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 Allô ici SOS amitié, vous avez trente secondes pour vous pendre ! [PV Suzume]

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MessageSujet: Allô ici SOS amitié, vous avez trente secondes pour vous pendre ! [PV Suzume]   Lun 16 Sep - 6:14

Je suis en train de méditer dans la cathédrale, parce que j'ai désespérément besoin de courage pour ce qui m'attend. Pour réaliser le souhait de Nemesio ? Non. Je suis encore trop dans le brouillard concernant la marche à suivre pour m'inquiéter de ça. Puis c'est de la magie, et la magie est gentille pour moi. C'est pour les autres qu'elle l'est pas. Donc... donc il faut absolument que j'aille dans le monde des morts, donc que je sorte de mon corps. Voire que je meurs – mais c'est le chemin du retour qui pose problème. Mais là, c'est pas ce qui m'occupe. Vraiment pas.
Je dois parler à Suzume.

Je pensais qu'elle reviendrai d'elle-même au bout d'un moment, pas trop du genre à cracher sur les enseignement de l'Ombre pour une bête histoire d'engueulade. Mais elle est pas encore revenue et j'ai besoin d'elle. J'ai besoin d'aide pour ce que Nemesio me demande de faire, plus précisément, et c'est la seule qui puisse apprendre la magie du Sang dans le secteur. Parce que tu vois, le problème, c'est que ça donne une puissance magique colossale, et j'peux pas foutre une puissance pareille entre les mains de n'importe qui. Et en plus, si je meurs, toute cette science va disparaître avec moi et je suis sûr que ça me sera repproché. Nan, vraiment, j'ai besoin de Suzume. Mais j'm'en réjouis pas.
Je me relève. La cathédrale est pas mal vide à cette heure là, seul un grand malade irait méditer hors des heures d'offices – ça serait faire preuve d'un zèle de mauvais goût – et les civils ben ils bossent en général l'après-midi, ils ont autre chose à glander que rendre gloire à l'Ombre. Ça m'arrange, vu que j'ai tendance à avoir des émanations magiques quand je médite, sans faire exprès, y en a que ça pourrait bouleverser. Mais bref, t'as raison, c'est pas ça qui nous occupe là.

Je me dirige à pas pesant, aussi motivé qu'un condamné à mort, vers la cellule de Suzume. J'ai dû demander où elle était à un de ceux qui s'occupent du linge et tout, et j'ai eu le droit à des haussements de sourcils salace, en signe de connivence masculine ou je sais pas quoi. Des images bizarres me sont venues dans la tête et j'ai eu un petit frisson d'horreur devant le spectacle de ma propre imagination. J'veux pas finir émasculé.
J'ai monté l'escalier menant à sa chambre avec les mains qui tremblent. C'est couillon d'être angoissé à ce point là pour parler à une gamine de quinze ans de moins que moi, moins puissante magiquement, et qui en plus doit faire cinquante kilos tout mouillé. Mais j'vais t'apprendre une nouvelle bouleversante : je ne suis pas intelligent.

Je frappe, Suzume est chez elle, et elle m'ouvre comme je l'avais calculé – je l'ai vu remonter à sa chambre après manger. Sa cellule est mieux placée que la mienne, mais pas beauoup plus luxueusement meublée. Mais on s'en fout de ça, l'important c'est ce que j'ai sous le nez – une gamine mal élevée. Je me regarde les pieds en me triturant les doigts, et j'ai quand même la décence d'avoir honte de mon comportement.

- Ouais euh... salut euh... bin... nan mais faudrait pas que je tombe dans les pommes non plus. J'viens parce que euh... le Conseiller Impérial, t'sais, Nemesio Ponti, me l'a demandé. C'est pas tout à fait exact, mais je suis sûr qu'il approuverait ma démarche – après m'avoir engueulé d'avoir hurlé sur Suzume précédemment. Faut que t'apprenne la magie du Sang, même si j'ai pas vraiment inventé le fil à couper l'eau chaude.

Je relève les yeux pour voir si elle va m'envoyer chier ou pas. J'aurais bien l'air d'un con si elle me dit non, parce que la négociation et la persuasion, on va dire que c'est pas vraiment mes talents les plus développés.
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MessageSujet: Re: Allô ici SOS amitié, vous avez trente secondes pour vous pendre ! [PV Suzume]   Lun 16 Sep - 14:20

Les journées se ressemblent toutes quand l'ennuie pointe le bout de son nez. Entraînement, cour, entraînement, prière. Et on refait le même schémas le lendemain. La cour impériale n'était plus aussi fatigante qu'avant, juste toujours aussi détestable. Suzume commençait à en comprendre les ficelles, sans pour autant en apprécier les manigances. Mais qu'importe, il fallait bien que quelqu'un le fasse non?
Cependant, aujourd'hui, elle avait tout simplement pas voulu y aller. Un genre de caprice de prêtresse, dirons nous. Elle avait donc passé sa matinée à méditer, et avait l'intention d'aller se promener en ville le reste de son après-midi. Le monastère elle le connaissait par cœur pour y avoir grandi, et en faire le tour ne lui aurait rien apporté. Là, à l'instant, elle avait besoin de changer d'air. Et de se changer les idées, surtout.

Cependant, alors qu'elle rangeait ses affaires, sa cape de voyage déjà sur les épaules, quelqu'un vient toquer à sa porte. Depuis la mort d'Uriel, cela n'arrivait plus. Suzume n’obéissait pas à la hiérarchie. Quand un grand prêtre avait quelque chose à demander, on allait chercher quelqu'un de compétent, pas une gamine qui allait les snober sans plus d'explication. Si l'empereur ne faisait pas autant traîner les chose, Suzume serait déjà haut-prêtresse à l'heure qu'il est. Cette attente la rendait de plus en plus imbuvable. Il lui tardait de remettre de l'ordre dans tout ce bordel, mais sans ce titre, sans cet unique titre, elle n'était rien, et ne pouvait donc rien faire. C'était rageant. Et personne n'était assez fou pour chercher Suzume quand son regard était aussi noir.
On pouvait donc dire qu'au cœur même de l’Église, Suzume avait relativement la paix, les deux parties cohabitant soigneusement, tout en s'ignorant parfaitement. Même ceux lui étant favorable ne venait la voir. Alors qui pouvait bien frapper à cette porte? Si elle n'ouvrait pas, Suzume ne le saurait jamais, aussi le fit-elle.

En voyant Zelig, là, devant sa cellule, aussi confiant qu'un chiot venant de faire une bêtise, la prêtresse ne pu s’empêcher de lever un sourcil, incrédule. La dernière fois qu'ils s'étaient vu, il l'avait giflé avant de la foutre dehors en lui criant dessus. Dire que Suzume l'avait mal pris était un euphémisme... Si Zelig n'était pas bien trop puissant pour qu'elle ose, elle l'aurait affronté en duel a mort. Plus personne ne l'a touchait depuis ses huit ans, et le prête le plus idiot du monastère le faisait simplement parce qu'elle le traitait d'idiot? Il avait failli l'étouffer, quoi de plus normal qu'elle soit un peu en colère?! Bon, certes, elle aurait pu peser ses mots, mais quiconque attend de Suzume qu'elle présente des excuses, doit s'attendre à attendre longtemps...

En silence, Suzume écouta Zélig bafouiller pour s'y retrouver dans ses explications quant à sa présence. Ah, oui. La magie du sang. Probablement la seule chose lui assurant une victoire totale en cas de lutte pour le pouvoir. Il fallait qu'elle l'apprenne, c'est vrai, mais elle aurait donné cher pour avoir Uriel et non Zélig comme professeur. A chaque fois qu'ils se voyaient, leur relation se détériorait, Zelig était trop facile à persécuter pour une gamine en manque de pouvoir, et inévitablement, elle finissait par se montrer blessante, trop mauvaise pour ne pas en profiter.
En parlant de pouvoir... Pour une fois, Suzume dominait totalement la situation, parce que ce n'était pas elle qui était venu chercher l'autre . Ce n'est pas elle qui avait besoin de lui pour apprendre, mais lui qui avait besoin qu'elle maîtrise la magie du sang... En vérité, elle en avait autant besoin de lui, mais sur le moment elle s'en fichait, appréciant sa petite joie de la journée.
Maigre récompense d'un mois à tourner en rond en rongeant son frein.

Enfin, après avoir terminé son discours décousu, Zélig releva le regard vers Suzume, toujours aussi peu confiant. Il devait probablement s'être préparé à toutes les réponses possible... Mais qu'elle referme la porte sans un mot, l'avait-il pensé? Car c'est ce qu'il se passa. Après quelques secondes à l'examiner en silence, la prêtresse referma tout simplement la porte, gardant néanmoins la main sur la poignet. Ça avait été trop tentant. Beaucoup trop pour qu'elle ne le fasse pas.
Suzume fit ainsi mijoter Zélig quelques secondes, avant de se reprendre. Que la situation lui plaise ou non, elle avait autant besoin de lui qu'il avait besoin d'elle, en cet instant. A croire que l'Ombre se foutait royalement d'eux, à toujours tout faire pour qu'ils se retrouvent travailler ensemble. Levant les yeux au ciel, elle enleva sa cape avec un lourd soupir, la laissant tomber par terre avant de sortir de sa chambre. Puisqu'il le fallait...
Elle regarda Zelig droit dans les yeux.

"Rah, d'accord. Mais relevez encore une fois la main sur moi, et vous pourrez aller chercher quelqu'un d'autre pour jouer votre élève..."

Et dire que pour une fois elle avait voulu prendre un jour de ''congé''. Si ça ce n'était pas un signe qu'elle n'était pas faite pour l’oisiveté....
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MessageSujet: Re: Allô ici SOS amitié, vous avez trente secondes pour vous pendre ! [PV Suzume]   Lun 16 Sep - 17:15

Suzume... referma immédiatement la porte sans dire un mot. Je m'attendais pas vraiment à ça, en fait. Je pensais certes m'en prendre plein la gueule d'une façon ou d'une autre, mais pas qu'elle refuserait, comme ça, d'office. C'est du pouvoir quand même que je lui propose, un prêtre digne de ce nom préfèrerait sacrifier son premier-né, sucer toutes les queues du monastère, plutôt que de cracher là dessus. Mais pourtant elle l'a fait et...
Ah tiens elle revient en fait.
Au moment où elle ouvre la porte, j'ai encore une expression mi-stupéfaite, mi-indignée sur la figure, les yeux écarquillés et la bouche ouverte, le doigt levé, comme sur le point de protester à la porte fermée. Mais elle est là. Elle vient se planter devant moi et à le culot de me reprocher de l'avoir giflée. J'peux te dire, je vivrais mille ans que je regretterai pas. Mais pourtant, j'vais me démerder pour pas renouveler le geste. J'ai besoin de toute l'aide magique qu'elle pourrait m'apporter, une fois que je l'aurais initié à la magie du Sang. Elle pourrait servir de réservoir d'énergie, déjà, et une fois que j'aurais trouvé le moyen de ramener les morts à la vie, peut être que je pourrais l'employer à une aide plus substantielle – mais procédons par étape. Je ne vais pas lui dire le pourquoi du comment tout de suite, déjà qu'elle fait la gueule, si je lui explique que j'ai besoin d'elle pour un truc ultra dangereux elle va s'enfuir en courant. Et... je compte pas lui explique que je vais probablement en mourir. C'est déjà assez difficile à envisager comme ça, j'ai pas envie de voir quelqu'un se réjouir de la nouvelle, je crois que ça tuerait le peu de courage que j'ai.

- OK. Ben... viens, suis moi.

Je fais demi tour sans dire un mot et on va aux sous-sols. Je dis rien. Suzume n'a sans doute pas envie d'entendre mon insipide conversation, et la réciproque est vraie. L'avoir sous le nez me rappelle l'épisode débile précédent. Celui où elle me traite de gros crétin et que je la gifle pour lui cacher que ça me fait pleurer. Pourtant, je pourrais lui dire un tas de trucs de connard. Je pourrais lui rappeler qui c'est qui fait deux mètres et qui l'explose en magie, déjà. Je pourrais aussi lui agiter sous le nez le fait qu'elle deviendra difficilement haute-prêtresse si je lui mets une grosse pinée devant tout le monde. Je pourrais la traîner au milieu de la Capitale pour la tabasser à mort qu'elle pourrait rien faire, même, mais rien que l'idée me révulse. J'ai de nombreux crimes sur l'âme, mais la torture psychologique n'en fait pas parti. On peut pas avoir tous les vices d'un coup. Alors je dis rien et je fais pas mon gros malade de l'autorité. Je songe que si elle devient haute-prêtresse, et si elle connait en plus la magie du Sang, j'aurais l'espérance de vie d'un moucheron. Mais ça à la limite... disons que j'suis rendu à un stade de dépression où mourir m'en touche une sans faire bouger l'autre. Les médications que je prends me rendent globalement insensible à n'importe quoi, de toute façon. C'est le meilleur état que j'ai pu obtenir avec toutes les drogues que me filent les toubib : être défoncé au point d'en avoir rien à carrer de tout. J'arrive à réfléchir à rien, mon cerveau déjà pas bien rempli est encore plus plein de néant abyssal.
On est rendu aux pièces secrètes et malsaines dans les sous-sols du monastère, là où y a en gros que moi qui va. Les inquisiteurs ont instructions de déposer du « matériel », sans qu'on leur dise très bien pourquoi. J'vais pas aller chercher tout ça moi même à la prison non plus. Je sors le couteau à ma ceinture, j'en égorge un, et j'fais mon petit rituel habituel. Mon esprit retrouve de la vigueur. Je secoue la tête pour éclaircir tout ça.

Sinon, j'ai réfléchi à un moyen de donner de l'énergie à Suzume. Un moyen qui la pousserait pas à me traiter de gogol et à s'enfuir en poussant des cris. Je me fais une petite entaille sur le dos de la main, et je la lui tends :

- Bois. Pas tout.

Je souris comme un crétin – avec trop de canines pour un humain - parce que je sais que l'idée va la répugner et que ça me fait bien plaisir. J'espère qu'elle aura l'espoir de me tuer d'hémorragie, ça la motivera – mais ça n'arrivera pas parce que j'ai parfaitement les moyens d'empêcher une sale gamine de me tuer. Je sens la fourrure me pousser sur le ventre, et ailleurs, mais je m'empêche de me transformer.
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MessageSujet: Re: Allô ici SOS amitié, vous avez trente secondes pour vous pendre ! [PV Suzume]   Mar 17 Sep - 14:27

Suzume était typiquement l'exemple même d'un gamin ayant grandis avec une kalachnikov entre les mains. Pour elle, seule la loi du plus fort primait sur les autres. Et elle était forte. Certes, on lui avait peut-être dit un peu trop souvent qu'elle était douée, surtout pour son age, ce qui ne l'avait pas aidé à ne pas s'en rendre compte. Cependant il y avait toujours quelqu'un au dessus d'elle, autre que le divin empereur. Ses yeux de glaces fusillèrent la silhouette devant elle, qu'elle suivait en silence vers les salles obscures du monastère. Dire qu'elle détestait Zélig aurait été un peu fort, quand bien même la situation empirait après chaque rencontre. Disons qu'elle détestait sa puissance. Il rayonnait de magie à dix kilomètre. Elle, elle avait du s’entraîner dur pour en arriver là. Certes, elle avait eu un bon potentiel de départ, mais elle n'aurait aucunement pu arriver à ce niveau sans passer le plus clair de son temps à manier les ombres. Alors que Zélig... Il donnait toujours cette impression insolente de faire les choses un peu au hasard, et cela marchait! Elle avait beau courir, elle n'arrivait pas à le rattraper, alors qu'il n'était qu'un idiot fini à ses yeux. Elle le haïssait pour cela. Ou plus exactement... Elle le jalousait. Uriel avait beau lui avoir dit et redit que Zélig était à part, elle ne pouvait pas s'en empêcher. Elle aurait tout donné pour être aussi talentueuse que lui...

Finalement, ils arrivèrent dans un sous-sol aussi glauque et caché que celui de leur dernière rencontre. Suzume ne prit pas réellement le temps d'examiner les lieux, son odorat étant rapidement agressé par une odeur lui piquant le nez. Hésitante un instant à mettre sa manche devant son visage, elle abandonna l'idée par pur orgueil. Il était hors de question de jouer les maniérées. A la place, elle se focalisa sur les silhouettes dans la pièce. Elle décela la présence de cinq hommes d'age moyen, pour la plus part à peine conscient. Probablement trop drogué pour ouvrir les yeux. Suzume était toujours étonné de voir qu'on offrait encore des prisonniers à Zélig depuis la mort d'Uriel. Probablement une faveur du conseiller impérial...
La prêtresse fut presque étonnée de se rendre compte à quel point le rituel de Zélig lui était devenu familier. Elle l'avait vu faire si... Souvent. Bien souvent par erreur, s'étant retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment, mais le résultat restait le même, le voir égorger des gens pour en récolter le sang ne la surprenait plus. Par professionnalisme, elle le regarda faire sans un mot, le voyant reprendre de l'allure alors qu'il terminait, semblant soudainement plus alerte. Est-ce l'effet du sang ou de la magie?

Après une bref réflexion où Suzume se garda bien de prendre la parole, Zélig s'entailla la main, lui tendant pour qu'elle boit. C'est de juste qu'elle retient un grimace, tandis qu'un sourire idiot apparaissait sur le visage du prêtre. Le sale petit con! Suzume plissa les yeux, le fusillant littéralement du regard, mais se retient bien de faire une remarque, faisant les trois pas les séparant d'une démarche raide et décidée. Elle attrapa la main le plus brutalement possible, mais au vu de la différence de force entre les deux protagonistes, sa mauvaise humeur devait à peine être une brise pour le colosse en face d'elle. La scène qui suivit aurait presque pu ressembler à un baiser main, si Suzume n'avait pas mordu la main une fois ses lèvres posées dessus, avant de commencer à en aspirer le sang, regardant droit dans les yeux son professeur improvisé, lui offrant un regard toujours aussi peu amicale. Non, elle n'était pas d'humeur à jouer l'indifférence condescendante.

Finalement, et malgré l'envie de vider Zélig de son sang, Suzume se vit obligée de cesser bien vite, prise d'un léger haut-le-cœur. Si pour Zélig, il était habituel d'emmagasiner une quantité de sang astronomique, pour Suzume, une viande saignant lui suffisait amplement, généralement. S'essuyant les lèvres d'un revers de manche. Toussant un peu pour réprimer une envie de rejeter le tout, elle prit enfin la parole.

- Et c'est censé faire qu...

Mais la fin de sa phrase mourut quand ses sens s'affinèrent, sa perception de l'Ombre devant plus grande tandis que son esprit semblait s'enliser doucement. C'était un peu comme la dernière fois, mais en bien plus fort. Tout lui semblait plus net. L'air fétide de la pièce, le goût métallique du sang sur sa langue, le bleu d'une de ses mèches se perdant devant ses yeux. Tout lui semblait plus simple, plus facile à comprendre. Plus lumineux, aussi. Si la salle lui avait paru sombre il y a encore un instant, maintenant elle semblait tamisée. S'en était presque impressionnant. Mais ce n'était pas tout. Suzume sentait l'Ombre. Pas besoin de méditation ou de concentration, elle la voyait presque circuler dans toute chose. C'était...

- Impressionnant.

Mais pas suffisant. Elle voulait plus, surtout que les effets semblaient déjà décliner, la quantité absorbé n'étant pas assez. Elle tourna son regard vers Zélig, qui commençait deja à se transformer par endroit. Si d'habitude cela l’inquiétait, pour une fois, un fin sourire s'esquissa sur ses lèvres. Un sourire parfaitement malsain.

- Et maintenant? J'en veux plus...
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MessageSujet: Re: Allô ici SOS amitié, vous avez trente secondes pour vous pendre ! [PV Suzume]   Mar 17 Sep - 20:33

Je la vois interrompre sa phrase au milieu. Je vois ses yeux s'élargir, son langage corporel changer, et je souris encore plus largement. Elle y est. Son « impressionnant » résonne comme un énorme compliment dans ma tête. Je lui montre mon monde et ça lui plaît. Elle en redemande, même ! Ah... la gestion de la faim. Elle va pouvoir visualiser pourquoi il m'est si difficile de résister à l'appel du sang. C'est comme se vouloir aveugle pour une bête histoire de moralité et de contraintes sociales, des choses qui m'échappent totalement en règle général et encore plus quand je suis dans cet état précis.
Je referme la plaie par magie, elle commençait déjà à coaguler de toute façon. Puis je peux pas donner une quantité infinie de mon sang non plus. Du moins... Suzume n'en a pas bu tant que ça, et d'expérience je sais que je peux facilement en perdre un litre ou deux sans trop de dommage. A partir de quatre j'ai tendance à m'évanouir. L'automutilation m'aura au moins appris ça.

Je me mets torse nu et j'enlève mes bottes, parce que je sens mon corps qui change par ci par là et si ça se barre trop en couille niveau anatomie, j'ai pas envie de détruire encore mes fringues. Néanmoins je garde mon pantalon parce que j'ai pas oublié toute notion de décence non plus... même si Suzume m'a déjà vu nu. Bah, c'est pas une raison. Il y a toujours de nombreuses cicatrices sur mes avant-bras et mon ventre, et je te parle même pas de mes cuisses et de mon entrejambe. Ça date du temps où je ne pouvais pas me guérir par magie tout ça. J'utilise une griffe de ma main droite pour me faire une entaille sur le dos du poignet gauche. Puisque Suzume a encore soif...

- Tiens, j'ai de quoi voir venir encore... mais je te préviens, tu vas sans doute vomir au bout d'un moment. Il faut mieux s'y faire j'suppose, j'ai jamais réussi à empêcher cet effet secondaire là.

Mon estomac a juste pris l'habitude d'être distendu à mort, et je commence à avoir des problèmes de gencives, de brûlures dans l'œsophage à cause de la bile et tout ça, telle une boulimique. C'est pas sain ni naturel de vomir autant. Mais tout ça, c'est des inconvénients mineurs à coté de la formidable puissance de la magie du sang.

- Tu pourrais m'en reprendre un peu et essayer de pomper la vie d'un de ceux là. J'pense pas que c'est les scrupules à buter les gens qui t'étouffent.

Je continue de sourire comme un connard, parce que j'ai plein de magie en moi et c'est le pied. Le monstre est derrière mes yeux, à attendre patiemment que je lui laisse toute la place. Et il est ravi d'avoir une nouvelle amie dans son camp. Ça fait tellement longtemps depuis que Uriel est mort ! Ça fait chaud au cœur, je sais pas pourquoi. Je pensais que la magie me mettait au dessus de ces considérations, mais quelque part je me réjouis que Suzume vienne dans ma partie. Et le fait qu'elle me considère comme un gros con n'a strictement aucune importance dans cette pièce. Donc, attention, sonnez les cors et faites porter la nouvelle : je suis heureux. C'est juste dommage que mon bonheur passe par une grande quantité de sang versé.
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MessageSujet: Re: Allô ici SOS amitié, vous avez trente secondes pour vous pendre ! [PV Suzume]   

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Allô ici SOS amitié, vous avez trente secondes pour vous pendre ! [PV Suzume]

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