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 Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit.

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₳ Philosophe ₳

Nathaniel Lazarey

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MessageSujet: Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit.   Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit. EmptyDim 24 Fév - 13:36

Nathaniel Lazarey ne rigolait plus. Le spectacle s'était brutalement interrompu, tout le monde s'était précipité vers la sortie de secours. En vain. Le seul avantage dans tout ça ? La pseudo reconnaissance des philosophes. On ne craignait plus de se faire poignarder à chaque coin de rue par un Inquisiteur en mal de sensations fortes. Oui parce que voyez-vous... Uriel D'Arken n'est plus. Nate ne savait si c'était une chose à fêter ou un fait à pleurer.

Les morts ne reviennent pas de l'Ombre, ou de la Terre. C'est comme vous préférez.

Le blondinet esquissa une grimace tandis que la pierre prenait forme face à lui. Il n'avait plus qu'à percer les fenêtres dans ce tout nouveau bâtiment, et puis c'était fini. Jusqu'au prochain bâtiment. Puis encore un autre. Et encore un autre.

Ou était l'art, l'ambiance feutrée des salons bourgeois salaces et médisants ? Nathaniel pensait souvent à cette bonne époque, incertaine mais confortable où il n'était qu'un petit apprenti subjugué par les techniques de son maître philosophe. Ils avaient entamé le projet ambitieux pour le Marquis. A présent il ne restait plus que de grotesques éclats de verre du grand labyrinthe qu'ils avaient érigé dans les jardins de Hartwick.

La moue contrariée du blond fondit un peu plus en une expression indéfinissable. Il détestait la situation, cette situation et ce travail qui n'avait pas de sens... Et pendant ce temps des œuvres attendaient. Nathaniel avait déjà songé à la fuite. Retourner sur son territoire pour voir ce qu'il en était, voyager, prendre des risques, rencontrer de nouveaux visages souriants.

Tous les gens dans la capitale étaient crispés. Ils se plaignaient de D'Arken sans savoir ce qui les attendait, après.

Le philosophe avait réellement eu envie de s'enfuir, d'autant plus que son savoir s'était largement amélioré au cours de ces derniers mois. Il se contrôlait pratiquement à la perfection, il n'avait plus rien de technique à apprendre auprès d'Aristide Torchia. Le novice ne doit-il pas quitter le maître une fois la formation arrivée à son terme ? Lazarey avait eu quelques hésitations. Il avait l'intuition que les leçons n'étaient pas tout à fait terminées, lorsque le rythme du travail qu'on leur avait imposé se calmerait peut-être que l'ambiance d'avant referait surface. La sculpture, les statues, le commerce avec les nobles. Qui sait. Nathaniel espérait. Sans compter l'état psychologique d'Aristide qui était quotidiennement au bord de l'implosion. S'il fallait s'éclipser, autant le faire avec classe, au moment le plus propice. C'était un peu facile d'abandonner au pire moment celui qui avait eu la magnanimité de l’accueillir dans son atelier pendant tout ce temps.

Et rien n'indiquait qu'il était possible de se dérober à ses nouvelles obligations. Le pouvoir en place tenait trop à ses précieux petits mages de la terre, le climat actuel favorisait une certaine suspicion face à l'autorité. On ne savait vraiment plus de quoi ils étaient capables.

L'heure tournait et le philosophe se sentait de plus en plus exténué. Un dommage collatéral de plus en relation directe avec la charge de travail qu'on leur assignait. Nate s'affala contre le mur, étendit ses jambes contre le sol froid et profita de cette sensation glaciale qui s'insinuait sous l'étoffe de son pantalon.

Quelqu'un approchait, le sol poussiéreux crissait sous les pas du nouveau venu. Le blond ne prit même pas la peine d'ouvrir les yeux, qui d'autre qu'Aristide aurait pu se trouver sur le chantier ? Il avait terminé, il venait le chercher ? Avaient-ils au moins le droit de rentrer ?

« Je t'en prie, dis moi qu'on en a fini pour aujourd'hui... »
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Aristide Torchia

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MessageSujet: Re: Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit.   Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit. EmptyDim 24 Fév - 17:50

Aristide souffla un autre nuage de vapeur dans l'air frais de l'après-midi. Un autre mur, fabriqué à base de débris des Bas-fonds s'élevait devant lui. Il était lisse et allait constituer la façade d'une nouvelle maison d'habitation. Peut-être avec un commerce au rez-de-chaussée. Des ouvriers allaient venir demain et le peindre pour lui donner un aspect plus propre et uniforme, sans doute. Sous son manteau usé et deux écharpes, le chevalier Torchia avait à peine chaud. Le travail, souvent source de chaleur du moins apparente, l'avait épuisé, sans vraiment faire travailler ses muscles.

De sa main gantée, il ajusta ses lunettes, alors que l'autre touchait à son dernier travail... Au moins, ce qu'il faisait il le faisait bien. En attendant, ce n'était pas comme ça qu'il s'imaginait servir un jour l'Empereur. Bien entendu, on ne refusait pas une offre de travail de sa Majesté. Mais ceci était si banal... Un jour, sans nul doute, lui et son disciple allaient pouvoir s'installer dans l'une des maisons de la Nouvelle Ville. Probablement, ils allaient la décorer avec une digne représentation de leur mécène. Cecil de Hartwick s'était montré plus que généreux avec eux. D'ailleurs, il était temps d'en finir pour aujourd'hui et de rentrer dans leurs appartements. Probablement par la porte de service, comme le feraient n'importe quel gueux, souillé par la poussière du gigantesque chantier. Une petite humiliation de plus. Même s'ils jouissaient toujours de certains privilèges, le respect, dû à un si grand artiste et son apprenti, faisait souvent défaut. Les domestiques du Marquis, toujours propres, les regardaient de travers, comme si leur présence était indésirable.

Le sculpteur à lunettes signala la progression de son travail à un gratte-papier qui supervisait cette partie de la construction et s'en alla sans la moindre politesse. Après, il lui suffisait de retrouver Nathaniel. Ce qui ne fut pas particulièrement dur si on le connaissait un minimum.

- Oui, nous allons rentrer maintenant.

A une autre époque, Aristide rappellerait à son jeune confrère que le respect lui imposait de la tutoyer. Ne lui avait-il pas appris à se servir de son don ? Ne l'avait-il pas accueilli chez lui, nourri, formé et exploité ? N'était-il pas simplement son maître et un artiste génial ? Sans doute. A une autre époque.

- Enfin... Je pensais que nous pourrions aller trouver une bouteille ou deux quelque part. Demain, c'est notre jour de repos.

Dans la bonté infinie de l'Empereur, et d'après les calculs savants du Maître Architecte, les philosophes avaient droit à un jour de congé pour dix jours de travail. C'était leur tour. Et aller se saouler en piètre compagnie faisait partie de leurs rares divertissements. Si on ne comptait pas les bains et les rares repas qu'il leur était permis de prendre avec leur employeur et protecteur. Des sorties ? Jusqu'au bar le plus proche, pas plus loin. Des soirées ? Oui, si le marquis de Hartwick voulait bien d'eux. Et le sexe, bien sûr. Quand ils en avaient simultanément la force et l'envie, ce qui n'était pas gagné.

Aristide soupira lamentablement, à en faire trembler les fondations de ce que son jeune ami venait d'accomplir un peu plus tôt. Il plaça ses mains dans ses poches, frissonna et reprit la parole.

- C'est comme Tu veux, je te suis. Je veux juste me reposer un peu.

En attendant que Nathaniel se lève, le sculpteur regarda autour de lui. Toute cette pierre travaillée de la façon la plus fonctionnelle qui soit, sans que tout ceci ne soit jamais correctement décoré. De la pure barbarie, aucun Art. Même les formes géométriques des ruelles naissantes n'allaient pas améliorer la situation. Aristide soupira encore, plus pour lui que pour son interlocuteur.

- Mon royaume pour une bouteille de gin...
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Nathaniel Lazarey

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MessageSujet: Re: Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit.   Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit. EmptyDim 17 Mar - 16:17

Le piètre jour de repos du lendemain... Quelle aubaine. D'une certaine manière, Nathaniel aurait préféré être exploité sans interruption. En venir à l'épuisement le plus complet pour ne plus penser, pour ne plus songer à avant. Et puis peut-être que le travail acharné allait avoir raison de lui, et là tout ses problèmes seraient réglés. Une solution bien lâche.

Les temps difficiles avaient même raison du fils Lazarey, lui qui aimait tant à ironiser et blaguer sur son propre mauvais sort. La coupe pouvait être pleine, même pour lui, ce constant assoiffé.

La suggestion d'Aristide tombait à pic, l'alcool allait faire son office : désaltérer sa sérénissime blonditude et faire office de liquidateur de mémoire. La petite cerise sur le gâteau serait une bonne partie de sexe – on oublie beaucoup de choses dans ces moments là – mais c'était peut-être trop demander. La vie d'un ouvrier au service de sa Majesté avait une influence étonnement négative sur la libido de Nate.

Le philosophe se tortilla contre son mur et consentit à ouvrir les yeux.

« Il y a ces nouveaux commerces qui fleurissent pas loin... Ou alors nos fournisseurs habituels, légèrement plus loin... »

Avec le travail acharné et abrutissant, les deux hommes avaient appris l'art du moindre effort, ils arpentaient principalement les voies qui menaient à l'essentiel. Le superflu n'était relatif qu'à l'Art, à la beauté, la richesse et le divertissement.

Les soupirs démesurés d'Aristide sortirent tout à fait Nathaniel de sa torpeur. Il connaissait les signes avant-coureurs d'une explosion à la Torchia, le sculpteur était semblable à un gros bloc de marbre : il fallait le manipuler avec précaution sous peine de le voir s'effondrer sous ses doigts. Nate s'aida d'une paume pour se relever et récupéra dans un coin de la pièce son manteau qui avait vu de bien meilleurs jours. Le blondinet épousseta l'étoffe avec soin.

« Nous allons essayer de trouver un endroit pas trop mal, pas trop loin alors. »

Cela ne serait pas difficile, ils avaient tendance à se satisfaire de peu ces derniers temps. Ou s'y forçaient. Le fils Lazarey était plutôt souple de ce côté là, Aristide était un peu plus rigide et nostalgique sur son ancienne vie... Il semblait sérieusement épuisé aujourd'hui. Nathaniel posa son propre manteau par dessus les épaules du sculpteur. Ce n'était pas lui, freluquet de Dargon, qui avait besoin de chaleur supplémentaire. Il avait quitté le sol glacial à regret, d'ailleurs.

« Mon royaume pour une bouteille de gin... »

Le jeune philosophe esquissa un semblant de courbette, son petit sourire aux lèvres : « Si son excellence veut bien me suivre, nous pourrons peut-être satisfaire quelques uns de vos désirs... »

C'était plus fort que lui. Nate préférait laisser son humour prendre le dessus, c'était ce qu'il y avait de plus sage pour lui comme pour Torchia. Le blondinet refoulait à coups de pieds son agacement, il accrochait bien fort son drôle de sourire sur son visage et le spectacle pouvait suivre son cours. Signaler la fin de sa journée au scribe du coin ne fut qu'une formalité.

« Avant hier sur le chantier d'en face j'ai entendu parler d'une sorte de taverne auberge dans les rues complètement terminées à gauche. » Un peu de nouveauté et de surprise ne pouvait pas faire de mal, n'est-ce pas ? « Le Marquis ne nous a-t-il pas réservé l'après-midi de demain ? A moins qu'un imprévu ne le retienne, encore une fois... »

La frustration de Nathaniel était clairement apparente. Il ne pouvait pas en vouloir à Cecil, même s'il se demandait amèrement pourquoi leur protecteur n'utilisait pas son influence à son plein potentiel pour améliorer la situation.

Tout en parlant, ils se dirigeaient d'un pas fatigué vers un établissement à peine digne de ce nom.
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Aristide Torchia

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MessageSujet: Re: Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit.   Acte III: L'opportunité de se droguer à la poussière de granit. EmptyLun 25 Mar - 17:19

Avec le temps et les expériences partagées, Nathaniel était sans doute devenu pour son maître ce qui s'apparentait le plus à une famille. En homme de l'Art, et donc relativement bien éduqué, Aristide percevait l'ironie de leur rencontre. Un traître opportuniste, ayant vendu sa famille à l'Inquisition et un paria déshérité, tous deux ensemble. Certes non inséparables. Ils pouvaient très bien vivre leurs petites vies chacun de son côté et sortir séparément. Cependant, à plus long terme, ils se retrouvaient toujours. Soit autour de la même bouteille, soit dans un même lit.

Le binoclard renifla légèrement, avant de compléter le propos du blondinet.

- Et donc pas trop cher.

Aussi. Malgré tout le dégoût et l'humiliation que cela pouvait entraîner, les deux hommes ne roulaient pas sur l'or. Ils n'ont jamais été riches, c'est vrai. Mais, à l'instar du manteau de Nathaniel, leurs bourses ont connu des jours meilleurs. Les premiers pas à la Capitale, sous la protection des Hellwig... Puis grâce aux différentes petites commandes et la Comtesse d'Heltier. Enfin, très brièvement, grâce à la générosité excentrique du Marquis de Hartwick. Et boom. Plus de maison. Plus d'atelier. Du travail pour l'Empire.

Et, malgré tout cela, Nathaniel demeurait lui-même. Son insolence et sa nonchalance le rendaient à la fois énervant et adorable. Aristide lui donna une petite tape à l'arrière de la tête et le suivit, alors que le plan des différents chemins se dessinait dans sa tête, l'emplacement de chaque bar à proximité s'illuminant dans son esprit. Quelque soit le choix de Nathaniel pour aujourd'hui, il serait accueilli avec satisfaction.

- Bien, je te suis.

Oui, une nouvelle découverte n'allait pas leur faire de tort. Surtout que, d'après ses souvenirs, à gauche, seule une partie peu conséquente était vraiment finie. Et cela impliquait que l'endroit devait être proche. Et ça, c'était un sacré avantage. En chemin, le blond évoqua le sujet de leur protecteur... On pouvait dire ce qu'on voulait, mais on ne trouvait pas souvent quelqu'un prêt à loger deux personnes complètement inutiles. Cecil de Hartwick devait vraiment vouloir son labyrinthe de verre pour faire un investissement de si long terme.

- Sois déjà content qu'il nous adresse encore la parole. Tu as entendu ce qui se dit : l'Empereur prend son ouvrage très à coeur, trop peut-être. Le Marquis aussi dois faire profil bas. - L'établissement n'était effectivement que peu digne de ce nom, mais au moins il était encore propre vu que le bâtiment était flambant neuf. Et tant qu'ils avaient à boire, Aristide n'allait pas faire le difficile. Il poussa la porte. - Nous ne lui sommes pas très utiles. Il faut espérer que nous aurons prochainement la permission de cesser ce travail abrutissant et que Sa Majesté va nous récompenser comme les autres.

Les autres étaient évidemment ceux qui ont réussi à obtenir leur maison, voire leur villa, dans la Nouvelle ville. Tous à force de bras, de magie ou d'excellentes relations. Mais la plupart en échange de services rendus à la reconstruction. Hélas, il semblerait qu'Ezhekiel Ier ait décidé de renverser l'ordre naturel des choses et faire profiter ceux qui se tuaient vraiment à la tâche et non ceux qui étaient bien nés. Aristide se félicitait d'être un génie de la magie de la Terre. A ses yeux, cela le rendait extrêmement important, voire indispensable. Et donc susceptible d'être récompensé en conséquence.

Une fois qu'ils eurent leur (première) bouteille et deux verres, Aristide remplit ces derniers avant de hausser les épaules.

- Le chantier se réduit chaque jour. Encore un peu et l'Architecte pourra réduire les effectifs. Nous aurons notre maison, Nathaniel ! Peut-être même notre villa. Je pense que cela vaut la peine. Surtout que nous n'avons pas le choix.

Il fit tinter son verre contre celui de son apprenti et le vida d'une traite. L'alcool lui embruma légèrement l'esprit, il ferma les yeux. Aristide sentit la chaleur et la relaxation se déverser en lui. D'ici quelques verres, la vie redeviendrait supportable. Voire même agréable.
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