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 Tout ce qui l'est, l'est à travers l'Ombre [Franzounette]

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MessageSujet: Tout ce qui l'est, l'est à travers l'Ombre [Franzounette]   Mer 3 Avr - 22:06

Malick souffla doucement, mis un pied devant l'autre, puis franchit la porte de l'orphelinat.

Quelques mois étaient passés depuis qu'il avait fait ses bêtises au Fabula Onis, depuis la mort d'Uriel d'Arken. Le jeune homme était resté prostré par terre, pleurant, pendant quelques jours avant de, à l'état de loque à demi-vivante, se relever et recommencer à vivre. Ce n'avait pas été facile, et s'il avait tenu, c'était parce que le souvenir d'un Uriel d'Arken qui bondissait sur lui pour boire son sang était encore vif et le gardait en alerte. Ses relations avec les personnes de l'église, par ailleurs, n'étaient pas les mêmes. Il savait qu'on chuchotait sur son compte, il savait qu'il n'était plus le bienvenu à certains endroits, en témoignaient le manque de missions flagrantes alors qu'il était devenu prêtre et le fait que Suzume ne s'occupe plus de lui. Plusieurs personnes encapuchonnées lui avaient proposé de rejoindre Khâli. Malick s'était contenté de refuser leur offre, se retenant d'exécuter ces hérétiques, se souvenant des paroles de l'être qui lui était cher. Maintenant qu'Uriel d'Arken était mort, tout semblait être différent, la situation était beaucoup plus tendue.

C'était alors qu'un jour, où Malick priait, seul, comme à son habitude, un prêtre d'un niveau supérieur au sien vint le voir et lui demanda s'il voulait se rendre à l'orphelinat des Ombres égarées. Malick ne connaissait pas ce lieu, alors, il le regarda, assez étonné jusqu'à ce que celui-ci lui explique que cet endroit recueillait des enfants dont les parents étaient morts. C'était une prêtresse de l'Ombre, Franziscka Halbrum, qui l'avait fondé, et dernièrement, elle manquait de personnel. Il fallait dire, avec l'explosion des bas-fonds, les orphelins, les blessés s'étaient multipliés.

Je m'en souviens. Je m'étais arrêté devant la porte de l'orphelinat, la contemplant, pensif. La dernière fois que j'avais franchi une porte comme celle-ci, j'avais été pris d'une crise qui avait bien failli me coûter la vie. Mon combat avec ce sieur Oliver au Fabula Onis, heureusement qu'il n'avait pas été trop fui vers les hautes sphères. Je me souviens donc que j'attendais les bruits des enfants un peu agités, à l'intérieur et, alors que je passai la porte et regardai tout autour de moi, deux ou trois gosses vinrent s'agglutiner autour de ma personne.

Je n'étais plus vraiment habitué à autant d'attention, surtout depuis la fois où j'étais descendu dans l'estime d'Uriel d'Arken. Je souris donc à ces frêles créatures, passai ma main dans les cheveux d'un gamin qui esquiva aussitôt d'un beau réflexe et m'accroupis.

Il était tant que je me présente.

« Bonjour les enfants ! Je suis Malick N'Doye...je suis un prêtre du monastère et je vous ferai bientôt cours ! Vous savez où est mademoiselle Halbrum ? »

L'un des gamins lui montra un endroit du bâtiment et Malick hocha la tête, le remerciant en lui offrant un bonbon.

Tandis qu'il marchait dans la direction indiquée, les gamins, commençant à devenir un peu bruyant – parce qu'ils s'habituaient à sa présence ou parce qu'il y avait des bonbons ? – continuèrent à le suivre jusqu'au bureau indiqué. Là, il toqua à la porte et se permit d'entrer.

« Bonjour...je suis Malick N'Doye, prêtre de l'Ombre. On m'a dit qu'il y avait une place pour enseigner les versets, ici...on vous a parlé de moi ? »

Pourvu qu'elle ne le juge pas à cause de ce qu'elle avait fait, même s'il était fortement probable que cette prêtresse ait entendu parler de ses déboires avec feu le Haut Prêtre. Il préféra tout de même dire deux mots à ce sujet, pour la prévenir.

« ..Je...les enfants, sortez. », il ferma la porte. « J'ai eu quelques déboires avec l'Eglise et...son Excellence...j'espère que ça ne vous rebutera pas. Je crois comme personne en lui, même aujourd'hui et suis plus fidèle que quiconque aux Versets. »
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MessageSujet: Re: Tout ce qui l'est, l'est à travers l'Ombre [Franzounette]   Dim 7 Avr - 21:48

Elle pensait rejoindre Hector à Frickwitch mais les derniers événements ont chamboulé tous ses plans. Il était retourné dans sa province dans l'urgence et n'avait plus donné aucune nouvelle. A sa place, et selon les rumeurs, un autre homme aurait été désigné comme ambassadeur. Quant à Hector, il avait tout bonnement disparu dans la nature. Cette nouvelle l'avait affligé plus qu'elle ne le pensait.

En plus de ce malheur, car c'en était bien une de perdre l'un des rares hommes ayant été assez patient pour la supporter, les bas fonds avaient été rasé et il y avait des réfugiés partout, et surtout pas mal d'enfants. Elle avait accepté autant qu'elle pu, en tenant compte des places, des lits et des pièces disponibles. Elle avait chargé à son maximum et ne pouvait pas plus. En tout cas très vite, elle dû faire face à de nombreux problèmes, lui épargnant le temps de s'apitoyer sur son sort et détériorant par la même occasion sa santé déjà bien fragile. Les nouveaux enfants voulaient leurs parents, certains amenaient des criminels en leur sein pour des vols de fournitures diverses et d'autres cherchaient à fuir ... Jamais elle n'avait autant utiliser sa manipulation des ombres de toute sa vie.

Et pour finir, l'Eglise était privée de son haut prêtre compétent, Uriel, et la chaise de ce dernier restait toujours vacant. Mine de rien, cela restait gênant et elle avait hâte qu'une personne de l'Ordre prenne cette place. Elle respectait beaucoup l'Empereur mais elle avait un mal fou à le considérer par la même occasion Haut Prêtre. Cette dernière fonction a toujours été attribué à des hommes d'Eglise, pas à des hommes du monde extérieur.

Décidément ... L'année avait été chargé et elle l'a fini complètement alitée. Un bon mois elle n'avait pas pu bouger et avait confié une bonne partie de la gestion de son orphelinat à une prêtresse de confiance. Et elle avait daigné à voir un médecin mais un médecin de l'ordre : Dietrich. Il se disait soigneur et il l'avait réellement guéri. Fini ses maudites toux et même son addiction. C'était une toute autre vie ... Par contre, elle gardait toujours un mal en elle, celui d'une fatigue persistante et d'un cœur qui bat trop vite par moment.

Plus ou moins guérie, elle avait repris ses fonctions et elle avait rapidement remis un ordre là où sa remplaçante n'avait pas pu. Certains étaient heureux de retrouver Franz, notamment le personnel, et d'autres moins, notamment les enfants rebelles. Franz, derrière ses airs de femme fragile, restait aussi froide et rigide que du métal. Il fallait y aller pour la faire plier à sa volonté.

Et maintenant, à ce jour, elle était à son bureau et regardait par la bais le nouvel invité. C'était le nouveau prêtre qui allait être engagé pour enseigner. Malheureusement, il avait une réputation peu reluisante. S'il n'avait pas été recommandé par un prêtre qu'elle respectait et admirait, elle ne l'aurait pas accepté en tant qu'enseignant entre ses murs !

Il est rapidement entouré de gamins et il se met à l'aise avec. Il est conduit aussitôt dans le bâtiment et quelques instants plus tard, on toquait à sa porte et on y entra. La petite comité d'enfants l'avaient suivi et une partie avait abandonné ce jeune homme pour observer le bureau de la directrice. Cette dernière n'avait pas quitté son point d'observation et continuer à fixer la cour où jouait des enfants.

Malick, voilà comment il s'appelait, ordonna aux petits de sortir et se présenta, nom et réputation, à Franz.

- Tar m'a parlé de vous, disant que vous seriez un très bon enseignant, patient et surtout fidèle aux versets de l'Ombre. Je vais faire confiance en ses paroles et je vais ignorer votre "réputation" auprès de l'Eglise. Par contre, et je pense que vous le comprendriez mon frère, j'ai des règles. Et chacun se doit des les respecter.

Elle se retourne, présente de sa main un fauteuil confortable à Malick et s'assoit ensuite sur son propre fauteuil.

- Je vais être franche. Votre réputation me rebute vraiment et vous n'auriez pas mis les pieds dans cet établissement sans les recommandations du très respectueux Tar. J'espère sincèrement, à travers vos gestes et vos comportements dans les jours à venir, que vous prouverez que ces rumeurs sont fausses et que vous êtes une personne honorable.


Elle prend un dossier en main et le tend à Malick.

- Connaissez-vous l'Orphelinat Malick ? Vous pouvez m'appeler Franziscka ou Halbrum ou prêtresse. Ce qui vous arrange.

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MessageSujet: Re: Tout ce qui l'est, l'est à travers l'Ombre [Franzounette]   Lun 8 Avr - 22:59

La pièce avait une allure assez austère. La décoration était sommaire, le soleil qui entrait par la petite fenêtre servait grandement à alimenter l'atmosphère de la pièce. Ambiance sérieuse, convenue. Il pouvait voir certains livres épais reposant sur une étagère. Malick se demanda si ils possédaient une bibliothèque et, si oui, n'hésiterait pas à dire à la prêtresse qu'il se ferait un plaisir de faire des donations. C'était un lieu qui n'avait pas les fioritures des bureaux de certains fonctionnaires de l'église et Malick pouvait avouer qu'il s'y sentait à l'aise.

Et ça commençait bien, puisque Franziscka Halbrum lui parlait clairement de sa réputation et du fait qu'ici, il allait devoir prouver qu'il était digne de confiance. Malick serra un peu les points, se mordit la lèvre, en concertation avec lui-même. Fallait-il dire à cette femme ce qu'il avait vécu, sa relation avec Uriel d'Arken et la manière dont cela avec fini ? Fallait-il lui avouer tout cela, alors même qu'il était en mauvaise posture au sein même de l'église et qu'ils semblaient tous le haïr, à moitié par jalousie, les autres parce qu'ils étaient des moutons, à présent ? Malick souffla, se mordit les lèvres à nouveau. À cause de ces personnes, tout cela parce que Uriel d'Arken avait dû murmurer des choses à son sujet, son entraînement avait été retardé. Il s'entraînait moins, et Suzume l'avait lâché peu à peu, jusqu'à ce qu'il se retrouve tout seul.

Il s'assit sur le fauteuil montré par Franziscka, hochant la tête pour approuver les paroles. Peut-être qu'elle, elle pourrait l'entraîner ? Il sourit lorsqu'il entendit le nom du supérieur qui l'avait conseillé : Tar était l'un des seuls qui le connaissaient et qui savait ce qu'il valait. Il savait également que ce n'était pas normal, s'il était tout d'un coup passé du rang de favori à celui de bouc-émissaire, les rouages du pouvoir, il connaissait. Sa vieille carcasse en avait vu des époques, des empereurs, des haut prêtres et lorsqu'il voyait un bon élément, il le savait. Ce soir, Malick prierait pour lui avant de s'endormir, puis lui enverrait un courrier de remerciement.

« Pardon mais...avant toute chose, j'aimerais bien clarifier cette « réputation ». Je ne suis pas un mauvais prêtre. Il y a quelques mois, j'étais même l'un des favoris du haut prêtre et beaucoup étaient jaloux de moi. Mais...juste après mon ordination, il s'est passé quelque chose qui...Son Excellence a...a voulu me tuer, assoiffé de sang. J'ai pris peur, j'ai fui comme un lâche et cette faute me retombe dessus constamment, maintenant, alors que j'étais même prêt à lui offrir mon corps. Je ne veux pas que vous me voyiez comme un hérétique alors que je suis tout le contraire de ceux-là. »

Il se mordit les lèvres et se calma en récitant mentalement plusieurs versets de l'ombre, du un au six. Puis à l'envers : cela avait le don de le calmer et comme ça, il pouvait penser à autre chose même si cette fois-ci, il n'y parvint pas. Il y avait toujours la silhouette d'Uriel d'Arken sur lui, ses dents qui lui mordaient la peau, le sang qui coulait, ses yeux désirant faire plus, toujours plus, son souffle, sa peur, sa fuite. Et il lui avait dit qu'il s'agissait d'un choix : avec ou contre lui ? Mais Malick n'avait jamais voulu être contre lui. Pourquoi pensait-il seulement cela, il était juste sous le coup des émotions !

« Mon grand-père est le grand-prêtre de Khorafa, l'un de mes ancêtres était haut prêtre. Je me prépare à devenir prêtre depuis ma naissance et vis avec l'Ombre. J'en applique les préceptes à la lettre, je l'aime, je me dévoue tout entier à elle. Les hérétiques ne la respectant pas ne mérite que la mort, telle est ma pensée et je ne regrette pas ces paroles. »

Il la fixait de son regard sombre, très sérieux, les doigts entremêlés.

« Je ne connais pas l'orphelinat, mais j'aime les enfants. Ils me rappellent les enfants de Khorafa, ça me rappelle de bon souvenir. Je pense que je vais prendre du plaisir à leur enseigner. Et puis j'ai tellement envie de transmettre...chaque verset, chaque histoire liée à l'Ombre, je l'ai étudiée...j'ai une bibliothèque personnelle, d'ailleurs. Certains livres sont assez précieux et viennent de ma province. J'en fais don à l'orphelinat. Oh...et, je fais des recherches sur un certain sujet. Connaissez-vous le culte du Soleil ? »

C'était ce que Sacha cherchait, la fois où il l'avait vue à la bibliothèque. Curieux, Malick s'était mis à son tour à chercher des informations sur ce sujet, mais n'avait trop rien trouvé d'intéressant...pour le moment. Qui sais, Franziscka avait peut-être des informations intéressantes.
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MessageSujet: Re: Tout ce qui l'est, l'est à travers l'Ombre [Franzounette]   Dim 28 Avr - 19:19

Depuis la création de l'Orphelinat et sa fréquentation avec le Sénateur Hector, elle avait gagné une grande sagesse, voire presque une "humanité". Elle restait très fidèle aux préceptes de l'Ombre mais il existait des dérives au sein de l'Eglise et au sein de cette société. Petit à petit, au fil des jours et surtout depuis son "sevrage" de ses multiples drogues et autres, elle avait une toute autre vision de ce monde et elle pensait même trouver son rôle dans ce bazar: guider ces jeunes enfants dans la voie de l'Ombre et de la piété.

Malick, ce nouveau recru, confirma ses doutes. Ainsi, le Haut Prêtre était-il fou au point de vouloir la mort d'un de ses disciples. ET ce dernier était prêt à offrir son corps, comme une putain - et elle s'en excuse de ce terme - juste pour le bon plaisir du Haut Prêtre, juste pour prouver sa "fidélité" à l'Eglise et à l'Ombre. Par contre il faut avouer quelque chose : elle s'était pas attendue à ça comme révélation. Elle était surprise mais sa physionomie ne l'indiquait pas. Elle gardait cet air serein et sûr, cet air pleine de confiance.

-Comme dit précédemment, La véracité de vos paroles se vérifieront dans les jours qui viennent au travers de vos actes.


Franz n'était pas une femme compliquée. Elle était pratique avant tout. Elle avait aussi son propre passé et ses propres erreurs et elle savait ainsi, mieux que quiconque, qu'il ne fallait pas s'attarder ou blâmer ces fautes. Cet homme avait été conseillé par Tar et ils avaient été convenu que pour ce recru, c'était un nouveau départ. Et c'est ainsi qu'elle prenait les choses.

- Ici, on n'exigera de vous que l'apprentissage des versets de l'Ombre à des jeunes, remarquer certains talents ou affinités pour l'Ombre et les diriger vers l'Eglise, après m'avoir prévenu au préalable, et faire quelques rondes les soirs pour s'assurer qu'il n'y pas de désordre. Par désordre j'insinue cela Malick : je refuse de voir une de mes filles grosse d'un jeune homme de l'Orphelinat ou extérieur à l'Orphelinat, je refuse toutes dérives, toutes magies ou sciences sans surveillance de ma part ou toute hérésie. J'interdis également que l'on matte ces pauvres enfants, quel que soit l'âge, pour soi-disant hérésie, tant en parole qu'en geste. Amenez-les moi avec leur faute et je choisirais moi-même la punition. Un acte de violence à leur encontre sans s'en référer à moi, et je vous assure que vous le regretterez. Que vous ayez raison ou pas. Je ne tue pas mais je vous bannirais. Enfin, c'est le cas extrême.


Franz avait eu droit à des folies de ce genre. Une prêtresse fanatique avait juste tuée nette une enfant de l'orphelinat car elle aurait chercher à créer une invention à coup de cuillère et autre. Enfin, une histoire folle qui l'avait rendu elle-même folle. Franz avait été à deux doigts de tuer cette pauvre sœur. Depuis cette épisode, on ne touchait plus si facilement aux enfants mais ces derniers ne se prenaient pas pour des rois pour autant. Franz les matait à sa façon, comme une mère , comme une directrice, le plus justement possible.

- Vous devez aimer les enfants avant d'aimer follement l'Ombre ici. Je ne vous demande pas d'être hérétique mais de doser justement votre amour pour l'Ombre. On est ici pour leur enseigner l'amour pour l'Ombre et non la peur à son égard. On est d'accord là-dessus je pense ... et si vous dites aimer autant les enfants, je pense qu'on se comprend très bien.

Il parlait de ses livres. Ils étaient précisément trop rares et précieux et elle les avait mis, pour un temps précis, dans sa propre bibliothèque, caché derrière un pan de mur de son bureau - une pièce secrète si l'on voulait-.

- Ces livres ne sera pas à porter de main des enfants dans l'immédiat. J'ai préféré les garder à l'écart, en sécurité. Dès que vous voulez les consulter, dites le moi et je vous l'apporterais en main propre dans la journée.

Elle mit devant elle un bout de papier où était noté, avec une écriture régulière et élégante, toute une liste de livre. C'était les livres de Malick.

Il parlait d'un culte. Un profond soupir s'échappait de Franz et elle lança un regard bien las à Malick. Il lui rappelait Hector avec son culte de la Brume....

- J'avais eu vent d'un autre culte : le culte de la brume. Les personnes étaient un petit peuple de brigands qui adoraient la brume. En faisait des recherches la dessus, j'ai vaguement eu vent du culte du soleil. Comme le nom l'indique, un culte pour le soleil, beaucoup moins barbares que le culte de la Brume. Je crois que c'était un culte dédié aux militaires , aux guerriers surtout. Ecoutez, j'ai été bibliothécaire une grande partie de ma vie au sein de l'Eglise comme du Palais ... Je peux vous conseiller certains ouvrages et écrire un billet en votre faveur pour accéder à certaines documentations. Je peux déjà vous lister quelques ouvrages.

Franz avait gardé encore quelques contacts évidemment avec des membres de la bibliothèque. Elle prit une feuille vierge et commençait une petite liste de 5 livres dont 3 étaient entreposées précieusement dans un coin protégé de la bibliothèque.

- 3 de ces livres sont très jalousement gardés car leur auteur sont mort et qu'il n'y a pas de copie. Je vous conseille d'éviter de les perdre et de ne les ouvrir que dans l'Orphelinat ou dans la bibliothèque. J'ai presque envie de dire que vous pouvez me les confier en journée. Je vous conseille même de recopier une grande partie du livre si vous avez le temps.

Elle fit fondre de la cire et écrasa le seau de l'Orphelinat. Pour finir, elle signa en son nom et le tendit à Malick.

- BIen vous pouvez continuer à poser des questions à ce sujet si vous désirez et je tâcherais de vous éclairer. Mais plus tard. Passons à l'organisation de vos cours et de vos journées. Bien ... dites moi quand vous vous entrainez, combien de temps et comment. Et votre méditation, ... un temps propice de la journée que vous respectez à tout prix par exemple ? Je tiens à le savoir pour qu'on puisse organiser vos cours par rapport à vos entraînements en tant que prêtre. Ce n'est pas parce que vous êtes "professeur" ici que vous devez vous laisser amollir. Au contraire, je veux que l'entrainement soit continuer .... J'ai un petit chapelle au fond du jardin pour la prière et un petit coin de jardin aussi pour les entraînements. Bref, dites moi toutes vos habitudes à ce sujet je vous prie.


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MessageSujet: Re: Tout ce qui l'est, l'est à travers l'Ombre [Franzounette]   

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