tendu —, je mordis ma langue en évitant de justesse une fausse note. Rien n'était plus laid que les erreurs, et calmement, l'air faussement mélancolique redevint l'exemple parfait des émotions violentes qui me traversaient ; parfois, le son était incroyablement pur et clair, et parfois un soubresaut me faisait perdre la main, et l'air se transformait en folie pure avant de reprendre son calme, comme si rien ne s'était passé. Comme mon calme qui cachait le loup, comme cette facette froide et impassible qui cachait le meurtrier, le violon était victime de transfigurations aussi sublimes que hideuses.

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Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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Mort(e) tragiquement

Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyMar 14 Déc - 0:31

L'homme qui tenait les reines du pouvoir à Ishtar avait beaucoup de titres. On l'insultait, on le respectait, on le haïssait ou on l'admirait... Ainsi donc, marquis, Régent, son excellence, monsieur,... Tout cela s'entremêlait. Mais il était, avant tout et du fond du cœur, un prêtre. Arrogant, il se savait meilleur que tous ses semblables, mais le principe de l'ecclésiastique il le comprenait et l'incarnait de son mieux. Un homme ayant fait passé toute sa vie, après les intérêts de l'Église et de la foi. De l'Ombre, donc. Son temps libre, il l'aménageait à sa guise. Cependant, rien ne valait le sentiment d'un bon devoir, accompli avec succès. Pervertir le Prince Héritier, torturer ceux qui n'étaient pas de son avis, s'entrainer,... C'étaient là ses devoirs.

L'Équinoxe d'été était déjà loin. Pareil pour celui d'automne. Petite cérémonie discrète, elle se déroula entre prêtres, dans tous les temples. Lui-même laissa un de ses cadets la célébrer à sa place. Maintenant, l'hiver était là. Uriel passait son temps à s'entrainer et à s'occuper de la vie du beau petit Ezhekiel. Rien de bien exceptionnel, en somme. Mais, en supérieur de l'Église et de l'inquisition qui allait avec, il supervisait maintes autres projets et affaires, toutes plus ou moins sanglantes, sombres ou violentes. Et, en bon prêtre, il en faisait son devoir. Tout ceci nécessitait de la volonté, de la force et beaucoup de lucidité, même dans sa folie, dont il était le responsable et la victime. C'est pour cela qu'il revint ici, au Monastère. Vaste bâtisse, construite comme caserne pour les mages de guerre, désormais comme internat pour les novices et logement social pour les prêtres sans famille. Il étudia ici, il y passa ses jeunes années, dès qu'il put quitter la demeure familiale, où on lui souhaitait la mort. Jusqu'à présent elle ne vint pas le chercher et lui-même se portait bien.

Dans une obscurité quasi totale, il se promenait dans les couloirs, dans les cours et les jardins internes, méditant. Il sentait les ombres, plus accentuées encore sur la neige que sur un sol vierge. Il riait intérieurement, pensant à tous ces misérables philosophes qui ne voyaient plus leur terre bien-aimée. Alors que les ombres étaient toujours au-dessus de tout. Vêtu de blanc, serrant son manteau, s'engouffrant dans ses bords de fourrure, il s'exerçait encore. D'un seul coup et sans illusion aucune, il se retrouva à l'autre bout d'un couloir, une dizaine de mètres plus loin. Avec une grimace de mécontentement, il constata qu'un rayon de la lumière lunaire lui coupait la route. Impossible donc d'aller plus en avant avec cette technique. Il fit donc un pas devant lui et se retrouva de nouveau dans l'ombre.

C'est à ce moment-là qu'il entendit, au loin, un son de violon. Les prêtres ainés, responsables du Monastère, maintenaient généralement une rigueur digne de l'armée, lorsqu'il s'agissait des heures de prière ou de silence. Mais quelqu'un était manifestement en train de jouer. Avec une certaines tristesse, certes. Mais surtout avec beaucoup de talent et une macabre forme de noblesse. Il décida de le rencontrer et se orienta ses pas en direction de la source de la musique. Deux portes et un couloir plus tard, il arriva dans une pièce, où nul autre qu'Émile Paole était installé, dans une pose nonchalante et jouait de son instrument. La porte était entrouverte, Uriel sourit. Profitant de l'actuel jeu d'ombres, il s'infiltra dans la pièce et se plaça de manière à ne pas être vu. Il y faisait plus chaud et les sons sortant de ce petit objet étaient sublimes. Émile jouant de la musique... Ha ! Voilà qui en donnait une toute autre image. Malgré son éducation de noble, le Haut Prêtre ne jouait d'aucun instrument et en était incapable.

Son regard bleu fixé sur l'inquisiteur, il attendit la fin du morceau, que le musicien fasse une pause. Quelque peu fasciné, il écoutait, sans un bruit, sans un mouvement. Ce garçon avait du talent. Si seulement il n'était pas un fou dangereux et incontrôlable, par-dessus le marché. Beau et intelligent, il ferait un excellent partenaire pour Uriel. Se rendre à un certain nombre de soirées mondaines, en tant que Haut Prêtre, lui donnait le droit d'amener quelqu'un avec lui... Et comme il n'y aurait jamais d'autre madame la marquise D'Arken que sa sœur, il n'y avait rien à faire : il pouvait venir avec un autre représentant de l'Église. Parfois avec Ulrich Hellwig, mais celui-ci avait souvent sa propre invitation. Bien que brillant, Zélig n'était pas présentable, loin de là. Bref... Enfin, après un temps difficile à déterminer, ce qui devait arriver arriva et Émile fit une pause. Plusieurs petits applaudissements i retentirent. Le Régent frappait lentement dans ses petites mains blanches.


"Remarquable, Émile...Bravo. Ce fut magnifique... Si seulement Tu faisais preuve d'autant de talent dans d'autres domaines."

Il n'y avait pas de malice ni de méchanceté gratuite dans la voix du blond. Uriel parlait en juge, en Haut Prêtre qui blâmait certains agissements de son subalterne. Paole était un meurtrier hors du commun, comme l'Inquisition en avait forcément besoin. Mais au niveau de la discrétion, on faisait mieux. Sans parler du choix de ses cibles. Souvent, leur mort ne relevait que du caprice. Si le Régent aimait faire souffrir et tuer, il n'approuvait pas qu'on le fasse en masse et qu'on s'attaque à des innocents, alors que ce sera à lui de répondre ou de couvrir certains excès de l'albinos. Sans oublier qu'une affaire en particulier n'avançait guère, alors qu'elle était sous la responsabilité de son vis-à-vis.

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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyMar 14 Déc - 20:16

Le léger bruissement d'un vêtement, le souffle fragile d'un être, et un regard posé sur moi, tous ces détails que je remarquais habituellement, je ne pouvais à peine les ressentir lorsque le violon gémissait entre mes doigts. Mon étreinte et l'instrument m'enveloppait d'une cape sombre et chaude, une couverture me coupant du monde et de sa médiocrité, à présent rien d'autre n’existait hormis ce gémissement plaintif et jouissif qui résonnait dans ma tête. Une voix pénible et délicieuse qui s'implantait dans mon cerveau, et qui couvrait la voix du monstre, ce grognement horrible qui n'avait de cesse de m'obséder jour et nuit, au point où parfois mes nuits n'étaient qu'une suite de sursauts, où dormir devenait le véritable ennui. Et la voix faible de ce violon qui emplissait toute la pièce, et sa belle douleur, qu'est-ce que c'était exactement mis à part une musique faussement superbe ? C'était le miroir de mon âme de folie, un moyen comme un autre de laisser court à ma folie, dommage pour les hommes et femmes que je n'expulsais pas toute cette folie par la musique, il y aurait trop de personnes pour me survivre.

Une note couina dans l'air, et je fronçai légèrement les sourcils, m'arrêtant un instant, je repris cette même note qui émit une autre laideur, agacé je recommençai, mais brutalement cette fois-ci. J'ouvris les yeux au bon moment, alors que la corde de Mi manqua de me toucher lorsqu'elle se brisa, j'émis un grognement sourd d'exaspération, alors que me détachai de l'instrument. C'est à cet instant que je me détachai et retirai cette cape me coupant de la réalité, et de petits applaudissements retentirent, je haussai un sourcil en percevant la voix du Haut-Prêtre. Contrarié par cette corde qui avait eu l'audace de se casser, je lui fis un signe de tête pour le saluer, depuis combien de temps m'écoutait-il ? J'approuvai à nouveau d'un simple signe de tête à son compliment, pourtant insatisfait de ma musique. Rien n'était aussi laid qu'une erreur, et cette corde brisée en étaient une, je rangeai lentement le violon dans l'étui, mon orgueil soudain piqué par le Régent. Il ne paraissait pas avoir dit ces mots dans l'intention de me provoquer, Uriel d'Arken m'avait suffisamment bien cerné pour comprendre que mon orgueil était aussi démesuré que mon amour du massacre, il parait évidemment de mon enquête sur Lao. Quoique mon visage et ma voix furent toujours aussi maîtrisés et impassibles, je répondis alors que je refermai l'étui :

— Si j'étais aussi talentueux dans tous les domaines, je ne serais plus tout à faite un homme, Excellence.

Certes... je reconnaissais que je jouais particulièrement bien du violon, et même si le Haut-Prêtre pouvait voir ma réplique comme du narcissisme, il n'en était rien, évidemment. Seuls les hommes et femmes pouvaient être narcissique, et même si mon enveloppe charnelle ressemblait à certes à celle d'un homme, je ne me sentais pas réellement être un être humain. Souvent... bien souvent... je me sentais être une force supérieure, parce que je vivais — malgré ce que l'on pouvait bien penser — en parfaite harmonie avec moi-même, enfin avec mes instincts et mes pulsions, plutôt. J'émis un sifflement rauque pour que l'Onyx vienne me rejoindre, l'oiseau battit trois fois des ailes et se posa sur mon épaule, sa place de toujours.

— Et puis qu'est-ce que le talent ? De l'intelligence ou bien de l'émotion ? De la raison ou bien de la passion ?

J'envoyai un regard lourd de sous-entendus que je lui laissais interpréter à loisir, je passai une main dans mes cheveux blancs pour m'assurer qu'une aucune mèche ne vienne entraver ma vue, songeant qu'une bonne paire de ciseaux ne seraient pas trop fatals à ma vision. Restant toujours assis, prés de la fenêtre où le froid glissait contre ma peau, je continuais pourtant de fixer Uriel, songeant déjà à ce qu'il pourrait me répondre. C'était un homme intelligent, et il me semblait qu'il appréciait les dialogues plus originaux que la politique, les joutes verbales ou bien les confrontations d'idées plus subtiles que les vulgaires discours révolutionnaires que nous servaient les Éclairés. Rien n'était plus ennuyeux que la morale, et tant mieux ! Je n'en possédais pas le moindre gramme, juste une parodie grotesque qui n'avait de cesse de m'amuser. Durant quelques secondes, mes yeux rouges quittèrent ses yeux bleus comme de glace pour venir parcourir les vêtements qu'il portait, du blanc et toujours du blanc. J'en étais arrivé au point où je me demandais si le Haut-Prêtre possédait ne serait-ce qu'une étoffe de couleur, aussi bien chercher à savoir si moi je possédais un peu de blanc dans ma garde-robe. Étant albinos, je possédais une peau plus blanche et laiteuse que la sienne, cependant il m'apparaissait souvent qu'Uriel d'Arken était plus pâle que moi, blême comme un mort. Une idée qui n'avait rien de désagréable pour un albinos attiré par le morbide, amant et serviteur de la Mort.

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Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyMar 14 Déc - 21:15

Un défaut technique, voilà ce qui mit fin à la musique, pratiquement vivante, d'Émile. Ce fut si amusant de le voir contrarié. Comme il y a quelques semaines, dans le lit d'Uriel, où le Haut Prêtre lui commanda de se mettre sous les couvertures avec Lawrence Ashford. Un monstre, tel un volcan bouillonnant, ne parvenait pas à se libérer de l'emprise de son maître. Le Régent se plaisait dans ce petit jeu, dans lequel il mettait Paole et sa patience à l'épreuve, encore et encore. Au final, et malgré un certain nombre de différences, ces deux psychopathes s'entendaient assez bien. Les deux rêvaient de sang qui coulerait dans les rues de la Capitale et dans l'Empire entier. Mais un seul pourrait éventuellement s'arrêter, s'il pouvait entamer un massacre pareil.

Uriel servait l'Empire, Émile ne servait que lui-même. Vaguement, il obéissait à ses supérieurs, mais uniquement dans son propre intérêt. Un fait connu et évident pour tout le monde qui le connaissait ou qui avait entendu parler de lui. Les yeux bleus se tournèrent sur le côté, observant le vide avec attention, alors que le Haut Prêtre écoutait la réponse de son interlocuteur. Il ricana pour toute réaction. Il était clair qu'il ne voyait pas un homme en cet inquisiteur. Il s'agissait juste d'un parasite qui s'avérait utile. Hélas, ces derniers temps cela devenait de plus en plus rare. Les bourdes, bavures, excès et autres abus de son statut parvenaient aux oreilles bien informées du supérieur ecclésiastique. A en croire ses informateurs, Émile aurait tué un comte. Pas n'importe lequel, mais une chose était certaine : il ne le fit que par caprice. Cet homme n'avait rien d'un hérétique ni d'un criminel. Pas plus que la moyenne de l'aristocratie ishtarienne. Pas qu'il s'inquiète de la vie de cet individu en particulier. Il s'agissait du principe. Le marquis D'Arken, dernier du nom, était quelqu'un pour qui les principes étaient importants.

L'oiseau d'Émile vint se joindre à eux, sur l'épaule de son maître, sur ordre de ce dernier. Uriel lui adressa un regard, avant d'écouter la suite. Cette fois, il avait une réponse. Loin de lui l'envie de se lancer dans un grand débat sémantique, alors qu'il avait déjà décidé de passer cette soirée à rappeler son interlocuteur à l'ordre. Du moins une partie de la soirée. Il aurait bien d'autres projets, mais Paole pouvait passer le premier aujourd'hui. Ezhekiel dormait sans doute déjà, ainsi donc, le Haut Prêtre était libre de faire ce qu'il voulait. Sa réplique fut prononcée à voix basse, pas besoin d'hurler pour se faire entendre ici. Le silence ambiant semblait être lui-même à l'écoute de chaque bruit, maintenant qu'Émile avait cessé de jouer et que le calme le plus absolu, celui d'un cimetière, était revenu.

"Le talent est ce qui te distingue d'un homme tel que Zélig Faoiltiarna. Tu as beau être performant, il est né avec un don, un talent... Qui le rend bien unique. Et précieux."

Ha... Il ne fallait pas s'attaquer aux protégés d'Uriel D'Arken sans que cela vous retombe sur le coin de la figure un jour ou l'autre. Pour le Prince Héritier, le Régent mettrait tout Ishtar à feu et à sang. Pour un novice mignon, comme ce petit Dietrich qui s'occupait de la bibliothèque, il se permettrait une humiliation publique du coupable. Zélig, être ô combien spécial, méritait de la discrétion et des remarques cinglantes. Se battre au beau milieu de la Cathédrale de la Capitale impériale n'était pas la meilleure façon de ne pas se faire découvrir. Des voix terrifiées par des représailles potentielles avaient susurré aux petites oreilles blanches du blond ce qui s'était passé. Plus ou moins. Aucune importance, Zélig était d'une utilité capitale pour l'Église et pour l'Empire. Des combattants talentueux, il y en avait plein le Hellwig. Des hommes comme le dernier Faoiltiarna... C'était l'unique exemplaire, à la connaissance d'Uriel.

Comparer Émile au prêtre n'était pas une bonne idée pour quelqu'un d'autre. Le Régent incluait cela dans son jeu. Prendra-t-il cela comme une humiliation ? Peu importe, il n'était qu'un chien de plus dans l'armée inquisitoriale. Et c'était la fragile petite main d'Uriel qui tenait sa laisse, fine comme un cheveux. Le tout était de la tendre au possible, sans qu'elle ne lâche. Dans ce cas là... Hum... Il faudrait abattre le chien ou négocier une nouvelle corde pour le lier.


"Tu as d'ailleurs la chance d'être encore en vie. Je suppose qu'il se faisait de la peine qu'il encourrait pour ta mort. Cela dit, je n'imagine rien de pire que ce qu'il ferait de ton cadavre... Et de ton âme surtout."

D'Arken laissa planer la menace, prononcée sur un ton pratiquement joyeux. Mourir de la main de Zélig n'était pas agréable, sans doute. Mais savoir que son âme lui servira de combustible pour un de ses pantins donnait des sueurs froides à Uriel. Une âme ainsi utilisée, pouvait-elle rejoindre l'Ombre, après que son utilité pour le marionnettiste ne touche à sa fin ? Il en doutait et, dans ce doute, ne voulait pas en faire l'expérience par lui-même. Et ne souhaitait un châtiment aussi atroce qu'à ses pires ennemis. Desserrant un peu son manteau, il laissa voir son foulard bleu, seule couleur qu'il portait, à part le blanc de toute sa garde-robe et le noir des semelles de ses chaussures. Il poursuivit enfin, non sans amusement ouvert :

"Et si Tu me parlais de ce que vous avez découvert, Toi et ton... partenaire ?"

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyMar 14 Déc - 23:11

Je changeai lentement de position pour finalement appuyer mes coudes sur mes genoux noueux, entrelaçant mes longs doigts pâles et posant mes lèvres contre ma peau, mes pouces vinrent alors caresser mes joues creuses, mon regard ne quittait pas celui d'Uriel. Un léger pli se forma sur mon front, alors qu'il formula et sous-entendu que ce connard de Faoiltiarna était plus fort que moi, du reste c'est ainsi que mon orgueil choisit de l'interpréter. J'aurais pu reconnaître et apprécier le talent de ce Prêtre, seulement et seulement si celui-ci faisait preuve d'une lueur d'intelligence, il n'avait rien d'autre que de la merde dans ces yeux-là, et je prendrai sûrement un plaisir non négligeable à les lui arracher et lui rendre à sa famille ; Faoiltiarna ne devait pas concevoir l'immense chance qu'il possédait, si j'avais appris qu'il avait eu une fille, je l'aurais tué voir violé devant lui, simplement pour contempler sa sombre figure se transfiguré de haine et de peur, et l'entendre me supplier d'arrêter, l'idée aurait été excitante si ça n'avait pas été une enfant, un corps infantile n'avait pas le moindre intérêt, j'aimais les corps avec de belles formes rondes chez les femmes pour y planter mes crocs dans leur chaire encore chaude. Je me contentais de ce simple pli sur mon front, sachant où voulait en venir le Haut-Prêtre, mes pulsions débordaient de plus en plus ces derniers temps, et cette atmosphère étrange qui avait plané en autonome sur toute la capitale m'avait rendu nerveux, contenir tant de haine et de violence était un exercice délicat, et exercice qu'Uriel d'Arken ne pouvait peut-être pas comprendre.

Cet homme était bien trop calme d'apparence et fragile pour pouvoir se laisser déborder par ce flot continuel de haine et de violence, il comprenait certes mon amour du massacre, mais pas le mal que j'avais à tout contenir. Restant impassible malgré l'éclat sombre et sanglant de mon regard, je ne répondis pas tout de suite, songeant qu'Uriel n'avait pas besoin de réponse, et je n'avais rien à répondre. Ma jalousie démesurée pour ce Prêtre ne regardait que moi, et je préférais de loin que tous pensât que mon geste n'était qu'un acte capricieux (il l'était en partie) fait sur un coup de tête, j'aimais que mon orgueil écrasât tous ceux qui osaient me faire face. Même le Haut-Prêtre, quoique je fus un peu déçu de ne pas parler de la question que j'avais mentionnée, il était rare lorsque ma langue me servait à autre chose que lécher le sang sur mes mains blanches. La chaine de mon appartenance à la famille Paole glissa contre ma peau, ce qui me fit frémir, et réagissant à ce frémissement, l'Onyx crossa et battit des ailes, caressant son bec contre mon cou.

Je fus secoué un d'un léger petit rire sec à la deuxième réplique d'Uriel d'Arken, la chance d'être encore en vie ? Eh bien pourquoi pas ? Mourir signifiait pour moi la fin de mes massacres, et c'était ça qui m'ennuyait le plus, la vie n'avait pas la moindre saveur sans le sang, même le sexe peinait à égaler cette émotion et cette transe. Quelque part la violence était une drogue, un besoin qu'il me fallait tout le temps, tout le temps, tout le temps. Parfois, je me disais que ce n'était qu'une question de temps avec qu'Uriel d'Arken ne succombe à sa santé fragile, et le dernier rempart, le dernier homme suffisamment redoutable pour se mettre entre moi et l'Église ne serait plus, là... qui serait capable de se dresser contre moi pour m'arrêter ? Une armée entière ne serait suffisante pour me blesser ! Une montagne de cadavre écrasant les murs d'Ishtar, voilà ce que je désirais ! Rien ne me faisait peur, je n'étais plus cet enfant faible et craintif, tremblotant de froid l'hiver et crevant de chaud l'été, dansant comme un singe pour un peu de nourriture, donnant sa misère en spectacle à une bande de drôles ! Cet enfant était mort depuis près de quinze ans, dés que l'Onyx s'était posés près de moi, cet enfant était devenu un homme, il avait laissé la bête gronder dans son coeur.


— Oh je pense qu'il trouverait un moyen original de se distraire avec une âme qui n'existe pas.

Je n'étais pas qu'un fou, un simple psychopathe, j'étais un fou qui raisonnait, et je savais que le Régent cherchait à piquer mon orgueil. Oh il s'avait s'y prendre certes, mais laisser la colère passer dans mon regard rouge n'était pas la meilleure solution, d'Arken savait-il que je n'étais pas qu'un chien comme les autres ? Que je n'étais pas qu'un simple parasite courant vers une chair putréfiée ? Je serrai les dents à sa question, raah ! La colère menaçant d'éclater, mais je la refoulais autant que je le pouvais. Lawrence Ashford, le doux fanatique prêt à tout pour le Haut-Prêtre, un homme intéressant... en tout cas assez pour que je décide de le prendre en tant que rival, un homme que je prendrais plaisir à écraser devant tout le monde.

— Nous sommes comme deux frères : on voudrait s'entendre, mais à chaque fois l'un s'énerve et devient hystérique devant un brin d'anti-conformisme.

Avais-je évité la question ? Pas tout à fait, ce que j'avais voulu dire surtout, c'était qu'Ashford était un boulet à mon pied, et que collaborer avec lui m'était pénible. Dispute sur disputes ! S'il ne me détestait pas et s'il ne prenant pas tant à coeur ma promotion, nous aurions pu nous entendre un minimum. Certes — et je ne le nierais pas —, je rejetai tout ça sur le dos de cet homme, je ne comprenais pas l'intérêt du Régent pour lui. Peut-être qu'il aimait les hommes dociles et que Lawrence Ashford lui apparaissait « attendrissant » ? Quels ennuis ! Quand même pas ? Quoiqu'une fois qu'on avait bien cerné cet Inquisteur-là... on pouvait s'amuser à loisir de son innocente Foi, parfois il me rappelait un enfant crédule prêt à tout pour combler un père. Un peu irrité, j'observai un instant la neige tombé près de la fenêtre avant de poser mes yeux sur le Haut-Prêtre, mais mon regard était plus incisif, contrastant avec toute la tension que j'avais dans le corps.

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Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyMer 15 Déc - 11:40

Uriel avait en effet sa folie à porter et ne pouvait saisir l'immensité de la haine ou de dégout qu'Émile ressentait à l'égard du monde entier. Et il n'en avait rien à faire. L'Empire Ishtar reposait sur ses petites épaules de porcelaine et la maladie mentale d'un homme n'était qu'un infime aspect de sa régence. Il jouerait sans doute plus avec Paole, si le regretté Empereur était en vie et que le Haut Prêtre n'avait que son Église. Mais en attendant le règne absolu du petit Prince Héritier, le marquis D'Arken avait d'autres problèmes. Il plissa les yeux, pour fixer son interlocuteur en contre-plongée malveillante. Tenter de faire peur à l'inquisiteur ne lui était pas passé par la tête. Mais il lui faisait savoir de ne pas mettre sa patience à l'épreuve. L'albinos pouvait être balayé d'un revers de la délicate petite main. Ensuite, un scribe barrerait son nom dans les registres de l'Église et Émile Paole cesserait d'exister, sans qu'on se souvienne de lui outre mesure. Les corbeaux serait sans doute les seuls affectés par une telle disparition.

"Ne te crois pas supérieur. Tu n'es pas différent des gens que Tu massacres, Émile... Une fraction d'Ombre anime ton corps et alimente ton esprit. Je regrette juste qu'au contraire du corps, ton esprit ne gagne pas en beauté."

Un nouveau murmure. Le Prêtre pouvait bien se méfier d'Émile ou être agacé par ses actions, mais il ne pouvait nier la beauté de l'albinos. L'attirait-il ? Certainement un peu, la libido d'Uriel faisant objet de rumeurs plu extravagantes les unes que les autres, il n'était pas étonnant qu'il ait déjà pensé à Émile sous un angle plus intime. Ensuite, il lui parla de ses problèmes avec Lawrence. Voilà un garçon bien aimable qui viendrait sans doute lécher la main du Haut Prêtre si celui-ci lui en donnerait l'ordre. Une perspective intéressante, sur laquelle il se pencherait sans doute, dès que ses fonctions lui donneront assez de temps libre pour jouer à ce genre de jeux.

Toujours était-il que Paole ne lui apprenait rien sur l'avancement de l'enquête, mis à part le fait qu'il semblait difficile. Uriel soupira, avant de reprendre :


"Ravi de savoir que Tu considère Lawrence comme ton frère. Mais Tu ne réponds pas à ma question... Je considère donc que Tu n'as rien d'intéressant à m'apprendre et que Tu fais tout pour être le plus inutile possible..."

Sans lever la voix ou gesticuler outre mesure, Uriel continuait à défendre son point de vue. Un point de vue qu'il savait (et non qu'il croyait, non) être le seul véritable. Investi de son pouvoir ecclésiastique, il était supposé détenir la connaissance nécessaire pour commander. Sans doute il n'était pas un mauvais chef, ce qui ne l'empêchait pas d'être arrogant au possible. Il attendait sans doute qu'un de ses confrères, plus jeunes, soit un jour capable de le détrôner ou d'en être un digne héritier. En attendant, il était prêt à admettre son infériorité devant la sainte personne du Prince Héritier, futur Empereur. Et personne d'autre. Par conséquence, les autres étaient vaguement respectables (il ne dira pas "égaux") ou inférieurs pour la majorité.

"Tu me déçois, Émile... Beaucoup. Tu enchaines des crimes infructueux. Tu es autorisé à tuer pour servir l'Église. Non seulement Tu ne lui rend aucun service, mais en plus Tu te montres gênant. Dois-je inventer un châtiment moins taquin que ta collaboration avec Lawrence Ashford ?" - une lueur dangereuse étincella dans ses yeux l'ombre d'un instant. - "Es-Tu encore capable d'accomplir une mission pour moi, Émile ?"

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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyMer 15 Déc - 17:51

Un autre froncement de sourcils comme toute réponse, alors que mon orgueil commençait tout doucement à me monter à la tête, un venin que l'on nommait agacement me parcourait et m'envenimait le cerveau ; ça pouvait paraître curieux pour quelqu'un plus saint d'esprit que moi, mais j'avais du mal à me voir comme un homme, puisque je songeais que pour être un homme, il fallait avoir des sentiments comme l'amour, par exemple. Je connaissais certes le plaisir, mais les autres sentiments plus « positifs » m'étaient inconnus, mis à part pour les corbeaux, je ne portais d'affection pour personne, et l'attirance n'avait rien à voir avec de l'affection. Après tout on pouvait haïr et se sentir attiré par la même personne, je clignai des yeux face à la douce menace d'Uriel. Évidemment, ce n'était pas quelque chose que je devais prendre à la légère, et bien sûr que je le prendrai sans le moindre je-m'en-foutisme qui me caractérisait pourtant, pour faire court : certes, je le prenais au sérieux. Cependant, j'avais conscience que je vivrais sans doute pas aussi vieux que cet homme-là, d'Arken avait beau posséder une santé frêle, je n'atteindrais peut-être pas les trentes ans. L'Église aura tôt fait de se débarrasser de moi, lorsque je lui serais devenu totalement inutile, ou que la Graine de la Discorde que Nicolaï avait semée en me prenant sous son aile aura donné naissance à cette fleur pourrie.

Combien de temps pourrais-je encore tenir avant de laisser le loup sortir ? Avant qu'il arrache ma chair ? Bouffe mes organes et explose mon cerveau ? Ce moi que j'enfermais malgré moi ne pourrait être éternellement contenu. Bien sûr le Régent le savait aussi, et du moment que je lui étais utile, il essayera de dompter la bête, cependant un sauvage ne reste jamais longtemps enchaîné par l'éducation. Pensif, je continuais de fixer le Régent, ce petit homme blond que je pouvais tuer en serrant sa petite gorge blanche un peu trop fort, ce petit homme blond qui pouvait pourtant me réduire à rien d'un simple claquement de doigts ; lorsque le jour sera venu où j'abandonnerai mon enveloppe humaine, est-ce qu'Uriel d'Arken se dressera contre moi ? Et si oui... est-ce qu'il pourra y survivre ? Est-ce que la Mort nous nous emportera tous les deux ? Ça pouvait paraître présomptueux de ma part de songer à ça, et ça l'était, j'avais une trop grande confiance en moi pour songer une seule seconde que l'on m'arrêterait, comme ça, d'un simple mouvement de poignet, je voulais emporter le monde avec moi dans ma mort.

— Évidemment.

Mon ton n'avait rien d'arrogant, pas plus que mon attitude, je restais parfaitement neutre, en apparence. Le « encore » m'avait frappé dans phrase du Haut-Prêtre, sous-entendait-il que ma force faiblissait ? Sous-entendait-il que je devenais aussi faible que n'importe quel être humain et que je n'étais plus bon dans ce domaine où je me surpassais ? Contrarié, je serrai davantage les dents, cependant je ne cherchais aucune justification, rien qui pouvait expliquer la difficulté que j'avais à mettre la main sur Lao. De plus, je considérais que travailler avec Ashford était une perte de temps, pourtant je ne mentionnai rien à ce sujet-là, ça pourrait expliquer que mon orgueil venait d'être à nouveau bafoué, et ça le Haut-Prêtre ne devait pas le savoir.

— La seule chose intéressante que je pourrais vous apprendre, c'est que notre mystère se verse dans le même art que moi.

D'un simple coup d'oeil, je lui montrai mon violon prisonnier de son étui, c'était en me mêlant à la foule que j'avais apprise que Lao était lui aussi un violoniste. Des enfants — encore et toujours — avaient eu l'occasion de l'entendre jouer de sa musique, et c'était avec cet instrument que j'avais prévu de l'approcher.

— Les enfants du bas peuple le connaissent mieux que les adultes, et c'est eux-mêmes qui m'ont révélé ceci, ils l'ont entendu.

Évidemment, si je n'avais pas eu Lawrence entre mes griffes, je l'aurais approché depuis bien longtemps. J'avais commencé à jouer un petit rôle pour saisir quelques informations sur Lao, je me faisais passé pour un simple vagabond, démuni et seul au monde, jouant à la perfection cette tristesse que je n'aurais jamais, singeant l'humanité sans que personne n'arrive à saisir mon jeu. Et quoi de mieux qu'un musicien pour en attirer un autre ? J'avais plus ou moins établi l'emploi du temps de Lao, et où il se rendait régulièrement, attirer cet homme avec un air de violon n'aurait fait peser aucun soupçon sur moi. Satisfait de rencontrer un autre violoniste, j'aurais singé à merveille l'homme pauvre, avec ses belles idées révolutionnaires, et peu à peu, je serais parvenu à devenir une sorte d'allier pour lui, comprenant ainsi comment fonctionnait le personnage, et ainsi l'apporter au Haut-Prêtre avec de jolies chaînes en or pour se marier à la blondeur de sa chevelure. Et pour réaliser tout, il aurait fallu que Lawrence Ashford n'ouvre pas sa petite bouche, il aurait fallu que cet homme n'intervienne pas dans mes affaires. Je travaillais seul, comme ce fanatique, un autre avec moi était un boulet avant tout. Un boulet que je désirais enfouir dans le four d'un forgeron pour faire fondre toutes ces idées conformes à l'Église, et cette langue trop peu utilisée — hormis pour me faire des reproches —, je rêvais de la couper et la donner à manger aux chiens galeux qui parcouraient souvent les rues d'Ishtar, et tout ça dans la volonté de lui montrer toute mon affection. Était-ce donc bien de cette fraternité-là dont nous avait parlé le Régent ?

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Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyLun 20 Déc - 12:57

Émile voulait encore travailler pour l'Ombre ? Cela n'avait sans doute rien de la réalisation d'un idéal. Lawrence Ashford travaillait pour le bien de l'Église, ce qui se résumait parfois à la réalisation du bonheur personnel du Haut Prêtre et, plus souvent quand même, à la préservation de valeurs élitistes qui n'avaient rien de démocratique. Paole devait satisfaire Uriel pour continuer de vivre comme il l'entendait. Sans quoi, le Régent trouverait une idée pour l'atteindre, sans le tuer. La mort est une délivrance... La vie peut être emplie de souffrances et d'humiliations.

Le blond se leva, avec le sourire. Il s'en foutait de savoir si Lao jouait du violon ou de la trompette. Trop de gens savaient jouer d'un instrument pour que ce soit vraiment utile. Certes, son adversaire invisible devait être un virtuose, à en croire les rumeurs concernant ses multiples talents. Uriel en était jaloux. Son arrogance et son ambition le poussaient à exceller dans tout ce qu'il touchait, mais il savait aussi qu'il n'avait pas un champ d'activités si large que cela. Certes, il était un magicien très puissant, Lao aussi. On craignait son pouvoir politique et son armée de fidèles prêtres et inquisiteurs... Mais qui pouvait savoir de combien de partisans disposait le philosophe ? Et puis... Bon, il était un amant fort apprécié et à la réputation flatteuse, mais était-ce un atout dans cette bataille ? Alors que Lao... On le flattait sur tout ce qu'il faisait. Cette frustration devait être ravalée et gardée pour plus tard. Pour le jour, où les deux hommes se croiseraient dans l'Arène et l'Empire saurait qui est le plus puissant des deux.


"Bien... J'ai quelque chose à faire pour Toi, Émile. Je me moque de ton avis sur la question, mais ta mission pourrait bien influer sur le sort de l'Empire. Alors saches que je n'aurait aucun pitié en cas d'échec..."

Souriant, il avança vers son interlocuteur. L'albinos était de marbre, de glace. Immobile et neutre au possible, il cachait sa folie et son envie de tuer. Mais c'était aussi un jeune noble, bien éduqué et sachant faire bonne impression, s'il y était contraint. Sa nouvelle mission n'allait certainement pas lui déplaire. Se rapprochant encore, étant déjà à portée de main, Uriel se mordilla le pouce, l'ongle vers le bas. Restant ainsi, il fixa son interlocuteur, comme méditant une vague question métaphysique. Il finit par reprendre la parole.

"La princesse Nocturnae est à la Capitale. Son père désire la voir monter sur le trône et c'est là une idée à laquelle je ne m'opposerait pas. Mais par les temps qui courent, je voudrais lui assurer une protection digne de ce nom. Je veux que Tu m'accompagnes durant son séjour en ville et que Tu lui serves de guide et de garde du corps. Je suis certain que cela te plaira, c'est là une personne... hum... Charmante. Par contre... Je ne veux aucun mort, issu de la noblesse à l'avenir. Si un de ces infâmes rebelles s'attaque à la princesse, renvoie-le à l'Ombre de la façon qui te paraitra la meilleure. Je vais me charger de ses ennemis plus puissants. Je pense notamment à la duchesse van Lähre, que l'on soupçonne de comploter avec le frère de Salomon de l'Ombrage..."

Émile devait forcément connaitre Salomon et la famille de l'Ombrage. Ils se ressemblaient tous trop, dans leur maladie mentale, pour s'ignorer. Sans doute qu'ils s'appréciaient vaguement, comme Uriel pouvait apprécier Émile pour son aspect faisons-couler-du-sang-jusqu'à-plus-soif. Un pas de plus vers Paole, avant d'ajouter, en un murmure furtif, mais appuyé par un regard bleu-glace ne souffrant aucune désobéissance :

"Est-ce compris, Émile ?"

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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyLun 20 Déc - 17:52

Une mission qui déterminerait le sort de l'Empire ? Carrément ? Les coudes toujours appuyés contre mes genoux, mes pouces caressaient à présent ma mâchoire, seul un sourcil levé marqua ma surprise. Devais-je donc être flatté, alors qu'Uriel d'Arken m'avait bien fait comprendre que mes actes risquer de me coûter ma place au sein de l'Église ? Je ne répondis rien, l'observant toujours, nos regards restaient toujours aussi impénétrables, même si le Haut-Prêtre savait choisir ses expressions dans telle ou telle expression, j'étais juste un peu pensif. Oh ce qu'il ne savait pas cependant, c'étaient que ses paroles — même si elles m'avaient amplement atteinte — étaient venues s'ajouter à mon orgueil blessé, ce que jamais je ne mentionnerai (un homme sera toujours prêt à mourir pour son honneur) que ce soit au Haut-Prêtre, ou à qui que ce soit, c'était que peiner à trouver Lao était déjà une insulte. C'était simple, je faisais un complexe de supériorité depuis que j'avais arraché mon titre de Baron à mon cher père adoptif, j'avais peut-être malgré trop sous-estimé Lao. C'était comme avec ce terroriste, ce Mist que je haïssais au point de rêver de le tuer lorsque je m'accordais un peu de sommeil, je l'avais sous-estimé en songeant que ce rat ne possédait pas un tiers de ma fierté, et à qui devais-je mes brûlures sur le ventre ? À moi, certes, mais j'avais été pris par la haine et je n'avais pas supporté de voir ce qu'il songeait de moi gravé dans ma chair, ces cicatrices m'insupportaient toujours, mais je refusais pour le moment de les faire disparaître.

Chaque fois que je me retrouvai torse nu, je devais me rappeler le goût de l'humiliation que ce cher Mist m'avait offert, et ainsi je trouverais un moyen de lui faire avaler cette langue et ces oreilles qui lui servaient à rien. Heureusement pour mon orgueil, cette affaire n'était connue que de nous deux. Je préférais que l'on me croie une bête civilisée qu'un homme faible, et sans force, comme cet enfant que j'avais été autrefois. Lorsqu'Uriel reprit la parole, je fronçai encore les sourcils (toujours très expressifs avec moi ces sourcils) et l'écoutai attentivement. Je devais donc protéger une jeune femme ? Je manquai de prendre cette mission en me ravisant rapidement, c'est fini Émile, cessent de prendre les choses de haut. Ne tuer aucun noble ? Mis à part le porcelet qui avait servi de demi-frère à ce connard de Faoiltiarna, je n'avais guère envie de décimer l'aristocratie d'Ishtar. Azhran Nocturnae, j'approuvai d'un simple signe de tête, je ne connaissais sa famille que de nom, des fanatiques à l'image même de la province qu'ils gouvernaient. La course au pouvoir, cette guerre entre nobles pour prendre place sur le trône aux côtés de l'Empereur... ça m'échappait. La seule chose de positive que je pouvais trouver au pouvoir, c'était les morts que sa guerre pouvait occasionner, et la puissance parfois. Rapidement, j'essayai de m'imaginer comment pouvait être Azhran Nocturnae, était-elle froide et inaccessible comme sa famille ? D'après les rumeurs, elle semblait être le petit mouton dont l'utilité s'arrêter à devenir Impératrice, espérons pour elle et pour la distraction qu'elle était que ce ne soit pas que ça. Après tout, l'un des arts auxquels les nobles excellaient, c'était l'hypocrisie, l'Aristocratie était le théâtre où les meilleurs acteurs avaient le premier rôle.

La belle et douce duchesse van Lähre ? Comme Uriel, je n'arrivais pas à penser qu'une telle jeune femme puisse arriver à devenir Impératrice, elle était bien trop humaine pour laisser son coeur devenir noir et mauvais. Aah Salomon De l'Ombrage, comment ne pas se souvenir de ce beau visage impassible et qui cachait pourtant le pire des vices ? Cet homme et moi aurions pu nous ressembler, si Salomon n'était pas aussi fidèle à l'Église qu'Ashford. Cette famille... je m'étais mis à m'y intéresser seulement grâce à leur petit dernier, oh ce n'était qu'un petit terroriste médiocre qui au final, même avec les plus belles ambitions du monde finirait écraser par sa propre famille. Au final, ce môme allait bien avec la duchesse, ils n'arriveraient à rien, malgré leurs espoirs.

Sortant peu à peu de mes pensées, je me redressai légèrement en roulant un peu des épaules pour éviter toutes courbatures, le froid continuait de glisser contre mon dos et je répondis tout simplement :

— Bien.

Je n'ajoutai rien d'autre, pas même un « je ne vous décevrai pas » comme lorsqu'Uriel m'avait confié la mission sur Lao, j'étais toujours aussi sûr de moi, mais c'était cette même vanité qui m'avait coûté sa déception. Je protégerai cette demoiselle du mieux que je pourrais, une jeune femme représentante tant pour l'Empire devait avoir des ennemis bien plus dangereux que les terroristes de bas étages.

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Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyVen 24 Déc - 13:40

"Bien."

Voilà tout ce qu'avait à dire un des hommes les plus dangereux d'Ishtar. Après tout, Uriel ne s'attendait pas à plus de la part du psychopathe qu'était Émile Paole. Tant qu'il fera de son mieux pour la princesse, le Haut Prêtre ne s'inquièterait pas. Marius de l'Ombrage était un faible, Eleanor van Lähre une jeune idéaliste, trop gentillette pour vraiment menacer Azhran. Les pensées du Régent convergeaient plutôt vers le gens tels que ce fameux Mist. Des personnes capables de tout, n'ayant rien à perdre, dont le seul but tait de mettre le monde à feu et à sang, sous prétexte qu'il n'était pas assez égalitaire. Balivernes... Nul n'est égal à un autre. Chacun se devait d'être différent. Il y aurait toujours des forts et des faibles. Et les forts commanderont quoi qu'il arrive... Parce que l'utopie de légalité n'existait que dans les contes pour enfants, racontés par de vieux philosophes, au coin du feu.

Uriel était assez satisfait de cette entrevue. Il décida qu'il n'y avait pas grand-chose à dire de plus, alors autant se taire. Toujours aussi proche de son interlocuteur et subalterne démoniaque, il tendit son bras fin pour toucher la joue blanche d'Émile. Elle était douce, froide, agréable au toucher. Combien de temps Paole allait-il encore servir l'Église ? Aussi longtemps qu'Uriel D'Arken sera là, sans doute. Du moins c'est ce que croyait l'intéressé principal. Car rares sont les personnes aussi intéressées par le pouvoir sur les autres que lui. Il aurait bien embrassé l'albinos, cela se sentait... Son visage s'approcha imperceptiblement, les paupières se baissèrent un instant trop longtemps pour qu'on prenne cela pour un simple clignement. Puis, un sourire plus malicieux naquit sur le visage encadré d'or par une chevelure soignée, mais quelque peu chaotique en ce moment...


"Bien. Je souhaite que Tu viennes nous rejoindre, la princesse et moi-même, dans ma loge au Palais des Arts, d'ici deux jours au soir. Jusque là... Hum... Ne te fais pas trop remarquer. Donne des ordres, profite de la vie, cela ne m'intéresse pas. Je ne veux pas de cadavres, en tout cas."

Il recula d'un pas, avant de pousser un petit rire et changea de ton. Décidément, aussi furieux qu'il soit à la base, le Haut Prêtre devait profiter de sa position pour jouer avec le feu qu'était cet homme. Plus puissant pour l'instant, il avait l'avantage de ses pouvoirs pour survivre à cela. Un autre aurait payé la phrase qui suivit de sa vie et il n'est pas impossible que lui-même finisse éventré, un jour de faiblesse... Mais cela était si plaisant, de lui parler comme à un chiot tout doux et tout mignon :

"Sois sage, Emile..."

Sur ces bonnes paroles, le dernier marquis D'Arken fit un petit clin d'œil à Paole, avant de disparaitre. Cet endroit, fait d'ombres, favorisait l'utilisation de sa technique, nouvellement acquise. Le voyage ombreux faisait ses preuves... Ricanant, le Haut Prêtre regagna son palais.

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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Le pantin parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel)   Le pantin  parviendra-t-il à cesser de jouer ? (pv Uriel) EmptyDim 26 Déc - 20:44

Mon regard toujours posé dans ce lui du Haut-Prêtre, je vis la petite lueur allumée son regard de glace alors que son visage se rapprochait du mien, il aurait suffi d'un seul petit mouvement pour que nos lèvres viennent se rencontrer, mais rien ne vint. Il eut seulement cette main aussi froide que ma peau qui vint me caresser la joue, non sans émotion, je restai aussi expressif qu'une tombe. Observant on sans plaisir le petit sourire taquin qui décora ces traits pâles, le Régent verrait-il un jour son petit protégé monter sur le trône ? Sa santé fragile allait-elle le lui permettre ? Il me semblait si faible à cet instant qu'un petit geste de ma part, et il serait tombé dans mes bras, comme lors de la réunion où il m'avait donné mon nouveau grade. Un simple petit geste où ce petit homme si grand tomberait comme une petite poupée de chiffon abîmé, et si j'essayais là maintenant ? Jouer avec sa vie pour mieux payer de la mienne, ce serait du grand spectacle. La perspective d'affronter un jour le Haut-Prêtre m'était délicieuse, autant que celle de voir ce que ce gamin d'Empereur ferait si jamais son marionnettiste mourra, serait-il capable de conduire l'Empire ? Immobile, alors que je sentais son désir de m'embrasser grandir, je posai simplement mon menton sur mes doigts, mes yeux toujours enfoncés dans les siens, tandis que le corbeau croassait doucement, conscient qu'il se passait quelque chose. Cependant, le baiser tant désiré ne vint pas, comme volé par l'orgueil, comme dérobé par la folie, il nous fut arraché. Uriel s'écarta et me conseilla de me tenir tranquille ; je retins un soupir d'exaspération, une représentation ? J'avais beau être cultivé et me passionner pour le violon, s'il y avait bien une chose que je trouvais ennuyeuse, c'était ce lieu où les nobles se retrouvaient et oubliaient où était le spectacle, concentrant leurs neurones sur le même endroit. Les rumeurs, commérages, les intrigues... j'y participais quelques fois sans y trouver un véritable intérêt. J'allais approuver quand j'entendis quelque chose qui me fit légèrement tiquer, « sois sage Émile ».

Je n'eus pas le temps d'ajouter quoi que ce soit que le Haut-Prêtre disparut de ma vue. Fronçant les sourcils, je répétai sons « sois sage Émile » à voix basse, je me relevai lentement pour frapper mon poing contre le mur. Pour qui il me prenait ? Sois sage Émile ? Et puis quoi encore ! Il s'était adressé à moi comme on s'adresse à un enfant ! Et c'était avec ce genre de formule qu'il comptait me tenir en laisse ? C'était en me prenant de haut qu'Uriel d'Arken comptait repousser ma folie le plus loin possible ? Mon orgueil, que faisait-il de mon orgueil ? Serrant les dents pour retenir le flot de colère qui vint soudain m'emplir la bouche, j'enfonçai les mes ongles dans ma chair, tentant de contenir cette sourde rage. Sois sage Émile ! Par l'Ombre, je n'étais pas un enfant ; j'étais Émile Paole, et je pouvais affirmer avec modestie que j'étais l'un des hommes les plus dangereux de l'Empire, et que j'étais le danger au sein même de l'Église. Uriel d'Arken oubliait-il que ma folie pouvait me conduire à tout moment à vouloir détruire l'Église ? Un homme autre que cet homme serait mort dans d'atroces souffrances s'il avait eut le culot de me dire ça, mais d'Arken était parti bien trop vite pour que je puisse réagir, et je réagissais à présent comme il devait s'y attendre. Frappant une seconde fois le mur, je pris finalement mon violon et je repris l'air que je jouais au début de notre entrevue. Cependant, la musique perdit rapidement de sa beauté avant de devenir un son strident et continue, déchirant le silence de la nuit, tandis que l'Onyx croassait dès que le violon gémissait entre mes doigts. Sois sage Émile... tsss... il me le payerait un jour !

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Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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