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 Un homme, une pensée, et un casse couille

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MessageSujet: Un homme, une pensée, et un casse couille   Dim 1 Aoû - 0:07

Il était tôt ou vraiment tard, cela dépend du point de vue. Etienne avait passé la nuit chez une femme, la jeune Angélique, elle était magnifique, gentille et ennuyeuse à mourir. C’était étrange, il avait ses derniers temps du mal à coucher avec d’autres femmes que Naïri, bien sûr les femmes étaient toujours aussi charmées par lui et toujours aussi diligente à mettre à sa disposition une chambre pour la nuit quand il s’éternisait en discutions. Mais ses derniers temps, il n’allais pas les rejoindre dans leurs chambres comme elles l’espéraient, préférant somnoler en pensant à sa chambre et à la personne dormant tranquillement dans son lit.

Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas dormi avec Naïri, leurs emplois du temps étaient infernaux et Etienne avait tant à faire avec les moissons que les rares moments qu’ils arrivaient à ce ménager ils les passaient à se reposer. Il se promit alors qu’il déambulait dans les rues d’Ishtar que la belle saison passée il passerait au moins 5 nuits par semaine en sa compagnie si ce n’est plus. Elle lui manquait tant !
Il allait tourner au coin d’une rue lorsqu’une idée le frappa, cette promesse intérieure n’aurait guerre de poids lancé ainsi dans la brume du petit matin, il lui fallait déclarer cela avec plus de ferveur. Il changea donc de direction, se dirigeant à présent vers la Cathédrale.

Le vieux bâtiment était imposant bien que froid et dénué de sens à ses yeux. Comme l’avait si bien dit l’une de ses connaissance, cette édifice n’avait d’autre but que d’être le théâtre ou la cible d’attentats terroristes. C’était vrai cette construction ne servait qu’à montrer à quel point l’Eglise bénéficiait de fond inutile qu’elle usait dans l’édification de lieu si dénué de sens et d’utilité. Ho, bien sûr il y avait bien quelques fervents croyants assez fous pour aller régulièrement ce repentir dans ce haut lieu de l’Ombre, et lui-même devait s’y rendre régulièrement pour faire bonne figure, mais en réalité cette bâtisse était à ses yeux un furoncle dans cette ville de splendeur. Mais les apparences sont les apparences et comme il ne s’y était pas rendus ce mois-ci autant faire d’une pierre deux coups.

Sitôt la porte entrée il sentit le regard des prêtres s’abattre sur lui, le père Elfius, un homme insupportable de suffisance s’approcha de lui avec sa démarche hautaine.

- Cela fait quelque temps que vous n’êtes pas venus nous rendre visite mon enfant, la foi des Heartsick serait elle décadente ? » lui demanda-il de sa voie mielleuse.

Etienne se força à afficher un sourire sincère.

- Bien sûr que non mon père, vous savez à quel point ma famille soutiens l’Ombre, mais que dire sinon que cette période de l’année est si chargé que je dois en retarder ma visite. Vous le voyez bien je suis si pris que je ne puis trouver d’autre moment pour vous voire qu’à cette heure matinale. » répondit il.

La clé avec ses gens là était de ne jamais mentir, l’excuse devait être parfaite et exacte faute de quoi, vous vous retrouviez avec un vieux gatteux adepte de serments sur les bras et vous en aviez pour la journée.

- Je vous crois mon enfant. Mais j’aimerais cependant vous rappelé que vos parents manque affreusement à l’appel, vous êtes en effet le seule de votre famille à nous rendre encore visite et cela m’attriste beaucoup »

Le prêtre souriait tant qu’Etienne aurait voulu le giflé, il n’avait même pas prit la peine de masqué l’insulte qu’il faisait à sa famille. Car le fait qu’Etienne se force à leur rendre visite et à leur versé des sommes faramineuse chaque année ne leur suffisait pas, ils n’étaient jamais satisfaits. Etienne prit poliment congé et profita d’un coins d’ombre pour enfiler le capuchon de sa cape, à présent personne ne le reconnaîtrait, il était un anonyme venu prier pour une énième requête qui resterais inexaucé.
Il monta dans les étages et arriva finalement au sommet de la Cathédrale, il se tourna vers l’Est vers l’aube et le soleil qui faisait timidement son apparition et renouvela sa promesse de trouver plus de temps à consacré à Naïri dés la fin de l’été. Ce n’était pas le haut lieu de l’Ombre à qui il faisait cette promesse, non ! Cette promesse, il l’a faisait au majestueux astres du jour, il l’a faisait devant cet océan de toit, sous se ciel embrassé.

Il redescendit à contre-cœur et s’assit nonchalamment sur l’un des bancs de bois, le prêtre, il le savait, calculait le temps qu’il passait en ce lieu haïssable et chaques secondes lui donnaient du crédit. Il attendit donc l’esprit ailleurs que le temps s’écoule et que vienne l’heure de quitter ce lieu sinistre.
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Mar 3 Aoû - 21:21

La nuit était un instant qu’Estellise chérissait particulièrement depuis sa plus tendre enfance. Elle aimait le soleil et sa chaleur, mais cela n’avait rien de comparable face à la lune et sa froide teinte. Se promener sous l’œil de cette astre était bien plus rassurant que rester chez elle en ce moment. Peut-être se méfiait-elle à tord mais quelque chose lui disait le temps avançait, et ne jouant pas en sa faveur. Les récents et troublants évènements peut-être ? Cela jouait sûrement en une part importante dans son attitude de cette douce nuit, particulièrement fraîche. La marquise marchait depuis le crépuscule dans les rues de la capitale d’Ishtar, depuis la dernière fois où elle avait vaguement croisé des rayons de soleil. Rentrerait-elle sûrement quand elle en verrait les suivants. Et encore, n’en était-elle pas absolument sûre. La jeune femme avait déambulé sans savoir où elle allait pendant des heures, et totalement inconnu des autres. Jamais n’avait-elle fait. En même temps jamais rien de pareil ne lui était arrivé. Il y avait largement de quoi douter. Il y avait largement de quoi faire ce qu’elle n’aurait jamais fait en d’autres situations. De toute façon, depuis qu’elle était arrivée à la capitale, elle se reconnaissait à peine dans ses actes. Et aujourd’hui encore : là voilà habillée comme une simple citoyenne. Une longue jupe de couleur mordorée légèrement plissée lui tombait jusqu’au cheville, dévoilant ses pieds chaussés de ballerines plates brunes ; alors qu’habituellement portait-elle toujours des talons. Quant au haut, il était constitué d’un simple chemisier blanc immaculé par-dessus lequel était rajouté un bustier de cuir brun sans manche lacé sur le torse. Les manches de la chemise, de plus en plus bouffantes plus on approchait des poignets, se terminait par un ruban de dentelles qui collait le tissu contre le peau. Estelle’ ne pouvait rien faire contre ses longs cheveux mais par contre ne s’était-elle pas le moins du monde maquillée. Cela n’avait pas empêché les trois quarts des passants de lui jeter des coups d’œil mais elle ne pouvait pas faire plus.

La marquise avait marché ainsi sans fin dans les rues. Elle avait fait un nombre impressionnant de quartiers, certain plus ou moins bien fréquentés. Habillé ainsi avait-elle évité d’attirer autant l’attention que sous ses attraits de nobles, mais elle avait quand même du rester quelque peu dans l’ombre à certain endroit. L’ombre… l’Ombre… Depuis peu ne savait-elle quoi penser, quoi faire. Son esprit était en proie au doute. Et d’où savoir qu’était la source de tout son désarroi en ce moment. Devenait-elle folle ? Etait-ce une quelconque punition ? Estellise n’aurait pu répondre à cette question. Mais au moins fallait-il qu’elle pose la question. Et en cet instant de doute. Elle savait où aller se tourner. Où poser la question. Mais aurait-elle une réponse ? Pour ça fallait-il déjà poser la question. Ainsi avait-elle fini par prendre le chemin de la Cathédrale, lieu saint de l’Ombre. Un lieu où – elle l’espérait – des réponses lui seraient communiqué. Ou au moins son esprit se ferait plus clair.

Alors qu’elle arrivait devant l’édifice, les premiers rayons de l’aube pointée. Déjà… Estelle’ resta de longues secondes à contempler ce spectacle. Le clair obscur rassurant de la nuit qui nous cachait les ennuis avait laissé place à la lumière illuminant tout ce qu’on ne voulait pas voir du soleil. Ses yeux fatigués n’avaient jamais été aussi marqué par les cernes, ou au moins autant qu’à cette instant les pures rayons de lumière venaient illuminer ses iris, fondant même leur prunelle dans le plus scintillant des dorés. Son regard fixant l’horizon, quiconque l’aurait vu à cet instant aurait cru à une quelconque apparition. Y jetant un dernier regard, la marquise finit par s’enfoncer silencieusement dans la Cathédrale. Deuxième fois qu’elle venait ici. La première ayant donné lieu sur un attentat terroriste dont elle aurait pu être victime. Une chance que le terroriste en question ne soit totalement cinglé. Remarque, il l’avait été bien assez pour s’attaquer à l’Eglise en plein dans son sanctuaire. Aujourd’hui espérait-elle qu’aucun autre fou n’aurait de pareilles idées…

La jeune femme croisa quelques prêtres. Elle n’y fit pas attention, baissant le regard vers le sol au cas où l’un d’eux la reconnaîtrait. Elle n’avait pas besoin le moins du monde de remontrances pour l’instant. Elle se sentait plutôt fatiguée, et pourtant en même temps si agacée. Elle avait envi de se libérer. Depuis qu’elle était à la capitale d’Ishtar, Estelle’ avait l’impression qu’elle se transformait. Et ça ne lui plaisait pas. Au pire y avait-il une solution radicale : renoncer à son poste de sénatrice et repartir d’où elle venait. Vers son passé… Dire qu’elle pensait que venir ici serait un nouveau début. Un nouveau début certes, pour le meilleur peut-être, pour le pire assurément.

Prier. Prier était encore une dernière solution, encore un joker qu’elle s’offrait avant de prendre une décision si radicale. Mais arrivé près des bancs quand elle releva la tête remarqua-t-elle qu’à cette heure si matinale, un homme semblait-il était déjà là. Qui avait eu l’imbécilité de se lever si tôt et venir troubler le moment de paix qu’elle comptait s’accorder ? L’agacement faisant place à la fatigue dans son corps, c'est avec des yeux plutôt furibonds et sarcastiques qu’elle avança vers cet homme ; non sans oublier qu’elle n’était aux yeux des autres qu’une citoyenne. Mais avant qu’elle ne puisse ouvrir la bouche pour dire quoique ce soit, et tenter de le chasser – car oui n’avait-elle vraiment aucune patience ni aucune envi de faire des concessions – la marquise dut faire face à un sacré contre temps qui vint jeter à terre tout son plan. Quelqu’un ayant manifestement laissé tomber quelque chose par terre, elle ne sut quoi, mais elle glissa dessus. Fatiguée, la marquise ne tenta rien pour arrêter sa chute. Elle se laissa au contraire tomber en arrière, vaincue. Son corps et puis précisément sa tête cognant lourdement contre le dur sol, un seul et unique filet de larmes s’échappa de chacun de ses yeux. Mais ce n’était pas des larmes de douleur, seulement d’épuisement, et d’abandon.



Dernière édition par Estellise d'Arkhan le Mar 3 Aoû - 22:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Mar 3 Aoû - 22:07

Etienne regarda la jeune femme s’encoubler et se laisser tomber comme un fétu de paille. Il jeta un rapide coup d’œil atour de lui, si les prêtres la voyaient, elle aurait des problèmes, des gros problèmes. Sans plus attendre il la releva, elle était pratiquement inconsciente, il lui fallait la sortir de là sinon il était parti pour la journée.
Soutenant la jeune femme par la taille, il s’approcha de la sortie d’un pas presser mais suffisamment calme pour ne pas attirer l’attention. C’était bien sur sans compter sur Elfius qui dés qu’il le vit lui signifia qu’il voulait lui parler.

« Il faut VRAIMENT que je me débarrasse de ce lourdaud » se dit il.

- Je suis navré princesse, mais j’ai pas d’autre choix » murmura, il à la jeune femme avant de plaquer ses lèvres contre celle de la jeune femme.

Il glissa un regard de biais à Elfius, sa tactique avait marché car l’homme c’était empressé de s’éclipser. Après tout Etienne était connu pour être un coureur et l’église fermait les yeux, persuadés qu’elle était que cela représentait un moyen de pression sur lui.

« Quelle bande d’idiots, il n’est pas venu le jour où un de vous me fera chanter » pensa-il avant de reporter son attention sur son baiser.

Il recula lentement la tête, se baissa et la souleva complètement du sol, une main autour de son dos l’autre sous ses genoux. Il prit soin que la tête de la jeune femme repose sur son épaule, et sorti sans demander son reste. Au-dehors, l’air était frais et clair, il longea la cathédrale et pénétra dans une petite cour dans une ruelle adjacente, posa délicatement la jeune femme sur un banc et la couvrit de sa cape. Elle était belle et en temps normal il aurait même poussé jusqu'à la qualifié d’absolument magnifique mais son teint presque transparent lui donnait un aspect fantomatique qui entachait sa beauté naturelle.

Il s’assit auprès d’elle et ôta sa veste de cuir pour un faire un cousin. Il remercia dieu d’avoir eut la bonne idée de s’habiller simplement pour une fois, ses habits coutumiers auraient attiré l’attention. Alors que la chemise en flanelle et manche bouffante, le pantalon cintrer noir et sa longue veste de cuir lui donnait l’air d’un jeune homme simple bien qu’élégant.
Il caressa le visage de la jeune femme du bout des doigts, elle frémit, elle n’allait pas tarder à sortir des limbes.

- Bonjours, je suis navrée ma chère, vous étiez inconsciente j’ai dus prendre une décision et j’ai juger que vous sortir de la serait plus judicieux que de vous sentencier à un sermon interminable. » lui dit-il, doutant qu’elle entende quoi que ce soit.

A y repenser, sa réaction n’avait pas été normal, sans doute le manque de sommeil. Il était en effet plutôt rare qu’il prenne soin d’un inconnus. Non pas que cela l’ennuyât loin de là, mais il s’était déjà retrouvé dans des situations assez peu enviables à cause de cela. Mais il est vrai que tout bien considérer il était peu probable que cette jeune femme trempe dans quelque chose de louche, quoi que, dans cette ville, on n’était jamais sûr de rien.
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Mer 4 Aoû - 22:00

Il faut croire que la marquise s’était sacrément bien cognée en tombant, plus qu’elle ne l’avait au préalable cru. Sa tête tournait, elle avait à peine gardé conscience. Ses yeux étaient encore ouvert et divaguait ça et là mais en passant au travers de tout. Son esprit était désormais bien loin de ce qui l’entourait. Elle n’avait même pas conscience de s’être possiblement encore blessé. Bon sang mais ce n’était ni une terroriste, ni un prêtre, ni un inquisiteur, ni un citoyen, c’était une sénatrice, une a-ris-to-cra-te, pas quelqu’un qui est censé se blesser à tous les coins de rues. Estellise n’aurait jamais eu la bonne idée de se relever vu son état, mais ça ne l’empêcha pas de sentir son corps se soulever. Etrange, comment une telle chose était-elle possible ? La jeune femme était si embourbée dans l’oubli qu’elle était incapable de distinguer ou de se rendre compte que c’était l’homme qu’elle avait décidé de faire dégager qui l’avait relevé, la soutenant désormais debout. Elle n’avait même pas conscience d’aligner des pas devant elle. La marquise semblait flotter, ne sentant pas son corps bouger. Ses yeux clignaient vaguement, elle voyait parfaitement sans pour autant s’en rendre compte. Ses oreilles étaient parfaitement éveillées mais tous les bruits qu’elle entendait étaient parfaitement incompréhensibles.

Alors qu’elle tombait progressivement de plus en plus profondément dans l’inconscience, la jeune femme sentit subitement quelqu’un l’embrasser. En temps normal aurait-elle directement collé une gifle à celui qui avait osé faire une telle chose : jamais sans son consentement. Estellise détestait surtout ne pas avoir le contrôle de la situation dans ce genre de cas. Mais elle ne put chercher plus longtemps à comprendre car elle perdit définitivement conscience quelques secondes plus tard, ne sentant pas le moins du monde son corps s’écrouler à nouveau au sol cependant.

Finalement… les doux rayons du soleil et une voix lointaine la réveillèrent. Elle ne comprit pas grand-chose des paroles prononcées, seuls quelques mots ressortirent nets et clairs dans son esprit. Trop peu pour qu’elle comprenne le sens général de la phrase. Papillonnant des yeux, elle les ouvrit lentement et avec assez de difficulté pour y prendre plusieurs minutes. Et puis brusquement les derniers évènements lui revenant en mémoire, la marquise se redressa d’un bond sur le banc. Même pas debout qu’elle s’infligea directement un nouveau vertige. Dans son geste avait-elle fais glisser à terre une veste, sûrement au préalablement posé sur elle. Mais secoué par sa présence ici, alors que quelques minutes plus tôt elle se trouvait dans la capitale, elle n’y prêta d’abord pas attention, préférant s’attarder sur la personne assise près d’elle. Et si elle n’avait pas été à ce point dans les vapes, elle se serait certainement éloignée. Certainement un citoyen, assez aisé. Mais que faisait-il là, et avec elle ?


« Qui êtes-vous ? Et que faites- vous là ? Non, qu’est-ce que vous faites assis à côté de moi ? »

Estellise avait posé ces questions d’une manière plutôt sèche. Une voix qui ne lui ressemblait pas, d’habitude si velouté et sarcastique. Etait-ce du au coup qu’elle venait de recevoir, et certainement à sa fatigue récente aussi. Et sûrement était-elle aussi irritée qu’un simple citoyen soit si proche d’elle. Encore fallait-il qu’elle se rappelle qu’elle n’avait l’allure que d’une simple citoyenne elle-aussi. Mais cela n’empêchait sa frustration grandissante. Elle était venue pour se reposer, et voilà le résultat. Le sort s’acharnait-il pour qu’elle finisse par devenir folle à la fin ?
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Jeu 5 Aoû - 20:48

Etienne était contrarié, il n’avait pas l’habitude qu’on lui parle sur un ton aussi froid et hautain. Mais ce ton fut comme un déclic dans son esprit, cette femme n’était pas une simple citoyenne. Cela collait parfaitement déjà elle arborait une beauté trop pure, de celle que l’on acquière quant passant les trois-quarts de sa vie dans un cocon doré. Sans compter qu’elle avait ce maintien et cette tenue irréprochables que seul les femmes privilégiées savent afficher.
Cette femme était sans doute une courtisane, ou encore la demoiselle de compagnie d’une encore plus grande dame, à moins qu’elle ne soit en réalité la très grande dame. Mais cette dernière possibilité était illogique, les femmes d’un très haut rang qu’il avait connu était tellement attachée à leur petit confort qu’elle n’aurait oser s’aventurer la ou leurs caprices ne leurs serait accorder.

Non, elle devait être une demoiselle de compagnie, car elle ne possédait pas l’aura érotique nécessaire à toutes-bonnes courtisanes. Pourtant une chose était étrange, les demoiselles de compagnie étaient des faire valoir, elle se devait donc de ne jamais briller plus que leurs maîtresses. Or très peu de femmes pouvaient surpasser la beauté de celle qui se tenait à présent devant ses yeux, décidément cette femme était un mystère et cela l’intriguait.
Puis soudain, il fut parcouru d’un frisson, une pensée des plus désagréables venait d’apparaître dans son cerveau tordu, la femme qu’il avait sous les yeux était ce qu’il aurait dû être. En effet si son père n’avait pas insisté pour qu’on l’éduque comme un homme il serait sans doute une de ses princesses pouponnées.

« Père, ou que tu sois, sache que je vénère ton bon jugement » pensa il.

Puis il se mit à détailler la jeune femme des yeux, la comparant quelque peu avec lui-même. Il était plus grand, et sa peau était plus pâle, la finesse de leurs traits se valait, mais là où il perdait sur toute la ligne était les courbes. En effet, cette femme, possédait des seins proéminant et aussi appétissant que des pommes bien mûres ainsi qu’un postérieur en forme de cœur qui donnait envie de l’empoigner à deux mains.
Il eut un de ses sourires tendre et à la fois taquin qu’il réservait au moment de pure satisfaction. Oui, il était satisfait, non pas parce qu’il avait sous les yeux une pure beauté mais parce qu’il était en train de goûter à la chance qu’il avait eue d’avoir eut à devenir un homme.
Cette femme avec ses airs supérieurs, sa beauté captivante et ses courbes généreuse, devrait sans doute passer sa vie a usé de ses charmes pour se faire entendre des hommes. Alors qu’elle, Etienne était libre, certes le prix de la liberté était élevé, mais, en cet instant, il se disait qu’il en valait vraiment la peine.

Son sourire s’élargit un peu plus alors qu’il songea à la tournure de la phrase de la jeune femme. Cette peste semblait vraiment pensé que le monde tournait autour de sa petite personne, et cet égocentrisme l’amusait.

- Mon nom est Etienne Madame, je suis navré en voyant Madame dans un si fâcheux état, j’ai perdu mon bon sens et n’ai point trouvé meilleure solution que de vous faire respirer l’air frais. Veuillez m’excuser ci cela vous à offenser, une femme comme vous je savais que ma modeste personne n’était pas en mesure de vous aider. Mais j’ai, je le crains, perdu ma raison, Madame » dit il, un sourire charmeur aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Jeu 5 Aoû - 22:54

Estelle n’avait pas du tout aimé la façon dont il l’avait détaillée. Sourcillant, la jeune femme s’était brusquement levée. Limite trop vite, elle faillit se casser la figure par terre une nouvelle fois. Vacillant, son orgueil lui permet quand même de se maintenir à pied. Extraordinaire. Elle n’avait ensuite pas du tout aimé le ton qu’il avait employé. Et pourtant ses mots étaient restés courtois mais va savoir pourquoi en cet instant Estellise n’avait qu’une envie : se défouler. Cette vague de colère qui tourbillonnait en elle n’était pourtant du qu’à des sentiments de fatigue, d’abandon, de tristesse, voire de détresse. La jeune femme était désormais levée par rapport au jeune homme resté assis sur le banc. Ses mots sortirent tout seuls, sans qu’elle ne cherche ni vraiment à les penser, ni à les retenir en tout cas.

« Et moi je vous prierais d’épargner l’ironie dans vos paroles, ainsi que vos airs de charmeurs. J’ignore qui vous êtes, un nom ne fait rien à l’affaire. Mais vous êtes sûrement comme tous les autres : arrogant, prétentieux, supérieur. Je n’avais pas besoin de vous, même si votre sollicitude était touchante. Il n’est pas besoin de vous complaire dans ces beaux airs ! »

Posant ses mains sur ses hanches, la jeune femme fulminée désormais. Les premiers sortis n’étaient sûrement pas les derniers. Maintenant qu’elle était partie, peu de personne aurait pu arrêter Estellise, et même si cela n’avait pratiquement aucun rapport avec la situation, ni la personne, la marquise s’enfichait éperdument. Se tournant subitement pour se mettre dos à lui, la jeune femme reprit sa conversation, d’abord presque comme un monologue.

« C’est vrai, et avec cette capitale de cinglés, on ne peut pas rester une heure sans se faire agresser ou tomber sur les pires imbéciles qu’il soit. Il n’y a pas une choses qui tournent rond ici, termina-t-elle en se retournant vers lui. Et même quand on croit qu’on va pouvoir être tranquille dans un lieu saint, il doit forcément y avoir quelque chose sur votre route, doublé d’un homme qui croit pouvoir se rendre utile ! »

Subitement lassée, Estellise se relaissa tomber sur le banc à côté du jeune homme. Sa voix avait été excité, agacé, presque criarde mais la marquise avait appris à naturellement modérer sa voix quand elle s’énervait. De façon qu’elle avait paru presque comme si elle avait exprimé une rhétorique à d’autres sénateurs. Il ne fallait pas oublier qu’avant d’être un noble, bien qu’aristocrate, Estellise n’en demeurait pas moins sénatrice. Et en ce moment… elle voulait seulement être une personne insignifiante, à la vie insignifiante, au parcours insignifiant. Et brusquement… une idée surgit dans son esprit : et si pour une fois, une matinée, quelques instants, elle l’était. L’idée était passée dans son esprit, comme un éclair. Bien sûr elle ne pouvait pas trop exagérer : elle avait des manières, une façon d’être qu’il l’empêchait de passer pour une simple paysanne. Il faudrait modérer ce qu’elle dirait, choisir un juste milieu. Mais l’idée lui plaisait bien. Finalement tourna-t-elle à demi son visage vers lui, elle s’était calmée. Comme si s’être exprimée une bonne fois pour toute l’avait en partie libérée. La jeune femme était plus reposée, son agacement ridicule contre son interlocuteur était passé. Après tout, il l’avait quand même sorti d’une situation délicate en l’aidant à sortir de la Cathédrale, vu l’état dans lequel elle avait du être. D’ailleurs… il avait usé d’un procédé un peu douteux tout à l’heure. Elle avait seulement besoin de passer quelques instants sans qu’on ne vienne essayer de la tuer ou qu’elle tombe sur des cinglés.

« Je m’appelle Bleue. Je suis une des dames de compagnie de la comtesse d’Oleïeur du Loreleï. Merci, pour tout à l’heure.»

Estellise avait fait plus ou moins au feeling. Elle connaissait vaguement cette comtesse, pas très importante, donc peu connu dans sa province natale. Et Bleue était son troisième prénom. Tout cela n’était que des demi-mensonges donc, ou des mensonges habilement cherchés. Lui paraissait être un simple citoyen, mais sa façon de parler en disait plus long. Elle espérait fortement qu'il ne l'avait jamais vu, mais elle en doutait fortement. A moins d'avoir voyagé au Loreleï, il ne pouvait la connaître. A la limite en avoir entendu parler. Mais normalement, un citoyen, elle courait peu de risques. Mais en tout cas, s’il était vraiment un simple citoyen, il avait reçu une très bonne éducation.
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Ven 6 Aoû - 7:38

Etienne ne broncha pas d’un pouce pendant que l’a jeune femme s’insurgeait. Après tout il l’avait bien chercher, son ton avait été sarcastique, et cela dans le seul et unique but d’obtenir des informations sur la jeune femme. Et cela n’avait pas raté, premièrement elle n’était pas stupide ce qui faisait légèrement penche la balance en sa faveur, deuxièmement elle n’aimait pas cette ville, ce qu’il comprenait on ne peux mieux, et troisièmement elle était du genre à ne pas estimer un homme pour le fait même qu’il est homme, et cela fut ce qui l’a trahi. En effet, seul des femmes de très haut rang se permettrait de faire comprendre à un homme qu’il n’est qu’un homme, cela transpirait la noblesse et pas n’importe quel noblesse la TRES HAUTE NOBLESSE.
Il imagina un instant cette fiévreuse femme, face à Uriel d’Arken ou d’autre sénateur de sexe masculin et ris intérieurement. Il n’y avait pas de doute, cette femme était noble.

Puis vint ce mensonge éhonté. Bleue, il n’avait rien contre mais ce n’était pas son vrai nom il l’aurait parié, c’était trop simple trop innocent, ensuite dame de compagnie de la comtesse d’Oleïeur du Loreleï, ce mensonge là était de loin plus intéressant. En bon Marquis d’Heartsick il ne l’aurait jamais admis mais Etienne était un homme à deux visage, un peu le monde et un qu’il pouvait montrer dans son privé. Et dans son privé il avait passer plusieurs mois à mémoriser les noms et caractéristiques de tout les nobles du pays, ou devrais je dire de tout les nobles actif du pays, il lui était même arriver de mettre la main sur un portrait. Il savait donc qu’elle ne pouvait pas être la demoiselle d’honneur de la comtesse d’Oleïeur pour une simple et bonne raison. La comtesse Elvina était morte, il y a deux mois et qu’a présent la comtesse d’Oleïleur était le titre de sa fille Enora âgée de 15ans.
Elle n’avait pas eu de chance, en choisissant ce nom, car le comte avait fait parvenir dans le plus grand secret, à tout les nobles célibataires du pays, quelque semaine après la mort de son épouse, un cachet stipulant que sa fille était en âge de se marier. Et à moins qu’elle ne cache très bien son âge véritable elle ne pouvait être la dame de compagnie d’Enora.
Mais il appréciait le jeu, après tout il avait l’apparence d’un jeune homme humble, et ce mensonge aurait été des plus crédibles s’il n’avait pas été le Marquis d’Heartsick.
Ce petit mensonge lui avait encore divulgué une information, cette femme devait très certainement venir du Loreleï, sinon elle n’aurait pas été en mesure de citer une comtesse de si petite envergure.

Il lui sourit, un de ses sourires franc et naïf que l’on retrouve chez bien des gens du peuple. Il allait jouer le jeu avec sarcasme jusqu'à ce qu’elle ce rende compte qu’il voyait clair comme de l’eau au travers de ses mensonges.

- Enchantée Madame. Ainsi vous venez du Loreleï, c’est une très belle contrée à ce qu’on m’en à dit. Je n’y suis jamais allé moi-même, mais c’est un de mes désirs. A ce qu’on m’en à dit c’est une contrée constitué pour sa majeur partie d’eau et je doit dire que j’adore l’eau, je viens de Dargon voyez vous, et c’est aussi une contrée pleine d’eau. Bien que l’eau chez moi soit glacée et le sol gelé prés de 9 mois par ans.» dit il taquin.

Il ne lui mentait pas le mensonge n’était jamais nécessaire car quand on mentait l’on ce dévoilais bien plus quand disant la vérité, en effet il savait qu’elle le soupçonnait de ne pas être un citoyen. Mais elle ne pouvait vraiment le mettre en doute étant donné qu’il n’avait jamais prétendu être quelque chose qu’il n’était pas, de même il n’avait donné à cette femme que des informations totalement exactes et inutiles. Il sourit encore plus, il aimait vraiment ce jeu. Il se leva lentement et s’inclina bien bas devant l’auto-proclamée Bleue.

- Madame puis je vous proposer de vous raccompagner, vous avez l’air éreintée et affamée. Doit je appelé un équipage dans votre état je ne saurais vous laisser rentrée seule à pied. » ajouta il toujours aussi taquin.
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Ven 6 Aoû - 15:50

Un vent frais secoua la chevelure de la jeune femme tandis qu’elle méditait sur les paroles du jeune homme. C’était encore l’aube. Le soleil n’était pas haut dans le ciel, ses rayons accompagnaient encore la rosée. Une matinée plutôt fraîche mais cela faisait plutôt du bien à la jeune femme. Elle ne s’attendait pas à ce que les paroles d’Etienne l’agace si peu. Ou était-ce simplement sous l’effet de la lourdeur qui s’installait dans ses membres. Une pesanteur qu’avaient apportée les mots de son interlocuteur. Brusquement Estelle’ avait laissé toute son éducation se réveiller. Et pas n’importe laquelle. Elle n’était pas devenue sénatrice en claquant des doigts. Ça s’apprenait, et ça finissait par payer. Cet homme se foutait intégralement d’elle. Tout son ton laissait transpirer cette impression. Il était habile, et adroit. Elle ne pouvait deviner en quoi ils se payer sa tête à travers les simples mots qu’ils avaient prononcé. Mais c’était justement trop parfait. Il n’avait rien laissé. Aucun détail utile qui puisse l’aider. Ce simple citoyen avait décidément, non seulement une parfaite éducation, mais en plus une habileté digne des plus grands manipulateurs. Et qui sont réputés pour être des manipulateurs : les nobles. Estellise n’était pas noble à proprement parler. Elle était aristocrate, mais ensuite sénatrice. Pourtant on l’a qualifié aussi de nobles, de part sa famille bien évidemment…

Donc il était sûrement noble. Ce n’était qu’une hypothèse mais quitte à choisir entre citoyen et noble, elle dirait noble. Et il venait de Dargon. La jeune femme doutait que ce soit un mensonge. Mais encore une fois ne pouvait-elle être sûre de rien. A cet instant regretta-t-elle de ne pas avoir fait plus attention aux principales familles des provinces d’Ishtar. Là comme ça, en lui disant Dargon, elle pensait au sénateur Hellwig. Pour savoir de qui il en retournait vraiment et à quel point il se fichait d’elle, il lui faudrait obtenir plus d’information. Ou pourquoi ne pas le lui demander directement ? Après tout, il n’avait jamais prétendu être citoyen. Mais sinon… ça ne serait pas amusant. Un sourire naïf et tendre se dessinant sur les lèvres d’Estelle, la jeune femme tourna son visage vers Etienne et répondit à son ton taquin par une voix totalement candide pour lui faire comprendre que ce n’était pas une imbécile.


« Ma maîtresse se lève tardivement. Vous savez… les nobles, totalement assistés et oisifs. Je ne désire pas rentrer chez moi avant d’y être contrainte. Et si vos yeux me font si affreusement paraître, je vous suggère de suivre vos propres conseils car il n’en ait rien.»

La marquise se tue faire une transition entre ses mots. Elle n’avait pas le moins du monde mentis, du moins sur son état. Se levant à nouveau se fut cette fois pour aller tournoyer quelques secondes sous la rosée de la matinée. Une véritable enfant petite princesse. S’en était ridicule. Estellise se demandait vraiment à quel point elle pouvait se laisser à aller à un tel grotesque de situation. S’arrêtant elle s’approcha d’un parterre de fleurs où poussaient des roses et en arracha une, entaillant sa main. N’y prenant pas garde, le sang s’écoula lentement et doucement, alors qu’elle retournait sa tête vers Etienne pour reprendre.

« Mais qu’est-ce qu’un citoyen de Dargon viendrait ici faire à la capitale d’Ishtar ? »

Un véritable petit jeu d’échec, où l’on avance ses questions comme on ferait avancer ses pions sur l’échiquier.
Jusqu’à entendre tomber… Echec et mat.

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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Sam 7 Aoû - 13:00

Cette jeune femme était décidément très divertissante, elle était maligne et avait des manières des plus appréciable. Elle marchait légèrement avec grâce et maintiens, il la regarda s’avancer vers le parterre de fleur et attraper une rose. C’est au moment ou elle se tourna vers lui parler que le temps s’arrêta.
Ses yeux s’écarquillèrent, il connaissait ce regard dur et habile. L’expression du visage de cette jeune femme, il l’avait déjà vue sur un tableau. Il savait être à deux doigts de découvrir qui elle était réellement, mais sa mémoire lui faisait faux-bond et il ne réussit pas à se souvenir de l’ensemble du tableau. Il revoyait clairement cette femme, debout dans une robe écarlate, une expression dure au fond des yeux et un sourire composer sur les lèvres.

Les rôles venaient d’êtres inversés, il le savait, jusque-là il avait été le malin, le maître du jeu, mais en lui demandant de préciser les raisons de sa présence à Ishtar elle venait de marquer un point formidable la hissant au même niveau que lui. De l’issue du jeu dépendait la réponse qu’il allait lui faire, or il avait encore quelques as dans sa manche et il était temps d’utiliser l’un d’eux.
Il était temps d’utiliser la carte de la curiosité.

- Citoyen ! Est ce dont à ça que je ressemble ? Vous me décevez grandement ma chère, j’aurais pensé qu’une femme comme vous aurait mieux sus juger ma valeur. » déclara il.

Il reporta son attention sur la main de la jeune femme sur la quel perlait une goutte de sans écarlate. ECARLATE.
Mais bien sûr c’était évident la femme du tableau portait une robe écarlate, et rare étaient les femmes a arborer cette couleur, à vrai dire à Ishtar, les femmes n’aimait pas l’arborer de manière aussi provocante. Sauf une la Marquise écarlate, la sénatrice du Loreleï, ESTELLISE D’ARKAN.

Bien des gens penseraient que le fait qu’il ait découvert son identité lui obtiendrait la victoire dans ce petit jeu de devinettes. Mais ce n’était pas le cas. On ne pouvait pas gagner aussi simplement contre la sénatrice d’Arkan. Il lui faudrait jouer fin et avancer ses pièces contre les attentes de la Marquise.

- Je ne suis ni citoyen ni même originaire de Dargon, j’y ai grandi c’est vrai. Mais mon père vient d’Ishtar comme son père avant lui. Une longue histoire, longue et inintéressante, dont je ne parlerais pas. Non j’ai plutôt envie de parler de vous. Vous poser des questions comme : Que fait une sénatrice déguisée à six heure du matin dans les rues d’Ishtar ? Ça c’est une question digne d’intérêt, n’est-ce pas Estellise ! »

C’était la meilleure tactique à ce point du jeu, mais c’était risqué. Il l’insultait ouvertement en sous-entendant qu’elle le décevait. Des gens avaient connu la geôle pour moins que ça, mais elle l’avait cherché, en lui suggérant de ce préoccuper plus de lui même et de ne pas fourrer son nez dans les affaires de la dame. Leur petit jeu d’échec s’était à présent transformé en un combat de titan. Certes elle ignorait qui il était mais cela uniquement parce qu’elle refusait de s’abaisser à le lui demander. Il lui fallait à présent brouiller les pistes pour qu’au final elle s’avoue vaincue et capitule.

« Jouer à un jeu de pouvoir avec un sénateur mais ma parole Etienne tu est folle » se dit il, avant de lancer un regard plein de défit à la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Sam 7 Aoû - 22:23

Un large sourire se dessina sur les lèvres de la marquise à l’attente de sa petite tirade. Alors il avait humblement deviné qui elle était. Un léger soupir d’exaspération glissa de ses lèvres tendis qu’elle laissa couler son regard à la fois fatiguée et amusée sur le côté. Son répit avait été de courte durée finalement. Mais aucune importance, cela avait quand même été divertissant. Une partie rapidement et dument menée. Cette personne était loin de manqué de répartie et de bon sens dans tous les cas. Néanmoins cela l’intriguait quand même. Certes son nom était celui de la famille la plus riche du Loreleï mais elle n’était que la cadette de la famille, et sénatrice depuis peu de temps. Elle était connue au Loreleï mais pas du tout à Ishtar, où elle était arrivée il y a peu. Donc… comment avait-il deviné ? Cela l’embêtait quelque peu, ou plutôt l’intéressait. Elle n’en était pas vraiment offensée non plus. La justesse et l’habileté de son esprit l’impressionnaient quand même. Trop peu de nobles en avait encore un aussi aiguisé. Pour ça, elle fit même l'impasse sur l'insulte caché qu'il avait glissé dans ses propos à son encontre. La marquise avait appris à s'offusquer pour bien plus, surtout quand elle l'avait cherché.

« Hé bien… vous m’impressionnez. »

La surprise n’ayant marqué le visage de la jeune femme que quelques secondes, la marquise s’avança de quelque pas vers cet individu non-originaire du Dargon non. En tout cas il s’était mépris sur une chose, elle avait employé le mot citoyen uniquement à terme pour dire qu’il avait vécu au Dargon, tout comme elle était elle-même citoyenne du Loreleï, même en faisant parti de son aristocratie. Donc cela confirmait au moins sa pensée, c’était un noble. Un noble originaire d’Ishtar, qui avait grandis au Dargon et revenait à Ishtar, voilà qui ne l’avançait guère. Vu l’importance qu’elle accordait à la futile aristocratie, et encore plus à ses nobles, Estelle’ n’avait jamais pris l’habitude d’essayer d’en mémoriser ses membres. Voilà chose qui lui portait enfin préjudice, elle n’aurait jamais cru le regretter un jour. Or regretter était quand même un bien grand mot. Cela ne lui importait pas tant. Jetant sur la pelouse avoisinante la rose qu’elle portait, elle laissa sa main empreinte de sang retomber le long de son corps avant de reprendre.

« Alors comme ça vous voulez parler de moi alors que je n’ai pas semblé parvenir à vous juger à votre juste valeur. Mais de quelle valeur parle-t-on quand on prend plaisir à manœuvrer ainsi les gens ? murmura-t-elle entre cynisme et rire. Je n’ai pas l’insigne honneur de pouvoir vous percer à jour, alors vous aurez très certainement l’amabilité de vous présentez à moi afin de me montrer là où je me suis en tout point trompé sur votre valeur. »

La marquise écarlate termina ses mots en tournant son visage vers le soleil. L’aube était désormais plus ou moins passé, le soleil grimpait doucement dans le ciel, le nimbant de couleurs rose, orangé. C’était magnifique. Se perdant à nouveau à contempler ce spectacle, elle oubliant quelques instants ce noble, Estellise laissa la chaleur des rayons venir réchauffer sa peau précédemment gelée par la nuit qu’elle avait sans fin parcouru. Finalement ce fut presque désolé qu’elle fit retomber son regard vers son mystérieux interlocuteur. Elle n’en rajouterait pas plus, ignorant délibérément sa question et ne disant pas non plus clairement qu’il avait effectivement raison. Il n’aurait cas le deviner. Cela ne devrait pas être bien trop dur vu son esprit aiguisé, vu qu’il semblait si habile.

Des pions venaient de se briser. Mais ce n’était que le sacrifice des fous pour la reine. Leur roi était encore debout, et leur parole les approchait de la dernière joute.

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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Mar 17 Aoû - 13:53

Etienne se courba dans une révérence des plus réussies.

- Marquis Etienne d’Heartsick, pour vous servir gente dame. » annonça il.

Il se releva lentement et regarda la jeune femme avec un grand sourire, les cartes étaient enfin dévoilées. C’était d’ailleurs étrange, quel probabilité pouvait il bien y avoir, que deux nobles ce rencontre à cette heure du matin, dans ce lieu lugubre, sans doute assez peu.

- J’ajouterais que vous ne vous êtes sans doute pas trompé sur ma valeur. Étant de notoriété publique que je ne suis bon qu’à gratifier d’une paire de cornes les honnêtes hommes de cette ville. Mais bon je précise que je n’ai jamais forcé personne et que ci ses demoiselles me dévoile le mont sacré réservé à leur mari, ce n’est en aucun cas ma faute. »

Il la provoquait ? Non, si peu ! Évidemment, elle était une femme et relativement vertueuse d’après les dires populaires, il y avait donc de fortes chances pour que le peu de respect qu’elle lui portait jusqu'à maintenant disparaisse comme les restes d’un feu de paille. Mais il n’en avait cure, après tout c’était le prix a payé quand on console nombre d’épouse mal baisé (ho pardon je voulais dire esseulée).

Sans rien ajouter, il s’approcha de la jeune sénatrice et désigna une passante d’un geste discret de la tête. Elle sortait d’une petite ruelle, ou se tenait un jeune homme dans la vingtaine, occupé à la dévoré des yeux tout en renfilant sa chemise dans son pantalon. La sénatrice et lui ce tenaient de telle façon qu’il voyait clairement la rue adjacente sans que ceux qui la traverse puisse les voire.

- Vous voyez cette femme, elle porte une alliance au doigt preuve de son vœu de fidélité. Or tout me porte à croire que le jeune homme qu’elle vient d’embrasser dans cette ruelle sombre n’est pas en mesure de lui offrir la parure en or qu’elle arbore si fièrement. Il est trop jeune et son corps montre qu’il est un habitué du labeur physique, deux composante prouvant qu’il ne peut toucher un salaire suffisant pour offrir à sa belle, pareils bijoux. Il est donc un amant offrant à cette jeune femme une satisfaction sexuelle que son mari légitime ne parvient pas à lui donner. Cet homme me ressemble finalement, il offre à une femme ce qu’elle désire vraiment au-delà des biens matériels, les deux seules choses qui nous différencient lui et moi c’est qu’il se contente de le faire à une femme de classe moyenne. Alors que je satisfais toutes les femmes qui le désirent et ce quelle que soit leur place dans l’échelle sociale. Alors si je pouvais vous suggérer quelque chose, ne me juger pas sans me connaître, ce serait une grave erreur de votre part. Madame la sénatrice»

Etienne était aux anges, il venait de se faire passer pour la pire des ordures aux beaux yeux d’une noble vertueuse. Ce jeu était décidément passionnant. Elle se fichait sans doute bien de qui il était et ne tarderait pas à prendre congé de lui. Mais en attendant il aimait l’idée de pouvoir ce justifier à une des personnalités qui faisaient la pluie et le beau temps dans cette ville de décérébrer.
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MessageSujet: Re: Un homme, une pensée, et un casse couille   Jeu 2 Sep - 10:51

Un marquis ? Il était bien noble. Et pas n’importe quelle noblesse. Les marquis venaient assez haut dans la hiérarchie. Donc un marquis de Dargon. Elle en avait sûrement déjà entendu parler à une soirée mondaine ou autre chose dans ce genre là mais elle ne prêtait que rarement attention aux discussions à ces moments-là. En final… elles pouvaient parfois se révéler utile. Comment il avait découvert qui elle était l’intriguée un peu par contre, mais elle était assez reconnaissable, même sans ses attraits habituels. Une mine resplendissante et curieuse s’était affichée sur son visage hâlé face au large sourire du marquis. Il semblait tout content de lui. La marquise en revanche ne chercha pas à y réfléchir plus si quelque chose se tramait derrière ce sourire. L’aube était désormais bientôt levée et il allait falloir qu’elle s’en aille bientôt. Néanmoins alors qu’elle allait s’excuser auprès du marquis, ses paroles l’interpellèrent. Pas de doute, ses paroles essayaient de la faire réagir. Avait-il cherché à faire en sorte de se rabaisser à ses yeux ? Estellise n’aurait su en être sûre. Néanmoins la question ne se posa pas car ses dires l’amusèrent plus qu’autre chose. Pour lui, était-ce vraiment cela un crime ? Si parler de fautes dans ce cas-là était juste, elle était bonne pour le purgatoire pour ses actes passés. Ce marquis l’amusait vraiment. Et cependant qu’elle n’aimait pas vraiment se faire ainsi piquer, elle décida de ne pas répliquer. De ne pas lui renvoyer l’ascenseur pour lui montrer à quel point il se trompait sur son compte. Cas cela ne tienne, elle le laissa déblatérer, ne faisant que le regarder de son air amusé.

La tirade suivante qui lui sortit l’amusa d’autant plus. Que croyait-il vouloir produire sur elle ? Un léger éclat de rire échappa de sa voix quand il eut terminé. Décidément… ce marquis l’amusait vraiment au final. Derrière les airs qu’il avait voulu se donner et le mépris qu’il lui avait témoigné derrière ses paroles, en final, il n’en valait pas le jeu à ce point. Il l’avait amusé certes. Mais sur le terrain sur lequel il venait de se risquer, la marquise n’y voyait plus de challenge. Et prétendre qu’elle le connaissait ? N’avait-elle jamais prétendu une telle chose ? Mais jamais ne pourrait-il également prétendre la connaître. Car pour l’instant, il la prenait pour quelqu’un qu’elle n’était certainement pas au final. Mais peu importe, les apparences sont trompeuses et la marquise écarlate ne tenait pas à les faire voler en éclat. Son rire bref et passager envolait, elle put reprendre la parole, d’une voix toute différente d’avant, douce, légèrement acidulée, un brin de cynisme et une sincérité pavée d’amusement. Drôle de mélange.


-Hé bien Marquis d’Heartsick, vous m’impressionnez. Cette éloquence voue sied à merveille, je n’en aurais pas attendu moins de vous. Mais ne vous en faites pas, vous n’êtes guère le seul de la gente de la noblesse à agir ainsi.

Estellise marqua une pause. Elle en profita pour poser son pouce et son index sous le menton du marquis une brève seconde. Durant cette brève seconde elle le regarda. Il avait tous une histoire qui leur donnait des secrets et quelque chose qui fait chacun d’eux se sentir à part des autres. Et c’est ça qui les rend si sûr d’eux, si prompt à se sentir supérieur. Et durant cette brève seconde les yeux de la marquise qui avait étés jusque là si clair si amusé, si rayonnant, s’assombrirent subitement. Il n’y avait plus que des lueurs dansantes d’amertume, de précarité et de désinvolture à l’intérieur. Finalement le lâcha-t-elle pour se reculer un peu avant de continuer.

-Ni vous, ni moi, ne devons avoir l’arrogance de croire que nous connaîtrions l’autre. Je ne l’ai jamais prétendu, et vous devriez en faire de même. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée Marquis d’Heartsick.

Et c’est là-dessus que se retournant, la marquise s’en alla d’un pas posé. Elle n’était pas spécialement pressée, mais elle devait rentrer. Elle avait apprécié cette rencontre certes. Ce marquis l’avait bien amusé, mais il était temps qu’elle rentre histoire de préparer son départ. Etirant quelque peu ses bras dans son dos, elle jeta un dernier regard au marquis en se retournant brièvement avant se s’enfoncer dans la rue maintenant baignée par les rayons du soleil.



[HRP : désolée du temps de réponses, et aussi d'abréger le rp ainsi. Je vais malheureusement quitter le forum alors j'essaie de terminer mes rps, mais c'était un plaisir ;)]
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