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 ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]

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MessageSujet: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Sam 26 Juin - 22:17

♫ Dans un grand cimetière,
Hi hi hi, ha ha ha!
Il y avait une sorcière, hi...
Très très grande et très très maigre, hi...
Elle rencontre trois cadavres, hi...
Elle demande aux cadavres, hi...
S'rai-je ainsi quand je serai morte, hi...
Les cadavres lui répondent : Ouiiiii ♫


    Que faire lorsqu'il n'y a personne pour venir vous embêter et venir foutre leurs sales pates là où ils ne le doivent pas ? Personne ne venaient jusqu'ici, personne ne venait mettre le pied en sa demeure simplement par curiosité... Trop on déjà été portés disparu et peu d'entre eux on le courage de s'y rendre. Les rumeurs vont de bon train ces derniers temps, au grand plaisir et malheur du Vicomte.

    - S'en ai assez !

    Le corps sur lequel travaillais cet homme était depuis bien trop longtemps périmé. L'odeur de pourriture s'en devenait si insupportable que même le plus puissant des encens n'avait plus aucuns effets. Un millier de roses n'auraient su enterrer la putréfaction d'un corps vieux de deux mois. Les morceaux de chaires se détachaient de ce qui devait être un homme et salissait le plancher, les insectes s'étaient offert un festin et Ixart ne le supporterais plus d'avantage. Ce corps il est vieux, trop vieux... trop laid et puant. Repoussant et dégoutant, s'en était trop. Poussant le corps sur le sol dans un bruit peu ragoutant, hors de sa vue, le Vicomte s'écarta, ramassa et entassa la masse dans un drap rouge qu'il referma comme un sac avant d'aller chercher une poche en tissu épais.

    Tout le monde, tout les domestiques étaient à cette heurs dans leurs lits respectif. La Villa dans toute sa splendeur ! Un silence pesant et la lune comme seule lumière rendait ce lieu peu attractif pour les plus peureux mais ça n'avait nulle importance lorsqu'on est le maitre de la demeure Ixart. Ce genre de petites choses ne touche que les faibles et les ignorants, aucun danger pour ceux qui y vivent... du moins, tant que les domestiques savent rester à leurs places.
    Poussant doucement chaque portes qui le menait lui et le vieux sac de chair et d'os pourri, vers la sortie, il traversa le couloir sans encombre, trainant son ami sur le sol... trop lourd pour être porter convenablement. Aussi bien le trainer ! Une longue et légère trace cramoisie suivait ses pas mais pour le moment ça n'avait nullement d'importance. Une domestique laverait bien ça lorsque le soleil sera levé. L'escalier de la sortie était son moment favori ! Imaginer un peu le bruit que fait un corps lorsqu'il descend quelques marches. Du coup, l'homme ne cacha point son sourire et son plaisir d'entendre la musique que produisait ce petit passage.

    Le tout était maintenant de transporter le tout dans la plus grande discrétion. Loin d'être la première expérience de ce cher Ixart, ce dernier avait déjà tout prévu. Laissant le sac à l'entré, il alla chercher sa monture, préparer à l'avance par ses soins et attacha le tout à la selle. Loin d'être un parfait jockey, le jeune homme monta l'animal sans trop de mal et le dirigea vers le petit chemin de terre. Pourquoi se presser si l'on a toute la nuit pour s'y rendre ?
    L'homme passa devant plusieurs maison, résidences, rues et ruelles tout en regardant de temps a autres pour être certains de ne pas perdre son ami puant. Heureusement que l'animal était un habituer et qu'il était docile ! Ça n'aurait pas été plaisant que la bête se laisse déconcentrer par l'odeur...

    - Plus jamais ne n'attend autant avant de me débarrasser des gêneurs... Se disait-il.

    Cette fois, un soupir s'échappa de ses lèvres. Sur le chemin une vieille femme leva les yeux vers le cavalier, le salua sans savoir et continua sa triste existence. Ixart lui rendit son geste et poursuivit à son tour sa route se disant que repasser par ce chemin pourrait être une bonne idée, une fois qu'il aurait largué ce poids mort.

    Voilà, après une dizaine de minutes que notre cher Vicomte Ixart posa le pied au sol. Sa route fut si tranquille et lente qu'aucune douleur ne vint perturber sa routine. Le cimetière. Lieu sinistre et triste pour la plupart des mortels mais qui aux yeux de Grégory était un véritable terrain de jeu. Il ne lui restait plus qu'à trouver un trou déjà creusé ou fraichement rempli pour se débarrasser de la poche de sang.

    Cette heure si avancé de la nuit rendait l'endroit presque paisible ! Il n'y avait que la lune, quelques insectes et lui. Le moment était délectable ! Doucement, l'homme s'arrêta. Un trou, juste là, pas très loin ! Un délice, il n'aura pas a se salir les mains d'avantages pour se débarrasser de cet idiot malodorant. Son coeur battait d'un rythme quasi fébrile à l'idée de se défaire de cette chose. Enfin, il n'aura plus a se soucier de cette odeur !

    - On détache et hop dans le trou !

    Un peu plus et il chantonnait. Suivant ses paroles, le jeune homme détacha le sac, le traina puis le jeta dans le trou dans un grand mouvement d'excitation. Oui, Grégory était si content qu'il aurait bien fait un pas de danse ! Seulement, quelque chose n'allait pas. Il n'était pas seul et n'arrivait pas à mettre l'oeil sur la présence qu'il ressentait.

    Peut-être était-ce le fossoyeur ? Ou bien une veuve épeurée et en pleur ? Dans tout les cas, Ixart ne se sentit point rassuré de se savoir en compagnie d'une personne.

    - Il y a quelqu'un ?

    Si un mort venait à lui répondre se serait vraiment bien mais à poser une telle question, une réponse pouvait survenir à tout hasard.

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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Dim 27 Juin - 7:31

Etienne avait fait une promesse à la Comtesse Candétin. Une veuve d’un certain âge qui appréciait beaucoup la compagnie d’un ami, elle avait bien une famille, mais ses cinq filles toutes mariées ne savaient cacher leur impatience quant au trépas de leur très cher mère, et à chaque visite elles venaient gratter en quête de l’héritage.

Les raisons qui me poussaient à me rendre au côté de cette chère Isabelle étaient beaucoup plus louable bien que très intéressées. Isabelle Candétin avait passé sa vie à Ishtar, elle était de noblesse moyenne, cependant il n’y avait personne qui en sache autant sur le linge sale des autres. Elle avait passé tellement de temps à consoler les épouses de tous les nobles de cette ville qu’elle avait de quoi faire chanter leurs familles pendant des siècles.

Elle me prit en grâce dés le premier jour car j’avais été honnête avec elle, je lui avais dit sur un ton léger, que beaucoup prendrait pour de la plaisanterie, que ce n’était pas faire chanter les nobles qui changerait la face de cette ville, il serait plus judicieux d’exploiter leurs faiblesses pour les anéantir. Mme. Candétin m’avait regardé sombrement comme si elle prenait mes paroles tout à fait au sérieux.

- M. le Marquis je ne vous connais pas, mais je peux déjà vois en vous un homme qui à tout comprit. »m’avait elle dit.

Depuis ce jour, j’étais devenu son confident en quelque sorte, et je dois avouer que sa compagnie me mettait du baume au cœur, je la considèrais comme la grand-mère que je n’avait jamais connue.

Un soir Isabelle me confia son secret le plus inavouable, je tremble de le coucher sur le papier, elle me déclara preuve à l’appui que sa personne avait été l’amante du défunt empereur pendant les cinq années ayant précédées sa mort. Il lui avait offert plusieurs trésors en gage de son amour dont une boîte à musique dans laquelle était gravé :

Une nuit d’été un ange, de grâce m’est apparue.
De s’enfuir elle tenta, mais je l’ai retenue.
Une nuit d’été mon ange dans mes bras c’est poser.
Mon cœur je te l’offre, puise tu n’en rien dévoiler.
Car l’amour d’un empereur, n’est que malédiction.

Ma belle Isabelle, trouve en ce coffret de bois.
Cacher rien que pour toi, cette preuve de mon amour.


Dans la boîte trônait une alliance aux armoiries de l’empire en dessous de la quel était gravé :

Mon impératrice à toi pour toujours Geralth XII.


Elle m’avait avoué ne j’avais y avoir vraiment cru, l’empereur était un homme bon mais il aimait bien des femmes, et elle n’avait jamais douter de son amour pour l’impératrice. Mais cela n’empêchait pas que mise entre de mauvaises mains cette information pouvait faire du mal, trop de mal. Elle me confia donc la boîte me demandant de l’enterrer près de la tombe de son époux et ce jusqu’au jour de son trépas, jour où je devrais la récupérer et la protéger.

Isabelle était morte la semaine passée, ses obsèques avaient été célébrées en comité restreint et je ne fus pas invité. Ce soir, j’allais tenir ma promesse et récupérer le lourd secret que cette vieille dame m’avait confié.

J’avais tout juste fini de déterrer la boîte quand des bruits étranges s’élevèrent non loin de moi. Je cachais mon butin dans ma besace et me glissais dans l’ombre du vieux cèdre au centre du cimetière.
Je vis un homme qui traînait un gros sac, l’odeur ne pouvait tromper, c’était un cadavre et pas des plus frais avec ça. L’étranger avait plus une allure de garçon que d’homme, il semblait frêle mais sa démarche et son maintien étaient effrayant de perfection, pendant un instant je me senti traqué.

Soudain, il leva la tête, je me figeais sur place, il n’avait pas pu me voire c’était impossible, pourtant il me regardait de son œil unique et bleu.

- Il y a quelqu'un ? lança il.

Je faillis éclater de rire, c’était la question la plus idiote que j’avais entendue depuis un moment. Non pas qu’elle était idiote en soit mais personne allait lui répondre non n’est-ce pas.
Je décidai qu’étant donné que l’objet de mon larcin était déjà bien au chaud dans ma besace, je n’avais rien à craindre.

- Il serait plus judicieux de demander qui est là, si vous voulez mon avis. » Répondis-je en avançant vers lui toujours à l’ombre de mon arbre.

J’étais soulagé d’être venu ici dans mon apparence masculine, mes vêtements étaient assez simples, mais transpiraient quand même la richesse. Un pantalon de brocard bleu roi sur des bas blancs et chausses bleues. Ma chemise était blanche et ouverte juste assez haut pour qu’on ne puisse pas voire mon bandage sur ma poitrine. Ma veste de brocard pendait mollement sur mon sac. Cet accoutrement additionné à mes cheveux détachés me donnait un air décontracter. Je devais jurer considérablement avec l’atmosphère me dit-je, avant de tendre une main non-gantée à mon interlocuteur.

- Etienne Hartwick pour vous servir. Pourrais-je, vous proposer mon aide, le poids de votre besogne m’a l’air bien lourd et passablement malodorant, à deux cela sera plus vite fait.
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Dim 27 Juin - 18:53

    Il y eu quelques secondes de silence puis une voix lui répondit ceci :

    - Il serait plus judicieux de demander qui est là, si vous voulez mon avis.

    Rectifiant ainsi sa question mais prouvant bien au contraire qu'il n'était pas seul. Se tournant vers cette voix, le jeune homme ne s'en montra que d'avantage curieux. Qui donc était venu à ce cimetière hors de la Capitale ? Lentement, la silhouette s'approcha et peu à peu il pu voir les traits d'un homme respirant la noblesse non seulement de par ses vêtements mais du parfum qu'il dégageait. C'était agréable, doux et raffiné. De bon goût pour bien résumer le tout. Il va s'en dire qu'Ixart examina les moindres détails de son interlocuteur, cherchant dans sa mémoire si un noble correspondait à cette description quand finalement, il lui présenta sa main nue ainsi que son identité.

    - Etienne Hartwick pour vous servir. Pourrais-je, vous proposer mon aide, le poids de votre besogne m’a l’air bien lourd et passablement malodorant, à deux cela sera plus vite fait.

    Hartwick ! Bien sur, il n'y avait que cet homme pour porter des chaussures bleues aussi fièrement. Comment avait-il pu oublier ce nom ? Dans tout les cas, Ixart regarda un moment la main, incertain de vouloir la prendre puis se résigna à agir comme un vrai Vicomte en lui rendant le geste. Dans la phrase de son nouvel ami, il ne pu s'empêcher de se remémorer sa proposition. L'aider ? S'avait-il au moins de quoi il en revenait que d'aider quelqu'un à enterrer un mort en pleine nuit ? Ce type savait très bien que ce n'était pas que de simples ordures et devait être parfaitement au courant. Ixart parti avec cette idée en tête, celle que son interlocuteur surprise en savait peut-être plus qu'il ne pouvait le laisser croire.

    - Grégoy Ixart et je ne crois point que cette tâche soit adéquate à votre statut mais si vous insister je ne refuserais pas à nouveau votre aide.

    Sans laisser le choix à monseigneur Hartwick, le scientifique lâcha sa main. Les présentations étaient finis, alors le contact physique de politesse n'était plus requis.
    Aussi bien vêtu que Le Prince, Ixart abordait une tenue moins tape à l'oeil. Certes bien vêtu et bien coiffé, le jeune homme avait sur lui une chemise ample blanche et portait lui aussi une veste à brocard mais celle-ci était plus sobre et dans un brun noisette, quant au reste il portait un pantalon ajusté et une paire de botte lui montant aux genoux. Il n'y avait là rien d'extravagant mais le tout restait soigné et choisit avec grand précision. Le comparer à un Marquis n'avait point lieu d'être, un Vicomte n'était pas aussi gradé et donc son style de vie -bien que proche- ne se ressemblais que très peu et ce malgré toute la finesse dont voulait faire preuve ce cher Ixart.

    - Alors Marquis Hartwick, à quand votre prochaine soirée ?

    Il n'y avait aucune raison de lui demander ce qu'il faisait ici, à cette heure de la nuit, cela risquerait de se retourner contre lui. L'homme détourna alors le regard vers la pelle accrochée à la selle de son étalon noir et s'empara de cette dernière, bien qu'occuper, ses oreilles étaient toutes ouïes à l'intention du Marquis. Bien que cette question ne fuse poser que par politesse, Ixart n'avait que faire d'une telle information. Ce genre de fête ne l'amusait que très peu et lorsqu'il s'y présentait il n'y faisait que de l'observation, les gens normaux ont tendance à contourné les hommes ayant mauvaise réputation.
    Hop ! La première plongée dans la terre se fit sans problème, heureusement que la nuit était froide ! Sinon il en aurait grandement souffert et aurait choisit les égouts comme dépotoir.

    Machinalement, l'homme commença sa sale besogne, sans tellement se soucier de l'avis de l'être vivant à ses cotés.

    - La nuit est belle, n'est-ce pas ?

    Savoir parler de tout et de rien, surtout de rien, était chose pratique chez les nobles et ceux possédant un bon rang. Bien que ce genre de discutions platonique n'avait rien de très jouissif, Ixart s'y adonnait aux vues de circonstances peu habituelles.


Dernière édition par Grégory Ixart le Lun 28 Juin - 8:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Lun 28 Juin - 7:31

Je ne jugeais pas nécessaire de répondre à ses questions qui, de toute évidence, n’étaient posées que pour meubler le silence. Ixart, Ixart, j’ai déjà entendu ce nom-là quelque part mais ou… ? Bien sûr, c’était Philoctète qui parlait toujours de ce petit jeune Ixart, médecin de toute évidence et qu’il méprisait tout particulièrement. Que m’avait-il dit déjà ? A oui.

- Un jeune aristocrate imbu de lui-même qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins. »

A le voire creuser une tombe pour un anonyme en décomposition, ça semblais vrai.

Etienne leva la tête vers le grand ciel étoilé, un croissant de lune timide brillait magnifiquement dans le ciel d’un noir épais. Ce n’était peut-être pas du remplissage finalement, Grégory n’avait pas dit ça en l’air, la lune était vraiment belle et le petit vent frai qui s’était levé. Les yeux d’Etienne lui piquèrent, ça lui rappelait tellement Dargon, sa terre natale lui manquait affreusement et un énorme étau lui serrait la gorge. Il n’aimait pas Ishtar, non c’était bien plus que ça, il détestait cette ville, et haïssait la comédie qu’il devait jouer jours après jours dans cette ville ou seul le paraître comptait.

Mais quand on fait partie intégrante de ce paraître, quand il nous à forger, modeler peut on vraiment le renier ? Sans doute pas ce dit il.

Bon espèce de chochotte, si tu ne te bouge pas tu va finir par en pleurer, pensais je. Je m’avançai vers le petit Gregory qui creusait toujours, ou plutôt tentait de creuser parce que pour être honnête il n’était vraiment mais alors vraiment pas fait pour les travaux de labeur, ses petits bras semblaient impuissants face à la pelle qu’ils tenaient. Sans rien lui demander je lui arrachais l’outil des mains et me mis à arracher de grosse pelletée de terre avec un plaisir non dissimuler. Même si j’étais une femme mon corps muscler et puissant avait été sculpté par le labeur et la rigueur physique. MERCI MAMAN.

- Assoyiez-vous, ça va prendre quelques minutes mais ça sera toujours plus vite fait si c’est moi qui creuse. Vous êtes médecin non ? Vous devriez donc vous rendre compte que j’ai le physique adéquat pour ce genre de besogne. Comme quoi je ne suis pas qu’un morveux qui ne sait que dépenser son argent dans des fêtes, les drogues et les femmes. » lui dit je.

Je lui fis un clin d’œil et me remis à creuser comme si ma vie en dépendait. La rugosité du bois dans mes mains, le poids de la terre imbibée d’eau du cimetière, le mouvement régulier de mes omoplates sous ma peau, la sueur qui imbibait lentement mais sûrement ma chemise, le vent qui balayait mes cheveux doucement comme un amant. Un frissons parcourus ma peau, et je me mis à respirer plus bruyamment, pour moi un effort physique comme celui si, était ce qui ce rapprochait le plus d’un rapport sexuel. Une chaleur emplis mon bas ventre quand la production d’endorphine ce mit en route, je souris comme un dément creusant et creusant encore, j’était dans la terre jusqu'à la taille à présent, je donnais encore trois coups de pelle bien placés avant d’attraper le sac au contenu malodorant et de le jeter sans ménagement dans la petite fosse. Je sortis de mon trou et entrepris de le recouvrir toujours aussi heureux du labeur de cette nuit.

- Bon au moins ça doit pas trop le changer celui-là, la puanteur à du le suivre toute sa pauvre vie et maintenant elle le suit également dans la mort, quel ironie. Mon ptit couillon tu as beau puer, je t’aime bien, mais je t’aimerais encore plus quand tu boufferas des pissenlits par la racine. » dit je à moitié pour Gregory à moitié pour moi même. Au fait, M.Ixart mon médecin Philoctète est passé de vie à trépas, il y a peu aussi. Ca pourrait d’ailleurs bien être lui dans le sac, lui aussi puait la vinasse à six kilomètre. Bon toujours est il qu’il est mort et bien mort, et que j’ai plus de médecin, si la place vous intéresse ?
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Mar 29 Juin - 0:24

Alors cet Hartwick ne répondait pas à ses questions futiles ? Il devait donc s'être rendu compte que justement, ces paroles avaient été misent en place que pour meubler le silence macabre de ce cimetière. Ce n'était guère choquant et à vrai dire cela convenait parfaitement à Ixart qui se tuait à la tâche. Ce n'était certes pas son premier cadavre mais cette besogne restait généralement la plus désagréable partie de son travail, surtout au vu de sa forme physique qui comme le disait si bien son interlocuteur, n'était pas fait pour ça.

- Assoyiez-vous, ça va prendre quelques minutes mais ça sera toujours plus vite fait si c’est moi qui creuse. Vous êtes médecin non ? Vous devriez donc vous rendre compte que j’ai le physique adéquat pour ce genre de besogne. Comme quoi je ne suis pas qu’un morveux qui ne sait que dépenser son argent dans des fêtes, les drogues et les femmes.

Quelle surprise que de se faire arracher un objet que l'on tiens avec tant de fermeté, aussi facilement. Son visage afficha de la surprise sous le coup de l'émotion puis devins agacé. Bien entendu que le Marquis avait raison mais ce n'était pas des manières que de faire le travail tout seul en lui disant d'aller s'asseoir comme un animal ! En fait, Ixart aurait bien aimé lui répondre sarcastiquement qu'il était bien préparer à se genre de tâche ingrate mais l'enthousiasme non voilé de son interlocuteur le laissa muet de stupeur. Tant pis ! Soupirant, le jeune scientifique alla s'asseoir tranquillement sur une dalle de marbre pour observer le noble au travail.

Sa force ainsi que son énergie était surprenante ! Assit en indien, le menton dans la paume de sa main droite, le médecin ne pouvait détacher son regard. Intéressant, vraiment intéressant ! Quel noble ce Marquis ! Tout comme ce dernier le lui avait si bien dit "Il n'était pas qu'un morveux qui ne sait que se débauché à gauche et à droite". La sueur, les halètements ainsi que les mouvements si particulier d'Hartwick étaient très agréable à regarder. Finalement, que cet homme fasse tout le boulot n'était pas si désagréable !

En peu de temps qu'il n'en faut pour creuser et le reboucher et c'était déjà fini. Quel dommage ! Le temps passe si vite lorsque l'on est épris d'une observation minutieuse.

- Bon au moins ça doit pas trop le changer celui-là, la puanteur à du le suivre toute sa pauvre vie et maintenant elle le suit également dans la mort, quel ironie. Mon ptit couillon tu as beau puer, je t’aime bien, mais je t’aimerais encore plus quand tu boufferas des pissenlits par la racine. » Au fait, M.Ixart mon médecin Philoctète est passé de vie à trépas, il y a peu aussi. Ca pourrait d’ailleurs bien être lui dans le sac, lui aussi puait la vinasse à six kilomètre. Bon toujours est il qu’il est mort et bien mort, et que j’ai plus de médecin, si la place vous intéresse ?

Il avait bien raison, cet homme avait été quelqu'un de particulièrement négliger en son vivant et effectivement, il serai plus agréable de le savoir loin sous terre que dans les parages ou encore sur sa table d'opération.
Que disait-il ? "Si la place de médecin personnel d'Hartwick" l'intéressait ?! Ne connaissait-il donc pas toutes les rumeurs qui circulait sur lui ? Bien entendu qu'il devait être au courant, qui diable ne l'est pas dans tout Ishtar !? Alors pourquoi lui proposer une telle chose ?

- Auriez-vous des problèmes de santé urgente ? Ou bien cherchez vous simplement un médecin occasionnel ?

Se mettre au service d'un noble ? L'idée ne l'enchantait pas tellement mais pour Ixart pouvoir opérer et toucher ce corps pouvait être très intéressant. Dans un grand élan, l'homme se remit sur pied, passa un bref coup de main sur ses vêtements, s'approcha du Marquis et lui arracha a son tour la pelle des mains.

- Mais surtout... En valez vous la peine ? Je veux dire, est-ce que vraiment vous pensez pouvoir piquer ma curiosité ?

Faire ce qui lui plait. Grégory n'avait pas pour doctrine de simplement aidé les autres ou de se faire payer. Ce qui avait le plus d'importance était le niveau d'intérêt que pouvait lui apporter un sujet et rien de plus. Comme ces fous qui se font payer en blague ou en parfum.

- En tout cas, je vous remercie pour le coup de main, ce fut apprécié.
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Mar 29 Juin - 5:51

- Auriez-vous des problèmes de santé urgente ? Ou bien cherchez vous simplement un médecin occasionnel ? Mais surtout... En valez vous la peine ? Je veux dire, est-ce que vraiment vous pensez pouvoir piquer ma curiosité ? En tout cas, je vous remercie pour le coup de main, ce fut apprécié.

Etienne le regarda comme s’il avait complètement perdu la boule.

« Comment diable peut-il songer que je suis un cas inintéressant, alors qu’il n’a même pas soupçonner que je soit une femme ? » se dit il outré.

Il l’avouait volontiers c’était le but que les gens ignorent sa condition de femme mais tout de même un médecin. À la réflexion, Philoctète aussi l’avait ignoré durant longtemps, et Etienne avait su s’en sortir très longtemps sans médecin dans sa jeunesse, mais il n’était pas idiot, en ville, il suffisait d’un petit problème d’un accident d’une stupidité affligeante et c’en était fini de sa couverture, et ça il ne pouvait pas ce le permettre. Etienne s’arrachait la tête pour savoir comment convaincre l’homme qu’il en valait la peine, ce n’était pas simple, il était une femme mais il n’était jamais ou très rarement malade et….

Soudain deux idées lui illuminèrent l’esprit :

1) Il avait une insensibilité aux dérivés opiacés, c’était extrêmement rare et très intéressant à étudier d’après son précédent médecin.
2) La peau caméléon de Naïri. Elle venait de Dargon et Etienne était sûr qu’elle était le seul spécimen vivant avec ces capacités. Il n’aimait pas devoir utiliser Naïri comme appât, mais si ses cartes à lui ne suffisaient pas il devrait s’y résoudre.

Un plan s’échafaudait lentement dans la caboche d’Etienne. Il fit le tour du cimetière pour s’assurer que personne ne les voyait (si c’était le cas, il tuerait l'intrus c’était aussi simple que ça). Une fois revenu près d’Ixart, il déboutonna sa chemise avec soin, l’ôta, et la plia sur son sac, il débanda sa poitrine lentement comme un artiste enlevant son costume de scène. Il avait les seins complètement dénudée à présent, mais cela ne suffirait pas, des hommes avec une ébauche de poitrine, il en avait vu. Bien sûr ce n’était pas pareil, mais il voulait que le médecin comprenne bien ou il voulait en venir... Donc avec une lenteur extrême, il déboutonna son pantalon de brocart et l’enleva, puis il se déchaussa. Il était nue à présent à l’exception de ses bas qui lui montaient jusqu'à mis cuisse.

- Je pars du principe que je suis vraiment très convainquant dans mon rôle, et non que vous n’êtes pas bon en anatomie cela serait insultant. » déclara il fièrement retenant un rire.

Le vent frai lui prodiguait des caresses glacée et sa peau frissonna, jamais il n’avait été dans une situation aussi étrange. Philoctète n’avait pas posé ce genre de problème il l’avait cru dés qu’il lui en avait parler. Il n’était sûrement pas le meilleurs médecin d’Ishtar mais c’était un homme qui avait comprit qu’aucun profit ne découlerait d’une telle confession pour Etienne, et que donc ce ne pouvait être que la pure et simple vérité.

- Pour ce qui est proprement médical, j’ai également une autre particularité, je suis insensible aux dérivés d’opiacés, ni morphine, ni opium, ni héroïne, rien ne prend. C’est plutôt rare n’est-ce pas ? Mais c’est sans doute ce qui me sauve, je consomme comme une brute pourtant mon esprit reste clair à tout moment, mystère, mystère. Alors Docteur convaincu ?
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Mar 29 Juin - 20:24

Qu'est-ce que le Marquis allait lui répondre ? En attendant sa réponse, Ixart rattacha sa pelle à la selle de son cheval puis en se retournant vers son compagnon nocturne, il ne le retrouva pas. Légèrement troublé, le jeune homme pensa alors à regarder aux alentours où finalement son oeil bleu pu enfin retracer Hartwick. Que diable faisait-il là ? Visiblement, il cherchait à savoir si quelqu'un les épiaient... du moins s'en était la réflexion que ce fit le médecin. Ils venaient d'enterrer un mort dans un cimetière... ce n'était pas une mince affaire quand même ! Une fois de retour à ses cotés, Ixart ne se gêna pas un seul instant pour le dévisager. C'est alors que le marquis se dévêtis sous ses yeux... ou plutôt sous son oeil !

Quelle surprise ! En voilà une bien belle qui provoqua chez le médecin un grand sourire. Il avait raison ! Dans son observation il avait émis cette hypothèse mais loin de vouloir trop s'avancer sans avoir plus de preuves, il n'avait rien émis. Sa y est, Ixart le ressentait ! Ces petits pigments de joie que l'on ressent lorsqu'on est heureux et satisfait. Le Marquis, ou plutôt la Marquise poursuivit son petit spectacle en retirant tout ce qu'elle portait, sauf ses bas. Un corps féminin à nue.

- Je pars du principe que je suis vraiment très convainquant dans mon rôle, et non que vous n’êtes pas bon en anatomie cela serait insultant.

Ignorant quasiment sa phrase, Grégory s'approcha de la silhouette et doucement ramassa les vêtements. Il entreprit alors de poser la chemise sur les épaules de la demoiselle pour la couvrir et lui rendre son pantalon.

- Je ne pense pas qu'un corps féminin soit si extraordinaire, le secret quant à lui en vaut la peine.

Pourquoi lui dire que depuis le moment où ils s'étaient rencontrer Ixart avait étudier chacun de ses gestes ? Ça aurait été déplacé. Il n'avait pas besoin de tout lui dire, elle pouvait bien croire ce qui lui plairait de lui.

- Pour ce qui est proprement médical, j’ai également une autre particularité, je suis insensible aux dérivés d’opiacés, ni morphine, ni opium, ni héroïne, rien ne prend. C’est plutôt rare n’est-ce pas ? Mais c’est sans doute ce qui me sauve, je consomme comme une brute pourtant mon esprit reste clair à tout moment, mystère, mystère. Alors Docteur convaincu ?

Un silence puis un rire. Grégory prit le temps de le regarder en plein dans les yeux pour lui répondre.

- C'est effectivement bien plus intéressant que votre "corps"... allez, couvrez-vous je ne veux pas être forcé de soigner un vulgaire rhume.

Agitant la main gauche comme pour ajouter du contenu à sa suggestion forcé, il ne le quitta pas de l'oeil. Certes, c'était vraiment indiscret mais c'était elle qui avait commencée ! Et puis, pour Ixart ce n'était pas de la perversion mais bien de la simple observation purement scienti... non, médical.

- C'est d'accord.

Mais aussitôt qu'il aura fini d'étudier cette insensibilités aux dérivés d'opiacés, il la larguera. Si plus rien ne peux capter son attention, Grégory n'aurait plus aucune raison de rester... à moins bien sur qu'il ne se prenne d'affection pour cet étrange personnage ? Peu probable, mais quand même !

- Au fait, qu'est-ce qui vous fait croire que je n'irais pas raconter ce que vous m'avez montré cette nuit ?

Bien sur, cela ne lui rapporterais rien, peut-être un peu d'argent mais comme il a déjà été dis, Grégory se fichait bien de ce genre de chose. Seulement, il voulait l'entendre de sa bouche à lui et non simplement se fier à ses intuitions.

- Qui sait, je pourrais peut-être avoir beaucoup de plaisir à divulguer ceci.

Cette fois son visage afficha une expression capricieuse un peu comme s'il souhaitait faire vanter sa personne mais en fait Ixart voulait être certain de l'opinion du Marquis sur sa personne. Savait-il quel genre de personne était Gérgory pour ainsi lui confier son corps, sa vie ainsi que son secret ?


Dernière édition par Grégory Ixart le Mar 29 Juin - 22:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Mar 29 Juin - 21:41

- Au fait, qu'est-ce qui vous fait croire que je n'irais pas raconter ce que vous m'avez montré cette nuit ?

Etienne le regarda amusée, il hésitait la vérité serait un poil crue mais il n’avait pas non plus envie d’enjoliver.

- C’est bien simple de un ce n’est absolument pas dans votre intérêt, de deux entre votre parole et la mienne je crains bien que c’est moi qu’on croira, sans compter les multiples femmes et hommes prêt à vanter mes talents d'homme au lit.

Il avait parlé tout en se rhabillant distraitement, le résultat s’en sentait d’ailleurs, le bandage de sa poitrine était trop sérer, et sa chemise était boutonnée de manière décalée, mais il s’en fichait comme de sa première vierge. Toute son attention était porter sur le jeune médecin.

- Humm, à vrai dire tu es plutôt séduisant pour un homme. Tu serais même tentant si tu ne dégageais pas cette atmosphère : si tu m’approche je vais t’ouvrir la boîte crânienne et te faire manger ta propre cervelle à la petite cuillère avec une sauce à l’ail.* Je ne voudrais pas être méchant, mais les filles aiment crier de plaisir, les cris de douleur sont réservés au vraiment tordues et je n’en connais que quelques-uns depuis le temps.

Ils avaient fini leur besogne rien ne les retenaient dans ce cimetière et Etienne était curieux de savoir si cet homme voudrait continuer la discussion ou rentrer chez lui.
Etienne était venu ici à pied car l’air frais de la nuit et l’exercice le mettaient de bonne humeur, il en avait pour presque une heure de marche, mais ça ne le dérangeait pas le moins du monde, il était paresseux certes mais pas flémard non plus.

Il leva les yeux vers la lune et se mit à siffler nonchalamment un air léger avant de se coucher sur une tombe les bras derrière la nuque. L’air qui sifflait changea et devint plus complexe, on y entendait la mélancolie de l’auteur, et la tristesse, petit à petit Etienne y ajouta les paroles et chanta d’une voix assez grave une chanson de son pays.


Je connais les brumes claires

La neige rose des matins d'hiver

Je pourrais te retrouver

Le lièvre blanc qu'on ne voit jamais

Mais l'oiseau, l'oiseau s'est envolé

Et moi jamais je ne le trouverais


Car j'ai vu l'oiseau voler

J'ai vu l'oiseau, je sais qu'il partait

Je l'ai entendu pleurer

Le bel oiseau que le vent chassait



Je voudrais tout te donner

Mais toi pourquoi ne me dis tu rien

Quel est-il ton grand secret

Un secret d'homme je le comprends bien

Moi tu sais je peux te raconter

Combien l'oiseau est parti à regret


Si un jour tu m'écoutais

Tu apprendrais tout ce que je sais

L'oiseau part et puis revient

Tu le verras peut-être demain


Si jamais je rencontrais

Le bel oiseau qui s'est envolé

S'il revient de son voyage

Tout près de toi le long du rivage

Moi vois-tu je lui raconterais

Combien pour toi je sais qu'il a compté


C'est l'oiseau que tu aimais

L'oiseau jaloux je l'ai deviné

Si jamais il revenait

Je lui dirais que tu l'attendais*


Une larme vint perler au coin de l’œil droit d’Etienne, une larme glacée comme le vent d’hivers à Dargon. Soudain Saiba, sa louve lui manquait, elle était à la maison, pourquoi ne l’avait-il pas prise avec lui…

(HRP:
*1: Scène d’Hannibal Lecter, j’étais obligée je suis fan.
*2: L'oiseau/ Sébastien parmi les hommes.)

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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Mar 29 Juin - 23:32

C'est sur, Grégory Ixart Vs Etienne Hartwick... la parole d'un sage vaut plus que celle d'un fou ! Il va de soi que le scientifique n'aurait eu aucune chance face à un tel adversaire. La parole d'un médecin douteux sur qui les rumeurs ne cessent d'être radoter contre le célèbre et non le moindre Marquis des plaisirs... Tu perd ton temps Ixart, t'es mort avant d'avoir prononcé ta première syllabe et ça tu le sais très bien, c'est pourquoi tu n'ira jamais perdre ton temps ainsi. Voilà qui résous le tout. Le médecin s'en sorti avec un simple sourire et un léger gloussement.

Elle fini donc par se revêtir, de manière maladroite en effet mais au moins elle n'était plus nue devant lui. Et le Marquis Hartwick redevint un homme.

Maintenant que tout était pour le moins un peu plus clairs pour les deux protagonistes qu'allaient-ils faires ? Ils pouvaient certes se séparer de chaque coter, continuer leurs discutions a propos de tout et de rien, ou encore l'un d'entre eux pourrait s'invité chez l'autre pour encore une fois discuter mais cette fois dans un endroit moins impersonnel...

- Humm, à vrai dire tu es plutôt séduisant pour un homme. Tu serais même tentant si tu ne dégageais pas cette atmosphère : si tu m’approche je vais t’ouvrir la boîte crânienne et te faire manger ta propre cervelle à la petite cuillère avec une sauce à l’ail. Je ne voudrais pas être méchant, mais les filles aiment crier de plaisir, les cris de douleur sont réservés au vraiment tordues et je n’en connais que quelques-uns depuis le temps.

Ah bon ? C'est ça que dégageait Ixart d'après les dires du Marquis. He bien ! Cette phrase ne pu que le réjouir. C'était flatteur, en quelque sorte. L'idée de la sauce à l'ail n'était pas mauvaise non plus ! Il prendra note que ce pourrait être intéressant comme test, ne sait-on jamais. Quand l'être humain s'ennui à mourir un rien pourrait l'amuser.

- Héhéhé ! J'aime beaucoup l'image.

S'approchant de son cheval, l'homme caressa doucement la bête, prêt à monter et rentrer à la maison mais en voyant Etienne commencer à siffloter et se coucher sur une dalle de pierre, il resta curieux et ce malgré son air un peu désintéressé. Soudainement, suivant les sifflotements s'en suivirent des paroles, une mélodie semblait-il. Finalement, Ixart resta pour écouter la petite chanson. La voix était grave, douce mais empli de tristesse... et même si Grégory n'était pas le meilleurs en ce qui concerne les sentiments normaux il s'avait y reconnaître les sentiments d'Etienne.

Trop loin pour la voir, cette larme, il aurait très bien pu se l'imaginer seulement avec le ton de la voix de son interlocuteur. Un soupir s'échappa d'entre ses fines lèvres. Tu est déçu n'est-ce pas ? Que ce Marquis soit en fait une femme, Et que malgré toutes les apparences elle garde ce coeur purement féminin, capable de pleurer ? Ne reste pas planté là comme un idiot et approche toi. Doucement, le scientifique fit quelques pas vers l'être étendu sur le sol puis sans le moindre ressentiment dans sa voix il osa ;

- Vous n'allez quand même pas vous coucher et pleurer comme une femme ?

Bravo pour la délicatesse, un peu plus et tu as la médaille de l'homme le plus doux de la terre. Pourquoi donc devrait-il passer par quatre chemins ?

- Vous êtes venu à pied, n'est-ce pas ?

Sans lui laisser le temps de répondre il poursuivit, toujours de sa voix bien masculine et arrogante.

- Je vous raccompagne, comme ça nous seront quitte et je en refuserais pas un bon thé.

Comme s'il ne sentait pas le poids d'une dette sur ses épaules alors qu'il avait laisser une femme faire tout le boulot physique ? Ingrat.
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Mer 30 Juin - 8:29

Etienne observa méticuleusement le visage de Gregory, il était tellement proche que chaque détail rester flou jusque-là, était à présent visible.
Il ne s’était pas trompé, le jeune médecin était séduisant en effet, son œil bleu paraissait, au premier abord, froid et sans âme. Mais à y regarder de plus près, on pouvait y lire une grande intelligence, et une étincelle un peu taquine.
Ses lèvres étaient pleines et rondes, et sa peau d’une pâleur irréelle donnait à son visage un côté œuvre d’art assez troublant. Le bandeau sur son œil lui donnait un air revêche, un rien coquin.

Passionner par sa contemplation il ne répondit pas à Gregory, faisant ainsi durer le plaisir. Etienne comprenait les rumeurs qu’essuyait le jeune homme, il était très aisé de se méprendre sur le regard de cet œil unique. Mais notre Marquis avait sa propre théorie sur son nouvel « ami », d’après lui ce que les gens prenaient pour un manque de sensibilité était en réalité dus au fait que chaque geste, chaque parole de cet homme était méticuleusement réfléchi.
De plus il devait sûrement avoir une analyse médicale de chaque chose, s’envoyer en l’air avec un tel perfectionniste devait vraiment valoir la peine se surprit-il à penser !

Après quelques seconde d’un long silence Etienne fut pris d’un de ses éclaires de stupidité profonde qui le caractérisait. Il n’était pas bête ni même stupide loin s’en faut. Non, il lui arrivait juste d’oublier totalement le monde autour de lui et d’accomplir une action stupide et intrépide juste pour le plaisir de l’effet ! Le résultat étant souvent un Etienne tordu de rire et une victime choquée.

Il ne l’aurait jamais avoué, mais l’invitation de l’homme l’avait réjoui car apparemment son cas intéressait le médecin. En plus s’ils allaient au manoir, Etienne pourrait lui montrer sa collection de poisons et lui faire découvrir son jardin de plantes à usage médicinal, et bien sûr il lui montrerait sans doute la roseraie pour peu que le médecin ait un autre intérêt hormis le macabre.
À cette idée, un grand sourire s’était collé sur ses lèvres et une poussée d’adrénaline lui parcoura tout le corps. Ne réfléchissant pas un instant à ce qu’il était sur le point de faire. Sans la moindre indication préalable, il plia les jambes, redressa le buste et sauta sur Gregory lui enserrant la taille de ses bras.
Puis, il détendit les jambes avec force, ce qui les propulsa tout les deux dans les airs, leurs faisant accomplir un formidable vol plané qui se termina misérablement par une roulade désordonnée dans l’herbe, entre deux tombes. Par un coup de chance Etienne avait bien calculé la trajectoire, ce qui leur évita d’atterrir sur une surface dure.

Le marquis, hilare, s’assit sur ses talons entre les jambes du Marquis. Son action avait été bête, puérile et totalement jouissive.
Ses bas étaient couverts de trace de terre et d’herbe, ses cheveux étaient en broussaille et l’expression sur sa figure était celle d’un gosse proprement heureux.

Il regarda le médecin avec une tête de chien battu, s’attendant à une volée d’insultes bien senties. Après tout il l’aurait mérité.



(HRP: c'était assez dur de ne pas te faire réagir, donc si il y a quelque chose qui te déplais dit le moi)
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Mer 30 Juin - 21:56

(HJ :: Pas de problème)

SILENCE. Rien, aucune réponse. Etienne était muet comme une carpe et le fixait dans un calme ahurissant si bien qu'Ixart aurait bien aimé claquer des doigts pour le réveiller de sa torpeur mais non, il manquait de mot pour exprimer le fond de sa pensée. Légèrement pencher sur son interlocuteur, le jeune homme décida de fixer ce dernier a son tour, espérant le rendre mal à l'aise... mais non, bien au contraire, ce type semblais apprécier ça.

Une moue frustré parcouru son visage durant à peine trente seconde il n'eu pas le loisir de garder cette expression bien longtemps puisque la surprise vint y faire son tour. Mais, quoi, hein ?! Mais que faisait cette femme !? Abasourdit, choqué mais surtout mitigé il tomba au sol avec Etienne en lâchant un petit cris de surprise. Incapable de maîtriser son corps, le scientifique se laissa faire et roula tout comme son patient jusqu'à ce que tout deux se soient arrêtés entre deux tombes. Maintenant coucher sur le dos, l'oeil grand ouvert, il se redressa vivement vers ce satané Marquis pour vociférer avec fureur tout ce qui lui passait par la tête mais en voyant le visage qu'il affichait, il resta muet. Ses sourcils froncés s'écartèrent légèrement, sa bouche crispé se détendit et ses mains lâchèrent le gazon humide.

- Humpf...

L'une de ses mains, celle de droite, se leva vers le visage d'Etienne et... y retira un brin d'herbe.

- Idiote.

Parce que oui, les comportements enfantins et les larmes devaient être traitée au féminin. Un homme normal n'aurait pas fait ce genre de chose, alors Ixart n'avait aucune raison valable pour mettre le tout au masculin... toute une histoire de genre ! Mais que ce soit claire... tant et aussi longtemps qu'Etienne sera vêtu et agira en homme il sera traité comme tel, le cas contraire étant aussi effectif, Grégory ne se gênera point.

Appuyer sur ses coudes pour mieux se tenir, il regarda avec attention le visage de cette personne. Décidément... il était vraiment une femme. Cette peau fine, ses lèvres rosés et ce cou dépourvu de pomme d'Adam... vu de plus près rendait la chose si visible. Peut-être n'y avait-il que les médecins observateur et féru d'anatomie qui pouvait réellement remarqué ces petits détails, qui sait ?

- Assez d'enfantillage, si vous ne voulez pas m'offrir de thé je peux très bien retourner à ma demeure.

Tu as raison Grég chéri, elle n'a répondu à aucune de tes questions ! Et tu ne veux pas te fier aux impression que te donne cette personne, n'est-ce pas ? Il sait tout du faux semblant, alors tu ne peux pas lui donner si facilement ta confiance.
Sa voix n'avait rien d'agressive, seulement, un peu impatiente mais il saura quand même garder sa dignité.

- Et puis, j'ai ouïe dire que vous aviez une belle collection de poison.

Effectivement, Ixart en était intéressé. Lui-même possédait une bonne collection seulement, ses moyens personnels n'étant pas à la hauteur d'hartwick, ce dernier devait en avoir une bien plus jolie que la sienne.

- J'aimerais bien y jeter un coup d'oeil, si ça ne vous gêne pas.
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Ven 2 Juil - 10:17

- C’était prévu » lui répondit Etienne dans un sourire.

La tête que le jeune homme avait affiché durant quelques secondes était impayable, mais il avait très vite su récupérer son calme olympien, un vrai joueur de poker.

« Comme ça on est deux »se dit il.

Etienne le leva et épousseta son derrière plein de terre.

- Vous serez le bienvenu chez moi et c’est avec un grand plaisir que je vous ferais faire le tour du propriétaire. Pour ce qui est des poisons cela me sauve car pour être un débauché et coucher avec la moitié de la ville, avec un secret comme le miens je vous jure que des amnésies circonstanciels j’en ai provoquées plus d’une. Sans compter que je consomme tous les jours un mélange de plantes stérilisantes et contraceptives dont le but ne saurait vous échapper. Donc oui j’ai une jolie collection.

Il s’approcha du cheval de son compagnon et l’enfourcha subitement, ce dernier renâcla quelque peu effrayer par la présence d’un inconnu sur son dos, mais Etienne le disciplina en un tour de main.

- Je suppose que c’est moi qui conduit étant donné que je connais la route, où auriez-vous un problème existentiel à monter derrière une femme ? » demanda-il sur un ton taquin.

Il fit avancer le cheval près de son maître et lui tendit une main pour qu’il monte derrière lui.

- Même si vous en aviez une mon cher, je crains de ne pas vous laissez le choix.

Il aida Ixart à monter derrière lui et lui prit les mains qu’il plaça sur son bas-ventre.

« Allumeuse va » se fustigea-il intérieurement.

- Tenez vous bien, j’aime la vitesse. » annonça il avant de talonner leur monture.

Il régla le cheval sur un petit galop lent et régulier. Il prit quelques raccourcis de sa connaissance et arriva très vite dans le quartier des résidences, il ralentit la monture la mettant au pas. Il ne s’arrêta pas devant les grilles de la résidence (ouverte comme d’habitude car aucun voleur n’oserait traverser le domaine de nuit), et entra tranquillement dans le petit-bois.
La nuit donnait aux arbres touffus un air effrayant et plus il enfonçait dans le bois plus l’obscurité les entourait, à tel point qu’Etienne était incapable de discerner les oreilles de leur monture. Puis le contraste des éléments autour d’eux revint lentement.

Arrivé au lac, il arrêta la monture et descendit. Un croissant de lune se reflétait dans l’eau devant le palais. Etienne avait beau y vivre, et voire ce spectacle tout les jours, il ne pouvais s’empêcher de trouver toute cette beauté exagérée. Il conduit le cheval sur la jonque qu’il avait emprunté pour sortir et fit un signe à son invité.

- Je suis navré, mes ancêtres aimaient faire les choses en grands, ce domaine leur fut offert par l’Empereur et bien qu’il fasse la fierté de ma famille, je le trouve démesurer. Ho bien sur je ne m’en plains pas, j’ai toute la place qu’il me faut ici mais la forêt, le lac tout deviens un peut encombrant quand je ne désire que rentrer me coucher.

Il sourit de toutes ses dents à Gregory, un sourire franc, honnête, charmant, de ceux dont seule une belle femme habituée à séduire, a le secret. Il ne faisait pas exprès, mais quand il était fasse à Ixtar il était lui même, il fini par penser que de lui avoir avouer son secret était une très bonne chose, au moins il n’aurait pas à jouer son rôle, c’était tellement rare qu’il soit vraiment lui même.
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   Sam 3 Juil - 19:35

Topic terminé, la suite Tea Time ?
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MessageSujet: Re: ♫ Dans un grand cimetière ♫ [Pv Hartwick]   

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