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  Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)

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MessageSujet: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Mer 1 Aoû - 16:31

Aux Petites Occasions, Iraïd aimait bien ce magasin. Si on pouvait appeler cela ainsi. Cela avait plus d’échoppe au fond fin d’une rue de bas quartiers que d’un magasin. Rectification, c’était une échoppe au fond fin d’une rue des bas quartiers. Un cape sur les épaules et sur la tête pour cacher ses cheveux roux. Le philosophe se voulait discret. Ses derniers temps, il passait son temps a jouer a chat avec une jeune prêtresse; Jeune mais redoutable. Elle bien failli le tuer déjà au moins deux fois. Une dans un combat réelle. L’autre fois en pleine réception… deux fois il s’était fait avoir. Alors pas une troisième. Le roux faisait fonctionner ses dons pour la terre tout le temps, du moins a chaque fois qu’il était sur ses gardes, ce que est devenu assez souvent. Ainsi, il savait à peut prés qui l’approchait.

Enfin, cette après midi, le philosophe n’avait pas grand-chose a faire. Il était exactement dans ses jours, ou plutôt ses moments, ou l’on avait fait tout ce qu’il était prévu et qu’on avait une fin de journée devant nous. Le musicien s’arma de son luth et parcourra les rues d’Ishtar. Cela faisait un certain moment qu’il n’avait plus jouer pour les passants. Il n’avait plus le temps .. Et puis c’était devenu trop dangereux. Cela faisait plus d’un an qu’il était à Ishtar et quelques prêtres le connaissait maintenant. Alors il ne pouvait pas sortir avec autant de liberté qu’avant. Cependant cela n’avait encore rien avec ce qu’avait vécu Lao il y a quelques mois. Lui, il ne pouvait même plus sortir sans couverture. D’ailleurs le musicien n’avait pas vu son camarade depuis en certain temps, et n’avait pas nous plus eut de nouvelle par des moyens détournés. Iraïd s’inquiétait un peu, mais il savait le génie puissant. Et puis, si jamais il s’était fait attraper par l’Eglise, cette dernière ne tarderai pas à se vanter.

Enfin, ne cachait pas une petite inquiétude, que se passerait il si Lao, le philosophe connu comme être le plus puissant venait a mourir ? Il serai le seul philosophe vraiment engagé pour changer les choses. Enfin, ne pensons pas a de tel chose, a tous les coups le brun était en train de s’entrainer quelques part, un peu trop loin de la ville pour que Iraïd arrive a communiquer avec lui.
Le rouquin soupira, vraiment se brun n’avait pas continuer à le faire tourner en bourrique. Le philosophe allait finir par prendre des vacances si ça continu! Enfin, il savait très bien que c’était bien impossible. Sa seule distraction était dans la musique, et puis aussi un peu la lecture. Il alla donc a la petit échoppe du pseudo antiquaire pour voir s’il n’ y avait pas un livre ou deux d’intéressant. Il y avait un philosophe pas très connu dans le milieu qui commençait à faire son tour. Il intéressait Iraïd car ces idées semblait proche de ses pensés à lui. Enfin de ce qu’il lisait dans ses livres. Enfin, quand il arrivait à en trouver. Ce genre de bouquin ne courrait pas les rues de la capitales, c’est même très difficile d’en trouver ici. Cependant comme l’antiquaire avait un peu toute sorte de chose, hérétique ou pas dans son échoppe alors pour ne pas trouver quelques choses de cette homme là?

Iraïd entra dans le magasin. Depuis le temps qu’il passait par là, l’antiquaire le connaissait. Faut dire qu’il ne passe pas très inaperçu, même avec une capuche pour cacher ses cheveux. Tranquillement, il passa dans l’arrière boutique, la bas il y croisa un médecin..; enfin un homme qui semblait médecin. Le rouquin l’évita soigneusement, aimant pas du tout se genre de personne. Puis dans le fond, de dos, Ira vit un autre homme, à peu près du même âge et de corpulence que lui. Cependant il n’y prêta pas plus attention. Le philosophe quand à lui, parcourra des yeux une étagère de livre, essayant de capter un titre intéressant.
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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Mer 8 Aoû - 9:19

Deux semaines s'étaient écoulées depuis son arrivée dans la capitale, et pourtant, c'était la première fois que Vassili prenait réellement le temps de se promener et d'observer les rues, les passants, les enseignes avoisinantes. Cette poignée de jours, il l'avait passé à mettre en place son propre projet, cette librairie qui lui servait à la fois de couverture afin de se faire bien voir auprès des hauts dignitaires de l'Empire, de tremplin pour faire connaître définitivement son nom, et surtout, d'entrepôt de ses réels écrits, des ouvrages aux idées novatrices qui feraient trembler de dégoûts les plus fervents conservateurs. Le jeune homme ne cherchait pas la bagarre, juste un changement progressif, par la voie pacifiste. Si ses mots pouvaient aider le monde à bifurquer dans la direction désirée, il ne pourrait que s'en réjouir, c'était son but, au final ; faire passer un message, se faire entendre et construire un système meilleur, en tout cas à ses yeux. Voilà pourquoi il s'était rendu dans la capitale : pour faire entendre sa voix, il devait gagner encore plus de galon, se faire connaître et apprécier dans le milieu aristocratique, s'allier à d'autres philosophes aux pensées semblables, s'instruire auprès des scientifiques, voire même auprès des hommes d'église, et qui sait, peut-être que ses idées parviendrait à éveiller l'intérêt des dirigeants ? Dans son esprit, il ne se sentait pas encore prêt à en venir aux mains. Son idéal était d'apporter ce changement désiré par l'écrit, la parole, la discussion, et une pointe de manipulation, parce que c'était toujours nécessaire pour faire valoir ses intérêts. Et il croyait en son idéal, bec et ongles, tant qu'aucun événement majeur ne lui donnait une raison de perdre tout espoir dans cette voie.

Le jeune philosophe laissa ses pas le mener au hasard dans les rues de la capitale. Ses yeux d'un vert si particulier balayèrent son environnement avec une certaine curiosité, se posant sur la cathédrale, puis, quelques minutes plus tard, sur ce qui semblait être la bordure du quartier Tchï. Un instant, il hésita à se mêler à la foule lorsqu'il se glissa près du grand marché d'Ishtar, mais ses jambes continuèrent à s'activer et il s'éloigna rapidement de cet entremêlement d'inconnus. Vassili sentit quelques regards glisser sur lui. Il était vrai qu'avec sa chevelure teinte avec la chlorophylle, il ne passait jamais inaperçu. Et puis, naturellement, il dégageait un certain charme, ce qui rajoutait un peu plus à la fascination qu'il provoquait chez certaines personnes. D'autres le dépeignaient parfois avec dégoût, comme s'il était une sorte de rebut de la société, un être trop étrange pour qu'on lui accorde un quelconque crédit. Il s'en fichait complètement. Même, il aimait que les gens jasent à propos de son apparence physique. Tout ce qui pouvait faire parler de lui n'était qu'un pas de plus vers une plus grande notoriété, et donc, un pas de plus vers son but.

Après une ou deux heures d'errements hasardeux, Vassili finit par pénétrer dans les Bas fonds, un endroit de la ville plutôt mal famé. Il garda la tête haute, pas plus impressionné que ça par l'ambiance macabre. Il venait de la province de Gells après tout, la violence et le danger, il en connaissait un certain rayon, malgré sa carrure plutôt frêle et sa tendance à utiliser ses écrits ou la manipulation verbale avant d'en venir aux mains, en cas d'extrême nécessité. En plus, il trimballait son poignard sur lui en toutes circonstances, alors s'il n'avait pas le choix, il pouvait toujours faire joujou avec sa lame pour s'en sortir.
Sans aucune hésitation, il se dirigea vers une enseigne assez poussiéreuse, sur laquelle était inscrite le nom de la boutique : Au Petites Occasions. Le jeune homme poussa la porte et y entra, un petit sourire aux lèvres. On pouvait trouver de tout, dans cet endroit. Entre autre quelques-uns de ses livres, et pas les plus officiels. C'était entre autre en faisant parvenir plusieurs de ses ouvrages controversés dans cette boutique mal famée qu'il avait réussi à se faire un début de nom dans les milieux dissidents. Son but était de piquer la curiosité de certains philosophes, si l'un d'entre eux était assez intéressé par un de ses bouquins pour le lire, et assez malins pour lire entre les lignes et déchiffrer le réel sens caché derrière les phrases.

Le natif de Gells déambula un moment entre les rayons, observant du coin de l'oeil le tenancier de l'endroit et les quelques âmes présentes entre ces quatre murs. Il parcourut les titres des livres, curieux de savoir si un de ses ouvrages se trouvait encore dans la boutique, où si la poignée de bouquins s'était déjà envolée entre d'autres mains. De longues minutes furent nécessaires avant qu'il ne repère une reliure plus ou moins familière un mètre plus loin, près d'un inconnu vêtu d'une cape dissimulant son visage et ses cheveux. Le tissu retombait sur ses épaules et le rendait complètement anonyme. Pas étonnant, dans un tel endroit.

Vassili s'approcha et tendit la main pour saisir ce livre qu'il pensait être le sien. Cependant, au même moment, l'inconnu à la cape décida de faire de même. Ils s'emparèrent de l'ouvrage au même instant, tirant tous les deux dans leur direction. Le sourire sur les lèvres de l'écrivain s'agrandit un peu. C'était le genre de situation cocasse qui en gênait plus d'un, mais lui, ça l'amusait plus qu'autre chose. Il lâcha le bouquin et recula d'un pas, posant son regard émeraude sur le bout de visage discernable sous l'ombre de la cape.

« Pardon, je ne voulais pas vous importuner. »

Il jeta un coup d'oeil au livre maintenant en possession de l'inconnu et son regard pétilla un instant. C'était bien un des ouvrages écrit de sa plume. Sa curiosité s'enflamma : qui était cet homme ? Avait-il saisit ce bouquin par hasard, ou avait-il déjà lu une de ses autres oeuvres ? C'était le moment d'une petite investigation. D'abord parce que l'écrivain en avait envie. Mais aussi parce que si cet inconnu s'avérait être, par le plus grand des hasards, un philosophe partageant quelques-unes de ses idées, il pourrait s'en faire un allier potentiel.

Vassili posa son regard émeraude dans celui en partie dissimulé de l'inconnu et attendit une réaction de sa part, pour savoir quelle tactique adopter avec lui. Allait-il le reconnaître ? Après tout, sa réputation commençait gentiment à se faire, et son physique atypique était parfois associé avec son nom. Si cet homme avait entendu parler de lui, il était possible qu'il fasse le lien. Si ce n'était pas le cas, il pourrait toujours se faire passer pour quelqu'un d'autre histoire de prendre la température.

« C'est un ouvrage intéressant, que vous avez là. »

Le jeune homme donna un coup de tête en direction de son livre, toujours dans la main de l'inconnu. Un petit sourire en coin, il n'ajouta rien, laissant l'autre décider de la suite des événements. De toute façon, sa curiosité était bien trop éveillée pour qu'il le laisse filer sans avoir eu quelques réponses à ses nombreuses questions.
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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Mer 15 Aoû - 16:01

Les yeux verts d’Iraïd fini par s’arrêter sur une couverture intéressante. Plutôt sobre et un peu habiller en haut et en bas. Pourtant c’était un livre qui ne semblait pas si vieux que cela. La couleur de la couverture était vive et il ne semblait pas avoir beaucoup été ouvert. Peut être que c’était le bouquin qu’il recherchait ? C’était possible. Avec un peu de chance il trouverai un nom de plume qui pourrait lui évoquer quelques choses. Ou alors, des mots dans toutes ses lignes qui pourraient lui plaire.
Cependant, alors qu’il alla enlevé ce livre de l’étagère ou il était posé, sa main en rencontra une autre, plus blanche que la sienne poser elle aussi sur le livre qu’il avait l’intention de livre.

Rapidement, le philosophe jeta un coup d’œil à la personne qui s’était mise en quelque sorte entre lui et le livre qu’il avait l’intention de lire. C’était un homme un peu plus jeune que lui qui n’avait ni l’air d’être un prêtre, ni un inquisiteur. C’était déjà un bon point. Ses cheveux verts lui rappela l’esclave qu’il avait croisé dans le parc il y a quelques mois mais ça ne semblait pas être lui malgré tout. Ce n’était pas le même vert, et puis il n’avait pas les même traits. Et puis que ferai un esclave de luxe, ici, dans les bas fond d’Ishtar en train de regarder les livres pouvant s’approcher de la pensée philosophique. Bref c’était un quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Le roux se trouna un peu vers lui, pour l’observer un peu mieux. Il n’avait aussi mauvais sentiment dans son regard et semblait plutôt amusé de la situation qu’autre chose.

Iraïd préféra rester neutre, il regarda silencieusement son vis-à-vis, puis le livre. Il fut d’ailleurs près à lâcher le livre pour le laisser au verdoyant mais celui- ci fut le premier à obtempérer. Le roux n’aimait pas les conflit, surtout en ce moment ou une certaine prêtresse de église voulait sa mort, alors il n’avait pas envie d’avoir un quelconque problème avec personne..

- Ce n’est rien et merci.

Le philosophe resta poli, et annonça ces quelques mots de sa voix habituellement tranquille. Reflétant toujours cette atmosphère paisible, son regard vert alla rencontrer son semblable chez son vis-à-vis et le roux lui adressa un soupire comme remerciement ainsi qu’une légère courbette. Ce n’était pas vraiment la façon de se comporter une personne des bas fonds, mais le philosophe avait l’habitude de cette politesse qu’il avait aguerri pour se protéger de l’esprit des nobles. En tout cas, il ne savait pas si cela avait aussi fonctionner sur le vert, mais celui-ci ne lui ne semblait pas dangereux. Même plutôt jovial. Le bouquin semblait l’intéressé beaucoup, et quelqu’un intéressé par ce livre, et qui semblait ne pas avoir envie de le détruire ne pouvait que être bon ! Enfin du point de vue d’Iraïd. Et puis, il en avait mare de jouer au chat et à la souris aves les prêtres. Il avait besoin de se poser, d’arrêter de fuir un instant. Il avait aussi envie de parler avec des gens, s’en avoir peur qu’une oreille qui trainait pouvait le trahir. Ici, personne le pourrait le faire de mal, il le savait. Mais dehors c’était une autre histoire.

La phrase du verdoyant le fit sourire. C’est vrai que c’était un ouvrage intéressant. Le rouquin le manipula entre ses mains, le feuilletant. Ses yeux s’activa a travers les lignes, captant des mots et des idées. La plupart était assez métaphorique, il fallait voir les choses d’un autre angles pour les comprendre, mais cela plaisait au roux. Tout ce qu’il avait dans ce bouquin plaisait au roux. Son sourire toujours aussi fidèle, il referma le livre et leva la tête vers son interlocuteur.

- Oui, je trouve aussi, il me tarde de le lire. Mais vous semblez le connaitre mieux que moi. Qu’aimez vous dans ce livre ?

Apres tout, le jeune homme parlait du livre comme s’il le connaissait et comme s’il en avait déjà entendu parler. Iraïd, seul le nom lui disait quelques choses.
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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Sam 25 Aoû - 9:49

Toujours ce petit sourire aux lèvres, Vassili continua à observer son vis-à-vis dans le silence, attendant que celui-ci réagisse. La réplique ne tarda pas à venir, l'homme à la cape le remerciant simplement de lui avoir cédé le livre. Les lèvres de l'écrivain s'étirèrent un peu plus. Il ne parvenait toujours pas à voir correctement le visage, et surtout le regard de son interlocuteur, mais il devinait à sa gestuelle, son attitude corporelle globale, que cet individu n'avait aucune idée de qui il était, ou alors qu'il jouait bien le jeu. Dans tous les cas, s'il avait reconnu la nouvelle étoile montante de la littérature officielle et controversée, il n'en laissa échapper aucun indice.

Vassili fut amusé par la petite courbette produite par cet inconnu intéressé par ses écrits. Il n'avait rien contre les marques de politesse, au contraire, mais il n'en avait pas tant l'habitude que ça, de par son milieu familial et les gens fréquentés après sa fugue. Il n'était pas encore assez renommé pour avoir côtoyé beaucoup de nobles ou de gens doté d'une haute éducation. Et puis, dans les Bas Fonds, ça faisait un peu hors-contexte. Ce fut donc sans trop grand difficulté que le jeune homme aux cheveux verts déduisit que son vis-à-vis connaissait quelques nobles... ou peut-être avait-il eu des démêlés plutôt fâcheux avec un membre de l'aristocratie ? Les possibilités étaient multiples, mais ce reste de bonne manière, cet individu avait bien du l'apprendre quelque part. Ce qui ne le rendait que plus intéressant d'ailleurs.

Ce fut avec un certain plaisir que le natif de Gells observa l'autre homme manipuler son livre, le tourner, toucher la couverture, feuilleter les pages et s'attarder sur certaines lignes. C'était toujours gratifiant, pour un écrivain, de voir que ses oeuvres intéressaient, captivaient, ou même fascinaient. Ça l'était encore plus pour le jeune auteur quand quelqu'un détenait entre ses mains un des livres de sa collection officieuse, un de ceux dans lesquels il déposait en mots sa réelle pensée, ses idées sur les changements nécessaires à la société actuelle. Comme il n'était pas dans la capitale depuis longtemps, Vassili ne savait pas encore quel point ses oeuvres « secrètes » avaient commencé à se répandre dans les rangs des dissidents parsemant l'Empire.

Dans l'ouvrage détenu par ce parfait inconnu, le jeune écrivain avait inscrit ses pensées par rapport à l'absurdité de la suprématie de l'Ombre sur la Terre, et la nécessité de ramener ces deux forces sur un pied d'égalité. Pour lui, ces deux énergies semblaient tout aussi importantes et utiles. Pratiquant la magie de la Terre, il n'en dénigrait pas pour autant l'Ombre. Ç'aurait été stupide de le faire. C'était dans l'équilibre entre ces deux forces différentes que la société pouvait, entre autre, évoluer vers des jours meilleurs. Le fait que l'homme à la cape désire lire cet ouvrage ne pouvait que le rendre intriguant et intéressant. Si c'était un autre philosophe, ou même un individu de n'importe quelle classe mais manipulant l'énergie de la Terre, le natif de Gells voyait en lui la possibilité d'un allié, voire peut-être d'un ami. S'il cherchait à se lier à des scientifiques pour en découvrir plus sur la science et ses inventions, ses possibilités, ou encore s'attirer les faveurs d'un noble afin de mettre un pied dans le milieu aristocratique et par la suite, s'approcher des hauts dignitaires de l'Empire, rencontrer d'autres philosophes partageant certaines de ses pensées et maîtrisant la Terre mieux que lui paraissait une priorité. Il avait besoin d'alliés, d'amis, et de personnes capables de lui en apprendre encore plus. Au final, la connaissance était aussi une forme de pouvoir, pouvant s'avérer très efficace.

« Ce que j'aime dans ce livre ? A vrai dire, beaucoup de choses. »

Vassili s'approcha d'un pas, découvrant un peu plus des traits de son interlocuteur, dans l'ombre de sa capuche. Il sentait le regard de celui-ci plongé dans le sien. De quoi se cachait cet individu ? Pourquoi s'intéressait-il à son ouvrage ? Beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête, et le jeune homme comptait bien obtenir quelques réponses. Sa curiosité était éveillée, et la possibilité de se faire un allié miroitait dans ses yeux émeraude.

« En particulier, je dirais que j'aime l'idée émise par l'auteur de la nécessité de mettre sur un pied d'égalité les énergie de l'Ombre et de la Terre. Après tout, si les deux sont utilisées, pourquoi l'une devrait dominer l'autre ? »

Toujours le sourire aux lèvres et le regard pétillant de vivacité, l'écrivain croisa les bras sur son torse et continua à fixer l'inconnu.

« Et vous, que pensez-vous de cette idée ? »

Il espérait ne pas s'être trompé en parlant aussi ouvertement. Après tout, cette idée, tombée dans les mauvaises oreilles, pouvait lui attirer beaucoup d'ennuis. Mais dans cette boutique, et au vu de l'accoutrement de son interlocuteur, Vassili estimait ne pas avoir pris trop de risques. Si cet homme s'intéressait à son livre et se trouvait dans les Bas Fonds, il y avait peu de chances que cela soit un homme d'église. Et au pire... son poignard se trouvait toujours bien accroché, dans son dos, sous sa chemise.
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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Dim 23 Sep - 14:43

Iraîd releva ses yeux du livre. Il semblait vraiment intéressant.. Très intéressant. C ‘était devenu rare, même ici au fin fond d’une rue des bas fond de trouver un livre aux pensées philosophes en si bon état. Encore plus quand celui-ci ne semble sorti récemment. Le philosophe l’aurai très bien pris .. Mais il ne savait pas encore qui était ce jeune homme aux cheveux verts. Il semblait ouvert d’esprit, cependant on est jamais trop prudent. Le rouquin avait déjà trop d ‘ennui avec l’Eglise et ses chiens qu’un faux pas pourrait le mener sans difficulté à la potence, ou moins joyeux. A la torture.
Et bon, ce n’est pas vraiment une chose que Iraïd à envie de faire. Alors il fallait qu’il mesure qui était ce jeune homme. Un allié ou un ennemi ? Il semblait curieux et plutôt agréablement surpris d’avoir le musicien en face de lui, tenir un livre qu’il l’intéressait aussi. Beaucoup de chose montrait que les deux hommes avaient des choses en commun. Qu’ils pourraient sans aucun mal bien s’entendre et pouvoir discuter des heures sur des multiples sujets. Mais ça serai trop simple, le roux devait se méfier. Ce type pourrait bien feinté l’intéresser et la philosophie pour s’approcher des hérétiques et ensuite les vendre à l’Eglise.
Ou il pourrait très bien être informateur tiens ! Sympathique au premier abord, ouvert d’esprit mais que rien n’empêcherai de trahir pour des pièces d’argent.

La parano d ‘Iraïd était lancer, et la méfiance pouvait certainement se voir dans son regard. Heureusement son capuchon cachait son visage et ses yeux ce qui le rassurait un petit peu. Au moins si le jeune n‘était pas ce qu‘il semblait montrer, il ne s‘aurai pas à quoi ressemble le roux.

Le verdoyant pris la parole, il répondis enfin a la question que le roux lui avait posé, pour le tester un peu. La réponse lui plus, mais il préféra se méfier. Cela ne coute rien, à par peut être la survis. Il n’avait pas tord le petit dans son résonnement, il fallait bien mettre un pied d’égalité encore les deux… mine de rien, les deux forces de complétait, c’est pour cela qu’il y avait toujours la guerre entre les deux … la terre était une force défensive, et celle de l’Ombre était plus pencher sur l’attaque… elles se complétaient.. Mais pour cela, il faudra qu’un haut dirigeant le comprenne et c’est pas gagné.

Enfin ! Le jeune homme renvoya sa question à Iraïd. Celui-ci fit une légèrement moue, invisible avec sa capuche. Il n’avait pas envie de répondre.. Il n’avait pas assez confiance à son interlocuteur pour lui dire sa pensée. Et même s’il ne dit que quelque mots dans profondeur.. Le philosophe n’était pas un menteur. Cela va être difficile de dire quelques choses sans pointé du doigts ses idées hérétiques. Que répondre ?
Le roux mis quelques seconde à réfléchir, pesant le pour et le contre d’une réponse honnête.
Le jeune n’était pas encore assez convainquant.. S’il voulait un allié comme Iraïd se rejoigne à sa cause, il fallait qu’il se risque un peu plus. Le musicien se décida alors d’y répondre… mi chaud, mi froid.

- Je pense que si cet auteur souhaite être en vie le plus longtemps possible pour continuer ses livres, il ferai mieux d’être un peu plus fin.

Cela sonnait comme un conseil, mais il n’était pas du tout contre l’idée du verdoyant. C’était juste trop tôt pour lui d’exposer sa pensée à un inconnu.
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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Jeu 4 Oct - 7:32

Bien campé sur ses deux pieds, Vassili ne lâchait plus son interlocuteur du regard, bien décidé à découvrir à quel genre d'individu il avait à faire. C'était important pour lui, parce que se faire des alliés utiles dans la capitale dès son arrivée pouvait lui procurer un certain nombre d'avantages. Bien conscient que tout seul, il aurait du mal à faire changer les choses, il considérait cette rencontre hasardeuse comme une potentielle occasion de se faire une bonne connaissance, peut-être même un ami.
Sa concentration à son comble, l'écrivain observa son vis-à-vis de son regard émeraude, cherchant à déceler les moindres signes d'une réponse positive ou négative dans le langage corporel. Une tâche difficile, lorsqu'on se trouvait face à un homme au visage en partie masqué. Mais le visage n'était pas la seule partie du corps à parler à la place des mots. Dans sa province natale, malgré sa nature plutôt calme, Vassili avait rapidement dut apprendre à repérer les tensions des muscles, les mouvements du buste, des bras, des épaules, pour pouvoir se défendre rapidement en cas d'ennui inopportun. Cette aptitude, il l'avait cultivée, et c'était parfois très utile pour jauger une personne, même dans une simple discussion.

Le natif de Gells se pencha un tout petit peu en avant, essayant de capter le regard de l'inconnu dans l'ombre de sa capuche, en vain. Il continua donc à tenter de repérer une tension ou un relâchement dans le corps, un signe qui lui indiquerait quelques unes des intentions et impressions de base de son interlocuteur. L'homme semblait plutôt bien maîtriser ses réactions corporelles, ce qui intéressa Vassili. Il aimait bien les énigmes et les mystères, les jeux d'esprit, c'était son truc, après tout. Après une bonne minute, il parvint tout de même à déceler l'emprise du doute et de l'hésitation sur le corps de son vis-à-vis. L'inconnu semblait ne pas savoir s'il devait lui faire confiance ou faire volte-face et s'en aller sans dire mot.

L'écrivain laissa son sourire en coin s'agrandir quand son interlocuteur se décida enfin à lui répondre. Leur jeu venait à peine de commencer, et voilà déjà qu'ils se renvoyaient les piques, chacun cherchant à tester l'autre pour déterminer son honnêteté et à quel point il était fiable. Le garçon à la chevelure verdoyante trouvait cette situation très amusante, et cela acheva de le décider : il n'allait définitivement pas laisser partir cet inconnu sans avoir obtenu quelques pistes un peu plus claires sur sa façon de penser.

« Oui, cet auteur est peut-être un peu trop téméraire dans ses propos, cependant... il faut bien que quelques personnes osent s'exprimer sur ce qui devrait être, pour qu'un changement soit possible, non ? »

Vassili ne s'était pas du tout sentit attaqué par les propos de l'inconnu. Après tout, dans un sens, cet homme avait raison, ses pensées consignées dans des ouvrages, pouvaient lui attirer beaucoup d'ennuis. Surtout si un des livres de sa collection secrète, comme celui que tenait son interlocuteur, tombait entre les mauvaises mains. Tous les risques, l'écrivain les connaissait depuis le départ. Par instants, il avait douté. Ce n'était plus le cas aujourd'hui. Il continuait son entreprise, espérant que ce double jeu de livres officiels et secrets lui donneraient l'occasion de se faire connaître des dirigeants sans s'attirer les foudre de l'inquisition, et de propager ses réelles idées discrètement parmi les autres philosophes et les individus avides de changement. Ce n'était pas une tâche facile, et l'exercice paraissait périlleux. Il s'en fichait. Ce désir d'évolution du mode de vie de l'Empire le définissait. Le natif de Gells vivait pour ses écrits, pour partager ses idées de révolution avec d'autres et apporter un changement bénéfique autour de lui, sans soulever de vague de violence... même s'il doutait que cette démarche n'engendre aucune effusion de sang. C'était son utopie, son rêve, et il n'était pas prêt de l'abandonner. La fougue de la jeunesse, entre autres.

« Personnellement, j'admire les personnes qui essaient de faire changer les choses. Si c'est pour propager des idées innovatrices qui pourraient améliorer les choses, le jeu en vaut la chandelle. »

Sur ces quelques mots, prononcés d'un ton espiègle et plein de sous-entendus, l'écrivain retourna à son observation minutieuse de l'inconnu, prêt à analyser sa réaction. Il se réjouissait déjà d'entendre sa réponse et de poursuivre cette discussion. Il n'avait pas encore rencontré quelqu'un avec ne conversation digne de ce nom et des idées intéressantes depuis son arrivée dans la capitale... et échanger ses idées avec une autre personne aussi ouverte d'esprit lui manquait cruellement.
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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Lun 15 Oct - 19:38

Heureusement que le jeune homme au cheveux verts aimait bien les énigmes, car Iraïd en était une a lui tout seul. Déjà physiquement, le roux avait toujours son sourire paisible, dans n’importe quel situation ou presque - les entrainements et les chasses à l’homme mis à part- et cela en avait dérouter quelque un. Mais bon, c’était un détail que le verdoyant ne pouvait pas constater, étant donné que le visage du philosophe était caché. Et puis, il y avait son calme habituel, ce que ce dernier avait pu ressentir par contre. Ne laisser rien transparaitre, pour que personne n’interprète ses pensées. Toute sa phycologie était aussi une énigme, plus compliqué que son physique particulier. Un mystère qu’il ne laisserai personne élucider.

Mais pour l’instant, son regard passa toujours du livre à son interlocuteur, celui -ci s’était un peu baisser pour essayer de discerné son visage surement, mais la capuche était trop grande et tombait trop bas pour qu’il puisse voir complètement le musicien. Au mieux il observerai son sourire paisible. Ira n’aimait pas vraiment se cacher comme cela, mais c’était une question de survie. Une méthode qui serai peut être pas si utile que cela puisque il venait de dire quelque chose qui piqua la curiosité du rouquin. Et s’il pensait vraiment ce qu’il disait? Ça pourrait grandement être intéressant. Les gens avaient de tel pensées était si rare en ce moment, que de tel parole ne pus que faire plaisir à l’hérétique, et surtout mettre la puce à l’oreille. Enfin, cela l’amusa. Son sourire paisible se transforma en sourire amusé. Et s’il jouait en peu sur les mots avec ce jeune homme ? Cela serai un divertissement intéressant, et puis comme cela, il pourrait voir si ce lecteur est un prêtre bien camouflé.

- En effet, mais ce genre de personne ont souvent l’expérience de vie bien réduite après cela…

Ira eut un sourire amer, il savait trop bien que les prêtres étaient là pour faire taire que qui parlait trop, et ce qui faisait trop aussi. Olivier, un ami à lui, était mort ainsi, laissant un jeune frère traumatisé que le roux avait du mal à protéger. Et puis, il avait fait l’expérience lui-même et était passé plusieurs fois pas loin de la mort. Alors il n’avait pas très envie de voir des jeune philosophe mourir, seulement parce qu’il pense que faire un peu de rentre dedans fera bouger les choses. Certain on déjà essayer avant eux, et ils en sont mort. Les choses n’ont pas bouger pour autant… Alors il fallait mieux rester en vie, et attendre le meilleurs moments, pour qu’un vrai mouvement de philosophe fasse face a l’église et non quelques petits révolutionnaires. Enfin, cela n’empêchait pas que Iraïd, au fond, était ravi de voir un nouvel auteur faire ce genre de livre.

Une autre phrase du verdoyant mis la puce à l’oreille du rouquin, s’il savait qui il avait en face, il en tomberai des nues … Iraïd faisait parti de ses gens là. Ou plutôt il était l’ombre de ce ses gens là, et sans jeu de mot. Ami proche de Lao, il avait pu rencontrer l’Empereur, et Uriel par la même occasion. Mais le roux ne rajouta rien, mais souri. Il hésita quelques seconde, et fini par le prendre sous son bras, pour le garder avec lui et le lire plus tard. Mais que dire au jeune homme ? Il n’avait pas vraiment envie de couper court a la conversation, mais en même temps, il n’avait pas non plus envie de rester ici, en plein milieu alors qu’ils étaient entourer de livres plus ou moins intéressant. Alors se retournant, il zieuta à nouveau l’étagère.

- Vous venez d’arrivez à la capitale ? Vous semblez provincial

Ce n’était pas un reproche, plutôt un constat, comme il aurai pu dire «  vous avez les cheveux verts ». Ce dernier disait certes de choses intéressantes, mais s’il continu a dire les mêmes choses, en plein centre ville, ça pourrait être regrettable pour lui…

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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Mar 30 Oct - 9:54

Son interlocuteur se plaisait à rester caché sous sa capuche, et Vassili commençait à se demander s'il finirait par découvrir l'entier des traits de ce visage encore inconnu. Loin de le décourager, ce petit jeu qui s'était installé entre eux l'amusait de plus en plus. Les petits défis avaient le don de le motiver à obtenir ce qu'il désirait avec plus d'ardeur, plutôt que d'abandonner. Il fallait bien ce genre de caractère réactif, pour se faire un nom et tenter de propager ses idées en tant que philosophe. S'il avait été un gros trouillard, jamais il ne serait parvenu jusqu'à la capitale. Il connaissait les risques, il savait qu'il risquait gros, et justement... c'était ce qui l'avait poussé à continuer. Parce que c'était souvent dans les situations les plus précaires qu'un destin était amené à changer. Pour lui, cela équivaudrait soit à sa mort, soit à l'éclosion de son plan. Et même s'il avait un instinct de survie plutôt développé, il avait préféré jouer à ce jeu dangereux plutôt que de rester dans sa province, à ne rien faire.

« Dans un sens, vous avez raison... »

C'était vrai, les marginaux, ceux qui se positionnaient à l'encontre de la norme en vigueur, ceux qui tentaient d'imposer des idées novatrices ou choquantes ne faisaient, la plupart du temps, pas long feu. Que pouvait faire un seul homme, contre une armée d'inquisiteurs décidés à conserver l'ordre établi ? Que représentait la parole d'un individu, ou même d'un petit groupe de dissident, contre la pensée de tout un empire ? C'était pour cela que le plan de Vassili était prévu sur le long terme. S'allier aux autres philosophes, et peut-être à des scientifiques, et produire un travail sur une longue période pour propager sournoisement ses idées, tel était son but. Le coup d'éclat public n'était pas pour tout de suite. Le scandale attendrait. D'abord, il devait préparer le terrain, créer des brèches pour que le jour de son acte final, les bases si solides de ses adversaires s'effondrent sous leurs pieds et qu'ils ne sachent pas réagir immédiatement. Un coup d'avance pouvait tout changer. Avec son esprit aiguisé et sa détermination de flamme, le natif de Gells comptait bien insinuer ses idées dans la société à l'insu des hautes instances, et mettre échec et mat l'inquisition sans que celle-ci n'ait pu riposter.

« Cependant, que vaut une longue vie à regretter de ne pas avoir essayé d'agir ? Parfois, je me demande si une existence écourtée, mais vouée à ses idéaux, n'est pas plus satisfaisante... non ? Sans se jeter la tête la première dans la gueule du loup, bien sûr. Mourir à cause d'une action trop irréfléchie, même avec les meilleures intentions, ne vaut pas vraiment la peine. »

Sans vraiment l'énoncer clairement, il avait à demi-avoué que ses intentions profondes n'avaient rien de très conforme à l'ordre actuel de l'Empire. Au vu de l'attitude de son interlocuteur et de ses paroles, il pensait bien que celui-ci comprendrait le sous-entendu dans sa tournure de phrase. Et il attendait de voir si la façade contrôlée laisserait échapper un petit indice sur sa réaction, après cette demi-révélation.

L'intrigant inconnu se retourna et sembla parcourir les bibliothèques de son regard. Vassili ne put retenir un petit sourire lorsqu'il remarqua que l'homme avait gardé sous le bras son ouvrage. Le fait de se rendre compte, de visu, que des personnes lisaient ses oeuvres était toujours quelque chose de gratifiant. Surtout quand la personne en question semblait aussi intéressante.

« Oui, vous avez vu juste. Après avoir visité beaucoup de provinces, j'ai décidé de m'établir ici. Je suis arrivé il y a deux semaines environ, pour ouvrir ma boutique. »

Il fit exprès de ne pas donner plus de détails, que ce soit sur son projet ou sa province d'origine, laissant son interlocuteur décider de s'intéresser à cette information ou non. De toute façon, il comptait bien le cuisiner encore un peu avant de le laisser s'échapper. Pas question de rater une occasion de se faire un contact utile, surtout si ce contact avait des chances de faire partie des philosophes... et de devenir un allié précieux par la suite.

« Et vous, vous êtes ici depuis longtemps ? Vous semblez avoir une certaine connaissance de ce qui se joue par ici. »

Un sourire espiègle aux lèvres, le regard brillant, le natif de Gells décida de prendre un peu les devants dans la conversation, sentant bien que son interlocuteur adoptait une posture méfiante à son égard. Cette posture lui mettait d'ailleurs la puce à l'oreille. Pourquoi être autant sur ses gardes, si ce n'était parce qu'on risquait de s'attirer des ennuis, si on était vu par la mauvaise personne ? Plus les minutes s'écoulaient, plus l'écrivain se sentait persuadé que cet homme représentait une chance pour lui de se faire un allié important.

« A vrai dire, je serais intéressé à en apprendre plus sur la capitale. Seriez-vous prêt à m'aider ? »

Ses mots sous-entendaient bien plus qu'une simple demande d'informations basique. Et Vassili avait fait en sorte que le ton de sa voix dévoile clairement que quelque chose de plus profond se cachait derrière ses propos. Maintenant, restait à savoir si ces mots pousseraient l'inconnu à poursuivre leur petit jeu, ou à prendre la poudre d'escampette... ?
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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Jeu 22 Nov - 19:42

Le jeune homme suivi Iraïd, bien, ils pourraient continuer leur conversation devant une autre étagère de livre. Le rouquin observa, tout en avançant, les nouveaux bouquins qui s’offrait à lui. Il en connaissait déjà quelques uns… qu’il avait déjà vu autre par comme dans les librairie cacher de certain ami philosophe. C’était pour la plus par, des livres plus ou moins tabou… sinon qu’ils n’étaient pas vraiment taboue, mais plutôt des livres qui n’avait jamais été vraiment éditer, et qu’il fallait soit en entendre parler, soit connaitre quelqu’un qui l’avait pour le découvrir, et encore plus le trouver. Le livre qu’avait le musicien sous le bras en faisait plus ou moins parti… enfin, l’écriture de ce libre là était assez fine pour pouvoir un jour, se retrouver sur une étagère d’une librairie officielle, mais pour cela, il fallait qu’il se fasse connaitre un peu.

Le rouquin jeta un coup d’œil à son interlocuteur pour se faire une petit opinons de lui. Il devait être plus jeune que lui, venant tout juste de la province, vif et en forme; Joyeux et décider, près à se battre pour ses idées… d’un certain coté, c’était une sorte de naïveté. Il ne devait pas encore connaitre, le fait de voir un allié tuer sous ses yeux; de sentir une lame le transpercer de la main d’être prêtre… De courir à travers la ville pour rester en vie, et d’être obliger de rester planqué sous terre ou chez un mécène assez concilient pour le protéger. Iraïd était comme cela aussi au début. Mais maintenant… Après être a la capitale depuis presque un an et demi, il en avait perdu des illusions de liberté. Ses idées de changement étaient toujours là; le roux ne comptait pas abandonner. Mais maintenant qu’il avait failli mourir plus d’une fois.. Qu’il remarqua que ses alliés étaient tout aussi en danger que lui, et de remarquer, qu’au fond, très peu de personne ne voulait que cela change, le philosophe avait fini par penser à deux fois à sa vie..
Enfin, cela le fit sourire tout de même, un peu de cette vivacité d’esprit ne faisait pas de mal, surtout au moral. Il l’écouta dire qu’il venait d’arriver, ce qui fit agrandir le sourire de Iraïd. Il avait vu juste, c’était un jeune gars venu dans la capitale avec plein d’idée pour faire en sorte que sa vie devienne quelques choses.
S’arrêtant face à une nouvelle étagère, le rouquin se retourna toujours face à son interlocuteur, pour répondre depuis sa question.

- Je suis arrivée ici, il y a un an et demi. Quel genre de boutique ?

Le jeune homme avait parler de boutique juste avant, et Iraïd était intéressé, il se demandait quel genre de produit pouvait vendre le jeune homme. Il venait de la province la plus froide et la plus dangereuse. Elle n’était pas vraiment connu pour être marchande .. C’était donc un don que le jeune verdoyant offrait en service. Une boutique alimentaire ? Ou alors, Est-ce un artiste ? Le roux fut vraiment intéressé alors il écouta la réponse presque avec curiosité. Leur conversation continua sur d’autres questions. Le plus jeune posa une demande pas si incongru que cela. Ira garda son sourire amusé venant a lui répondre.

- et bien pourquoi pas ? Qu’est-ce qu’il vous intéresse dans la capitale ?

Le livre toujours sous le bras, Iraïd attendis la réponse. Cette réponse qui allait changer la tournure des choses, pour que ses deux hommes se lie.. Ou au contraire, mettre un trait sur n’importe quel alliance. Dans cette question, Iraïd attendait de voir, de comprendre les réels intentions du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Un livre n'est jamais un chef-d'oeuvre : il le devient.(Vassili)   Dim 9 Déc - 22:43

L'inconnu se déplaça lentement entre les étagères de livre, continuant à parcourir les reliures des ouvrages des yeux tout en participant à cette étrange conversation. Discrètement, Vassili tourna la tête des deux côtés, vérifiant qu'ils étaient toujours les seules âmes présentes dans la boutique poussiéreuse, sans compter le tenancier. Malgré son apparence originale et ses propos teintés de détermination, le jeune écrivain n'était pas non plus totalement inconscient. Ils avait que ses paroles, tombées dans les mauvaises oreilles, pouvaient lui créer des ennuis indésirables... voire mortels. Alors, maintenant que la conversation commençait à devenir plus sérieuse, plus délicate, mieux valait s'assurer que personne d'autre n'en capterait un seul mot. C'était ici, maintenant que tout se jouait. Le natif de Gells était conscient que son interlocuteur le testait ; chaque son sorti de sa bouche se révélait susceptible de le faire basculer d'un côté ou l'autre du précipice. Soit il faisait de cet homme un potentiel allié... soit il le transformait en ennemi. Il allait sans dire qu'il préférait largement la première issue.

« Une librairie. L'Antre des Mystères. Venez y faire un tour, si ça vous intéresse. »

Vassili avait laissé sa voix flotter sur un ton faussement désintéressé, histoire de réveiller un peu plus la curiosité de cet étrange inconnu à capuche. Il espérait réellement que l'homme mette prochainement les pieds dans sa petite merveille, encore plus s'il parvenait à le convaincre de devenir son allier. Parce que s'il se savait capable de faire confiance à cet homme... il pourrait lui faire découvrir son arrière-boutique, sa collection secrète, ces multitudes d'écrits qu'il n'avait laissé découvrir qu'à quelques rares privilégiés, voire à personne pour les plus récents. Il rêvait de pouvoir partager l'entier de ses idées avec un autre individu avide de changement. Ecrire était quelque chose de très gratifiant, mais il ne semblait pas exister de plus belle récompense qu'un regard éclairé d'intérêt et de plaisir quand quelqu'un lisait ses lignes, un sourire sur un visage, et le partage de savoirs et de projets.

« Un an et demi ? Et bien, ça fait déjà un petit moment. Et vous vous plaisez, dans la capitale ? »

Le jeune écrivain ne pouvait que laisser son intérêt s'agrandir face à cette information. Après tout, en une année et demi, l'inconnu devait avoir appris pas mal de chose. Il aurait sûrement besoin de rencontrer une personne vivant dans la capitale depuis plus longtemps, pour en connaître tous les secrets, cependant, il sentait que cet énergumène pourrait déjà lui en apprendre long sur les bases et lui offrir quelques détails qui l'aideraient à ne pas se mettre immédiatement dans le pétrin.

« Je vous en serais très reconnaissant, si vous m'aidiez. »

Le natif de Gells ne désirait pas jouer les lèches-bottes, néanmoins, un peu de courtoisie et de gratitude n'avait jamais fait de mal à personne. Et pour quelqu'un qui se plaisait à jouer avec l'esprit des autres, ç'aurait été un comble de gâcher une rencontre en se montrant maladroit avec ses mots. D'ailleurs, la question crucial lui arriva de plein fouet dans la figure. Qu'est-ce qui l'intéressait dans la capitale ? Tellement de choses. La liste était bien trop longue pour être révélée. Les habitudes des habitants, des hautes instances, le fonctionnement général de la ville, les comportements et secrets des inquisiteurs, les personnes à éviter, les potentiels alliés, les ragots de bas étage, les mystères de l'Ombre et de la Terre, tout. Tout l'intéressait. Pour la simple et bonne raison que la meilleure façon d'affronter un ennemi et d'obtenir la victoire, c'était de le connaître, sur le bout des ongles, de sa face la plus publique à ses plus sombres secrets. Moins son adversaire réussissait à garder d'éléments dissimulés, plus il savait comment s'y prendre pour insinuer ses idées de façon efficace et avec un danger moindre. Et plus il restait en contrôle, capable de manoeuvrer et de réagir en cas d'imprévu ou de contre-attaque. Le combat sur le vif, au corps à corps, où le plus rapide et audacieux gagnait, ce n'était pas la bonne tactique. Pas sur un projet de longue haleine.

La commissure des lèvres légèrement relevée, son regard émeraude toujours fixé sous l'obscurité de la capuche de son interlocuteur, cherchant à capter des yeux qu'il ne pouvait déceler, Vassili resta muet quelques secondes avant de se décider sur ses mots.

« Une multitude de choses. J'aimerais connaître la ville, son rythme, ses passions et ses déprimes. Pouvoir respirer avec elle. Me fondre dans ses murs et ses pavés. Comment pourrai-je prétendre changer les choses et les rendre meilleures si je suis pas en symbiose avec cet endroit ? »

Vassili fit un pas de plus vers son interlocuteur, se retrouvant à quelques centimètres de lui. Il lui offrit son plus beau sourire désinvolte, avant de terminer son propos d'un ton assuré.

« C'est en connaissant les forces et les faiblesses d'un lieu, d'un peuple, qu'on pose les premières briques d'une évolution. »
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