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 Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]

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† Inquisiteur †

Lawrence Ashford

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MessageSujet: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMar 23 Nov - 3:43

Et voilà, c'est fatal ! Cette nouvelle expérience allait sans doute être la pire de toute sa vie ! Devoir non seulement travailler avec quelqu'un d'autre mais en plus avec celui que l'on considère comme son rival pour de plus partagé la récompense et le mérite était un supplice qu'il n'était pas prêt d'oublier. Il va de soi que les paroles d'Uriel d'Arken sont absolues mais bon Ombre que ça le faisait chier ! Même ses sucreries habituels n'y changeait rien. Peu importe le nombre engloutit, il ressentait cette frustration chatouiller son corps en entier. Le jeune inquisiteur aura beau vouloir s'épuiser physiquement en s'entrainant discrètement, son esprit n'en restait pas moins très vif et à chaque vision de ce visage pâle et de sa chevelure blanche il se sentait l'envie massacrante de démolir quelque chose. Comportement loin d'être habituel pour quelqu'un dans son genre mais le sentiment était plus fort que le reste et peu importe que ce soit une faiblesse, Lawrence savait la reconnaître et avait conscience que cela ne devait pas être.

La nuit prit une éternité à montrer le bout de son nez. L'inquisiteur n'avait qu'une seule envie et s'était celle de se défaire de sa frustration de manière productive et concrète. Un sourire pervertit vint déformé son visage habituellement inexpressif. Un rictus qui dura quelques instants pour disparaître dans les ténèbres. Tout en marchant, Lawrence prit soin de resserrer ses gants au creux de ses doigts et replacer la boucle à son cou. Soyons tout de même présentable à ceux qui ne pourront bientôt plus l'être ! Ses pas étaient synchroniser tel un automate, il savait où il allait. Quelques temps plus tôt l'inquisiteur avait fait preuve de clémence et depuis ce sentiment incomplet le hantait, aussi bien l'assouvir en même temps que sa soif. Les passants ne l'intéressa pas un seul instant, l'homme se faufila tel un ombre entre eux, avec la grâce d'un félin et la rapidité d'un lièvre. Le marché d'Ishtar était plongé dans le noir, seul quelques lanternes éclairait le chemin des êtres nocturnes.

Dans la ruelle où ses pas le guidèrent il n'y avait pas de place à la lumière, seule la lune pouvait combler ce vide. L'image de cet homme mourant et agonisant auprès de sa semblable commençait à le faire saliver. Il le voyait se tordre de douleur en protégeant la femme, il le voyait supplier pour sa vie et celle de sa compagne, il le voyait crever comme un chien ! Quelqu'un de mauvais ne peut devenir bon. Un outrage est un outrage et un vol est impardonnable et ce peu importe la raison ! Lawrence c'était légèrement attendrit aux cotés de ce gamin qui ce nommait Marius. Ce jeune garçon avait faussé son jugement et l'avait empêché d'accomplir la justice ! Ses dents se resserrèrent sur sa langue meurtrie lorsqu'il pensa à sa propre faiblesse. Quel honte. Un serviteur de l'Ombre ne pouvait se permettre un tel écart ! Ashford allait réparer son erreur et ainsi satisfaire ses pulsions et sa soif.

Viens petit homme sale ! Viens que je t'arrache les ongles les uns après les autres ! Approche que je puisse me voir à travers tes yeux injectés de sang ! Entendre ta voix cassante me supplier pour ta vie et celle de ta compagne. Que je puisse gouter, sentir et voir ton sang se répandre sur ma lame et sur le sol. Viens chasser toute mes faiblesses.

Il est là, il le sent ! Cette odeur particulière et difficile à oublier, cette voix grinçante et cette respiration difficile. Tel un fauve chassant sa proie, l'inquisiteur s'approcha du duo qu'il reconnu aussitôt dans la noirceur.

- Je suis le châtiment de l'Ombre.

Quelle belle mise en scène. Exquis.
Ses mains se resserrèrent sur sa lance et se leva au-dessus de leurs têtes. Un moment d'hésitation. La femme où l'homme en premier ? La décision fut rapide et vive. Ashford sectionna habillement et rapidement les tendons de l'homme trapu afin de l'empêcher de fuir et ainsi assister à la scène. Un sourire lugubre perturba le visage de Lawrence. Une lueur représentant la folie de son âme ainsi que la totale servitude de son coeur. Jouer avec ses proies ne faisait pas parti de ses rituels mais pour cette fois, cette unique occasion il allait la saisir pour son plaisir personnel autant que pour la justice.

- Regarde donc cette femme souffrante, crois tu réellement l'aider en la laissant vivre ? Ne serait-elle pas plus heureuse auprès de l'Ombre ?

La lame de son arme se colla froidement contre la gorge de la pauvre petite femme, tandis que son regard d'émeraude toisa celui du voleur.

- Pense tu réellement pouvoir lui venir en aide ?

Il pressa d'avantage l'acier contre la peau flasque de sa victime pour y laisser une marque saignante. Une légère plaie. Lawrence allait s'amuser et il n'y aura pas de Paole pour venir lui mettre des bâtons dans les roues ! Personne d'autre ne touchera son gibier ! PERSONNE !
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMar 23 Nov - 13:35

La nuit tombée, Marius déambulait dans les recoins les plus dangereux de la Capitale, tel un fantôme errant dans un monde nuageux, le jeune homme apprenait doucement à s'accommoder au danger. Celui-ci faisait désormais partie intégrante de sa vie, et même s'il risquait de tomber à chaque instant, à chaque murmure du vent, à chaque bruit de pas, dans la paranoïa, il apprenait à cacher sa peur. Une figure pâle surlignée par de sombres cernes sous ses grands yeux bleus pleins d'innocence et d'amour pour la justice, il sentait par moment que la blessure qu'il avait bêtement réouverte sous un coup de folie, était là, bien présente pour lui rappeler qu'il était en vie. La douleur lui prouvait qu'il n'était pas un fantôme, et son rejet pour sa famille et l'Église lui rappelait les valeurs qu'ils désiraient accomplir. Parfois, il se souvenait de Lawrence et se demandait si au final, l'homme était réellement ce qu'il était, il n'avait pas songé un seul instant qu'il put être un dangereux Inquisiteur. Il s'était plus ou moins lié d'amitié avec lui, et Marius ressentait de la peur en l'imaginant être son ennemi. Il déambulait dans les ruelles, recherchant un endroit où dormir, ou marchant simplement pour le plaisir de vagabonder, peut-être qu'inconsciemment son esprit rechercher le danger, il cherchait toujours à se prouver qu'il était capable d'exploit. Affronter la Mort directement en face, voir son propre sang couler, c'était le meilleur moyen qu'il trouvait pour se prouver qu'il était un homme, et bien plus : un Terroriste. Il n'espérait pas surpasser cet homme au masque à gaz qui avait attaqué l'Empereur comme l'avait dit les rumeurs, mais lui aussi espérait ajouter une pierre à l'Edéfice de la Révolution que les Eclairés construisaient. Il avait un rôle à jouer, lui aussi. En marchant dans les ténèbres, en promenant son regard pour embrasser les ombres, il aperçut une haute et fine silhouette se faufiler trop rapidement pour qu'il puisse la reconnaître, il fronça les sourcils.

Il avait perçu la lame d'une lance briller sous la lumière de la lune, il avait de suite compris — cependant — que ça ne pouvait pas être un gueux, quelqu'un comme lui, la lance paraissait trop travaillée et trop belle pour ça. Un Inquisiteur ? Peut-être. Il mordit sa lèvre inférieure, devait-il intervenir ? Après tout, n'était-il pas recherché ? Même ses frères étaient à ses trousses, il avait conscience que s'il affrontait l'aînée, Salomon, il risquait de laisser ses tripes sur le sol crasseux. Le visage du jeune homme se crispa, alors que ses pieds bougèrent tous seuls, s'avançant vers le chemin qu'avait emprunté la silhouette. Son coeur se mit à battre rapidement dans sa poitrine, la peur lui revenait, mais le désir d'espionner l'inconnu était plus fort. L'ayant tout d'abord perdu de vue, Marius passa dans une ruelle où un ivrogne pleurait dans les pattes de son chien, malgré lui et par pitié, il lui abandonna quelques pièces qu'il avait gagnées. Son arbalète cachée dans sa cape, il fila et s'arrêta simplement devant une échelle, abandonnée contre un mur, il monta rapidement et se retrouva sur les toits. Plutôt habile, le jeune homme accélérait son pas, prenant garde à ne pas tomber ou marcher sur une tuile mal placée, il contempla la vue que lui offrait la nuit. Les rues se perdaient dans l'obscurité, tandis que la silhouette des bâtiments se dessinait maladroitement, on aurait dit un tableau noirci d'encre dont les esquisses étaient abîmées, un spectacle à la fois poétique et horrible. La misère qui s'offrait aux yeux du jeune homme lui fit mal au coeur, le monde dormait alors que l'humanité souffrait, il s'arrêta quelques secondes, Marius poussa un profond soupir. Le silence lourd l'apaisait pourtant, un sentiment de tranquillité s'insinuait en lui, alors que soudain, un hurlement tua ce silence. Le jeune homme sursauta, et prenant son arbalète, il se remit à courir pour retrouver l'origine de cette voix suppliante, tout en sachant qu'entendre ça était chose commune à Ishtar. Cette ville renfermait le mal, après tout.

Sa cape voletait autour de lui, bougeait lentement, alors qu'il filait, pressé, le coeur battant. Véritable tête brûlée, le jeune homme ne s'inquiétait plus vraiment de son sort, à chaque fois qu'il savait qu'un de ces foutus Inquisteurs attaquait des innocents. Il les voyait comme des oiseaux impitoyables, incapables de voir la vérité, sa main tremblait sur son arbalète, sa seule arme. Il mordit sa lèvre et se crispa en sentant la souffrance de l'inconnue, comme si c'était la sienne, et il s'arrêta soudain. Il reconnut aussitôt les deux êtres blessées et gémissant, le voleur et sa compagne, son coeur se serra dans sa poitrine. Il ne reconnut pas de suite l'homme qui jouait avec lui, mais un flot de rage incontrôlable le saisit. Une telle haine bien trop violente pour qu'il songeât à réfléchir à la bêtise de son acte, cependant même si cette haine était là, si elle était bien présente et le faisait même souffrir, il garda un visage impassible. Tout ce qui se produisait n'était qu'intérieur, il leva alors son arbalète avec la ferme intention de sauver ces deux proscrits de cette main cruelle de l'Église. Son esprit eut juste le temps de reconnaître la lance, et de trouver une arme potentielle : un morceau de bois plein d'échardes qui pouvaient servir de bâton. Son intuition lui disait qu'il serait bientôt désavantagé, puisque le combat finirait sûrement au corps à corps. Une fois que le premier carreau sera parti, le jeune homme allait sauter sur le mur d'en face pour essayer de se saisir à temps du morceau de bois, il fronça les sourcils et recula d'un pas. Un éclair d'espoir passa dans les yeux du voleur, et ce fut à ce moment que Marius tira sur l'Inquisteur, visant son épaule. Sans attendre, il tira deux autres carreaux, tendus et raide, prêts à sauver les deux proscrits. La peur ? Il l'emmerdait.
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† Inquisiteur †

Lawrence Ashford

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMer 24 Nov - 1:07

Encore plus fort, encore plus chaud et tiède. L'homme rapprocha la lance pour gouter au sang de la petite dame. Rien de spéciale, un peu sucré mais toujours aussi prenant. Passionnant très intéressant. Du sadisme à l'état pure, chose donc l'inquisiteur ne faisait pas d'éloge. Normalement, il préférait finir ça bien rapidement mais pas cette fois. Ooohhh non ! Pauvre créatures tombées sous sa lance ! Quelle tristesse pour ces deux âmes perdues ou plutôt quel honneur ! Avec de la chance ils pourront rejoindre l'Ombre et ainsi faire partie du cycle sans fin de l'équilibre. C'était parfait ! Le seul problème était cette souffrance à endurer avant d'atteindre le moment ultime. Pour ça, Lawrence aura sans doute du dégoût face à sa conduite mais pour le moment ce n'était que bonheur.

Il voyait son visage blafard se refléter dans les yeux de ses victimes, leurs voix fit trembler d'excitation les cellules de son corps. La chasse avait toujours été un jeu passionnant et goûter un peu à la torture ne faisait que durer le plaisir. Sa lance se tourna alors vers le petit bonhomme trapu tandis que son visage déformé par un sourire de fou se crispa. Pourquoi le regard de sa victime semblait changer ? Que regardait-il ?
Trop tard. Lawrence avait été épris par les émotions qui le traversait, si bien qu'il en oubliait d'être vigilent. La douleur transperça son épaule comme un choc électrique. Son corps bougea tout seul pour repousser les deux autres carreaux qui volait en sa direction. Un terroriste ?! Et puis quoi encore !? Dans la gamme des expressions d'Ashford, il fronça les sourcils en cherchant le coupable des yeux.

Son regard vert pomme croisa alors ceux de son opposant. Sa main crispé sur sa lance, il laissait son épaule blessé immobile. Pas la peine d'enlever le carreaux, cela ne ferra qu'aggraver sa blessure et augmenter sa douleur. Lentement, l'inquisiteur parvint a distinguer nettement la personne qui se trouvait en face de lui. Marius ?! Sa surprise ne fut pas assez choquante pour modifier l'expression de son visage de glace, seul le son de son gant resserrant son arme en était le témoin. Que faisait ce garçon dans cette ruelle ?! Pourquoi s'interposait-il !? Alors que ce gosse s'était tenu à ses cotés il se trouvait désormais de l'autre bout du chemin sur lequel s'engageait Lawrence. Ce que le destin peut être vache ! Que faire ?

- Que faite vous ici ?!

De sa voix habituellement froide l'on pouvait ressentir sa colère, non envers Marius, mais envers lui-même que d'être rester sourd à ses intuitions. Ce garçon dont la compagnie lui avait été agréable s'avérait donc être un ennemi. Vraiment dommage... Comme quoi il ne faut pas s'attacher ne serais-ce qu'un tant soi peu a quelqu'un de l'extérieur... Seul ceux de l'Église étaient digne de confiance.
Que devait-il faire ? Tuer Marius, n'était donc pas une évidence ? Était-ce là une faiblesse, à nouveau ? Lawrence ne voulait envisager une nouvelle faille dans sa foi inébranlable. S'il le faut, il plantera sa lance dans le corps du jeune garçon sans attendre.

- Sortez de ma vue.

Une mince tentative pour faire comprendre à son adversaire que si ce dernier ne disparaissait pas immédiatement de son champ de vision il s'engageait dans un combat. Au fond, Lawrence ne voulait pas mettre un terme à l'existence de Marius. Si rare était les gens qui lui avait tenu compagnie et encore plus l'était ceux qui avait l'occasion de le fuir.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMer 24 Nov - 20:05

Un petit rictus de contentement se dessina sur les lèvres du jeune homme, mais ce même rictus disparut aussitôt. L'homme qui venait de lui parler n'était pas n'importe quel Inquisiteur, ce n'était pas non plus un homme comme les autres, c'était Lawrence. Celui qui lui avait tendu la main, celui avec qui il avait tant discuté, le jeune homme gardait encore en mémoire tout ce qu'ils avaient échangé. Il eut un soupir intérieur, accablé : aah bon, cet homme-là est mon ennemi, se dit-il. Il ne sut pas s'il ressentit véritablement de la peine, une partie de lui-même l'avait toujours sus, mais Marius ressentait une grande lassitude l'envahir. Il abaissa lentement son arbalète, ses doigts glissaient sur son arme comme si c'était de la soie, son regard était vide, il ne regardait même plus Lawrence. Il ne regardait rien, c'était comme si le monde avait disparu autour de lui, il n'existait plus hormis ce serrement de coeur et cette solitude. Les terroristes étaient tous condamnés à vivre dans la solitude et le rejet ? Pourquoi certains persécutaient ceux qui levaient l'épée de la liberté ? Marius poussa un gros soupir, lourd et amer, il n'avait pas envie de se battre contre Lawrence. Il l'appréciait sincèrement et possédait une dette envers lui, il ne pouvait pas le tuer, pas lui. À la limite, le jeune homme aurait préféré affronter ses frères que quelqu'un qu'il portait réellement dans son coeur, un ami, ça ne se remplace pas.

On ne choisit pas sa famille, mais on peut choisir ses amis, et Marius avait choisi Lawrence comme ami. Le combattre... ce serait comme affronter la partie trop humaine de lui-même, il se sentait sans force, faible à nouveau et vulnérable. Comme tant de fois par le passé, il ne doutait pas, juste une grande fatigue. Il fit quelques pas sans pour autant sauter de son toit, l'arme qu'il avait voulu improviser était toujours dans son champ de vision, il ferma pourtant les yeux quelques secondes. Effacement de sa rétine l'image froide et cruelle de Lawrence qui s'était gravée, pourtant la présence de l'homme était toujours là, et le jeune homme sentait toujours sur lui le regard vert pomme et acide de Lawrence, comme si ce regard invisible le brûlait de l'intérieur, c'était quelque chose de violent qui consumait son sang, l'asséchait et Marius rouvrit les yeux. Il cligna plusieurs fois, un pied hors de la réalité, il lui fallut un instant pour se souvenir que ce n'était pas un cauchemar, c'était bien Lawrence qu'il avait en face de lui. Il examina longuement la lance de l'Inquisiteur, c'était bien l'arme qu'il avait vue, pourquoi, devait-il l'affronter ? Lâche, le jeune homme songea qu'au final, il pouvait bien s'écarter et laisser ce couple crever, il préférait fuir qu'affronter la vérité, c'était bien plus facile, bien plus simple ! Il n'avait qu'à reculer d'un pas, puis de deux, et de trois... jusqu'à ce que la silhouette de Lawrence disparaisse et se fonde dans l'obscurité, et courir surtout, encore et encore jusqu'à ce que son souffle lui manque, et tomber, tomber dans la lâcheté et rester faible. Le jeune homme alla reculer d'un pas, mais une voix enrouée, douloureuse presque susurrante dans sa supplication le fit sursauter :


— Monsieur... je vous en prie... vous nous avez déjà sauvé une fois, sauvez-nous à nouveau.

Choqué, Marius regarda le couple avec la pitié au fond du ventre, son coeur se serra dans sa poitrine et il jeta un regard furieux vers Lawrence ; un sentiment de trahison l'envahit, il n'avait pas le droit. N'avait-il pas fait le choix de combattre l'Église ? De lutter contre sa famille ? Ce n'était pas de la simple affection qui allait le faire chanceler ! Se battre et voilà tout ! Marius devait se battre ! Et lentement son arbalète se releva, lentement elle reprit sa position initiale et il visa Lawrence, un oeil inquisiteur posé sur la lance de la justice, mais de la fausse justice. Il venait de découvrir le véritable visage de son ami, et son amitié pour lui commençait, à voler en éclat, son coeur se serrait dans sa poitrine, l'amertume emplissait sa gorge. Il ne bougea pas d'un cheveu face à l'ordre de l'homme, au contraire, Marius fit un pas pour se rapprocher du vide. Sa cape volait contre lui, ses cheveux gris caressaient son visage trop doux pour la violence, pourtant celui-ci devenait de plus en plus impassible, imitant la froideur que dégageait Lawrence. Marius fronça les sourcils, et comme réponse, il tira à nouveau sur Lawrence, premier signe véritable d'animosité ; c'était lui qui ouvrait les hostilités, pourtant il ne bougea pas, il se contenta de rester immobile. Son regard planté dans celui de Lawrence, Marius sentait son coeur battre un peu plus fort dans sa poitrine, malgré lui, il avait peur de l'inquisiteur. Il avait peur de la lame cruelle qu'il tenait dans ses mains, il n'avait pas le niveau, mais il ne se laisserait pas abattre. Pas maintenant, plus maintenant. Marius se racla la gorge, le vent passa sur sa nuque et d'une voix forte, assurée quoique tremblante, il déclama avec ardeur :

— Je ne bougerai pas tant que vous vous ne seriez pas écarté de ces deux malheureux, ce que je fais ? Comme l'autre jour, je les protège. Partez Lawrence, je ne veux pas me battre contre vous.
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† Inquisiteur †

Lawrence Ashford

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyJeu 25 Nov - 2:16

Les émotions de Marius semblaient correspondre à ce qu'il attendait de lui. Il s'en irait au loin, fuyant comme un lapin, hors de sa vue mais surtout hors du danger que cette révélation comportait. Un sentiment de culpabilité l'envahi sans parler du reste qui se bousculait dans sa tête. En laissant partir un ennemi de l'Église ne venait-il pas de commettre la pire erreur de sa vie ? Est-ce que Marius en valait réellement la peine ? Il fronça les sourcils à cette idée. Ce garçon était plaisant mais ce n'était pas suffisant. Un ami ? Lawrence y avait déjà songer mais en tant qu'Inquisiteur, ce genre de chose n'était pas coutume. Il pensa le voir disparaître comme à sa demande mais soudainement le petit monsieur intervint faisant changer la balance. Vivement le regard pomme de l'Inquisiteur se tourna vers la faible créature. Jamais il n'avait autant eu l'envi de lui arracher les cordes vocales ! Pire que Paole il désirait la mort de cet abruti.

Son attention ne resta pas bien longtemps sur le petit homme trapu. Après tout, ce qui l'importait était la réaction du gamin. Que ce soit une bonne chose ou non, il vit Marius reprendre courage et reprendre son arbalète. Mauvais choix petit terroriste. Lawrence vivait pour l'Église et rien ne pouvait y changer. Voilà l'occasion de rattraper sa bêtise. Le laisser fuir avait été une mauvaise idée et maintenant il pouvait la réparer... Au prix d'une vie précieuse.
L'expression de son adversaire l'échappa, la nuit étant trop noir pour qu'il puisse la voir clairement et constater cette froideur. En peu de temps qu'il n'en faut pour dire "Ouf" un nouveau carreau était lancé en sa direction. D'un geste agile de sa lance et il la balaya. Ce n'était certainement pas un novice qui allait le blesser une deuxième fois. Marius avait complètement perdu l'effet de surprise. Dommage pour lui.

Brusquement, Lawrence tourna sa lame vers du petit homme et lui trancha la gorge d'un mouvement rapide, cruelle et extrêmement précis. Le jeu est fini. Exterminer ces vermines pour pouvoir mieux prendre l'oiseau haut perché.

Le terroriste témoigna bien de son manque de motivation mais ce n'était pas ce qui allait l'arrêter. Une fois le voleur mort, il leva les yeux vers Marius. Qu'allait-il faire maintenant ?! Dans tout les cas, Lawrence ne voulait pas attendre et rester sagement au sol tandis que son adversaire se tenait en hauteur. L'homme fit quelques pas vers l'arrière afin de se donner un bon élan puis s'élança vers le mur. Serviteur de l'Ombre extrêmement agile, si bien que ce tour d'acrobatie surnaturel sembla n'être qu'une simple partie de plaisir. Ces deux murs si proche et si utiles permit donc à Lawrence d'être à la hauteur de Marius. Plutôt terrifiant comme mouvements, loin d'être naturel et défiant les lois de la gravité l'inquisiteur pouvait en être fier. Sur l'autre bâtiment en face de celui du garçon, il fixa ce dernier avec attention. Ashford était très loin d'être un bon parleur et les mots lui manquaient pour la plupart du temps mais cette fois il ne garda pas le silence.

- Je ne veux pas me battre contre vous moi non plus mais je n'aurais aucune pitié à laver ce monde de sa souillure.

Son gant de cuir se serra de nouveau sur le bâton de sa lance, produisant un bruit sec et désagréable. Marius éveillait en lui un doute, quelque chose que son esprit et sa foi ne pouvait tolérer plus longtemps. Un inquisiteur n'à certainement pas besoin de ce genre de chose. Les faiblesses n'ont pas lieu d'être.

- Lâchez votre arbalète et cessez ce combat inutile, tout le monde ne mérite pas le pardon mais je pense que vous puissiez vous repentir.

Et là on voit tout le fanatisme de Lawrence...
Ses yeux, sa bouche, ses oreilles et son cerveaux ont été recouvert des versets de l'Ombre. Il est muet, aveugle et sourd... Impossible de l'en dissuader.

[HJ:: Et dire que j'peux même pas te tuer XD... >.> va falloir trouver un échappatoire...]
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyJeu 25 Nov - 15:19

Un sentiment dur et rude lui écrasa la poitrine lorsque le sang de son protégé coula, un sentiment noir et violent qui cloua un pieu dans son coeur, Lawrence venait de le trahir. Ses mains tremblaient de colère à présent, et de tristesse, il ne pourrait pas éviter le combat, finalement. Marius soupira et ferma les yeux, il sentait malgré tout le calme en lui, comme si le geste de l'Inquisiteur venait de détruire ses dernières hésitations, finit. À nouveau l'Église venait de le poignarder, à nouveau il ressentit une haine féroce lui arracher sa bonté naturelle, c'était comme le viole de sa meilleure amie, l'Église générait que des salauds et des fous. La déception alourdit un instant son esprit, cette vie-là aussi, le jeune homme n'avait pas pu la sauver. Il fixa durant de longues minutes le corps sans vie, le regard vide de cet homme misérable, la pitié le blessa et l'écorcha, son orgueil en prit un coup. Pourquoi ne parvenait-il jamais à sauver et protéger les autres ? Devait-il toujours être protégé ? Pourquoi souvent, on le prenait pour un gamin juste sympathique et doux ? Marius n'était pas que ça, il était bien plus ! Lui, il se considérait déjà comme un homme, encore vulnérable, mais un homme tout de même qui n'allait plus reculer. Lawrence venait de fermer quelque chose, à présent, le jeune homme n'allait plus hésiter à chaque fois qu'un carreau partira en direction de l'Inquisiteur.

Il ne haïssait pas, il ne ressentait juste que de la colère, il détestait l'Église qui tordait les visages qu'il connaissait en les rendant monstrueux. Le jeune homme prenait simplement conscience que Lawrence n'était qu'un pantin manipulé par l'Église, comme il l'avait été autrefois, comme sa propre famille l'était. Et Lawrence le prenait pour un novice, tant mieux, ça lui permettrait d'avoir un petit pas d'avance même s'il n'était pas à la hauteur ; Marius avait déjà affronté des Inquisiteurs, il leur avait déjà échappé, là ça allait être plus délicat, tout simplement. La lance de Lawrence tâchée du sang de sa victime alluma davantage la colère de Marius, celle-ci ne tarda pas à devenir de la rage, cependant le Terroriste arrivait encore à se maîtriser. Il gardait toujours son éducation, et rester impassible autant que l'était son adversaire lui permettrait de survivre à ce combat, puisqu'il n'espérait même pas le gagner.


— La souillure du monde c'est votre Ordre, Lawrence, rétorqua calmement Marius. Pourquoi pensez-vous que cet homme vole ? Il essaye de survivre, comme tout le monde, il tente de vivre malgré votre Sainte et cruelle Église.

Dans sa voix, on avait pu y déceler du mépris, et dans son regard on pouvait lire sa sincérité. À présent, Marius dédaignait honnêtement l'Église et son Inquisition. Comme il avait remarqué la déshumanisation de Lawrence, le saut qu'il avait fait pour atteindre le toit d'en face n'avait rien de physiquement humain. Le jeune homme se souvenait avoir déjà vu ça auparavant, enfant il avait voulu imiter les acrobaties de ses deux frères aînés, il avait recommencer encore et encore sans jamais réussir, jusqu'à ce que Job lui explique que les gens « normaux » ne pouvaient pas faire un tel prodige. L'Église était une machine qui dérobait leur humanité aux hommes, c'était pour ça qu'il devait lutter, et se battre contre Lawrence. Le jeune homme baissa légèrement son arbalète, il s'éclaircit la voix pour répondre :

— Ne l'avez-vous pas remarqué ? En ce moment même je me repens pour mon aveuglément, réfléchissez Lawrence : pourquoi les gens comme vous et moi s'entretuent ? Les uns veulent garder un Ordre trop tyrannique, les autres veulent la révolution. J'ai failli devenir comme vous, si je n'avais pas vu la vérité, moi aussi j'aurais fini Inquisiteur, comme mes frères. Moi aussi, j'ai manqué de devenir un mouton de l'Église, je dois réparer cette erreur.

Il haussa au bout de quelques minutes les épaules, son visage marqué par la réflexion, il jeta son arbalète à ses pieds, les cris de la femme lui brisaient les tympans ; celle-ci tenait le corps encore chaud de son compagnon dans ses bras, gémissant comme un animal blessé, il n'arrivait pas à supporter une scène aussi pitoyable. Avec ses mains toujours aussi faibles à cause de cette trahison, le jeune homme défit lentement chaque bouton de sa chemise, frémissant en sentant l'air caresser sa peau. Sa chemise ouverte, il présenta sa poitrine blanche et encore juvénile à Lawrence, offrant à la lance de l'Inquisiteur ses flancs ou son coeur, il le laissait choisir. Sérieux, Marius déclara sur un ton fier voir étonnement arrogant :

— Alors, prenez-moi ! Arrachez-moi de mes tourments et de mes regrets, emportez tout ce que vous voudrez, ça m'est égal. Prenez votre temps ou votre pied, faites seulement ce que vous désirez de moi, peu m'importe à présent.

La provocation était là, mais malgré la folie de son geste, Marius avait un plan.

[hj : héhéhé X) ]
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Lawrence Ashford

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyVen 26 Nov - 14:03

Comment osait-il insulter l'Église aussi ouvertement ?! Si le coeur de Lawrence n'aurait pas été glacer dans la froideur de Gells il l'aurait sans doute senti se crisper sous sa poitrine. À la place, seul sa tête classait les données et décidait d'une suite logique. Comme l'Ombre était son unique raison de vivre il ne pouvait permettre que de tels injures reste impunies. Son maitre lui avait déjà mainte fois raconter le moment où il avait dû assassiner ses propres parents, évènement plutôt bouleversant pour quelqu'un d'ordinaire, mais cet homme qualifiait toujours ça comme d'une preuve de sa foi. Depuis toujours, Ashford était prêt à cette éventualité. Marius ne faisait certainement pas partie de sa famille mais il l'avait apprécier sincèrement en tant qu'être humain. Devait-il le mettre dans la catégorie "preuve de la foi" ? Lawrence avait du mal a saisir les paroles de son adversaire. Il n'y a nul besoin de voler pour vivre, il suffit de travailler pour y parvenir. L'inquisiteur avait-il besoin de préciser ses pensés ? N'était-ce pas que pur logique ? Le silence fut de mise et puis, il ne su pas comment réponse a tout ce mépris...

Marius employa un mot sur lequel l'inquisiteur resta pensif... "Réfléchissez". Étrange comme ce simple mot résonna à ses oreilles. Pourtant anodin, Lawrence ne voulu pas en comprendre le véritable sens. Depuis longtemps il avait réfléchis a un moyen de rendre ce monde meilleurs et le seul qui lui était venu à l'esprit était celle du mouvement. On ne fait rien avec de simple mots, du moins ce n'était pas le cas pour lui.

- Vous auriez du suivre la voie de l'Ombre.

Pourquoi tenter de comprendre les sottises d'un hérétique ? Pourquoi diable lui accorderait-il la moindre importance, alors que normalement ce genre de chose ne devait même pas sortir de la bouche de son ennemi !? Seul l'Église représentait le bien. L'ombre est tout et rien, c'est l'équilibre de ce monde et les gens comme Marius sont là pour nuire a cet équilibre si parfait. C'est pourquoi il en faut d'autres, les mains tâchées de sang et le coeur glacé pour les éliminer. Certains doivent laisser de coté leurs sentiments et leur humanité pour accomplir la parole de l'Ombre et Lawrence avait fait ce choix il y a de cela bien longtemps. Revenir en arrière serait tout simplement l'échec de toute sa vie et ne pas accomplir les dogmes de l'Église reviendrait à donner raison a ce fou qui se lève contre elle.

Contre toute attente il vit le jeune terroriste lâcher son arme. Sur le moment Ashford pensa l'avoir convaincu mais il se rendit compte bien rapidement que ce n'était pas le cas. Que faisait-il ? C'était à ne rien y comprendre... Même les paroles qui sortir de sa bouche semblèrent être d'un autre monde. L'inquisiteur en vint à se demander ce qu'il devait faire, ne comprenant même pas pourquoi il se questionnait intérieurement alors que la réponse était clair et évidente. Le doute ne devait pas avoir sa place, ooohh non ! Surtout pas dans la tête d'un inquisiteur tel que Lawrence qui ne vit que pour la foi.
Ses gants grincèrent a nouveau sur sa lance tandis que ses pieds se positionnèrent pour la prochaine acrobatie. Un simple saut de l'autre coté, un geste bien placer et cet homme qui semait le doute dans sa tête allait le laisser en paix. Les cris de la femme n'existait pas à ses oreilles, seul Marius comptait.
Le bon moment vint alors qu'une brise vint frôler son pâle visage et soulever sa courte chevelure brune. Habillement, le jeune homme se projeta de l'autre coté, sa lance toujours tendu vers le terroriste. Pourquoi s'offrir ainsi à un homme qui tuerait sa famille au nom de l'Ombre ? Son adversaire se sentait-il si malheureux que d'avoir fait le mauvais choix ? Ce n'était pourtant pas très logique si l'on prend ses paroles en considération.

Avant de porter le coup qui sera fatal à son ancien ami, Lawrence préféra en avoir l'esprit net.

- Pourquoi vous offrez vous ainsi a moi alors qu'il vous ai possible de renoncer à cette vie de pauvreté ?
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyVen 26 Nov - 20:08

Lawrence avait raison dans un sens, Marius aurait dû choisir la Voie de l'Église, il aurait dû oublier tout ce qu'était arrivée à sa meilleure amie pour mieux prendre la fuite. Cependant, aurait-il eu encore la force de se regarder dans un miroir ? Suivre un chemin à contre-courant des normes n'était pas judicieux, car trop pénible ; on était persécuté, blessé, humilié pour penser autrement, on était maltraité à cause de sa propre bonté. On essayait de mettre en marche la Révolution, on se relevait contre un Ordre décadent et vieillissant, et on finissait seul au monde, presque mort de chagrin. Marius ressentait une forme d'envie et de pitié à l'égard de Lawrence, il n'aurait sut expliquer tout à fait sa pensée, mais même s'il n'entendait pas les quelques questions naissantes dans l'esprit de l'Inquisiteur, le jeune homme ressentait de la pitié. Aveugle, véritable mouton, justicier qui ne voyait pas le mal, Lawrence blessait et en prenait plaisir tout en se trompant de victimes. Furieux contre cet homme, méprisant pour l'Église, Marius cherchait un peu malgré lui à ouvrir les yeux de Lawrence, il voulait lui montrer la vérité telle qu'il l'avait vu auparavant ; un corps nu qui n'avait rien de beau, décharné, ensanglanté, déformé, hideux, car trop insupportable. Lui non plus n'avait pas supporté la trahison de ses frères contre lui-même, contre l'Église. Si Lawrence ne changeait pas d'avis, s'il levait sa lance contre lui, Marius se verrait obliger de se battre contre lui. Il n'avait certes pas l'expérience de l'Inquisiteur, mais il avait reçu le même enseignement que lui, et il pouvait se débrouiller dans un combat.

Par exemple, il pouvait se servir de sa taille plus petite que celle de son adversaire pour se faufiler et l'atteindre, même si l'agilité de Lawrence et le pouvoir qu'il possédait n'allaient pas le pousser à le vaincre, il pouvait gagner du temps et surtout : s'enfuir et sauver cette femme. Il n'avait pas pu sauver l'homme, alors il sauverait au moins sa compagne, Marius se promit de réussir au moins ça, juste ça et il pourrait abandonner la vie en ayant au moins fait ça. Il frémit en examinant la deuxième acrobatie, Lawrence était sur le même toit que lui, à présent. Ils se trouvaient à quelques pas, si l'un marchait vers l'autre, les hostilités allaient être officiellement déclarées. Mais chacun avait-il réellement l'envie de se battre contre l'autre ? N'étaient-ils pas deux amis ? Deux âmes qui s'affrontaient malgré elles, et contre elles-mêmes ? Marius ne voulait pas la victoire, il voulait sauver cette femme et faire changer Lawrence. Il fallait qu'il le pousse, le cogne encore et encore jusqu'à ce que l'Inquisiteur déchire le voile de l'ignorance, le jeune homme n'allait reculer devant rien. Pas même si cet homme incarnait l'Église, pas même s'il risquait de mourir dans des souffrances atroces, où la faim et la soif ressemble au paradis. Son arbalète à son pied, Marius donna un petit coup pour qu'elle tombe en bas, elle ne s'écrasa pas contre le sol puisqu'il s'était débrouillé pour qu'elle puisse atterrir sur un tas d'ordures, là où lui-même prévoyait de tomber. Le vent caressait toujours sa poitrine découverte, sa chemise dansait contre son jeune corps, alors que ses grands yeux bleus ne quittaient pas le regard vert pomme de son futur adversaire, et ancien ami.

— Si je m'offre à vous, c'est parce que je ne peux pas renoncer à cette vie. Pourtant, vous... vous avez encore le choix : continuer à suivre l'Église, ou bien ouvrir les yeux et admirer cette catin de vérité.

Marius cracha par terre lorsque le mot « Église » eut franchi ses lèvres, comme si le prononcer était en soi une insulte ; évidemment, ce n'était que de la provocation, il voulait voir le véritable visage de Lawrence pour ne plus avoir le moindre regret, une fois qu'il aura levé la main sur lui, une fois que leur amitié sera définitivement morte. Et alors, Marius marcha, le jeune homme marcha comme il l'avait déjà tant fait autrefois, mais à ce moment précis, ça avait une signification particulière. Il s'avançait vers Lawrence dans l'intention de se faire transpercer de sa lance, le vent lui donnait des frissons et on aurait dit un fantôme, sa chemise blanche et ses cheveux gris voletants au vent lui donnait l'air d'un mort, sa peau pâle le rendait cadavérique. Il prit doucement la lance de Lawrence pour la diriger sur son torse nu, il frémit en sentant l'arme contre sa peau, un petit frisson qui lui parut délicieux pour il ne sait quelle raison. La pointe de la lance placée sur sa poitrine, il resserra sa prise pour appuyer la pointe contre sa chair, et la faire ainsi saigner délibérément jusqu'à ses côtes saillantes, grimaçant en sentant le sang couler. Ce n'était qu'une blessure superficielle et il ne s'inquiétait pas. Il planta son regard vide à ce moment-là, et il déclara :

— La vie de cette femme contre la mienne.

Cependant, il n'avait pas l'intention de la lui donner aussi facilement. C'était un combat qu'il voulait, un véritable combat d'homme à un homme. De Révolutionnaire contre Ancien, Inquisiteur contre Terroriste.
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Lawrence Ashford

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptySam 27 Nov - 3:24

Certes, c'était le chemin le plus simple a prendre et il n'y avait aucun doute a y avoir là dessus, cependant tout ça avait été si profondément ancré dans sa tête et marqué au fer rouge dans son âme que penser autrement n'était pas concevable. Lawrence n'était pas un homme qui pouvait ainsi ouvrir les yeux sur la "vérité" de quelqu'un d'autre. La sienne était suffisante et comblais complètement sa vie. Qu'importe cette "vérité" ce n'était pas celle de l'Ombre. Il est vrai que des gens perdes la vie pour l'église mais pour garder l'équilibre il n'y a rien de plus logique que d'évincer les indésirables. Ils avaient le but commun de formé un monde meilleur mais la méthode qu'ils choisissaient séparait leur route. Pourtant, Marius n'avait-il pas dit quelque chose comme quoi lui aussi aurait du choisir cette voie ? Alors pourquoi donc s'en être autant écarté !?

Cette logique échappait aux sens d'Ashford et perturbait sa vision des choses. Pourtant, rien n'était plus simple que les dogmes de l'église, rien n'était plus clair de sens et logique ! L'équilibre, le bien et le mal, la lumière et les ténèbres... rien dans ce monde ne peut exister sans son contraire... Son contraire ? N'était-ce pas ce qu'ils étaient présentement ? L'une n'existerais pas sans l'autre et le pire était que ce détail était trop plein de vérité. Si bien qu'elle perça son esprit fermé.

Le visage de Lawrence resta imperturbable. Voir ainsi son adversaire cracher au sol ne l'avait visiblement pas perturbé bien qu'au fond une certaine colère lui chatouillait l'estomac. Plus sa main se refermait sur sa lance plus il sentait le froid du métal à travers son gant noir. Pas question de se mordre la langue pour ce gamin !
Alors que ce dernier s'avança, Lawrence eu un léger mouvement de recul. C'était a ne rien y comprendre. Que faisait Marius ?! Il resta figé sur place en tenant fermement sa lance comme si elle était une partie de son corps. Malgré sa surprise il ne devait pas défaillir pourtant... il s'entait l'hésitation geler ses mouvements. Pourquoi diable est-ce que ce gamin le mettait dans cet état pitoyable ?! Il n'était pas si important, non ? A moins que ce ne soit ses paroles qui finalement auraient atteint une partie de sa personne ?
Cette femme n'avait pourtant aucune importance. Elle n'était qu'une souillon, une inconnue. Pourquoi sacrifier ainsi sa vie pour une personne qui arrive au terme de la sienne !? C'était a ne rien y comprendre et ce manque d'information l'empêchait de réfléchir correctement et clairement. Pas le temps de penser. Malheureusement pour Ashford, il n'était pas un idiot. Sa tête fonctionnait beaucoup trop malgré son fanatisme et il ne voulait pas poser un geste inconsidéré.

- Je n'ai pas l'intention de la tuer, elle perdra la vie d'elle-même... L'autre par contre devait être puni pour son vol.

En gros, la femme est innocente.
C'était... Logique ? Si Lawrence aurait tué cette femme ça n'aurait été que pour son propre plaisir et pour voir sa frustration contre Paole s'évaporer un peu. En dehors de ça, aucun motif ne justifiait ce meurtre gratuit.

- Quant a vous... vous me troublé, je ne comprend pas pourquoi... vos motifs m'échappe entièrement.

Ashford marqua une légère pause puis repris sans laisser le temps à Marius de lui répondre quoi que ce soit.

- Je sais parfaitement ce que j'ai à faire et pourtant vous avec semer un doute dans ma tête.

Si jamais quelqu'un d'autre avait entendu ses mots sortir de sa bouche il en serait fini de sa personne. Une faille dans son jeu. Une pièce brisé par un manque de savoir. Et pourtant, ça n'avait rien de complexe que de pousser un peu la lance pour tuer ce terroriste...
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptySam 27 Nov - 16:33

Marius recula d'un pas pour éviter que la lance finisse tout de même par le transpercer, satisfait de lui, malgré tout. Lawrence lui avouait qu'il était parvenu à le faire douter, ou du moins a le faire réfléchir, même s'il ne s'était pas attendu à un tel aveu de la part de l'homme. Il avait pensé que l'Inquisiteur n'admettrait pas ceci oralement, ses attentes commençaient à être comblées, et si semer un peu de raison parmi les membres de l'Église était une solution ? Cependant, un seul homme ne pouvait en convaincre d'autre, du moins pour ça, il aurait fallu que Marius ne ressemblât pas à un adolescent même s'il avait vingt ans ; sans doute si son visage fût marqué par des cicatrices, son corps douloureux, ou même s'il lui avait manqué un membre, il aurait pu déjà marquer le respect et l'inquiétude. Cependant, s'il arrivait à effleurer du bout de ses doigts le coeur d'un homme comme Lawrence, alors peut-être que tout n'était pas perdu.

Le jeune homme eut un sourire doux, il ne regardait plus Lawrence, mais il fixait cette pauvre femme, la pitié lui écrasait le coeur au point où il en avait mal. Tenant le cadavre dans ses mains, le visage criblé de larme, un peu de morve coulait de son nez et de la bave de ses lèvres pâles, si misérable et si belle ! Le tableau pathétique, ces deux acteurs serrés l'un contre l'autre étaient pitoyables, superbes. Il ne manquait plus que le son strident d'un violon pour rajouter de la tragédie à la scène, elle embrassa le front glacé de l'homme et Marius frémit. L'horreur lui donna la nausée, il retourna son attention sur Lawrence, détaillant l'Inquisteur comme la première fois qu'il l'avait vu, curiosité et pitié le prenaient lorsqu'il croisait ce regard vert pomme. Désormais, il avait semé le trouble dans sa tête, mais Lawrence était persuadé que l'Église était le Bien, la Vertue incarnée, ne savait-il pas ce que d'autres ecclésiastiques étaient capables de faire ? Il secoua la tête, ne l'avait-il pas vu prendre du plaisir à tuer le voleur ? Alors... Lawrence était comme les autres Inquisiteurs, un monstre déguisé en homme de foi, sa personnalité balançaient entre la droiture et le sadisme. Quelque chose d'apparemment bien naturel aux hommes de l'Église, autant que pour les médecins ; c'était un beau ramassis de tarés, surtout !


— J'ai vu à plusieurs reprises ce que l'Église sait faire, déclara-t-il en faisant un pas en avant. Savez-vous pourquoi certaines personnes vont commettre des meurtres ? Savez-vous ce qu'est la faim, la soif et le froid ? Moi je ne savais pas, avant, je songeais que ceux qui mourraient dans les rues étaient coupables de leur propre sort. Je pensais qu'il suffisait de travailler pour ne pas mourir de faim, c'est faux.

Marius parlait de ses propres expériences, il n'avait eu que son joli minois et sa bourse comme atout au début de son aventure. Désormais, il ne ressemblait presque plus à rien avec ses cernes sous les yeux, son corps amaigri et ses poches troués. Le noble était devenu pauvre, et il comprenait et souffrait de comprendre. On ne peut pas imaginer ce que quelqu'un vit, si on ne le vit pas non plus. Lui aussi avait eu du mépris pour les bandits, et lui aussi en était devenu un. Vivant avec la faim et la peur au ventre, chassant la nourriture comme de vulgaires bêtes, il était un misérable. Le noble était tombé de son escalier d'or pour glisser en bas de l'échelle sociale. Il se donnait dans l'illégalité, travaillant au marché noir pour se nourrir, trempant ses mains dans la souillure pour pouvoir boire de l'eau claire, et encore... ça, c'était lorsqu'il avait de la chance !

— Il n'est pas si facile de trouver du travail, et quand par je ne sais quel miracle on en trouve, il faut se battre pour le garder. On s'entretue pour trois pièces données à la fin de la journée, on sut sang et eau sans pour autant savoir si on pourra manger le soir. Certains de vos comparses se croient supérieures à tous et n'hésitent pas à battre et humilier par simple plaisir, j'en ai vu briser les doigts d'un musicien de rue simplement parce qu'il jouait un air qui ne leur plaisait pas. Pour comprendre ce qui me pousse à me battre contre vous, il faudrait que vous viviez ce que je vis.

Marius jeta un regard vers la femme, toujours secouée de sanglot, il continua :

— Pourquoi donner ma vie pour une inconnue ? Pour laisser une trace de mon passage, et pour vous faire changer, la vérité nécessite des sacrifices.

Et puis le jeune homme se tut d'un coup, il savait que ce n'était pas avec ses belles paroles qu'il allait faire changer Lawrence. Même s'il parvenait a le faire douter, il ne pourrait pas le faire dévier de ce chemin, alors il agit. Sans prévenir, sans même savoir ce qu'il faisait, il finit par mettre son plan à exécution. Il se jeta contre Lawrence de tout son poids pour le faire tomber dans le vide, l'air claqua contre son visage et contre sa poitrine dénudée, évidemment il tombait aussi. Cependant, comme il l'avait prévu, il tomba sur le tas d'ordures en bas, il se fit simplement quelques bleus et il reprit son arbalète, aussitôt il tira sur Lawrence avant de venir récupérer l'arme improvisée qu'il avait remarquée tantôt : ce bâton de bois plein de clous et d'échardes qui se plantèrent dans ses mains. Le souffle pantelant, il s'avança jusqu'à la femme, celle-ci le regarda à peine et d'une main maladroite, il laissa tomber trois sous, avant de se tourner vers Lawrence qu'il défiait à présent. Il rangea son arbalète, et le regard dur, Marius se prépara au combat.

_________________
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Merci à Dietrich/Ambroise ♥️

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Lawrence Ashford

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptySam 27 Nov - 22:03

Le lui avouer à voix haute était la seule chose qu'il pouvait faire. Son visage étant aussi expressif d'une tombe il n'y avait pas d'autre manière pour lui de communiquer le fond de ses pensés et ce genre de chose ne se traduisait pas en geste. Cependant, ce n'était pas des mots qu'il allait prononcer une seconde fois.
Lawrence remarqua que les cris et pleurs de la vieille femme le troublait il remarqua d'ailleurs qu'il était le seul affecter et que cette scène si tragique ne lui faisait ni chaud ni froid. Normalement doit-on se sentir coupable ? Ou même avoir pitié de cette pauvre femme ? Pour lui ce n'était qu'un bruit sonore désagréable, quelque chose qui pourrait très bien alerté certaines personnes. Un problème en soi. Toutefois, seul les paroles de Marius devait être entendu. Ashford ne se concentra que sur cette voix qui s'adressait à lui et a cette personne qui s'approchait avec arrogance de son bourreau.
La faim, la soif et le froid ? L'inquisiteur songea à ses parents et à la vie qu'il avait eu avant de se mettre au service de l'Ombre a Ishtar. Une vie de servitude, de misérable servitude. Le luxe ne lui avait pas été offert sur un plateau d'argent. Les jours où la faim, la soif et le froid l'avait étreint ne se comptait plus sur les doigts d'une main. Qu'en savait donc ce jeune terroriste à la peau pâle et au corps affamé ? Évidemment qu'il faut travailler pour ne pas mourir de faim, évidemment que ceux qui meurt sont coupable de leur propre sort ! Il suffit d'avoir une volonté plus forte que tous, de se lever plus haut que les autres pour prouver sa détermination et sa force ! N'importe qui avait accès a une vie meilleure !

Ce que lui disait le garçon ne lui semblait pas être quelque chose de probable... Seulement, on ne sait pas tant qu'on ne la pas vécu. Lawrence aura beau tenter de l'imaginer un tant soi peu, le fait reste que sa logique d'inquisiteur prendra le dessus et évincera ce genre de pensées. L'un de ses comparses aurait blesser un musicien de rue pour une raison si futile ?! La chanson de cet homme devait être blasphématoire pour mériter une telle sanction, sinon pourquoi agir ainsi ? Tout les inquisiteurs n'étaient-ils pas aussi droit que lui ? Émile lui revint en tête pour affirmer leurs différences. Tous n'était pas aussi honnête et croyant que lui...

Son épaule le faisait souffrir. Le sang glissait de ses doigts pour tomber sur le toit. Lawrence resta immobile face à son adversaire. Sa garde baisser puisque perdu dans ses pensées. Bien qu'aucun mots ne lui vinrent en bouche, il senti son corps lui échapper. L'effet de surprise ? Aucun doute. L'inquisiteur ne put opposer aucune résistance. Son visage de glace changea légèrement, ses yeux exprimait sa surprise. Le sol vint trop rapidement à son contact qu'il se le prit de plein fouet sans parler de se nouveau carreau qui toucha sa jambe droite et lui arracha un petit grognement. Sa lance, elle ? Sa main avait été si crispé sur son arme qu'elle ne l'avait pas lâcher un seul instant, donc, pas de panique pour ça. Lentement, le jeune inquisiteur se releva de sa chute. Une nouvelle douleur le transperça au niveau de son autre épaule, celle qui avait reçu tout le choc. Donc pour résumé... Une jambe droite en moins, un épaule de touchée puis l'autre de gravement blessée... Géniale.

Néanmoins, peu importe les blessures, Ashford sera toujours prêt à se battre. Seul ennui... Où était ses lunettes ?! Tant pis ! L'homme ferma ses yeux afin de ne pas perdre l'essentiel. Le son des pièces de monnaies lui indiqua la position de Marius, alors il se tourna vers ce dernier en tenant fermement sa lance en sa direction. Mine de rien, l'Inquisiteur savait s'y faire sans utiliser sa vue !

- Qu'on me pardonne mes faiblesses car elles sont nombreuses... qu'on me pardonne l'erreur que j'ai commis en écoutant de tels paroles...

Un murmure destiné à l'Ombre afin de se repentir de sa stupidité. Jamais il n'aurait du accorder de l'importance à une personne comme Marius, jamais il n'aurait du tendre l'oreille à ce garçon ! Il y avait encore tant a faire pour parvenir au suprême... C'est peut-être pour ça que son rival avait été promu et non lui ? Peut-être était-ce parce que malgré une foi, une dévotion hors norme les défauts qui le rongeait était plus important ?

- Ne croyez plus vous échapper de la justice.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyDim 28 Nov - 12:04

Marius ne prêta pas une grande intention aux paroles que prononça Lawrence, il venait d'ouvrir le combat, et il mettait sa vie en jeu contre le pari de réussir une Révolution contre l'Église. Il ne pouvait plus reculer à présent, c'était ça ou la Mort viendrait le chercher définitivement, cette fois-ci, et mourir, c'était cesser ce combat. Il observa quelques instants Lawrence, celui-ci avait perdu ses lunettes, son épaule saignait ainsi que sa jambe, il fut satisfait et chagriné : il était parvenu à le blesser, certes, mais il ressentait un peu de peine à l'avoir fait. Il se retourna vers la femme, celle-ci avait posé sa tête contre la poitrine morte de l'homme, elle tremblait et continuait de sangloter, Marius poussa un soupir, il ne supportait plus de voir cette scène misérable. Alors doucement, le jeune homme posa sa main sur l'épaule de la femme, celle-ci releva sa figure détruite par la peine, elle lui lança un regard noir de haine qui fit frémir le jeune homme, pourtant il garda sa main posée sur cette épaule maigre, il n'aimait pas voir une femme pleurer. Ça lui rappelait trop de souvenirs, ça lui rappelait trop d'horreur, c'était cruel les larmes d'une femme pour un homme. Chaque larme était comme une lame qui s'enfonçait dans son coeur, une épine qui perçait sa peau douloureusement, et Marius la fixa. Son expression était impassible, mais lentement un sourire se dessina sur ses lèvres, il murmura sur un ton qu'il voulut rassurant :

— Partez... je me bats pour vous, ne mourrez pas.

Elle se dégagea vivement, toisant ce jeune homme singeant les héros, les héros qui ne pouvaient pas exister à Ishtar, ni dans ce monde cruel. Les actes héroïques se transformaient facilement en actes barbares, par exemple : Marius avait blessé par trois fois Lawrence, alors que celui-ci ne l'avait même pas attaqué. Pourquoi ? Pour se prouver à lui-même ses valeurs de terroristes, pour décorer ses convictions d'actes qu'il croyait justes, ce n'était que de l'égoïsme mêlé à de l'orgueil. Rien d'autre que de la fierté mal placée ; il ramassa les pièces qu'il avait laissées tombé tantôt, et les mit dans la main tremblante de la femme, sans un remerciement, elle se releva, le visage plein de douleur, elle recula peu à peu avant de disparaître, laissant comme trace de son passage ses sanglots. Le cadavre de son compagnon aux pieds du jeune homme fut définitivement abandonné là, marionnette du destin, brisée par l'Inquisiteur.

Marius était toujours furieux contre Lawrence pour l'avoir tué, et il ne chercherait plus à comprendre la Justice qui motivait cet homme. Pour lui ce n'en était pas une, seulement tous deux possédaient une image de la Justice très différente. Pour l'Inquisiteur qui lui faisait face, la Justice était inflexible, régie par des lois que Marius jugeait ridicules ; et pour le Terroriste, la Justice se devait avant tout d'être bonne. L'Église imposait une Justice injuste, et c'était en partie pour ça qu'il voulait détruire cet ordre. À lui seul, il n'y arriverait jamais, cependant il se jetait corps et âme dans la gueule du loup pour au moins, faire chanceler les choses. Comme les autres Terroristes, même si son expérience ne pouvait rivaliser avec les leurs, c'était à lui de se forger à présent, en fonction de ses ambitions. Il se releva lentement, le bâton dans sa main, il grimaçait à peine en sentant les échardes se planter dans sa chair, ce n'était pas le moment de se préoccuper d'un détail aussi futile, la douleur était juste là pour lui rappeler qu'il ne vivait pas un rêve, et qu'il était encore vivant.


— Je ne compte pas m'échapper, Lawrence, je vais affronter votre Justice pour donner la victoire à la mienne.

Marius mordit sa lèvre inférieure, malgré l'assurance qu'il cherchait à montrer à Lawrence, et malgré les blessures de celui-ci, il avait conscience qu'il ne faisait pas le poids. Le fanatisme de cet homme, cet aveuglement le rendait redoutable. Bien... il allait se servir de ça, même si Lawrence était quelqu'un de froid et d'impassible, il ne pourrait pas supporter qu'on insultât l'Église aussi ouvertement, il fallait qu'il parvienne a le faire agir de façon impulsive. Il fallait qu'il lui fasse perdre sa concentration tout en gardant lui-même son sang-froid, l'exercice était délicat et il doutait de sa réussite. Il resserra ses mains sur le bâton, tenant l'objet comme Lawrence tenait sa lance, puis il fonça sur l'Inquisiteur. Il leva le bâton au-dessus de sa tête pour le faire tournoyer et l'abattre, violemment sur Lawrence, sans même voir s'il l'avait touché, Marius enchaina, et se baissa pour cogner les jambes de Lawrence, et essayer de le faire tomber.

Beaucoup le considéraient (à raison) comme un gamin, mais lui aussi avait été un chien aveugle de l'Église, lui aussi savait se battre. Au final, il pouvait au moins remercier le fanatisme de sa famille pour ça : grâce à ça, le jeune homme comprenait le mécanisme des réflexions qui pouvaient animer le cerceau de Lawrence, et s'en servir. Et un petit serrement de coeur se produit en lui, un sentiment fit son apparition contre toute attente : Lawrence lui rappelait sa famille. Le fanatisme de l'Inquisiteur était le même que sa famille, sauf que derrière son regard froid et vert pomme, cet homme ne cachait pas un salopard en puissance violant et tuant par plaisir de l'humiliation, peut-être que c'était juste quelqu'un de bon qui était incapable de voir le danger que l'Église représentait pour cette société de damnés. Marius recula de deux pas, serrant ses mains sur son bâton pour se préparer aux ripostes de l'Inquisiteur. Lors de cette nuit où la lune brillait d'un éclat presque bestial, laquelle de ces deux Justices allait vaincre l'autre ? La Révolution parviendra-t-elle à mettre à terre l'Ordre ?


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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyDim 28 Nov - 23:43

Les sanglots de cette femme devenaient gênant. Sans sa vue Lawrence n'avait que ses oreilles et son odorat... Et avec les pleurs son ouïe manquait d'ampleur. Elle aurait du mourir, pensa l'inquisiteur qui avait du mal à se concentrer par sa faute. Soudain, Marius dans toute sa bonté d'âme fit partir cette misérable et ce au grand plaisir d'Ashford qui se garda tout de même de l'exprimer. Cela faisait fort longtemps qu'il ne s'était pas privé de sa vue lors d'un combat. Si son maitre ne le lui avait pas fait prendre conscience de cette faiblesse par le passer il y aurait laisser la vie au moins trois fois. C'est effectivement très encombrant que d'avoir une vue défaillante et ne fonctionnant qu'avec une paires de verres. Toutefois, il ne se sentait pas incapable de se battre malgré tout. Même blesser et aveugle, Marius n'était qu'un jeune garçon trop tendre pour réellement rivalisé avec l'église, l'Inquisiteur qu'était Lawrence n'en fera qu'une bouché.

"Affronter sa justice pour accomplir la sienne" Soit. Si le terroriste était aussi motivé il n'y avait aucune raison pour Ashford de se retenir. C'est alors que les pas de son adversaire s'avança vers lui. Quel genre d'attaque Marius allait lui porter ? Fort à parier que ce sera là où il avait déjà été blessé, du moins c'était ce que lui aurait fait en situation désespéré. Toutefois, ils étaient tout deux différents... Une fraction de seconde et Lawrence leva sa lance pour parer ce coup venant du haut puis un saut pour éviter le second impacte. Presque réussit puisque le bâton de son adversaire pu toucher la semelle de ses chaussures. Sa blessure à la jambe lui nuisait plus qu'il ne l'aurait cru. Deux pas vers l'arrière ? Qu'attendait donc ce terroriste ? S'il ne bougeait pas et ne produisait aucun son ce combat allait s'avérer être légèrement plus difficile qu'il ne le croyait.

- Nous ne sommes pas si différent, nous luttons pour ce en quoi nous croyons.

Allez, donne une réponse ! Un simple soupir, un pas vers la gauche ou la droite, un simple son pour ainsi pouvoir te mettre la main dessus !
Malgré son corps blessé, Lawrence resta immobile, attentif aux moindres bruits et aux odeurs que dégageait son opposant. C'était d'ailleurs le parfum de ce dernier qui lui avait permis de lire les mouvements de ces attaques basique et prévisible. Seulement, il avait aussi remarqué que Marius n'était pas totalement dépourvu d'expérience. Ashford tenta d'ouvrir les yeux mais tout autour de lui était flou. Aucune forme précise ne se dessinait dans sa rétine. Heureusement pour le terroriste, ce qui lui donnait un sacré avantage. Sa vision ne faisait que troublé son esprit, ainsi il décida de ne rien voir de nouveau.

- Nous tuons pour ces croyances, aucun n'est réellement innocent.

Autant le noble véreux que le souillon blasphématoire.

- Sans l'église pour soutenir l'Empereur, sans la foi pour soutenir les coeurs... tout ne serait que chaos et anarchie... Une structure, une force plus haute que les hommes ce doit d'exister, et vous ne souhaiter que troublé cet équilibre.

Sa voix se voulait particulièrement claire et droite. Aucun doute n'y avait sa place, rien ne pouvait ébranler ses cordes vocales. Il croyait parfaitement chaque mot prononcé de sa bouche. Marius n'était qu'un terroriste, pas le jeune homme dont il avait fait la rencontre et qui semblais être doté d'une grande bonté. Ce jeune homme n'était pas là.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMer 1 Déc - 19:35

Marius posa ses yeux sur la paire de lunettes qui gîtait, là non loin de lui, puis il retourna son attention sur Lawrence. Il avait été surpris de l'avoir presque touché à sa jambe blessée, le jeune homme n'avait même pas cru pouvoir l'effleurer, sans ses lunettes, l'Inquisiteur était en position de faiblesse. Cependant, ce n'était pour ça qu'il devait baisser sa vigilance, Lawrence était plus âgé et avait plus d'expérience, il était bien plus dangereux que lui, même sans sa paire de lunettes. Le terroriste raffermit sa prise sur le bâton, sentant les échardes s'enfoncer dans sa chair, il frémit un peu, pourtant la douleur n'arrivait pas à s'immiscer dans son flot de pensées. À cet instant, le jeune homme se concentra uniquement sur Lawrence, passant outre sa chemise ouverte sans pudeur, ou encore les bruits des pas de la femme qui s'enfuyait, il devait faire flancher cet homme. Ce n'était plus cet inconnu qui lui avait donné le goût de l'amitié, c'était désormais un Inquisteur, un ennemi, un adversaire qui possédait le même but que lui : améliorer la société ; c'était seulement la méthode qu'utilisaient tous deux qui différait, il ne pouvait qu'approuver Lawrence là-dessus. Il fit pourtant non de la tête par la suite, les terroristes n'étaient pas une bande de joyeux lurons dont le but était de mettre le bazar, c'étaient avant tout des êtres humains, peut-être trop idéalistes qui songeaient que l'on pouvait donner un plus bel éclat à cette société. Cependant, qu'est-ce qui assurait les gens comme Marius que le but pour lequel ils se battaient était le bon chemin ? Si l'Empereur venait à être tué, et si l'Église s'effondrait, le chaos deviendrait le maître. Cependant, la Mort n'était pas forcément la fin de tout, c'était aussi une renaissance, une renaissance nécessaire à l'amélioration de l'humanité.

Le discours de son esprit, Marius le jugeait lui-même naïf ou même niais, pourtant il y avait cette petite part pleine d'espoir qui restait toujours en lui, celle qui s'impatientait et désirait voir un monde meilleur. Un monde où il n'y aurait ni meurtre ni viol, ni riche ni pauvre... un monde comme celui-là aurait quelque chose d'hallucinant, mais c'était ce monde-là qui lui plaisait, pas celui qui l'enfonçait toujours dans une vérité plus noire, plus informe, plus sanglante. Le jeune homme ferma les yeux, ses mains pleines d'échardes restaient fermes, comme si son corps entier n'était que l'image de l'ambition toujours plus grande qui ressuscitait encore et encore en lui, il avait conscience que malgré ce qu'il avait pour l'instant traversé, malgré le désespoir et la paranoïa qui par moment lui donnait des cauchemars, il ne tomberait pas totalement. Il ne pouvait pas, ses convictions étaient bien trop grandes, bien trop folles et naïves pour qu'il puisse à abandonner, réellement. Il ne faisait plus le moindre mouvement, cherchant un moyen d'affronter Lawrence à la loyale, il restait avant tout un gamin de riche à qui on avait inculpé les codes de l'honneur. Et puis, il hésitait à attaquer à nouveau Lawrence, les acrobaties qu'il avait faites tantôt inquiétaient le jeune homme, l'Église déshumanisait cet homme, pourtant il n'était pas si mauvais... non ? Même s'il avait pris plaisir à blesser le voleur ? N'était-ce pas plutôt l'Église qui donnait aux Inquisiteurs cette bestialité ? Elle transformait les hommes en loups, l'image qu'il se faisait à présent dans son esprit était saugrenue et paradoxale. Pour lui les croyants n'étaient qu'une bande de moutons qui se croyaient immaculés, et pourtant certains d'entre eux étaient des loups dangereux. Marius mordit sa lèvre pour finalement passer sa langue dessus, comment faire le moindre bruit possible ? Il recula d'un pas pour mieux évaluer la situation. Lawrence était blessé, désavantagé, mais il possédait la maîtrise de l'Ombre ; il restait redoutable.


— Vous dîtes que nous sommes un danger, mais avez-vous conscience que vous renfermez les pires salopards au sein de votre sacro-sainte Église ?

Sa voix avait été rauque, pleine de colère, la fureur avait de nouveau fait surface ; il n'avait pas put s'empêcher de songer à ses deux frères, ces deux modèles de foi cachaient les pires monstres ! Malgré ça, Marius essayait de garder la tête froide, ce n'était pas maintenant qu'il devait se laisser aller à des sentiments aussi brusques ! Et comme si soudain, l'image de Lawrence se dilua dans son esprit, celle de cet homme froid et réfléchi, Marius poussa un grognement sourd. Comme si à cet instant précis, où une goutte de pluie tomba sur sa main blanche, sa haine pour l'Empire se réveilla, et comme si brutalement, Marius comprenait qu'il avait en face de lui l'incarnation des vices de l'Église, il lutta pour garder contrôle de sa raison. Puisqu'il y a des choses que l'homme ne contrôlera jamais, la passion — non amoureux — violente qui lui arracha le ventre empoisonnait son sang, ses propres paroles furent son venin, et Marius fixait désormais Lawrence avec un regard de haine. Ce n'était que passager, le jeune homme était parfois la victime de ses propres sautes d'humeur, sujet à des sentiments aussi soudains que sans origines, il parvenait que trop péniblement à les maîtriser. Il fit un pas, puis deux, puis trois et enfin ce fut au quatrième qu'il s'arrêta, son bâton plein de clous pouvait toucher la poitrine de Lawrence, comme la lance de celui-ci pouvait toucher la sienne, il suffisait d'un geste et un coup pouvait être mortel. Pourtant, malgré la colère, il ne leva pas son arme improvisée sur l'Inquisiteur, et il lui demanda sur un ton rude :

— Depuis tout à l'heure, c'est moi qui prends l'initiative, pourquoi ne me portez-vous pas d'offensive ? De quoi et pourquoi avez-vous peur ?

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyJeu 2 Déc - 2:16

La légère brise de la nuit transportait le parfum léger de son adversaire jusqu'à lui. Qui en profita pour mémoriser cette odeur propre à chaque personne. Aucun ne portait le même arôme et si ce détail pouvait lui être utile aussi bien l'utiliser. De toute façon, il pourra l'effacer de sa tête aussitôt qu'il verrait ce frêle corps écrasé sur le sol froid de la ruelle. Ce n'était qu'une simple question de temps et pourtant Lawrence se sentait encore hésitant et ce malgré toute l'étendu de sa foi. Peut-être y avait-il une mince faille dans sa croyance et il ne le savait même pas lui-même ? Cette faiblesse ne faisait certainement pas parti de sa conscience tellement il refusait de croire a une telle possibilité.
Même les injures que vociféra son ancien ami sur l'Église ne vint pas l'ébranler. Certes, c'était extrêmement contrariant et insultant et pourtant... Peu importe la colère que ressentait Marius, Ashford se sentait particulièrement calme. Lorsqu'on ferme les yeux c'est très souvent pour penser et se retirer du monde. Il va de soit que l'inquisiteur avait quand même eu une légère réaction au coin de sa bouche, comme un tique nerveux mais sans plus.

- S'il en est ainsi pour nous, je ne l'imagine pas pour vous.

Enfin. Comme la voix de Marius avait résonnée jusqu'à ses oreilles, l'homme avait une bien meilleure idée de l'endroit où il se trouvait, c'est pourquoi ses pieds changèrent de position vers son opposant. La question qui lui fut poser, sembla... particulièrement étrange. Pourquoi ne pas prendre l'initiative et attaquer ? Peut-être qu'Ashford n'avait toujours pas envi de tuer cet hérétique. Cependant, il se souvenait parfaitement du sentiment qu'il avait éprouver lorsqu'il avait froidement arracher la vie de sa première victime. Un frisson incomparable, un extase puissant et malsain... alors pourquoi n'en serait-il pas de même pour ce simple gamin ? Ce gosse avait bel et bien raison, pourquoi diable ne pas prendre cet initiative ?!
Afin de ne pas le faire attendre trop longtemps, Lawrence frappa sa lance contre l'arme improviser de son adversaire puis il lança un coup horizontal. Le genre d'attaque qui toucherais n'importe qui dans le rayon vu l'ampleur du mouvement. Que ce soit la lame ou simplement le bâton de sa lance, le coup reçu était brutal et glaciale.

- Chaque chose en son temps.

Une voix dénué d'émotion, concentré dans chaque mots. Loin d'être en colère contre ce malheureux garçon. Un pauvre gamin dont certaine personnes ont dû abuser de sa gentillesse pour lui rentrer des saloperies dans la tête. Car Lawrence savait reconnaitre en Marius un bon fond, pas d'incertitude à ce sujet.

- Cependant, si vous désirer tant la mort je vous l'offrirais.

Sur ces derniers mots, l'inquisiteur lança plusieurs attaques successives. Les endroits peu espacés pouvaient lui permettre d'atteindre sa cible avec le plus de chance possible tout comme il pouvait toucher le mur ou le sol. Ses mouvements étaient rapide et atrocement fluide, dans tout les sens.. vers le haut, le bas, les cotés, à la verticale... bref ! Lawrence ne laissa aucun répit à Marius jusqu'à ce que ce dernier soit toucher. Mortellement ou pas. Le fait est, qu'une fois bien blessé il ne pourra pas prendre la fuite et lui échapper. Le but était de l'empêcher de boucher pour ainsi l'achever. L'inquisiteur n'ira certainement pas s'amuser sur la dépouille de ce garçon. L'envi de le faire souffrir n'était pas là, du moins pas comme tantôt. S'il venait à tuer Marius ce sera rapide et propre. Aucune torture puisque cet évènement ne sera pas réjouissant ni réconfortant à ses yeux. Au bout de quelques minutes, l'homme s'arrêta, alerte aux odeurs et aux sons qui l'entourait. Où donc était son adversaire ?

- Si vous me fuyez cette nuit je vous retrouverais et cette fois vous n'aurez pas autant de chance.

Il disait vrai, s'il y avait une prochaine fois Lawrence se montrera sans pitié et Marius n'aura pas la chance de le blesser à nouveau ni même d'avoir un inquisiteur avec une vue pitoyable.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyJeu 2 Déc - 15:20

Marius resserra sa prise sur le bâton, parant au dernier moment le premier vrai coup de son adversaire, il serra les dents. Il avait vu la pointe de la lance de bien trop prés, et la peur ne lui permit pas de réagir à la seconde attaque, et même sans ça, il aurait été difficile d'esquiver ça à cause de l'ampleur du mouvement. Il sentit la lance de Lawrence le frapper en plein dans son flanc, mais il étouffa un gémissement et recula de quelques pas, il effleura son flanc du bout de ses doigts. Pile à l'endroit où ce médecin étrange l'avait recoud quelques temps plus tôt, la douleur lui arrache une grimace, mais le jeune homme fixait l'Inquisiteur de ce même regard emplit de conviction, il n'allait pas chanceler, il ne devait pas ! Son coeur reprit des battements réguliers, il passa sa langue sur ses lèvres, il se teint plus droit, plus sûres de lui, son cerveau avait simplement mémorisé chaque mouvement de Lawrence, Marius était en train de prendre la même position que lui, voir les mêmes expressions. Si Lawrence avait pu voir la silhouette du jeune homme imiter la sienne, il aurait pu deviner sans trop de difficulté ce que faisait Marius, et comment le jeune homme allait bouger. Il haussa un sourcil aux réponses de l'homme, il n'avait pas l'intention de prendre la fuite, du moins pas maintenant, il ne ferait que retarder sa peine de mort. Il voulait montrer à Lawrence ce qu'il avait dans le ventre, écouter sa propre colère et sa haine contre l'Église, si Marius avait pu, il aurait prit une allumette et brûlé l'édifice dans une tempête de flammes sanglantes, et dont le grognement et la danse aurait sonné le glas de la liberté. S'il avait pu, il aurait été lui-même la Révolution, et s'il avait pu être suffisamment fort, peut-être qu'il ait eu la possibilité de voir l'Église dans un immense brasier, et peut-être qu'elle lui aurait semblé un peu sympathique, cette fois-ci.

Cependant, son esprit animé de colère et de passion s'embrasait un peu trop vite, au point où le jeune homme oubliait qu'il lui fallait d'abord survivre à ses retrouvailles avec Lawrence. Et ce dernier prit à nouveau l'offensive dans une suite de mouvement fluide, félins, superbes et dangereux ; au début, Marius sentit la pointe de la lance effleurer son cou, et il sentit le cou de l'arme frapper ses côtes, et son bras droit, il essaya à plusieurs reprises de retenir un gémissement de douleur. Son corps lui parut soudain plus lourd, moins délicat et plus pénible à supporter, il manqua à plusieurs reprises de se faire transpercer par la lance de Lawrence, mais peu à peu, tout doucement, Marius parvint à prendre le rythme prompt de Lawrence, son corps répondant aux mesures de celle de l'Inquisiteur, il parvint à parer et à reculer, jusqu'au moment où il se baissa vivement pour éviter de retrouver sa tête dans la ruelle, ce dut être ça qui força à l'Inquisiteur de s'arrêter ; presque replié contre lui-même, Marius ne le lâcha pas son bâton qu'il plaça sous son aisselle pour prendre son arbalète, il ne tira pas sur Lawrence, mais sur l'enseigne branlante d'une taverne. Le carreau frappa sa cible qui se balança quelques secondes avant de tomber sur un tonneau posé prés du mur, ce n'était qu'une diversion qui lui avait permis de reculer et de s'éloigner suffisamment de Lawrence pour éviter de se faire toucher à nouveau. Rapidement, Marius fit le contact de ses blessures : il saignait un peu au cou, mais ce n'était que superficiel ; sa blessure au flanc ne s'était pas rouverte, mais elle le brûlait presque avec perversion, ses côtes avaient été touchées, mais elles n'étaient pas brisées pour autant, idem pour son bras droit. Les mains pleines d'échardes, il les remonta jusqu'au milieu de son bâton (celui-ci avait un peu glissé de ses mains) et un clou rouillé eut l'audace de l'entailler, Marius grimaça. Il avait de plus en plus mal aux paumes, serrer son arme revenait à s'enfoncer sa chair dans des pieux.

Marius ne décrochait plus de parole, la colère était toujours présente bien sûr, mais les quelques coups que lui avait portés Lawrence lui avaient rappelé qu'il mettait sa vie en jeu, comme le lui dit l'Inquisiteur. C'était les deux Justices qui s'affrontaient, deux hommes épris d'un même sentiment sans le voir de la même façon, Marius mordit sa lèvre inférieure. Il ne bougeait plus, si bien que seul son parfum pouvait donner indiquer à son adversaire où il se trouvait. Le vent glissa sur ses cheveux, caressa sensuellement sa nuque, et ses mains tremblèrent sur son bâton. Les douleurs le prenaient, et pourtant sa colère l'aidait à supporter ça, rien n'a autant d'importance que les convictions d'un être humain, c'était ça qui l'aidait à commettre des folies. Et Marius en fit une de folie, une idée démente germa dans son esprit. Lentement, le jeune homme fait un pas à sa gauche, prenant soin à faire le moindre bruit possible, ses yeux ne cessant de fixer Lawrence, observant les réactions de l'Inquisiteur, il se rapproche juste un peu pour murmurer :


— Et vous irez raconter aux De l'Ombrage que vous avez faillit laisser en vie leur fils ?

Sa voix fut susurrante, presque sensuelle et basse, pourtant il recula et rangeant son arbalète, il reprit son bâton et fonça sur Lawrence sans prévenir. L'air claqua contre son visage, il frémissait, tandis que des gouttes d'eau glissaient sur sa peau, et au dernier moment, il ne porta aucun coup à Lawrence. Il souleva son bâton au-dessus de la tête pour venir le jeter de toutes ses forces sur le toit. Puis en tremblant — la colère, encore et toujours —, Marius courra vers une échelle qu'il avait repérée dans sa course, ses talons claquèrent violemment et il manqua de glisser sur le toit quand son pied se posa sur une tuile un peu vieille. Celle-ci vint s'écraser en bas, alors qu'il reprenait son bâton. Le souffle pantelant, il s'exclama :

— Et c'est par chance que vous rebutez à me blesser ? Est-ce par chance que l'Église renferme des fous ? Est-ce par chance que des gens essayant de la renverser ? Est-ce par chance que je suis devenu ce que je suis ? Est-ce par chance que vous êtes aveugles ?

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Lawrence Ashford

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptySam 4 Déc - 2:26

Autant que des mouvements de combats, cela ressemblait à une dance. Après tout, Lawrence avait d'abord été élever pour devenir un prêtre et non un inquisiteur. Donc, mine de rien cette dance sinistre avait quelque chose d'étrangement magnifique. Des gestes précis et longtemps répété, pire qu'une chorégraphie. Il sentait sa lame toucher son adversaire à plusieurs reprises, ce qui renforça son envi de poursuivre et d'en terminer au plus vite et pourtant, aux sons des pas de son adversaire il pouvait savoir que ce dernier se tenait toujours debout et commençait à esquiver sa lance. N'ayant pas ralenti la cadence, Ashford en conclu que Marius avait augmenté la sienne et lu quelques uns de ses mouvements. Ce garçon avait de quoi le surprendre car jamais il n'aurait imaginer qu'il puisse être capable de lui résister si longtemps. La chance était décidément de son coté.
Une fois arrêter, l'Inquisiteur ne pu que ressentir la douleur de ses propres blessures. L'adrénaline étant un bon anesthésiant temporaire, une fois estompé par une baisse d'activité, ramenait la souffrance de son corps.

Un son attira son attention vers l'arrière. D'après le bruit ce n'était qu'un objet en hauteur, peut-être une fenêtre ? Mais pourtant cette chose tomba sur un objet de bois. Effectivement déconcentrer par ces diversions, il revint rapidement sur les bruits de pas que produisait Marius mais aucun son. Lawrence avait de quoi maudire sa vue médiocre. Une odeur vint par contre le chercher, son adversaire ne se trouvait pas là où quelque chose était tomber sur un tonneau de bois. Avoir été plus certain de la position du jeune homme, Ashford aurait chargé. Sinon, il resta immobile et immuable.

L'inquisiteur ne bougea que lorsqu'il entendit la voix de Marius susurrer quelques mots à ses oreilles. Les De l'Ombrage disait-il ? Ce nom lui disait vaguement quelque chose, si bien que le jeune homme pu l'associer avec l'Église. Comme les inquisiteurs sont des gens plutôt solitaire et très discret, on ne reconnait pas tout le monde. Personnellement, Lawrence n'aimait pas les travails d'équipe, ce qui lui rappela celui qu'il devait faire avec son rival... Une certaine colère s'immisça dans sa tête puis dans le reste de son corps quand soudainement ses sens s'alertèrent. Marius portait une attaque et l'inquisiteur allait la contré par pur réflexe ! Mais rien ne vint à lui... Ce n'avait été qu'un simple pressentiment ? C'était à ne rien y comprendre toutefois tout vint s'éclaircir et lui donner réponses. Le terroriste prenait la fuite tout comme il s'était introduit dans sa tâche; par les toits.

Les paroles que lui lancèrent le jeune homme le laissa en froid. Où voulait-il en venir ? La chance n'avait rien à voir là dedans... La seule chance que Marius avait était celle de prendre la fuite car il n'en aura pas de seconde. Plus question de baisser ainsi sa garde pour de simples émotions.

- C'est déjà une chance que vous puissiez fuir si facilement.

Sans lunette et blessé, Lawrence ne pouvait se mouvoir aussi bien. Trouver l'échelle et poursuivre le jeune homme était une tâche beaucoup trop complexe pour être effectuer sans réflexion. Le retrouver ne devrai pas être un si grand problème. De plus, leurs prochaines rencontre sera sans doute la dernière. Il n'est plus question de subir une telle humiliation de nouveau et Ashford allait veiller personnellement à l'exécution de ce terroriste.

- Profitez bien de vos derniers jours Marius De l'Ombrage.

De l'Inquisiteur sorti une voix forte et plein de menaces. Peu nombreux sont ceux à lui avoir échapper si bien que le lendemain ils n'existent plus.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptySam 4 Déc - 20:20

— Je ne crois pas, Lawrence. Répondit plutôt durement le jeune homme.

Toujours perché sur son toit, il fixait Lawrence sans pour autant songer à fuir, c'était juste une mesure de précaution. Tout comme Lawrence avait longuement hésité avant de l'attaquer, Marius continuait d'hésiter. Il ne savait plus s'il devait s'enfuir — comme le dictait le sens logique et commun — ou bien l'affronter — comme lui dictait son honneur — et enfin, s'il devait essayer une nouvelle fois d'amener l'Inquisteur à réfléchir. La colère restait la même et était toujours présente, le soudain éclat de haine et de fureur qui était survenue n'avait pas envie de quitter son coeur, il n'hésiterait pas à blesser l'homme cette fois-ci. Cherchait-il à se prouver encore quelque chose ? Ou bien cherchait-il au fond une autre alternative que la violence ? Pourtant en s'engageant sur la voie du terrorisme, il avait eut conscience dés le départ que le chemin serait sanglant, ses mains ne tremblaient plus à cette perspective. Il avait commis son premier meurtre il y avait trois mois, et ça avait été clair : tuer n'était pas si terrible que ça, et ça amenait même un sentiment de puissance.

Cependant, ce n'était qu'un pauvre gamin de vingt ans qui connaissait à peine la vie, et qui tentait maladroitement d'interpréter ce qu'elle signifiait, sa personnalité était trop douce et trop délicate pour ce qu'il faisait, et pourtant il n'avait plus la moindre envie de reculer. Il donnait une dernière chance à Lawrence, il lui tendrait une dernière fois la main, et si l'homme était toujours décidé à le tuer, il le blesserait avant de prendre la fuite. Marius était certes recherché par l'Inquistion — l'attentat raté où il avait enlevé la possible future Impératrice ne s'était pas passé à l'abri des regards —, mais il leur avait toujours échappé jusqu'ici, et il comptait leur montrer qu'il fallait cesser de le sous-estimer. C'était bien une question de fierté mal placée typiquement masculine, mais c'était déjà ça ; si Lawrence revenait blessé à l'Église en proférant son nom, alors ils sauraient... ils sauraient qu'il pouvait être dangereux. Un pauvre gamin parvenant à blesser par trois fois un Inquisiteur redoutable... quoi de plus insultant pour cette pseudo Ordre qui enchaînant la société ? Et avec un peu de chance, ça remonterait jusqu'aux oreilles de ces frères, et là, Marius pourra laisser son cri de rage et de haine pour seul souvenir de son appartenance à cette famille pourrie.

— Je ne crois pas que ce soit ça... certes vous m'avez blessé, et je peux concevoir que le combat vous est pénible puisque vous n'avez pas vos lunettes, lança soudain le jeune homme d'une voix particulièrement maîtrisée, imitant le ton de l'Inquisiteur. Pourtant, je ne vois que des excuses Lawrence, vous craignez de me blesser et de me tuer. Pourquoi ? Par sympathie, je présume.

Marius le provoquait ouvertement, il commençait à s'énerver contre l'impassibilité de l'homme, il était persuadé qu'il possédait encore un soupçon d'humanité perdu dans son coeur sombre. Il allait plonger sa main pâle dans ce coeur et lui extirper — de gré ou de force — cette substance fragile et douce, et il allait lui arracher les yeux pour les mettre en face de la vérité. Il ne voulait plus voir cet homme au regard vert pomme à l'éclat acide et glacial, il voulait voir ce que Lawrence possédait au fond de lui-même, il ne devait pas y avoir que de la froideur et une détermination aveugle. Tous deux désiraient au final la même chose, seulement, l'un usait des méthodes et se laissait entraîner sur la mauvaise voie. Et tout ça à cause de l'Église, réellement, Marius prendrait plaisir à y mettre le feu !

— Savez-vous que l'Église condamne ce genre de sentiment ? Elle préfère laisser ses Inquisteurs violer que de favoriser l'humanité.

Le venin parcourait ses veines, la haine agissait sur ses pensées et ces mêmes pensées se bousculaient dans sa bouche pour pouvoir sortir, crier encore et encore toute la rancoeur qui lui serrait le coeur. Et dire que c'était un homme comme Lawrence qui avait souillé Aniya ! Et dire que c'était de ces salopards à la pseudo-sainteté qui avait violé sa meilleure amie ! Et dire que ce salopard en question était un de ses frères ! Et tout ça à cause de quoi ? À cause de cet Ordre aliénant qui conduisait les hommes à devenir de véritables monstres ! Et pourquoi ? Pourquoi ? Simplement pour garder un pouvoir maintenu à cause de la peur et du conditionnement ! Pour le pouvoir ! L'Église n'était qu'une machine au fonctionnement pervers et vieillit, et tout ça a dirigé par un psychopathe ! Et l'Empereur ? Qu'était ce gamin immature qui ne prenait même pas conscience du danger qui l'approchait et qui se laissait manipuler ? Marius poussa un grognement sourd et continua :

— Savez-vous que vous vous faites manipuler par un Ordre malsain et pervers ? Lawrence ! Savez-vous seulement ce que l'Église fait ? Ou bien êtes-vous un homme qui encourage les actes barbares, qui cherche à appauvrir le peuple par plaisir et pour l'argent ? Pensez-vous que si nous autres Terroristes cherchons à détruire cet Ordre Infâme soit pour nous distraire ? Détrompez-vous ! Notre vie n'est que misère et rejet, personne ne cherche à savoir ce que nous avons dans le ventre et dans le coeur ! Vous vous foutez bien de tous nos idéaux du moment que l'Inquisition peut taper sur quelque chose et violer des innocentes, ça vous va ? C'est ça ? Avez-vous conscience de vos actes ? Pensez-vous donc que la misère est la cause de la paresse ? Et qu'il suffit de le vouloir pour travailler ? Faux ! Tout ça est faux ! Parfois, si des hommes volent, si d'autres tuent... c'est par nécessité ! Lawrence, ouvrez les yeux et voyez ! Voyez ce monde tel qu'il est, à quel point l'Église le rend laid et abjecte, à quel point elle n'est que corruption et perversion... à quel point elle criminelle ! Allez ! Ayez le courage de la voir, cessez de fuir la vérité ! Lawrence !

Marius se tut alors, essoufflé de s'être époumoné dans une dernière tentative d'aider Lawrence ; il avait débité ce flot de paroles dans un rythme effréné, répondant seulement à sa haine et à l'espoir de faire changer les choses. Il n'était pas fait pour les longs discours et c'était la deuxième fois qu'il parlait autant, sa gorge était sèche et il s'en était brisé la voix.


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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMar 7 Déc - 2:49

Évidemment, Lawrence n'avait nullement l'intention de revenir à l'Église avec le nom de Marius de l'Ombrage aux lèvres. Il préférait de loin se rendre à sa chambre le plus discrètement possible, se changer prendre une nouvelle paire de lunette et se soigner par la suite. Faire plongé cette nouvelle défaite amer dans sa tête et ne la garder que pour lui seul. Personne n'avait besoin d'en être informé. Beaucoup trop honteux et gênant venant d'un inquisiteur expérimenté. Marius n'aura pas l'honneur d'être vanté auprès des Ecclésiastiques, quel dommage ! Il restera le pauvre et petit terroriste méconnu et pitoyable. Il va de soi que Lawrence espérait que cela ne parvienne pas aux yeux ni aux oreilles d'Uriel... Tout un plan pour qu'Ashford chercher à offrir sa vie en guise de pardon.

Les paroles que lui lancèrent le jeune homme le laissa de marbre même si intérieurement ça ne lui plaisait pas du tout d'entendre de tels mots. Qu'en savait-il ?! Que des excuses... Lawrence avait espérer pouvoir ramener Marius du bon coté parce que ce jeune homme lui plaisait bien, sa compagnie lui avait été agréable même si elle avait été de courte durée. Pourquoi avoir tant de haine envers l'église ? Alors que celle-ci est le plus fort symbole est la plus forte croyance ?! Sans l'Ombre, les humains ne seraient rien. Pas de lumière, pas de ténèbres et son adversaire ne voulait pas comprendre son importance. À la place, il se levait contre le bien tandis que son coeur semble bon. Ashford n'avait pas ressentit du mal à l'intérieur de ce garçon, alors pourquoi était-il l'un de ses ennemis ?

- Je ne sert pas l'Ombre de cette façon, ceux qui commettes ses actes ne mériterais que de se faire sévèrement punir... L'inquisition doit protéger le peuple.

Pourquoi perdre son temps ainsi ? Pourquoi diable lui expliquer de telles choses ? Rien ne changera à la situation. Lawrence avait conscience que certains inquisiteurs et certains prêtres n'étaient pas toujours dans le droit chemin mais pourtant il ne faut pas généralisé. Dans les Terroriste ce n'était certainement pas tout le monde qui prenait à coeur le bien être de l'Empire, certains doivent prendre leurs pieds à tuer les aristocrates et se couvrant de bonnes intentions. Pendant un moment, l'inquisiteur resta immobile, la respiration lente et pénible jusqu'aux nouvelles paroles de son adversaire. Cette fois, Ashford leva la tête vers la voix et ouvrit ses yeux vert pomme pour tenter d'apercevoir la silhouette flou de Marius. Comment osait-il !? À ce long discourt, l'homme allait lui laisser l'honneur d'entendre sa voix de nouveau, mais cette fois chargé d'une émotion rageuse.

- L'inquisition est le bras armé de l'Ombre ! Je ne puis accepter de telles choses ! Je n'ai que faire que de l'argent et des plaisirs charnelles ! Ne blâmer pas l'Ombre pour ses fidèles pervertit, ne blâmer pas l'église parce que certains ne savent pas se tenir ! Ces hommes ne devraient même pas se présenté en tant qu'Inquisiteur ! Je crois qu'une personne ayant suffisamment de volonté peux accomplir tout ce qu'elle veux entreprendre ! Cessez de mettre tout les maux du peuple sur le dos de l'Église !

Une expression tordait son visage, pour l'une des rares fois de la colère s'y lisait. Habituellement, Ashford avait un mal fou à exprimer ses sentiment à travers son visage. La glace avait depuis longtemps figé les rides et muscles de sa peau blanche.

L'ombre, l'église... c'était toute sa vie. Il y croyait, il la suivait et perdrait volontiers sa vie au service du bien que représente l'Ombre. Les hommes ne sont que des hommes, rien de plus. Ceux qui viole et ceux qui tue simplement et sans raison ne devrait pas s'afficher en tant que serviteur de l'Ombre. Son rival tuait gratuitement, Ashford le savait parfaitement et à chaque fois que cette image lui revenait à l'esprit il ne pouvait s'empêcher de lui vouer une certaine colère. Ces gens ne sont que des assassins et rien de plus, des fous assoiffés de sang. Pas lui, pas Lawrence... Lui, il croyait. Cette croyance l'aveuglait parfois mais elle lui permettait de pouvoir se rendre utile, elle lui donnait l'occasion de donner un sens à sa vie. S'il devait tuer le mal pour le bien de l'Empire ce n'était pas grand chose que de se tâcher les mains de sang. Parler ne ressoudera en rien les conflits.

- Ne venez pas me faire la morale alors que vous avez les mains tâchés de sang vous aussi. Ne me faîte pas croire que tout les terroristes ne souhaite que le bien du peuple ! Beaucoup de ceux que j'ai rencontrer ne souhaitait que de faire verser le sang, des assassins sans foi ni raison.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMar 7 Déc - 23:43

Marius n'était-il pas en train de se battre contre « lui-même » ? Le discours de Lawrence ressemblait au sien, l'Inquisiteur laissa filtrer de la colère sur son visage blanc, et Marius compris qu'ils ne pourraient pas trouver d'issue à ce combat d'idées. Tous deux étaient presque trop semblables, et entendre ces mots sortir de la bouche de Lawrence rassura le jeune homme. Lui au moins gardait un soupçon d'humanité dans cet Ordre qui cherchant à corrompre l'esprit humain pour le pouvoir, et malgré le pouvoir de Lawrence, celui-ci gardait le désir de protéger le peuple. Le but de Marius n'était-il pas le même ? En voulant libérer la société du joug de l'Église, les Terroristes ne souhaitaient-ils pas aider le peuple à se relever ? Marius resta silencieux durant tout le discours de Lawrence, écoutant d'une oreille suspecte les premières gouttes de pluie tomber contre le sol, créant une jolie musique dont la paranoïa naissante du jeune homme prit pour les pas d'Inquisiteurs. Cependant, il fut certes pris par la peur, mais lorsque l'eau glissa sur son corps, il poussa un simple soupir de soulagement. Parfois, il lui arrivait de manquer de prendre son arbalète et de tirer sur un innocent, la peur lui prenant le ventre et bouleversant ses pensées, Marius la laissait le guider trop souvent, et il réagissait comme un petit animal blessé et peureux. Il mordit sa lèvre inférieure, frémit et leva les yeux vers le ciel, constatant que ce n'était pas une simple averse, mais un orage. Il sursauta quand la pluie toucha sa joue et son épaule, finalement rester sur le toit était une mauvaise idée, pourtant il ne bougeait pas.

Ce n'était pas parce qu'il était parvenu à blesser Lawrence qu'il ne risquait rien, il l'avait eu par quelques coups de chance, un caprice du hasard qui l'avait conduit à agir au bon moment. Et ses mains crispées sur le bâton plein d'échardes lui faisaient mal, il n'était pas sûr de pouvoir les bouger, on aurait dit qu'elles s'étaient prises dans la glace, tellement il tenait son arme improvisée avec force et avec colère. Et évidemment, la dernière remarque de Lawrence, poussé par la fureur, réagissant face aux insultes proférées tantôt par le jeune homme, le fit trembler. Et sa rage à lui qui s'était apaisé revint violemment, il mordit à nouveau sa lèvre pour éviter de hurler les mots qui se bousculaient dans sa bouche. Un véritable torrent de haine qu'un gamin dans son genre n'avait pas à dire, aussi hargneux que la pluie qui s'abattait sur eux ; la rage était là, simplement parce que Marius savait que Lawrence venait d'énoncer une petite vérité. Hors jusqu'ici, Marius avait fait la rencontre d'hommes réellement désireux d'améliorer les choses, même s'il méprisant le libertinage du Marquis de Heartsick, il ne pouvait pas nier la passion qui animait cet homme. Et que dire de Zvezdan ? Le jeune homme derrière son air paisible cachait une véritable volonté de faire chanceler cet État. Et comme si les paroles de Lawrence venaient d'insulter, souiller, jeter dans la boue les valeurs l'animant et animant ces personnes idéalistes, il fit un autre pas. Et répondant à cette colère muette, répondant à un sentiment qui à présent le dépassait, ses mots qu'il avait longtemps gardés enfouit en lui vinrent ressurgir, et il déclara sur un ton passionné et d'une voix rendue rude par la rage :


— Et que pouvez-vous dire d'Uriel d'Arken ? Croyez-vous qu'il est lui aussi animé par des sentiments tels que les vôtres ? Il n’en est rien ! C'est juste un homme cherchant à s'accaparer le pouvoir et faisant de l'Empereur sa marionnette ! Sa jolie petite marionnette qui ne sait rien de la vie !

Marius se racla la gorge, trop prit par sa colère, il comprit trop tard la violence de ses paroles. En soi, ce n'était qu'une opinion qu'il venait d'exprimer trop brutalement, et son éducation lui ordonnait de s'excuser, cependant le jeune homme le refusait. Pourquoi s'excuse de ce que l'on songeait ? Même si ce fut la petite goutte d'eau qui fit déborder le vase, il accueillait la colère de Lawrence. Même si au final, il aurait préféré se taire, leur dispute lui faisait mal. Il ne voulait pas qu'ils se quittassent en de si mauvais termes, même si c'était complètement logique pour deux adversaires. Parfois l'esprit humain s'éprenait de folie et de contradiction, il regrettait de s'être laissé submerger par la colère, mais il ne pouvait ressentir du remord face à ce qu'il croyait et défendait. Certes, il ne pouvait pas — normalement — porter un jugement sur une personne qu'il ne connaissait pas personnellement, mais il suffisait d'observer la misère qui envenimait Ishtar pour comprendre que le Haut-Prêtre ne se préoccupait pas du peuple. Ou du moins, c'était ce que Marius songeait, après tout dans une ville telle qu'Ishtar, il fallait que le dirigeant soit méchant. Cette vision des choses était puérile, mais vraie pour le jeune homme ; Ishtar... il haïssait cette ville pour y avoir posé un pied, il la haïssait pour lui avoir montré le monde tel qu'il était vraiment, et non comme le lui avaient décrit les deux marionnettes qui lui servaient de parent. L'Église mettait au monde des moutons, certes épris de justice pour certains, mais un troupeau aveugle et suivant leur chef sans savoir où ils allaient. Un peu comme Lawrence... un peu comme lui au début, si jamais Aniya ne lui avait pas posé toutes ces questions, jamais Marius ne se serait échappé du droit chemin. Au contraire, il aurait peut-être rencontré Lawrence aussi dans cette vie, comme jeune Inquisiteur, même si son caractère n'aurait pas supporté longtemps les meurtres liés à ce groupe. Il aurait suivi le mouvement, parce que c'était le désir de sa famille de fanatique et de salopards.

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMer 8 Déc - 3:09

S'emporter ainsi, laisser sa colère s'exprimer à travers sa bouche. Lawrence sans ce calme olympien se montrait déjà beaucoup trop humain mais que pouvait-il faire de plus ?! En bas, loin de sa proie floue qui se tenait sur les toits d'Ishtar. De quoi se sentir impuissant et petit, faible et terriblement mortel. Tout comme son opposant, il prit conscience de cette pluie qui commençait à lui tomber dessus. Ses courts cheveux bruns eu tôt fait de se plaquer sur son front tandis que sur son visage les goûtes d'eau glissaient. Cette averse lui rappela sa rencontre avec Marius et comment il avait été généreux de lui prêter sa veste. Souvenirs inutiles mais qui pourtant étaient restés dans sa tête comme chaque visage qui croisait sa route. Difficile d'oublier. Toutefois, bien avant ses propres besoins Ashford servait l'Église et tout le reste ne devait pas entraver sa route. C'est pourquoi la fureur resta sur son visage pour marquer clairement ses émotions.

Dans la même rage son adversaire injuria Uriel d'Arken. Enragé par ces paroles, Lawrence aurait tant aimé pouvoir sauté simplement sur le toit où se trouvait Marius et ainsi lui trancher la gorge ! Afin que plus jamais de tels paroles ne puisse sortir de sa bouche. Comment osait-il proférer des injures contre le "grand" Uriel !? L'inquisiteur baissa les yeux sur le sol, espérant quasiment être capable d'entrapercevoir ses lunettes, sans succès malheureusement ! Car avec elles ce terroriste n'en aurait plus eu pour bien longtemps. De nouveau l'homme maudissait sa vue, il détestait ses yeux vert pomme autant qu'il pouvait haïr les médecins et terroriste. Sa seule option resta donc sa simple voix.

- Vous n'en savez rien vous qui n'avez jamais eu la chance d'être en sa compagnie !

En tant que fervent admirateur du Régent, Lawrence ne pouvait que le défendre du mieux dont il disposait. D'accord, une simple phrase n'avait rien de suffisant mais dans son état il ne pouvait rien faire si ce n'est que de lancer son arme tel un javelot sur son homologue pour ainsi le faire taire. Si Ashford était en colère ce n'était certainement pas pour donner raison à Marius, même si ce dernier pouvait effectivement le voir de cet oeil là. De nouveau, l'inquisiteur chercha ses lunettes espérant voir la monture briller mais ce fut vain... A part se mettre à genoux pour les chercher il n'y aura pas d'autre manière de les trouver... et loin de lui l'envi d'être à quatre patte devant un terroriste. Trop la honte même si dans le fond ce sentiment n'aurait pas lieu d'être dans ce genre de situation. Sa salir ainsi pour accomplir la volonté de l'Ombre n'avait rien d'honteux et dégradant, n'est-ce pas ?

Bien que son attention se détourna de son adversaire, l'inquisiteur resta sur ses gardes. Il fit quelque pas vers l'endroit où il estima sa chute puis sans faire plus de manière, l'homme s'accroupit et posa ses mains sur le sol froid et mouillé. Il chercha à tâtons quelques instants puis posa ses genoux dans l'eau. Furieux de se montrer ainsi, Lawrence continua néanmoins à chercher sa vue à travers les brumes. "Va-y, tire moi si tu ose attaquer un homme de dos ! Attaque moi si tu n'a aucun honneur". Le froid ne l'atteignait pas, sa province était plus glaciale que celle d'Ishtar et nombreuses avaient été les fois où il s'était baladé la nuit faiblement vêtu alors que d'autre tremblaient sous le froid de Gells.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyMer 8 Déc - 21:58

— Il suffit de voir ce que votre cher Régent fait d'Ishtar !

Avait aussitôt répliqué Marius, la colère toujours aussi présente, comme pour la justifier. S'il s'attaquait à d'Arken, c'était parce que cet homme représentait l'Église, et en représentant l'Église, il y possédait irrémédiablement tous ses vices. Certes, porter un jugement aussi hâtif et dénué de toute forme de maturité n'était pas la meilleure chose à faire. Cependant, le jeune homme avait laissé éclater sa fureur, et jamais il ne pourrait regretter cet avis. Avant Marius aussi avait possédé la même naïveté que Lawrence, songeant dur comme fer que l'Église était le Bien, et qu'il devait suer sang et eau pour l'honorer, elle et sa famille. Sans doute, c'était aussi le cas de Lawrence ; cet homme avait de grands idéaux, identiques à ceux du terroriste, mais il avait choisi la mauvaise voie. Même si au final, Marius ne devrait pas se sentir aussi présomptueux à l'égard de l'Inquisiteur, en effet, qui lui disait que la voie qu'il avait lui-même empruntée était la bonne ? Pourquoi lui, un petit être humain parmi tant d'autres, aurait-il le droit de juger les convictions d'un autre ? Qu'est-ce qui lui disait qu'il s'aventurait sur le chemin de la vérité ? Une petite voix, une simple petite voix d'enfant murmurante et faible, le regard innocent et sombre d'une enfant dans les bras graciles d'une jeune femme qu'il adorait, et ce regard hurlait, et ces grands yeux insouciants hurlaient : « Mets le feu à l'Église, brise l'Ordre et établis une Révolution, celle où chacun se battra pour lui-même. Détruis l'Église, c'est le mal ! » Et lorsqu'à chaque fois que le jeune homme sentait l'accablement l'écraser, à chaque fois que ses jambes tremblaient de peur, cette même sensation le reprenait et se propageait dans tout son petit corps. Et à quoi bon ? Même s'il voulait reculer, il ne pouvait pas ; c'était comme ces paroles qu'il avait craché avec la haine et la fougue de son jeune âge, il ne pouvait pas les ravaler, ne serait-ce que par orgueil !

— Ce n'est pas forcément l'Ombre et l'Équilibre que je veux détruire, moi-même j'ai foi en ça... mais c'est votre Église, la source du mal qu'il faut réformer... mais comme un tel Ordre ne peut se réformer, il faut le détruire pour tout ce qu'il fait de mauvais.

C'est alors que le jeune homme fronça les sourcils devant l'attitude quelque peu... curieuse ? Oui curieuse de Lawrence, le voir se baisser ainsi et poser ses genoux dans l'eau glaciale lui fut quelque peu déroutant. Il s'avança jusqu'au bord du toit, intrigué et perplexe, observant l'attitude surprenante de l'Inquisteur, il lui fallut quelques secondes pour comprendre que celui-ci cherchait tout simplement ses lunettes. Marius poussa un énième soupir, il avait deux choix qui s'opposaient et se mariaient convenablement : soit il tirait sur Lawrence et l'attaquait lâchement, soit il se contentait de prendre la fuite. Cependant, Marius n'avait pas la moindre envie de s'enfuir devant Lawrence, il cherchait encore à lui prouver ses valeurs, pas seulement qu'en tant que Terroriste, mais aussi en tant qu'homme. Malgré la douceur qui caractérisait la personnalité de Marius, celui-ci restait néanmoins un homme, et un homme avec sa fierté toujours pas très bien placée. Alors Marius prit la provocation comme choix, la peur s'amusait à griller ses neurones, tandis que son orgueil jouait avec sa raison. La pluie glissait sur sa poitrine dénudée, collait sa chemise ouverte contre son corps, pendant que le froid durcissait ses mouvements. Puisque lorsque le jeune homme leva son arbalète sur Lawrence pour mieux le viser, ses doigts engourdis peinèrent autant que l'Inquisiteur à la recherche de ses lunettes, il soupira et rabaissa son arbalète. Il la coinça sous son bras pour ramener ses mains vers sa bouche pour ainsi souffler dessus, essayant ainsi de les réchauffer faiblement ; il passa ensuite ses doigts frêles dans ses cheveux gris, il risquait d'attraper une bonne bronchite le lendemain, enfin s'il survivait à sa rencontre avec Lawrence ; si sa logique avait quelque chose de raisonné, jamais Marius n'aurait fait ce qu'il venait de faire.

Certes comme l'attendait Lawrence, Marius tira un carreau en sa direction, mais le carreau n'atteint pas sa cible et vint frôler la chevelure brune de l'Inquisiteur, il eut un petit bruit sourd alors qu'il se planta à quelques pouces de l'homme. Marius plissa les yeux pour constater si le carreau s'était bien planté près de la petite lumière scintillante et fragile qui lui faisait de l'oeil depuis un moment. Il eut un petit rictus satisfait, cherchant à prouver son honneur à Lawrence, et le remercier de l'aide qu'il lui avait apportée à leur première rencontre. Il racla sa gorge avant de déclarer d'une voix qui se voulait aussi forte que le tonnerre grognant non loin :

— Vos lunettes se trouvent juste à côté de mon carreau, cessez d'agir de façon aussi ridicule, et venez me rejoindre puisque vous mourrez d'envie de me faire taire.

Puis après avoir répondu à cette nouvelle saute d'humeur, Marius se baissa légèrement, comme s'il faisait une révérence d'un comédien face à son public. Il fit tournoyer son bâton plein d'échardes au-dessus de sa tête avant de lancer un sourire provocateur ; il rangea son arbalète, reprit sa cape complètement trempée, et fit quelque pas en arrière. Il eut un petit rire qui avait quelque chose de nerveux et de légèrement hystérique, il lança :

— Eh bien ! Cessez de me sous-estimer et attrapez-moi !

Et en singeant une deuxième révérence, Marius fit un dernier signe à Lawrence, et recula, recula pour finalement se mettre à courir. Le prélude venait de se terminer, il avait volontairement indiqué à Lawrence où étaient ses lunettes, libre à ce dernier de le poursuivre ou non. Cependant, là où il aurait dû ressentir de la peur, le jeune homme laissa au contraire l'adrénaline courir dans ses veines. Il venait de provoquer la Mort à le chasser, et ça avait un goût délicieusement excitant.

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Lawrence Ashford

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MessageSujet: Re: Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius]   Je suis le chat et toi la souris ! [Pv Marius] EmptyVen 10 Déc - 0:40

Ce qu'Uriel fait d'Ishtar ?! N'est-ce pourtant pas flagrant ? Cet homme fait son possible pour faire de l'Empire un endroit parfait et merveilleux ! Il fait en sorte que le jeune empereur puisse régner de manière juste et bien. Seulement, tout ne joue pas en sa faveur et peu de gens comprenne ses intentions. Être capable d'abandonner complètement sa vie personnelle pour le bien du peuple est parfaitement louable et c'est pourquoi Lawrence souhaitait suivre son exemple en se détachant de ses propres envies. Qui diable a besoin d'une famille et d'amis ? Certainement pas un serviteur de l'Ombre. Vivre pour ses convictions et ses croyances étaient l'essentiels, le reste n'est que supercherie. De plus, une part de lui ne pouvait faire autrement ; ce besoin d'action, cette soif de sang. Certes, Ashford parlait du bien du peuple et il y croyait mais du même coup il désirait avec beaucoup trop d'ardeur l'extermination des vilains. Le sang des hérétiques doit être versé et tous ne mérite pas le pardon. Faut bien que quelqu'un se salisse les mains, non ? Et pourquoi pas un homme comme lui ?

L'inquisiteur n'écouta pas le reste des paroles de Marius. Il n'avait que faire de ces idioties qui ne cessaient de descendre l'Église. "Tout ce qu'il fait de mauvais " ? Foutaise. L'église oeuvre pour le bien, il faut simplement du temps pour y voir les résultats. Il faut savoir se montrer patient, ce n'est pas au premier mouvement qu'on sait danser comme un professionnel ! L'homme plissa ses yeux afin d'y voir plus clair mais sans succès. Il avait l'air ridicule voir même pitoyable ainsi à genou mais que pouvait-il y faire ? Rien. C'est pourquoi Lawrence se soucia peu de ce que pensait son adversaire de lui. Tant qu'il pouvait mettre la main sur cette foutu paire de lunette pour pouvoir bouger à sa guise et fermer le clapet de ce terroriste ! Soudainement, quelque chose le frôla de très près et se planta sur le sol. Peut-être était-ce le froid ou la douleur qui avait engourdit ses réflexes mais Ashford ne l'avait pas pressentit le moins de monde. Par automatisme, il tourna sa tête vers le jeune homme, comme pour connaitre la raison de ce geste. Les explications vinrent quelques instants après.
Insulté, voilà comment ce sentait l'Inquisiteur qui avait reprit un visage inexpressif. À quoi bon lui montrer sa colère ? Totalement inutile que de se laisser emporter. Surtout que d'après ce qu'il pouvait voir et entendre on se moquait de lui.

Sans attendre plus longtemps qu'on le ridiculise d'avantage, Lawrence repéra le carreau assez rapidement et toucha enfin à la monture de ses lunettes ovales. Une fois l'objet entre ses mains il passa un coup rapide de sa manche et les posa sur son nez. La pluie, les orages et tout le reste n'aidait en rien sa vision mais c'était déjà beaucoup plus simple de s'y retrouver. En un rien de temps, l'homme se retrouva sur pied, près à poursuivre ce sale gosse mais quelque chose le lui en empêcha... Sa jambe l'élançait, tandis que son épaule perdait de plus en plus de sang. La douleur l'avait rattrapé. "Une autre fois, tu verra bien Marius de l'Ombrage, tu n'aura pas cette chance de nouveau". Effectivement, l'inquisiteur laissait tomber la poursuite. Après avoir rapidement fait le pour et le contre dans sa tête, il était préférable de se retirer. Prendre le temps de se soigner et de libérer son esprit de toutes ses saloperies.

Refaire simplement le point sur les récents évènements. Un Inquisiteur qui réfléchis un peu trop c'est jamais très bon. Ce n'est que partie remise, un visage ne s'oublis jamais dans la tête de Lawrence, tout comme l'odeur. Retrouver ce terroriste ne sera pas si difficile, il en avait déjà retrouver plein d'autres avant lui.

De son coté, il tourna les talons pour retourner à sa chambre... Dans la plus grande des discrétions afin de ne montrer à personne l'état dans lequel il se trouve présentement. S'être fait berné si facilement mériterais quasiment d'être puni. Si dans les veines de Marius l'adrénaline qui courrait dans celle de Lawrence il y avait de la frustration. Ces derniers jours rien n'allait dans le bon sens...
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