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 Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)

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MessageSujet: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Ven 19 Nov - 22:44

Les bras croisés, la tête légèrement baissée tandis que deux prunelles rouges se levaient vers le haut, ma haute silhouette vêtue de noir attendait. Les quelques Prêtres qui me connaissaient me jetaient de furtifs regards, pleins de peur et de curiosité, hormis pour des occasions religieuses, il était rare de me voir à l'Église. Mes deux prothèses en argent imitant deux bagues armures tripotaient la chaîne reçut de mon père adoptif, l'ombre de la colère voilait mes traits, tandis que j'attendais un certain homme. Je n'étais pas n'importe quel Inquisiteur, et ce n'était pas n'importe quel Prêtre. C'était le Prêtre pour être plus précis, et même Uriel d'Arken avait reconnu ses talents, moi je peinais par contre. Je ressentais vis-à-vis de cet homme un dégoût si prononcer que je ne lui adressais jamais la parole, je me contentais bien souvent de lui jeter un regard glacial de haine, et de partir dès qu'il rentrait dans mon champ de vision. Mon mépris et ma haine à son égard étaient considérables, cependant j'avais toujours plus ou moins tenu cela pour secret, je ne voulais pas que quelqu'un apprenne un jour qu'en réalité — et ce, même si mon orgueil ne l'admettait pas — j'étais simplement jaloux de lui. C'était certes étonnant de ma part, mais j'avais du mal à supporter quelqu'un représentât un pouvoir plus grand que le mien. Ce Prêtre maîtrisait ce que je n'arrivais pas à manipuler, il créait des choses alors que moi, je détruisais.

Ma main se resserra sur ma chaîne, le plus frustrant était un fait assez simple : aussi puissant qu'il l'était, ce Prêtre était un débile. Une sorte d'attardé mental capable de génie, je pouvais comprendre l'intérêt d'Arken à son égard — après tout, un homme de cette envergure était utile —, mais la sorte de sympathie qu'il paraissait éprouver pour ce dégénéré, ça, je ne la comprenais pas. En réalité, je doutais bien qu'un cerveau eut un jour pris place dans sa cervelle atrophiée. Et pourtant, me voilà en train d'attendre cet homme que je jalousais, tranquillement à l'ombre, placide, malgré la colère. Cependant ce que j'allais annoncer, c'était une délicieuse nouvelle qui me caressait l'esprit, une belle histoire où les cadavres jonchaient le sol au point où personne ne pouvait le fouler des pieds. Mes grandes mains pâles, malgré leur infirmité, malgré leur finesse et leur blancheur, étaient teintées d'un sang rouge vif dont la chaleur me donnait quelques frissons. Je me souvenais encore de ces superbes sensations qui m'avaient parcouru, lorsque j'avais égorgé une sorte de petit porcelet flasque à la chevelure blonde, réagissant sous le coup d'une impulsion pourtant réfléchie. Le cadavre gîtait dans une chambre saccagée, peut-être pas encore découverte, la face posée contre le sol, respirant un air putride qui lui allait bien, désormais. Mon épée soigneusement rangée dans son fourreau possédait encore les quelques traces de sang de cet inconnu ; inconnu était un faible mot. Même s'il m'arrivait de tuer des gens sans que je ne sache rien d'eux, je savais qui j'avais tué et à qui j'allais annoncer sa mort.

Cependant, c'était le deuxième acte impulsif que je commettais de plein gré, j'avais eu besoin de me défouler. Le problème avait été la nouvelle annoncer par Uriel d'Arken, et mon obligation à collaborer avec Ashford pour retrouver Lao. Les recherches effectuées sur ce mystère m'étaient difficiles, et collaborer avec Lawrence Ashford m'était pénible ; c'était lorsque j'eus entendu un comparse parler de Zélig Faoiltiarna qu'un soudain éclat de haine s'était propagé dans mon corps. Mon cerveau s'était mis violemment en marche, pris dans un élan de frustration tel que j'avais même été jusqu'à imaginer que si ça avait été à Faoiltiarna qu'on avait donné cette mission, il aurait put sans doute réussir grâce à ses pouvoirs. Et j'enviais comme un malade sa capacité à créer des pantins en usant du sang et de l'Ombre, cela faisait une dizaine d'années que j'étais Inquisiteur, et malgré ma récente promotion, je n'arrivais même pas à faire le quart de ce que lui, le parasite, parvenait à le faire. Connaissant peu la source de ses pouvoirs, j'avais cherché à le nuire pour le blesser, l'atteindre et le faire tomber dans l'inutilité. Après avoir recueilli quelques informations au préalable, j'avais appris qu'il était le demi-frère d'un comte, plutôt influent et que je connaissais simplement de nom. N'ayant pas appris qu'il était père, j'avais tué son demi-frère ce même jour et je désirais le lui annoncer. Je le voyais déjà se déstabiliser et perdre le contrôle, et enfin perdre son pouvoir : écarter ceux qui me surpassaient devenait une priorité. Mon orgueil était capable de tout, même de revendiquer un meurtre que j'aurais dû taire. Au moins, je pourrais admirer sa face de primate se décomposer, j'envisagerai la suite après.

Apercevant une petite silhouette musclée et brune, je me redressai soudain, une expression pleine de dégoût, j'interpellai le Prêtre d'une voix refusant toute forme de refus :

— Faoiltiarna !

Je mordis ma lèvre inférieure en constatant à quel point nous étions l'opposé de l'autre, je repris lentement contenance et m'avançai vers lui d'un pas décidé. Lui jetant un regard plein de mépris, je continuai :

— J'ai à te parler... mais à l'abri des regards.

Puisque certaines personnes s'étaient retournées vers nous, nous observant avec des yeux d'aigles, désireux d'entendre une conversation pas si banale que ça entre deux hommes opposés. En le fixant un peu plus, je serrai la mâchoire, cette chevelure... ça ne suivait pas les normes d'hygiène ! Je lui trouvais quelque chose de grotesque, même si je ressentais déjà intérieurement de la jublilation devant la jolie et palpitante nouvelle que j'avais à lui annoncer.

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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Sam 20 Nov - 10:04

Mes pouvoirs étaient revenus, je respirais mieux. C'est dur à décrire comme sensation, mais c'est comme si on avait mis ma poitrine dans une cage en acier trop serrée, et que d'un coup, on l'enlevait. Quoique que j'ai pas repris le contrôle de mes pouvoirs si facilement, mais savoir qu'ils étaient là, c'était un putain de soulagement ! Comme une vieille maison dans laquelle on revient après l'hiver, la tuyauterie était OK, le toit nickel, on peut habiter dedans sans que tout te tombe sur la gueule, et même pire ; tout était infiniment plus fluide.
J'veux dire, quand tu commences à pratiquer, ça fatigue, voir même ça fait un peu mal partout, mais là c'était juste un putain de déchargement d'énergie, soulagement quoi. L'équilibre entre moi et le reste du monde, avec l'Ombre entre les deux. Ça fait plaisir.
Mais je sais pas pourquoi tout est parti et revenu, et j'ai aucun moyen de le savoir parce que je fais pas de théologie. Hum... je crois que je poserais la question autour de moi quand même, à coup de pied au cul, 'doit bien y avoir moyen de faire cracher sa pastille à un des mecs qui zonent dans l'Eglise avec des airs doctes genre « oh là là regarde mon gros cerveau comme il est gros ». En fait... peut être que l'Ombre est régulée par quelque chose, enfin sa présence en nous quoi. Ça serait hérétique de penser que l'Ombre n'est pas sur terre tout le temps, puis ça marche pas comme ça de toute façon. On (les prêtres) est pas « oh là là comment j'ai trop d'ombres en moi ! », mais c'est plutôt notre capacité à puiser euh... autour ? Enfin tu vois, moi on me fait pas chier parce que je puise vachement beaucoup, alors ta gueule.

Donc pour en revenir à ce que je suis en train de faire là maintenant, je me la touche dans la Cathédrale (pas littéralement, crétin). J'avais fait un pantin d'ombres et j'étais content, il était parti vers ma fille, devoir du jour achevé, bla bla. Donc je glande avec l'assurance tranquille du mec qui sait qu'il a le droit de glander. Enfin là je me balade. Je vais dans le cloître, où des prêtres sont en train de tourner gentiment en rond. J'aime bien et endroit, y a de l'herbe, un puits et un joli jeu de lumières. Normal, dans la cathédrale, que tout soit conçu pour rendre hommage aux ombres en fonction des heures de la journée avec de jolis dessins sur le sol grâce à la lumière.
Puis j'entends un connard gueuler mon nom.
Je me crispe légèrement, dans la vie j'aime bien les gens qui parlent doucement et qui font pas de geste brusque, et j'ai légèrement envie d'arracher les cordes vocales de l'auteur du cri, là. Docilement – parce que par réflexe, j'ai pas tellement envie de contrarier un mec qui gueule comme ça – je vais vers la source du beuglement. C'est merde de crémier ! Histoire de pas faire trop « soumis-de-la-vie », j'lui lance une vanne (ça entretient l'amitié, tout ça, même si on est pas ami) :

- Caisse* qu'y a ? T'as pas assez de doigts dans le cul alors t'as besoin de ceux des copains ?

Oui je sais je suis mignon (tu noteras que j'ai vachement d'esprit, parce qu'il lui manque effectivement des doigts). Faut dire que Crème Fraiche invite pas à la sympathie. Déjà, là, il me regarde en serrant les mâchoires comme si il était susceptible de me dégueuler dessus dans la seconde. Il me mate tout le temps comme ça, et je sais pas pourquoi parce qu'on s'est jamais spécialement parlé. 'tète qu'il est amoureux de moi en secret et qu'il affiche une haine profonde pour me dissimuler ses sentiments, mais vu le morcif', j'y crois pas trop. J'pense qu'il peut juste pas me blairer.
En fait là, il veut me parler en privé. Un truc important sans doute.

- Quoi ? Tu veux me piquer ma mélanine ?

Oh oh oh comme je suis drôle. De toute façon il peut rien me faire, en magie il est tout pourri et j'peux même le battre au chifoumi parce qu'il peut pas faire les ciseaux à cause de ses doigts en moins (il peut limite faire « la feuille trouée », ou « le caillou cassé », limite). Enfin j'dis ça, il a des prothèses (qui font tout peur), mais pour se torcher ça doit pas être pratique quand même.
Enfin fini la vanne, c'est sans doute réellement important, ce qu'il a à me dire.

- Nan bah... viens.

Viens j'sais pas où mais viens. Pas ma piaule, parce qu'on dirait qu'il y a une harde de sanglier qui a fait la fête dedans et que c'est pas montrable, mais plutôt ma salle de travail. Au moins t'es pas tenté de faire le con dedans, y a encore un cadavre en plus. C'est bête par contre, pendant mon désœuvrement j'ai nettoyé le fourbi, du coup ça sent moins la mort, mais l'odeur du sang est tenace quand même.
Bref, on y va et on y rentre, dans un silence religieux (tu te vois faire la causette à Merde de Laitier ? Non hein ?).

- Bon, tu veux quoi alors ?

La faute est volontaire - je sais encore parler la France - mais c'est pour mieux rendre compte de la merveilleuse diction de Zélig.
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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Sam 20 Nov - 16:52

— Pourquoi tu veux inconsciemment que je te fasse ça ? Lançai-je aussitôt.

Toujours sérieux et posé, je ne l'étais pas intérieurement, au contraire. Je ne sais pas quelle mouche avait piqué ce demeuré, mais on pouvait dire que les choses commençaient bien, maintenant je devais lutter contre une partie de moi-même pour éviter de l'égorger. Il me dégoûtait et apparemment, c'était réciproque, je ne le craignais guère, pourtant j'avais conscience que si je me battais contre lui, j'aurais un peu de mal. Il avait l'air d'un primate, et je l'aurais vaincu sans difficulté s'il n'avait pas eu ses pouvoirs, et ce, malgré le désir de l'étrangler, ou de simplement me mesurer à lui, j'avais conscience que je devais éviter ça. L'Église n'appréciait pas les querelles intestines, je mordis ma lèvre inférieure et le suivait sans mot dire. Je me répétais intérieurement des mots que je m'étais déjà répétés, essayant de trouver la manière la plus cruelle possible de lui annoncer ce que j'avais fait de son demi-frère, cependant je devais trouver une justification à cet acte. Mensonge ? Je pouvais bien lui raconter que j'avais eu une dispute violente et que (sans faire exprès) j'avais égorgé le petit porcelet blond et flasque, il était hors de question que ce parasite sache que c'était à cause de ma jalousie. Pas celle qui concernait la mélanine, évidemment, plutôt mourir torturé que de ressembler à « ça ». Moi, intolérant ? Pas qu'avec lui, en tout cas. Observant les quelques Prêtres qui nous entouraient, je pris mon habituelle attitude méprisante et impassible, j'avais envie de leur crever les yeux. Les mains dans les poches, je me demandais ce qui pourrait le plus énerver Faoiltiarna, un sourire aimable et chaleureux de ma part ?

Un petit rictus passa sur mon visage, sadique et cruel, je tenais à lui faire mal et à le blesser en plein coeur, évidemment que si j'avais sus que cet énergumène aussi délicat qu'un boeuf était père, j'aurais retrouvé sa petite fille et l'aurais tué sans hésitation. Femme, enfant, homme... on pouvait dire que j'avais la notion d'égalité, blanc ou noir ou jaune... je tuais sans distinction. À ma manière, j'avais des valeurs. Je réajustai ma chemise noire, alors que nous entrions dans une pièce qui puait une odeur bien particulière et que je connaissais que trop bien : celle du sang et l'odeur discrète d'un cadavre. Je reniflai ce parfum tout en affichant une expression de dégoût, j'avais un travers maniaque et comme je me retrouvai dans une pièce que je ne connaissais pas, je fis quelques pas pour mémoriser tout ce qui m'entourait. Nerveusement, mes doigts courraient sur mon bras, tandis que mon corbeau (étant toujours avec moi, il était presque inutile de le mentionner à chaque fois) poussait un croassement rauque, son oeil unique fixant l'espèce de race humaine et vile qui me faisait face. Il battit des ailes, alors que ses plumes caressaient ma joue, je revins m'appuyer contre le mur, reprenant la même position que quand j'avais interpellé la Chose. Je ne dis rien pendant plusieurs secondes qui finirent par devenir des minutes, je me contentais de fixer ses yeux sombres avec un éclat rempli d'amusement et d'animosité, subtil mélange de subtils sentiments que seul un homme comme moi pouvait ressentir. Puis, je me redressai légèrement, baissai un peu la tête pour marquer notre différence de taille avec une certaine arrogance ; singeant cette noblesse dans laquelle j'avais été élevé depuis quelques années, je fis mine de m'intéressait à lui, cherchant à lui faire la conversation comme s'il s'agissait d'un ami d'enfance, je souris de ce sourire faussement amical et je lançai d'une voix un peu rauque :

— Alors mon ami, comment va ta famille ?

Je me foutais consciencieusement de lui, une main presque tendue vers la sienne pour qu'il la serre un moment où un autre ; cependant, tandis que mon oiseau croassait, surexcité, je rangeai au bout de quelques secondes à peine cette main dans ma poche. Sachant que son cerveau primaire mettrait un certain temps à interpréter ce geste volontairement hypocrite, je fis à nouveau quelques pas dans sa pièce. Mon nez humait cette odeur de sang comme s'il s'agissait du parfum délicieux d'une jeune et nouvelle amante, je passai ma langue sur ma lèvre inférieure et lançant un regard malicieux à Faoiltiarna, j'ajoutai :

— Tu as un demi-frère... n'est-ce pas ?

Je m'approchai du cadavre en décomposition, belle créature arrachée à une vie douloureuse, je me baissai vers le corps. Examinant chaque partie du cadavre comme le tableau d'un peintre talentueux, je me tournai vers Faoiltiarna et lançai-je dans un sourire plein d'ironie :

— Sais-tu qu'il est mort ?

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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Sam 20 Nov - 17:39

Je me suis arrêté et mon moulinage mental a pris fin, d'un coup. Si ce con me demande des nouvelles de ma fille, c'est qu'il s'est passé quelque chose, de pas cool. Bon, il tient à m'annoncer la mort d'Inanna, certes...

Faut surtout pas que je m'évanouisse, il a rien dit, RIEN, et si il dit, c'est p'tète pas vrai, et de toute façon, c'est impossible. D'un parce que je l'ai décidé, de deux parce que le pantin d'ombres serait revenu me voir si elle était... plus là.
Je m'appuie lourdement sur une commode, et porte l'autre main à mon ventre, j'ai très mal d'un coup. Une famille de furet est en train de faire la fête là dedans. Merde de Crémier va m'annoncer qu'elle a été retrouvé morte, violée, et qu'il lui a volé sa mélanine. Je sais pas ce que je ferais quand il l'aura dit, mourir sur place sans doute. Tout va s'arrêter, d'un coup, y a rien qui peut continuer de toute façon. La vie sera fini, le monde va exploser, je sais pas. Y a des points noirs sur mes yeux.
Je regarde sa main comme si je savais pas ce que c'était, d'un air tendu. Je viens de mourir, et ce con le sait pas, lui il est tout content avec sa nouvelle là, alors que je m'en fous de sa gueule, j'ai rien à lui prouver. Les autres savent pas non plus, même mon corps sait pas qu'il est mort et...

- Tu as un demi-frère... n'est-ce pas ?

Oh putain OH PUTAIN ! Un soulagement pareil, c'est presque impossible niveau plaisir. J'ai très mal au ventre, mais c'est parce que mes boyaux viennent de faire un looping là. Putain qu'est ce que je suis con ! Mon cerveau se remet en marche (mais tu sais, avec l'euphorie, c'est dur). J'ai presque envie d'exploser de rire.
Alors là, par contre, je t'avouerais que ce qui me soucie, c'est ce que ce gars a à faire de mes histoires de famille, surtout pour un petit Jean-Foutre qui a pour seule qualité d'être né du bon coté des draps. J'le vois rarement, je l'aime pas trop, et ça lui fait pas tellement plaisir non plus de son coté, bref ; un repas de famille. Pas de quoi tomber de sa chaise. Je regarde l'autre tête de bite, qui me dit avec un plaisir non feint :

- Sais-tu qu'il est mort ?

C'est sa tête en le disant, mes réactions d'avant – un ensemble quoi – j'explose de rire. C'est irrésistible, tu le vois en train de savourer le truc, il veut me faire du mal, il m'annonce la mort d'un frère dont je n'ai strictement rien à foutre avec une tête... il faudrait vraiment que tu sois là ! Je rigole comme une hyène (je crois que c'est un fruit), il a le petit sourire, tout ! Enfin son visage est en train de se casser la gueule, et j'le comprends. Moi je m'écroule sur la commode, confortablement appuyé sur mon avant-bras, je ris. LA FAILLE SUPRÊME ! La famille ! Bon, en soi, la mort de mon frère me réjouit pas spécialement, mais c'est qu'il ait espéré m'atteindre comme ça ! Qu'il ait cherché à me l'annoncer personnellement ! Je cherche à me calmer, parce que ça fait pas très sérieux tout de même, et puis j'ai encore plus mal au ventre à force de rire.

- Oh putain... oh putain j'vais mourir.

Et là ça repart, parce que la pensée con du jour : il cherchait à me tuer comme ça en fait. Un ascenseur émotionnel, plus l'annonce absurde de la mort de mon frère avec un grand sourire de chacal (un légume) dans l'espoir de me tuer par asphyxie, c'est juste radical niveau sensation. Je finis par me calmer quand même, et je m'essuie les yeux (oui parce que hein, c'était du fou rire master classe). Je reprends mon souffle.

- Oh putain... pourquoi tu m'dis ça ? C'toi qui l'a tué ?

Et là je repars en fou rire, appuyé sur la commode de tout mon poids, le front sur mon avant-bras. C'est terrible le chagrin hein ? Enfin Caca Blanc peut chercher à l'interpréter comme ça "oh le pauvre il est dévasté". Oh putain j'vais jamais m'arrêter.
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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Sam 20 Nov - 19:37

Dés que j'avais vu son visage se décomposer, la jubilation était montée violemment, vive et électrique pour se propager dans tout mon corps et arracher mes tripes. Jouissant de sa face de primate, j'avais cru le voir mourir sous mes yeux, arracher à un homme ce qu'il a de plus cher, c'était plaisant, macabre et cruel. Voir un homme, un être humain écrasé sous le désespoir, sous un chagrin énorme me donnait l'adrénaline, faire souffrir et voir cette souffrance, c'était un spectacle dont j'étais l'acteur. Et mon sourire s'était agrandit, tandis que je voyais sa mine se détruire, l'information arrivant à son cerveau pour détruire chaque neurone, et ne faire de lui qu'un légume, un pantin comme ceux qu'il était capable de créer. Évidemment, je n'avais pas compris que ce crétin eut songé que c'était de sa fille dont j'avais parlé, heureusement pour que je ne connaissais pas l'existence de cette petite, sinon je n'aurais pas eu d'hésitation, et l'aurait tué sous ses yeux. Peut-être violer si elle était en âge d'avoir des formes, même si je trouvais que cet acte était minable, si c'était pour détruire Faoiltiarna, je n'aurais pas dit non. Cependant, ce n'était pas de cette gamine dont il s'agissait, mais de l'espèce de masse graisseuse qui était son frère. Je n'avais jamais possédé la fibre familiale, et encore moins affective, puisque je voyais l'amour comme une faiblesse et que j'étais bien trop insensible pour connaître les joies de ces imbéciles, bah ! C'était à partir du principe que l'être humain, cette masse de cloportes qui grouillait sans cesse sous mes pieds et qui attendait que je l'écrase de mon pied, ces rats qui bouffaient leur propre foie pour survivre, ces charognards capables de dévorer le cadavre de leurs congénères pour briller, possédait un attachement à ceux qui l'entouraient. Certes ce Prêtre était le fils d'une maîtresse — sûrement une putain —, mais j'avais songé qu'il aurait pu posséder une once d'amour pour celui qui portait aussi le sang de son père, sauf que je n'avais pas envisagé un seul instant que ce primate n'était pas une vulgaire mouche s'attachant à son tas d'ordures, mais d'une race de mouche particulière qui sélectionnait ses proches, et que ces proches-là n'étaient pas forcément son frère et le reste de cette famille.

Mon coeur s'était arrêté dès l'instant où en un éclair, je croisais son regard qui changea aussitôt. Fronçant les sourcils, il me parut que la scène se déroula en une éternité, lentement la face de Faoiltiarna se changea, il passa du désespoir à l'euphorie. Et moi je passais du plaisir à la frustration, je ressentais un peu près la même chose lorsqu'au moment où j'étais sur le point de tuer quelqu'un, quelque chose, un évènement hasardeux m'arrachait ma proie. Pour le commun des mortels et des hommes, ça ressemblait plus à un acte sexuel coupé en plein élan, et de la fureur à la frustration, il n'y avait qu'un pas. Ma se resserra lentement en un poing, alors que la voix du Prêtre résonna dans ma tête, son corps tordu dans un grand fou rire, il ne paraissait pas vouloir s'arrêter. Je ne pensais pas que c'était dû au choc, mais à quelque chose que je n'avais pas encore vu. Eh bien ! Ce primate était-il si stupide pour que la douleur d'avoir perdu quelqu'un se transformât en euphorie ? Son cerveau répondait-il à une logique si tordue qu'elle n'admettait pas la souffrance et le désespoir ? Où était-il simplement heureux d'avoir perdu son demi-frère ? Voir une larve se tortiller de rire sous mes yeux me donna l'envie de tuer quelqu'un. Une envie si forte, bien plus puissante que les autres, puisque j'avais besoin d'exploser, exulter cette jalousie et cette haine que je lui portais. À cet instant, j'aurais voulu me jeter sur lui, écraser sa face contre la commode sur laquelle il s'appuyait, ou bien lui arracher les tripes pour le lui faire bouffer. J'aurais voulu faire avec lui ce que je faisais avec les autres, mais avec une violence encore plus grande, la rancune se glissait en moi. Cependant, même si mon visage eut changé d'expression durant l'espace d'un instant, je repris rapidement contenance ; l'orgueil encore et toujours repoussait mes limites. Seuls mes yeux rouges brillaient d'un éclat féroce, haineux et plein de rage, ce qui devait faire drôle avec le petit sourire malicieux qui ornait mes lèvres. Finalement je fermai les yeux, feignant une certaine innocence à sa question, je me relevai doucement. Ma main toujours serrée en un poing tremblait, je luttais contre le reste de mon corps : hors de question de m'énerver, ça ferait certainement plaisir à Faoiltiarna.

— Pourquoi ? Tu veux des détails ?

Un petit rire rauque s'échappa alors de ma gorge, une goutte de sueur glissa sur ma tempe, je me sentais mal et feignait de me sentir bien. Le corbeau s'agitait sur mon épaule, soucieux de me laisser dans la réalité, il enfonçait ses serres dans ma chair au point où je sentis le sang glisser sur ma peau pâle. Je m'arrêtai à quelques pas du Prêtre, chien de l'Église face à chien de l'Église. L'un des deux clébards était père, l'autre était fou et sadique. Posant ma main sur mon bras, l'autre toujours fermé en un poing, on pouvait croire que je me vidais simplement de mon sang. J'avais toujours été pâle (on s'en doutait), mais cette fois-ci, ma pâleur se rapprochait de celle du cadavre qui décorait la salle de travail du prêtre. La déception et la frustration me firent blêmir, à cet instant, nous étions réellement l'opposé de l'autre. Faoiltiarna possédait une couleur sombre, il était plus petit que moi et était bien plus débile, alors que je le dépassais sans mal et était blanc comme un linge. Je mordis ma langue pour éviter un hurlement de rage, au lieu de ça, au lieu d'exploser et de m'enrager comme le monstre que j'étais, je déclarai :

— Veux que je te dise qu'il pissait sur lui et chouinait, alors que je n'avais même pas touché ? Pas encore...

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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Dim 21 Nov - 12:25

Je finissais quand même par me calmer, surtout que bon, en fin de compte, y avait pas de quoi rire. Un mort ! De ma famille en plus ! Mais j'avais cassé en beauté la réjouissance secrète de ce con, et j'espère qu'il ne s'est pas demandé pourquoi je tirais une tronche de six pieds de long la minute d'avant. Un mec qui se réjouit de m'annoncer la mort de mon frère, j'tiens pas tellement à ce qu'il sache que je suis père. Sait on jamais.

- J'crois que tu mesures pas à quel point je m'en fous.

Je n'aimais pas trop lever les yeux pour le regarder, c'était assez humiliant, mais c'est pas comme si j'avais pas l'habitude d'être petit. Il était vraiment blanc, surtout dans cette lumière, j'éprouvais à son égard beaucoup de dégoût. Être albinos, c'est vraiment pas beau. J'allume une cigarette. Tchic tchic.
Puis là il me raconte des histoires de pleurs d'agonie. Bon, y a pas vraiment de quoi se réjouir et tout... mais il a buté mon frère lui même ?! Sérieusement ? Peut être qu'il plaisante, mais je visualise pas tellement Emile en train de faire une blague, mais j'le vois pas non plus buter un comte juste pour me faire chier.

- Ah... mais tu l'as vraiment tué toi même ? Pourquoi ?

Je fronce les sourcils. Je sens pas ma vie menacée, parce avec ma maitrise des ombres, je suis plutôt coriace... quoique. Pendant que je dors ou quelque chose comme ça, il faudrait que je mettre une chaise sous ma clanche ce soir, et les soirs d'après. Le temps qu'il défonce tout, je me réveillerai. Il n'est pas au courant de l'existence de ma fille, mais y a quelques prêtres au jus. Merde merde merde.
Non le pire, c'est que j'ai pas la moindre idée de pourquoi il peut pas me blairer comme ça. En toute bonne foi, je vois vraiment pas pourquoi, je lui ai rien fait. Là, comme ça, à froid, je vois que la couleur de ma peau pour l'irriter comme ça, mais c'est absurde ! Il est fou ? Oui, bon ça, y a pas trop à se creuser la soupière pour constater ça, mais j'suis pas le seul prêtre black, ça a pas de sens... il est noble, inquisiteur renommé... qu'est ce qu'il peut bien en avoir à foutre de ma gueule ? L'amour inavoué, j'y crois pas trop non plus, vu le morcif'. Même pour copuler (bah ouais, ça rend fou ça aussi), je crois pas, il me regarderait pas comme ça sinon (non sérieux, sous tes yeux bébé, je me sens comme une déjection canine).

- Mais... pourquoi tu m'détestes à ce point là ? J'ai jamais buté de corbeau !

Ouais, parce qu'il est toujours avec des corbeaux ce con. Est ce que j'ai déjà fait fait une omelette d'oeufs de corbeau ? Ça serait motif à m'en vouloir, peut être « oh, Rosalie attendait une magnifique nichée, et pendant qu'elle était allé boire de l'eau fraiche avec son délicat bec ourlé de noir, T'AS FAIT UNE PUTAIN OMELETTE AUX LARDONS ! ». Non, je suis sûr de pas avoir fait même d'oeufs coque avec un truc de corbeau, ça bouffe n'importe quoi ces saloperies. Un coup à se rendre malade. Quelle idée. J'ai jamais marché sur un nid non plus (j'm'en souviendrais), et j'ai jamais même donné de coup de pied dans un cadavre de corbeau pour rigoler (ah ah ah la grosse marade de foliiiie).
Non, il a juste décidé de pas me blairer, comme ça, gratuitement. Je vois rien d'autre. Putain de fous.

Ouais, enfin j'vais me cogner l'enterrement de mon frère en attendant. Celui de mon père, j'y suis pas allé, mais mon frère il m'a somme toute rien fait, j'peux lui rendre un dernier hommage. Contrairement à nous, pauvres fils de pute, lui il va pas finir à la fosse commune. Ça va pas être une grosse tranche de rire d'organiser ça, il va falloir signer des papiers, faire une barbecue party avec des petits fours aux ingrédients improbables... un de ses héritiers légitimes sans doute. J'me demande qui c'est d'ailleurs, parce qu'il a jamais été foutu d'engrosser qui que ce soit. Là, y a pas de nom de cousin lointain assez bien qui m'vient là. Quel nom il a pu écrire sur son foutu testament ? Ou alors, mécaniquement, qui c'est ? 'tète que le nom va tomber en désuétude, du coup, vu qu'y a personne. Quoi ? J'vais plus exister d'un coup ? C'est vrai que j'suis plus ou moins rattaché au bordel, vu que mon père m'a reconnu et...
Ouais euh... attends. Oh merde.
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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Dim 21 Nov - 17:30

Mon poing tremblait, tandis que le sourire malicieux que j'affichais se fissurait lentement, comme si le masque blanc que j'aurais pu porter fondait doucement. Rien n'était plus énervant que de chercher à obtenir quelque chose, se battre pendant un long moment, suer sang et eau et au final, voir ça glisser entre les doigts, comme l'air. Je n'avais pas donné toute mon énergie pour un simple meurtre, mais j'y avais donné un peu de mon temps ; notamment pour pénétrer dans la demeure du petit porcelet flasque sans faire un bruit, la plupart du temps je ne prenais pas cette peine, je massacrais dans une symphonie de hurlement et de rire. Tuer quelqu'un dans le silence, c'était moins jouissif, il fallait réfléchir un peu trop et quand je tuais, je me lassais simplement allé à mes pulsions.

Certes, j'avais savouré chaque parole suppliante de ma victime, prenant un plaisir non négligeable à ma tâche, imaginant la tête de ce Prêtre s'il m'avait vu torturer quelqu'un de sa famille. Il s'en foutait ? Il se foutait totalement de ce que j'avais fait ? Bordel ! Si je n'avais pas eu un aussi grand orgueil, j'aurais éclaté mon poing dans le mur, si je n'avais pas eu autant de maîtrise que ça, j'aurais bondi sur Faoiltiarna pour l'étrangler, le mordre et le griffer comme l'aurais fait un loup sur un simple petit lapin. Je l'aurais déchiqueter de ces deux mains tremblantes, ce type incarnait la médiocrité et le génie, un paradoxe que mon cerveau logique ne pouvait admettre. Il le surpassait et me dépassait à cet instant, rien de ce que j'avais prévu était en train d'arriver. Du je-m'en-foutisme, j'avais cru le voir avoir une réaction plus humaine, je m'étais simplement attaqué à la mauvaise personne. Évidemment, il valait mieux pour lui que jamais je n'apprisse l'existence de sa petite fille, j'étais capable de tout par folie, surtout lorsque je voulais faire souffrir quelqu'un. Je croisai les bras (peut-être à nouveau) pour enfoncer mes prothèses dans ma chair, la douleur allait me permettre de garder contenance, même si je mordais ma langue, ça m'était égal. Si je montrais un signe quelconque de frustration, un signe d'humanité pouvant me faire vaciller, Faoiltiarna pourrait savourer la victoire que je n'avais pas réussis à lui arracher. Du moins, si son cerveau primaire fut capable de comprendre ce qui m'arrivait, ou de simplement le voir, ce type paraissait débile, malgré l'étendue de son pouvoir. Soit l'information n'arrivait pas à atteindre les données endommagées de son cerveau en décomposition, soit il était réellement sincère en me disant qu'il s'en foutait, je voulais lui arracher les dents une par une, et le lui enfoncer dans le nez pour qu'il s'étouffe avec.

— Non, j'ai simplement voulu me le taper et il en est mort.

J'avais lancé ça sur un ton sérieux et méprisant, répondant par un sarcasme par une question que je jugeais débile, j'avais l'air d'un saint pour qu'il doutât encore de ce que je venais de lui dire ? Même si c'était la première véritable discussion que nous avions ensemble, il connaissait ma réputation et je connaissais la sienne. Même si Faoiltiarna ne paraissait pas porter un grand respect à l'Église (nous avions ça en commun, au moins) et qu'il se dévouait à l'Ombre, il était bien plus loyal que moi ; s'il y avait un traître ici, ce serait moi. De nous deux, j'étais la graine de la Discorde, et attaquer Lawrence Ashford ne m'avait pas effrayé ; attaquer Faoiltiarna et l'écraser serait un bonheur. Cependant, si je fautais à nouveau, j’étais sans doute exécuté et je ne pouvais plus tuer, je devais encore repousser l'échéance. À la question du Prêtre, je levai les yeux vers le plafond, comme si je soupirais et m'exaspérais devant un gamin, au moins il ne paraissait pas comprendre que ma jalousie venait de son pouvoir.

— Tu ne comprends pas ? Je veux ta mélanine.

Évidemment, je sortis ça avec un regard sérieux et une expression froide, comme si je venais de lui avouer un grand secret que je portais depuis longtemps. Comme si lui révéler me coûtait et était le lot d'une grande souffrance, c'était ça où lui envoyer mon poing à la figure.

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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Dim 21 Nov - 20:28

Je suis considérablement stressé et tendu.
Attention... Emile a fait... de l'humour. C'est éblouissant ! C'est comme si je voyais un caniche en tutu en train de manger des fraises ; il y a des spectacles auquel rien ne nous prépare. J'ai mis du temps à comprendre que c'était une blague d'ailleurs, j'ai cru quelques secondes qu'il avait tué mon frère en lui défonçant l'anus, ce qui me surprenait vachement quand même parce qu'il me semble qu'il préférait la chatte.
Ah ah. Drôle. Emile est surtout bon à enfermer, en fait.

Ensuite il m'explique qu'effectivement, il en veut à ma mélanine. J'imagine une veste en peau de Zélig, ce qui fout quand même froid dans le dos (en fait, j'ai surtout mal au ventre). 'tète qu'il veut mes dread aussi. Un tas de produit dérivé de moi. Faut vraiment l'emmener prendre l'air ce petit (qui fait une tête de plus que moi).

- Mais j'comprends pas... y a d'autres prêtre euh... comme moi.

Putain, ça a pas de sens, il se fout de moi quoi. Un humour pince-sans-rire : « Oh là là j'ai buter ton frère pour la blagounette quelle grosse poilade ». Tiens d'ailleurs, tu sais ce que j'ai tiqué t'à l'heure ? Si si t'as lu ça, tu sais, c'est que mon frère n'a pas de morveux. Il est remonté dans mon cerveau une donnée essentielle : je suis le frère cadet d'un comte mort sans héritier. Ouais je sais, j'ai une réactivité étonnante. Je refoule la donnée dans un coin de mon cerveau, parce que la priorité c'est de sortir en l'état de cette pièce. Je tiens pas à devenir une paire de mitaine.

- Putain... T'es...

T'es fou, clairement. Il va vouloir buter ma fille ? Oh oui sans doute, il va la chercher et la trouver.

Là, y a besoin d'un coup d'ultra-violence, mais de celle qu'on meurt pas (un inquisiteur gradé, j'me ferait drôlement lardé pour ça). Les ombres sont exclues, et je ressens beaucoup de stress en moi. Ça a besoin d'être évacué. Je sers les poings, tendu. Ce con mesure une bonne tête de plus que moi, et malgré le fait que j'habite le corps d'un animal en bonne santé, j'ai pas trop de chance de le mettre minable vu le gabarit de la bête. A moins que le fait d'être albinos rende faible en bonus... arf, j'ai passé l'âge d'être prudent.

Du coup j'opte pour l'option habituelle en cas de mec plus grand que moi; je lui saute dessus. Enfin j'lui donne un gros coup de pied dans la jambe pour prendre de l'élan en m'appuyant dessus et pour porter mes mains à sa gorge. Le problème, c'est qu'on tombe. Pas solide sur ces jambes, ce gars, pas capable de supporter le poids d'un petit mec qui lui saute dessus. Le choc me coupe le souffle et je me cogne le visage à un moment dans la démarche. Merde de Crémier a dû prendre le gros du choc, c'est le but de l'action tout de même. Dans le brouillard, j'essaye de l'étrangler, mais j'me suis bien fait cueillir l'arcade sourcilière en tombant et ça fait un peu tout flou en moi, la douleur.
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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Lun 22 Nov - 19:53

Pour la énième fois au cours de notre conversation, j'ai levé les yeux au ciel, je m'étais plus ou moins attendue à ce type de réponse, mais la débilité de Faoiltiarna avait le don de m'étonner, et de me mettre hors de moi. Quelque part, ce type avait un don, un certain talent, ce n'était pas possible autrement : il avait certes compris (avec un minimum de réflexion tout de même) que la blague sur la possible coucherie entre son frère et moi-même était de l'humour. C'était pour l'histoire de la mélanine qui ça clochait, il avait cru ça, apparemment ; est-ce qu'il songeait vraiment que j'étais capable d'envier quelque chose d'aussi superficiel ? Physiquement, le Prêtre m'indifférait, il n'y avait ni attirance, ni dégoût — c'était déjà ça —, il n'avait donc rien à craindre, pas même l'idée de me faire un manteau avec sa peau, quoique... je n'étais pas contre l'idée de lui arracher sa chair avec mes ongles pour le simple plaisir de la souffrance, et la vision enchanteresse et dégueulasse de son sang glisser sur ma figure. Je toussotai en mettant mon poing tremblant devant ma bouche, il fallait que je me reprenne. Fixant Faoiltiarna d'un oeil plein de mépris, je gardais le silence tout en me décollant un peu du mur, jusqu'à ce que mon regard se repose à nouveau sur le cadavre jeté dans un coin, je voyais peu l'intérêt des médecins à tripoter un corps sans vie, c'était tellement mieux de faire vivre à un homme ou une femme la souffrance avant la mort ! Parfois, lorsqu'une de mes victimes m'avait été un véritable régal à tuer, je m'amusais encore quelques minutes avec le corps, et je le jetais comme un enfant lassé d'un jouet. D'ailleurs, même si Faoiltiarna tuait pour l'art des Ombres, il ne restait qu'un vulgaire meurtrier, lui aussi était un assassin. Nous ne faisions pas partie de la même catégorie, voilà tout.

Passant une main lasse dans mes cheveux blancs, cherchant quelques paroles mauvaises à lui lancer, je prenais tout doucement conscience d'une chose qui au final, pouvait m'accorder ce que j'avais désiré : lui faire mal. Ce type... cette sorte de primate vaguement humain, cette tare à forme humaine, ce génie idiot allaient être Comte. Je ne connaissais pas d'héritier chez son demi-frère, alors logiquement, Faoiltiarna devrait gérer ce que j'avais l'habitude de gérer. Même s'il obtenait un titre plus haut que le mien, ça ne me faisait pas si mal que ça, puisque j'aurais bien plus l'occasion de l'humilier. Je faisais partie de l'aristocratie, et même si je la méprisais (elle aussi) je n'allais pas hésiter à m'en servir, user de charmes et de belles paroles n'étaient pas si difficiles que ça... il suffisait de berner le monde. Un primate tel que ce Prêtre n'arriverait certainement pas à comprendre les dialogues des Nobles, chaque mot avait un autre sens. Souriant d'un sourire mauvais, rictus déformant mon visage, je retournai mon attention vers lui, prêt à lui annoncer ça et cherchant déjà un moyen de faire taire le probable chantage qu'il pourrait me faire.

Cependant que j'ouvris la bouche, je sentis son pied contre ma jambe, je poussai alors un grognement, surpris, j'allai répliquer lorsque je sentis ses mains sur ma gorge, et tombai. Je me pris le mur dans le dos et la tête, sentant ma peau se déchirer vers mes omoplates, mon visage se crispa de douleur, j'étais sonné. Il me fallut quelques secondes pour me rendre compte de ce qui s'était passé, ce con m'avait tout bonnement attaqué ! Comme ça ! Sans raison ! Je me relevai, en chancelant, furieux, je haletai, et le fixai avec un regard meurtrier. Du sang coulait sur ma nuque puisque je m'étais ouvert légèrement le crâne, la douleur occulta mon esprit encore un peu, jusqu'à ce que je vois le sang glisser sur la peau noire du Prêtre. Je mordis ma langue pour me contrôler et éviter de sortir mon épée, ma dispute avec Lawrence Ashford était parvenue jusqu'au Haut-Prêtre, si je blessais gravement Faoiltirna, ça allait être délicat comme situation.


— Sale bâtard !

Je venais de perdre un calme difficile à garder, mon poing tremblait, et mon corbeau croassait, il vint se poser sur le cadavre, agité. Finalement, répondant à mon égo et à ma rage, j'oubliai tout ce que mon rang importait, et sans l'ombre d'un remord, je bondis sur Faoiltiarna pour lui assener un coup de coude dans le ventre. Exercice plutôt délicat vu la différence de détail, j'avais dû laisser une ouverture pour le toucher. Je le saisis par ses cheveux en grimaçant pour l'écraser au sol et essayer de les lui arracher. Un genou posé sur son genou, une main retenant sa tête, tandis que l'autre tirait les dreadlocks avec brutalité, je me retenais pour ne pas utiliser mon épée et lui scalper la tête, même si l'envie se faisait de plus en plus fort. Et si je lui enfonçais ma lame dans un de ses yeux ? Ou si je lui coupais la langue ? Ou bien... si je le tuais, tout de suite, maintenant sans avoir rien à foutre des conséquences ? Il m'avait frappé, il avait osé lever la main sur moi, il devait le payer ! À cet instant, génie des Ombres ou pas, je n’en avais rien à faire. Pris par la rage, je finis cependant par le relâcher, essuyant la main ayant saisi ses cheveux sur ses vêtements, écoeuré, je me relevai et lui donna un coup de pied dans le ventre juste pour le plaisir. Je sifflai de ce sifflement rauque pour que l'oiseau me rejoigne, je réajustai mes vêtements, enlevai la poussière avec de petits gestes vifs et brusques.

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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Mer 24 Nov - 16:58

C'est fou l'instinct ! Merde de Crémier a trouvé direct là où ça me faisait mal, et il a tapé dedans ! Avec son coude ! La douleur me fait suffoquer. Il me prend par les cheveux pour m'éclater la tête sur le sol avant de m'écraser à plat ventre via une habile pression sur mon genoux et ma tête et de me tirer les cheveux très fort. Mes mains se portent sur la sienne qui tire (arrête, y a les petits de la nuque, ça fait mal !) et je la griffe désespérément, mais c'est pas très efficace vu ma position.
La putain de trouille quoi, le palpitant qui part dans une performance freestyle, la sueur glacée sur le dos et l'arrière des cuisses. J'essaye désespérément de me retourner, mais il me plaque le genoux et avec mon autre jambe j'arrive pas à le taper parce qu'il s'est bien placé et que je suis pas gymnaste. J'essaye de me jeter sur le coté en tournant mes hanches, mais il me tient trop fort ! Je crie pas, pas du tout, je crie pas, mais les larmes me montent rapidement aux yeux. Mes cheveux se décollent pas de ma tête (en fait, j'ai l'impression que c'est ma peau qu'essaye de s'enlever de ma tête), et la douleur me fait voir tout flou, mais c'est pas le pire.
Le pire c'est mon ventre et ma joue écrasées sur le sol, et malgré toute l'énergie que j'y mets, je peux pas me dégager. Le pire c'est que j'ai la trouille de crever, qu'il sorte un couteau et me plante, à moins qu'il m'arrache la tête ou me pète le cul, parce que je peux pas manipuler les ombres (ça nécessite de bouger, et quand on peut pas bouger on fait... ? ... de la merde, exactement). Le pire c'est que j'ai le contrôle de rien du tout, et que je me sens exploser en mille morceaux à l'intérieur.

Mais Merde de Crémier finit par me lâcher, et parfait son œuvre d'un dernier coup de pied dans le ventre (bien visé mec). J'ai envie de me recroqueviller autour de la douleur et me bercer jusqu'à ce que le problème disparaisse, mais ce n'est pas possible, faut retourner à la fight, parce que d'une je vois pas pourquoi il s'arrêterait en si bon chemin, de deux la raison originelle pour laquelle je me suis jeté sur lui n'a pas disparu : il me menace moi et ma fille (je n'ose pas la nommer parce que j'ai peur qu'il lise dans ma tête).

Je me jette sur lui encore, mais j'arrive pas à me redresser totalement parce que j'ai tellement mal au bide que j'ai peur que mes tripes me sortent par le trou du cul si je me mets en position verticale. Je le frappe au visage, ou je peux disons, on retombe. Aux grands maux les grands remèdes : je lui mets un coup dans le service trois pièces. Si ça peut te rassurer, je lui ai pas brisé le pelvis, il rebandera sans doute un jour, mais pas dans les trente secondes qui viennent quoi. Faut dire que c'est dur à viser cet endroit là, c'est mal foutu un corps humain, il l'aurait eu au plexus solaire, ça aurait été en ligne directe j'aurais pas eu trop de mal, mais bref.

Donc si tu veux un résumer de la situation : on se tape dessus comme des sourds, on s'écharpe vilainement la gueule, on se massacre, bref, tout ce que t'aime quoi.
Enfin personnellement je compte bien lui taper dessus jusqu'à ce qu'il en claque.
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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Mer 24 Nov - 21:02

Mes mains tremblaient et étaient fermés en deux poings, frémissant et rugissant presque de temps à autre, je tournais autour de Zélig Faoiltiarna comme un lion en cage, mes yeux posés sur sa silhouette blessée. J'étais dans le même état que quand je devais torturer quelqu'un et le laisser en vie, enragé et frustré, mon cerveau établissait malgré moi des tonnes de scénarios qui allumèrent un feu dans mon bas-ventre. Je ne pouvais pas tuer cet homme puisque nous faisions partie du même groupe, je ne pouvais pas laisser libre court à ma violence sur lui, même si je l'avais plutôt bien amoché. Cependant, je trouvais que ce n'était pas assez pour ce qu'il venait de faire, il devait souffrir plus... bien plus... raah ! Je ne pouvais pas lui faire du mal, je ne pouvais pas lui écraser la tête contre le sol avec mon pied, je ne pouvais pas le décapiter et donner son crâne à des enfants pour qu'ils jouent au ballon, je ne pouvais pas ! L'Église représentait ma cage et je me servais de cette même cage pour tuer, sans ça, je ne serais qu'un vulgaire meurtrier comme les autres, peut-être hématophile et plus sadique, l'Église me servait de couverture. Une couverture sur le point de se briser à cause de ce macaque ! Je passai mes mains sur mon visage blanc, mon front était trempé par des gouttes de sueur et je sentais le froid venir glisser sur mon dos, malgré tout. Je remuai un peu les doigts pour éviter de m'engourdir, mes ongles laissèrent une marque rouge sur ma peau blanche, je m'humectai les lèvres et m'arrêtèrent quelques secondes sur cet homme, pitoyable. S'il n'avait pas fait partie de l'Église, je lui aurais craché à la figure, j'aurais bafoué sa fierté et l'aurait blessé dans son orgueil, s'il en possédait un, évidemment. Tout ce que je savais faire dans ce domaine, tout ce que j'étais capable d'affliger à un homme ou une femme, voir même à un enfant, je souffrais de ne pas pouvoir lui faire. Pour une fois, l'autorité que représentait l'Église m'arrêtait, elle représentait malgré moi une partie de mon orgueil. Et mon orgueil, il m'était inutile de répéter à quel point ça pouvait me rendre fou.

Mais Faoiltiarna ne voulut pas en rester là.

Je me pris le coup au visage et le deuxième entre les jambes, et là j'ai mordu ma langue jusqu'au sang pour éviter de hurler, je poussai un énorme rugissement rauque, mes genoux cognèrent le sol, ma voix se cassa aussitôt. Je haletai et fermai les yeux pour éviter de sentir les larmes douloureuses monter, et surtout pour ne pas pleurer lamentablement devant lui. Orgueil — toujours —. Je sentis bientôt mon propre sang dans ma gorge, mais la souffrance ressentie n'était comparée à « ça ». Un homme seulement pouvait comprendre à quel point ça pouvait faire mal, et à quel point c'était humiliant. Savoir si j'étais encore capable de m'en servir pour des activités plus charmantes ne m'effleura pas l'esprit, j'étais trop occupé à me recroqueviller sur moi-même, hoquetant de temps à autre, je cherchais une position qui serait la moins pénible, mais mes pensées étaient trop occupées sur un endroit précis que pour une fois, je ne songeai pas un seul instant à me venger. Oh... bien sûr que ça allait venir, plus tard, quand j'arriverais à sentir que je pouvais me servir de ma troisième jambe. Je toussai plusieurs fois pour essayer de retrouver ma voix, mais lorsque je voulus parler, celle-ci était à moitié étouffée :


— Tellement petit que tu es incapable de viser plus haut ?

Malgré ça, je gardais mon arrogance, mes sarcasmes étaient toujours intacts, je me relevai péniblement, sentant mes jambes trembler un peu sous mon poids. Finalement, le désir de vengeance qui m'animait était plus fort, je sortis mon épée de mon fourreau, et la tenais devant lui, mes yeux rouges humides se reflétaient sur sa lame blanche. Je toussai à nouveau et je déclarai d'une voix doucereuse, malgré qu'elle fut brisée et plus rocailleuse qu'auparavant :

— Vois-tu... c'est avec cette épée que j'ai tué ton frère. Veux-tu savoir exactement où j'ai enfoncé ma lame ?

Une ombre perverse couvrit mon visage, je passai une main derrière mes cheveux, ma paume tâchée de sang, je la ramenai vers moi pour en humer l'odeur. Je frémis avant d'y passer un coup de langue, il suffisait seulement de l'odeur du sang pour m'exciter, c'était plus doux et subtil des parfums, j'étais capable de mourir pour m'en baigner. Parfois quand mon esprit fou se prenait à rêver, la seule imagination fertile que je possédais, c'était de me voir allongé au milieu de corps encore tièdes, la poitrine et le ventre couvert de sang, comme une deuxième peau. Encore un peu faible, j'abattis mon épée sur Zélig Faoiltiarna, l'intention de le tuer brillant dans mon regard.

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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Ven 26 Nov - 22:27

Je perds pied.
Merde de crémier dit des trucs, mais j'imprime pas. Et là, il fait un geste curieux : il lèche le creux de sa main. Il a une expression bizarre en le faisant, je préfère détourner les yeux pour fixer le bas du mur en face de moi (je suis toujours au sol, allongé sur le coté). J'entoure ma tête de mes bras, les mains sur l'arrière du crâne et les coudes serrés au max devant, sinon j'ai peur de me mettre à pleurer. J'imprime un mouvement régulier à mon corps, pour gérer la douleur. Je sais pas, ça doit avoir rapport avec le fait que quand on est petit on se fait bercer, je sais vraiment pas, mais se balancer ça rassure vachement. Ça m'évite de trembler ou de me mettre à crier, je remonte les genoux vers ma poitrine lentement, le bruit de mon pantalon trainant sur le sol est stressant...
... ainsi que le bruit d'une lame en acier sortant lentement de son fourreau.

Tandis que la lame s'abaissait, je me suis brusquement rejeté en arrière, mon dos formant un arc. Le geste était calculé, réflexe défensif : j'ai utilisé les ombres. Mais j'ai pas regardé ce que je faisait, j'ai mal fait mon coup. Je manipule plutôt finement d'habitude, mais dans l'état de panique dans lequel je me trouvais, j'ai foiré dans les grandes largeurs. L'épée a effectivement volé à travers la pièce pour retomber, inoffensif, sur le sol. Le problème, c'est que le poignet de Merde de Crémier est parti dans le même sens, et trop fort, trop loin. Je ne lui ai pas arraché la main, quand même pas, je visais l'épée, mais maintenant elle est pliée dans un sens peu naturel. J'ai entendu l'os péter et j'y ai jeté un coup d'œil, avant d'enfouir à nouveau ma tête entre mes bras et me replier. J'ai recommencé à me balancer doucement.

Je buggais parce que j'étais face à quelque chose d'impossible : ce mec voulait du mal à ma fille, il fallait donc que je le tue, mais je pouvais pas le faire parce que sinon j'vais me faire punir. Mais je lui ai cassé le poignet...
J'étais très occupé avec moi même, comme tu le vois, et ça rend visible les gros trous dans la tapisserie de la réalité. Enfin visible... perceptible disons. Je me noyais dans la confusion, les évènements qui venaient de se produire m'avait foutu l'équivalent mental d'une grosse balayette dans les jambes. Merde de Crémier m'avait plaqué sur le ventre ! J'essayais désespérément de démêler le gros tas de fils qui constituait mes perceptions et mes pensées, mais j'avais plus l'impression d'être assis sur un tas de fumier qu'autre chose. Et encore, le fumier, c'est utile.
C'est un phénomène très curieux que de courir après son cerveau, et je pensais à mes comportements précédents avec Blanchette (les vannes, tout ça), j'ai l'impression que c'était une hallucination, un genre de film intérieur qui s'est pas passé avec moi. Ou alors en pilote automatique. Il m'avait plaqué au sol bordel ! Sentir mes bas-morceaux écrasés sur le sol, j'ai trouvé ça obscène, et sentir mon ventre frotter contre la pierre absolument humiliant. Là j'en suis à un stade où je me demande comment on marche dans la rue sans se mettre à hurler. J'veux dire, y a plein de Merde de Crémier dans le monde et... je sais plus.
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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Sam 27 Nov - 19:51

— Damnation...

C'est le seul mot que je pus lâcher, Zélig Faoiltiarna avait réagi trop vivement pour que je puisse avoir le réflexe de me protéger, j'avais juste eu le temps de voir la position bizarre dans laquelle il s'était mis, c'est après coup que j'avais compris. Mon épée longue vola dans la pièce sans que je puisse la retenir, et un « crack » m'assourdit. J'avais à peine crié, la douleur valait son coup de pied entre mes jambes, et ma voix n'avait pas réussi à sortir de ma gorge pour déchirer le silence. Juste un mot qui exprimait le fond de ma pensée, et la douleur ma paralysa, ma poitrine se soulevait promptement, j'avais l'impression que chaque respiration était trop pénible. C'était la première fois depuis longtemps que j'eus si mal, au moins on pouvait gratifier ce parasite de cet exploit. Mon esprit embrumé de souffrance, mes yeux restaient fixés sur mon poignet, mis dans une position curieuse, jamais je n'avais pensé qu'il puisse prendre une position aussi tordue... originale. Merde ça faisait vraiment ! Et là, on pourrait s'attendre à un grand bouleversement psychologique, un sadique prenant soudain conscience que la douleur, ça faisait mal. Eh bien non ! Je prenais davantage conscience que la souffrance est un champ vaste de plaisir, là où tous les exploits étaient possibles, ça mettait mon imagination en marche.

Merde... mon visage crispé, j'osais à peine bouger le bras droit, songeant que le plus petit des mouvements pouvait causer une torture, le salopard m'avait cassé le poignet ! Pourtant, il me fallut quelques instants pour songer à me venger, je tremblais, et mes yeux rouges se dilataient, et à force de serrer ma mâchoire, j'allais réduire mes dents en poudre. Je fis quelques pas en arrière, soufflant comme un boeuf, c'était bien la première que quelqu'un arrivait à me blesser comme ça en tant qu'Inquisiteur, c'était pour ça que je devais crever le macaque. Des faiblesses, je ne devais pas en avoir, les faiblesses ce n'étaient que pour les hommes, pas pour les loups. Je passai ma main gauche sur mon visage à plusieurs reprise, mon corbeau n'arrêtait pas de s'exciter, battant des ailes et plantant ses serres dans ma peau jusqu'à me griffer. Ce connard avait cassé l'os, je détestais être privé de mes capacités, je pourrais plus me donner pleinement à ma passion du massacre ! Je ne pourrais plus prendre autant de plaisir à humilier autrui ! Puisqu'à chaque mouvement, mon poignet me fera souffrir, merde !

— Tu vas regretter ton geste... Faoiltiarna ?

J'arrivais un peu à parler, mais ma voix ressemblait à celle d'un ivrogne qui se serait amusé à brûler à vif ses cordes vocales, ma voix était plus rocailleuse. Et j'avais un peu mal, là aussi, lorsque je parlais. Cependant, j'assistai à présent à une scène qui me donna un coup étrange dans la bouche ; Zélig Faoiltiarna, le grand Manipulateur d'Ombre, le débile génial... c'était roulé en boule, les jambes repliées sur sa poitrine, les mains sur sa tête. Je fronçai les sourcils, très surpris et je fis un pas vers la boule noire qui bougeait, misérable et presque informe, il me fallut quelques minutes pour bien comprendre que c'était Faoiltiarna, minable prêtre se comportant comme un enfant, ou un handicapé mental. Je ne pouvais pas expliquer l'impression que ça me donna, mais une chose fut claire : ça me dégoûtait. Cette attitude me dégoûtait au point où j'avais envie de lui vomir dessus, comment pouvais-je être jaloux d'un tel homme ? Il n'était rien ! Rien ! Rien ! Rien ! Un déchet, un détritus ! Un macaque ! Un primate, il n'était rien !

De la colère mêlée à de la douleur, une fureur si terrible qu'elle m'empêchait de bouger. Immobile, haletant, je fixai l'espèce de créature repliée sur elle-même, si misérable qu'elle aurait inspiré de la pitié à n'importe qui, mais pas à moi. Ce comportement, ça me foutait dans une colère noire ! Il venait de me blesser par deux fois (les coups de poings et autre n'étaient rien par rapport à ça), m'avait donné un coup de pied (bien placé) entre les jambes, il m'avait cassé le poignet... et il se roulait en boule ? Ce cerveau avait-il un semblant de logique ? Ou bien... Faoiltiarna avait-il des neurones ? Un jour, j'aimerais aller dans sa tête pour voir ce qu'il s'y trouvait, son cerveau était un vrai mystère et un médecin prendrait sans doute plaisir à décortiquer ses synapses. Merde ! Merde ! Merde !

Ensuite, la colère se calma et le spectacle de ce type, plus fort que moi réduit à l'état de merde rampante, recroquevillée sur lui-même, angoissé par je ne savais quelle pensée masochiste me ravit. Je passai ma langue sur ma lèvre, j'avais toujours mal, mais la douleur disparut, et un petit rire sec sortit de ma gorge. Je contemplais le spectacle de ce Prêtre, prenant plaisir à le voir remuer comme s'il cherchait à se rassurer, à se raccrocher à quelque chose pour échapper à la réalité. Lui avais-je donc fait à ce point peur ? Un rictus à la fois douloureux et narquois transforma mes traits, on aurait dit de moi un prédateur contemplant les derniers instants de sa victime. Pris d'un fou rire avec ma voix cassée, je me pliais en prenant un plaisir malsain à admirer cette larve, la jalousie venait de disparaître et riant, riant encore et encore de manière presque hystérique, je ne me lassais pas de voir cet homme réduit à ça. Le désir de l'humilier s'agrandit et l'excitation se propagea dans tout mon corps, un brasier s'alluma dans mon bas-ventre, oui, je prenais mon pied. Entre deux hoquets, je parvins à lâcher :

— Et c'est ça... cette chose, toi, Faoiltiarna qui va devenir comte ? J'espère que tu n'auras jamais l'occasion de foutre une femme, j'aurais pitié de tes enfants !

Pouffant à nouveau, je m'approchai en chancelant de Zélig, et je lui donnai un énorme coup de pied dans le dos, juste au niveau des reins, et je me répétais, encore et encore, et encore... finalement, peut-être que je l'appréciais au fond. Cette larve me faisait bien rire !

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Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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MessageSujet: Re: Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)   Dim 28 Nov - 12:48

Je continuais à me balancer, mon cœur battait très vite, je respire fort. J'vois rien. Je préfèrerais être mort, j'ai peur qu'il se mette à me frapper encore. Il parle, mais comme j'ai les poignets sur les oreilles, les mains derrière la tête et les coudes devant les yeux bah je vois rien j'entends rien. Puis j'ai pas envie d'entendre sa merde de toute façon.
J'ai très mal d'un coup, le creux des reins, le dos, les jambes et la tête. Je sue, c'est ignoble. Je suis tout crispé. Je jette un coup d'œil par dessous mes bras et je vois qu'il a une érection.
Je décide de plus être là, tout simplement.

Alors, je suis au bord d'un précipice, tant que je penche pas trop par dessus le bord, tout va bien. Je suis dans l'œil du cyclone. Je baillone mes pensées, tant que je réfléchis pas trop à Paul ou Jacques, tout va bien. Tout va bien tout va bien, une vallée de poneys enchantés avec des arc-en-ciel et une claire fontaine. J'appuie doucement sur mes jambes pour me relever, c'est pas facile parce que mon dos saigne et me fait très mal. Je sens du sang imbiber doucement la ceinture de mon futal.
J'espère que t'es conscient de l'incroyable travail de refoulement que je fais là, sois admiratif un peu ! T'en auras pas des beaux morceaux comme ça tous les jours, c'est moi qui t'le dit.
Je suis en position vaguement verticale, les bras autour de la tête. Tant que je vois rien, sais rien, tout va bien. Y a du sang sur mon visage aussi, en fait j'ai l'impression d'avoir un nez plat et un œil en état de steack avancé (je peux plus l'ouvrir), mais c'est... loin. Je descends mes mains sur ma poitrine, et je me prends dans mes bras (bah oui, j'ai besoin de voir la porte pour sortir). Je serre ma poitrine parce que j'ai peur qu'elle explose - je respire trop vite - au moins je limiterai les dégâts si j'ai mes bras autour. Je crispe ma main droite autour de mon omoplate qui ressort, et pareil-mais-l'inverse de ma main gauche. Il faut que je me dirige vers la porte, mais j'ai vachement mal partout et du sang coule le long de ma hanche, sur mes fesses. J'ai peur que mon dos pète au milieu, parce qu'il supportera pas le poids de ma poitrine.
Ma fille... AH NON PAS LE DROIT ! Pas penser ! Il faut tout casser en deux dans ma tête, le temps que je sorte de la pièce et que j'atteigne ma chambre. C'est insupportable sinon. Le pantin d'ombre arrive (je l'ai appelé à un moment, je sais pas quand), et comme ce que je lui dis mentalement est incompréhensible (il a hélas une intelligence assez limitée), il explose.

Je marche, et je meurs même pas. Ça force l'admiration un truc pareil. Mon pied se coince dans la porte pour l'ouvrir (j'ai les mains occupées). Je m'aperçois que les ombres tremblent et dansent dans la pièce, mais j'en fait pas exprès, j'fais rien exprès. J'rentre dans ma chambre, mais j'croise pas des gens, j'ai pas envie alors j'les croise pas, c'est aussi simple que ça. J'ai besoin de dormir, et je crois que j'vais pas picoler avant d'le faire sinon c'est un coup à devenir louf. J'retire mes fringues qui se sont collés à ma peau à cause du sang, et j'passe mes doigts sur les plaies (pas très importantes, rassure toi). Y a de gros hématomes, et des endroits où ma peau a tout simplement explosé. Comme si on m'avait roué de coup. Je préfère pas trop m'attarder là dessus.
Je réfléchirais demain, au comte, à ma fille, au reste. Je m'y attaquerais demain, promis, là j'ai besoin de dormir parce que j'ai très mal. J'ai une sueur moite sur les fesses et l'arrière des cuisses, mais on m'a pas enculé, j'en suis sûr, j'aurais plus mal que ça sinon (en fait, la première fois, j'ai eu peur d'avoir été entièrement déchiré à l'intérieur, surtout que ça saignait. Bah en fait tu vois, j'suis toujours là). En fait, le truc qui va pas, si on relativise, c'est que j'viens de passer dans une espèce de moissonneuse-batteuse. Il s'est rien passé sinon.
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Le Vautour devenu Proie (pv Zélig)

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