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 Une foi aveugle en l'Ombre [Dario Zélien]

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MessageSujet: Une foi aveugle en l'Ombre [Dario Zélien]   Dim 24 Juin - 21:46

Il était déjà tard dans la journée quand on entendit ce cris strident s'échappait de la Cour où s'entrainaient habituellement les apprentis Inquisiteurs. Passant par la, le Grand Prêtre Auderic ouvrit la porte menant à la cour et assista à l'attroupement d'une centaines de novice autours de quelque chose qu'il ne pouvait pas voir d'où il se trouvait. Las de toutes ses situations à gérer, Auderic avança vers l'épicentre de cette événement à pas lents, sans réel curiosité pour ce qui se trouvait au centre de toute cette pagaille. Tout traversant la pièce, il put en apprécier l'architecture. C'était une grande salle ouverte, avec de nombreux piliers qui tenaient en place un genre de toit ouvert pour que la lumière puisse passer, et ainsi éclairé la pièce en plein jour, tout en laissant l'endroit parfaitement dans l'ombre, la salle était donc parfaitement ordonnée avec le dogme qu'on essayait d'inculquer aux novices. Dispersés dans toutes la salles, des râteliers contenant des armes diverses et variés ainsi que des mannequins de pailles servant de support à l'entrainement des novices, même si la plupart d'entre eux préférés se battre les uns contre les autres.

Une fois arrivé prés de l'attroupement, Auderic utilisa sa grande taille (il avait une tête de plus que le plus grand des novices, qui lui même était un très très grand personnage) pour pousser et pour écarter les jeunes gens qui lui barraient le chemin. Très vite il arriva donc au centre de tout ceci et tomba sur un un jeune homme, dont l'uniforme laissait penser qu'il était un novice, allongeait par terre tenant fermement son bras dont un sang rouge très foncés coulait à flot. Proche de lui un autre garçon, ayant le même âge, tenait fermement une des armes étranges que l'on pouvait trouver sur les râteliers, celui-ci semblait quelque peu désorienté mais un sourire bête était bien visible sur son visage. Le novice blessé était blond et avait le visage d'une personne n'ayant pas trop souffert dans sa vie, Auderic pensa tout de suite que c'était un de ses fils de noble que ces familles lui envoyaient de temps en temps pour en faire quelque chose. L'autre, celui qui tenait l'arme, avait un visage beaucoup plus marqué, il avait des rondeurs mais on voyait sur sa tête qu'il n'était pas habitué à manger tout les jours, surement un fils de paysans ou de pauvre.

Quand on vit que le Grand Prêtre était au milieu de tout ceci, tout les novices s'étant approchés pour voir la scène retournèrent en courant à leurs entrainements. Ce n'était pas l'heure où ils étaient surveillés et entrainés par des Inquisiteurs chevronnés, c'est ce que comprit le vieux prêtre en voyant le désordre dans la salle. Très vite, au milieu de la pièce, ne restait que le Grand Prêtre et les deux jeunes gens. D'un pas calme, le vielle homme s'approcha du blessé, il lui retira la main de sa plaie pour en apprécier la profondeur. Bien qu'il perdait beaucoup de sang, la plaie n'était pas très profonde et il serait simple de soigné le bougre, d'un geste rapide et certain, il sortit un mouchoir d'une de ses poches et fit un nœud autours du bras du jeune homme pour stopper l’hémorragie. Auderic aida ensuite le jeune homme à se remettre sur ces deux jambes, celui-ci fit mine de s'en aller mais le vieux prêtre le retint.

« Ou va tu comme ça ? Tu a reçu une blessure certes mais tu en recevra beaucoup plus si un jour tu deviens un Inquisiteur .. Alors comme tout de suite à t'habituer et retourne à l'entrainement ! »

Auderic avait dit tout ceci d'une voix forte, il n'accepterai aucune réponse et aucune désobéissance. Il ne fallait pas croire que le Grand Prêtre était quelqu'un de méchant ou de sadique, mais il connaissait bien les affres de la guerre et il savait que ces jeunes gens seraient un jour appeler à mourir pour l’Église. Il fallait qu'ils apprennent tout de suite à se faire mal et à avancer quand même, c'était une des leçons que le prêtre essayait de leurs inculqués. D'ailleurs si on regardait de plus près tout les novices de la salles, il y en avait beaucoup qui portaient sur leurs visages ou sur leurs bras des cicatrices, certains même avaient des handicaps sérieux comme la pertes de doigts ou une ouïe plus faible après une blessure à l'oreille. Chacun savaient qu'ils subiraient d'autres douleurs sur la route de l'ombre et c'était un des facteurs qui permettaient à Auderic de voir qui était fait pour servir l'Ombre et qui n'en était pas digne.

Le jeune blessé exécuta les ordres de son supérieur sans discuter, laisse le Grand Prêtre et le second novice seul au milieu de la salle. Le vielle homme dévisagea le futur inquisiteur en silence, il souhaitait établir une certaine atmosphère avant de prendre la parole. Le jeune homme en face de lui baissa immédiatement les yeux, bien que ce n'était pas son intention, Auderic apprécia l'effet qu'il pouvait encore avoir sur les jeunes gens.

« Tu aura beaucoup d’occasion de blesser ou même de tuer … Nous suivons tous les Versets de l'Ombre et ce jeune homme, tout comme toi, va peut être devenir un serviteur de l'Ombre. Apprend à utiliser ta force contre les ennemies de l’Église ... » Auderic agrippa l'arme que le novice tenait encore «  … et non pas contre tes frères ! » D'un coup sec il lui retira l'arme des mains et la jeta par terre.

Tournant les talons, il laissa là le jeune homme qui gardait la bouche ouverte depuis que le Grand Prêtre lui avait retiré son arme si facilement des mains. Bien sur c'était un peu théâtrale, mais cela donnait une bonne leçon à tout les novices présent dans la salle qui avaient regardé la scène du coin de l’œil en silence. En plus de formait de bon soldat, le prêtre essayait de crée une solidarité, une fraternité entre eux, qui serait fort utile en combat réel, chacun sachant qu'il peut se reposer sur son partenaire. La force d'un Inquisiteur provenait de son entrainement, de sa foi envers l'Ombre et de ses partenaires et il fallait qu'ils apprennent ça.

Marchant dans le couloir qui le menait vers son bureau, Auderic put enfin oublier toutes ces histoires d'Inquisiteurs, bien qu'il en avait la charge, il préférait largement les Prêtres, plus calme et moins enclin à faire n'importe quoi. Cela lui rappelait d'ailleurs qu'il avait un rendez vous très important ce jour là, il avait entendu parler depuis quelques temps d'un jeune novice aveugle qui fut recueillit par l'ordre tout jeune et Auderic s'inquiétait de l'intégration de ce jeune homme dans les ordres. En plus de son infirmités qui pouvait lui attirer nombres de problèmes, il avait peur de ce qu'il pouvait s'infliger lui même, son corps était pour toujours dans les ténèbres alors qu'on lui instruit que seul l'Ombre compte.. Arrivant dans son bureau, il s'installa derrière son bureau en songeant à ce qu'il pouvait lui dire pour le rassurer, Auderic était certes un bourreau lorsqu'il s'agissait d'entrainement mais il pouvait être aussi très compréhensif quand il le fallait.

Il sortit soudain de ses réflexions quand il entendit quelqu'un toquer à la porte, d'un voix forte il lança « entrer ! » …
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MessageSujet: Re: Une foi aveugle en l'Ombre [Dario Zélien]   Mar 26 Juin - 7:32

Une pièce sombre, calme, sans bruit aux alentours, mais affreusement sombre, j’aimerais tellement voir, même si ce n’est que voir les ombres, oui juste y voir, ou entrevoir, je ne sais pas vraiment. Depuis combien de temps suis-je ici ? 1, 2, 3, 4, 5 heures peut être ? Je ne compte plus vraiment, que m’a-t-on dit déjà ?
Ah oui ‘’ C’est pour ton bien Dario ‘’, ‘’ C’est pour que ton instinct se réveil Dario ‘’… Soit sage Dario, soit gentil Dario, soit poli Dario.
Bande de mère poule…

Cela fait un an maintenant que j’ai quitté ma province natale et je peux vous dire qu’elle me manque atrocement, son soleil sur ma peau, le doux son de ses chutes d’eau, l’eau… Le champ des oiseaux aussi, ici il n’y a que le silence et des enfants qui jouent à la gueguerre. Des jeunes filles qui gloussent, racontant les ragots et les potins du monastère, rien de plus…
Ils auraient mieux fait de me faire mourir tien, un accident près d’une cascade, c’est si vite arrivé. La vie que j’ai maintenant, n’est pas une vie, je ne suis qu’une poupée entre leurs doigts. Quand ils veulent bien m’aider, et encore…

Ce sont des journées rébarbatives : Lever, laver, habiller, petit déjeuné, promenade, apprentissage, prendre marque dans les lieux, puis on m’assoit finalement quelque part et on vient me chercher le soir pour le dîner et finalement au lit, apparemment fatigué de cette journée. Et on remet ça le lendemain et ce depuis un an.
Vous savez mieux que moi c’est vrais, on a tendance a prendre l’aveugle pour un aliéné, mais bon ce n’es pas très important.
Après tout c’était partout pareil ? Ici comme dans l’église de Lorelei, on laissait le petit aveugle,pour que celui-ci ne se fasse pas de mal avec n’importe quoi, qu’il ne soit pas blessé, et comme il ne peut ni lire, ni écrire, on le mettait dans un coin, mais vous avez oubliez une chose illettré aveugle, il sait écouter.... Je peux vous dire que j’ai pu développer mes sens, ma mémoire et mon ressenti, que ce soit celui d’une présence ou l’habitude d’une pièce…

J’aimerais pouvoir faire avancer cette situation… Je ne peux demander à y voir et jamais, non jamais je ne passerais dans les mains d’un scientifique, ils ne me toucheront pas ! Je préfère encore ne voir qu’ombre, plutôt que de leur servir de cobaye…
Je suis sur qu’il y a un moyen d’y voir…Un moyen simple, mais je ne sais pas encore quoi, malheureusement…

Finalement le calme se brise et une présence arrive, certainement la jeune demoiselle si gentille qui passe me voir tous les jours. Elle est bien la seule à ne pas être aussi fausse. Après… Peut-être joue-t-elle un double jeu ? Qui sait ? Personne et je n’ai pas envie de passer pour un paranoïaque qui n’a que ça a faire de ça journée : Psychoté sur QUI va lui mettre un coup de poignard dans le dos, QUI l’achèvera…
Les bruits de pas avancent et finalement une main se pose sur mon épaule, tendre, amicale. Elle m’a faite sursauté, ce n’est pas bien de faire des gestes comme ça à quelqu’un qui ne vous verra pas venir.

- Dario ? Tu n’as pas oublié, tu as rendez-vous aujourd’hui…

Ah oui c’est vrais, une convocation du père Auderic, plutôt un rendez vous ? Je ne sais pas vraiment, je sais juste que c’est important, pourquoi ? Mystère. En attendant je relève la tête vers cette jeune demoiselle. Pourquoi est-elle si gentille ? Nous avons certainement une dizaine d’années de différence et pourtant depuis son arrivée, depuis notre rencontre elle est d’une tendresse affolante… Finalement je parle de cette voix plus ou moins grave qu’est la mienne, peut être un peu las de cette situation.

- Tu veux bien m’emmener au bureau du Grand prêtre Auderic ? S’il te plait…

J’ai cru entendre un léger rire sortant de sa gorge, un rire amusé, loin de toute fausseté. Doucement elle prend ma main, puis mon bras et tire dessus avec légèreté, pour que je me relève, puis nous sortons de cette pièce, éternellement sombre…
Les bruits se font, les pas, les souffles, les mots à demie teinte, les rires, il y a effervescence aujourd’hui. Les cris aussi, se joignent au reste et des discussions effrénées, elles me font froncer les sourcils, dans ce genre de situation je perds le repère de l’audition, c’est tellement désagréable.

- Il y a eu un combat entre deux apprentis, dans la folie de l’adrénaline, l’un a blessé l’autre… Le père Auderic est intervenu.

- Je comprends mieux l’effervescence.
- Ce n’était pas très intéressant…

Pour le coup je dois avouer qu’elle m’a faite rire, j’aime le franc parler de cette demoiselle, son attention aussi, je ne lui avait rien demandé…Douce attentionné, ta gentillesse te perdra…
Elle finit par me mener au bureau de celui qui m’avait convoqué. Autant dire que maintenant que nous y sommes, j’ai tout de même de l’appréhension, je ne pense pas avoir fait quelque chose allant a l’encontre des règles…C’est pas comme si je pouvais faire quoi que ce soit seul, quoi que me déplacer est simple, quand on ne change rien de place…de même pour manger, me laver et m’habiller, du moment que tout est en place…A sa place.

Bref, elle pose doucement ma main sur la porte et je frappe, elle aurait pu le faire. Mais elle me l’a déjà expliqué, elle met un point d’honneur à ce que je soit le plus autonome possible, autant jouer les poupées sinon, mettre une robe, faire un chignon et prendre la voix snob de ma sœur.
Ca fait un moment que je ne l’ai pas vu ma sœur, je ne me demande ce qu’elle prépare la vile fourbe.

Un ‘’ entré ‘’ ce fait entendre. Une voix grave, emprunte d’un âge certain,tout de même mature. Je me demande à quoi il ressemble le Grand prêtre Auderic d'Amewitch. Beaucoup le connaissent de visage, se disent quand il arrive, ''tien c’est le Grand prêtre Auderic''… Moi je ne le connais que de nom, pas génial tout ça…

Finalement nous entrons, elle m’avance un peu et d’un sourire je remercie la douce demoiselle alors qu’elle pose ma main sur un fauteuil. Elle s’excuse platement devant le Grand prêtre et part de la pièce pour nous laisser finalement seul…
Soufflant doucement, je me repère comme je peux, au vu de la position du fauteuil, le bureau doit être enfance, j’aimerais ne pas me tromper, ne pas paraître ridicule. Remarque, quand on est aveugle, le ridicule ne tue plus.
Je porte doucement mon visage en direction du bureau, espérant qu’il soit derrière celui-ci…
Finalement je laisse tinter ma voix, les paupières fermer pour plus de politesse, pour qu’il ne soit spectateur pas la vision de mes yeux aveugles, sans iris, sans pupilles, juste une tâche laiteuse un peu plus foncée… Je les Hais.

- Vous m’avez demandé Grand prêtre Auderic ?

Non sans blague, Dario, si il t'a convoqué c’est pas pour rien. Je suis un crétin, un véritable crétin qui n’a rien de mieux a dire que CA…
Enfin je suis ici, c’est l’essentiel, plus qu’à espérer qu’on ne m'ai pas joué un tour et que je le dis père Auderic, qui m’aurait convoqué, ne sois pas un Âne…
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MessageSujet: Re: Une foi aveugle en l'Ombre [Dario Zélien]   Mar 26 Juin - 12:34

Le bureau d'Auderic était une pièce plutôt petite, il y régnait une ambiance chaleureuse surement dut au feu allumé derrière le bureau. Les murs droit et gauche étaient quand à eux couvert de bibliothèque contenant des livres aux couvertures sombres dont les noms semblaient venir d'un autre monde, il s'agissait des livres de recherche sur l'Ombre qui rassemblaient les connaissances des plus grand prêtres depuis la fondation de l’Église. Le bureau quant à lui n'était fait tout en bois couleur ébène sur lequel était creusé des symboles de l’Église de l'Ombre. Il aurait été simple pour Dario de passer sa main sur ces motifs pour en comprendre l'aspect. Sur ce bureau était disséminé nombre de papiers, d'encre et de plume, ainsi que certains livres ouverts, le travail d'Auderic l'obligeant à souvent écrire pour donner ses ordres où pour assurer la gestion du Monastère et de l’Église d'une manière générale. Il avait appris à écrire et à lire avec son grand frère, à Frickwitch, il se souvenait encore très bien de cette époque où ses seules soucis étaient de savoir comment il pouvait impressionner son grand frère.

Sortant de ses rêveries, il leva la tête pour accueillir la personne qu'il attendait. Celui-ci était accompagné d'une jeune femme, une novice certainement, Auderic était certain de l'avoir déjà vu quelque part. Elle l'aida à s'installer sur un des fauteuils qui se trouvait en face de lui puis elle s'excusa d'une manière fort polie, laissant le jeune homme seul avec son ainée. Le Grand Prêtre lança planer le silence, il appréciait particulièrement ses moments où personne n'osait ouvrir la bouche, c'était généralement à ce moment que chacun des deux protagonistes inspectaient l'autre du regard, aujourd'hui il n'y avait que le prêtre qui avait la possibilité de le faire. Ce qui frappa en premier le vielle homme, s'était cette longue chevelure rouge qui trônait telle une couronne de feu sur la tête du jeune novice. D'un geste de la main, il passa ses doigts dans ses cheveux blanc qui avait perdu toute couleur depuis des années, la famille Amewitch avait la particularité de voir leur cheveux se dépigmenté très très jeune. Pour le reste, le garçon était plutôt banale, ni trop grand ni trop petit, un corps entretenue mais pas musclé, rien qui ne pouvait le sortir de l’ordinaire.

Auderic ressentait pourtant une sensation étrange, il avait l'impression que le jeune homme en face de lui avait quelque chose de spéciale, quelque chose qu'on ne pouvait pas trouver au premier regard, alors il enfonça plus profondément ses yeux sur ce corps frêle. Et ce fut après quelques minutes que le Grand Prêtre trouva ce qui allait l'intéresser : les yeux. Bien sûr, et certainement par honte, ils étaient clos, mais même avec les paupières refermés le prêtre sentait qu'il y avait quelque chose de spéciale. Certes il ne pouvait pas voir, mais c'était le cas de bon nombres de personnes dans ce monastère. Voir physiquement n'était pas quelque chose que les gardiens de l'Ombre chérissaient au sens propre, pour pouvoir vraiment atteindre des sommets il fallait pouvoir voir l'Ombre, la sentir parcourir son corps et pouvoir l'utiliser. Avoir des yeux fonctionnels n'était qu’accessoire pour certain, il avait même déjà entendu parler d'un groupe de Prêtre, dans une ville sombre et lointaine, qui s'était crever les yeux pour être en communion totale avec l'Ombre. Ce que le vieux prêtre trouvait totalement bête.

« En effet. J'aimerai pouvoir discuter avec toi. J'ai beaucoup entendu parler de toi Dario Zélien, le sais tu ? » Auderic n'attendait pas de réponse du jeune homme, bien qu'il parla d'une voix calme sans aucune méchanceté. « Nous ne sommes pas si différent toi et moi, tu vis dans les ténèbres éternel et moi je suis condamné à la lumière, nos deux cas ne sont pas enviables ! »

Auderic tenait dans sa main une feuille où était contenu toutes les informations concernant Dario depuis son arrivé dans l’Église, et étrangement le bout de papier était vide. Habituellement le vieux prêtre trouvait toujours des annotations des formateurs sur la bonne ou la mauvaise conduite des novices mais lui .. rien. Comme-ci pendant toutes ses années le jeune n'avait rien fait de spéciale, ou plutôt qu'on ne lui avait jamais rien demandé. En effet chaque novice était assigné à une tache précise, certaine plus honorifique que d'autre. Certains étaient de corvée de nettoyage, d'autre étaient les assistants personnels de haut cadres du Clergé. Dario, lui, n'avait été assigner à rien de tout cela et le Grand Prêtre commençait à croire que ses subalternes ne faisaient que le poser quelque part en attendant de le faire manger. Si ces soupçons étaient fondés, c'était une honte pour l’Église de ne pas accueillir comme tout les autres ce jeune homme, Auderic avait des valeurs fermes sur l'égalité et il détestait qu'au sein même de son Église on ne suive pas ce précepte.

« Je t'ai fais demandé pour savoir si tu te sentais bien dans notre très chère Église .. Je sais que la vie ne doit pas être facile pour toi, mais j'espère que l'on fait tout pour que tu puisse te développer dans cette voie, qui nous mène vers l'Ombre. » Auderic devait prendre en compte l'avis, le sentiment de chacun sur sa condition, et plus encore quand ceux-ci avaient une infirmité aussi forte. « Alors dis moi ce que tu ressens, ce que tu aimerai faire, ce que tu aimerai devenir ! »

L'ambition n'était pas un mal pour ce jeune homme, en avoir l'aiderai à surmonter ses soucis. Le Grand Prêtre n'en avait pas spécialement, il n'aimait rien d'autre que son poste actuel, il n'était pas dans les ténèbres puisqu'il dirigeait le Clergé mais il n'était pas dans la lumière puisque c'était le Haut Prêtre Uriel d'Arken qui subissait les foudres de la place publique. Le vieux prêtre était là où il devait être : au centre, dans l'ombre. Pourquoi voudrait-il échanger sa place contre une autre ? Même si les responsabilités et la gloire seraient plus forte. Dario n'était qu'un novice, mais avec un enseignement adapté il pourrait devenir un prêtre d'exception et pourquoi pas, à sa mort bien sur, remplacer le Grand Prêtre. Bien des personnes au sein de l’Église convoité la place du vielle homme et il ne devait sa stabilité qu'a ses puissants alliés (qui reconnaissait en lui sa droiture) et par la protection quasi-incompréhensible que lui portait le Haut-Prêtre (il lui rendait très bien d’ailleurs).

Attendant la réponse du jeune homme, Auderic se contenta de l'observer encore une fois, il voyait en lui le jeune homme qu'il était autrefois, même si il semblait bien plus morose que lui à son âge. Pour Auderic l’Église fut une révélation qui l'aida à avancer, il fut sous les ordres de Grand Prêtre, et de Haut-Prêtre reconnus et respectés à travers les âges, il était lui même devenu quelqu'un alors que rien ne le prédestinait à faire de grande chose. Le vielle homme était l'incarnation même du fait que l’Église de l'Ombre pouvait clairement sauver des vies ou les modifier complétement, et ce fut avec plaisir qu'il avait accueillit l'Ombre en son cœur.
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MessageSujet: Re: Une foi aveugle en l'Ombre [Dario Zélien]   Jeu 28 Juin - 13:38

Un coup sur la porte, un simple entrée et tout commençait, elle m’avait assis sur le fauteuil s’excusant avant de déguerpir le plus loin possible et finalement un silence cordial c’était installé. Un de ceux où l’on me jauger de haut en as, tentant de percer cette carapace qui m’enferme, cette mauvaise fois qui m’entoure.
Pourquoi les hommes sont ils obligés de jauger les autres ? De juger sur une image, un simple apriori, je n’ai pas ça, MOI je ne juge personne, je ne peux me le permettre car finalement avant de connaître leur apparence approximative, je connais la bonté, inexistante ou non, de leur âme.

Finalement sa voix grave, emprunte de l’âge de mon supérieur, se fait entendre, il dit vouloir me parler, avoir beaucoup entendu parler de moi… J’aimerais savoir où, quand, je ne suis pas le genre de personne dont on parle, non je suis celui que l’on oublie dans un coin, celui que l’on pense trop fragile pour faire quoi que ce soit.
Bande de sale gosse, je vais vous apprendre moi, si je suis en sucre ou aliéné, vous verrez. Il reprend, avec un blabla pompeux que ma sœur m’a déjà sorti plus d’une fois :
« Sait tu pourquoi tu ne peux y voir Dario ?
C'est pour mieux te protéger des atrocités du monde Dario.
Dis-moi Dario, pourquoi la vue m'a-t-elle était offerte ?
C'est pour mieux me montrer la beauté d'un monde que l'ombre a su créer. »
A l’époque j’étais trop jeune pour comprendre le sens même de ses paroles, ce côté malsain. Ma sœur, Leanne, était une femme hors norme. Malsaine. Mais ses phrase, elle mes les a graver dans la mémoire, comme quelque chose que je ne devait pas oublier. Je pensais d’abord à une forme de protection, puis finalement, avec l’âge, ces paroles ont tourné en rond, trouvant un nouveau sens. Notre différence, sa jalousie aussi, elle ne veut pas que je vois, non elle veut que je ne vois qu’elle… Tendre égoïste, tu peux voir tout se que tu veux, avoir tout ce que tu désires, mais moi… Je n’ai que ces mots qui résonnent en boucle dans ma tête.

Il me fait sortir de mes pensées avec des paroles compatissantes… Est-ce seulement vrais ? Beaucoup ont dit que ne voulait que s’enquérir de mes sentiments, pourtant ils ont finit par me tourner le dos et m’ont envoyé ici, a la capital, apparemment pour me faire prendre dans vacances… Vous débarrasser de l’aveugle surtout !
Bande de sadique, en plus il y a ma sœur à la capitale, ils auraient pu choisir mieux… Je ne sais pas moi, m’envoyer en Fintasy par exemple je ne sais pas moi, mais pas avec ma sœur là c’est du suicide.

Bref, il me parait un peu enjoué quand même, je sais pas pourquoi je ne sais pas se que j’ai fait, mais bon, c’est pas grave. Je laisse, à nouveau, un silence confortable d’installer entre nous, on va dire qu’il m’a un peu assommer avec toute ses questions, avec ses paroles si différentes les une des autres.

Finalement, je soupire doucement, me raclant la gorge, je ne sais pas vraiment quoi dire…

- Je vous remercie de vous inquiéter de mon cas, alors que vous avez certainement mieux à faire en cette belle journée… Je suis honoré que les dires de chacun ai put attendre vos oreilles…Mais dans quel circonstance ? A quel sujet ?

Première chose de dite, c’est déjà pas mal, on va passer au reste maintenant, ce serait bien, aller Dario, tu peux le faire j’en suis sur.

- Je me suis toujours senti bien dans l’église… Elle me permet de rencontrer d’autre personne, de rester a l’écart de certaine. Non je ne nommerais pas ma sœur. L’église m’a vu grandir sir et jamais je ne voudrais la quitté, pour une quelconque forme de noblesse. Je peux dire que je m’y plait…

Faut dire que… Mes parents ne faisaient pas énormément pour moi, bien au contraire, je restais généralement en retrait, loin de tout, des journée banale, debout, toilette, attendre, manger, sieste, attendre, manger, dormir. Puis dé fois Leanne me faisait la lecture, mais bon… Je préfère largement l’église a cette ancienne vie, j’apprend plus de chose…

Des projets ? J’avoue y avoir penser plus d’une fois, j’aimerais aider les enfants, les personnes attente de la cécité qui m’accable… Puis-je seulement lui dire que j’aimerais voir ? Je ne sais pas…

- Ce que j’aimerais devenir ? Une aide pour les personnes, qui comme moi, ne voient qu’ombre. Qu’elles ne se perdent pas dans la folie, qu’on ne les laisse pas de côté sous prétexte d’une vue absente.
J’aimerais qu’ils soient comme les autres… peut être tenter de créer un procéder pour qu’ils puissent, lire, écrire et compter par eux même, sans assistance n’y aide, ce serait déjà un grand pas en avant contre notre…Cet douce ennemie qu’est la cécité…

Peut-être me suis-je un peu emporté, je ne sais pas trop, mais pour le coup je parait bête, peut être ai-je mal compris… Je ne sais pas trop, mais en repensant à ses questions, ma gorge se sert un peu…

- Ce que je ressent ?... Je me sens inutile Sir, un fardeau pour les frêle épaules de personne qui n’ont rien a voir la dedans… J’aimerais, moi personnellement, ne serait-ce qu’entrevoir les choses, que ma cécité me laisse, leur laisse, un peu de répit.
Je n’ai jamais rien fait d’extraordinaire, on s’est toujours occupé de moi.


Et de mon sale caractère, mais ça, il valait mieux que je le garde pour moi. Je venais de repenser à cette charmante demoiselle, elle venait tout les jours, des quelle avait un moment de libre. Je l’aime beaucoup, mais j’aimerais que son adolescence se passe avec des gens de son age et pas un aveugle de 13 ans son aîné… Qu’elle discute normalement avec d’autre demoiselle, au lieu de lire un livre à l’ombre d’un arbre. Au final, j’aimerais lui ôter le poids que je suis.

- Sir, je me permet de vous poser une question : Seriez vous pourquoi, ma vue n’est qu’ombre ?

Je reprenais cette vielle question, cette parole que me dicter ma sœur, espérant une nouvelle réponse. Un nouveau départ. Quelque chose qui signerait le commencement d’un renouveau.
J’en ai marre de me laisser vivre.
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