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 Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme. ( Erald)

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MessageSujet: Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme. ( Erald)    Mar 21 Aoû - 22:44

Merde, c’était pas le jour à Iraïd encore aujourd’hui. Il avait rien fait pour une fois, absolument rien fait! Le musicien s’était simplement installé comme à son habitude à la place principale et avait jouer dans la rue, en laissant au soin de la clémence des passants pour lui payer le repas de ce soir. Malheureusement, cela ne s’était pas passé comme il s’attendait. Tranquillement assit sur sa pierre tailler, le roux s’était mis à jouer. Il jouait depuis quelques heures maintenant avant que deux prêtres s’approchèrent de lui pour l’interpeller. Ce n’était que très peu visible extérieurement mais à leur haleine soufflait au nez d’Iraïd que c’est deux types avaient fait un tour au bar avant de venir lui parler.

Cela n’expliqua pas leurs agissements, mais on sait tous que l’alcool aide parfois à prendre des décisions plus ou moins réfléchis. Quoiqu’il en soit le philosophe camouflé vient à tenté de leur expliquer que non, tous les musiciens n’étaient pas tous des philosophes. Il ne fallait pas que sa couverture tombe, et encore moins se faire mener en prison… mais là, il était en mauvaise posture. C’est dernier jour, il avait un peu trop fréquenter des hommes de l’Eglise et il croyait que cet derniers parlaient entre eux et qu’au final, une rumeur sur ses activités circules. Surtout qu’Iraïd était reconnaissable … il devait être le seul roux avec une chevelure aussi longues joueur de luth de toute la capitale..

Pourtant, c’est comme ne semblait pas vouloir l’arrêter pour cette raison là. Ils ne semblait pas le connaitre.. Ou plutôt il semblait l’appréhender juste parce qu’il jouait ici, dans la rue. Cela pouvait tomber sur n’importe qui d’autre car a un moment, alors que le Ira argumentait pour montré qu’il n’était pas un philosophe avec un accent de la rue qu’il n’avait pas habituellement, l’un des deux prêtres délaissa son camarade en habits foncé pour aller faire la morale a un autre musicien des rues, un flutiste cette fois qui était un peu plus loin.

Rien à faire… ce prêtre était coriace. Pourtant vu son caractère et le fait qu’il n’a pas encore utilisé les ombres contre lui montrai au moins à Iraïd qu’il n’était pas très puissant; Bref, que le philosophe pourrait en faire qu’une seule bouchée. Mais ce dernier refusait d’utiliser sa magie pour cela .. Et puis celui-ci signifierait lui donner raison. Donc après plusieurs négociations et manipulations, le roux réussi a s’en tirer plutôt bien. Ou plutôt il decida de filer à l’anglaise une fois le dos tourner.

C’est donc ainsi qu’il sait retrouver a courir à travers la ville avec un prêtre a ses trousses… Mais il n’y avait pas vraiment d’inquiétude à avoir pour le musicien .. Après la traverser d’une maison en passe-murale.. Le philosophe arrivait sauf, dans une rue adjacente. Cependant, cela n’empêcha pas aux roux de chercher un endroit protéger pour passer la fin de la journée et peut être la nuit .. Histoire que ces idiots décuvent et ne se rappellent de lui que brièvement.
Ses pensées dériva sur Erald Halbrum, un mécène et ami. Le philosophe savait qu’il était a la capitale depuis un certain temps mais il n’avait pas pris le temps de le saluer. Iraïd finissait donc par marcher en direction des résidences aristocrates… et vagabonder quelques minutes prés des maisons cherchant le pas d’Erald. Le pouvoir de la terre est souvent si peu connue que l’on ne pense pas à son étendu. Avec entrainement .. Le philosophe arrivait à reconnaitre le pas des gens en fonction de les poids, leur démarche et leur habitudes. Alors sans se tromper - bien que cela arrive parfois- Iraïd se dirigea vers une battisse plutôt simple.

Il n’était pas tard… c’était même la tout juste fin de l’après-midi. Ça rassura un peu le roux, au moins comme cela, il ne dérangerai pas. Frappant à la porte, c’est un intendant qui le reçu. Le musicien lui fit d’ailleurs passer le mot que Iraïd était passer le saluer.. Ainsi, si le sénateur n’était pas trop occuper il pourrait le recevoir.
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MessageSujet: Re: Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme. ( Erald)    Dim 16 Sep - 21:07

- Et celle-ci, comment la trouvez-vous ? Ravissante, n’est ce pas ? fit au moins pour la dixième fois Enrick Landry, tailleur de son état.

Erald Halbrum prit son temps pour observer la somptueuse robe compliquée qu’on lui présentait. Composée d’au moins quatre pièces de tissus différents, c’était un chaleureux mélange de prune, de rose poudrée, d’orange et de blanc souligné de quelques touches de bleu pâle, çà et là. Ravissante, elle l’était, en effet. La ceinture dorée ajoutait une touche de luxe qui ne faisait que de souligner le raffinement de la toilette. Mais… Il finit par secouer négativement la tête. Il l’avait déjà dit : il ne voyait pas nièce avec une tenue aussi pimpante. Et le prune n’était définitivement pas une couleur qui allait avec son visage. Le sénateur se remémora l’ovale pâle comme la lune, les beaux cheveux bruns et les prunelles émeraude de Franziscka.

- N’en auriez-vous pas une dans les tons verts, plutôt ? s’enquit aimablement Erald.

Il commençait à prendre Landry en pitié. Avec une lueur d’exaspération dans le regard qu’il s’efforça bien vite d’éteindre, le tailleur reposa sa création le long de l’accoudoir du canapé où se trouvait déjà toutes les précédentes tenues refusées. De l’autre côté du large sofa, toutes les autres attendaient patiemment qu’on les déploie. Enrick Landry fouilla quelques secondes dans l’amas de tissus, souleva délicatement les robes du dessus et se saisit d’une nouvelle proposition. Celle-ci, bien plus sobre que la précédente, était d’un vert sapin élégant et couverte de motifs dans une gamme qui allait du marron au doré. Elle était subtile, aussi sophistiquée qu’épurée. De nouveau, Erald se sentit hésitant.

Dans son travail, il était quelqu’un qui aimait bien prendre le temps de réfléchir et se précipitait rarement la tête baissée. Néanmoins, il se décidait rapidement en optant en général pour la solution la plus prudente. Dans sa vie privée, lorsqu’il s’agissait de choisir le cadeau qu’il allait offrir à une amante, il savait son goût assez sûr et lui faisait confiance. Il se trompait rarement. Mais avec sa nièce… C’était une autre histoire. Il ne savait jamais comment s’y prendre et utilisait sans doute plus toutes ses capacités de diplomate lorsqu’il la voyait que lorsqu’il travaillait. Il aurait sans doute été incapable de dire quelle était la couleur favorite de la jeune fille, ou de définir de quelques manières qu’il soit ses goûts. Aussi prenait-il un soin presque maniaque à sélectionner les robes et autres présents qu’il lui envoyait régulièrement, en tâtonnant avec ses propres impressions et préférences et en croisant les doigts pour que cela lui plaise. Extravagance ou sobriété ? Couleurs vives ou ternes ? Soie ou lin ? D’aucun lui aurait sûrement dit que toutes ces hésitations ne se trouvaient que dans sa tête et qu’il aurait du considérer sa nièce comme n’importe quelle autre femme de son entourage. Et ils auraient eu raison, mais le fait était que Franziscka était tout sauf n’importe quelle femme de son entourage. De plus, comme elle ne paraissait pas plus prête que ça à entamer une relation plus chaleureuse avec lui, la situation ne risquait pas d’évoluer beaucoup.

Mais… Non, cette robe était bien jolie, mais trop triste. N’y avait-il donc pas un juste milieu dans les dizaines et dizaines de toilettes qui envahissaient son salon de réception ? Il s’apprêtait à pousser un discret soupir quand on toqua à la porte. Il pria donc Landry de patienter quelques minutes et s’enquit de ce que son intendant lui voulait. Allons bon. Petit changement de programme. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas vu Iraïd Hajkawen, un musicien, entre autre, qu’il avait rencontré durant ses voyages à l’étranger et dans les diverses provinces. Erald demanda donc que son intendant apporte une légère collation au tailleur qu’il s’apprêtait à laisser en plan et de lui tenir compagnie, avant de se glisser dans le hall d’entrée. Une grande gigue rousse attendait sagement près de l’entrée. Hajkawen n’avait pas changé d’une ride. Même chevelure excentrique démesurée, même dégaine étriquée. Franchement, Erald n’avait pas à se plaindre au niveau de sa taille, et son invité devait le dépasser d’une bonne tête tout en étant sûrement plus mince que lui. Le musicien était même franchement maigre. Cela faisait bien quatre ans qu’Erald n’avait pas eu l’occasion de voir cette étrange silhouette se profiler, et il était donc surpris de le trouver sur le pas de sa porte, à Ishtar. Surpris, mais agréablement. Erald avait toujours apprécié le contact d’Hajkawen pour toutes les fois où ils avaient eu l’occasion de discuter et de se nouer d’amitié.

- Bienvenue, Iraïd. Vous êtes une visite inattendue, je dois l’avouer, déclara-t-il avec un léger sourire. De passage à Ishtar ?

Peut-être y était-il depuis longtemps. Enfin, Erald se rappelait du jeune homme comme une personne qui ne s’attardait jamais là où il se trouvait, d’où sa supposition. Et puis, vu son apparence un peu poussiéreuse, le sénateur ne devait pas se tromper de beaucoup.
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MessageSujet: Re: Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme. ( Erald)    Dim 14 Oct - 19:19

Iraïd laissa échapper un soupire, heureux d’avoir pu rentré. Au moins, ici il était plus ou moins à l’abri. C’était vraiment difficile de vivre ainsi, en tant que philosophe. Il fallait tout le temps faire attention à ce que l’on disait, ce que l’on faisait. Il ne fallait pas que sa réputation soit trop suspicieuse pour l’église, sinon c’était un coup à finir sur l’échafaud - et pour les morts les plus douces. Et tout cela, parce que l’on ne pense pas vraiment comme le commun des mortels, ou du moins quand on avait les idées qui s’éloignait des bonnes mœurs de la Belle Eglise. Ce n’était pas un crime pourtant ? Enfin, si, c’était jugé comme un crime, mais le rouquin avait toujours du mal à ce faire à cette idée. C’était un criminel parce qu’il manipulait la magie de la Terre ? Parce qu’il avait appris à penser autrement ? Rien que cela, le fit soupirer encore plus. Ça va être dur de changer ça… très dur. Mais bon, peut être avec l’aide de quelques nobles.
Le musicien jeta un coup d’œil à l’intérieur de la demeure. C’était simple pour en gardant une certaine classe. Tout à fait à l’image de Erald. Le philosophe se demandait si ce dernier pouvait être l’aider, même de façon minime. Peut être. Dans ses souvenirs, Iraïd se rappelait que le brun était un bon compagnon de conversation. Il savait qu’il était philosophe, même si rien n’avait été dit directement et que le sénateur n’avait surement jamais vu les dons du roux pour les roches en action. Mais cela faisait 4 ans qu’ils ne s’étaient pas recroiser, et en 4 ans, plein de chose pouvait changer. Enfin, bien que Iraïd espérait un peu d’aide, il voulait surtout une bonne compagnie. Cela lui manquait de faire attention à ce qu’il disait, au moindre mot qu’il pouvait employer. Discuter ouvertement avec quelqu’un, même si celui-ci ne partageait pas entièrement ces idées lui manquaient. Et il espérait retrouver cette qualité dans le sénateur, qui dans ses souvenirs, étaient quelqu’un de plutôt pacifique et calme.

Rien de mieux! Son instrument à la main, le musicien vagabonda un moment dans le hall ou l’intendant lui avait demander d’attendre. Il resta la, tranquille, fredonnant presque un des morceaux qui à l’habitude de jouer à Luzy, son luth. Il resta tout de même un brin méfiant, et jeta de temps a autre ses coups d’œil aux fenêtres, pour voir si les prêtres ne cherchaient pas dans le coin. Mais des pas se rapprochant le tira de se contemplation. Erald n’était pas encore dans son champ de vision, ni même dans son champ auditif, mais il savait qu’il se rapprochait. Le roux avait un progrès fou dans la maitrise de la terre en quatre ans. Il n’était plus le petit philosophe puis doué en musique qu’en philosophie. Maintenant, et un peu grâce à Lao, il avait appris des techniques très proches du radar. Ainsi, il pouvait à peu très savoir si quelqu’un approchait, et a peu prés comment il était.

Enfin, revoir un vieil ami fit sourire le rouquin, Erald n’avait pas changer à par peut être quelques rides d’expression en plus. Iraïd lui souri, ce qu’il venait de dire l’amusa un peu. C’était pas la première fois qu’on lui faisait cette remarque. Le roux avait tendance à arriver un peu à l’improviste. Enfin, totalement à l’improviste.

- Merci, veuillez m’excusez pour ceci, Erald. J’aurai pu vous envoyer une lettre pour voir prévenir que j’étais dans le coin.

Son ton était léger, comme toujours, il ne se confondait pas en excuse, c’était plutôt de la constatation amusante qui venait de lui sauter à l’esprit.

- et Non, cela fait un plus d’un an que je suis à Ishtar maintenant, même si je n’y est pas vraiment élu domicile…

Sa vie nomade lui manquait, c’était sur. Mais il n’avait pas le choix. Il devait rester dans la capital pour épauler Lao, surveiller les terroristes et trouver des alliés. Mais bon, ce n’était pas le moment de penser à cela, le roux avait surement beaucoup à échanger avec son camarade.

- Comment allait-vous? Je passais dans le coin, et j’eus l’envie de vous saluez. Cela fait un certain temps maintenant.
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MessageSujet: Re: Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme. ( Erald)    Dim 25 Nov - 20:40

Spoiler:
 

Dans un sourire, Hajkawen lui répondit poliment :

- Merci, veuillez m’excusez pour ceci, Erald. J’aurai pu vous envoyer une lettre pour voir prévenir que j’étais dans le coin. Et non, cela fait un peu plus d’un an que je suis à Ishtar maintenant, même si je n’y ai pas vraiment élu domicile… Comment allez-vous? Je passais dans le coin, et j’eus l’envie de vous saluez. Cela fait un certain temps maintenant.


D’un geste, Erald balaya l’air de sa main pour signifier que l’arrivée impromptue du musicien n’avait aucune importance. Pour le moment, Erald n’était pas devenu un noble hautain qui envoyait balader dans toute sa splendeur aristocratique quiconque n’avait pas pris rendez-vous avec lui. Dans la mesure du possible, il s’efforçait de se montrer disponible –sauf avec les indésirables, mais ils n’étaient pas tellement nombreux-.

- Fort bien, et vous-même ? Vous ne me semblez pas très différent de la dernière fois où nous nous sommes vus. D’ailleurs, vous avez raison de le faire remarquer : cela fait longtemps ! Mais venez, nous serons plus à l’aise pour discuter dans le salon.

Et associant le geste à la parole, Erald invita Hajkawen à le suivre dans les entrailles de la résidence. Il eut un instant d’hésitation en se rappelant que son tailleur était toujours planté comme un piquet dans le salon où le sénateur aimait recevoir ses invités. Il pouvait toujours renvoyer Landry, mais il sentait que ce serait la goutte faisant déborder le vase pour le pauvre artisan, qui devait sûrement rêver la nuit d’étouffer son client en lui bourrant la gorge de laine. Et Erald avait vraiment besoin de trouver cette robe : il commençait à être à court d’idées sur ce qu’il pouvait offrir à sa nièce. Il trancha donc vite : la présence d’Hajkawen arrivait fort à point pour trancher son dilemme. Mieux valait deux avis qu’un seul, après tout, non ? En tant que diplomate, Erald se garda bien de donner suite à cette question.

- Alors, que devenez-vous ? se contenta-t-il de demander pour alimenter la conversation. J’ai eu quelques échos de la part de certains de mes amis, mais cela fait également longtemps qu’ils ne vous ont pas croisés.

Les amis dont parlait Erald étaient pour la plupart de jeunes nobles laotiens qu’il avait assidument fréquenté dans sa jeunesse – à l’époque où ils croyaient tous encore être de nouveaux intellectuels cultivés maîtrisant chaque domaine de la science et des arts, et avant d’être sérieusement désenchantés par la confrontation avec le dur monde réel –. Certains l’avaient suivi à la capitale, mais la plupart était resté tranquillement dans leur province et fief natals. En tout cas, ils avaient gardé en commun leur ouverture d’esprit et Erald n’avait pas manqué de leur recommander Hajkawen à l’époque où il le fréquentait encore. C’était tous des gens qui apprécieraient autant sa musique que sa conversation, et comme le philosophe avait plus tendance à se faire des ennemis que des amis, ça ne coutait rien de lui donner quelques adresses où aller vivoter : aussi avait-il également poussé Iraïd dans leurs directions. Ses correspondants n’avaient pas tardé à lui faire part de leurs impressions à son sujet.

Erald précéda le jeune homme en pénétrant dans le salon, où Landry le tailleur était toujours planté comme un piquet, à méditer d’un air renfrogné sur ses créations. Erald sentit son sourire s’élargir, mais ne fit aucun effort pour le juguler. Il s’effaça pour laisser le passage à Hajkawen et lui désigna un fauteuil.

- Permettez-moi de vous présenter Enrick Landry, un excellent tailleur, fit Erald.

Et voilà, passons un peu la brosse à reluire. Ca ne faisait pas de mal pour rester dans les petits papiers des meilleurs artisans d’Ishtar.

- Dites-moi, Iraïd, qu’offririez-vous à une nièce d’une vingtaine d’années ? Franziscka mène une vie austère et se destine à la prêtrise. Loin de moi de l’idée de l’écarter de sa vocation, mais de ce fait, je ne sais jamais quel présent lui plairait.

Cela faisait une excuse comme une autre, après tout. Et c’était également une part intégrante du problème. Erald était franc : Franziscka pouvait bien mener la vie qu’elle entendait. Ce n’était pas vraiment le rôle d’un oncle qui n’avait découvert son existence qu’il y a deux ans. Mais tout de même, son expression sévère, voir amère, n’était pas celle qui convenait à un aussi joli visage que le sien. Elle n’était qu’une jeune fille, avec encore pleine d’idées reçues dans la tête et qui s’était persuadée qu’une vie de frivolité était la même chose qu’une mauvaise. Erald aspirait à la distraire du mieux que possible, et ne lui souhaitait pas de passer ses belles années la tête dans un livre poussiéreux un tantinet archaïque. Le sénateur n’avait absolument rien contre l’Eglise : après tout, c’était un facteur de stabilité comme un autre et qui desservait admirablement l’extension de l’Empire – d’autres auraient même dit que les deux institutions étaient indissociables -. Mais Franziscka semblait incliner de plus en plus vers la branche auto-flagellatrice des gardiens de l’ordre religieux. Elle manquait d’horizons : rien ne lui aurait fait plus de bien que de partir un peu en voyage dans les provinces de l’Empire.
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MessageSujet: Re: Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme. ( Erald)    

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Sur terre, il n'y a rien de plus faible que l'homme. ( Erald)

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