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 Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]

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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyMar 26 Mar - 19:15

J'avais un peu bu ce soir là, dans une taverne. Faut bien s'occuper. Y a des gens qui sont venus boire avec moi, des jeunes qui avaient l'air pauvre. Ils étaient tout maigres en tout cas, mais encore vifs dans leur tête. C'était rigolo, ils faisaient tellement de blague que j'avais pas le temps de toutes les comprendre, et ils ont réussis à me convaincre que j'avais le devoir moral de leur payer à boire. Leurs raisons semblaient crédibles sur le moment, alors je l'ai fait. L'un d'eux m'a demandé si je pouvais lui emprunter de l'argent qu'il me rendrait demain sans faute, et une fois que j'ai accepté il a payé une tournée et il m'a redemandé de l'argent afin de me rembourser plus facilement demain ce qu'il me devait déjà. Après dix minutes d'argumentation sur le sujet, j'ai encore une fois accepté pour qu'il arrête de m'emmerder. Une fois tout l'alcool bu, la moitié du groupe s'est tiré en disant qu'ils reviendraient plus tard (mais on les a jamais revu) pendant que l'autre moitié restait là et me taxait de temps en temps des gorgées de mes verres. Du coup j'ai rapidement arrêté de boire et je leur ai abandonné mes consommations parce qu'il y en avait deux avec de l'herpès labial.

Au bout d'une heure ou deux, dans un moment de flottement dans leur conversation, quelqu'un a eu l'idée de me demander ce que je faisais dans la vie. J'ai répondu que j'étais prêtre. Ils ont eu l'air beaucoup plus intéressé par ma vie d'un seul coup. Ils se sont mis à me poser un tas de questions, surtout sur la magie. Mes réponses n'avaient pas l'air de les satisfaire, mais c'est difficile de parler avec clarté de la manipulation des ombres, surtout pour moi. Mais j'étais content qu'on parle de quelque chose que je connais et que j'aime bien faire, pour une fois. Mes interlocuteurs faisaient de gros efforts pour me suivre et je leur parlait d'angle, de densité, d'écritures saintes, de force de contrôle et de capacité de projection, de méditation et de techniques de respiration. C'était chouette. Quelque fois il y en avait un qui me posait une question, pour m'orienter :

- Mais concrètement, tes limites c'est quoi ?

- Je sais pas, depuis que le Haut-Prêtre est mort j'ai plus eu la possibilité de... euh... j'sais pas comment dire, faire le maximum du mieux quoi.

Le jeune homme me regarde avec beaucoup d'attention, il semble réfléchir, puis me pose une question :

- Bin j'sais comment nous rendre service à tous les deux alors. J'dois récupérer un truc chez un copain, mais il a oublié de me filer les clefs. Mais c'est super important tu vois, c'est du matos scientifique, faut que je lui apporte vraiment vite. C'est des médicaments contre la tuberculose, tu vois, et ma petite sœur... enfin c'est vraiment important quoi, et tu pourrais pratiquer ta magie et tout.

Donc il insiste encore dix minutes puis je le suis. Il semble très joyeux d'un coup, et il m'explique que la machine se trouve dans un coffre fort, qu'il peut ouvrir la porte de la maison en la crochettant mais qu'il a aucun moyen d'ouvrir le-dit coffre fort sans abîmer ce qu'il y a à l'intérieur. Ah, tiens. Là je me dis qu'il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark, mais j'ose pas mettre la parole de mon interlocuteur en doute alors je guette une preuve irréfutable, une phrase du genre « c'est un cambriolage au fait », mais cette phrase elle vient pas et je me sens de plus en plus mal à l'aise. Du coup je préfère en finir, en fait. Si c'est juste de l'argent, dans le coffre fort, ben tant pis et ça m'apprendra à boire avec des jeunes.
On arrive sur place, tout est comme il m'a dit que c'est, l'endroit où on arrive ressemble bien à un laboratoire et on se retrouve devant le coffre fort. Je me sens un peu rassuré, mais d'un coup me vient l'idée que toute cette affaire pour être pire que ce que je pensais, même si je n'arrive pas à trouver ce que ça pourrait être. Je me concentre sur ce que j'ai à faire, du coup. J'hésite à balancer mon sang dessus et acidifier tout ça, mais je me dis que ça ne marcherait sans doute pas. Uriel savait faire ça, mais moi en terme d'acidité j'obtiens de quoi assaisonner une huître, au mieux. Donc j'opte pour une option plus bourrine et j'arrache la porte avec les ombres. A l'intérieur se trouve... ben des produits indubitablement scientifiques. Des petites fioles avec des bouchons, des liquides de couleur malsaine dedans. D'autres trucs dont je serais incapable de prendre la fonction. Le jeune homme prend tout, il me dit bonne nuit et il se casse. Je fais pareil du coup.

Le lendemain matin je me retrouve dans le réfectoire des prêtres au monastère, devant une soupe coupée à l'eau, avec la gueule de bois. Trop bu. J'essaye d'oublier ce qui s'est passé la veille en me traitant mentalement d'idiot.
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Ferwin Frosberg

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MessageSujet: Re: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyMer 3 Avr - 7:50

Une bonne journée s’annonçait aujourd’hui pour Ferwin. Il avait bien dormi et fait un bon temps sur le parcours d’entrainement, ce qui lui avait permis d’être dans les premiers au réfectoire pour le petit-déjeuner et d’avoir double-ration de pains au chocolat. Pompon sur le gâteau, ils avaient une mission ! De la traque de criminel ! Un simple cambriolage, certes, mais c’était toujours ça.

Programme du jour donc, promenade dans tout Ishtar à la recherche des homonymes des deux portraits-robots qu’il avait entre les mains. Un petit jeune passe partout dont le dessin manquait cruellement de détails; autant chercher une épine dans une botte de foin : à moins d’arrêter tous les bruns de moins de vingt-cinq ans de la Capitale, il y avait peu de chances qu’ils le retrouvent. Un trentenaire bien plus précis cette fois, jusqu’à la couleur des yeux, comme si le témoin avait eu l’occasion de l’approcher de très près. Pas le meilleur des fugitifs celui-là.

Le rapport sur l’affaire et l’enquête était assez succin : le cambriolage avait eu lieu dans un quartier résidentiel proche de celui des Avancés deux jours auparavant, on y avait forcé un coffre, un voisin avait tout vu, notamment l’un des complices s’éloigner en titubant du lieu du crime. Aucune mention du contenu du coffre par contre, ce qui semblait être problématique vu leur ordre de mission : Interpeler et capturer les deux suspects vivants et récupérer le butin.

Un autre détail retint l’attention de Ferwin, écrit en petit en bas de page : L’un d’eux est susceptible d’être capable de manipuler les Ombres ou la magie de la terre.

« C’est quoi cette mission, Sergent ? Il y a eu un problème avec l’enquête ? C’est un vrai gruyère. » demanda Ferwin à Nils, assis en face de lui.

Même après un an, il avait toujours du mal à s’adresser à Nils par son grade. Ses collègues regroupés eux-aussi autour de la table acquiescèrent, feuilletant leur mince ordre de mission à la recherche des informations manquantes.

« Apparemment, les Magistrats ont jugé que cette affaire devait rester la plus discrète possible. Ils ont refusé de me donner plus de détails à moi aussi. Je sais juste que le coffre a été forcé de façon étrange. Comme ils n’ont pas voulu faire d’intervenir d’experts, impossible de savoir si c’est dû à de la magie ou non. Par contre, ils ont insisté sur la capture des suspects vivants et du butin en bon état, répondit Nils.
-S’il y a de la magie là-dessous, pourquoi ils filent pas l’affaire aux Inquisiteurs ? Et comment ils veulent qu’on récupère leur truc si on sait pas ce que c’est ? Moi je pense que ça devait pas être très clair ce qu’il y avait dans ce coffre, ça pue cette histoire… » Miyagi et ses pieds dans le plat.

Ils débattirent encore un peu de la marche à suivre. Les Gardes étaient formés pour combattre des mages de la terre et même des ombres mais très succinctement, et chacun savait qu’une épée ne pouvait pas grand-chose contre un mage déterminé.

Finalement, ils se répartirent en groupe de deux et s’attribuèrent chacun un quartier de la ville. Ferwin écopa du quartier des Ombres et de Miyagi, avec qui il faisait équipe le plus souvent depuis un an, pour remplacer Nils. Si un des suspects manipulaient les Ombres, c’était surement le meilleur endroit pour obtenir des informations sur lui. Et aussi pour se faire buter par les Inquisiteurs, ajouta Miyagi. Il n’avait pas tort.

Une fois sur place, il leur fallut seulement une petite trentaine de minutes pour trouver des informations sur l’une des cibles et attirer bien assez d’attention sur eux. Ils se pressèrent pour rejoindre leur suspect qu’ils surprirent au détour d’un couloir. Ils ne pouvaient pas l’interpeler ici : bien trop de passage et donc de prêtres (ou d’Inquisiteurs, pitié non !) pour prendre parti ou encore de façons de s’échapper. D’un regard et de quelques gestes de la main, Ferwin et Miyagi se mirent d’accord pour le prendre en filature, essayant de se fondre dans la masse des toges de prêtres, sans grand succès.

Ils finirent par le suivre jusque dans une partie plus reculée du monastère où les passants se faisaient plus rares. En quelques grandes enjambés, les deux gardes comblèrent la distance les séparant du prêtre, se plaçant chacun d’un côté. Ferwin attrapa son épaule pour le forcer à s’arrêter.

« Zélig Faoiltiarna ? Pourriez-vous nous suivre, s’il vous plait ? Nous avons quelques questions à vous poser. »


Dernière édition par Ferwin Frosberg le Dim 7 Avr - 15:40, édité 1 fois
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyJeu 4 Avr - 12:38

J'suis parti déambuler, et deux gardes m'ont intercepté. Je les ai pas vu venir, je marche toujours en regardant mes pieds. Quand je les entends parler, je me crispe. « Nous avons quelques questions à vous poser » fait parti des Phrases de l'Horreur, avec « ça fera pas mal » et « il faut que te je te parle d'un truc ». Ça annonce la merde en sonnant gentil, c'est vraiment vicieux. C'est des gardes bordel, si ils veulent me faire la jactance c'est que j'ai fait une connerie. Je pense savoir de quoi il s'agit, et c'est en train de me retomber sur le nez. J'vais encore être dans la merde sans avoir rien demandé. J'essaye de me faire petit, mais y a des choses qui sont interdites aux grands musclés de deux mètres. Passer inaperçu par exemple. Ne pas se manger les chambranles de porte sur le crâne, aussi. D'ailleurs, c'est un scandale, dans les parties les plus anciennes du monastère il y a certains escaliers que je dois monter pratiquement accroupi. Mais bref, c'est pas le sujet c'est vrai.

Y a deux gardes qui veulent me poser des questions, et je me chie dessus. Heureusement ça se voit pas, j'ai pas vraiment la physionomie pour avoir l'air correctement intimidé. Mais intérieurement je pressens qu'on va encore m'engueuler parce que j'ai fait une connerie, et j'me sens pas trop à l'aise. Je devrais pas faire les choses juste parce qu'on me les demande, ça m'apprendra. D'ailleurs là je devrais répondre quelque chose d'intelligent aux deux gardes, mais le stress me scie le cerveau. J'ai l'impression d'avoir du feu dans les veines et dans l'estomac tellement je suis en panique. Je sais pas ce qui se passe, quand tu as cambriolé quelque chose et que les gardes te trouvent. Tu vas directement en prison ? Et on fait quoi des prêtres ? Ouais parce qu'un mur et deux glandus, c'est pas ça qui va me ralentir longtemps. Les inquisiteurs ? Oh putain...

- Chépa. C'est pourquoi ?

Uriel aurait arrangé ce genre de choses. Il aurait dit « au revoir messieurs », et ils seraient partis. J'ai pas ce genre de pouvoir là. Je pourrais les buter, ouais, mais y en aurait plein d'autres qui viendraient après, et avec de l'aide. On résout pas tous les problèmes en boulottant des gens. Les deux gardes ont pas spécialement l'air agressif, mais c'est dans doute une ruse. Celui qui a parlé est un jeune homme correspondant aux clichés physiques des gens d'Uberhäl, c'est-à-dire qu'il semble perpétuellement faire la gueule en considérant le monde avec mépris. Enfin je l'interprète comme ça. J'ai l'habitude qu'on me regarde avec mépris, surtout quand je parle, alors j'fais des raccourcis hâtifs. L'autre garde n'ayant pas eu l'honneur d'une description physique de la part du joueur d'en face, j'me contenterais de dire qu'importe, j'suis déjà en train de m'imaginer en prison à me faire chatouiller l'intestin grêle par le meurtrier sadique de la geole d'en face. Oh putain. Je regrette vraiment très fort d'avoir bu là. Je cherche une sortie de secours, n'importe laquelle :

- Pour vous suivre, faut que je demande. Je vais me faire engueuler si je me casse comme ça au lieu d'aller sur le chantier.

Oh bordel pourquoi j'ai dit ça ? Ça va faire encore plus de gens au courant que j'ai cambriolé un truc, donc encore plus d'engueulades ! J'aimerais tellement qu'Uriel soit encore là.
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Ferwin Frosberg

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MessageSujet: Re: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyDim 7 Avr - 18:21

Louche. C’est la première chose qui vint à l’esprit de Ferwin en inspectant de plus près Zélig. Il n’était pas un expert en la matière mais le prêtre qu’il avait en face de lui ne collait vraiment pas à l’image qu’il se faisait de la profession, aussi bien dans sa carrure que ses manières. Il fit partager sa pensée à Miyagi en se grattant l’intérieur du coude aussi naturellement que possible et ne prit même pas la peine de croiser son regard, sachant que son collègue saurait reconnaitre dans son geste le message caché. Ca avait été une idée du Sergent Mc Gregen de mettre au point un langage codé et Ferwin ne lui en serait jamais assez redevable. Et dans ce langage, louche rimait avec dangereux. Et avec de la manipulation des Ombres impliquée, on était à un tout autre niveau que celui des petits voleurs à la sauvette qui faisaient leur quotidien.

Louche mais pas particulièrement récalcitrant. Bien sûr, Zélig n’avait pas répondu à sa demande avec un grand sourire, mais Ferwin n’en attendait pas autant. Ils étaient bien rare les gens à vouloir suivre la Garde Impériale sans protester. Tant qu’il n’essayait pas de s’enfuir ou de disposer d’eux, il pouvait encore espérer ramener le prêtre à la caserne sans trop attirer l’attention. Est-ce qu’ils avaient vraiment l’autorité pour arrêter un ecclésiastique ? Ferwin n’en était même pas sûr, mais les ordres étaient formels. Et en bon petit soldat, le Nordique savait qu’il fallait toujours appliquer les ordres à la lettre.

Il allait falloir jouer les gentils flics avec Zélig, histoire de le rassurer un peu. Ferwin n’avait pas tellement de mal avec ce rôle, contrairement à Miyagi qui était plutôt un homme d’action. Le narrateur, se sentant soudainement l’envie d’élaborer un peu plus sur le garde charmant qu’est Miyagi Sato, le décrira en ces termes : brun, yeux sombres, petit, bourrin, colérique (puisque c’est connu, plus c’est petit, plus c’est hargneux), expert au corps à corps. Le Yijing dans toute sa splendeur.

« Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit que de quelques questions. Il y a eu un cambriolage il y a deux jours près du quartier des Avancés et on vous y aurait vu. On se disait que, peut-être, vous auriez des informations sur les cambrioleurs. Une simple déposition, c’est tout ce que l’on vous demande. » fit-il avec un sourire.

C’est pas bien de mentir de Ferwin. Mais ça ne lui avait jamais vraiment posé de problèmes d’éthique. Il avait passé son enfance à mentir à la demande de ses parents, alors ils pouvaient bien repasser pour les leçons de morale. Et si Zélig était assez crédule pour croire qu’il n’était pas soupçonné, cela rendrait la procédure beaucoup plus facile.

« Pour ce qui est de vos supérieurs, nous nous en chargerons. Et si vos informations se révèlent utiles, je suis sûr que nous pourrons faire un petit quelque chose pour alléger vos journées de travail au chantier. Ca serait la moindre des choses. »

Il posa une main sur l’épaule du prêtre et demanda toujours avec le même sourire :

« Pouvons-nous y aller maintenant ? Plus nous parlons, plus notre coupable a le temps de se faire la malle. »
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyMar 9 Avr - 10:52

Mon cœur s'est mis à battre beaucoup plus vite dès que j'ai compris qu'ils me savaient déà en lien avec le cambriolage. Je suis pas parano, ils sont bien là pour ça. Et je suis pas assez con pour croire qu'on me soupçonne seulement d'avoir été sur les lieux au mauvais moment. Je suis baisé, et bien baisé. Pas assez intelligent pour me trouver une excuse de dernière minute non plus. Même si je sais que je vais me retrouver bien dans la merde si je les suis, j'ai aucun moyen d'esquiver ça. Je me sens tellement mal là ! Et ça peut aller très loin. Dans le coffre fort, y avait des trucs de scientifique, j'ai la trouille que ça se révèle être lié à des terroristes. J'aurais vraiment l'air con, et ça donnerait un cas sans précédent : un prêtre mêlé à des affaires de terrorisme. Ça pourrait aller loin en termes d'emmerdes, très loin. Si ces gardes ont eu les couilles de venir voir un prêtre, c'est que ça devait être important. J'suis complètement baisé. Et pas besoin pour eux d'aller voir mes supérieurs tout de suite évidemment, impossible de gagner du temps et de mettre la main sur un allié de dernière minute, donc. Le prêtre qui en général s'occupe de me dire quoi faire est certes pas très sympathique, mais au moins il m'aurait aidé à sortir de la merde. Ne serait ce parce qu'on est du même camp. Il m'aurait sans doute avoinné après, mais ça serait resté dans la famille quoi. Là j'vais peut être finir en prison, ou pire. J'y connais rien en fait, mais pour ce que j'en ai vu ça n'a pas l'air réjouissant. En repensant au petit terroriste que j'avais aidé aussi, afin qu'il sorte de prison, une brutale envie de pisser me vient. Le pipi trouille. J'ai aucune idée de ce qui m'attend alors j'envisage le pire, dans le doute. Et en plus ils ont l'air pressé. Pressé mais serein. Je connais rien aux ruses des gardes moi, peut être qu'ils vont me décapiter en sortant pour ce que j'en sais, et répandre mes cendres dans l'eau vive.

- Oui je vous suis.

J'ai pas d'autres options que de faire ça. Mon seul autre recourt c'est la violence physique, et ça c'est pas possible. J'aurais plus qu'à quitter la Capitale, aller dans un monastère très loin et changer de nom. Et je reverrais plus ma fille. Et accessoirement, je pourrais plus faire de magie comme avant, et ça serait dommage vu que c'est la seule chose que je fais bien.

- On pourrait passer par là ? C'est plus court, ça donne directement sur l'extérieur.

En fait c'est surtout parce qu'on risque de n'y croiser personne, vu l'heure. Cette porte donne sur le jardin d'aromates du monastère, près des cuisines. Personne ira cueillir du thym à cette heure là. Je tiens pas trop à ce qu'on me voit escorté de deux gardes, quitte à être dans la merde autant que personne soit au courant. Ou que j'sois trop loin pour entendre les vannes et les menaces de mort. Pourquoi j'ai fait quelque chose d'aussi con déjà ? Ah oui, le temps que je m'aperçoive que j'étais dans la merde, j'en étais arrivé à un stade où je m'en serais pas sorti sans taper sur quelqu'un. Quoique. Peut être que si j'avais dit au gamin « nan mais va te faire foutre, en fait » ben il m'aurait laissé tranquille. Il aurait peut être pas cherché la merde à un prêtre qui dit non, même si c'est malpoli de changer d'avis après coup. Mais... ben je l'ai pas fait, voilà.
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Ferwin Frosberg

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MessageSujet: Re: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyMer 10 Avr - 17:54

Un autre chemin ? Ca puait le piège à des kilomètres. Le meilleur moyen de tomber dans une embuscade, même la bleusaille savait ça. Aucun des gardes ne connaissait le monastère, impossible de savoir si la route les mènerait à l’extérieur ou à leur perte. Pourtant, ils avaient vraiment besoin de repartir discrètement. Déjà que leur entrée avait affolé bien des prêtres, alors leur sortie avec un de leur collègue presque aux fers…Mais ils ne pouvaient pas faire confiance à Zélig.

« Merci pour le conseil, mais nous n’avons pas l’autorisation pour déambuler comme bon nous semble dans le monastère. Nous devons repartir par où nous sommes venus. En route ! »

Heureusement que Ferwin avait un bon sens de l’orientation et avait réussi à mémoriser leur trajet puisqu’ils étaient maintenant bien loin de l’entrée principale. Il guida leur petite troupe le long de deux couloirs vides avant de retomber sur une plus grosse artère du monastère. Ayant repérer un peu plus tôt un couloir parallèle, il leur fit faire demi-tour, espérant éviter la foule. Bien lui en pris. Il longeait maintenant un cloître dans un silence pesant, seul le bruit de leur pas et les cliquetis de leurs épées cognant contre leurs armures dérangeaient la sérénité des lieux. Leurs pas furent cependant rejoints par d’autres et ils se trouvèrent nez à nez avec deux prêtres.

Ce qui semblait être des prêtres plutôt. Le grattement d’oreille de Miyagi lui confirma sa pensée. Des Inquisiteurs. Rien ne le laissait paraitre à première vue mais les yeux entrainés des gardes étaient capables de reconnaitre la démarche un peu trop agile, la posture un peu trop droite et les habits un peu trop larges des hommes devant eux.

Ferwin s’obligea à garder son sang-froid. Ils étaient dans leur bon droit…normalement. Mais les Inquisiteurs étaient ici chez eux et il savait que, s’ils demandaient à interroger eux-mêmes Zélig, il aurait bien du mal à s’y opposer, ordre de mission ou non. De plus, s’ils se saisissaient du prêtre, les gardes avaient très peu de chance de le retrouver un jour ce qui signerait l’échec de leur mission. Il ne voyait qu’une seule solution. Dangereuse mais il avait confiance en Miyagi. Leurs regards se croisèrent et dans leur langage il signa « Fais diversion » avant d’agripper avec force le bras de Zélig pour le forcer à le suivre. Avant de lui laisser une chance de protester, il murmura :

« Taisez-vous et suivez moi comme si de rien n’était. »

Il prit le premier tournant à gauche, le dernier le séparant des Inquisiteurs. Il entendit Miyagi interpeller les deux ecclésiastiques avant qu’ils ne puissent les suivre, leur servant une histoire à base de :

« Nous sommes à la recherche de témoins à propos d’une série de vol dans les rues près de… »

Une excuse plausible selon Ferwin. L’enquête que mentionnait Miyagi existait bien, elle piétinait même et avait occupé une bonne partie de leur semaine précédente. S’il prenait l’envie aux Inquisiteurs d’aller vérifier leurs dires, ils ne trouveraient rien pour les mettre en porte à faux. Le garde savait cependant que Miyagi ne pourrait pas les retenir indéfiniment et que, dès leur discussion terminée, les Inquisiteurs viendraient après eux. Il fallait qu’il ait fini avec Zélig avant ça. Il n’aurait jamais le temps de le faire sortir du monastère : il devait se faire une raison, il allait devoir le relâcher. Autant le laisser courir et avoir ainsi une possible autre chance de le coincer que de le laisser aux mains des Inquisiteurs. Mais pas avant d’avoir réussi à lui extirper le plus d’informations possibles sur son complice.

« Ecoute-moi bien. On a pas beaucoup de temps. Les deux gars là-bas, c’est des Inquisiteurs. S’ils apprennent ce que t’as fait, tu finis à l’échafaud. Je suis entrain de te sauver la peau. Mais il y a une condition pour ça. »

En même temps qu’il parlait, Ferwin essayait d’ouvrir toutes les portes qu’il rencontrait. Les deux premières se révélèrent fermées. La troisième ouvrait sur une pièce déjà occupée par quelques prêtres en méditation.

« Va falloir que tu parles. Tu me dis tout ce que tu sais sur l’autre type qui était avec toi et sur le butin. Si ça se révèle utile, tu pourras peut-être reprendre ta petite vie tranquille. C’est ta meilleure chance de t’en sortir, alors je te conseille de coopérer. »

Quand la cinquième porte refusa elle-aussi de s’ouvrir, Ferwin ne put retenir un juron tout en se retournant fréquemment pour surveiller leurs arrières. La sixième sembla être la bonne cependant et après avoir jeté un coup d’œil pour vérifier qu’elle était bien vide, le garde poussa Zélig à l’intérieur et referma derrière eux.

« On a peut-être cinq minutes devant nous avant qu’ils ne nous trouvent, alors crache le morceau vite fait ! »
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyJeu 11 Avr - 9:23

La petite faveur que je demandais à été refusée, et j'ai dû les suivre en baissant la tête pour croiser le regard de personne. J'ai pas trop calculé le chemin qu'on a suivi dans le monastère, je connais les couloirs par cœur, et j'étais trop occupé à écouter le bruit de la panique dans ma tête. Le stress avait aucune raison de baisser et je me sentais boosté à l'adrénaline et à la trouille. Oh mon dieu, mais j'suis tellement dans la merde là. On a pas croisé grand monde, mais je passe pas vraiment inaperçu, surtout escorté de deux gardes. Au moins ils se sont pas amusés à m'attacher les poignets ou je sais pas quoi, ça aurait été aussi inutile qu'humiliant. Je compte pas m'enfuir parce que ce serait suicidaire, mais si j'voulais le faire c'est pas deux petits bracelets en métal qui vont m'en empêcher.

Deux inquisiteurs ça serait plus problématique par contre.
Je relève le nez et je les vois. Ils sont habillés en prêtre mais je reconnais leurs visages. Aucune idée de leur niveau au combat par contre. Machinalement j'évalue mes chances de gagner dans un affrontement magique contre ces gens là. Il y a des chances qu'ils me blessent, mais je pourrais me servir des deux gardes pour alimenter ma magie.
Mais on s'en fout, on a de la chance parce que les gardes ont vu les inquisiteurs avant que eux nous voient. Magiquement, y en a un des deux qui s'est précipité sur eux pour leur parler et les distraire pendant que l'autre me tirait sur le bras pour qu'on se casse. Il m'a dit de me taire, mais la dernière chose dont j'ai envie de toute façon là c'est d'attirer l'attention sur moi. Il me parle ensuite comme à un débile, mais bon ça j'ai l'habitude, tout en essayant d'ouvrir toutes les portes du monastère. Il aurait pu me demander, à moi, quelle porte serait susceptible de donner sur un endroit tranquille, mais c'est vrai qu'on peut pas me faire confiance parce que je suis un dangereux criminel et un abruti congénital. Je ferme pourtant ma gueule, parce que je suis trop angoissé là pour avoir la moindre forme de sens de l'initiative. Le garde me joue de la flûte à propos de comment ma vie elle va être trop belle si j'avoue tout. Et on passe de « on peut vous poser des questions » à « on sait que c'est vous » en deux secondes et ça, ça fout la trouille. Oh merde c'est absolument sûr ils savent que c'est moi. J'peux pas leur mentir frontalement, j'ai pas de mensonge crédible sous la main pour dire que c'est pas moi, mis à part nier en bloc. J'ai déjà pensé à cracher le nom d'un autre prêtre, mais j'suppose qu'ils ont eu une description physique. J'vais avoir du mal à faire passer un de mes petits nains et anémiés de confrère pour moi. Le garde me poussa dans une salle d'entraînement vide sans que je résiste, afin d'être tranquille pour me faire passer à table. D'un autre coté, à par me malmener oralement, si je mens il peut pas y faire grand chose, je suis déjà foutu de toute façon alors autant tenter. Problème : je mens très mal, et je réfléchis encore plus mal quand je suis dans la panique.

- Ben euh je euh... ben je sais pas moi euh... enfin voilà quoi. Enfin c'est vrai que j'étais au bar l'autre jour et euh...Oh merde merde merde il a jamais mentionné de taverne ! Mais j'me tuerais des fois, de tristesse hein, d'être aussi con. Du coup je parle de plus en plus vite parce que je suis super mal à l'aise. Enfin si c'est de ça que vous parlez. En tout cas y avait un mec bizarre. Et j'étais avec d'autres prêtres, mais j'me souviens plus de leur nom, enfin si quand même deux trois. Nan c'est pas vrai j'étais tout seul. J'ai pas d'ami. Voire quatre, mais j'avais pas mal bu et euh... Machin, enfin le mec bizarre là, il a parlé à Machine, un prêtre, mais un qui était déjà là hein, pas un qui sort comme ça de nul part, et puis euh... ben euh Machin et Emile - ouais parce que Machine s'appelle Emile en fait - ils ont discutés ensemble mais j'écoutais pas trop... J'ai entendu qu'il devait récupérer un médicament contre la bronchite quand même. Et puis ils sont partis. Et voilà quoi. C'est tout. Petite pause de silence où la stupidité de mon récit résonne encore dans les oreilles. Panique panique. Mais en fait c'était le choléra. J'ai confondu. Ça se ressemble. Enfin... les deux maladies hein, pas les deux mots ça serait complètement con.


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Ferwin Frosberg

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MessageSujet: Re: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyMar 16 Avr - 21:07

Ca n’avait ni queue, ni tête. Ferwin resta bouche-bée quelques secondes avant de sentir la moutarde lui monter au nez. Est-ce que Zélig pensait vraiment qu’il allait croire à son histoire ? C’était tellement gros que le garde se demandait presque s’il l’avait fait exprès, pour se payer sa tête. A voir la tronche que tirait Pinocchio, il en doutait.

Ferwin était cependant formé à ce type d’interrogatoire musclée, même s’il préférait laisser ça aux magistrats. Il avait pu tirer quelques informations de son récit fantasmagorique : une histoire de taverne où il avait probablement été seul, un mec bizarre, des médicaments. La taverne expliquait surement le fait qu’on l’ait aperçu pas très frais près du lieu du crime. Pour ce qui était du reste… Le mec bizarre, son complice ? Le garde avait bien du mal à comprendre comment un prêtre avait pu se retrouver embarqué dans une histoire de cambriolage. Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir à y gagner ? Surement pas de l’argent. Le garde était de plus en plus curieux sur le contenu de ce coffre. C’était surtout l’histoire des médicaments qui l’interpellait. Ce n’était pas la première excuse qui vous venait en tête, le Nordique doutait que Zélig l’ait inventée.

Mais ce n’était que des suppositions : il ne pouvait décemment pas repartir avec ça à la caserne, ça aurait été prendre trop de risques pour rien. Il fallait qu’il fasse parler Zélig mais Ferwin avait l’impression d’être dans une impasse. Il ne pouvait pas mettre ses menaces à exécution et elles ne semblaient pas faire beaucoup d’effet sur le prêtre. Est-ce qu’il devait s’abaisser à la méthode brute de décoffrage, l’épée sous la gorge ? Il appréhendait de devoir recourir à la violence. Déjà parce qu’il ne connaissait rien des capacités du prêtre, et même s’il n’avait jamais eu à affronter un manipulateur des Ombres, il savait qu’elles pouvaient être des plus dangereuses. De plus, il avait reçu l’ordre de le ramener vivant : se battre contre quelqu’un qui n’a pas d’état d’âme quant à votre survie alors que vous ne pouvez qu’infliger quelques blessures mineures n’était pas chose aisée. Sans parler de toutes les embrouilles qu’il aurait après avec les Inquisiteurs pour avoir attaqué un ecclésiastique.

Mais Zélig ne savait rien de tout ça. Il allait devoir continuer de marcher au bluff, il n’avait pas d’autres alternatives de toute façon. Puisqu’il ne pouvait pas menacer, il pouvait toujours essayer la carotte. Il saisit les épaules du prêtre et commença d’une voix douce :

« Je crois que tu as pas très bien compris l’enjeu de cet interrogatoire. Je tiens ta vie entre mes mains, là. J’ai aucun intérêt à te dénoncer aux Inquisiteurs. Ce que je devrais faire s’ils nous trouvent avant que tu me files des infos sur ton complice. Il nous faut un coupable, tu vois ? Et tu sembles tout désigné. Mais tant qu’à faire, moi je préférerais coincer le vrai. Tu voulais pas la cambrioler cette baraque, hein ? Si tu me dis que non, je te croirais. Tu pourras avoir des circonstances atténuantes et toute cette affaire se résoudra sans anicroche. Mais pour ça, faut qu’on arrête l’autre type. Alors, c’est toi qui décide. Lui ou toi. »

Il entendit soudain des pas dans le couloir. Ferwin retint sa respiration et ne souffla que quand ils dépassèrent leur porte. Impossible de savoir s’il s’agissait juste d’un prêtre ou alors des Inquisiteurs. Le garde priait pour la seconde solution.

« Dépêche-toi. On a pas beaucoup de temps et tu as beaucoup à me dire. En commençant pas cette histoire au bar. La vraie version, cette fois. Tu souffles un coup, et tu te lances. »
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin]   Enième rp. Plus d'idée de titre. On s'en fout de toute. [PV Ferwin] EmptyJeu 25 Avr - 10:00

Plus on me stresse, plus je devient con. Là niveau intellect je dois être classé entre l'endive et la poule d'eau. Plus le garde parle, moins je comprends. J'entends uniquement « TU ES DANS LA MERDE » au bout d'un moment, comme si une chorale de cinq cents personnes me le hurlait en canon. Je tripote mes propres doigts, me rends compte que je le fais, j'arrête en me disant que je suis trop con de manifester un signe aussi évident de stress, je me rends compte ensuite que j'ai perdu le fil de ce que me dis le garde parce que j'étais trop occupé à m'insulter mentalement et du coup je me re-insulte. Puis le garde me rejoue de la flûte pour me dire que je peux parfaitement ne pas avoir de problème du tout si je balance le cambrioleur. Ouais mais bien sûr. Genre j'ai pété le coffre fort moi même de mes blanches mains, et j'aurais pas de problème si je le lui dis. C'est ça ouais.

- Ben je sais pas qui c'est moi ! Vu qu'il venait cambrioler un truc, il s'est pas présenté en balançant des signes distinctifs de partout.

Signe distinctif ? C'est comme ça qu'on dit ? Oh, peu importe. En tout cas, vu que je connais pas le nom du voleur j'suis foutu de chez foutu pas vrai ? Genre irrécupérable hein ? Il a bien dit ça le jeune homme ? Ça veut dire que ma seule issue c'est la violence. Le tuer lui, tuer l'autre, me tirer dans une autre province, changer de nom, tout ça. Ça fait quand même bien chier et je commence à trembler. Et encore, l'idée de quitter le monastère principal de la Capitale m'aurait sans doute rendu fou y a un an, avant que je passe du temps à Khofora. Y a quand même un progrès. Mais je suis dans la merde quand même. Voyons, si je me coupe les cheveux et tout... ben je reste un mec de deux mètres avec la peau brune et des cicatrices partout sur les bras et les cuisses, sans parler de la magie du Sang. Moi je chie du signe distinctif de tous les cotés tu vois ? J'y mets de la bonne volonté. Puis ça m'emmerde de buter le garde, j'aime pas buter les gens quand je leur ai parlé avant – sauf quand j'ai déjà mangé, mes victimes peuvent bien supplier et appeler leurs mères devant moi j'en ai plus rien à foutre.
Mais je peux pas le laisser me condamner à mort comme ça non plus.

Machinalement je change ma façon de respirer, elle devient plus lente et plus profonde. Quand on songe à tuer des gens, faut mieux se tenir prêt, et je me mets dans de bonnes dispositions pour manipuler les ombres rapidement. Je change la position de mes pieds pour être plus stable et je redresse mon dos – habituellement un peu voûté. C'est la position de base, avec l'exercice respiratoire qui va avec pour faire bien. Je laisse plus de place à la partie de mon esprit qui s'occupe de la magie, elle est plus compétente que moi. Là dedans y a plein de connaissances, de mémoire kinesthésique et tout ça. Y a même quelques connaissances en médecine ! … enfin plus précisément un seul type de connaissance : « ce qui fait tout mourir les gens quand on l'abîme ». De toute façon, au bout d'un moment, quand on pulvérise un être humain avec quelque chose de suffisamment gros toutes ces histoires n'ont plus d'importance. En tout cas, si il s'agit de tuer sauvagement quelqu'un, on peut lui faire confiance.
Les ombres dans la pièces se mettent à osciller légèrement, en réaction à ma concentration. Mon regard est un peu plus fixe. Mais je peux pas tuer ce gars qui m'a rien fait ! Il est tout jeune, tout blond, tout mignon et tout. Il a l'air sympa quand il parle, je peux pas le tuer comme ça sans provocation, sans contexte. J'ai même pas spécialement faim, aucune vision apocalyptique de moi en train de baiser sur une pile de cadavres ou ce genre de choses. Faut que j'essaye de lui parler quand même. Je redresse la tête, j'ai l'air un peu possédé. J'ai pas l'habitude de parler pendant que je manipule et je me sens un peu con. C'est comme si je faisais la conversation à un copain pendant que je baisais, y a trop de contraste dans le décor ambiant et ça me perturbe. Je sens de la sueur acide apparaître sur mon ventre et mes jambes, l'excitation sans doute :

- Bon, mettons que j'l'ai aidé votre gars là, parce que j'étais un peu bourré et surtout un peu con, hein, mettons. Qu'est ce que vous allez faire ? Si j'ai envie de me barrer, j'fais un trou dans le mur et je me casse. L'Eglise a pas envie que j'ai de problème non plus.

Pour la dernière affirmation, c'est du bluff total – j'en sais rien en fait, de si l'Eglise en a quelque chose à secouer de ma gueule – mais j'étais lancé. Maintenant j'ai envie de me suicider d'avoir dit des trucs pareils, de l'avoir limite menacé physiquement. J'l'ai pas fait, mais j'y ai pensé. Ça l'aurait peut être trop foutu en boule !
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