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 Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]

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MessageSujet: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Sam 8 Sep - 11:18

Là, j'accompagne une de mes employée chez un client, pour faire chaperon en fait. Bon, pas par rapport au client, évidemment, mais pour surveiller si sa femme revient en fait. Hé ouais, c'est très con, mais les époux jaloux ça existe et le mec a payé très cher pour cette prise de risque. Ça me fait un peu chier de faire un truc aussi con que surveiller par la fenêtre que Madame ne rentre pas, mais j'avais qu'à un peu mieux réfléchir mon planning. Le pognon me fait perdre tout sens de l'organisation, parfois.
Et ça fait deux plombes que ça dure, ça m'emmerde. J'rentrerai bien picoler même, mais faut penser au pognon. Puis si je picole maintenant, j'vais encore m'endormir et c'est pas bon pour les affaires, surtout que si je loupe Madame on va tous finir en chair à saucisse. Il paraît que c'est le genre très jaloux, et très fort en escrime, c'est ce qui me motive pas mal à rester le cul là en fait. Si je m'endors parce que j'ai trop bu – ouais, ça me fait dormir – j'pourrais très bien me réveiller en apéricube. Et si j'me tire, c'est mon employée qui finira en apéricube toute seule et une bonne pute, ça se trouve pas sous les pierres non plus. Celle là est très belle, très conne aussi, mais quand il s'agit de vider des bourses ça tient du génie comment elle le fait bien. Donc, je regarde par la fenêtre comme un abruti.

Et personne m'a dit qu'on pouvait rentrer de derrière la maison, mais c'est logique finalement. Puis ça peut faire carrément un raccourci en fait. On peut considérer que je suis meilleur proxénète que chien de garde, aussi. Enfin on s'est fait baiser très fort. J'ai entendu comme les hurlements de quelqu'un trouvant accroché au porte-manteau un manteau ne lui appartenant pas. Puis un bruit de course. J'ai jailli dans la chambre où se déroulait le méfait et j'ai pris mon employée par le bras pour la tirer de là, en ramassant ses fringues au passage – une denrée toujours utile en cas de fuite précipitée. J'te jure que si on finit la journée avec une seule blessure, j'lui fait tellement payer ça au client qu'il va devoir vivre dans une cahute et élever des porcs tellement il sera pauvre. Et sa femme... ben j'la bute, c'est pas la politesse qui va m'empêcher de lui faire magiquement tomber un truc lourd sur le crâne. On m'approche pas avec une putain d'épée, c'est comme un couteau ultime, un couteau vachement gros. La perspective de rencontrer un si bel article de ferronnerie me donne des ailes et c'est limite si je m'écrase pas sur toutes les portes de cette putain de grande baraque tellement j'ai la trouille. Et je traîne mon employée derrière moi en plus, un peu déroutée par tant d'événements. Pas assez de neurones en stock pour gérer tout ça. Pas grave, l'adrénaline m'en donne pour deux, surtout que j'entends des hurlements de rage et plusieurs bruits de course. On aurait retrouvé un mari tout nu dans sa chambre avec le zizi tout dur et des articles vestimentaires féminins traînant partout autour d'après les cris. Genre des chaussures et des porte jaretelles. Bah, j'ai pas pensé à tout hein. Et j'entends qu'elle a lancé sa garde personnelle à nos trousses dans la baraque. Je sais pas combien de monde ça fait, mais je comprends que ça multiplie largement le nombre d'épées en présence. Heureusement, le temps qu'elle rallie tout ce monde là en hurlant, j'ai pu atteindre l'escalier de service pour aller au rez-de-chaussée. A partir de là, y a que l'adrénaline qui parle. Descendre en courant de l'escalier. Ramasser mon employée qui s'est vautrée dans l'escalier parce qu'elle a pas de chaussure et que je court trop vite. Passer par la fenêtre de la cuisine. Essayer de courir sur la pelouse. S'apercevoir qu'un truc bloque. Ramasser encore une fois mon employée à qui j'ai fait mangé l'encadrement de la fenêtre dans mon empressement à la faire passer. Courir pour de bon sur la pelouse. Entendre des hurlements juste derrière et se découvrir de nouvelles aptitudes au sprint. Mon employée a enfin fini par avoir la trouille et arrive même à limite me doubler. Elle arrive avant moi à la grille du parc, après qu'on ait traversé un putain de bosquet plein de boue et de broussailles à la con, et une espèce de petite rivière décorative, pleine de poissons qui ont eu rien de mieux à foutre que de venir se perdre dans mes bottes. La fine équipe du Fabula Onis en a pris un coup dans l'aile après ça, j'te garantie, surtout niveau esthétique. J'ai perdu une botte dans la boue en plus. Et encore, moi j'ai un pantalon, mon employée elle a que sa petite robe que j'ai ramassé en speed sur le dos. Elle a pris cher à courir dans les ronces. Puis elle saigne du nez depuis l'épisode avec l'encadrement de la fenêtre. J'te jure que pour cette petite aventure là, y en a qui vont chier du sang tellement il vont me donner de l'argent.

Je la pousse au cul – mais littéralement – pour l'aider à escalader la putain de barrière qui sépare deux résidences. Une fois qu'elle est bien lancée, je me lance dans l'escalade aussi. J'ai pas trop les fringues pour, c'est épuisant et en passant de l'autre coté je me casse la gueule. Mais au moins je suis de l'autre coté. Je m'en sors juste avec des bleus et le visage et les mains vilainement écorchés. Les gardes ne peuvent pas nous suivre ici, ça serait pas très poli. Par contre, ils peuvent parfaitement attendre devant le temps que Madame arrive et demande au propriétaire de la maison si elle peut récupérer les petits connards qui sont rentré par effraction chez lui. Autrement dit, va falloir un nouveau plan pour remplacer la fuite éperdue.

Mon employée et moi on rentre dans la maison pour trouver un endroit où se cacher le temps que les choses se tassent et on tombe direct sur un jeune homme encore tout pustuleux d'acné et pas très habillé. Merde. Je me jette sur lui et je mets ma main sur sa bouche pour lui ôter l'envie de faire quelque chose de très stupide comme crier. J'ai couru longtemps avec des gardes armés au cul, et c'est pas un connard boutonneux qui va me faire chier, hein. J'suis tellement énervé que je lui parle pas très poliment, limite au bord du pétage de plomb et avec un poisson crevé dans la botte. C'est pas le moment de rire.

- Okay, alors tu fermes ta gueule et tu m'écoutes. Tu vas rien dire du tout et nous emmener discrètement vers une sortie par derrière ou un truc comme ça, sinon je vais m'énerver très fort et j'vais te faire tellement de mal que ça va faire pleurer ta maman. Tu veux pas faire de peine à ta maman hein ? Tu veux pas avoir mal non plus hein ? Alors tu vas fermer ta putain de gueule et nous faire sortir de là, sinon j'te fais bouffer ton propre trou de balle.

Ca, c'est diverse répliques complètement clichées que j'ai balancé au pif. Je sais pas si ça fait peur ou pathétique, mais la trouille nuit beaucoup à ma créativité.
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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Dim 9 Sep - 9:30

« Cette femme me fait peur... cette femme me fait peur... cette femme me fait peur... cette femme me fait peur,
Nami, elle a les mêmes yeux que maman, Nami, elle a les mêmes yeux que maman, Nami, elle a les mêmes yeux que maman, Nami, elle a les mêmes yeux que maman.
Mais elle est plus belle que maman, mais elle est plus belle que maman, mais elle est plus belle que maman, mais elle est plus belle que maman.
Et elle riche. »

Numa ouvrit péniblement les yeux, sans oser observer la silhouette devant lui, il n'avait plus le moindre souvenir de ce qu'il s'était passé. C'était comme la première fois, où il s'était retrouvé seul en compagnie de cette dame, il y avait des mots, et des gestes dont son esprit ne se rappelait pas. Allongé sur le dos, Numa avait froid, il n’y avait rien de plus clair, il avait horriblement froid. À quelques pas de lui, une femme de quarante ans était en train de se rhabiller, lentement, la sensualité pesait dans son comportement, et elle jetait quelques fois des regards vers le garçon. Elle remonta sa longue chevelure noire et ondulée sur sa nuque, de ses mains blanches, elle entreprit de renouer son chignon. Pour une noble, habituée depuis sa tendre enfance à être dépendant de la servitude, on pouvait y voir de l'habileté dans tout cela. Elle refit sa coiffure, sans y ajouter des artifices, aussi simplement que la jeune servante à la figure de veau lui avait fait le matin, sous son ordre. Elle tira avec véhémence le laçage de son corset, ce qui remonta brusquement sa ronde poitrine, et écrasa ses entrailles. Elle le fit avec force, rapidement, puis elle se baissa pour ramasser la paire de bas qu'elle avait abandonnée dans un coin. Elle savait que pour charmer, il fallait savoir se déshabiller, comme se revêtir, et elle tentait par la beauté de son corps, l'érotisme de ses doigts de captiver l'attention de son jeune amant. Cependant, comme la première fois, celui-ci gardait l'éclat apeuré de ses prunelles, alors elle prit sur elle en ravalant ses sarcasmes.

Le voile glissa lentement jusqu'à sa cuisse, cachant la pâleur de sa peau, englobant le galbe de sa jambe, puis elle entreprit de rattacher le tout à son corset. La partie la plus délicate, puisqu'il fallait tirer sur les attaches, et ne pas abîmer le bas. Quelques minutes plus tard, elle enfila son jupon, et enfin, elle cacha sa belle poitrine sous une cape de velours. Numa pendant ce temps, s'était retourné, refusant de croiser l'avidité de son amante, elle le terrorisait. Dans un soupir, la femme remit sa paire de chaussures, elle fit un pas vers le garçon pour murmurer dans son cou :


— Si tu continus à être aussi peu satisfaisant, je crois que je vais reprendre l'argent qui a servi au minable salon de coiffure de ta soeur.

Numa ne répondit pas, il ne parlait jamais de toute façon : voilà ce qui évitait à la maîtresse d'avoir des dialogues inutiles. Il ouvrit la bouche toutefois, crispé, il se contenta de hocher la tête, sans comprendre ce qu'elle lui disait. Son amante laissa échapper un « hum » amusé, adoratrice de son propre esprit dominateur, elle le quitta sans un baiser, sans chaleur. Numa avait froid.

Roulé sur le côté, le garçon fronça les sourcils, il essayait de saisir au vol les bribes de ses souvenirs. Mais il ne gardait qu'une tendre odeur d'encens, et de bourdon, comme la première fois où il s'était retrouvé seul avec sa protectrice. Dans le petit salon de celle-ci, lors d'une nuit noire sans lune, où il avait perçu le crépitement du feu de cheminée, et le glas sonnant la fin de son enfance. Il passa une main dans sa nuque douloureuse, il fut surpris de sentir de petites marques dans sa peau, comme si un oiseau y avait planté ses serres dans le but d'imposer un sceau de possession sur lui. Son esprit ne pouvait pas imaginer que c'était les griffes de son amante, faite avec ses ongles rouges, de même que sa bouche carmine avait laissé une trace bleuie dans son cou. Au bout d'un moment, le Bègue se releva, il enfila avec apathie son pantalon, très mal à l'aise, gêné de se retrouver presque nu, à chaque fois qu'il était seul avec elle. Il referma sa ceinture autour de ses fines hanches, puis il glissa ses bras dans la chemise. Ce fut à ce moment-là, tandis que Numa remettait ses beaux vêtements noirs de parvenu, qu'un bruit dehors l'alerta. Il s'arrêta de bouger, prêt à bondir sur la menace, qui débarqua brutalement dans la pièce.

Un homme blond, tenant le poignet d'une pauvre jolie fille à la mine déconfite, fonça sur lui. Numa eut juste le temps de se raidir, que l'autre plaqua sa main sur sa bouche. Le contact fut désagréable, aussitôt il se dégagea, en écoutant à moitié le discours de l'homme. La suite de mot frappa son esprit avec violence, et ayant perdu le fil assez vite, le jeune homme fixa l'homme d'un regard toujours apeuré, mais confus. Son impoli interlocuteur était ce qu'on pouvait appeler un « bel homme », mais pas dans le genre viril, plutôt pour son côté fragile qui aurait certainement plus à sa maîtresse. Et Numa comprit seulement que la situation pressait, même s'il ne savait pourquoi. Il mordilla sa lèvre, il interrogea du regard la jolie fille, qui ne paraissait pas plus comprendre que lui la situation. Il bafouilla :


— Ma... mh... ma... mammh... maman... p-p-p-pas de... p-p-p-peine, aille... aille... élle... elle est m-m-m-morte.

Le rouge de la honte lui monta aux joues, toujours, lorsqu'il devait prendre la parole. Mais sur le moment, c'était tout ce qui lui était venu à l'esprit de faire. A cela se rajouta son envie soudaine de se rhabiller, et de se cacher sous ses vêtements. Il rentra sa chemise dans son pantalon, puis il ferma rapidement le veston, avant d'enfiler sa paire de bottes à lacets, tout tremblant, comme à son habitude. Même un peu plus fort : le corps de Numa était toujours vacillant, toutefois, stressé, l'angoisse lui montait au nez, secouant ses pauvres membres chétifs. Et il était en colère que l'homme soit rentré avec la jolie fille, pour le voir à moitié habillé.

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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Dim 9 Sep - 21:05

Le jeune homme débraillé a les foies, beaucoup, trop pour rester cohérent en tous cas. Il vient me parler de sa mère morte, alors que la seule vérité qui peut crier aux yeux de toute personne de bon sens c'est que je m'en carre de sa putain de mère. J'le menace de mort, merde, il pourrait faire gaffe. Il croit que j'insulte des gens tous les matins ou quoi ? C'est le désespoir qui m'y pousse. En vrai, les trucs violents m'emballent pas spécialement, enfin... pas dans ce contexte là en tous cas. Je suis pas en colère contre lui de base et il faut que je fasse comme si. Pas bien l'habitude.

Faut que ce con nous montre la sortie et aille pas jacter partout, et résultat il bégaie et il fait rien. Putain. Il se rhabille, tranquille, comme si j'avais pas du tout carrément autre chose à glander que de le regarder faire ses lacets. C'est pas son jour de chance, des connards ont débarqués pour le menacer alors qu'il voulait se toucher la bite dans son coin sans faire chier personne. Quoique... il s'est foutu dans une pièce bizarre pour se branler, tout nu en plus. Dans une chambre. Avec un suçon sur le cou. Putain bah tu m'étonnes qu'il soit stressé, on l'interrompt en pleine béatitude post-coït en fait ! Il se rhabille, tout fatigué et détendu dans sa tête et deux putes boueuses débarques et le menacent – enfin moi surtout, la gamine est trop choquée là. Ça doit faire bizarre. Enfin là n'est pas la question, c'est pas le moment de s'intéresser aux sentiments d'autrui.
Quoique.

Je rentre dans sa tête espionner un peu, c'est facile parce que je suis juste à coté de lui. J'y trouve... des trucs bizarres. Je me retire assez vite d'ailleurs parce que j'aime pas trop être là dedans. C'est confus, difficilement descriptible. Y a plusieurs trucs assez malsains qui coexistent et qui font même des partouzes sous ce crâne roux/blond. Enfin, chez tout le monde c'est comme ça mais pas aussi perceptible, plutôt comme un bruit de fond. Ici y a un joyeux mélange d'amour, de dégoût et de trouille qui clapote dans son foutre. Je doute que l'amour me soit adressé, je suis pas plus avancé et j'ai mal à la tête maintenant. Enfin je crois que je suis tombé sur un espèce de fou, je vois que ça. Ça expliquerait le reste, c'est pas juste la trouille mais c'est que le fruit est pourri de base. Putain, j'vais devoir calmer la femme du client, pas de fuite possible. J'vais en chier la mort pour parler à cette conne à l'épée. J'vais p'tète me manger une main dans la gueule, être blessé par la saloperie de lame, me faire passer dessus par toute la garde, j'en sais rien. En tous cas, j'vais devoir faire un truc que j'aime pas du tout : prendre des risques pour une histoire de merde comme ça.

- Bon, tu peux nous montrer la sortie de derrière oui ou merde ?

J'suis un peu pris au dépourvu, et mon stock d'insulte touche le fond. J'veux juste sortir d'ici, avec le moins de bordel possible. Tomber nez à nez face à la toute fraîchement nommée cocue ne m'emballe pas plus que ça, mais j'ai que le choix entre ça et me faire guider par un débile mental. P'tète qu'il aime bien les putes, ça doit être comme un cirque pour lui : des gens qui portent des fringues bizarres, des activités incompréhensibles. Pour ces deux qualités, on est bien servi en plus. J'suis pas habillé très chaudement, et mon employée encore moins, la pauvre – comme j'suis le patron moi au moins on voit pas au travers de mes fringues. Enfin je digresse, mais j'espère qu'il va pas essayer d'agresser mon employée pour rebaiser en prime. On peut pas avoir autant de malchance que ça.

- Et ta famille je m'en fous hein.

Je reprécise, au cas où son cerveau pas fini enregistre pas les choses les plus simples.
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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Lun 10 Sep - 15:32

« Nami... un inconnu me menace, Nami... un inconnu me menace, Nami... un inconnu me menace, Nami... un inconnu me menace !
Un blond, on dirait un genre de noble, mais ce n'en est pas un, mais ce n'en est pas un, mais ce n'en est pas un.
Je le sens, je le sens, je le sens, je le sens.
Et il a osé. »
« Et ta famille, je m'en fous ».

Quand Numa avait entendu ces paroles, une violente colère s'était emparée de sa raison. Il ne comprenait pas l'indifférence, en fait il ne la voyait même pas, car dans l'esprit du Maître des Automates, seule Nami comptait. Son cerveau tordu, fait de pièces détachées, rouillées, souillées par le temps, se mit en marche en grinçant terriblement. Les rouages de sa raison entachée fonctionnèrent alors, brusquement réveillés pour une seule, et unique raison : on avait insulté sa soeur. Numa retomba brutalement dans la réalité âpre et puante du monde, celle où on prenait sa soeur pour une dérangée à part d'elle-même à la troisième personne, celle où Houle était l'Adversaire. Le dragon éloignant la frêle demoiselle de son fou de frère, jaloux et possessif comme le serait un homme. Numa serra les poings, le dos voûté, la tête légèrement baissée, il observait « par en dessous » le blond, une lueur terrifiante alluma son regard ocre. Si la folie du garçon avait pu apparaître, on aurait pu penser voir une gigantesque ombre mauve l'entourer, prête à s'enfoncer dans tous les orifices de son ennemi. La mâchoire crispée, le corps tremblant, toujours, Numa fixait son interlocuteur avec une haine puissante, comme s'il avait en face de lui un homme qu'il connaissait depuis des années, et qui l'avait fait souffrir pendant tout ce temps. Il avait osé.

« Et ta famille, je m'en fous »

Le mécanisme cérébral de Numa avait transformé ces mots, il les avait jetés dans une forge pour en façonner d'autre, alors il avait entendu :

« Ta soeur, je m'en fous. »

Puis :

« Ta soeur, elle n'est rien ».

Imbécile ! Nami était la Merveille du Monde ! Elle était le joyau entouré d'épines qui bâtissait ses joies, qui irriguaient ses peines, elle était sa fabuleuse Reine pour l'éternité. Et ce misérable cloporte venait de la salir. Numa ne lui pardonnerait jamais son crime, jamais. Jamais. Jamais. Jamais. Jamais !


— I... il...-il...-il faut de...de... demander à Madame. Parvint-il toutefois à articuler, son bégaiement plus ou moins « amélioré » par sa colère.

« Madame » était sa protectrice, celle qui lui avait acheté son pucelage pour faire construire le salon de sa soeur. Numa recula d'un pas, puis il se retourna pour saisir entre ses longs doigts minces et gantés un petit sac de cuir. Comme une bourse, celui-ci fut ouvert lorsqu'il tira sur les lacets, il fronça les sourcils. Parfaitement détachée de la situation, la colère paraissait être morte, aussi vite qu'elle avait pris naissance. Cependant, ce n'était qu'un moment de calme, avant que l'ouragan de sa folie ne se déchaîne. Il retira du sac de cuir — à sa grande surprise — une culotte qui ne lui appartenait pas, puisque c'était celle d'une femme. Noire et violette, il y avait là du raffinement, dans la débauche de dentelles, et de froufrous. Numa la lança sur le sol, totalement désintéressé, puis il trouva ce qu'il cherchait : un de ses précieux automates. C'était une poupée de la taille de sa main, au visage de porcelaine, blonde aux yeux bleus, habillée de rouge. Il la posa par terre, il l'observa un moment, avant d'appuyer dans son dos. Aussitôt, la poupée pris vie, et commença à marcher vers le Comte, ce dernier ne pouvait pas deviner qu'à quelques détails près, elle ressemblait à la soeur jumelle du fou lunatique face à lui. La voir marcher, danser, la manipuler, la toucher, donnait un sentiment réconfortant à Numa. Si bien qu'il comprit qu'il ne devait plus laisser parler sa colère aussi facilement : le souci s'il tuait cet homme — et la femme qui l'accompagnait —, c'est que cela risquerait de mettre de la mauvaise humeur entre lui, et Madame. Numa savait qu'il ne fallait jamais lui donner de la fureur, en tout cas il la craignait trop pour tuer quelqu'un dans l'enceinte de sa demeure de plaisir.

Mais Numa connaissait bien la ville ; il était né entre les murs d'Ishtar, alors il pouvait très bien bousculer l'Insecte dans un nid d'araignée. Et ce dernier, ne voulait-il pas sortir ? D'après ce que Numa avait saisi, il était en fuite avec la demoiselle, alors il ferait jouer son intelligence pour les piéger. Le garçon rangea son automate dans le sac de cuir, qu'il cacha rapidement dans sa cape, enfin il commença à avancer. Le corps toujours tremblant, mais un peu moins que d'habitude, il s'engouffra dans une nouvelle pièce, cachée derrière une imposante tapisserie. Il n'attendit pas Oliver, il se contentait d'avancer dans ce qui ressemblait à un passage secret, sans avoir la moindre idée d'où se trouvait la sortie.

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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Mer 12 Sep - 11:11

Le gamin continue à jouer au bègue. J'suis pas si terrifiant. Déjà, ce type il est méga grand, je lui arrive au menton. Je ne suis pas spécialement petit pourtant. Bon, c'est vrai qu'il est pas costaud, mais j'ai pas l'air d'un athlète non plus. Et je suis pas armé, enfin, pas de façon visible. Je peux pas lui crier « prends garde, je pratique des magies incompréhensibles ! » pour le menacer, ça ferait un peu con. Un couteau, c'est plus concret par contre. Le gamin nous toise maintenant, même si il continue à parler bizarrement. Il a une expression flipante sur le visage, que je ne comprends pas. Une façon étrange d'exprimer la peur ?

Il me recommande d'aller voir « Madame », la maîtresse de maison sans doute. Donc, le jeune homme devant moi est un larbin, d'une façon ou d'une autre. C'est très bien ça. Ça veut dire qu'il va peut être me respecter en tant que noble moi aussi, c'est pas Lassie chien fidèle après tout, un cul à lécher en vaut un autre de pas mal de points de vue. Il peut bien me conduire dehors pour que je lui foute la paix nan ? Mais au moment où j'allais lui rappeler qu'il est pas en train de parler à Joe le clodo, il sort un curieux objet d'une bourse – avant il a jeté de la lingerie féminine par terre mais j'ai préféré pas le mentionner. L'objet bouge tout seul par terre, je trouve ça effrayant. Une sorte de magie ? La chose se dirige vers moi. Involontairement, je recule. Mes cercles de fréquentation n'incluent pas des scientifiques fous, je ne connais pas ces choses là. J'ai peur que l'étrange assemblage qui ressemble à un tout petit humain piétiné par un cheval me fasse du mal d'une façon ou d'une autre, même si je ne vois pas comment elle ferait en se dandinant comme ça. Le mec la ramasse. Un genre de menace ? Pourtant il se casse derrière une tapisserie... ça ressemble à un passage secret tel qu'on m'en a décrit. Je n'en ai jamais vu, ça se trouve que dans les vieilles maisons qui datent de l'époque où il y avait besoin de faire la guerre à Ishtar. Maintenant ça sert plus à rien, en ces ères de paix et de décadence. Je regarde autour de moi si il y a un couteau, mais on est dans une chambres. On fout pas des armes dans sa chambre, sauf quand on est paranoïaque. J'opte pour suivre le jeune homme, et mon employée me suit. Je lui parle.

- Je suis noble, et cette demoiselle aussi, tu peux te foutre vraiment dans la merde si tu ne me conduis pas à la sortie.

Puis je regarde autour de moi.
J'ai brutalement envie de fuir.
Le Fabula Onis, c'est un bordel, certes, il y a deux trois accessoires de bordel, mais ils ne sont pas spécialement exhibés. La plupart des clients n'ont pas besoin de toute une quincaillerie pour arriver à leurs fins. Ici, visiblement, c'est destiné à quelqu'un qui fait très grand cas des scènes kitsch. Tout est une nuance de rouge à violet en passant par rose, avec des froufrous, et des miroirs accrochés au plafond et aux murs, partout. Et ça encore, c'est pour la partie soft. Après il y a plein... d'objets, limite ils sont mis en vitrine, on peut pas regarder cette pièce sans voir les curieux instruments en cuir ou métallique. Il y en a certains que je ne connais même pas, dont je n'arrive pas à définir l'usage d'après la forme. C'est trop... flipant comme scène, qu'un inconnu nous guide dans une pièce secrète comme ça. L'adrénaline me monte au nez, et j'entends mon employée respirer plus vite. Tant pis, j'vais affronter l'incident diplomatique, mais je ne resterais pas une seconde de plus ici. Je me dirige vers la sortie, je vais pas faire comme ces cons de héros de film d'horreur et explorer le coin, y a rien à explorer je me tire. Quoique... ai je vraiment envie de rencontrer cette « Madame » après avoir vu cette pièce ? Elle ne s'en sert peut être pas cela dit, ça doit appartenir à son grand malade de maris, quelque chose comme ça, et c'est mon employée qui est menacée, donc. Je grogne au larbin :

- Espèce de malade.

Voilà, on va ressortir, on a rien vu, rien vu du tout.
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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Mar 18 Sep - 9:19

« Ce n'est pas un noble, ce n'est pas un noble, ce n'est pas un noble, ce n'est pas un noble !
Il ne sent pas comme eux, il ne sent pas comme eux, il ne sent pas comme eux, il ne sent pas comme eux.
Pas assez distingué, pas assez distingué, pas assez distingué, pas assez distingué.
Menteur ! Menteur ! Menteur ! Menteur ! »


Numa se retourna vers le Comte Oliver, lorsque celui-ci lâcha son « espèce de malade », le garçon ne comprit pas pourquoi. Il jeta un regard à la pièce étrange dans laquelle il se retrouvait, perdu comme un chiot dans un abattoir, mais il ne trouva rien de susceptible de faire de lui un être « malade ». Des fouets de cuirs pendaient certes aux murs, des cordes de tout type étaient soigneusement enroulées sur elles-mêmes dans des vitrines, même le bâillon ne l'étonna pas plus que cela. C'était en réalité la première fois que Numa restait réellement dans cette pièce, lorsque Madame voulait le voir, elle l'entraînait généralement dans le petit salon, ou sa chambre parfumée d'encens. D'ailleurs, il remarqua un plateau de nourriture déposé sur une table en bois, dont les pieds étaient sculptés en forme de patte de lion, il s'avança jusque-là en se rendant compte qu'il avait faim. Son ventre gargouilla, quand il sentit l'odeur de pain grillé pénétrer ses narines, il inspira profondément. Ses doigts gantés effleurèrent la tasse de lait, Numa se retourna brusquement. Soudain, le garçon s'était souvenu de la présence de l'homme blond, et de sa compagne, pas plus à l'aise que lui dans cet endroit. Il rangea sa main sous sa cape, coupable, il tenta de faire bonne figure, et s'écarta du repas tentateur. Alors pour essayer de meubler la conversation, Numa déclara de son ton vacillant :


— D'ha... d'habitude, M-m-m-Madame de... de-de-demande à sssse-ce qu-qu-que je rai-rai-rai-è reste ici.

Le Bègue avait voulu se justifier pour faire disparaître aux yeux de l'homme blond et de la jeune fille son envie de vol, il mit ses mains derrière le dos, puis il chercha des yeux une solution. D'après ce qu'il savait, ce lieu était secret, enfin plus maintenant. Numa ne comprenait pas les goûts de Madame en matière d'érotisme, et franchement, tout ceci ne lui parlait pas vraiment. Il trouvait les ustensiles « étranges », voir même « amusant » par le vent de nouveauté et de bizarrerie qu'ils inspiraient, mais ceci n'allait pas plus loin. Il toucha du bout de l'index la marque de suçon que Madame avait laissé dans son cou, puis il chercha la sortie de ses yeux. Sa silhouette tremblante fit quelques pas, peu rassurée par la présence des deux autres. Numa haïssait toujours Oliver, mais il songeait qu'abandonner son cadavre ici ne serait pas sa meilleure idée, Madame allait être furieuse ; elle lui faisait suffisamment peur pour qu'il ne tente pas le diable. Le Bègue s'enferma dans son mutisme, l'esprit envahit par le parfum de pain grillé, il tenta néanmoins de les tirer de cette situation, tout en réfléchissant à sa vengeance. Il chercha un autre passage secret, Madme adorait cacher tout et n'importe quoi dans sa demeure, mais il ne rencontra qu'une veille tapisserie représentant une grande femme nue avec une couronne d'épines, tenant des orties entre ses doigts. À ses pieds, on pouvait voir une horde d'hommes nus dans des positions peu normales, ainsi qu'un vieillard en train de lui lécher les pieds. Numa y eut toute une indifférence pour ce tableau d'humains masochistes, alors il passa devant jusqu'à trouver une porte.

Le garçon posa une main apaisée sur la poignée, qu'il tenta de tourner. Si la poignée vira à droite, le reste ne bougea pas, même lorsqu'il jeta tout son maigre poids sur la porte. Il fronça les sourcils, la bouche ouverte, étonné, et apeuré. Alors au lieu de la pousser, il essaya de la tirer, mais rencontra exactement le problème jumeau : la porte refusait de s'ouvrir. Paniquant, Numa tira et poussa encore la porte, de toutes ses forces, ne serait-ce que pour la faire céder sous le poids de sa peur, rien. Toujours rien. Penaud, le garçon jeta un coup d'oeil sur le Comte Oliver, les mains écrasées contre la poignée, il baissa les yeux sur ses chaussures de cuir. Il rentra sa tête blonde vénitienne dans ses épaules, honteux de ne pas pouvoir saisir l'opportunité de s'enfuir, incapable de prendre la parole. Il mouilla ses lèvres, tandis que ses membres se mirent à trembler plus violemment, l'angoisse gonflait dans son ventre, véritable tique sanglante assez forte pour exploser, et le faire vomir ses tripes. Et en plus, Numa crevait de faim, l'odeur de pain grillé allait le rendre fou. Ah... mais ceci, le garçon l'était déjà un peu, un tout petit peu.


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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Ven 21 Sep - 15:35

Le malade mental semble toujours très serein – ou très indifférent, je sais pas. Moi c'est pas mon cas, cette pièce est vraiment flippante, pleine de peintures bizarres, d'objets servant visiblement à torturer des gens avec leurs propres orifices et de trucs kitsch. Je veux sortir de là, je préfère même affronter la folle à l'épée. Un scandale ça paraît dérisoire à coté de la perspective de se faire violzr avec un godemichet de la taille d'une bitte d'amarrage.
Non, on se calme.
Je suis rentré dans cette pièce sans le consentement du propriétaire, en suivant un serviteur débile. « Madame » sera sans doute plus gênée que moi en me voyant ici. Sans doute que c'est quelqu'un avec des goûts sexuels curieux, mais pas agressif. Sadique, sans doute, mais tant que je lui propose pas un p'tit jeu de rôle il devrait rien m'arriver. Puis j'suis sans doute trop vieux pour elle. Mon employée elle est sans doute... trop fille. Il n'y a que des hommes sur ces peintures.
Mais que le serviteur débile dise que sa « Madame » veut qu'il reste ici d'habitude me rassure pas du tout. Pourtant, il se dirige vaillamment sur la porte et... elle s'ouvre pas. On voit pourtant qu'il pousse dessus à s'en faire péter les veines du front. Vu que je voulais partir, bah je continue sur ma lancée pour essayer de pousser/tirer la porte aussi. Je ne veux pas rester là !

- Ecoute, je sais pas à quoi tu joues mais je suis le comte Oliver, et j'ai pas envie de participer ! Je participe jamais ! Sauf à ton putain de meurtre si t'ouvres pas cette putain de porte !

Je pense que ça synthétise bien ma pensée et mon angoisse. J'ai beau m'écraser l'épaule et la hanche contre la porte en sautant dessus, y a rien qui bouge. Qui l'a verrouillé ? Et comment ? A quel moment ? Ça fait deux secondes qu'on est là dedans ! Y a des visions qui commencent à me venir, de celles qui arrivent quand on est enfermé dans une pièce et qu'une violeuse d'hommes, une sorte de veuve noire pour amour propre masculin, rôde aux alentours. C'est hors de question qu'on fasse un remake de Pulp Fiction ici, le peu de dignité qui me reste n'y survivrait pas. J'hésite à me servir de mon employée comme bélier, mais déjà qu'elle a pas beaucoup de cervelle à la base, si j'lui fracasse le peu qu'il y a contre la porte ça va pas arranger mes affaires. Puis je doute d'avoir la force pour m'en servir efficacement comme bélier de toute façon. J'essaye la télékinésie, mais ça ne marche pas mieux. La porte tremblote dans ses gonds quand je la fixe en me concentrant, mais ça l'arrache pas du cadran non plus et on sort pas de là sur fond de musique triomphante. Nan, on reste comme des cons au milieu des godemichets et des peintures pornographiques en serrant les fesses. Enfin, moi je serre les fesses, et je panique. Mon personnage de maquerelle peut pas avoir subit un viol, ça va faire baisser mon chiffre d'affaire des rumeurs pareilles. Ça fait grosse victime, du moins en suis je convaincu. Faut qu'il y ait pas de témoin et que personne raconte rien à personne. Voilà, là c'est tolérable.
Il faut que je me calme, qu'on sorte de là. Faut que je parle au gogol, en bref, maintenant que j'ai sorti toute l'élégance de mon répertoire, faut que je me mette à son niveau. Putain de gogols. Je prends une voix que je pense être adaptée pour parler à un débile profond et je lui fais un résumé.

- Donc si j'ai bien compris tu viens dans cette pièce... avec une dame ? Donc t'es son amant secret ou un truc comme ça ? Ça peut pas être lui le propriétaire de la pièce, ses fringues font pas assez riches. Nous on est des putes, tu vois, et tu voudrais pas qu'on te pique ta clientèle hein ? Enfin ta euh... chère et tendre, comme tu veux. Enfin tu veux pas qu'on reste là quoi, surtout que j'ai envie de te tuer. Donc il faut que tu nous fasses sortir de là au lieu de faire l'imbécile.

Ouais, moi aussi, ce qui me choque le plus dans cette histoire c'est que ce garçon puisse avoir des relations sexuelles.
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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Ven 21 Sep - 16:18

« De participer à quoi ? De participer à quoi ? De participer à quoi ? De participer à quoi ?
Je ne comprends pas ce qu'il veut, je ne comprend pas ce qu'il veut, je ne comprends pas ce qu'il veut.
Et la porte ne s'ouvre pas. Et la porte ne s'ouvre pas. Et la porte ne s'ouvre pas. Et la porte ne s'ouvre pas.
Il veut me menacer ? Me menacer ? Me menacer ? Me menacer ?
Il va le payer. »


Numa s'était écarté, lorsque le Comte Oliver — désormais il connaissait son nom — tenta lui-même de défoncer la barrière entre cette prison, et leur liberté. Les tremblements de son maigre corps continuaient, ils persévéraient pour parasiter son cerveau. Brusquement, une angoisse terrible germa dans la cervelle de l'Ingénieur, et s'ils allaient mourir ici ? Madame lui avait dit qu'il ne la satisfaisait pas, Numa ignorait ce que cela signifiait, mais il était persuadé qu'elle désirait maintenant lui faire du mal. Un frisson de peur courra le long de son échine, tandis qu'il fixait l'homme blond ; lui aussi voulait lui faire du mal. En pensant que le garçon était débile de nature, le Comte Oliver faisait preuve d'un manque de perspicacité, certes Numa fonctionnait différemment des gens normaux. Par exemple, il ne comprenait pas le second degré, si bien que lorsqu'Oliver affirma qu'il avait envie de le tuer, Numa ne saisit pas toute la crainte dévorant le Comte, mais une autre réalité : cet homme avait souillé Nami, cet homme voulait le tuer. Alors Numa le tuerait en premier. Après tout, ce n'était pas comme si c'était sa première fois. Cela ne fera que la troisième.

Le Bègue s'écarta un peu, abandonnant le Comte et sa putain à leur désespoir, pendant que ses yeux parcouraient l'antre pervers. Il nota le sexe énorme que prenait en bouche un homme, chevauché par une femme, et dont les mains étaient liées par un ruban de soie noir. Ce fut là que le garçon remarqua que sur ce tableau, il y avait cinq hommes, et une seule femme à la chevelure brune. Et Madame n'était pas blonde. Loin d'analyser les vices de sa maîtresse, il fronça les sourcils quand il se souvint qu'Oliver l'avait qualifié de sa « tendre ». Madame n'avait jamais été tendre avec lui, seule Nami avait fait preuve de délicatesse et de gentillesse à son égard, Numa se languissait de son absence. Il voulait la retrouver, baiser ses lèvres, étreindre, et savourer l'instant où sa petite poitrine s'écraserait contre son torse. L'image de Madame en train de lui prendre les mains pour l'encourager à caresser ses formes plantureuses surgit soudain, Numa trembla de dégoût, il les trouvait trop gros. Le Bègue secoua la tête ; il était retourné à la réalité, la peur formant un cratère de plus en plus profond dans son estomac. Il hocha la tête en fixant Oliver, sans savoir ce qu'il devait faire. Décliner son identité ? Mais il ne voulait pas parler. Et puis, le Comte Oliver le voulait mort.

Mais avec quoi pouvait-il le tuer ? Avec quoi pouvait-il se défendre ? Numa fouilla dans l'une de ses poches, ses doigts cherchèrent un moment sans rien trouver de réellement dangereux. Il avait pensé prendre une des cordes de cuir de Madame, et ce dans le but d'étranger Oliver, mais il refusait que Madame soit furieuse contre lui. Il cacha alors ses mains dans sa cape, puis il fit quelques pas vers la porte grincheuse, pourquoi ne s'ouvrait-elle pas ? Madame aurait-elle fermé derrière elle, en songeant que son misérable amant attendrait son retour ? Numa bougea la tête dans toutes les directions possible, en se tournant, et se retournant, sans jamais trouver une solution. Il ouvrit la bouche, lorsqu'il trouva une fenêtre donnant sur le jardin, il se rendit jusqu'à elle.


— Je... j-j-j-je su-su-suis p-p-pas s-ssson.... amant. Bégaya le jeune homme en ouvrant la fenêtre. Aile-... aile-elle mèm-mè-maim... m'aime pas.

Puisque la seule personne qui l'aimait, c'était sa Nami. Sa Nami que Houle cherchait à lui dérober !

Numa passa la tête et les épaules dehors, il constata non sans joie qu'il pourrait éventuellement sauter sans trop se faire mal, la fenêtre paraissait se situer au premier étage. Cependant, il pivota pour se retrouver face au Comte Oliver ; il avait un litige à régler avec lui.

Numa se saisit d'une pierre, posée contre la fenêtre, il la tint fermement dans sa main gantée, et tremblante. D'ailleurs, l'atmosphère changea, lorsqu'il fixa le Comte Oliver. Il en avait oublié la fille. Le Comte voulait le tuer, Numa le ferait avant. Il avait rentré la tête dans les épaules, il s'était légèrement penché en avant, et une lueur maudite éclaira l'éclat ocre de ses prunelles. S'il avait paru faible et fragile comme un oiseau cinq minutes auparavant, il semblait maintenant aussi dangereux qu'un Inquisiteur. Et sans crier gare, Numa fondit vivement sur le Comte Oliver, dans l'intention de lui exploser le crâne avec la pierre.

« Jamais ! Jamais ! Jamais ! Jamais !
Plus jamais ! Plus jamais ! Plus jamais ! Plus jamais !
Nami, je dois te protéger. Nami, je dois te protéger. Nami, je dois te protéger. Nami, je dois te protéger.
Plus personne ne nous fera du mal... plus personne ne nous fera du mal... plus personne ne nous fera du mal... plus personne ne nous fera du mal ! »


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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Ven 21 Sep - 17:38

Le mec qui bégaie – c'est vraiment agaçant – m'explique qu'il est pas l'amant de cette « Madame ». Il est quoi, alors, si il reste dans une pièce pareille ? … j'ai même pas envie de savoir. Enfin elle l'aime pas, bonne nouvelle ! Il pourra se faire violer à notre place comme ça. Enfin je m'en fous de ses conneries, je sais pas ce qu'il branle près de la fenêtre, mais je continue à taper sur la porte. C'est le plus constructif à faire, et j'me servirais bien de sa tête comme bélier si j'avais pas peur qu'elle soit molle et creuse.

Je me retourne, pour prendre mon souffle, mais alors que je suis au milieu de mon mouvement je vois le débile debout derrière moi, en train d'abattre une pierre droit sur ma tête. J'écarquille les yeux, c'est tout ce que j'ai le temps de faire avant que le rocher s'écrase sur le haut de ma tempe. Je vois quelques cheveux blonds, du sang et des petits morceaux accrochés sur la pierre quand il la retire. Moi je m'écroule tout doucement par terre, je finis vautré sur le flanc, encore conscient mais aveuglé par la douleur. J'ai l'impression que tout mon squelette résonne à cause du coup. Ecroulé par terre, je vois mon employée sauter sur celui que j'estime être débile mental. Moi je réagis pas, j'accuse le coup. Du sang coule sur mon visage et je vois plus rien. Je peux pas mourir d'un coup de rocher, attaqué par un débile ça... ça a pas de sens. Je pense à Morgana, et aux autres, qui vont probablement être obligé de rentrer chez leurs parents débiles de la campagne si je meurs, et qui seront jamais riches. Impossible ! Faut que je me relève, même si j'ai l'impression que la moitié de mon visage a explosé. Faut pas que je meurs face à un petit pédé comme ça. Je relève courageusement la tête en m'appuyant sur mes coudes. J'essuie le sang de mes yeux.
J'l'attaque mentalement.

C'est-à-dire que je lui souffle de mauvaises ondes, genre une peur dévorante. J'aime bien les peurs dévorantes, à se pisser dessus et tout, ça refroidie vachement les envie de m'attaquer en général. En général. Et j'aime pas le contact avec son esprit, il me perturbe. Foutre quelque chose là dedans c'est pas une promenade dans le parc, c'est tout cracra et tout confus. Je sais pas quoi lui envoyer alors je lui envoie de la peur, qu'il se pisse dessus, s'évanouisse et me foute la paix. Un rocher sur la gueule m'a suffit, j'ai pas envie de mourir. Je vais foutre le bordel dans sa tête jusqu'à ce que la mienne semble exploser puis j'arrête la magie et je me roule en boule. Je crois que mon cerveau est en train de me couler par les oreilles ou quelque chose comme ça. Je plaque ma main sur ma tempe et je sens... qu'il y a un lambeau de chair qui pendouille par là. Erk. Heureusement, poser ma main là dessus l'a recollé à ma tête, mais je veux plus jamais avoir cette sensation sous mes doigts de morceaux de peau qui se font la malle.
Faut que je me lève, me défende, tout ça !

J'appuie sur mes pieds et je me mets debout au péril de ma vie. Faire face à l'ennemi. Pas finir tué à coup de caillou. Pas mourir. La sensation la plus détestable qui soit : être la victime impuissante de la haine de quelqu'un. Hors de question que ça m'arrive là maintenant, j'ai quarante ans, je suis un homme et je suis noble. Je fais parti des bonnes catégories pour pas me faire taper dessus. Il va manger toute ma magie dans sa gueule si il fait mine de me taper moi encore ou mon employée.
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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Sam 22 Sep - 11:10

C'était avec une force sourde et surprenante que Numa avait frappé, l'espace d'un instant les tremblements dans tout son corps s'étaient tus. Le caillou heurta brutalement le crâne du Comte Oliver, le sang macula ses cheveux blonds, alors que la chair s'ouvrit en deux. Le garçon recula ; la respiration haletante, il fixait l'homme de son regard dément, la bouche ouverte. On aurait dit qu'il avait couru cent mètres pour bondir sur sa victime, dans l'espoir de l'égorger d'un seul coup de crocs. Toutefois, une odeur de fer pénétra ses narines, Numa fit un nouveau pas en arrière. Le monde avait perdu de sa réalité, autour de lui, l'Ingénieur ne voyait plus les contours des silhouettes, ou encore des objets. Le monde se déformait, ses courbes changeaient, elles mutaient et s'étiraient.

Le Comte Oliver était à ses pieds, la fille de joie resta un moment interdite. Le dos droit, enflammé par la haine, Numa songea qu'il n'avait pas frappé assez fort. Sans doute un second coup, ou un troisième parviendrait à tuer ce minable noble qui avait osé insulter Nami. Sa Nami que Houle lui volait ! Numa pensa. Le Bègue pensa, et quand le Bègue pensait, éloigné de ses inventions, il ne percevait rien avec exactitude. Le Comte Oliver devait être un allier de Houle, c'était pour cela qu'il avait voulu le tuer. Houle savait que Numa était jaloux de lui, Houle voulait se débarrasser de Numa, et posséder pour l'éternité Nami. Mais Numa ne se laisserait pas faire. Il leva encore la main, prêt à éclater le rocher sur le crâne de sa proie, mais la fille de joie poussa un cri perçant. Numa en fut alerté une seconde, une seconde trop tard, car la putain fondit sur lui. Il retourna toute son attention sur elle, alors comme ça, c'était aussi une amie de Houle ? Le garçon reçut un coup de griffe sur la joue, pendant que la jeune fille cherchait à saisir ses cheveux blonds vénitiens. Il lui donna plusieurs claques pour l'éloigner, écoeuré par son contact. Soudain, Numa s'arrêta, et se mit à hurler.

Sa voix avait été aussi rarement claire et perceptible, mais cela n'avait rien d'humain. Il lâcha la pierre pour plaquer ses mains sur sa tête, il se replia sur lui-même en continuant de hurler. Son hurlement était terrible, épouvantable, car il ressemblait à celui d'un animal blessé par la colère des hommes. Le garçon tomba à terre, il se roula en boule, les doigts crispés dans ses cheveux, il sentait une horrible crainte broyer ses pensées, et envahir ses muscles. Paralysé, Numa ne comprenait plus rien. Elle était là.

« Pardon... pardon... pardon... pardon... !
Promis, j'essayerai de parler comme un homme. Promis, j'essayerai de parler comme un homme. Promis, j'essayerai de parler comme un homm.
Maman, me frappe pas ! Maman, me frappe pas ! Maman, me frappe pas ! Maman, me frappe pas !
Excuse-moi d'être raté, excuse-moi d'être raté, excuse-moi d'être raté, excuse-moi d'être raté ! »


Et son corps s'était remis à trembler. Pas comme à son habitude, où l'intensité variait en fonction de ses angoisses. C'était violent, Numa semblait être pris de spasme incontrôlable, ses membres vacillants ne lui obéissaient plus. Il commença à gémir, et avec les gémissements, arrivèrent des sanglots. Le garçon ne s'appartenait plus ; brusquement, quelqu'un lui avait volé son droit d'être lui-même. Une main grosse, boudinée, moite était en train de lui arracher ses pensées, tandis qu'un pied bot et enflé piétinait tout ce qu'il avait construit durant toutes ses années. On lui avait volé quelque chose de précieux qu'il ne pouvait pas lui-même définir. Des larmes douloureuses coulaient sur ses joues pâles, le regard qu'il donna au tableau de sa maîtresse et de son harem, fut celui d'un enfant amputé de toute innocence. La folie alimentant ses iris ocre s'était éteinte ; à la place, la crainte embrasait son regard.

Le garçon se protégea la tête de ses bras, attendant un coup qui ne vint jamais. Il déglutit, puis observa le Comte Oliver. Numa ne voyait plus ce joli homme blond, maniéré et vulgaire ; il voyait une grande femme, aux traits hideux, taillés au couteau. Et celle-ci n'était pas immobile, car dès que Numa tremblait, elle levait sur lui son énorme main boudinée et moite. Un filet de bave coulait sur le coin de sa lèvre, à droite, puis il cracha. Numa ne pouvait plus respirer, elle tentait de l'étrangler. Le dos contre le plancher, Numa se cambra soudain, les doigts sur sa gorgée écrasée par sa propre imagination. Le reflet du passé était trop fort pour son esprit malade. Sa faiblesse le clouait sur le sol, ses tremblements étaient puissants, trop puissant pour qu'il puisse résister contre eux. Alors, Numa fut pris de convulsions. Elle était là.

« L'Ombre m'a maudite le jour où je suis tombée enceinte de vous. Numa, tu es raté, tu ferais mieux de crever comme un rat ! Tu es raté, raté, raté, raté ! »


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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Sam 22 Sep - 18:16

Le gamin débile s'écroula dans ses gargouillis. Une fois lancée, sa peur se n'arrêtait plus. Je ne lui faisais plus rien, et pourtant il continuait en roue libre à flipper pour quelque chose qui n'était pas. J'ai pas envie de savoir ce que c'est. Le gamin fixait le plafond avec des yeux écarquillés tout en se griffant la gorge comme si il étouffait. Un effet de l'angoisse sans doute. Moi j'ai titubé jusqu'à la pierre qui est tombé durant le fracas, je l'ai ramassé, puis j'ai re-titubé jusqu'à l'autre bout de la pièce pour m'assoir par terre. J'ai mal.

Au moins, la menace la plus proche est neutralisée. Comme la porte semble pas plus ouverte qu'avant, rien ne me presse, somme toute. Je peux faire l'inventaire de mes blessures de guerre et de mes compagnons sur fond de débile mental qui pousse des petits cris. Mon employée semble aller bien, quoiqu'elle se soit pris le caillou sur le pied et un coup d'épaule quand le malade a commencé à paniquer. Elle s'en sortira. Moi aussi j'm'en sortirai à priori, même si j'ai beau avoir l'impression que la moitié de mon crâne a explosé, parce que j'ai gagné. Ce petit merdeux avait qu'à pas agresser le putain de sang bleu que je suis. Ouais. Comment j'lui ai dégommé sa tête à ce petit con ! Comment j'ai foutu le bordel dans sa tête ! On y prendrait presque goût. J'adore sentir sa peur montée en boucle. Autant de moments délicieux où je ne suis pas lapidé. Là, voir s'ouvrir la porte, même si c'est sur une dangereuse tordue accro à la domination, ça serait un putain de soulagement. Hey, je saigne de la tête moi. Un noble digne de ce nom ne saigne pas de la tête, c'est vulgaire d'être blessé, faut laisser ça au petit peuple. Puis j'aimerais bien un verre aussi.
Mais le calvaire n'est pas terminé.

Bon, le gamin va p'tète pas resté sonné pour le restant de ses jours non ? Et j'ai pas assez d'os pour encaisser d'autres coups de rocher comme ça, j'vais finir par y laisser vraiment des plumes. Note qu'on a eu le bon goût de se faire enfermer dans une salle décorée SM, c'est à dire décorée avec un tas de trucs pour attacher les gens. Ça tombe bien. Je prends ce qui ressemble à des chaînes recouverte de fourrure de martre – nan mais... sérieux quoi, arrêtez d'inventer des trucs – et je fais signe à mon employée pour qu'elle immobilise le bras du mec deux secondes le temps que je l'attache quelque part. Au moins un poignet quoi. Comme ça il aura plus la possibilité de lancer de la caillasse. La manœuvre est rendue plus facile par le fait que le débile mentale se trouve actuellement à moitié étranglé par un ennemi imaginaire. Il est relativement coopératif du coup. Je l'attache à un pied d'armoire – non sans me manger une main dans la gueule quand même, ça aurait été trop beau. Et j'avise la fenêtre.

Je l'avais exclu d'emblée parce que moi, si je saute du premier étage, j'y laisse au moins une jambe. Mais mon employée souple et jeune, p'tète pas. J'lui conseille de passer par là et de chercher au Fabula Onis quelqu'un susceptible de pouvoir rassembler des gardes pour venir me récupérer, dans n'importe quel état que je sois. Vite. Elle part. Brave petit bien obéissante. J'espère qu'elle court vite, aussi.

Je m'assois de nouveau part terre et j'attends, tendu. Être seul dans un salle décorée SM avec un débile mental qui fait des cris bizarres c'est anxiogène. J'espère que des gentils vont vite arriver.
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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Dim 23 Sep - 11:49

« Non... non... non... non...
Non ! Non ! Non ! Non !
Pas ça, pas ça, pas ça, pas ça !
Nami... Nami... Nami... Nami ! »


La peur n'arrivait pas à se diluer, malgré les appels à l'aide muets du garçon. Numa cherchait activement du regard sa soeur, sa moitié, son Univers, la Maîtresse de ses pensées. Il la voulait près de lui, là, tout de suite ; la prendre dans ses bras. La serrer contre lui jusqu'à lui briser les os. Nami n'était pas là. Numa était seul. On l'avait attaché, il ne pouvait pas défaire les liens ; les silhouettes des deux autres disparaissaient dans un amas de fumées, formes indécises et cauchemardesques qui le persécutaient. Le sang battait dans ses tempes, son corps tremblait toujours, il n'avait plus la force de se lever. Numa avait mal au coeur, la tête rentrée dans les épaules, les yeux fous, il fixait sans voir le Comte Oliver, l'objet de sa terrible haine. Numa ouvrit la bouche, comme pour parler, mais aucun son ne traversa son silence pesant. Dans cet instant, le Bègue paraissait faible, et sans force. Toutefois, le Comte Oliver avait déclenché la colère d'un fou, une colère froide, intarissable ; la vengeance arriverait bientôt.

On frappa brusquement à la porte, le Bègue sursauta et tourna la tête en direction de la fenêtre. Si Madame le voyait dans cet état, la situation serait horrible. Non seulement elle le chasserait pour toujours de chez lui, mais en plus, elle voudrait reprendre le salon de coiffure de Nami. Hors de question. Numa ne dit rien, il se contenta d'écouter :


— Madame ? C'est vous ? Pouvons-nous entrer ?


Alors Numa perçut une clef qu'on tournait dans sa serrure, un frisson lui traversa le dos. Une tête brune et bouclée passa l'entrebâillement, les yeux noircis, elle eut une expression surprise en voyant l'homme, et Numa attaché. Elle entra dans la pièce, nullement surprise de sa décoration, et elle poussa un hurlement :

— Qu'est-ce que vous faites ici ? Monsieur l'Ingénieur ! Et vous deux ? Elle grogna : des voleurs. Puis, elle sortit en courant pour crier : des voleurs ! Des voleurs dans la salle spéciale de Madame, ils ont attaché Monsieur l'Ingénieur !

Numa secoua la tête, attentif à la suite de son qui lui parvenait. Des bruits de pas heurtaient ses tympans, les voix montaient, tandis que les ordres fusaient. En quelques minutes, deux hommes débarquèrent, l'un d'eux s'empressa de détacher Numa. Pendant que l'autre, gros et fort, avança de son air menaçant vers le Comte Oliver. Il gronda :

— Alors comme ça, vous vous êtes introduit ici ? La Garde Impériale va arriver, mais vous allez rester ici le temps que Madame revienne de son rendez-vous, et vous allez lui expliquer ce que vous foutez ici !


La servante de tantôt prit le bras de Numa pour l'écarter de ses deux agresseurs, elle murmura d'une voix douce :

— Ils vous ont fait mal ?

— O... o-o-o-ui... très... répondit le jeune homme.

Numa ne savait pas ce qu'il s'était passé, exactement, surtout. Le Comte Oliver l'avait fixé, puis une peur horrible était née en lui. Et ensuite ? Elle était revenue. D'entre les morts, sa mère s'était relevée pour le frapper, comme avant. Comme avant quand Nami et lui étaient deux petits enfants faibles, victimes éternelles de la fureur de leur mère. Elle était revenue pour crier, encore et encore qu'il était raté. Un noeud dans l'estomac, Numa quitta la salle en compagnie de la servante, tendu comme la corde d'un arc, tandis que celle-ci tentait de le rassurer en parlant d'une voix douce. Elle ne lui demanda pas tout de suite ce qu'il s'était passé, délicate de nature ; elle l'emmena dans les cuisines. Les deux hommes, eux, s'occupèrent du Comte Oliver et de la fille de joie, en les prenant par la peau du cou. Simples serviteurs, ils ne connaissaient pas l'identité de l'infortuné. Numa se laissa tomber sur la chaise de la cuisine, pendant que la jeune femme lui apportait un verre de lait avec un carré de chocolat. Elle l'observa prendre de ses mains tremblantes le nectar immaculé, et le porter à ses lèvres.

Ce fut là qu'elle remarqua que Numa tremblait plus que d'habitude, soumis à l'angoisse, le garçon avait du mal à prendre sur lui-même. Il mouilla ses lèvres, avant de boire une gorgée du lait. Le liquide chaud et onctueux coula dans sa gorge, il frissonna, ravi de sentir un peu de chaleur parcourir son corps. La jeune femme s'assit en face de lui, une main soutenant sa tête, l'autre vint se poser sur le poignet de l'Ingénieur.


— Ne vous en faites pas, Monsieur l'Ingénieur, ils ne vous feront plus de mal.


Numa approuva en silence, déjà, il pensait retrouver Oliver, et le tuer.

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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Mer 3 Oct - 11:46

Le gamin fou réagit très mal à ma magie. Bien, c'était le but, je suis content que ça dure si longtemps, je ne me sens pas capable de renouveler l'attaque un million de fois. Il jette des regards terrorisés à des trucs dans le vide. C'est un peu flippant, mais au moins il ne me tape pas dessus avec un rocher, ce qui constitue un net progrès. Je reste néanmoins attentif à ses activités, si il lui reprenait l'envie de me sauter dessus sans aucune raison,même si il est attaché là. Il pourrait me lancer quelque chose de dangereux que je n'ai pas vu, il connaît mieux les lieux après tout, et j'me sens pas en état d'encaisser beaucoup de coups. J'lui ai juste demandé de me sortir d'ici ! Comme un noble le demanderait à un vulgaire prolétaire si il était en fuite : en supposant que tout le monde est à son service. Je vois pas où j'ai mal fait sérieux, j'vais pas me mettre à être poli non plus. Quel intérêt de me mettre au dessus de la masse si c'est pour faire semblant d'être à son niveau. Il y a difficilement plus hypocrite qu'un noble poli envers un plébien. « Bonjour, je possède ta maison et ton lieu de travail, mais je dis « s'il te plaît » quand même, comme si ton plaisir avait quelque chose à voir là dedans ». N'importe quoi. C'est trop tard pour me mettre aux ronds de jambe maintenant. Le coup de caillou est déjà arrivé sur ma tête, le moyen le plus ancien pour dire qu'on s'aime pas.
Mais là, il s'est produit un incident que je n'avais pas prévu.

Une servante est rentrée et a paniqué de voir monsieur l'Ingénieur dans cet état. Monsieur l'Ingénieur? Il est scientifique celui là ? Il conçoit quoi précisément ? De l'eau chaude ? Le fil à couper le beurre ? Le tordeur de bananes ? Heureusement que mon employée a eu le temps de sortir de là par la fenêtre, elle va rapporter de l'aide. Il faut juste que je me débrouille pour ne pas mourir jusque là. J'essaye de prendre un port altier, même si c'est difficile quand on a l'impression que sa colonne vertébrale va ressortir par les yeux. Même si mes fringues sont abîmées, elles ont coûtés du pognon et j'espère que ça se voit.
Évidemment, tout le monde cria au voleur et pas au comte perdu au milieu d'un malentendu. Des mecs plus costauds arrivèrent et m'emmenèrent loin du fou, pour mon plus grand soulagement. Au moins, maintenant j'étais entre les mains de gens qui avaient l'air sain d'esprit. Okay, ils pouvaient me tuer, éventuellement, mais au moins pas à coup de caillasse dans la gueule. Pas par folie. Ça a quelque chose de rassurant quand tu sais que ta mort va être logique et pas l'oeuvre d'un fou, comme ça, au hasard.
Bien sûr, la première chose que j'ai fait c'est d'essayer d'expliquer la vrai situation – en sautant le passage où je rentre par effraction dans la maison – et ça a intrigué les gars. C'est vrai que j'ai moyennement une tête de voleur, et que j'ai du sang plein la figure et une énorme plaie sur la tempe. L'ingénieur n'était pas physiquement blessé, lui. Les mecs continuent de m'amener quelque part, mais ils m'écoutaient au moins. Le plus malin souligna les incohérences dans mon histoire. Où j'avais récupéré la boue sur mes fringues ? Et j'ai pas une tête de comte non plus, j'suis habillé... trop léger. Et un homme honnête n'a pas de crayon noir autour des yeux. Les mensonges ne me viennent pas facilement, j'ai du mal à parler à cause du coup que je me suis pris sur la tête. Et je continue de perdre du sang. Les gens s'en foutent que les voleurs saignent, mais moi ça commence à me préoccuper. Surtout si on me coupe les mains pour quelque chose que j'ai pas fait. Putain, faut que je me barre.
On me balance dans une petite pièce avec une minuscule fenêtre. Pas un cachot, un noble comme il faut n'a pas ça chez lui, mais une pièce avec peu de meubles, une pièce purement utile. Une chambre de bonne qui n'a pas de chance, je pense. On me laisse là après m'avoir brièvement fouillé – pour voir si je ne cache pas de matériel de crochettage ou d'arme – et fermé la porte à clef. Je fouille la pièce pour trouver un objet susceptible de m'aider, mais il n'y a rien. Juste un petit lit et quelques autres meubles utiles du genre. Pas d'arme ou de clef. Crochettage hein ? Je ne sais pas faire ça, ça demande beaucoup de finesse et les outils nécessaires. Comme tout pauvre qui se respecte, je me suis vaguement intéressé à la question et j'ai vite compris que c'était au delà de mon habilité. Mais je sais comment marche une serrure. Et il se trouve que j'ai quelque chose sous la main qui peut remplacer les crochets, si je m'y prends bien : la télékinésie. Pourquoi faire bouger par la force de la volonté que des gros trucs ? Je m'approche de la serrure. Je n'ai pas beaucoup de lumière et je tâtonne beaucoup, mais c'est fou comme la perspective de finir comme un clodo en prison donne de la persévérance. Pousser là, au pif, pousser là aussi, ah merde raté. Perte de concentration, tout lâcher. Recommencer. Nan pas ça ça bloque tout. Ça aussi. Ça aussi. Merde, une ombre passer je vois plus rien. Les yeux qui piquent. Encore pousser là et là. Mal à la tête. J'arrive à en voir le bout pourtant, et la porte s'ouvre. J'ai des tâches dans les yeux tellement j'ai essayé de pas les cligner. J'essuie le sang qui a coulé sur mon visage d'un geste machinal. Je me sens fatigué, mais j'essaye d'avoir les idées claires pour trouver la sortie de cette maison de fou sans me faire repérer. Pas évident. Ils vont finir par remarquer que je ne suis plus là. Ou je peux me cacher jusqu'à ce que mon employée revienne... hum. Les deux options puent la merde. Je m'éloigne de la chambre où on m'a mis, c'est là qu'ils vont me chercher en premier. Au bout de deux couloirs, en voulant éviter des gens qui venaient – j'entendais leurs bruits de pas du moins – je suis tombé sur une servante, visiblement très visible de voir un mec couvert de sang et habillé bizarrement débouler dans la pièce où elle passait le balais. J'ai dû la foutre minable. Il y a une seconde où on s'est regardé en chien de faïence, puis elle a levé son balais... j'lui ai balancé dans la gueule par télékinésie le premier truc que j'avais sous la main. Un énorme vase qui m'arrivait à la poitrine, donc. Je crois qu'elle est morte. Merde merde merde. Si ça peut la consoler, je me suis quand même pris un grand coup de balais dans la gueule. Pas de chance pour elle elle avait pas l'expérience du combat au balais. Elle l'avait soulevé largement au dessus de sa tête, ce qui me laissait un temps royal pour esquiver ou attaquer. J'ai préféré attaquer, mais j'me suis quand même pris un gros coup de bâton dans la gueule. Ensuite j'ai traîné la fille inconsciente ou morte sous un grand lit. Heureusement qu'elle était pas grosse. Après ces événements, une vague de désespoir m'a saisi. Comment j'allais sortir d'ici ? Et le coup de bâton a pas arrangé ma blessure à la tête, j'ai l'impression qu'un coté de mon visage a explosé. Je préfère pas voir à quoi ça ressemble en vrai. J'ai vaguement envie de me rouler en boule et d'attendre de mourir. Mais non. J'suis trop vieux pour ces conneries. On s'habitue à respirer, et on a envie que ça continue. Quand ça fait quarante ans que tu t'accroches comme une tique, prêt à toute les bassesses pour rester, t'abandonnes les idées romantiques comme « mourir plutôt que souffrir ». Ou alors j'ai pas assez souffert. En tous cas, mes nerfs me poussent à sortir de la pièce et à essayer de m'enfuir. Ils me poussent même à réfléchir. Hum... j'étais au premier étage tout à l'heure, c'est pour ça que mon employée a pu sortir par la fenêtre. Mais elle avait la cheville foulée ! Elle va mettre des heures à trouver de l'aide ! Non, non non non, pas paniquer. Réfléchir. Donc, premier étage. Combien d'escaliers j'ai monté avec les espèces de gardes du lieu pour atteindre la chambre de bonne ? Deux, je crois bien. Oui, les chambres de bonnes c'est en général sous le toit pour ne pas embêter les nobles qui vivent là à monter des escaliers. Faut que je trouve des escaliers qui descendent, donc, les plus discrets possibles. Va pas y avoir six milles escaliers non plus. Donc, chances maximum de croiser des gens. Je suis une boule de nerfs et de paranoïa concentrée, mais c'est plutôt utile. Faut mieux écouter ses nerfs parfois, ça peut sauver la vie. J'ai l'impression d'entendre les sons multiplié par cent tellement j'ai les foies. J'me suis fait fracasser le crâne mais je suis toujours debout et énergique, quoique tremblant. Faut vraiment que je sorte de là, je suis trop jeune pour cesser de gagner de l'argent ! Je continue d'essayer de me faufiler, mais c'est plus la chance qui me maintient en vie qu'autre chose : je croise plus personne. P'tète que j'suis éloigné de la merde. Et dans un petit salon, je trouve un truc utile. Les nobles aiment bien avoir des armes de leurs ancêtres chez eux, accrochés à un mur. A un mur pas trop fréquenté quand même, parce qu'après tout c'est des vielles armes démodées. Mais quand même, pour célébrer un haut fait familial ou j'sais pas quoi. Le genre de truc qui me passe par dessus la tête. Enfin je décolle ça du mur et j'ai une épée. On dit jamais assez que les épées, c'est lourd et pas maniable. Mais même un coup au hasard d'un machin aussi lourd et aussi pointu doit faire mal, même mal maîtrisé. L'élan doit tout faire. Puis j'ai rien d'autre sous la main, on laisse pas traîner des couteaux ou des arbalètes partout dans une maison. Bon... l'épée, ça reste un couteau géant, alors ça me rend encore plus nerveux. J'crois que j'balancerais ce machin à la gueule du premier venu sans réfléchir tellement j'veux pas crever. Bon point pour moi, réactivité maximum égal chances de survie augmentée.
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MessageSujet: Re: Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]   Sam 8 Déc - 15:17

« Je vais le retrouver, et le tuer.
Je vais le retrouver, et le tuer.
Je vais lui ouvrir le ventre, et lui déchirer les entrailles.
Je vais lui ouvrir le ventre, et lui déchirer les entrailles. »


C'était la seule pensée présente dans la cervelle de Numa, la colère avait embrasé son âme, et apportait avec elle des idées de violences. De plus, Numa n'était pas un novice dans l'art du meurtre, ce ne serait pas la première fois qu'il mettrait fin aux jours de quelqu'un. Ses parents, et leurs cadavres cachés dans des endroits incongrus de la maison, c'était une belle preuve de sa folie. Il se souvenait encore de ce jour où pour la première fois, la lèvre tremblante, il avait humé l'odeur du sang. Ce parfum persistait sur lui, au point où il avait appris à vivre avec. Ensuite, il y avait eu la Dame qui avait compris que sa soeur avait tué son petit chien, Numa l'avait empoisonné. Et jamais personne n'avait saisi qu'il était loin de l'image du petit garçon persécuté qu'on aimait lui donner.

La servante face à lui gardait sa main posée sur son poignet, ce à quoi l'adolescent était indifférent. Il était incapable de voir de l'attachement dans ce geste, ou de la compassion. Entre ses doigts, il prit le morceau de chocolat qu'il avala sans le croquer, il ne s'étouffa pas. La servante lui offrit un nouveau carré de chocolat noir, et un verre de lait qu'il ne toucha pas cette fois-ci. Son esprit entier était concentré sur le Comte Oliver, il peinerait à le retrouver ; Numa en avait conscience, mais il le retrouverait un jour, ça, il en était certain. La jeune femme se releva en disant qu'elle allait voir ce qu'il se passait, Numa l'imita, mais avant qu'elle ne puisse lui adresser de nouvelles paroles, il disparut dans un couloir au hasard. Brusquement, le garçon avait compris un fait important : ce sale chien était encore ici, et il avait encore une chance de le tuer. Cependant, il devait trouver un moyen de le faire, sans qu'aucun soupçon ne soit porté sur lui.

Machinalement, le garçon fouilla dans les poches de son pantalon, et de sa veste. Il retrouva une fiole de cyanure que lui avait donné Tuomas pour une expérience ; ce qui était fort sympathique avec le poison, c'était qu'il ne laissait aucune trace d'un combat quelconque. Il devrait simplement forcer l'homme à l'avaler, ce qui serait plus délicat. Numa s'arrêta soudain, un bruit de lutte se fit entendre tout près de l'escalier qu'il empruntait. Lentement, il alla se cacher, et observa l'homme blond tenter de se faire assez discret pour se glisser dans une autre pièce de la demeure. Une pièce que Numa connaissait peu, puisque les seuls endroits que Madame lui faisait visiter, c'était le salon, sa chambre, sa salle spéciale, et la cuisine. En sommes, les endroits qu'elle jugeait agréables pour s'adonner à l'amour. Le corps tremblant de l'adolescent avança alors, sans crainte, jusqu'à la salle où le Comte Oliver s'était terré, mais avec prudence. Sans un bruit, Numa se posta devant la porte qu'il hésita à ouvrir, il évaluait ce qu'il devrait faire.

Avait-il autre chose que sa fiole pour tuer Oliver ? Si un combat se menait, il se savait trop fragile pour l'emporter. Néanmoins, le Comte Oliver était blessé, ce qui lui donnerait l'avantage. Alors Numa posa ses doigts sur la poignée de la porte, et quand il la tourna, une voix grave lui tonna :


— Monsieur l'Ingénieur ! Qu'est-ce que vous faites ? Retournez dans les cuisines, cet énergumène a dû vous faire trop de mal. Reposez-vous...

L'homme qui lui donnait ces bons conseils, c'était un mastodonte à la barbe brune, et à la chevelure grisonnante. Il posa son énorme main sur l'épaule maigre du garçon, qui voyant là sa chance de tuer l'homme s'échapper, ouvrit la porte. L'autre tenta de le suivre, mais à ce moment précis, Numa fut si rapide qu'il la lui claqua en pleine figure. Il l'entendit jurer entre ses dents, mais Numa ne l'écouta pas, car l'autre était là. Le jeune homme avisa l'épée que le Comte Oliver avait décrochée du mur, et son regard ; il était prêt à lui percer le flanc de l'épée. Malheureusement, Numa n'avait pas la moindre envie de se laisser faire. Il mouilla ses lèvres, et il se rua brutalement sur le premier objet qu'il rencontra, une chaise qu'il balança sur le Comte Oliver en poussant un cri bestial.

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Numa numa yeah, numa numa numa yeah. [PV Numa]

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