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 La souffrance et l'absence du regard [PV Dario]

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MessageSujet: La souffrance et l'absence du regard [PV Dario]   La souffrance et l'absence du regard [PV Dario] EmptyJeu 2 Aoû - 18:03

Plongée dans ses plus sombres pensées, avançant telle une somnanbule dans la cité impériale, ne remarquant pas où elle posait les pieds, Elena errait en cette sombre nuit, douces ténèbres envahissant son esprit, qu'était elle, qui était elle, où était elle...tant de questions sans réponses. Pourquoi ce moment de troubles voilant la perception de son âme ? L'église avait pourtant changé son existence, sa façon de voir le monde, ce monde aux détails si aveuglant qu'elle en perdait tout contrôle par moment, mais chaque soir, c'était ainsi, elle était égarée, effrayée, telle une enfant. Elle voyait beaucoup de choses, trop...mais dés que l'obscurité devenait la seule souveraine de ce monde, elle était aveugle...ne voyait plus rien, ne sentait plus rien...ses autres sens s'éveillaient et tout le problème était là, elle aurait voulu être sourde...et ne savait plus rien...Peur...oui, elle avait peur, alors que c'était justement dans les ténèbres, qu'elle aurait du être la plus à l'aise. La caresse du vent de cette nuit fraiche vint la tirer peu à peu des fantômes qui la hantait, quelques feuilles vinrent se coller sur sa peau si pâle, preuve qu'elle n'était donc pas dans une ruelle, de toute manière la structure du sol n'était en aucun cas semblable aux pavés de la capitale, elle aurait pu même s'aventurer à dire qu'elle était à l'entrée d'un parc. S'accroupissant, elle toucha du bout des doigts, l'herbe qui bougeait et se formait au gré des murmures du vent, confirmant ainsi ce qu'elle pensait, cette sensation lui arracha un faible sourire, le parc des lumières sans doute...on lui en avait tant parlé et pourtant elle ne voyait rien, ne distinguait rien, juste des ombres dans cette mer d'obscurité. Se relevant, elle profita de sentir une fois de plus cette brise lui raffraichir les idées, ses cheveux s'envolant à leur tour, fermant les yeux vu qu'elle ne voyait de toute façon rien...pour se concentrer sur le seul bruit qu'elle pouvait percevoir, les arbres qui dansaient entre plusieurs rafales...Perdue dans un parc en pleine nuit, c'était risible, mais étrangement...elle se sentait bien, incroyablement bien, avec comme seuls compagnons, ces bruits que la nature lui offrait.

Tombant à genoux, elle passa ses mains sur ses yeux en se retenant de hurler, se mordant la lèvre à s'en faire saigner, Elena avait l'impression que ses orbites se mettaient à bruler, cette même sensation que lorsque la belle observait le soleil par inadvertance, la lumière venait de faire son entrée...cette splendeur, qualifiées ainsi par les scientifiques, n'était que souffrance à ses yeux pourpres...Décidemment, ils ne faisaient que baisser dans son estime. Avançant avec peine, subissant des sensations visuelles que peu voudraient connaitre, les braises se déposant dans votre regard n'est en aucun cas une expérience amusante, Elena se laissa tomber sur le banc le plus proche, fixant le sol pour que ses yeux s'habituent petit à petit...bien qu'avec peine...à cette nouvelle lumière. Combien de temps resta t'elle ainsi ? Des secondes ? Des minutes ? Des heures ? Elle n'en savait rien...la seule chose qui la tira de son encaissement à cette douleur, fut l'apparition de quelqu'un qu'elle n'avait fait qu'appercevoir, mais faisait partie intégrante de son univers...et qui changerait son existence à jamais...
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MessageSujet: Re: La souffrance et l'absence du regard [PV Dario]   La souffrance et l'absence du regard [PV Dario] EmptyLun 6 Aoû - 10:50

Une promenade de nuit ? Pourquoi une promenade de nuit ? Non mais vraiment a quoi me servira une promenade de nuit ? J’aimerais comprendre. Mais la réponse est toujours la même, absolument la même…
Une seule et unique réponse pour des questions toujours aussi différentes mais avec un mot simple, un mot récurant : Pourquoi ? Pourquoi-ci, pourquoi-ça.
Dario refais toi un peu mon vieux, ça ne va pas changer sinon surtout quand on me répons ‘’C’est pour ton bien Dario‘’, ‘’c’est pour développer ton instinct Dario‘’.
L’instinct je te le donne, je veux aller dormir moi… mais non, car on a décidé de me faire faire une promenade de nuit une sataner promenade de nuit.

Il faut froid en plus, une nuit fraiche, je ne sais vraiment pas pourquoi ils ont voulu me faire sortir ce soir, Je ne sais pas, et je ronchonne, c’est dur à comprendre, je sais, mais je n’aime pas le changement, même si ma vie est entrain de changer…
C’est un peu compliqué à comprendre enfaite, on change mes habitudes sans que je le souhaite, pour le moment mes journées me convenait parfaitement, enfin, plus ou moins, mais c’est compliqué, comme d’habitude.

Je reste donc docile, je ne suis pas là pour embêter les gens, ni même me rebeller contre quelque chose, malheureusement, ma situation ne me le permet pas, absolument pas d’ailleurs. Comment dire, ses gens, ses jeunes gens, ils m’aident, même si ils n’ont pas tous de bon intention ils prennent le temps de m’aider, de me tenir compagnie, même si ce n’est pas de bon cœur, je ne peux pas leur en vouloir, aider un aveugle ce n’est pas de tout repos.
Puis autant le dire, à moi aussi ça me pèse, j’aimerais tellement que l’on me laisse tranquille, je suis sur que j’arriverais à m’y retrouver seul, ne serais-ce que dans le monastère.

Les bruits, simplement les bruits, je ne sais pas vraiment, mon instinct me dis que finalement je n’ai rien a aire ici, je ne sais pas vraiment, puis je soupire doucement, j’aimerais tant pouvoir y voir, que l’on me laisse tranquille, pour une fois, s’il vous plait.

- Dario, il y a une fille du monastère qui n’a pas l’air bien…

Là, j’ai haussé un sourcil, je ne suis pas docteur moi, je ne suis pas une oreille attentive, alors pourquoi ? Pourquoi c’est à moi que l’on dit ça ? Pourquoi je devrais faire l’effort d’aller écouter les petits malheurs de cette jeune apprentie ? Je ne sais pas vraiment, pourtant, vu l’insistance de sa prise, je n’ai plus vraiment le choix.
On lui a piqué sa poupée ? Je ne sais pas trop et mon humeur n’est pas pour autant des plus sympathique, mais bon, je soupire finalement, ronchonnant contre ma gentillesse, oui je suis décidément trop gentil.

Nous avançons et il me place devant-elle, bien dans l’axe et finalement je me baisse, m’à genoux doucement devant cette jeune apprentie alors que mon accompagnateur se retire un peu, pour je ne sais quel raison d’ailleurs…
Je soupire doucement, me faisant moins bourru, plus sympathique et ça, CA c’est un grand effort.

- J’ai l’impression que ça ne va pas. Cela va paraitre bizarre, mais voudrais-tu une oreille pour écouté ton problème ?

Bravos Dario, toi et les relations humaines c’est un zéro pointé !
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MessageSujet: Re: La souffrance et l'absence du regard [PV Dario]   La souffrance et l'absence du regard [PV Dario] EmptyDim 12 Aoû - 12:57

Haussement de sourcils, petit clignement répétitif des paupières sous l'incompréhension première, la jeune femme ne comprenait pas pour le moment ce qui était en train de se dérouler devant ses yeux pourpres. De nouvelles têtes dans ce bal nocturne, de nouvelles interpretations sur le devant de la scène. Ils connaissaient leur rôle à la perfection, leur masque était déjà fixé dés la première fois qu'Elena pouvait appercevoir le délicat mouvement des lèvres de son interlocuteur. Oui...elle associait le monde à une gigantesque pièce, la plus grande qui soit possible d'observer en ce bas monde, comédiens rassemblés depuis les quatres vents, certains aux rôles majeurs, d'autres mineurs ou encore de simples figurants. Tragédies, complots, romances, frissons, drames, philosophie, le grand théatre d'Ishtar pouvait satisfaire la soif de n'importe qui et le jeu des acteurs et commédiens était simplement exceptionnel, plus qu'un métier c'était un art de vivre. Le plus amusant étant que la jeune femme ne savait absolument pas si il existait un seul véritable metteur en scène, chacun pouvait se faire manipuler tel un pantin par un autre, il pouvait même exister plusieurs couches de manipulations, une manipulation cachant une autre manipulation, cachant à son tour une suivante et jusqu'au bon vouloir de notre cher public. Au final, les pantins se manipulaient entre eux, à quoi bon recruter des marionettistes ? Le rapport dans tout cela ? Et bien la jeune femme avait comprit dés le début que ce n'était pas dans les intentions premières du jeune homme qui venait de l'aborder, de l'aider tout simplement...

Bien évidemment, quand son "collègue" lui posa sa fameuse question, elle se prépara à lui répondre en arborant un de ses célèbres sourires, arme redoutable au quotidien, elle en avait une telle panoplie que le compte était devenu impossible à tenir, mais se ravisa. Il y avait bien deux hommes au début, mais le plus âgé semblait surtout guider le plus jeune, tout comme il n'avait absolument pas bougé ses délicates lèvres quand l'autre homme s'était adressé à lui, ce qui voulait bien évidemment dire que c'était une initative de son "guide" et non de son propre chef. Le plus âgé s'était ensuite éclipsé pour laisser les deux se regarder visiblement...enfin regarder était un grand mot, vu que son interlocuteur n'avait pas bougé une seule fois ses paupières, ce qui confirmait bien ce qu'elle pensait, il était aveugle. D'un côté elle voyait trop bien et lui ne voyait strictement rien, mais pouvait percevoir beaucoup plus de choses qu'elle, c'était une situation des plus intéressantes, mais qui l'empêchait de jouer avec les traits de son visage. Mais ce qui était réellement intriguant, c'est que pour une fois, la jeune femme ne désirait absolument pas s'en prendre à lui, malgré la réputation qu'elle avait déjà au niveau de son caractère, néanmoins être sincère ne voulait pas forcément dire être agréable après tout.

Elena ne prit pas la moindre intonation particulière, elle ne désirait ni être douce, ni être agressive, après tout n'étaient ils pas tous deux de la même maison ? Elle ignorait ce qui la poussait à réagir ainsi, mais comme la jeune femme avait toujours fait confiance à son instinct, elle n'allait pas changer ses habitudes.

- Bien que tu sois du monastère aussi, ne serait il pas judicieux que tu me dises ton nom ? Mais cela pourait être aussi une perte de temps, vu que tu n'as pas l'air d'aimer être dans les environs et encore moins de vouloir m'aider il me semble non ? Toujours écouter les anciens...mais parfois il faut savoir aussi s'écouter...tout comme il suffit de faire un premier pas par moments, je me nomme Elena. Quant à mon problème, disons qu'il est à l'inverse du tien mais dans un extrème tout aussi similaire et ce n'est pas non plus de tout repos, pour moi comme pour les autres.

Sourire amusé, amusée par elle même, Elena venait de se surprendre par ses propres paroles, elle qui était soit très directe, soit au contraire très vague...elle venait de faire un mixte des deux, tout en témoignant de l'interet que cette rencontre pouvait provoquer. Néanmoins...elle ne supportait pas l'idée que quelqu'un l'ait guidé jusqu'ici et soit parti, c'était comme si elle était elle aussi rentrée dans cette pièce de théatre et elle avait ce sentiment plus qu'en horreur...
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MessageSujet: Re: La souffrance et l'absence du regard [PV Dario]   La souffrance et l'absence du regard [PV Dario] EmptyLun 13 Aoû - 0:03

Je ni vois rien et pourtant je suis à l’écoute, totalement à l’écoute de cette demoiselle, j’aurais pu continuer mon chemin, faire celui qui n’a rien vu et passer mon chemin la laisser dans son coin qu’elle réfléchisse seule comme une grande, enfin voilà j’aurais pu la laisser seul et ne rien faire, crier sur mon accompagnateur et finalement lui dire que je veux rentrer, je me serais changer, avec l’aide de quelqu’un, sur qui ‘j’aurais surement grogné que je ne suis un imbécile non plus, car c’est vrais je ne suis un important non plus, je sais parfaitement retirer et mettre mes habits seul ! et finalement je serais aller me coucher, simplement, me coucher.

Mais non ! Plein de bonne attention j’ai été voir cette fille de l’ombre qui n’avait pas l’air bien, j’ai tenté de prendre un sourire assez rassurant et je me suis lancé pour lui demander ce qui ne va pas mais voilà, Dario et les relations humaines, c’est comme l’église et les philosophe, ça ne fait pas bon ménage, mais alors pas du tout du tout, je suis une bille dans ce genre de truc et ça ne va pas en s’arrangeant avec l’âge.

J’étais tout gentil et soudain, je me mis à écouter son timbre de voix, neutre. Ahah c’est très drôle. Ca l’amuse en plus !
Je ne peux pas la voir, tout discerner par sa voix et elle trouve le moyen de la rendre monotone, platonique, sans la moindre évidence dedans. Bref, je ne vais pas vraiment lui en vouloir pour ça. Je tente surtout de suivre se qu’elle je me dis et j’avoue être un peu perdu.
Ca à l’air d’être sacrément le bordel dans la tête de cette gamine, vraiment le bordel, mais bon ce n’est pas bien grave.

La gratifiant qu’un nouveau sourire je passe doucement à coté d’elle, m’asseyant sur le banc pour avoir un meilleur appuie. Les yeux encore et toujours clos.

- Tu prends beaucoup de détour pour demander quelque chose, mais soit, Elena, je me nomme Dario, ravi de te rencontrer.

Je réfléchie un peu, si moi je suis aveugle elle, elle voit trop, peut être une acuité sensible ça arrive rarement mais c’est possible, enfin ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse mais bon ce n’est pas grave, ça m’apprendra à poser des questions. En attendant elle a partiellement répondu à ma question et ça c’est une bonne chose, ce n’est pas comme si j’étais bête ou limité je suis surtout aveugle, j’ai une très bonne mémoire auditive cependant.

- Si tu y vois trop, c’est surement pour ça que tu as crié non ? La lumière des lampadaires ta fait mal aux yeux. Je me trompe ?

Gentillesse, gentillesse, que de gentillesse toute rondelette, au fond elle n’est pas si méchante que ça, elle a même un certain caractère que j’aime bien.
Je garderais pour moi le fait qu’elle est dite que je n’étais pas heureux de l’aider ou d’être ici, c’est vrais que je n’aime pas me promener la nuit, mais pour la première affirmation je dirais juste que je ne suis pas d’accord ! Si je n’avais pas voulu l’aider j’aurais forcé mon accompagnateur à continuer notre promenade. Bref, là n’est pas la question.

- Je me demandais… Pourquoi es-tu ici en pleine nuit alors que tu dois forcément te doutais que les lampadaires éblouiront t’es yeux ?… T’as des tendances suicidaires ?

Dario et la manière de dire les choses ? Zero aussi.
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