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 Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]

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Á mon cerveau regretté

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MessageSujet: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Ven 3 Sep - 4:46

Savoir pardonner aux autres... voilà qui rendrait sans doute le monde meilleur. Si l'on pouvait avancer malgré les caprices du monde, cela donnerait sûrement une force intérieur phénoménale qui permettrait de ne plus se lamenter sans fin. Ne pas rendre chaque coup que l'on reçoit nous permettrait de gagner un temps fou pour les choses vraiment essentielles.

Oui mais non. J'en ai rien à tamponner du monde, et j'ai que dalle à pardonner. Ce fils de pute d'Inquisiteur de merde va pleurer par tous les trous, et même par les nouveaux que je vais lui faire ! Le plus dur, ça a été de retrouver son adresse. Demander aux gens, tout ça... mais pas tant que ça, finalement. Emile le fou tout Blanc n'a pas peur des représailles (et il a bien raison, la plupart se chient dessus dès qu'il s'agit de lui), et vit dans une jolie bicoque dans le coin des bourges. Ah ah ah le con. Il va pleurer sa mère, c'est moi qui te le dit.

Ça fait un moment qu'on s'est vu, peut être qu'il ne va plus se rappeler de moi, peut être. Mon plan est simple : je rentre par la fenêtre, je l'assomme pendant qu'il dort, je l'attache, et je... fait des trucs pas propre. Pas tuer, parce que je veux qu'il sache et se souvienne de ce que ça fait, de souffrir comme un chien pour faire plaisir à un obscur connard inconnu. « Ça lui apprendra » comme ont dit. En plus, je vais mieux, beaucoup mieux, ça lui fera plaisir de voir ça.

J'escalade la façade de sa charmante maison, pour passer par la fenêtre. Quelques recherches me permirent de trouver sa chambre, où ce fils de pute dormait paisiblement. Où est le corbeau ? Ah. Bon, il ne m'a pas encore vu, on va s'occuper de cette charmante créature après. Je bondis sur Connard et l'endors encore plus durablement grâce à la technique dite « du gros bâton dans ta gueule ». A ne pas reproduire chez vous les enfants, ça demande un certain entrainement d'assommer quelqu'un sans le faire mourir.
Vite, je lui attache les bras et les jambes au montant du lit (enfin... les bras en haut les jambes en bas hein, j'vais pas le torde dans tous les sens ça serait un peu con). LE CORBEAU ! Évidemment, il défend son maître (amant). Ça piiiiique ! J'ouvre la fenêtre pour le faire sortir, mais il préfère me picorer. La main sur le visage pour protéger les yeux, j'ai beaucoup de mal à m'en débarrasser ! Mais je ne suis pas si con, j'avais apporté une cage (vieille et pourrie*, j'l'ai trouvé dans une poubelle, mais je doutais que le Connard ait ce type de fourniture à la maison). VA FOUTRE UN OISEAU QUI VEUT PAS DANS UNE CAGE ! J'arrive à le saisir par une aile, ce qui fait qu'il pendouille partout en battant de l'autre. Un combat épique, te dis je ! J'ai pas eu la présence d'esprit de le tuer, mais on ne peut pas penser à tout, hélas.

Enfin, l'oiseau est encagé, Emile attaché, c'est formidable. Je m'en cure les dents de joie, enfin euh.. non. J'avais un vieux bout de pain mouillé entre les dents, ça me gênait alors comme y avait une vieille brindille pointue dans ma poche bah... enfin je constate mon œuvre avec satisfaction en me curant les dents. Ah oui, faut que je montre mon petit mot à Emile, quand même :

« Coucou connard ! »

Je voyais pas quoi dire d'autre en préambule, alors j'lui ai enfoncé mon cure-dent sus l'ongle de l'index droit, ça lui apprendra. Moi j'en ai que neuf, ongles, alors j'vais lui en retirer un comme ça en agitant mon bout de bois en dessous du sien.

... outch, j'aimerais pas être à sa place, ça fait mal rien que de regarder (imagine un peu). Je regarde sa bouche. Ca te plaît comme réveil connard ?

* Donc susceptible d'exploser à un moment ou à un autre.
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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Ven 3 Sep - 17:46

Je n'ai jamais fait le moindre rêve de ma vie, et lorsque je dormais, c'était d'un sommeil où les songes n'existaient pas, ce n'était qu'un néant noir qui perdurait dans mon esprit en continue. Une substance épaisse qui se déposait sur mes épaules, un drap qui me voilait la réalité, c'était juste ça. J'étais donc loin du tableau romantique et ridicule à souhait du meurtrier qui une fois endormie, laissait la culpabilité le submerger. Culpabiliser, et puis quoi encore ? Je n'étais qu'une bête ayant pris l'enveloppe d'un homme, je ne pouvais pas envisager posséder un semblant de subtilité ; allongé sur le ventre, je n'avais même pas pris la peine d'ouvrir les draps. Simplement torse nu, je n'avais même pas changé de vêtement. Pourchasser Lao se révélait beaucoup trop délicat, je passais tout mon temps à élaborer un moyen d'attraper cet homme, ou cette femme ? D'après les quelques informations que j'avais amassées, il s'agissait d'un homme, apparemment. Mes nuits n'étaient qu'une suite d'esquisse de plan, tout mon esprit se concentrait sur cet être, j'en oubliais le reste.

Ma proie était Lao, les autres n'étaient que des pantins ; j'avais plus ou moins une idée de la façon dont j'allais l'approcher. Tout ça pour dire que je m'étais laissé tomber sur le matelas, je n'avais pas dormis depuis deux jours, traquant cet homme comme un lapin. Plus exécrable que d'habitude, j'avais renvoyé mes gens, je voulais oublier toute cette humanité répugnante pendant au moins six petites heures. Quand mes paupières étaient tombées, la lune brillait dans le noir, pourtant quelques bruits me rappelèrent à la réalité. J'entendis mon corbeau croasser, des bruits de pas, tandis que le sommeil m'attirait à lui. J'avais à peine entrouvert les yeux quand le noir se fit à nouveau, avais-je souffert ? La douleur ne parut pas vouloir m'atteindre. Ce fut les battements d'ailes hystériques de mon oiseau qui me tirèrent du néant, sonné, mon crâne servait d'enclume à un marteau. Je fronçai les sourcils plusieurs, il me fallut quelques minutes pour avoir une vision nette, et comprendre ce qui s'était passé. La première chose que je vis clairement fut un morceau de papier avec de joyeuses salutations inscrites maladroitement. Je levai finalement mes yeux sur le jeune homme, enfin « jeune homme » cette « chose » plutôt.

L'irritation me rendit les esprits, je fus secoué d'une fureur qui me rendit la gorge sèche, je serrai la mâchoire alors que mon regard rouge brûlait de haine. Lui, c'était lui, Mist se tenait devant moi, une lueur victorieuse dans les yeux. Ma respiration devint plus haletante, chaque fois que ma poitrine se soulevait, je sentais comme une aiguille s'enfoncer dans ma chair, la rage me prenait brutalement. Mon premier réflexe fut de bouger, je grognai en constatant que je pouvais me fatiguer autant que je voulais, je ne pourrais pas lui arracher chacun de ses organes pour lui faire avaler. Ce salaud de terroriste m'avait attaché, avec beaucoup de soin ; merde, moi qui avais cru qu'il avait fini par claquer. Il était en vie, il avait survie et même si son plan était plutôt simple, il avait prévu son coup depuis un moment. Il était rare que je sois en position de faiblesse, surtout attaché à mon lit ce qui rendait la chose bien plus humiliante. Je détestais ça, je haïssais me sentir diminué, mon orgueil en prenait un coup. Pourtant, il était hors de question que je lâche une seule supplication, plutôt crever. Mon sang brûlait dans mes veines, le désir de le tuer sans d'atroce souffrance se fit plus fort, plus douloureux aussi. Bon sang ! Bordel !

Néanmoins, mon esprit psychorigide nota deux choses non négligeables, ce qui ne fit que raviver la flamme de la colère qui brûlait en moi :

Premièrement, Mist était rentré chez moi, dans mon manoir et dans ma chambre. Mist qui menait de toute évidence une vie de clochard, Mist qui ne dégageait pas le doux parfum des roses, mais plutôt une forte odeur écoeurante. Mist qui salissait mon territoire, si j'avais été libre de mes mouvements, mon réflexe aurait été de voir s'il avait sali quelque chose, ensuite je l'aurais tué. Néanmoins par sa simple présence de vagabond, de rejeton de la société aussi bas qu'un clébard, il salissait ma demeure, il la souillait et je ne supportais pas. Je faillis lui dire que prendre une douche n'aurait pas été désagréable, mais autre chose me frappa.

Deuxièmement, Mist qui était infirme et pour qui je n'avais pas la moindre considération avait mis mon oiseau dans une cage. Une cage vieille et rouillée, je laissai un autre grognement sortir du fond de ma gorge. Mon frère n'arrêtait pas de croasser, il battait des ailes, complètement affolé. Mist avait osé le mettre dans une cage, et voir mon compagnon ainsi me fit frémir. Je sifflai entre mes dents pour le calmer, pourtant l'oiseau laissait son angoisse gagner contre lui. Le corbeau était en train de comprendre ce qui allait se passer, j'étais hors de moi. Bien sûr j'avais été très négligent en songeant qu'il allait finir par crever, et qu'il survivait, il était infirme et par conséquent une personne inférieure. Pourtant, son petit cerveau de criminel avait réussi à me piéger, plus jamais je ne le sous-estimerai.

Avec la ferme attention de me faire payer le peu de choses que je lui avais faîte — je n'étais pas un adorable enfant de choeur, je pouvais faire bien pire — me fit mal, avec un cure-dent. Il l'enfonça sous mon ongle, ce qui me donna quelques frissons ; je mordais ma langue si fort pour ne pas crier, que je crus que j'allais la sectionner. Je bougeai rapidement mon doigt pour l'empêcher de continuer, je n'allais pas lui faire ce plaisir-là. Je ne pleurerai pas, tout comme je ne le supplierai pas, pour ça il aurait fallu que j'admette avoir des faiblesses, et avoir des faiblesses c'étaient avoir des sentiments. Les sentiments, hormis le plaisir et la haine, je n'en avais pas. Et puis, vivre mes dix premières années en tant que monstre de foire dans un cirque, avec pour seul toit une veille cage plus petite que moi, m'avait habitué à la douleur. J'avais développé un rapport particulier avec la souffrance, pourtant je ne supportais pas la subir, je préférais la donner. Alors que ce con puisse s'en donner à coeur joie, ce n'était qu'une question de temps avant que je trouve une solution, et là je ne serais pas aussi doux que la dernière fois. Je fermai les poings pour l'empêcher de continuer, écoeuré à l'idée que son cure-dent put avoir traîné n'importe où, pas ça ! J'étais maniaque et je le resterai. Cependant, mon regard rouge le défiait et sur un ton lent, je déclarai dans un sourire pervers :


— Quelle déception, moi qui pensais que nos retrouvailles auraient été plus passionnées.

Je laissais mon sous-entendu planer dans l'air, toujours mon rictus sur les lèvres ; je savais qu'il pouvait aisément prendre plaisir à me faire mal, et je savais que lorsqu'on torturait quelqu'un, le plus énervant c'était lorsque la victime ne montrait rien. Qu'il savoure sa victoire... elle n'allait pas durer.

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Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Ven 3 Sep - 19:51

Il ferme le poing, et j'ai beau trifouiller avec mes petits doigts pour lui faire ouvrir, pas moyen. Une sensation grisante m'envahit : je pourrais lui briser la main avec un marteau. Il n'y a aucune limite, je peux lui faire ce que je veux. Une légère érection me prend, comme ça, part surprise. Heureusement que j'ai un grand futal et qu'il fait sombre, ça ne se voit pas.

Là dessus, l'ami Connard me déclare tout son je-m'en-foutisme. Pour l'instant, ça ne me touche pas trop, car je n'ai pas encore pris goûts aux gémissements de souffrance de mes victimes bla bla bla, mais ça viendra peut être d'ici... hum... non, en fait, je ne compte pas continuer ça tout le temps. C'est une vengeance, pas une branlette, qu'on soit bien d'accord (et laissez mon érection en dehors de ça).
Je regarde Emile, il se dit déçu du manque de nos passions dans ces charmantes retrouvailles. C'est de l'humour, je crois. Il devrait pas faire le mariole trop longtemps, je pourrais être plus vilain qu'une blessure superficielle sous l'ongle. Regarde : je peux lui mettre une méga-baffe par exemple, comme je viens de faire là. Tu veux la petite sœur ? La voilà, du revers de la main. Je n'ose me lancer dans le poing dans la gueule, je n'ai pas beaucoup de force tu sais.

Tu veux de la passion ? Bah je lui fais... un bisou sur le front. Oui, on a fait plus passionné, effectivement – mais je suppose que ça l'a dégoûté, je suis salement clodo après tout. Quoi ? T'en veux PLUS ENCORE ? J'écris avant de lui mettre sous le nez :

« Je viens d'arriver, je peux me laisser le temps tout de même. »

Et là, je grimpe à califourchon sur ses hanches. Je t'avais dit, je peux être plus passionné que ça. Dans une lubie un peu conne, je fais le seul truc qui me semble réellement grave et qu'il ne m'a pas fait (ni songé à faire, à mon avis) : je lui baisse son froc aux chevilles. Il était torse-nu, le voilà à poil. J'ose supposer que ça lui fout grave les boules – m'étonnerait qu'il désire que je le dessape, depuis que j'ai vu Sacha je me suis pas laver par manque d'occasion. Je sors mon fidèle couteau de ma ceinture (dont vous avez pu suivre les fabuleuses péripéties depuis le début), et appuie le plat de la lame (froide) sur son pénis – que je tiens de l'autre main.* Non, je ne vais pas la lui couper, ça le tuerai à coup sûr (c'est que ça perd pas mal de sang ces bêtes là, sans parler du fait de gérer les aspects physiologiques derrière), p'tète entailler dessus, plutôt.

Ouais mais voilà, la torture, c'est un peu comme le cul, la première fois t'es bien emmerdé et tu sais pas trop quoi faire de tout ça. L'idée bizarre de le violer (faire un max de mal avec un minimum de blessures dangereuses, voilà un bon crédo) m'a traversé l'esprit un court instant, mais la complexité de la manœuvre m'a vite dissuadé, il faudrait le retourner... puis j'aime pas les gars en plus (accessoirement). Et pourtant, il est à ma merci, ça me colle la gaule d'y penser. Ce fait là, en fait, juste lui.
Je passe avec une extrême lenteur le fil de la lame sur son pénis, l'entaillant légèrement (serrez les dents et fermez les yeux les gars). Mon couteau part ensuite sur son ventre, puis lui laisser une belle ligne (la douleur est assez intense, quand t'y vas lentement, essaye de t'entailler de cette façon un jour avec un vieux couteau tout pourri et mal aiguisé). J'écris ensuite :

« Mieux, niveau passion ? »

Et je regarde ma bouche, c'est ma façon très personnelle de donner la parole à quelqu'un.

* Aux vues des récentes accusations concernant sa prétendue hétérosexualité, le joueur a été obligé d'intégrer des scènes pseudo-gay à la con à son rp afin de démentir ces honteuses rumeurs.
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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Ven 3 Sep - 20:55

Je mordis ma lèvre lorsqu'il me donna une première claque, puis je tendis bêtement l'autre joue ; il ne fallait surtout pas interpréter ça comme un signe de soumission, c'était juste un réflexe. Enfant, j'avais connus ce genre de situation où je n'avais été réduit qu'à un chiot chétif sur qui on se défoulait, j'avais donc acquis plusieurs réflexes pour éviter d'avoir mal ou pour calmer la colère de mon bourreau. Je fixai toujours Mist, lui lançant muettement : "c'est tout ?", puis je haussai les épaules. Mon cerveau était en train de chercher une solution, premier objectif : buter ce con, deuxième objectif : me libérer. Le plus important à mes yeux (pour le moment) était de lui rendre tout ce qu'il était en train de faire, ce n'était que le début, mais ça me suffisait amplement. Seulement, je ne m'attendis pas une seconde à ce qu'il prenne à la lettre ce que je lui avais dit, ça avait été juste un sarcasme, alors lorsqu'il m'embrassa sur le front, je fus d'abord surpris. Pourtant, il ne fallut guère beaucoup de temps pour que le dégoût le plus total me remonte dans la gorge, ce n'est pas comme si j'avais l'habitude qu'un clochard sourd-muet m'embrasse sur le front, comme le ferait n'importe quel adolescent qui connait ses premières amours.

Je grimaçai légèrement, qu'il me touche avec ses doigts abîmés et sales n'étaient pas des plus excitant, mais qu'en plus il ose poser ses lèvres sur ma peau, je manquai de lui vomir dessus. La colère ne fit que s'accentuer, je commençai à haleter, prêt à exploser et pousser un cri enragé. L'homme d'Église censé être pieux et calme se brisait peu à peu. Maintenant je ne fermai plus les poings pour éviter qu'il s'amuser à m'enlever un par un les ongles, mais pour justement enfoncer mes ongles dans ma chair, si je perdais mon sang-froid tout de suite, je devinais que ça lui ferait plaisir. Sentir mes prothèses en argent m'ouvrir la paume me ramena un peu à la raison, je haussai un sourcil lorsqu'il me montra à nouveau son petit mot. Je m'en foutais pas mal — pour l'instant — mon deuxième objectif dépassa finalement le premier ; le plus important n'était plus de le buter et de me libérer, mais de me libérer et de le buter.

Dés qu'il grimpa sur moi, je fus paralysé à cause du choc. Qu'est-ce que son esprit d'infirme avait élaboré ? J'eus beau me débattre, bouger de toutes mes forces pour l'en empêcher, je ne criai pas, mais un grognement rauque sortais de ma bouche. Merde... si je n'avais pas eu les mains liées, je lui aurais sauté dessus pour fracasser son crâne contre le sol, l'humiliation me donna le tournis. Malgré la mauvaise humeur (sans doute l'une des réactions normales que j'eus à cet instant), il finit par faire ce qu'il avait envie de faire. Avec rage, avec haine, avec dégoût, je le vis faire descendre mon pantalon jusqu'aux chevilles. Je commençai à trembler nerveusement, une idée affreuse germa dans mon crâne. Je fermai les yeux pour la rejeter violemment, la mettre quelque part pour l'oublier, l'enterrer et la lui foutre en plein visage. L'humiliation serait beaucoup trop terrible, mon orgueil ne serait plus rien, et je ne serais plus qu'une carcasse pleine de haine. Cependant, soit vouloir me violer lui parut trop compliqué, soit ça lui sortit de la tête, je m'en moquais, au moins il changea d'avis.


— Ne me touche pas !

Crier ? Pour quoi faire ? Hors de question, la douleur envenima mon corps. Je frémis en sentant la lame froide de son couteau contre ma peau, et contre cette partie-là plus particulièrement. Pris entre l'envie de fermer les yeux comme si ça allait m'aider à oublier ce qu'il était en train de me faire, et de les garder ouverts par orgueil, je mordis ma langue et mes lèvres. Je sentais un véritable maelstrom de haine et de rage se déverser en moi, je bouillais, je hurlais tout un tas d'injures. La douleur m'arracha plusieurs frissons, même jusqu'à un gémissement que j'essayais de réprimer en plantant mes canines dans ma langue. Avoir mal ici, plutôt que là revenait au même, en fait je ne savais plus. Je crachai un peu de sang, plusieurs petites plaies s'étaient ouvertes, voir mon propre sang couler sur ma virilité et l'intérieur de mes cuisses, même sur mon ventre me donna un haut-le-coeur.

Ça me dégoûta, ça m'écoeura au point où j'en fus désemparé pendant l'espace d'un instant. Mais le mot qu'il m'écrivit me rappela qui c'était, ce n'était qu'un petit con qui cherchait à m'humilier, à me rendre ce que je lui avais fait. Mes yeux étaient devenus deux grosses pierres rouges qui brillaient de rage, je ne dis rien pendant plusieurs minutes, puis je lui crachai finalement à la figure. Brutalement, je levai mon genou pour le frapper dans la partie la plus sensible de l'anatomie masculine, entre les jambes. J'essayai de le faire aussi violemment que je le pus dans l'immédiat, je tirai sur les liens sans prêter attention à ma peau qui allait finir par s'arracher. Sentir quelque chose de dur sur mon genou me fit comprendre qu'il prenait son pied, sur le coup, j'espérai de les lui avoir brisé. La chaleur de mon sang sur ma peau me rendit nerveux. Merde Emile, réflechit, merde. Ce n'était pas ce connard qui allait te faire ça ! Bordel. Je tirai autant que je le pouvais sur les liens, mon corps n'arrêtait pas de trembler, alors que ma peau blanche rougissait. Mon corbeau croassait dans sa malheureuse petite cage, ça me ramenait loin, beaucoup trop loin. Pourtant, aucun raisonnement ne me vint en tête, ce n'était qu'une suite d'image sanglante qui me possédait. La rage ne m'aidait pas à réfléchir, je me voyais prendre ce type et le battre, voir même le violer puisque même si ça me dégoûtait de le toucher ou qu'il me touche, ça lui avait effleuré l'esprit. Curieusement, je pensai aussitôt à des instruments de torture, je voulais le foutre dans une Vierge de Fer, l'écarteler, l'empaler ! Repousser les limites de la torture et de la violence. Mais que faire ? En bougeant brusquement, je m'étais moi-même blessé au niveau du flanc, je posai mes prunelles rouges sur son couteau. J'aurais donné ma demeure, mon titre de Baron symbolisé par cette foutue chaîne que j'avais autour du cou, pour prendre cette lame et la lui enfoncer dans la gorge.


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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Sam 11 Sep - 11:28

HJ / Si y a un problème tu m'dis hein.

Pas totalement dépossédé de ses moyens, il me donna gentiment un coup dans les parties qui m'envoya valdinguer par terre en me tenant l'endroit concerné. Ça faisait mal, surtout que j'étais euh... tendu. Je pensais maitriser ses jambes en les tenant entre mes cuisses, mais je n'était hélas pas assez musclé pour ça. La douleur violente dont j'avais l'impression qu'elle me remontait le long du pelvis me donna les larmes aux yeux, et je restais un moment pas terre avec les mains collées à l'endroit, dans l'espoir de surmonter tout ça rapidement. La douleur diminua au bout de je ne sais pas combien de temps, et mon érection disparu totalement. J'avais autant envie de bander que de m'assoir à califourchon sur une poutre.

Râh le salaud, mais c'était une petite victoire sur moi, j'vais pas lui laisser ça en petit souvenir t'inquiète pas. Sale putain de porc sadique de mes couilles, je me relevait, les jambes encore flageolantes, pour lui enfoncer mon poing tout en os dans la figure. J'me suis fait mal aux phalanges, d'ailleurs, ça me lance aussi. Il s'est pas fait aussi mal en me torturant hein ? Bah j'ai moins d'entrainement, c'est tout. Je regarde un moment Emile, puis je prends une feuille pour écrire – longtemps. Je lui mets sous le nez, assez éloigné de ses genoux, pour qu'il ait bien le temps de lire. Je vois ses yeux voler d'une ligne à l'autre sur la feuille.

« Les mecs comme toi, on devrait les tuer direct. T'aime ça hein ? Tu l'aimes ton boulot de con ? Avec ta tête de caniche, blanc comme un cul, ça doit te foutre les boules d'être moche et con, c'est pour ça que tu fais ça ? Le problème, c'est que personne peut deviner en te voyant que t'es qu'une sous-merde (juste que tu es très moche), faut prévenir, alors je vais l'écrire sur ton bide. »

Puis je reprends mon couteau, mais je monte pas à califourchon sur lui pour écrire (ça serait plus pratique pourtant). Bah ouais, j'ai pas envie qu'il me casse le pelvis moi à force, déjà qu'il a failli me péter la bite... Je grave un « je »*, lentement parce que c'est laborieux (Emile il est pas en beurre, hélas), puis un « suis ». Les lettres sont en capitales, maladroites et moches, mais c'est compréhensible. J'ai pas fait trop profond pour pas le tuer, mais ça risque de cicatriser du coup... avec le sang je vois pas très bien, je suis obligé de l'essuyer du revers de la main régulièrement.

... « un gros »

Je m'applique quand même. J'aurais pu l'écrire sur son front, mais y a pas assez de place sur sa petite tête. D'ailleurs, tiens, j'vais lui mettre une gifle parce qu'il a une petite tête, et si il pouvait arrêter de remuer aussi... mes lettres elles ressemblent à rien.

... « porc sadique ».

Et voilà, tout il est écrit ! Enorme, sanglant, tout bien quoi. Je le fixe, pour avoir ses impressions à chaud. Enfin peut être qu'il peut pas lire de là ! Je reprends ma feuille, un peu avec des tâches de sang.

« J'ai écris « je suis un gros porc sadique », pour information. T'es content là ? »

Je sais pas trop encore ce que je vais faire après... chaque chose en son temps. J'aimerais bien qu'il se plaigne et tout, moi jusqu'à la fin j'lui ai fait un doigt d'honneur – avant qu'il ne me le pète. T'as pas un mot à dire gros tas de merde ? Hein ? Sa couleur de peau me dégoûte de plus en plus en fait, aussi. Trop blanc. J'le suis pas moi, blanc (pour être réaliste : même pas rose à moitié beige, comme les natifs de la capitale). Il est vraiment blanc comme euh... une fesse (oui c'est élégant). Ce mec, c'est une grosse fesse sur patte. Un gros con, sale.


* Rien n'interdit qu'Emile cicatrise parfaitement après et qu'on voit plus rien, Mist est pas un pro en gravure et ça te saoule sans doute que ton perso ait ça sur le bide.
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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Sam 11 Sep - 15:23

Spoiler:
 

Ce ne fut pas sans déplaisir que je vis Mist tomber en ayant bien l'air de souffrir, bien fait. Le spectacle me réjouit quelque peu, même si pour le moment je ne voyais pas l'ombre d'une solution, je lui montrais qu'il pouvait essayer tout ce qu'il voulait, je lui rendrais au centuple, et encore ! Les mains tenant son entrejambe, il resta plusieurs minutes par terre, les larmes aux yeux. La situation m'affaiblissait, je n'y étais pas allé suffisamment fort. Au moins ce petit laps de temps où le terroriste ne bougea pas, me permit de reprendre un peu le contrôle de ma fureur. Bien évidemment qu'elle était toujours là ! Bien encré dans ma chair, prête à éclater dès que je serais à nouveau libre, je respirais péniblement en imaginant ce que j'allais lui faire. Il avait eut semblait-il une idée lubrique derrière sa tête ? Eh bien je lui enfoncerai tout ce qui me tomberait sous la main dans un endroit plutôt intime, jusqu'à ce qu'il saigne et pleure, jusqu'à ce qu'il en crève. La vengeance avait pourri son esprit, elle avait déjà consumé le mien. La violence me brûlait de l'intérieur, j'en avais la nausée et mon coeur s'était mis à battre follement dans ma poitrine. J'enfonçai lentement les sortes de griffes qui me servaient de prothèses dans ma chair, jusqu'à sentir mon sang chaud glisser sur ma peau, c'était le seul moyen que je trouvais pour conserver un calme apparent. Sinon, je lui aurais lancé toute sorte d'injures à la figure, des compliments aussi insipides que l'odeur naturelle qu'il dégageait, si j'écoutais tous les hurlements de rages qui résonnaient dans mon crâne, j'aurais sans doute agi comme il le désirait.

Je ne devais pas montrer un semblant de faiblesse, ma fierté encore et toujours m'interdisait tout ce qu’un être humain normal faisait dans ce genre de situation : ces rats pleurnichaient, suppliaient, bah ! J'aimais mieux cent fois crevées dans d'atroces souffrances que supplier Mist, et n'importe qui d'autre. J'étais un monstre d'orgueil et de sadisme, hors de question pour moi de gagner cette connerie d'humanité. Mes yeux fixaient Mist, comme s'ils suivaient le mouvement d'une proie, enregistrant chaque geste et chaque souffle qui s'échappait. Je le vis écrire encore quelque chose sur sa petite fille, allons bon ! Qu'est-ce qu'il allait me sortir ? Je m'en foutais pas mal, tout ce que ce type pouvait bien penser de moi, j'en avais rien à foutre. Si je devais prendre en considération toute la haine qu'on me portait, je me serais pendu depuis bien longtemps. Mes yeux bougèrent aussi vite qu'ils le pouvaient pour lire les quelques lignes qu'il venait d'écrire, il avait craché toute sa haine dans ces mots, et elle piqua aussitôt mon orgueil (évidemment). J'avais déjà entendu des insultes, et ce n'était pas la première fois que quelqu'un m'injuriait, je faillis rire devant sa perspicacité. Oui j'aimais tuer, et à un point qu'il ne valait mieux pas l'imaginer, au risque de vivre dans un cauchemar perpétuel. Moche ? Moi ? Ça me fit hausser les épaules, la beauté était une notion qui m'échappait assez, pour moi quelqu'un de beau, c'était quelqu'un avec un visage d'une parfaite symétrie, comme Uriel d'Arken ou Lys Dior par exemple. En tout cas que ce type me dise ça, me mettait hors de moi. Autre m'interpelle davantage, je bougeai alors autant que le pus pour l'empêcher d'écrire quoique ce soit sur mon ventre, pourtant la morsure du couteau dans ma chair m'arracha plusieurs frémissements et je serrai les dents pour éviter d'émettre une quelconque plainte. Le salopard ! Bon sang j'allais lui faire payer ! J'allais le foutre la tête dans les flammes, j'allais lui faire avaler des rats avec la peste encore vivant ! J'allais lui foutre mon poing dans sa tête, comme il venait de m'envoyer son poing dans la mâchoire ; j'allais lui rompre le cou, lui couper les mains et le laisser agoniser plein de sang, avec des chiens pour qu'ils le dévorent vivant ! La haine commençait à me faire perdre la tête, l'adrénaline courrait dans mes veines, tandis que la colère me faisait trembler. Je ne supportais pas qu'il me touche et quand je vis les premières lettres gravé dans ma peau, quand je commençai à lire ce qu'il écrivait, je finis par hurler d'une voix rauque :

— Espèce d'enfoiré ! Si tu continues, je vais t'arracher les yeux et pisser dans tes orbites ! Me touche pas sale rat ! *

Je bougeai un peu dans tous les sens pour essayer de lire le reste, mais j'étais trop aveuglé par la rage pour comprendre quoi que ce soit, et puis j'avais du mal à lire. Il le comprit puisqu'il m'écrit sur son papier, la marque de sa gifle sur ma joue me la fit rougir. Je sentais encore les traces de ses doigts sur ma peau, ses doigts que j'allais couper avec une scie. Mon calme venait de briser en éclat, il avait eu au moins le mérite de me le faire perdre, sinon je ne l'aurais pas autant insulté. L'affront qu'il venait de me faire me fit pousser un cri de fureur que j'essayai d'étouffer vainement. Quelle importance ? Il était sourd, il n'allait pas m'entendre, mais il pouvait voir mes réactions. Je serrais les dents, les sourcils froncés et la mâchoire crispée, je finis par poser mon regard sur la cage dans laquelle l'Onyx était enfermé. Je fermai les paupières, si je la fixai avec trop d'insistance, qui sait ce qu'il allait en faire ? Les tremblements s'intensifièrent et finalement, je mordis à nouveau ma langue jusqu'au sang. Le goût de fer m'emplit la gorge, une sorte de sérénité me revint. Mon cerveau comme pour maîtriser la rage, m'envoya tout un tas d'images violentes avec pour personnage principal, Mist. Un sourire pervers fendit mon visage blanc, posant mon regard rouge dans celui du terroriste, le rictus s'agrandit et je répliquai à son discours de tantôt :

— Tu aurais pu utiliser un autre mot que celui de « porc », parce que vois-tu, le « sadique » je le prends comme un compliment. Et pour en venir à ce que tu as écrit tout à l'heure, tu as raison en disant que j'aime ce que je fais. J'ai aimé te foutre de l'eau bouillante, te frapper, te couper une phalange, et si l'Empereur ne m'avait pas coupé dans mon élan, je t'aurais enfoncé un Pal dans un endroit que je te laisse imaginer. Moi une sous-merde ? Ah que tu es drôle ! Vois-tu, alors que toi tu te débats comme un vers pour survivre et perpétuer tes petits attentats minables parce que ta vie n'aurait pas de sens sans ça, moi je vis bien et je prends plaisir à torturer tes comparses. Même après mille ans d'effort, tu ne pourras jamais m'atteindre, clébard. Pour ce qui est de mon physique, je ne pense pas que tu es déjà put tiré ton coup, alors que moi, il me suffit de claquer des doigts. Alors le clébard, on veut se prouver qu'on est un homme ?

Est-ce que j'avais très mal pris ça aussi ? Mon orgueil hurlait le contraire, mais je n'allais pas non plus laisser passer ça. En tout cas, il fallait que je reconnaisse que Mist avait fait un exploit ; je n'étais pas habitué au grand discours, c'était rare lorsque j'alignais plus de trois phrases.

* Parce que moi aussi je peux mettre des notes dans mon rps pour citer non un film, mais un jeu : Nier Gestalt.

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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Mer 15 Sep - 18:05

Petit échange d'amabilités qui fait bien mal aux fesses. Il est très fort Emile pour faire le mariole comme ça alors qu'il y a un couteau à cinquante centimètres de sa bite. Il a pas crié, moi non plus j'ai pas crié, c'est parfait, on est tous les deux des blaireaux.

Si je veux me prouver que je suis un homme ? Sans doute. Que tu aies aimé me faire mal me blesse ? Oui. Il tape où ça fait mal, ce con, et là, j'ai deux options : soit je pleure, soit j'lui enfonce un Pal dans le cul. Enfin... si je veux être plus clair : soit j'admets totalement que j'ai eu mal, que j'ai mal, que ce con m'a fait tout ce qu'on peut faire à un homme pour le détruire, m'a possédé totalement pour me réduire à l'état de sous-merde, soit j'ai ma petite fierté et je refoule.
Note que la deuxième option revient à cacher un cadavre sous le tapis.
Je peux pas opter pour la première non plus... je sais pas, me mettre à pleurer maintenant, ça serait la fin de quelque chose... enfin il ne peut plus rien se passer après, je me roulerais pour l'éternité dans la fange qui constitue ma mémoire. Il faudrait que j'arrive à « tuer » mon bourreau, mais je ne vois pas comment, Emile semble se foutre de tout. Je regarde les mots sur son ventre, je ressens de la satisfaction. Tous ces mots là, sur lui, ça me plaît beaucoup.
Je prends mon stylo, et j'écris, encore une fois.

« Le clébard, n'empêche, il est bel et bien en train de t'enculer. Ça fait de toi un sous-clébard ? »

Je lui mets sous le nez et ébouriffe ses cheveux sans aucune délicatesse. C'est avec ce genre de petits gestes humiliants que je prends mon pied, le voir à poil et sanguinolent, les cheveux en bataille... Ce sont des émotions compliquées que je ressens, j'ai du mal à les décrire en fait. Concluons alors : le voir comme ça, ça me donne envie de lui trifouiller l'anus.

Ce genre d'acte peut il être interprété comme du terrorisme ? ... j'aimerais bien. Peut être que ce sera pris comme un attentat foutrement bien réussi, mais j'en doute. Je pense que ça restera un petit truc entre nous deux, assimilable à ce que tu trouves au fond d'une fosse septique : de la pourriture entassée, qui te prends à la gorge niveau odeur rien que quand tu es à proximité, sans la voir. Je porterai peut être ça en moi – sans doute, en fait - ça pue.
J'écris :

« Je reviens »

Je sors.

Je reviens effectivement, un peu plus tard (pas long), avec un verre plein d'un liquide jaune un peu transparent dans un verre. Puis je lui verse sur le ventre et sur la queue, avant de m'assurer que ça rentre bien en trifouillant la plaie avec les doigts (pas avec mon moignon de phalange, ça serait dangereux je crois). De la pisse ? Noooon (enfin j'ai profité de mon absence pour pisser dans sa réserve de draps, en fait). Je suis un peu pudique, tu sais, encore puceau tout ça, pas très à l'aise avec tout ce qui est du ressort de mon entrejambe donc, montrer mon urine, c'est un peu trop intime à mon goût. C'est du jus de citron, petit fruit jaune fluo que les bourges importent à grands frais de Province plus au dus pour les vendre encore plus cher aux crétins qui aiment le poisson. Je n'y ai jamais goûté, mais je sais comment on s'en sert – je lis, rappelle toi.
Son sang me paraît plus rouge et plus important, mais c'est le jus de citron qui l'a dilué, et puis ça a sans douté pété toute tentative de cicatrisation, tout cet acide. Enfin je manque d'imagination pour la torture, quand même, mais je suppose que ça le dérange pas.
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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Mer 15 Sep - 21:05

Bien répliqué, il fallait au moins que je le reconnaisse, je serrais les dents alors qu'une vaine de colère était apparu, battant à un rythme régulier sur ma tempe. Décrire ce que je ressentais à présent n'aurait été que le refrain d'une même chanson dont la voix du chanteur ne serait qu'un cri enragé. À plusieurs reprises, je bougeai brutalement mes poignets pour tenter de défaire les liens, comme je l'avais déjà fait plusieurs fois, mais je n'avais pas la moindre idée sur la façon de regagner ma liberté. Ma peau s'était déchirée, je commençai à saigner à cet endroit là, aussi, et l'odeur du sang me piquait le nez. Avec un regard morne, je renvoyais toute ma haine et le dégoût que Mist m'inspirait, mes yeux semblaient brûler de fureur, plusieurs tics nerveux commençaient à me prendre. Comme décrit tantôt, je tremblais et je ne cessais de tirer sur les liens de toutes mes forces, ma langue me lançait tellement j'avais mordus dedans, tandis cette veine devenait de plus en plus apparente, comme si cela ne suffisait pas, une deuxième était apparut sur mon cou. Je cillai plus que d'habitude, clignant des yeux comme pour enlever des taches de couleurs masquant ma vision, je n'arrêtais pas non plus de froncer les sourcils. Ca pouvait paraître ridicule, ou rien, mais ça ne l'était pas ; l'éducation dont on m'avait inculpée refusait toute perte de contrôle ; or je devais faire face à une nervosité grandissante, et envahissante, comme le Terroriste pour rappeler sa présence. Ce dernier m'ébouriffa soudain les cheveux, emmêlant mes mèches blanches, sur le coup j'eus l'impression qu'il me traitait comme un gamin, malgré l'absence totale de délicatesse. Je n'allais pas critiquer ça, puisque j'en moquais aussi, mais le geste en rajoutait à l'amertume de l'humiliation. Il me touchait une nouvelle fois, pour me décoiffer cette fois-ci ; ma nature maniaque se réveilla à nouveau, crachant son dégoût envers lui, mais de façon muette. À part de le torturer jusqu'à ce que mort s'ensuive, j'avais envie de prendre une douche, et enlever tous les microbes qu'il était susceptible de me donner, comme cadeau de notre merveilleuse amitié, entre autres.

— Le clébard se croit juste important, lançai-je nonchalamment.

Je ne sus s'il lut sur mes lèvres ma réponse, mais je le vis quitter ma chambre ; bordel, qu'est-ce qu'il allait faire ? S’il se mettait à toucher quoi que ce soit, s'il souillait mes affaires avec ses mains sales, j'allais retrouver toutes les personnes à qui il était attaché, que ce soit une pauvre fille qu'il voulait se taper, ou un quelconque parent, j'allais lui enlever toutes personnes pour qui il portait une affection. M'attaquer à ceux qu'il tenait, juste avant de le tuer, me parut bien pauvre comparé à la faute qu'il était en train de commettre. Néanmoins, j'oubliais souvent que les gens donnaient une grande importance à leur entourage ; si je lui arrachais tout ça, aurait-il encore une raison de se battre ? Sans doute cherchera-t-il à me tuer, ou à se venger à s'attaquant lui aussi à ceux que j'aimais ; or, je n'aimais personne, j'étais trop insensible. Cette situation me stressait, autant qu'elle me mettait mal à l'aise, jamais je n'avais été dans une situation pareille, enfin pas depuis que j'avais été adopté. Retourner à mes souvenirs, ne m'emplissait pas de nostalgie ; j'étais partagé entre l'envie qu'il revienne au plus vite — je pouvais ainsi voir ce qu'il faisait — et celle où loin de moi, il me laissait tranquille. Je tournai plusieurs fois la tête sur le côté, posant mes yeux à peu près partout dans la pièce, mon regard rencontra mon épée accrochée au mur, si seulement je pouvais l'atteindre... l'espérer était trop risible, je jetai ça dans les orties. Le corbeau se montrait désormais plus calme que moi, les rôles étaient renversés. C'est alors qu'une lumière vive m'aveugla, juste à côté du lit, posé sur la table, une bougie se battait pour briller dans l'obscurité. J'avais l'habitude de la laisser allumer, pas pour une raison stupide comme une vulgaire peur du noir, mais parce qu'il m'arrivait de veiller tard et de laisser la lumière allumer. Cependant, je n'eus pas le temps de me concentrer sur la flamme que Mist finit par revenir. Je l'observai avec mépris, alors qu'il se rapprochait avec un verre. Sur le coup, je pris effectivement le contenu pour de l'urine, mais je me rassurai en me disant qu'il n'était pas tordu au point de vouloir s'en servir contre moi... ou pas.


— Bordel ! Arrête !

Tendu comme la corde d'un arc, je respirai comme un cheval après un long galop, la mâchoire serrée, je n'arrivais pas à contenir les effets de la douleur. Pas cette fois, malheureusement, j'avais beau me répéter de ne pas craquer, de ne pas montrer la souffrance, je n'y parvins pas ; pas cette fois-ci. Mon visage se crispait, alors que je serrais les dents pour réprimer un gémissement rauque, je ne me concentrai pas à savoir ce que c'était, je m'en foutais pour le moment. J'avais mal, atrocement mal, ça me brûlait partout où il m'avait blessé, sur mon sexe, sur mon ventre, c'était comme un feu qui me dévorait. Un picotement puissant qui me prenait, j'avais la sensation qu'on m'arracher la peau ou qu'on me la griffait. Il aurait bien pu mettre du sel sur les plaies, le résultat aurait été aussi douloureux. Je me foutais des cicatrices, ou du temps que ça mettrait pour cicatriser, je ne pensais même pas à ça ; ça arrachait, ça faisait mal et c'était la seule chose que je comprenais. Mes traits se déformèrent de haine et de douleur, plusieurs gouttes de sueur glissèrent sur ma figure, alors que j'avais tourné la tête. Mes yeux fixèrent cette misérable bougie, j'avais une idée, mais la mettre en pratique me paraissait trop difficile, et j'avais mal. Je tournai la tête vers Mist, mes lèvres saignaient, je reprenais peu à peu un simple visage crispé ; je bougeai les lèvres lentement pour qu'il comprenne mon murmure : sors de chez moi salopard, et va crever dans le caniveau.

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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   Mar 18 Jan - 16:22

[HJ/ Pourquoi répondre à un rp avec quatre mois de retard ?

A/ J'avais envie de jouer Mist, voire de rp, plus largement.
B/ Il y a trop d'épisodes de Dr House.
C/ J'ai besoin de rp's finis.
D/ La réponse D.]


Pour ce que j'en voyais, il faisait des bruits avec sa bouche, mais surtout, surtout, il exprimait toute douleur possible. Je voyais qu'il essayait de se retenir de faire du bruit avec la bouche, quel intérêt ? Je ne l'entendrait pas de toute façon. Et puis il peut faire du bruit la bouche fermée aussi. Bah, ce sont des choses que je ne peux pas comprendre. Le plus important c'est perdre pied et gesticule dans ses liens à cause d'une douleur trop forte. Et que je bande aussi. Ça c'est horrible, le fait qu'il bouge comme ça, la queue à l'air, ça me fait chaud en bas, une pression bien agréable. Je veux pas, je déteste ça. Bon sang, un inquisiteur albinos ! Un homme ! Mais c'est pas l'idée de sa poitrine plate velue qui me fait rêver, c'est que, putain, ce gars a mal, il sait pas comment gérer la douleur, il a honte, il est humilié... c'est une très, très bonne vengeance, qui colle la bite au ventre mec, hé ouais.
Bref.
Il me dit de me tirer. Je suis pas tellement surpris, c'est une demande légitime de sa part. Et puis surtout, surtout, j'ai plus d'autre idée de sévices à lui infliger. Tu sais, la torture, c'est pas ma branche à la base – c'est celle de personne je suppose d'ailleurs. Et puis... je devrais pas bander pour ça bordel ! Et pourtant, dieu sait que j'ai envie de le faire pleurer comme une gamine en lui passant dessus. Mais d'une, j'arriverais pas à le retourner, de deux, si j'écoute pas mes pulsions, je n'en absolument pas envie. De façon intellectuelle et consciente, je n'en ai pas envie, j'ai pas envie de violer un mec et de lui faire mal. Oui, ça serait le comble d'une vengeance réussi, mais ça me souillerai autrement plus que de me contenter de renverser du citron sur des plaies ouvertes. Je sais pas pourquoi hein, mais c'est comme ça. Oui j'ai un coté bon gars dans le fond, avec une jolie morale pleine de rubans et de chatons duveteux, il s'exprime bizarrement, c'est tout, comme un gamin qu'on aurait trop malmené.

OK je me casse.

Bah oui. Je vois plus que ça à faire. Je sais pas si j'ai gagné, j'estime que oui. Verser du citron sur les mots que j'ai gravé sur lui, c'est quand même une putain de victoire. Le voir se tortiller à cause de la douleur, un plaisir sans nom. Je regarde les mots d'ailleurs, il va les garder. Pourvu que ça le dégoûte de baiser, de se laver, d'aller nager quelque part, bref, de se déshabiller en public. Ça sera une grande victoire ça, mais je serais pas là pour le voir. J'écris une chose, une dernière chose.

Pense bien que tu sais pas où je suis, mais à l'inverse je sais que tu es toujours trouvable. Je reviendrais t'enculer un jour.

Puis je prends la bougie et je la mets sous le lit. Dernière petite prise de risque. La flamme touchera-t-elle le sommier ? Prendra-t-il feu ? La colonne de cire est elle assez grande pour ça ? Quel suspens. Un pari con, bien que je m'étais promis de pas tuer Emile. Ça me plairait tellement que tout disparaisse dans les flammes, quelque part. J'aime le feu, c'est un de mes modes d'action préféré. Silencieux, bonne mise en scène bien impressionnante. Mais placer cette bougie à cet endroit est de l'ordre de l'impulsion conne.

Enfin bref, sans un regard en arrière – préservons mes nerfs – je passe par la fenêtre et laisse tout en état, le corbeau dans la cage et Emile les fringues sur les chevilles et sanglant. Je veux juste partir et ne plus y penser, cette vengeance était nécessaire, mais je ne veux plus me soucier de cet inquisiteur maintenant. Tout mettre sous une grosse pierre et bien l'enterrer, voilà qui me convient.

Sale porc sadique.
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MessageSujet: Re: Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]   

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Je sais que mes enfants s'appelleront... vers de terre ! [Emile Paole]

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