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 Summer time here kitties, and is time to take a trip ! [PV Nami]

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MessageSujet: Summer time here kitties, and is time to take a trip ! [PV Nami]   Sam 30 Juin - 14:55

Je suis toujours pas très clair dans ma tête, je crois que j'en ai beaucoup perdu. Je suis arrivé dans un état lamentable au monastère, incapable de prononcer mon propre nom. Y a des gens qui sont venus me parler très gentiment et s'occuper de moi, d'autres prêtres je crois. D'ailleurs, quand ils m'ont vu arrivé pas très habillé et plus ou moins couverts d'humeurs humaines, ils ont essayé de se cacher, me demande pas pourquoi j'ai pas compris. Enfin une fois qu'ils ont constaté que j'étais aussi dangereux qu'un mouchoir usagé, ils ont été très gentils. Je suis un des deux seul mage de sang vivant après tout, ça impose le respect. Et si ça ça l'impose pas, deux mètres de muscles capable de se transformer en grosse machine à éviscérer suffisent. Enfin là j'étais trop dans le pâté pour penser seulement à tuer une mouche qui venait me faire chier – à cause de l'odeur – donc ils ont bien voulu m'aider. Même si j'ai essayé de boulotter le chien d'un des prêtres parce que j'avais faim.

Donc j'ai pu m'habiller et me laver. J'ai toujours l'air d'un mec complètement à coté de ses pompes, mais au moins j'ai l'air d'un mec à coté de ses pompes propre et habillé. Par contre... les cheveux, c'est pas ça. Maintenant qu'ils sont plus en dread/en fourrure, j'ai l'impression d'avoir des toiles d'araignées sur la tête, des toiles d'araignées incoiffables en plus. Faut dire qu'ils m'arrivent aux reins là, c'est trop long pour être pratique. J'arrête pas de les coincer partout, et ils viennent tout le temps radiner devant mes yeux. Là j'en ai une bonne grosse mèche devant l'oeil droit, j'ai l'impression d'être le monstre de the Ring ou the Grudge – bon évidemment je connais pas ces films, mais le joueur a pas résisté pour la référence. Ou je ressemble à une chanteuse emo, ça marche aussi. Enfin c'est insupportable, faut que j'aille chez le coiffeur. Je sais que j'y allais... avant. Mais je sais pas où je sais pas comment. Les choses me reviennent par brides, je sais des choses mais je ne les comprends pas forcément. C'est comme si tout le monde me demandait à quoi ressemble ce putain de puzzle alors que j'ai que trois pièces dont un morceau de ciel. Non, je ne me souviens pas à quoi sert une baignoire, mais je sais que ça a vaguement rapport avec de l'eau, que j'aime bien ça et qu'on en rencontre fréquemment – enfin pas le type que j'ai croisé juste après avoir repris forme humaine, mais c'pas la question. Comme si j'essayais de me souvenir de choses remontant à ma petite enfance. Des impressions, des couleurs, c'est tout.

Donc je suis parti en vadrouille au pif. J'ai voulu rentrer chez un coiffeur pour avoir des dread, mais il m'a dit qu'il fallait de l'argent et j'en ai pas. Soit. Ça doit pas être si dur à trouver. J'ai abordé le premier guss que j'ai trouvé, un mec genre la cinquantaine et gros. Ça me donne faim.

- Tu me donnes de l'argent.

- Non mais ça va pas je...

- Donne moi de l'argent.

Là le mec il m'a regardé de haut en bas, moi, en train de le mater chelou comme si j'estimais si j'avais assez faim pour manger tout ça, et il m'a finalement donné une bourse en cuir après l'examen de ses chances de survie en me suppliant de pas lui faire de mal. J'ai dit oui et je me suis tiré. C'est simple la vie quand on en a rien à foutre de rien.
J'ai continué de marcher, et je me suis arrêté devant une boutique... où y avait plein de peluches. Je sais pas à quoi ça sert, mais c'est bien ! C'est important ! Et en plus c'est un coiffeur. Ça se voit, y a un gogo qui a peint des ciseaux sur l'enseigne pour les abrutis comme moi qui savent pas lire. Mais ce qui me motive à rentrer, c'est surtout les peluches. Il y en a plein et elles me fascinent. Pas pour ce qu'elles représentent hein, j'ai assez vu d'animaux pour tout une vie là, mais pour ce qu'elles évoquent en moi. Quelque part, à un moment de ma vie, les peluches ont eu une importance capitale. Et c'est pas si lointain.

Je rentre, j'attrape une peluche et je la fixe droit dans ses yeux en verre. C'est important et... c'est plaisant. Pas directement, mais ça l'est. Et je ne sais pas pourquoi ! J'essaye de mâchouiller un peu l'objet, si jamais ça se mange, mais ça a pas l'air et ça me laisse un goût de poussière sur la langue.
J'en trouve une autre, ça ressemble à un ours blanc – je sais pas ce que c'est mais ça y ressemble, sûr et certain – et ça a un ruban bleu autour du cou. C'est... ça ressemble à quelque chose de plus important encore. Quelque chose qu'il faut que je retrouve absolument. Cette peluche n'est pas celle que je cherche, mais si je retrouve la vraie... au bout il y a ce nom important : Inanna. Inanna et une peluche d'ours blanc avec un ruban bleu sont indissociables, voilà. Mais ils ne sont pas là.

Merde, j'ai encore de l'eau qui me coule sur le visage et j'ai mal à la gorge parce que je suis en train de faire quelque chose de bizarre avec ma figure et que j'essaye de me retenir de le faire. Ça a tendance à m'arriver depuis que j'ai repris forme humain ce phénomène là, et je trouve ça vraiment chiant. Elle est casse-couilles cette nature humaine, avec ses exigences qui n'ont pas de lien ni avec le sexe, ni avec la bouffe. Quelque chose qu'on ne peut pas obtenir avec un plaisir épicurien, quelque chose qui se construit, quelque chose qu'on ne possède pas mais qu'on a peur de perdre. Je veux cette chose. Mais je ne sais pas où chercher ! Je me mords le poing pour étouffer les petits bruits qui sortent de ma gorge, mais ils continuent à résonner dans ma tête. C'est pire qu'une envie de pisser ce truc ! C'est obsédant, et quand je pense que je devrais laisser tomber toutes ces histoires là, j'ai l'impression qu'un gouffre s'ouvre dans ma tête et que je vais tomber dedans. Si y a pas d'Inanna, y a pas d'avenir pour moi, c'est tout. Mais je sais même pas ce que c'est ! Mon esprit est vraiment un bel enculé, il pourrait me laisser des indices un peu plus consistants au moins. J'vais finir par crever d'un sentiment de perte moi.

Après avoir repris un peu mes esprits, j'ai senti qu'il y avait un autre être humain ici. J'ai senti sa part d'ombre circuler dans son sang, tout ça. Enfin j'vais pas lui expliquer ça, c'est trop compliqué et c'est pas le meilleur truc à raconter à quelqu'un quand on compte pas le manger, ça pourrait faire un peu peur quoi. Enfin je trouve la femme qui est ici. Elle est blonde, et comestible, dans tous les sens du terme – quoiqu'un peu maigre pour moi quand même. Enfin je me serais tout de même régalé avec un morceau comme ça, ça m'aurait changé des putes qui traînent la nuit toutes seules dans les ruelles où j'aime bien faire une petite sieste. Mais ça lui aurait pas beaucoup plu, elle aurait exploré entièrement un monde de douleurs en moins de cinq minutes, pour finir dans mon estomac. D'ailleurs, j'ai un truc qui me gêne dans la gorge là. Je crache façon chat – façon « j'vais crever » quoi – et j'me retrouve avec une chevalière dans la main. Ça devait appartenir à quelqu'un ça, quelqu'un qui a eu une carrière fulgurante comme substance nutritive dans mon corps. C'est un peu glauque, mais la fille a l'air malsaine aussi alors c'est pas gênant.
Faut que je lui parle, mais au niveau des codes sociaux et des rituels pour aborder quelqu'un je suis un peu dans les fraises, alors c'est très brut de décoffrage mon affaire.

- Je veux Inanna. Et des dread.

Mais surtout Inanna. A la limite, j'en ai rien à foutre de mes cheveux, si je mange quelqu'un et que je m'agite un peu la magie j'ai plus de cheveux du tout et de la fourrure à la place en abondance, alors j'ai la latitude de m'en branler. Le problème, c'est que si je fais pas ça... je fais rien. Et si je fais rien, j'ai trop de place dans ma tête pour mouliner à propos de ce qui me manque terriblement sans avoir aucune piste de recherche, pas d'amis pour me secourir ni un début de souvenir aidant. Autant aller chez le coiffeur quoi.
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MessageSujet: Re: Summer time here kitties, and is time to take a trip ! [PV Nami]   Dim 1 Juil - 12:25

Nami riait. Tandis que le grand manège entamait un nouveau tour sur lui-même, son rire lui, se répercutait sur la grande place. C’était un rire d’enfant, un rire plein de vie et de gaité. Elle fit un pas, puis deux, se mit à sautiller, en extase, heureuse comme jamais de se trouver ici. Ici, Nami était bien. Elle souriait aux peluches jonchées ici et là, aux peluches qui faisaient un tour sur les chevaux de bois, aux peluches qui dansaient et chantaient au rythme de la musique festive. Une musique macabre mais puérile, une musique qu’elle seule pouvait aimer. Oh oui, combien savent à quel point Nami jubilait en ces lieux ? Elle avait bien raison. Après tout, Nami était la Reine. Et main dans la main, un Grand ours de coton défiguré marchait à ses côtés. Le Grand ours était le Roi. Il était Houle. Son amant, son âme sœur, son frère, sa mère, son père et son Empereur. Il était tout cela à la fois. Et rien en même temps. Houle se mit à rire. Houle avait plusieurs voix. Celles des hommes, des femmes et des enfants. Après tout, il était le Père. Et quand Houle eut fini de rire, il plongea. Tête la première dans une grande bassine rouge. Une grande bassine remplie de sang. Nami savait. Qu’il y avait là un sang nouveau. Non plus celui des misérables animaux qu’elle aimait dépecer par loisir, mais un sang plus grand. Du sang humain. Du sang digne de Houle, devenu tout rouge, et dont l’odeur de fer ravissait Nami, l’emportant dans un monde pourpre d’extase. Une clochette retenti.

Nami cessa de rêver. Elle fut arrachée à son monde parfait par un brusque retour à la réalité. Quelqu’un venait d’entrer. Un client demandait à être satisfait. Oh, il allait l’être. Dès que l’engourdissement aura fait mine de partir, elle ira l’accueillir. Elle était déjà habillée. De la même robe couleur de sang qu’elle revêtait chaque matin. Nami s’était simplement assoupie à l’arrière de la boutique. Elle avait trouvé le sommeil appuyée sur la coiffeuse en désordre. Elle avait trouvé le sommeil dans les yeux de Houle, qui assit en face d’elle, la regardait tendrement. Du moins, le croyait-elle. Nami lui rendit un sourire amoureux, avant de remettre en ordre sa chevelure blonde altérée par une mauvaise position. Puis elle se leva. Et entra dans la boutique.

Nami le vit. Il y avait là un homme. Grand et sombre. Habillé de façon reconnaissable ; un membre de l’Eglise, quoi d’autre ? Nami ne les aimait pas. Elle ne les méprisait pas non plus. A vrai dire, elle les trouvait faibles et loin de la Vérité. Ils étaient pitoyables. Nami aurait voulu leur montrer le droit chemin, mais comme des bêtes impossibles à apprivoiser, ils étaient trop bêtes, sans doute. L’homme ne semblait pas l’avoir remarquée. Tant mieux. Mais aucun détail n’échappait à Nami, d’autant moins celui-là ; il tenait dans ses mains balourdes une des précieuses peluches de son salon. Un des nombreux enfants de Houle. Un de ses propres enfants à elle. Toujours dans un silence de plomb, son regard transperça l’inconnu. Un regard fou et courroucé, un regard profond et haineux. Sa colère était muette. Le client se retourna.

Nami décrocha alors son plus beau sourire, effaçant comme un mauvais songe les funestes pensées qui s’étaient lues sur son visage, quelques secondes auparavant. Car oui, il était un client. Et Nami allait le servir. D’autant plus que cet homme puait la folie et la mort. Au sens littéral du terme, bien sûr. Se trouvait-il être un Enfant de Houle, sans que lui-même ne le sache ? Si c’était le cas, Nami le prendrait dans ses filets. Elle allait le reconvertir. Lui montrer la Vérité. Si elle échouait, elle n’avait qu’à s’en débarrasser. Mais il était encore trop tôt pour savoir si cet étrange personnage était apprivoisable ou non. Elle ne savait rien de sa force, non plus. Nami n’était pas sotte, loin de là. Elle se doutait qu’un membre de l’Eglise, aussi idiot semblait-il être, se trouvait en possession de quelques talents qu’elle jugeait dangereux. Son sourire s’élargit de plus bel.

- Allons, posez-donc cette peluche à sa place. Nami tira la chaise de la grande coiffeuse, invitant l’homme, d’un geste ample, à s’asseoir. Nami se fera une joie de vous servir. Elle ignore qui est cette fameuse Inanna, mais elle devrait pouvoir vous combler pour quelques dread. Elle attendit alors bien courtoisement que son nouveau client daigne bien s’asseoir. Et puis, peut-être pourriez-vous en dire plus à Nami au sujet d’Inanna ? Nami se doutait qu’il ne s’agissait pas d’une nouvelle coupe de cheveux.
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MessageSujet: Re: Summer time here kitties, and is time to take a trip ! [PV Nami]   Dim 1 Juil - 14:10

Je fixe la nana. Jolie robe rouge. Elle parle bizarrement, et disons que si j'avais un peu plus de capacité d'analyse je dirais qu'elle a l'air complètement frappée. Là, comme j'ai le cerveau d'une amibe, je n'ai aucune méfiance envers cette jeune fille. D'un autre coté, j'aurais plutôt du mal à percevoir une gamine dépourvue de pouvoir comme une menace même dans mon état normal... quoique. On peut pas savoir, avec moi.

- C'est qui Nami ? Et qui es tu toi ?

Ben ouais, vu qu'elle parle d'elle à la troisième personne j'ai l'impression qu'elle parle de quelqu'un d'autre. Je peux pas deviner hein, et j'ai pas assez de finesse d'esprit là pour conclure que je parle à une meuf complètement frappée. Enfin... c'est pas que mes capacités soient diminuées, c'est que je me souviens pas de tous les codes sociaux. Par contre, j'ai appris à marcher très silencieuse, à tenir en équilibre sur des endroits improbables et à dormir partout. Entre autre. Le problème, c'est que c'est pas des talents spécialement appréciés dans les sociétés humaines.
Je repose délicatement la peluche là où je l'ai trouvé. Quand elle me demande de parler d'Inanna, j'ai commencé à ronronner. Va pas mal interpréter ça, je ne ronronne pas parce que je suis content. Les félins ronronnent aussi lors d'une très grande douleur pour se calmer et se rassurer – c'est formidable t'as des cours d'éthologie féline gratos. C'est assez bizarre ce que j'arrive à faire faire à ma gorge.
Je m'assois sur le siège qu'elle m'indique et je lui tends la bourse. Je ne le sais pas, mais à l'intérieur il y a de quoi dreader vingt personnes. J'ai jamais été très doué avec les chiffres et les lettres de toute façon, c'est pas me transformer en grosse bête qui va m'arranger de ce coté là, c'est sûr.

- Je sais pas si y a assez. Je prends une mèche de cheveux à moi. Il y en a vraiment beaucoup et ils sont très longs et ondulés. Je les voudrais assez fine, comme ça.

Je me souviens pas du reste mais par contre je sais comment j'veux que mes cheveux soient. La mémoire a ses priorités bizarres. Je reste un moment silencieux parce qu'il me faut du temps pour rassembler mes neurones et je lui parle d'Inanna et du reste. Il paraît que ça se fait quand on va chez le coiffeur de jacasser, et j'ai souvenir que faire des dread c'est assez long.

- Je me souviens pas de ce que c'est, mais c'est important. Pause de régénération neuronale. Je... j'ai fait beaucoup de magie. De la magie dangereuse. J'ai été perdu... pendant longtemps, une saison peut être. Je... je comprends rien. A rien.

Après un si long discours je suis crevé. J'aimerais bien l'écouter parler, peut être que ça me rappellerait des choses. Mais comment la lancer ? Ah si je sais, quelque chose qui m'intéresse réellement en plus sur elle, même si je ne la connais pas :

- Pourquoi il y a autant de peluche ici?
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MessageSujet: Re: Summer time here kitties, and is time to take a trip ! [PV Nami]   Lun 17 Sep - 18:51

Nami se mit à rire. À rire avec beaucoup d’enthousiasme, comme si les paroles qu’elle venait d’entendre était si grotesques que l’on ne pouvait qu’y répondre d’un rire franc et puéril. Nami était comme ça.

- Qui est Nami ? Enfin, Nami est là, devant vous. Nami est… moi. Nami grimaça intérieurement à l’emploi de ce mot. Elle n’aimait pas ça. Nami aurait préféré articuler un Nous plein de sens pour elle, bien qu’il en soit dépourvu pour les autres.

Nami attendait alors que le client vienne s’asseoir. Elle attendait surtout qu’il ôte de ses grosses mains la peluche qu’il avait saisie, l’enfant de Houle qu’il avait pris en otage. Nami pouvait sentir le moindre battement de son cœur, et chaque mouvement de cils qu’elle produisait lui rappelait un peu plus l’état d’anxiété qu’elle dissimulait fermement. Nami pensait que cet homme pourrait sans doute lui fausser compagnie sans lâcher prise sur son Enfant. En voilà une idée déplaisante ! Sa mâchoire se serra instantanément. Nami dégluti.
Le client fini par reposer l’Enfant à la place qui était la sienne. Bonne initiative. Jouer avec les fous était un jeu peu conseillé ; après tout, Nami n’était pas normale, il lui manquait un grain. Houle seul savait ce dont elle était capable. Nami esquissa de nouveau un sourire, tandis que le grand homme se rapprochait. Bien sûr, Nami avait remarqué les curieux bruits qui semblaient provenir de sa gorge. Mais Nami n’en toucha pas un mot. L’invraisemblable était une valeur qu’elle chérissait avant tout, et le grand homme lui en sembla bien pourvu. Il s’assit. Nami n’aurait su dire de quoi il s’agissait, mais il se dégageait de lui une aura inhabituelle. Evidemment, si Nami avait eu toute sa tête, un tel personnage l’aurait mise mal à l’aise. Mais ça n’était pas le cas. Et de ses yeux saphir, elle darda un regard amusé sur la bourse qu’une grosse main lui tendait, une bourse généreuse et bien garnie. Un client riche ? Nami pensa brièvement que les apparences pouvaient jouer bien des tours. Mais la véritable ironie s’avéra se trouver dans l’ignorance que l’homme affichait ouvertement à propos du contenu de sa bourse. Et bien, Nami y vu là une occasion rêvée et hautement sournoise de récolter quelques fonds supplémentaires. Quel mal y avait-il dans le fait de profiter des imbéciles ?

- Oh, il y a assez Monsieur. Nami va vous débarrasser de ceci et vous offrir ses services, dit-elle en saisissant avidement le paquetage, avant de le glisser dans un tiroir.

Nami acquiesça alors à la demande du client. Avec un intérêt exagéré, elle considéra les vœux de l’homme qu’elle venait d’escroquer –sans une once de remords. Nami entama ainsi son travail. Ces enchainements de gestes qu’elle appelait parfois son Œuvre et qui la rendait si fière de manier les ciseaux. Puis contre toute attente, le grand homme se mit à parler. Nami pensa qu’il parlait beaucoup, pour un servant de l’Ombre. Nami se plaisait plutôt à les imaginer aussi transparents et sombre que la matière, la chose qu’ils vénéraient avec tant de ferveur. Alors elle le laissa se confier. De toute façon, elle n’avait pas grand-chose à dire… tant qu’on ne l’y invitait pas.

- Vous semblez perdu, après tant de paroles prononcées. Avez-vous prié l’Ombre de vous venir en aide ? Vous a-t-elle exaucée ? Nami est curieuse. L’Ombre accomplie-t-elle des miracles ? Nami prononçait des paroles qu’elle pensait déplacées – sans doute. Ces… peluches, ne sont pas de simples peluches. Chacune d’entre elle est l’expression de son amour. Houle les aime car Houle protège ses Enfants et rend justice à ceux qui lui rendent son affection. Ses Enfants protègent ce lieu. Voilà donc pourquoi il y a tant de peluches en ces lieux.

Nami suivait une logique toute tracée dans son discours. Elle ne se doutait pourtant pas que ses paroles ressemblaient à un charabia incompréhensible.
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MessageSujet: Re: Summer time here kitties, and is time to take a trip ! [PV Nami]   Ven 5 Oct - 15:31

Okay donc Nami est... elle même. Elle parle d'elle à la troisième personne, au secours. J'ai pas assez de neurones pour gérer un truc pareil. Enfin ce signe d'un esprit qui dérive à mille lieux au dessus des autres ne m'a pas effrayé plus que ça et je suis allé docilement m'assoir pour qu'on torture mes cheveux.
Elle me parle de prière. Je me rappelle ce que c'est, et aussi à quel point ça m'apparaît idiot. Un truc du peuple ça. L'Ombre ne donne rien, c'est à force de suer au monastère que tu obtiens des trucs d'elle. T'façon, la prière, c'est rien que des souhaits, finalement. Et tu sais ce qu'on dit des souhaits. T'irais plus vite fait à chercher à atteindre tes buts en t'asseyant par terre et en attendant qu'ils poussent. Somme toute l'Ombre n'offre que ce qu'elle a à offrir : la force de transformer ses ennemis en petits pâtés de viande. C'est déjà pas mal. Les cimetières sont pleins de gens qui n'ont pas eu cette chance là. C'est pour l'Empereur, même si je me souviens plus très bien qui c'est celui là. Un gars important sans doute.

- Prier l'Ombre c'est pour les enfants. Elle accompli des miracles mais... à l'échelle de l'humanité quoi. Elle indique pas le chemin pour aller à la boulangerie et elle garde pas les gosses.

J'aime beaucoup l'expression « à l'échelle de l'humanité ». Évidemment, elle vient pas de moi, j'ai dû l'entendre quelque part. Je sais plus où, mais en tous cas je l'ai apprise pour la ressortir dans ce genre de circonstance : face à un sceptique de la religion. J'suis pas vraiment un caïd des joutes verbales et de l'argumentation, alors apprendre des phrases à l'avance pour se justifier c'est pas du temps perdu. On peut plus assassiner sauvagement l'incroyant comme dans le temps... enfin si, mais il faut que ce soit des clodo. C'est ça le progrès.
Mais j'arrête mes réflexions là parce que la jeune femme se met à parler d'un certain « Houle » qui aurait des enfants peluches. Et qui aime. Je la regarde d'un air de bovin mort. Déjà, l'idée d'un... être supérieur qui aime les gens au travers des peluches me mobilise la moitié des neurones rien que pour arriver à conceptualiser - l'autre moitié étant occupée à assurer mes fonctions vitales. Il faut que je réfléchisse longuement à la question pour arriver à me représenter la chose. Donc, comme un mec, mais... plus fort ? Je secoue la tête. Plus je retrouve de facultés mentales, moins le monde est clair. Quand j'avais que deux choix (bouffer/pas bouffer) ma vie était merveilleuse. Maintenant c'est un merdier sans nom avec des points capitaux à régler et différentes parties de mon esprit qui se foutent sur la gueule pour emporter la majorité des voix. Je me frotte le visage avec les mains.

- Qui c'est Houle ? Ton patron ou un truc comme ça?

J'peux aussi bien éclaircir ce mystère là que celui d'Inanna ou du Haut-Prêtre malade. C'est p'tète une façon un peu malsaine de partir de son père aussi... j'y avais pas pensé tiens. Maintenant j'ai des images horribles dans la tête. Aaaaah ! Ça va, les tabous fondamentaux, ça me reste. Je secoue la tête – encore – pour disperser ce vent de malaise. C'est Nami qui me fait cet effet là, plus je la regarde plus je la trouve bizarre. Ça me met mal à l'aise d'ailleurs. J'aimerais bien qu'elle arrête de dire et faire des trucs qui ressemblent pas à mes souvenirs de comportement d'humain normal. C'est opressant.
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Summer time here kitties, and is time to take a trip ! [PV Nami]

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