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 Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]

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Mist
Á mon cerveau regretté

Mist

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MessageSujet: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyDim 15 Aoû - 10:01

HJ / Ouais mais Ingell il a pas répondu depuis Mai, et si j'attends la fin du rp avec Machin et Truc, on est pas sorti du sable !

Je suis dans une baignoire.
C'est après... ça, le reste, toutes ces choses. J'ai essayé de me laver dans le fleuve, mais tu en ressors juste avec une nouvelle sorte de saleté, de la vase au lieu de la merde. Et puis l'eau est froide, il fait nuit, les couleurs du ciel ne sont pas belles. Il faut que je nettoie mes plaies, elles sont rouges et enflammées c'est pas très beau non plus.

J'ai calculé mon plan : voler des vêtements propres, et attendre, voir quand ce connard sort toute la journée pour squatter sa baignoire. C'est ridicule ? Tout l'est un peu ces derniers temps, j'veux dire, j'ai perdu une phalange, du poids, des dents, du sang, de la merde, et je suis toujours vivant. Je me suis même refait une couleur, et j'attends que ça prenne là. Le colorant coule un peu le long de mon visage, le long de ma joue, dans mon cuir chevelu, mais j'enlèverai ça plus tard. Je crois que je suis tellement abimé qu'une peau un peu bleue ne fera pas tâche.

J'ai eu tellement de mal à chercher des seau d'eau et à les faire chauffer, c'est trop lourd pour moi, surtout que j'ai dû en remplir deux. Le premier pour enlever toute la boue et le sang séché, le second pour glandouiller dedans (un bain chaud, attends). J'ai mangé pourtant avant, j'ai tapé dans les réserves du petit con – et il a pas grand chose. Je me suis fait une sorte de bouillie composée de fruits et légumes broyés, et de pain. Pas trop, je sais que quelqu'un qui a jeûné trop longtemps crèverait à coup sûr de trop manger, mais après le bain j'en ferais encore, quand même. J'ai tellement la dalle.

J'ai le couteau au bout des doigts, aussi. Mon bras amaigri pendouille du bord de la baignoire, et je le tiens fermement. Désolé, hein, se faire torturer pendant des jours, ça rend parano. J'ai l'air de dormir mais je ne dors pas, je suis juste très blasé, et j'attends que la couleur prenne. Y en a un peu qui coule dans l'eau, ça fait des filaments de bleu qui flottent, c'est joli. Ça coule le long de ma clavicule aussi, et sur ma peau un peu violette à cause du froid, c'est joli aussi. J'me suis regardé dans un miroir, j'ai pas l'air en très bonne santé, en fait j'ai surtout l'expression faciale du mec qui en a trop marre, et qui va pas tarder à se tuer. J'y ai pensé, je l'avoue, parce que je vois pas trop comment la vie peut continuer, mais faut que je torture ce bâtard d'Inquisiteur pendant des jours, avant. Après, je vais sans doute m'ouvrir les veines ou un truc comme ça. Quoique... y a Mais Dors. Je l'ai revu, ça faisait longtemps, une éternité en fait. Il m'a fait fête, pendant que j'avais la fièvre dans ma Planque. Il a curieusement grossi du ventre, il est peut être malade. Une tumeur ou un truc comme ça, enfin il est tout gros du bide et normal du reste, j'ai jamais vu ça. Enfin ça a pas l'air de lui faire mal. Il est là d'ailleurs, dans la pièce, il fait le guet en remuant son petit bout de queue. J'adorerais être un chien.

Je me gratte la joue, j'ai un peu de barbe qui a poussé pendant ma détention, ça pique. D'habitude, je me rase avec mon couteau (qui ressemble plus à grand chose, faut bien le dire, il servait à couper le fromage de base hein), mais j'ai la joue entaillée et j'ose pas approcher une lame de la croûte. Faut mieux laisser ça tranquille, ouais, laisser crever, et glander dans l'eau (plus si) chaude. Il faut attendre que le bleu fluo ait bien pris sur mon crâne décharné. J'appuie ma pommette sur le rebord de la baignoire, c'est bien prévu ces trucs, on peut vraiment prendre une position reposante, surtout qu'avec mon absence de kilos, je m'épuise vite.
Donc du coup, je m'endors comme un con, évidemment.


Dernière édition par Mist le Jeu 19 Aoû - 11:21, édité 1 fois
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Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyDim 15 Aoû - 15:24

Je suis dans un lit. C’est après ça, le reste et toutes ces choses.
J’ai l’impression de vivre plusieurs vies dans une vie. Un jour, je suis l’arme d’un dangereux trafiquant, l’objet sexuel d’un gros dégueulasse de noble, la mule d’un pauvre paysan, la fille d’un bon bibliothécaire, et à ce moment là… une marmotte. Je suis vautrée dans le maigre matelas du maigre lit de mon maigre maître. Mais bon, je suis sur un lit, c’est déjà ça. Le problème avec le lit, c’est que du coup je n’ai plus aucune notion du temps que je passe à dormir. Encore plus à cause du fait qu’Ingell est sans arrêt en vadrouille pour son travail. Informateur… hein ?

Enfin, l’appartement où vit ce gringalet n’est pas si mal foutu je dois dire. Bien qu’il m’ait fallu un temps d’adaptation. Bah oui, à force de changer d’environnement pour un oui ou pour un non, je m’use moi. J’deviens vieille, ça doit être ça, pourquoi je passerai mon temps à dormir sinon ? Ingell dit que c’est à cause des arômes de l’herboriste qui vit en dessous, et que ça ira mieux une fois habituée. Mouai… Mais au moins ici, y’a une baignoire, la grande révolution quoi.
Enfin, pour le moment, j’ouvre un œil, et me fais immédiatement agresser par la lumière du jour. Du coup, je retourne sous la couette, en blasphémant quelques injures à ce foutu soleil qui veut pas me laisser tranquille.

~Graouh~

Zut. J’ai faim. Enfin, pas moi, mon estomac. Pas l’choix, va falloir se lever. Il parait que les marmottes peuvent dormir des mois entiers sans ressentir la faim. Le monde est mal fait. Bref, d’une poigne de fer, je choppe la couverture et je l’envoi balader à quelques mètres du lit, tout en poussant un bâillement-cri. Oui, le bâillement-cri … je vous laisse imaginer. Pour l’instant, je me contente de ranger la couverture, parce que si Ingell rentre, je vais avoir le droit à une réflexion évidente à propos de la cohabitation et toussa. Ceci fait, je me dirige vers ce qui sert de cuisine. Bizarre… des cadavres de peaux de fruits et de quelques légumes gisent là, sur la petite table. Je tourne mon regard vers la fenêtre, et d’après la position du soleil je me doute que la journée est déjà bien entamée. Ingell serait-il rentré entre deux missives ? Plutôt inhabituel, d’autant plus qu’il aurait pu prendre la peine de venir me réveiller (ou alors il n’en a pas eu le courage). Bref, quoiqu’il en soit, ses petites affaires personnelles ne me regardent pas.

J’attrape un reste de pain déjà entamé, et croque dedans avec appétit. Appelée par la faim, je pars à la recherche de quelque chose de plus rassasiant, et trouve mon bonheur au fin fond d’un petit buffet. J’entame un paquet de gâteaux au beurre. C’est comme les chips ces trucs là, quand t’en mange un…bah, il arrive ce qu’il arrive. Du coup j’ai fini le paquet. Arf, Ingell va me tuer ! Bon, l’avantage c’est que j’ai plus faim du coup. Maintenant que je suis rassasiée, je prendrais bien un p’tit bain ! Au passage, j’attrape un short à Ingell, et une petite chemise bleue. Bah, si il est pas content il a qu’à m’acheter des vêtements ! Au cas si il refuse je n’aurai qu’à sortir et crier dans la rue que Ingell Decade est un clochard, un ingrat qui n’offre jamais de fringues décents à sa sœur (oui, je m’autoproclame quand ça m’arrange).

Dans un souffle, j’ouvre la porte de la salle d’eau. Mais ce qui était pas prévu, c’est le type qui se trouve DANS la baignoire. La baignoire où JE comptais me glisser ya a peine quelques minutes. Je doute fortement que le gars présent ici même soit un ami de la maisonnée, en particulier lorsque je pose mes yeux sur le couteau qu’il tient fermement entre ses doigts maigrichons.
Informateur …hein ? Quelqu’un a-t-il déjà pensé à informer ce très cher Ingell des visiteurs improvisés qui se glissent dans sa baignoire pendant qu’il s’absente ? En tout cas, celui là n’a pas l’air de m’avoir remarqué, il doit probablement dormir profondément. En plus il a du bleu partout, comme si il venait d’être victime d’une attaque picturale. Enfin, c’est pas tout, mais j’aimerai bien prendre mon bain, et puis la compagnie d’un intru bleu armé ne me rassure que vraiment moyennement. Je me libère les mains des habits que je tenais un peu plus tôt, et je disparaît de la pièce le temps de quelques minutes. Je réapparaît les mains empoignant fermement un grand seau. Doucement mais sûrement (toujours), je m’avance en direction de la baignoire où somnole l’importun. Un grognement me stoppe dans ma lente avancée, et je tourne la tête. Oh, un chien ! Tout gros tout rond, qu’il est mignon le chien ! Nan attends, c’est vraiment pas le moment là. Je pense pas qu’il soit en train de ronronner. J’avale une bouffée d’air, je gonfle mes poumons, et je grogne le plus méchamment que je suis capable (la méchanceté ne manque pas chez moi). Apparemment ça à l’air de marcher, vu qu’il baisse les oreilles et la queue en laissant échapper un petit sanglot. Désolé.

Bien, je reviens au problème de taille qui dorlote dans la baignoire. Mon grognement n’a pas eu l’air de le tirer des bras de Morphée, ou du moins pas en apparence. Lentement je m’avance, sans quitter des yeux le couteau toujours dans sa main. Sais-t-on jamais.
Maintenant que je suis arrivée au niveau de son bras balan, je soulève le seau au dessus de ma tête. Sans la moindre once de compassion, je lui vide le seau d’eau glacée entier sur la tête.


Hrp/ T'as de la chance, j'ai eu plus d'inspiration que d'habitude, d'où la réponse rapide, mais ca s'ra pas toujours comme ca ! :P


Dernière édition par Sacha le Lun 16 Aoû - 8:47, édité 1 fois
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Mist
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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyDim 15 Aoû - 21:41

J'rêve que je suis un chien et qu'on me tape dessus alors que j'ai toujours été bien nourri. T'as jamais fait des rêves tellement malsain que t'as l'impression de te noyer dans du pétrole ? C'est gluant, collant, et surtout t'arrives pas à tenir debout avec un truc pareil sous tes pieds... J'me souviens que dans mon rêve, y avait une forte odeur d'excrément. C'est toujours l'odeur que j'associe à la misère, parce que n'importe quel individu qui a le choix ne se fait pas dessus. C'est soit que t'es enfermé dans un endroit exigu, soit que tu peux pas bouger, enfin c'est pas bon quoi. Et puis y a le coté sombre, la pierre couverte de boue, avec des plantes maigrichonnes qui poussent dans des fissures pleine d'une terre sale.

Enfin heureusement je me suis réveillé, et je précise, au cas où t'aurais pas deviné : le « heureusement » était ironique. Mon petit corps frigorifié s'est pris encore plus d'eau froide. Je pensais pas pouvoir sortir d'une baignoire aussi vite ! J'me suis très vite retrouvé nu, tremblant, et bleu, face à une jeune fille. Une rousse (joli le roux hein, pas tout moche), frêle et très jolie, mais là n'est pas la question. J'ai tendu la lame de mon couteau vers elle, pour la menacer. Elle va peut être me lancer le seau à la tête, j'aimerais pas trop ça.

Par gestes tremblant, un peu saccadés même (j'ai si froid), je me recule contre le mur, dans une posture mi-défensive, mi-effrayé. C'est que j'en ai, des souvenirs sur les seau ! Je claque des dents, ça faisait un moment que je dormais dans de l'eau froide, et j'ai eu le droit pour ma peine à de l'eau encore plus froide ! Je jette des coups d'œil nerveux à mes affaires, j'avais même dégotté une serviette ! Ça aurait pu être si chouette comme bain ! J'aurais mangé, je me serais tiré, personne n'en aurait rien su ! Mais non ! Quelqu'un m'a maudit avant ma naissance, c'est pas possible, pour être dans une merde pareille.

Je colle mes fesses (appelons ça plutôt « les petits machins avec des os qui pointent dedans ») contre le mur, à force de reculer doucement, le couteau tendu devant moi avec mon bras tout maigre. Je fais pas très peur, surtout que je suis nu (nan mais... ça me gêne terriblement hein), on peut donc contempler ma maigreur post-torture (c'est autre chose que d'arrêter les pâtisseries) et de superbes brûlures suintantes sur mon flanc droit (en plus de la phalange manquante, de l'énorme plaie ouverte sur la joue et tout ça, mais c'est là aussi quand je suis habillé). J'ai honte d'être comme ça, je voudrais mes fringues qui sont à l'autre bout de la pièce. Elle doit pas avoir peur la nana, si elle savait... elle aurait encore moins peur. Comment craindre un type bleu de froid, nu et amaigri, même si il est armé ? Elle ne paraît pas stupide, et même plutôt blasé de la vie pour son âge (je pense qu'elle est plus jeune que moi, mais ça doit pas trop se voir, ça rajeunit de perdre dix kilos, c'bien connu).

J'y avais pas pensé... mais elle doit sans doute pas savoir que je suis muet (bah oui). Putain, si elle se met à parler j'vais avoir l'air bien con. Je continue de jeter des coups d'œil nerveux à mes affaires, près d'elle. Y a un papier et un stylo dedans, parce que même quand je vais dans un endroit où je suis censé croiser personne, je prend ces denrées essentielles. On sait jamais ! Ma maman me l'a toujours dit, de pas me conduire comme un animal à me contenter de regarder les gens avec des yeux de petit chat quand ils m'adressent la parole. Je peux communiquer aussi ! Mais la fille est entre mes affaires et moi... je veux pas communiquer avec elle en fait, c'est fini la communication, ça sert à rien, on vous tape dessus quand même.

J'voudrais jute avoir un chouilla plus chaud en fait.
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Sacha

Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyLun 16 Aoû - 9:52

De ma vie, je crois que c’est la première fois que je vois quelqu’un sortir aussi rapidement d’un bain (bien qu’il est vrai que j’ai rarement l’occasion de voir les gens sortir de leur baignoire). Regardez-le, on dirait que le ciel vient de lui tomber sur la tête ! Et encore j’ai été clémente sur ce coup, j’ai juste libéré l’eau, j’aurai très bien pu lâcher le seau sur sa tronche de pot d’peinture. Enfin, pour le moment, il a l’air vraiment perdu le monsieur. Maintenant qu’il est hors du bain, je peux clairement distinguer son corps frêle et squelettique, les brûlures qui décorent sa peau tendu, et son entrejambe... Je lève un sourcil. Bah au moins il risquera pas de me violer celui-là. Je serai bien allée lui secouer les os, seulement il veut pas lâcher le couteau, et le voilà collé au mur aussi lamentablement qu’une ventouse. Il agite son couteau, dans ma direction. C’est une menace ? Pitié, c’est ridicule, en plus il tremble comme une feuille, ça enlève tout espoir de crédibilité. Il doit vraiment avoir peur le type, si il savait…il aurait encore plus peur.

Vu comme il a l’air super dangereux, je prends le risque de jeter un coup d’œil à la baignoire. Peuh, c’est pire que la marée noire là. Même un cochon prendrait pas le risque de s’y baigner. Ya des choses non identifiées qui flottent à la surface de l’eau, qui est d’une couleur pas très saine. J’suis sûre que si je plonge un bras là-dedans, j’en ressors avec quatre mains. Je lance un regard dédaigneux au macaque qui a osé pourrir mon bain. ‘Me moque bien du fait qu’il soit proche de la mort, ou agonisant. Il a posé ses sales petites fesses de crasseux dans MON bain (bon d’accord, il est à Ingell mais bon..) ! Par réflexe, je lève le seau vide au dessus de moi, prête à le lancer sur ma victime (oui, j’ai de drôles de réflexes). D’ailleurs, celui-ci prend une pose encore plus affligeante. Son cœur a du se retourner sous la peur. J’ai l’impression d’être sur le point d’écraser une fourmi. Du coup, je baisse le seau. Bon, faut pas abuser non plus. C’est juste un mort de faim puant qui cherche à prendre un bain pour pas crever de la peste. Et je parierai fort que les morceaux de fruits dans la cuisine sont de son œuvre. Faut dire qu’il a pas eu de bol, faut être suicidaire pour s’introduire dans la maison où je vis. Surtout quand je veux prendre un bain. Tiens, d’ailleurs, comment il a fait pour rentrer ? Il devait aussi savoir qu’Ingell serait pas là, je doute fort qu’il aurait pris le risque de s’introduire en laissant la chance décider de son sort.

Bon, je crois qu’il a froid là. Faut dire que je viens de lui balancer une cascade glacée à la figure. En tout cas, il a pas l’air décidé à parler. J’sais pas moi, en temps normal il aurait du cracher des menaces, ou bien tenter de s’expliquer. Rien de tout ça. Il se contente juste d’agiter sa carcasse tremblante et son couteau (c’est dangereux ca), tout en fixant désespérément derrière moi. Hum ? Je me retourne, normal quoi. A coté du chien (qui a pas osé la ramener), ya des habits en boule. Je les reconnais, ce sont ceux d'Ingell. Bah dis donc, quand il s'introduit chez quelqu'un, il fait pas les choses à moitié lui. Je lève les yeux vers le macaque.


« Tes claquements de dents commencent sérieusement à m'agacer.»


Ni une ni deux, je lui balance à la figure les affaires, avec une once de culpabilité. Ou pas. S’pas grave, Ingell a plein d’autres affaires, et puis il est pas obligé de le savoir. J’me dis qu’une fois habillé, le type sera peut être plus enclin à parler. Après, selon ce qu’il dira pour se défendre, je déciderai si je lui frappe dessus ou pas.
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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyLun 16 Aoû - 19:08

Elle va lancer le seau ! J'ai un an de retard parce que j'étais fixé sur sa bouche, mais quand le seau commence à prendre de l'élan entre ses mains, je fléchis et me crispe, près à recevoir le coup, à m'écrouler, et à avoir mal. J'ai peur, et j'ai honte d'avoir peur, ce n'est pas un très bon mélange en général. Et puis j'ai pas eu que peur, j'ai eu envie de littéralement me chier dessus, j'ai dû serrer les sphincter, c'est dire.
Oui, c'est sûr, je fais pitié. Je fais même tellement pitié que la frêle madame baisse son seau. Ça m'étonnerait qu'elle me donne des gâteaux et tout après, elle a pas l'air tendre, mais en tous cas elle baisse son seau. Bon point pour elle. Si elle avait l'immense amabilité de le poser dans un coin de la pièce, peut être que je poserais mon couteau.

Elle me dit un truc méchant, et me lance mes fringues. Putain, mais j'lui ai rien fait ! Je rattrape d'une main (hé ouais) les vêtements qu'elle me lance roulés en boule, et puis tant qu'à foutre, je les enfile. Ça gratte, c'est doux et propre. Je t'ai dit qu'il y avait des choses qu'on pouvait oublier à force ? J'ai oublié l'art des chaussures, c'est pour ça que j'en ai pas volé. J'me vois pas enfermer mes pieds dans des petits sacs en cuir en fait, objectivement. Tu sais que les premières années de ma vie, j'ai pas pu formuler en mot, parce que je les connaissais pas ? … ouais, un peu ramolli du cigare du coup, ouais. Enfin tu vois, ma vie c'est pas grand chose, j'ai oublié les chaussures.
Je mets le pantalon. Pour le Maigrichon, il devait être trèèès grand (pas que con, j'ai pris ce dans quoi je pouvais rentrer et pas trop voyant). P'tète qu'il le gardait pour quand il grandirait... ou pour ranger un garage... dans tous les cas il est baisé c'est moi qui l'ait ! Et j'mets la tunique aussi, et la ceinture. C'est con, mais tout ça est un peu grand (d'ailleurs le pantalon qui cache mes pieds, ça va être un putain de ramasse poussière je le vois arriver gros comme une maison). Faut dire que par manque de nourriture, j'ai un peu bridé ma croissance (si peu).
Et j'vais colorer le dos de la tunique en bleu pétant aussi, ça c'est bête.

S'habiller sans lâcher son gros couteau de cuisine n'est pas un mince exploit, je tiens à le dire, et à la fin de l'opération il est toujours pointé sur la charmante jeune femme qui m'a foutu en hypothermie.
Et vient le plus beau moment de solitude de toute ma vie.

On se regarde longuement en chien de faïence, j'ai froid, j'ai faim, Mais Dors vient se cacher derrière mes jambes, c'est le bonheur quoi. J'ai le temps de me dire que, dans le fond, elle est très jolie cette fille (c'est fou les illuminations divines qui vous tombent dessus comme ça). Soudain, je tique que la nana attend sans doute que je « parle », en fait. Genre que j'explique ce que je fous là, pas que je tienne un couteau devant moi en tremblant (enfin avec des fringues, j'ai un peu plus de prestance quand même).
Ouais mais j'ai pas envie ! Elle peut aller se faire foutre, j'vais sortir ouais ! J'vais rentrer, et j'trouverais à manger ailleurs ! J'ai besoin de parler à personne moi, j'ai le chien !



Bon, OK.

« Je suis handicapé, je ne peux pas parler, et je suis déjà venu ici voir le maigrichon. J'connaissais son père, alors j'ai le droit de venir là. »

Je lui lance la feuille roulée en boule (parce qu'une feuille dépliée, ça se lance pas, crétin).
Son... père ? C'était un mensonge, je parlais du vieux qui habitait là avant. Le maigrichon avait l'air d'y tenir, alors j'suppose qu'ils se connaissaient bien, genre père/fils quoi, même si ils se ressemblent pas.
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Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyLun 16 Aoû - 21:17

En moins d’une minute, le voilà habillé. Enfin, c’est assez ridicule je dois dire, de le voir se tordre pour pas lâcher le couteau. Il est scotché à sa main ou quoi ? Il crois que je vais lui sauter à la gorge si jamais il venait à s’en séparer ? Hum.. Il a pas tort. Sauf que plus il me fais languir, moins je me sens disposée à écouter son excuse. Pour ça faudrait-il que je le sois déjà. Bref, c’est pas l’sujet. Pour l’instant, tout ce que je remarque c’est qu’il a l’air vraiment manchot, dans ses vêtements trop grands (ceux d’Ingell en fait). Faut dire qu’Ingell a de drôles d’idées, personne dans cette maison ne trouverait ce pantalon à sa taille. Pour dire, même le seul inconnu qui a eu l’idée de squatter ici rentre deux fois dedans. Il resserre la ceinture, et il me regarde. Fixement. On dirait un poisson. Qu’est-ce qu’il a ? J’ai un truc sur le visage ? Ou bien il vient de faire un arrêt cardiaque ? Ah non, il est vivant. Mais qu’est-ce qu’il attend pour parler ? Au lieu de ça, il sort un papier et un stylo et se met à griffonner prestement. Il a du perdre sa langue dans le bain. L’eau est tellement crade qu’elle a du pourrir. En cherchant bien, on la trouvera pt’être au fond de la baignoire.

Une boule de papier froissé se heurte à mes pieds.

« Je suis handicapé, je ne peux pas parler, et je suis déjà venu ici voir le maigrichon. J’connaissais son père, alors j’ai le droit de venir là. »

Elle est bien bonne, celle-là. Au fait, pourquoi j’l’ai pas tapé plus tôt déjà ? Ah oui, je voulais d’abord entendre son excuse. Bah voilà, c’est fait. La suite ? Et bien je crois que plus rien ne me retiens à présent. Je le reluque brièvement de la tête au pieds, et j’me dis qu’il me faudrait pas plus d’une pichenette pour le casser en deux. Seulement je pense pas qu’Ingell apprécierait. Lui qui essaye de m’inculquer un minimum de civisme… j’admire sa persévérance. En plus, si l’inconnu est bel et bien un ami de son père, j’aurai vraiment l’air cruche. Argh, qu’est-ce que je dois faire ?! Si ça se trouve le macaque est un sale mytho en plus. A ce stade, ya pas trente-six moyens de le savoir. Je vais gentiment me renseigner, après, j’aviserai. Au pire, j’suis assez douée en torture, ça peut toujours servir.
D’une main, j’avise un signe vers le sol, histoire qu’il comprenne que j’aimerai bien qu’il lâche ce foutu couteau. J’hausse un sourcil, d’une manière pas très chaleureuse, j’aimerai pas qu’il pense que j’ai l’intention d’accepter sa petite intrusion sans en placer une. Après tout, Ingell ne m’a jamais parlé de son père. Manque de confiance ? Peut être. Les mains sur les hanches, je reporte mon attention sur le macaque bleu.

« Tu t’moque de moi. T’as le droit d’être ici ? Alors pourquoi t’as besoin d’un couteau ? Pas pour te curer les ongles à mon avis. »

J’ai peut être été légèrement dédaigneuse dans mes dernières paroles, mais j’regrette pas. Du coup, je m’avance vers ma victime le regard mauvais… sauf qu’au final, j’me retrouve à plat vendre sur le sol mouillé. Là, on peut dire que le carreau vient d’me monter violemment à la figure. En gros, j’ai glissé, et je me retrouve pitoyablement par terre, sans pouvoir m’empêcher de chercher des yeux le couteau dans la main de son propriétaire.
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Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] Vide
MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyMar 17 Aoû - 15:17

Elle se déplace comme un animal dangereux, enfin c'est l'effet que ça me fait. L'attention que je porte habituellement à mon nombril se concentre maintenant plutôt sur elle. Elle n'est pas content (oh surprise), et elle n'aime pas mon couteau, elle y jette des regards nerveux. En fait, elle a une tête de « bonne copine » (je lisais beaucoup, et c'est un stéréotype qui revient), toute mignonne et tout, mais une bonne copine qui mange les bébés (le regard qui fait ça). J'veux dire, une rousse, ça peut pas être méchant, nan ?
Ouais bon j'dis de la merde, okay.

Je pose quand même le couteau au sol... En fait, je suis en train d'envisager de poser le couteau, au sol, quand soudain la fille se met à ouvrir la bouche et à produire des sons (je suppose en tous cas), elle me menace et...
s'avance vers moi.
Je te raconte pas les boules.

J'ai pas une connaissance aigu de la gent féminine (des gens en général en fait), mais il me semble que le stéréotype, c'est que même si je suis affamé et avec des morceaux en moins, elle a peur de moi, elle crie, ou des trucs comme ça. Une nana qui monte au créneau, ça surprend vachement ! En fait, ça me fout la trouille (mais quand t'es moi, t'as la trouille même des fourmis un peu agressives). Elle va me taper ! Je serre le couteau de toutes mes forces entre mes doigts, si elle me tape, je hurle pas mais j'la plante. J'ai déjà planté plein de gens ! Faut qu'elle ait peur de moi ! Ouais, je sais ça se voit pas, mais j'ai tué des gens. De sang-froid d'abord, alors fais pas le malin. D'abord, enfoncer dans quelqu'un, c'est comme dans du beurre mou, c'est quand tu tapes l'os que c'est un peu gore, faut pousser après. Bref, j'vais la buter, on va tous se buter, et la Révolution peut aller se faire voir chez les grecs.

Ouais mais voilà, la méchante, elle fait une chute magnifique sur une flaque d'eau. Le genre de chute, tu vois ça, tu grinces des dents parce que ça doit faire drôlement mal. Moi j'avais commencé à plier les genoux pour pouvoir lui bondir debout, le couteau au vent, mais non.
Ben évidemment, je me mets à genoux près d'elle pour l'égorger. Ça doit être la sœur du Maigrichon... quoique. Elle m'a pas dit « mais j't'ai jamais vu avec papa ! », ce qui serait plus logique (c'est vrai, on s'est jamais vu quoi), mais elle m'a fait remarquer la présence du couteau, ce qui est complètement con. Y a un tas de raisons pour que j'ai un couteau dans la main, j'aurais pu couper du fromage par exemple.
Conclusion ? Elle sait pas que le vieux est pas le père du morveux, donc elle le connait pas si bien que ça... c'est qui alors ? Qu'est ce qu'elle fout là ?
Le plus probable ? Sa meuf. Ou une pute, quelqu'un de là pas souvent, ou pas depuis longtemps. Vu la gueule du morveux (il fait un peu tafiole quand même), je vote pour la pute. Quoiqu'elle fait pas pute... enfin j'en ai vu dans la rue, elles étaient habillés plus...
Nan, à mon avis, ce sale enculé se cogne une nana mignonne et courageuse (elle m'attaque, si c'est pas du courage j'sais pas ce que c'est... ouais je sais, le terme est mal choisi parce qu'une nana courageuse, c'est une nana qui fait plein de corvées ménagères, alors qu'un homme courageux il tue des lions à mains nues... ben stop les stéréotypes) pendant que les honnêtes terroristes s'accordent des moments de tendresse avec leur main droite.
On change de sujet ?

Oui ben du coup je change de main qui tient le couteau contre sa gorge pour écrire (pas très menaçant, la main gauche il me manque une phalange, on tient moins bien du coup les objets).

« Je sors de taule, j'me suis fait torturé (regarde il me manque une phalange, c'est tout frais), ça rend un peu parano. J'voulais un bain pour changer les pansements, je te jure je suis déjà venu. Et toi, t'es qui ? La nana du maigre ? »

Je lui mets le papier sous le nez, mais je retire pas le couteau, je veux pas mourir ! Après qu'elle ait lu, je rajoute :

« Et je retire le couteau que si je peux me tirer sans encombre. »
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Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyMar 17 Aoû - 17:09

Au final, le v’là à mes côtés, le couteau contre ma gorge. Pendant une seconde, quand j’ai senti la lame frôler ma peau, j’ai cru que mon cœur allait s’arrêter de battre. Mais pour l’instant j’le sens toujours, il bat même tellement vite que j’ai l’impression d’avoir couru un cent mètres. J’ai la trouille, c’est vrai, mais j’suis aussi vachement énervée… et frustrée. J’sais que ma maladresse est en passe de devenir légendaire, mais là, c’était vraiment pas le moment. En fait, c’est jamais le moment. Bon, l’avantage si ma vie prend fin maintenant, c’est qu’au moins je serai pas vendue encore à une énième personne louche. Mais bon, c’est blasant quoi. J’suis encore jeune moi !

Vu que le macaque est juste à côté de moi, j’arrive à sentir son parfum. J’m’attendais à un truc horrible, mais en fait il sent juste le savon (normal, il vient de se laver, idiote). Voilà que maintenant, il change le couteau de main. Il a une crampe ? Beuh, il lui manque une phalange, c’est flippant ! Le bruit du papier griffonné rompt presque le silence surnaturel qui s’est installé depuis que je me suis écrasée par terre. Et voilà qu’il glisse le papier à hauteur de mes yeux (c’est bien aimable). C’est vraiment mal écrit, et j’suis limite obligée de loucher pour déchiffrer certains mots. J’avoue que les conditions pour écrire sont pas des plus favorables, mais quand même.


« Je sors de taule, j’me suis fait torturé (regarde il me manque une phalange, c’est tout frais), ca rend un peu parano. J’voulais un bain pour changer les pansements, je te jure je suis déjà venu. Et toi, t’es qui ? La nana du maigre ? »


Là, j’ai failli crier, lui lancer à la gueule mon hilarité par rapport aux quatre derniers mots inscrits sur la feuille, mais la situation actuelle ne joue pas trop en ma faveur. Du coup, je préfère taire les soubresauts dont mon corps est potentiellement victime. De nouveau, il gribouille un truc et me tend le papier.

« Et je retire le couteau que si je peux me tirer sans encombre. »


Il est malin, le pot d’peinture. Et en plus, il sort de taule. Qu’est-ce qu’il a fait ? Si ca se trouve j’ai devant moi un dangereux psychopathe, ou un tueur en série. Peut être même qu’il s’est évadé de taule ? Ya une récompense pour sa capture ?
Ouh la, Stop les divagations là. Pour l’instant, j’devrais plutôt penser à sauver ma petite personne, au lieu de faire la gosse cupide. J’tiens à signaler que j’ai un couteau sous la gorge là, c’est pas cool pour réfléchir dans le calme et la sérénité quant aux décisions à prendre. Disons que ça précipite un peu le jugement. Je regarde le macaque, et j’articule bien mot à mot, comme si je parlais à un handicapé… c’est le cas, en fait. Malgré tous les efforts du monde, je peux pas m’empêcher de bégayer. Dommage, je risque de casser l’image de la fille increvable.


« O..O..Ok, mais alors, enlève le couteau en vitesse ! »


Je pose mes doigts sur son poignet, avec une légère pression pour l’éloigner de ma gorge. Il a l’air de comprendre, et il recule légèrement, sans pour autant poser le couteau. Il est méfiant, il a raison. J’suis pas très sympa comme fille, je le reconnais.
Du coup, je me redresse, et j’m’assois en tailleur face à lui. Premier réflexe, quand je sais pas comment réagir, je me gratte la tête. Qui est le macaque dans l’histoire, au juste ?
Je pousse un long soupir, le soupir qui veut dire que j’suis fatiguée de ce dénouement étrange.


« Pour te répondre, j’suis pas la nana d’Ingell. J’suis bien moins qu’un chien. Mais de toute façon, ça te regarde pas. Pourquoi t’étais en taule au juste ? Tu vas m’tuer quand j’aurai le dos tourné, c’est ça ? »



C’est stupide. Je sais bien qu’il m’aurai tué tout à l’heure si c’était le cas. Mais alors, qu’est-ce que j’suis censée faire ? L’accueillir à bras ouverts ? Non, je fais pas dans la dentelle moi. Mais bon, les journées sont longues ici, et un peu de compagnie peut pas m’faire de mal. En plus, il a pas l’air méchant. Dans le pire des cas, si il s’avère qu’il est réellement dangereux, j’le crève sans réfléchir.
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Mist
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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyMer 18 Aoû - 11:20

HJ / Heureusement que tu réponds pas vite hein !

L'ambiance est tendue, mais je finis par retirer le couteau de sa frêle gorge (je vous ai dit que c'était pas une fille mastoc ?). Elle a eu la trouille hein ? Ouais, elle avait l'air en tous cas. Par contre, je sais pas pourquoi, elle a répété la première syllabe de sa phrase à l'infini, je sais pas pourquoi. Ça doit signifier quelque chose en entendant, mais ça me dépasse. Il faut mieux pas chercher. Enfin, encore heureux, elle articule bien, ça facilite (avant, elle faisait aucun effort, et mine de rien j'ai du mal des fois). Les gens se rendent pas compte, ils mettent leurs mains devant la bouche à cause du stress, ou des trucs comme ça, et moi j'suis comme un jambon à pas savoir quoi foutre.

Elle a tellement la trouille qu'elle accompagne le mouvement du couteau avec ses doigts (frêles) sur mon poignet. C'est doux, c'est frais, comme contact. Ça me ferait presque des petits frissons dans le dos, si j'étais un peu plus sensible à ce genre de contact (hélas, je manque d'habitude). Même si elle a de jolis petits doigts, je garde la main plus ou moins serrée (c'est encore très douloureux, cette phalange manquante) autour du manche. Hors de question de me faire fumer, surtout maintenant qu'elle a essayé de me menacer – heureusement qu'elle s'est cralé. J'ai pu lui fumer la gueule comme ça.

… mais que signifie « je suis moins qu'un chien ? ». C'est un espèce de trip maso (c'est fou ce qu'on apprend dans les livres, surtout dans ceux que tes parents t'interdisent) ? Ou alors... ou alors cette charmante jeune fille n'en est pas une, mais un Objet. J'en ai déjà vu deux trois passer (c'est sûr que mes fréquentations vont pas en avoir hein), mais je m'y connais vraiment pas dans ce domaine là, j'veux dire... j'vais pas en acheter. Et puis je trouve ça un peu dégoûtant, en fait, de commander des trucs à ce qui ressemble à un humain... enfin elle a l'air vachement humaine en tous cas, cette nana. J'en sais, je sais pas comment ça marche tout ça (il m'est très difficile de me renseigner sur ce qui n'est pas écrit, ce qui explique des lacunes dans pas mal de domaines), tout ce que je sais c'est que les humains sont libres, les esclaves non, mais je sais pas pourquoi. Quelle est la différence ? C'est à l'intérieur ou un truc comme ça ? Je te l'ai dit, j'y connais rien. Enfin à vu de pied, elle a pas l'air différente, mise à part qu'elle est méchante. Peut être que le maigrichon la trousse quand même, c'est pour ça qu'il a prit une esclave meuf. J'aimerais pas être à sa place, c'est répugnant (j'ai de la compassion t'a vu).

Donc du coup, je suis un peu mieux disposé, et je me vexe même pas quand elle insinue que je tue des gens pour mon bon plaisir. Je réponds par écrit, parce que c'est pas gentil d'angoisser les gens pour rien.

« Non. J'ai tenté d'assassiner l'Empereur, et je ne te ferais rien dans la mesure où tu n'es pas responsable de la mauvaise politique sociale de l'Empire, que tu ne kidnappes personne, et que me couper une phalange ne te fait pas bander. »

Rien que d'y penser, ça me donne envie de me récurer la peau avec une brosse en métal. Je sais, j'en parle beaucoup, je reste bloqué dessus, mais comment tu veux ? Une partie de moi a envie de se rouler en boule pour pleurer, en fait. Ça se classe dans les dix premiers sur l'échelle du pitoyable hein ? Je sais, ça aussi ça me donne envie de pleurer.
Je prends d'ailleurs des bandages - il y en a dans sa salle de bain - pour refaire ceux autour de ma taille, sur ma joue et sur mon doigt. C'est un peu tout moche parce que je sais pas faire. Ensuite, je re-écrit (j'ai faim).

« T'as pas à manger ? Tu es esclave en fait non ? Comment t'es – là je marque une pause dans mon écrivage, parce que je vois pas comment formuler ça délicatement – apparue ? »

Nan mais c'est vrai quoi, ils sortent d'où, hein ?
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Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyMer 18 Aoû - 13:17

Ce mec est un terroriste. Tenter d’assassiner l’Empereur ? Le macaque n’est peut être pas aussi peureux qu’il en à l’air tout compte fait. Il en faut beaucoup dans l’pantalon pour oser se mettre à dos tous les larbins du gouvernement. Et être complètement inconscient… ou n’avoir rien à perdre. Tout en pensant, je peux pas m’empêcher de le reluquer de haut en bas. Il a pas de maison ce type ? C’est un clochard ? Si ça se trouve tous les mendiants qui font la manche dans la rue complotent contre l’Empire. C’est pour mieux se glisser dans la masse qu’ils sont sans abris et paraissent sans défense. J’suis sûre qu’ils appartiennent à un réseau super bien organisé. Ouai, comme un peu des agents secrets, ils s’échangent des info, ils organisent des raids, et même…Stop, j’suis partie trop loin, encore une fois. Ca commence à devenir une fâcheuse habitude ça.

Encore une fois, le voilà qui me fixe. J’vois bien qu’il est pas totalement là, à moitié perdu dans ses pensées. Du coup, j’attends sans broncher. Est-ce qu’il va me sortir un truc du genre ‘Ouai, j’suis un dangereux schizophrène, j’vais te découper en rondelle et te manger avec des petits pois pour laisser aucune preuve.’ … J’pense pas, non. Tiens, il écrit.


« Non. J'ai tenté d'assassiner l'Empereur, et je ne te ferais rien dans la mesure où tu n'es pas responsable de la mauvaise politique sociale de l'Empire, que tu ne kidnappes personne, et que me couper une phalange ne te fait pas bander. »

Je pousse un soupir. Bah quoi, faut bien évacuer la tension. Parce que jusqu’à preuve du contraire, j’pense pas faire partie de la catégorie mentionnée sur le bout d’papier. Un point pour moi. Le macaque se lève pour chopper les bandages, et procède à ses p’tits soins. Il se croit chez lui ou quoi ? En plus, c’est tout moche, et je doute que ça tienne bien longtemps. M’enfin, j’aurais pas fait mieux, et même si je savais faire, faudrait pas compter sur moi pour l’aider. Il gribouille de nouveau sur sa feuille, et me la tend.

« T'as pas à manger ? Tu es esclave en fait non ? Comment t’es apparue ? »

Ca fait beaucoup de questions de la part d’un mec qui est pas censé être ici, non ? Bref, il croit être dans une auberge de bonne fortune ? Mais bon, quand je vois sa corpulence, j’me dis que ça serait pas du luxe qu’il se remplisse un peu l’estomac, sinon j’vais me retrouver avec un mort sur les bras. J’vais culpabiliser, ça va me hanter toute ma vie, j’vais même faire des cauchemars… Ah ah, n’importe quoi. J’en ai vu des gens mourir, j’en ai même tué de mes mains, alors un de plus un de moins… Non, c’est pas cool, il est gentil en plus le bonhomme, et puis il est encore jeune. Il a sûrement mon âge, ou je dirai qu’il est même un peu plus vieux… J’en sais rien, en fait. Sans même un sourire, je lui réponds (c’est déjà ça).

« Ouai, ya à manger, mais pour ça faut aller dans la cuisine, à moins que tu préfères manger du savon, c’est toi qui vois. »

Je me lève, et je tire sur ma robe plus très beige (elle tire vers le gris là, une horreur).

« Sinon, tu as parfaitement raison, je suis une esclave. Pour ce qui est de la manière dont je suis « apparue », c’est simple. J’vais te raconter. »

Du coup, j’me rapproche de lui, laissant quelques centimètres entre nos deux têtes. Je lance quelques regards à droite et à gauche avant de commencer. Juste histoire de vérifier qu’il y ai pas d’oreilles indiscrètes, j’m’apprête à lui faire une révélation de taille là.


« Quand il était petit, Ingell était pauvre, très pauvre. Il vivait avec sa maman dans une petite cabane à la montagne. Ils avaient à peine de quoi se nourrir, et sa maman est tombée très malade. Alors, afin qu’elle puisse acheter des médicaments, elle lui demanda de vendre l’unique vache qu’ils possédaient. Au lieu de ça, Ingell qui était très naïf, est revenu avec une petite boite contenant une unique graine. Apparemment, le vendeur lui dit que si il plantait cette graine, la petite fleur qui en sortirait possèderait d’immenses pouvoirs qui pourraient guérir sa maman et rendre leur vie plus aisée. Alors il planta la graine dans un petit pot… »

Tout en parlant, je lève mon index. Paraît qu’illustrer les paroles ça monopolise l’attention de l’auditeur (un truc de conteur ça).

« … Ingell s’est fait beaucoup gronder ce jour là. D’ailleurs, sa maman décéda peu de temps après. Malgré tout, Ingell continua de prendre soin de la petite fleur qui poussait et qui devenait de plus en plus grande, jusqu’à récemment. Parce qu’il y a à peine quelques semaines, la petite fleur éclot… (Je prends une mine super sérieuse) Et me voilà ! Et oui, voilà comment je suis apparue ! »

Je me racle la gorge. Voilà, fin de l’histoire. Nan mais sérieusement, comme si je savais ! Enfin, c’est pas sa faute, il a pas la tête d’un gars qui pourrait s’y connaître en matière d’esclave, vu qu’il peut même pas se loger. Ceci fait, je lui souris (enfin, le sourire qui veut dire ‘Si tu crois ça c’est que t’es vraiment con’), et je tourne les talons direction la cuisine. Faut dire que ça commence à devenir un peu inconfortable la salle d’eau. J’espère qu’il a comprit et qu’il va me suivre l’autre. Sinon, il risque pas de voir d’la bouffe avant demain la veille.
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Mist
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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyMer 18 Aoû - 16:53

Elle rapproche sa petite tête de moi, ça me donne l'occasion de rester scotché sur ses yeux, ses lèvres, ce genre de trucs, avant qu'elle ne se mette à parler de origines. Je suis un peu distrait par le mouvement de sa langue dans sa bouche, en fait (oui c'est ce que je regarde beaucoup, ça ne t'étonnera pas). Pourquoi elle a rapproché sa tête comme ça...

Et plus son récit avance, plus je me dit qu'elle me prend pour le dernier des blaireaux, en fait. J'ai mis du temps à comprendre son histoire de graine et de vache et de fermier malade, parce que je m'y attendais pas trop, mais au bout d'un moment, j'ai compris qu'elle me prenait pour un gros jambon, en fait ! Je me sens trahi ! Bah oui, j'avais fixé sa bouche, fait des efforts pour déchiffrer les mouvements langue/lèvres, j'avais même écarté les pensées érotiques, fixé que j'étais sur cette histoire de graine et de vache, et me voilà trahi ! Je plisse les yeux, tellement je suis colère (oui, quand tu peux ni crier ni grogner, les manifestation viriles de fureur se limitent soudain). Je pourrais presque taper du pied si ça me faisait pas paraître con. Mais pourquoi elle a fait ça ? C'était une vraie question que je lui posais ! Je sais pas tout ! Les esclaves, ça a jamais été clair de toute façon cette histoire, ils sont là, on est content. Bon, mettons qu'ils soient pas humains, tout ça, moi j'dis que tant qu'à être un terroriste, autant défendre une vraie cause à la con comme « les esclaves ils sont tout pareil que nous », surtout quand les-dits esclaves ont une aussi jolie langue.
Mais j'dis ça en l'air hein, je sais même pas de quoi je cause. C'est comme la mer, je l'ai jamais vu, alors j'évite de commenter la chose. J'veux dire... c'est loin, la mer, nan ? J'ai vu des gravures, en fait, c'est une grande étendue d'eau, mais genre plus grande que le fleuve ! Tu regardes à droite, à gauche, partout, y a que de l'eau. Et même, y paraît que ça fait des trucs chelou comme les vagues, genre l'eau elle ondule. C'est que des conneries ! Paraît même qu'elle... monte et descend, à cause que... j'ai pas compris cette histoire là non plus. En fait, l'eau, elle grimpe sur le sable (je sais pas ce que c'est non plus hein, rassure toi), et après elle descend. Genre y a des tonnes d'eau, elles ondulent, et elles montent et descendent. Elles ont que ça à foutre. C'est comme son histoire de haricot magique, c'est rien que pour me prendre pour un jambon ! Hein ? Et le sel ? Tu sais, celui que tu mets sur la viande, et ben, je te le donne en mille.... Y EN A PLEIN DANS LA MER ! Hé ouais, il paraît. Y a vraiment des gens, ils te prennent pour des cons des fois. Genre y a un gonze qu'a mis du sel dans la mer, il a que ça à foutre. Ça doit être un genre de blague, pour prendre les gens pour des cons, la mer. Ça peut pas exister t'façon.

Donc du coup je la suis vers la cuisine, en boudant à moitié, pour la mer et le reste. Je connais un peu le coin alors je chope du pain, des fruits, et je coupe le tout avec mon couteau en tout petit morceau, j'émiette le pain longuement (pour qu'il soit en petit morceau aussi), et je verse de l'eau dedans. Comme ça, ma bouillie, je peux la boire et j'ai pas à mâcher.
Si l'autre truie la ramène avec es questions à la con, elle y coupera pas : Je vais sourire. Et là, elle va manger cher, parce que mes dents, c'est le sommet de l'horreur multiplié par mille. Faut pas se laisser préoccuper par des conneries.
… nan mais t'façon la mer ça peut pas exister, vraiment, c'est pas possible, c'est trop improbable quoi ! Je jette un regard courroucé à la traitresse, j'suis sûr, elle va me raconter des histoires sur la mer aussi, si j'lui demande (oui parce que, au final, je sais pas hein). J'écris :

« Je réfléchissais... la mer ça existe ou pas ? »

Nan, j'suis trop con, j'peux pas lui demander ça ! Elle va me prendre pour un con d'y croire !

« Je réfléchissais... la mer ça existe ou pas ?
Ton monologue où tu me prends pour un con, c'est une façon méchante de dire que tu sais pas non plus ? Je suis pas un gros bourge sadique moi ! J'achète pas des gens je peux pas savoir c'est pas sympa ce que tu m'as dit. »
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Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyMer 18 Aoû - 20:36

Il a compris que j’me payais sa tête. Ca se voit à sa tronche. Il tire une gueule pire que la mienne en tant normal, c’est pour dire. En tout cas ça a pas l’air de lui avoir coupé l’appétit. L’espace d’une seconde, j’en viens même à me demander si la bouillie de fruits et de pain qu’il est en train de concocter est mangeable. En tout cas, il a pris ces aises, et il m’ignore royalement. A croire que j’suis bonne qu’à lui donner l’autorisation de bouffer. Génial. Enfin, c’est pas tout mais j’m’assois en face de lui, sur une petite chaise. Déjà que j’ai pas faim, la manière dont il mange me tente pas plus que ça. J’le laisse finir quand même. Là il me lance un sale regard. J’crois qu’il est vexé pour tout à l’heure… Ah la la, qu’est-ce qu’il peut être susceptible celui là. Mais au moins il sait à quoi s’attendre. J’suis pas sympa comme fille, et c’est pas prêt de changer, que ça lui plaise ou non. Après le regard de travers, le voilà qui se met à griffonner un truc… Pour le barrer ensuite. Et là il s’remet à écrire. Qu’est-ce qu’il a ? J’l’ai perturbé c’est ça ? Ni une ni deux il me glisse le papier sur la table.

« Je réfléchissais... la mer ça existe ou pas ?
Ton monologue où tu me prends pour un con, c'est une façon méchante de dire que tu sais pas non plus ? Je suis pas un gros bourge sadique moi ! J'achète pas des gens je peux pas savoir c'est pas sympa ce que tu m'as dit. »


La première phrase est presque illisible. Dommage, j’ai juste pu discerner vaguement « mer ». En tout cas je confirme, il sait que je le prends pour un con. On progresse. Je le regarde droit dans les yeux, avant d’articuler.


« T’as raison, j’en sais rien. J’ai aucun souvenir d’avant mes douze ans, c’est con hein ? Enfin, on s’en fou. Pour l’moment t’es là, devant moi, et je sais ni qui tu es, ni même comment tu t’appelles, alors je vois pas pourquoi j’devrais être sympa avec toi. »

J’ai senti comme une pointe sévir dans mon cœur à ce moment précis, parce que mon amnésie me pèse sérieusement. S’pas cool une vie de non-existence (ouai c’est un terme très personnel), je souhaite ça à personne. Du coup j’ai pas pu empêcher mon regard de se durcir. Mais j’me sens bizarre en ce moment, tout simplement à cause du macaque qui squatte la cuisine, en me regardant avec des yeux de chinchilla. J’arrive pas à le mépriser, tout simplement parce que derrière son apparence pour le moins… repoussante, non c’est pas l’mot, quand bien même, il est complètement innocent. Il a l’air de pas savoir grand chose du monde, et je mettrais fort à parier que son handicap en est la raison.

Je sens bouillir un truc en moi depuis tout à l’heure, mais j’sais pas ce que c’est. Une question se tord dans ma tête, ça me perturbe et ça me rend nerveuse. En l’espace de quelques secondes, sans lâcher le regard de mon interlocuteur, j’me penche au dessus de la table et je l’attrape par le col pour rapprocher sa tête de la mienne. D’une manière tout à fait malsaine, je débite mes paroles, alors qu’une pointe de sadisme prend naissance dans mes yeux.


« Mais alors, maintenant que t’as raté ton coup d’Etat, pourquoi tu continues d’vivre ? Tu sers plus à rien là, pourquoi ne pas en finir. Tu sais aussi bien qu’moi combien cet Empire est ingrat (sans même m’en rendre compte, j’esquisse un sourire pervers). A moins qu’il te reste des choses à faire, mais quoi, hein ? Tu vas peut être… »

Un sanglot me sort de ma crise de phycho-délire, et je lâche le col du macaque. Je tourne la tête, et je regarde le chien qui se trouve là, à côté de nous. Il a dû grave flipper pour son maître, le toutou. C’était moins une. Je suis folle, je l’sais. Toute cette violence accumulée m’a fait perdre la tête, et m’a perverti jusqu’à la moelle. Du coup j’lui dit quoi au monsieur moi ? Que j’étais sur le point de le rendre fou et suicidaire avec mes paroles post-apocalyptiques ? Nan, on va éviter. J’préfère me réfugier auprès du chien. J’me baisse et je cache mon visage dans sa fourrure.

Ah, c’est tout chaud, j’adore les bêtes.

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Mist
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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyJeu 19 Aoû - 17:26

Je bois ma bouillie de pain aux pommes tout en fixant ses lèvres. Elle ne se souvient pas en fait. C'est drôle... j'avais déjà vu des esclaves dans la rue, mais je pensais pas qu'ils avaient des pensées, des émotions propres et tout le toutim, juste qu'ils obéissaient. Comme quoi hein. Du coup, l'esclavage ça me paraît un peu... sale. D'un coup. Peut être que c'est l'Empire qui prend des gens normaux (une gamine en l'occurrence), et qui leur fait un tas de manipulation et... nan, je veux bien être révolté et parano et tout ce que tu veux, mais ça, c'est trop improbable, il ne faut pas voir le complot partout. Enfin ça a l'air d'être un sacré mystère tout ça, à fouiller si j'ai le temps (ça veut dire que je vais oublier tout ça dès que je sortirai d'ici). En attendant, ça me coûte rien de lui parler et de lui dire mon nom (le faux, le vrai n'est pas très intéressant). J'écris :

« Mist. C'est mon nom. »

Mais j'ai pas le temps de lui tendre le papier, parce que soudain, elle se penche vers moi, et me chope par le col. Bizarrement, je me débats pas. C'est le bain, la bouffe... je me sens un peu indolent, j'ai envie de dormir en fait. Je la laisse me tirer et me vampiriser du regard. Elle parle, je lis ses lèvres, je déchiffre, je comprends.
Et bizarrement, j'me dis pas « oh là là elle a raison ! », je me sens pas hyper mal et tout, parce que j'ai déjà surmonté ces pensées là. J'suis humain, j'ai déjà songé à me jeter dans le fleuve, plusieurs fois, et j'l'ai pas fait. J'suis pas mort, y a rien qui m'empêche de recommencer mis à part... la peur, le découragement, la faiblesse (physique et mentale). J'ai un gros désanvantage, c'est que le fait que le monde ne tourne pas comme il le devrait me rend malade, aucun moyen d'être heureux avec ça. Aucun moyen d'être heureux tant que les gens disparaissent, tant que l'Eglise dirige le monde, tant que la noblesse bouffe les gens encore vifs comme si ça n'avait pas d'importance. La vie devrait en avoir, ça devrait être acquis, rien ne peut justifier qu'on puisse regarder la souffrance dans les yeux et se détourner parce que ambition, parce que argent, parce que religion, parce que j'ai pas le temps. J'aimerais incarner ça, être un martyr. J'aimerais rendre les gens aussi malade que moi !
Alors non, je vais pas me jeter dans le fleuve, même si j'ai pas d'idée (c'est les autres qui les ont), moi j'ai juste la nausée, et je compte bien la transmettre !

Mais là n'est pas la question, parce que d'une on me demande jamais mon avis, de deux la nana s'écroule sur Mais Dors. Ça explique qu'elle me dise tous ces trucs méchants : elle bad. Le chien fait sa pute et la mord même pas alors qu'elle met son visage dessus ! Je suis limite jaloux, c'est mon chien, même si il a un bidon tout rond et tout bizarre (je suis inquiet quand même, et si il meurt ? Mon seul ami !). Je reprends ma feuille et ajoute :

« Mist. C'est mon nom.

Et si tu espérais me blesser pour que je sorte de la maison en pleurant, c'est perdu. J'ai pas fini de manger. Sois pas triste ! Pourquoi tu... enfin voilà quoi. »

Et puis après j'ai dessiné un bonhomme qui sourit, en dessous*. C'est juste un rond avec deux yeux en point, un trait pour la bouche et cinq traits pour le corps, parce que je dessine pas très bien. Disons que j'essaye d'être expressif. Ou p'tète que ça la fera marrer, enfin le but c'est qu'elle bad plus. Oui je sais, je suis gentil des fois, j'ai jamais dit que j'étais un gros pervers sadique qui devient radieux dès qu'une fille s'écroule intérieurement.
Je me penche vers elle, lui met la feuille près de la main, et lui tapote l'épaule. J'sais pas, le geste est censé rassurer, un truc comme ça. 'tète qu'elle décollera du chien après, pour me foutre une baffe parce que je l'ai touché avec mes vilains doigts.

* Le premier smiley de l'Empire d'Ishtar !!!
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Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyJeu 19 Aoû - 18:53

J’suis lâche, et j’ai honte. Ah la la, je suis une personne vraiment compliquée quand même. Enfin, j’ai pas envie de décoller ma tête du toutou. En plus d’être tout chaud, son ventre fait des bruits bizarres. Comme si quelqu’un tapait à l’intérieur pour que j’me décolle. C’est une technique de chien ça ? Ou alors ya un truc radioactif qui créé des explosions dans son estomac ? J’pense pas quand même. Je sens un truc effleurer ma main. Quelque chose tapote mon épaule, du coup je redresse la tête. Surprise surprise, c’est le macaque. J’l’avais presque oublié celui là. Enfin, j’pensais qu’il serait parti, après ce que je lui ai dit. Mais non il est bien là, et il me tend son papier. Je m’assois en tailleur (c’est une habitude), et met le papier à hauteur d’yeux.

« Mist. C'est mon nom.

Et si tu espérais me blesser pour que je sorte de la maison en pleurant, c'est perdu. J'ai pas fini de manger. Sois pas triste ! Pourquoi tu... enfin voilà quoi. »


Mist. Je le prononce en même temps que je le lis. C’est un drôle de nom quand même. Même pour un clochard. Bon, apparemment, il a pas l’air décidé de partir. Tant pis, je me résigne ! J’ai pas envie d’utiliser la force, et puis il m’dérange pas de toute façon. Ya un étrange truc inscrit un peu plus bas sur la feuille, j’sais pas ce que c’est… Un code ? Ah non, en regardant bien, ça ressemble plus à un bonhomme…qui sourit. A cette seconde précise, j’dois faire une gueule, j’vous raconte même pas. C’est entre la grimace et l’incrédulité. Sacré mélange. Du coup, je tend le papier devant moi, et mes yeux font des aller-retour entre le dessin et l’macaque. Faut dire qu’il est tellement maigre, que le dessin est vachement représentatif du coup. Enfin, je me garde bien de lui dire, parce que je pense pas qu’il apprécierait. Rien qu’à cette pensée, j’peux pas m’empêcher de sourire. Mais un tout p’tit sourire hein, j’suis pas très sensible à l’humour. C’est pas mon truc. Moi ce qui m’fait jubiler c’est les grosses bastons, bien bourrines ou tout le monde sourit en perdant ses dents.

Donc nous voilà, au beau milieu de la cuisine, comme les deux bons crétins que nous sommes. C’est marrant quand même, de se dire que la seule personne à qui appartient cet appart’ n’est pas là. Le macaq… pardon, Mist, me regarde toujours. Il attends peut être que je parle. Non, j’pense qu’il attend plutôt mon autorisation pour se remettre à manger, ou je sais pas moi. Enfin, toujours est-il que je lui rends son regard avant de parler calmement (dis donc, ça faisait longtemps !).


« D’accord, Mist. Reste ici autant qu’tu voudras si ça t’amuse. Tant que t’étouffe pas mon espace vital, je pense être en mesure de me contrôler. (je me lève en ajustant ma robe). Au fait, j’m’appelle Sacha. »

Bien que je doute que cette dernière info lui soit grandement utile, vu qu’il ne pourra jamais le prononcer. Enfin, c’est pas important. Je m’étire, et les os de mes bras résonnent en un odieux craquement. Putain, j’vais sérieusement finir par m’rouiller moi, si je tape pas deux trois gars par jour. J’examine la pièce. Hum… qu’est-ce que j’pourrais faire maintenant ? J’suis sûre qu’Ingell cache de l’alcool quelque part dans cette cuisine…Il cache bien son jeu, mais si ça se trouve c’est un bon saoulard qui noie sa solitude en buvant comme un trou. S’pour ça qu’il est tout svelte et en mauvaise santé.

Tandis que Mist se rassois au bord de la petite table pour finir sa bouillie (ça à pas l’air très bon), j’explore le moindre recoin de la pièce. Au final, je trouve mon bonheur au fin fond d’un buffet, bien cachés dans des torchons, derrière des trucs improbables, après que je sois quand même rentré entièrement dans l’buffet, c’est pour dire. C’est fou ce manque de confiance qu’il a Ingell. J’suis certaine qu’avant mon arrivée il aurait jamais pris la peine de tout cacher là. Pfff, j’vous jure. En tout cas, il en faut plus pour me décourager. Mais bon ça craint, j’ai d’la poussière plein les cheveux maintenant. Tant pis. Je pose mes trouvailles sur la table où mange le macaque. Au total, deux bouteilles de vin (je m’y connais pas assez pour savoir si c’est du grand cru) et trois petites bouteilles de bière. Ça me donne soif tout ça. Je regarde Mist, l’air victorieuse (attends, j’suis une guerrière quand même !).


« T’as soif ? »


Dernière édition par Sacha le Ven 20 Aoû - 9:42, édité 1 fois (Raison : Faute d'inattention.. ca t'dérange ? è_é)
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Mist
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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptySam 21 Aoû - 16:56

HJ / Trop pas inspiré quoi. ><

Elle me regarde, je la regarde (sans m'arrêter de manger, l'expérience dit que quand on a l'occasion de manger, il faut en profiter). Mon petit dessin l'a fait sourire, je l'ai vu ! Moralité : les petits dessins, c'est bien pour se faire des copains (médite là dessus). Je reprends ma feuille pour dessiner Mais Dors (en bâton). J'essaye de faire les poils, et résultat : une brosse à chiottes sourit aux anges. J'ai essayé de faire les yeux tout globuleux, et puis son sourire de chien. C'est super moche comme portrait, mais c'est fait avec beaucoup d'amour. J'ai même fait son petit bout de queue, derrière (enfin à droite dans le dessin). J'te raconte pas, j'suis tout content d'avoir fait ça.

Mais l'essentiel n'est pas là, en fait, la nana elle bad plus. J'suis content, c'est peut être parce que je lui ai tapoté l'épaule et tout, ça lui a fait plaisir. Et puis mon dessin l'a fait sourire. J'suis vraiment content de moi là ! C'était dur, pas évident, et pourtant j'ai maitrisé le truc et tout... elle s'est décollé du chien. Bravo Mist, t'as été classe. Évidemment, elle se met pas à gueuler « ouah comment t'es trop bien comme garçon ! » et tout ça, plutôt à me dire de fermer ma gueule (façon de parler) et de pas trop faire chier le monde. C'est pas grave, j'sais son nom et tout c'est la classe.
… Sacha. Voilà donc son nom. Je saurais pas te dire si c'est « joli » ou pas, en tous cas j'aime bien les caractères qui composent son nom, mais c'est pas spécialement important.

Nan en fait, l'important, c'est qu'elle se détourner pour chercher de l'alcool, enfin ça j'le sais pas sur le coup, mais réflexions faites, c'est quand même vachement bien, comme idée. J'ai un rapport à l'alcool compliqué, si je pouvais j'en boirai plus souvent mais ça coûte cher et c'est dur à chourer. J'en bois plus quand il fait très froid, ça réchauffe (en fait ça fait baisser ta température ou un truc comme ça, c'est une fausse impression). Mais au final, je suis très content qu'elle en sorte et je ne peux que acquiescer quand elle m'en propose. Je prends une bouteille de vin – peu importe le cru tant que t'es saoul à la fin et je casse le goulot (ne faites pas ça chez vous les enfants). La difficulté, c'est de ne pas exploser la bouteille et en foutre partout, mais j'ai un long entrainement derrière moi, fait d'absence de tire bouchon. Il faut casser le goulot subtilement, afin de pas en foutre partout. Et faut faire gaffe en buvant, parce que le verre coupé, ça coupe (oh oh oh quelle surprise). Évidemment que j'ai pas pensé à demander un tire-bouchon à Sacha, je suis un crétin, t'as oublié ? J'écris, histoire de faire la conversation pendant que je bois (ça fait tellement longtemps, je savoure le moment là tu vois, comme quand tu mange un super bon truc après avoir vécu pendant des années de biscuits déshydratés)

« Et lui, c'est Mais Dors le chien Prodig(u)e. T'as pas une cigarette ? Pourquoi tu pars pas de chez le maigrichon ? »

Et là, mes yeux se posent sur un objet très bizarre, dans le salon, à coté. C'était une boîte, qui avait l'air en même temps d'avoir servi et de coûter cher quand même, de quoi intriguer. Je me jette dessus, pour tripoter. J'ouvre les boucles et je tombe face à un curieux objet en bois, reposant sur de la flanelle, avec un espèce de bâton bizarre, très bizarre. En fait, c'était un bâton en bois verni, avec un crochet à chaque bout qui permettait de relier en parallèle des... crins ? Enfin des longs poils quoi. L'autre objet (plus court, mais plus gros), avait un genre de caisse en bois avec des trous de formes artistiques dedans, et un manche. Le plus étrange, c'était les cordes tendues dessus. Un genre d'arbalète ? Peut être que ça sert à lancer le bâton en bois avec des crins. Je tourne délicatement l'objet dans tous les sens pour le voir – on sent qu'il a servi. Mais c'est quoi ce truc ?* Je le renifle. Il sent rien, ça sert pas à manger, de toute évidence. C'est pas une arme non plus – comment tu veux tuer avec ça ?
Je le ramène dans la cuisine, le montre à Sacha et reprends une bonne giclée de vin – ça fait tout chaud.

« C'est nuisible comme objet ? »

Oui, pour savoir si on doit le casser ou pas !

[size=9]* Un violon !
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Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyJeu 26 Aoû - 16:18

En fait, je m’apprête à boire de l’alcool pour la première fois. Oui parce que, je fais la maligne en brandissant les bouteilles sous les yeux de Mist, mais… Je sais même pas quel goût ça a. Faut dire que j’ai pas vraiment eu l’occasion d’en boire, mais plutôt de voir mes maîtres s’en donner à cœur joie, buvant à la bouteille, sans élégance aucune, renversant tout et rigolant bêtement d’une façon vraiment répugnante. Du coup ça me fascine moi. Pourquoi les gens se mettent à rire, devienne tout rouge et tout ? Je sais pas. Et puis, y’a le langage de l’alcool aussi. Oui, l’alcool c’est un tout autre dialecte, que seul ceux qui ont eu le plaisir d’y goûter peuvent comprendre. A partir d’une certaine quantité ingérée, la plupart du temps, ils se mettent à geindre des choses sans queue ni tête, à voir des choses inexistantes (à mes yeux en tout cas), et le comble, c’est qu’ils tiennent plus sur leurs jambes… C’est si puissant que ça, l’alcool ? J’me souviens d’une fois, un de ses aristoc’ , qui après s’être bu une bonne bouteille d’une seule traite, s’est mis à courir dans tout les sens en m’criant que le ciel nous tombait sur la tête, qu’on allait tous mourir et tout le fourbi à propos de l’apocalypse… J’ai eu une sacrée peur ce jour là, faut le dire. ‘Sont cons les gens quand même. Si ça avait pas été mon maître ya longtemps que j’lui aurait brisé les os un par un pour lui montrer que le pire, c’est pas qu’le ciel lui tombe sur la tête… Enfin.

Le macaque attrape une bouteille de vin, et casse le bec (non sans difficultés). Ah la la, aucun raffinement, hein. Il boit plusieurs gorgées, et me tend un nouveau papier.


« Et lui, c'est Mais Dors le chien Prodig(u)e. T'as pas une cigarette ? Pourquoi tu pars pas de chez le maigrichon ? »

Je le regarde. Est-ce parce qu’il est sourd-muet que le dialecte de l’alcool n’a aucun effet sur lui ? Ou alors ça n’a pas encore eu le temps d’faire effet. Si il me sort la théorie de l’apocalypse ou je sais pas quoi d’autre, j’lui envois le cul de la bouteille dans le nez.

« Nan, j’ai pas de cigarette. (J’me rassois sur la chaise, en face de lui) Et je peux pas partir tout simplement parce que j’lui appartient, au maigrichon. Puis de toute façon, on peut pas dire que ça soit l’enfer ici. J’suis même mieux loti que toi, tu crois pas ? »

J’attrape une bouteille de vin. Comment ça s’ouvre, déjà ? J’suis pas certaine que la technique de Mist soit la mieux appropriée…Bref, je vois pas trente-six solutions en fait. Je place l’extrémité de la bouteille entre mes dents, et d’une pression le goulot casse.
Du sang coule sur mon menton, et tombe sur mes genoux. Ouch, j’viens de me couper je crois. Je porte mes doigts à mes lèvres, et je tâtonne. Ah oui, une coupure sur la lèvre inférieure. Bah, tant pis. Goûtons ce vin, depuis le temps que j’attends ça ! J’essuie le sang du revers de la main, et j’avale une gorgée. Précipitamment, j’éloigne la bouteille de ma bouche.


« Aie aie aieee, ca piiiique ! »


Je tousse un coup, parce que outre mes lèvres, j’ai l’impression que j’viens d’avaler une torche. La surprise passée, j’me rends compte que le macaque n’est plus assis en face de moi. Ah, je vois, Monsieur a pris un bon bain, a mangé, et maintenant qu’il a une bonne bouteille entre les mains rien ne l’oblige à s’attarder plus longtemps ! Et bien, aucune reconnaissance ces clodos ! Nan, erreur. Il est juste là en fait, dans l’salon, à coté. Il est de dos, donc je sais pas ce qu’il fait, mais il a l’air de bidouiller quelque chose. Décidemment, la maison d’Ingell est un terrain de curiosités. Je rebois une gorgée, tant qu’à faire, puis je pose la bouteille sur la table. Là, j’me lève dans l’intention d’aller voir ce qui intrigue tant le macaque. Pas la peine, le voilà déjà qui arrive, et qui se poste en face de moi.

« C'est nuisible comme objet ? »


Le violon d’Ingell ! Malheureux ! Impulsivement, j’attrape l’instrument d’une main, et je pivote dans une position défensive, comme une mère qui protège son enfant.

« Oui, TRÈS nuisible, si on le repose pas vite ! Si Ingell nous voit avec son violon, on est mort tous les deux ! »

Je fronce les sourcils, et fais le signe de la décapitation de ma main libre tout en le regardant. J’ai l’impression de tenir une bombe à retardement entre les mains, c’est horrible ! Mais j’sais pas de quoi j’ai peur, au juste. Ingell est pas franchement impressionnant comme type. Peut être bien que ce qui m’effraie réellement, c’est qu’il se débarrasse de moi. Ca serait si simple ! Il se ferait assez d’argent pour vivre sans soucis de longues années durant, et plus besoin de nourrir une deuxième personne…
Sans m’en rendre compte, mon regard s’affaisse, et d’un pas traînant, je repose l’instrument à sa place initiale. En passant, je tire la langue à Mist. Juste une envie. Je retourne à la petite cuisine, me rassois et entame vraiment la bouteille, cette fois. J’me rends compte que plus la bouteille devient légère, plus j’ai chaud…Je tourne la tête vers le chien, puis vers le macaque.


« Eh Mist, fais lui faire des tours à ton chien ! J’sais pas moi, rends toi utile, amuse moi ! Tu dois bien connaître des trucs de clodo, comment tu fais pour qu’les gens te donnent des pièces ? »


La lumière du soleil, maintenant bas dans le ciel, plonge le petit appartement dans un drôle d’éclat orangé. Le sang sur ma lèvre s’arrête pas, c’est naze. Mais j’sens plus la douleur.

Aaaaaaah, j’ai chaud.

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Mist
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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyMer 1 Sep - 18:26

UN VIOLON ! ... je sais pas ce que c'est ! C'est... une arme... dangereuse. Pas toucher ! Elle a une sacrée descente la fille dis donc, et faudrait que je m'y mette aussi. L'alcool coule dans mon petit corps et tombe dedans comme une grosse pierre chaude qui réchauffe tout, ma vision se trouble vite. Plus aucune barrière n'empêche mon taux d'alcoolémie de monter en flèche en moi, trop maigre, trop affaiblie. Même si j'ai mangé, c'est pas fameux. Je me concentre sur les lèvres de la fille, et ça me donne une légère érection. Foutu alcool. J'ai chaud !

« Je les suis jusqu'à ce que l'odeur leur insupporte, et ils me donnent des pièces pour que je me casse. Sinon quand je suis à peu près propre, y a des gens qui me propose de leur faire une branlette pour une pièce, mais je dis non. J'aime pas.

Mais je connais pas de tour, et Mais Dors non plus. Désolé. »

J'ai rarement autant parlé ! Normalement, je devrais me sentir gravement insulté par la question, mais là non, on est entre potes, c'est cool... je ris même. Ça fait longtemps que j'ai pas ris. Je descends gravement le niveau de la bouteille, je bois vite, et mal. Pas le moment de faire dans la dentelle.
Je dessine des conneries sur ma feuille, des petits chiens, des arbalètes, des morts, des organes génitaux, avec concentration. Je suis un putain d'artiste !

« T'es drôle. Mais écris plutôt j'ai du mal à lire sur tes babines à cause de l'alcool. C'est dur tu sais. »

Elle comprendra, même si j'écris mal et que j'ai dessiné une bite au dessus. Je bois à grandes gorgée, le temps est allé plus vite d'un coup. On se saoul vite quand on pèse trop bas, et qu'on a perdu beaucoup. Les douleurs dans mon corps m'apparaissent comme diffuses, un peu détachées de moi. Vive le vin, la bière aussi. A quel moment en ai je débouché une ? Je ne sais plus très bien. Ça va vite, narrativement. Dur de suivre hein ? Bah je suis saoul, voilà, je vous ai pas fait chié avec les étapes intermédiaires dites « je suis pompette ouh là là », c'est trop barbant ça. Je vais faire un câlin à Sacha, parce que d'une elle est bonne, de deux j'en ai envie. Un câlin chaste hein, même si j'étais sur le point de faire mourir mon foie, je me serais pas permis. D'une main j'écris :

« Me chasse pas je suis pas méchant. Ne sois pas méchante. »

Je ne sais pas quoi dire d'autre. J'ai juste envie d'un câlin, d'un putain de contact physique, tu peux pas savoir comme ça me manque l'affection. Je parle à un chien bon sang (dans ma tête, on communique, c'est fou) ! Mon seul ami c'est un putain de chien tout miteux, tu sais ce que ça représente ? La solitude c'est horrible, mais, bah, j'ai l'alcool joyeux alors je me mets pas à pleurer partout comme une vieille merde. J'veux juste un putain de câlin ! Tu crois que ça fait pitié si j'écris « tu veux pas être mon ami ? » ? Si hein ? Imagine elle me réponds « je t'ignore » ou un truc du style ? Enfin c'est de la science-fiction un dialogue pareil, mais bon.

« T'es gentille et tu sens bon. »

C'est un compliment, parce qu'on est tous amiiiiiis ! Azy je reprends de l'alcool. T'as vu comme je fais pas de faute ? Normal, je sais pas les faires, les fautes c'est pho-né-ti-que j'te signale. Les gens bourrés ils parlent tout chelou, moi j'écris d'une main hésitant (et puis au bout d'un moment j'y arrive plus du tout), c'est dingue hein ?
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Sacha

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MessageSujet: Re: Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha]   Il y a trois déserts à traverser encore, et une pendaison à réussir d'abord. [Sacha] EmptyMer 1 Sep - 20:03

Bon sang qu’il fait chaud, sérieux ! Et puis, bordel, qui a mis un nid d’guêpes dans ma tête ? J’en peux plus, et pourtant, ma main, cette chienne, elle continue d’amener la bouteille jusqu’à mes lèvres. Mais stop, quoi ! Et moi j’bois, comme une idiote.

« Je les suis jusqu'à ce que l'odeur leur insupporte, et ils me donnent des pièces pour que je me casse. Sinon quand je suis à peu près propre, y a des gens qui me propose de leur faire une branlette pour une pièce, mais je dis non. J'aime pas.

Mais je connais pas de tour, et Mais Dors non plus. Désolé. »


Ah, Mist, c’est vrai, je viens de lui demander d’me faire un tour. Bah zut alors, j’l’avais presque oublié. J’ai les yeux qui se ferment tous seuls, ah… AH ! Ma chaise vient de basculer vers l’arrière cette conne, j’ai eu trop peur ! Rah, ma tronche… Mon cœur vient de recevoir un sacré coup d’adrénaline, j’te dis même pas… Nouveau bout d’papier.

« T'es drôle. Mais écris plutôt j'ai du mal à lire sur tes babines à cause de l'alcool. C'est dur tu sais. »

Ecrire ? Il est fou ou quoi ? Pas tant que le plafond menace de me tomber sur la tête ! Regardez ! Le traitre, il ondule, il monte, il descend, mais qu’est-ce qu’il se passe ? Mist à même pas l’air de l’remarquer ! Putain mais c’est super dangereux l’alcool, j’croyais que ca s’en prenait qu’au buveur, mais ca influe même sur l’environnement ! Mais j’comprends maintenant pourquoi on dit que l’alcool tue ! L’alcool fait des victimes innocentes, à cause de gens –comme moi en ce moment- qui boivent égoïstement ! Et maintenant, voilà que Mist me prend dans ses bras ! Ah voilà, j’suis pas la seule à voir que le plafond est sur le point de chuter ! Lui aussi il a vu, et il se réfugie dans mes bras parce qu’il a peur, j’en suis sûre !

« Te fâche pas contre les méchants. Les oies pas méchantes. »

D’une certaine façon, j’ai comme l’impression que c’est pas tout à fait ca. Les lettres courent sur la feuille ! Si si, regardez, là, juste là ! Mais pourquoi il me parle d’oies lui ? Enfin c’est pas grave, j’pas la tête à réfléchir. J’suis un peu confuse, c’est la première fois qu’on me touche avec…affection ? D’habitude, j’me prends des coups. Et j’préfère même recevoir des gifles plutôt que d’avoir à me souvenir du contact répugnant de ces sales bourges qui me touchent, me lèchent et me sentent comme si j’étais un morceau de viande alléchant. Mais là, c’est différent. J’ai les jambes lourdes, et j’ai l’impression que j’vais dérober. Mais ya Mist qui me tient, alors j’peux fermer les yeux. J’le sens s’agiter, et il m’glisse un nouveau papier.

« Des lentilles et du jambon.»


Quoiiii ? Il a encore faim ? Nan mais sérieux, c’est pas l’moment là ! Les murs aussi se rapprochent dangereusement ! J’ai la chocotte, parce que j’ai perdu toute force physique. Du coup je m’agrippe fermement au tee-shirt de Mist. J’veux pas bouger, j’veux pas qu’il me lâche ! Parce que sinon, sinon j’vais me faire écraser par la maison ! Cet enfoiré d’appartement ! Il cachait bien son jeu depuis le début celui-là ! J’me redresse un peu, histoire de pas paraitre trop pitoyable.

« Arrête Appartement ! On peut toujours s’arranger ! J’sais qu’j’ai pas toujours été gentille avec toi, mais c’est pas une raison pour… pour m’faire ca ! Promis, j’taperai plus les murs, j’insulterai plus la p’tite marche de la cuisine, j’poserai plus mes doigts sales sur les vitres, j’trainerai plus des pieds pour abimer le parquet, alors …alors steuplait, rappelle tes murs ! »

Mais il est rancunier j’crois. Et en plus, j’l’ai énervé encore plus ! Pauvre Mist, c’est pas sa faute à lui, alors il devrait partir et me laisser seule avec l’appart’. Oh oh ! Je jette un coup d’œil à la fenêtre par hasard, et en fait la situation est bien plus grave que s’que j’pensais ! Les maisons de dehors ondulent dangereusement aussi ! Mais faut faire super gaffe, les passants vont se faire écraser ! Et j’parle même pas des habitants, qui sont pris au piège dans un océan de bâtiments ondulants ! J’me sens coupable. Toutes ses innocents, victime de ma soif d’alcool ! Pour une première prise, j’anéantis presque toute une ville ! Mais comment faire ! Comment sauver tout le monde ? Ca me fait penser… Un jour, j’ai entendu un propriétaire de taverne dire à ses clients : « Le secret avec l’alcool, c’est de boire avec modération. Après, plus de problèmes ! »

Oui, c’est ca ! Voilà la solution ! Mais, qui c’est ce Modération ? Si on l’trouve, on peut vraiment sauver tout le monde ? Je me desserre de l’étreinte de Mist. Faut faire vite ! J’le saisi par les épaules, et solennellement, je le regarde dans les yeux –même si j’ai l’impression de plus les avoir totalement ouverts-.

« Ecoute moi Mist, on peut encore sauver tout l’monde ! Il faut trouver un homme du nom de Modération ! Après ca, tout sera réglé ! (Je rapproche doucement mon visage du sien. ) J’sais que t’as peur, tout comme moi… Mais ensemble…ensemble, on peut y arriver ! »

Je dépose un baiser sur sa joue, et je lui souris (enfin je crois.). On a perdu trop de temps ! Je l’attrape par la main, et je le hisse sur mon dos. Après quoi, je cours vers la fenêtre et je l’ouvre. Oui, il faut sauver tout l’monde !

J’me hisse sur le rebord, Mist sur le dos, et je saute.

Du deuxième étage.


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